Victorica - Face me with all you've got, it'll be fun as hell! [Terminée]

le 21/9/2017, 16:20

Victorica



Surnom / Titre Victorica est connue sous le surnom du « Démon blanc de Pallas » sur les champs de bataille. Dans l’arène, elle est bien plus connue sous le surnom donné par le public de « la Danseuse écarlate ».
Âge 23 Ans
Sexe Féminin  
Orientation sexuelle Bisexuelle
Corpulence Fine et athlétique. De taille légèrement plus petite que la moyenne.  
Signe(s) distinctif(s) Une force surprenante malgré sa corpulence ; Son armure intégrale couvrant son visage et cornue.
Royaume & monde d'origine Pallas.
Fonction Générale du régiment d’infanterie si possible, sinon Commandant ou Capitaine dans ce régiment.
Classe Héros
Source de l'avatar Saber of red/Mordred de Fate/Apocrypha
Compétences

Victorica fut entraînée au maniement des armes blanches depuis son plus jeune âge. Bien qu’elle ait des prédilections étonnantes dans son maniement de l’épée, elle n’est pas en reste avec les haches, les lances ou à l’arc et peut aussi se battre à cheval (bien que moins performante qu’un véritable cavalier.). Ce n’est que son tempérament sanguin et impulsif qui l’a empêché de se verser dans les arts magiques, trop peu patiente pour en apprendre les arcanes, préférant de loin l’aspect pratique et brutal d’un bon combat d’entraînement. Bien qu’elle puisse à de nombreux égards ressembler à une brute sans cervelle de par son désintérêt des intrigues politiques et son léger manque de savoir-vivre en société pour une dame, il en est tout autre sur un champ de bataille, où son esprit semble s’éveiller, démontrant alors qu’elle est née pour se battre, son sens de la bataille ou du duel étant aussi aiguisés que sa lame, elle sait quand attaquer et quand se protéger, sachant aussi mener ses troupes à la victoire et leur redonner du moral par son entrain et son ardeur.
Pour les compétences propres à son style de combat, elle aime particulièrement agresser son adversaire avec des attaques puissantes pour le tester, voir à quel point ce dernier peut encaisser ses attaques et, au mieux, riposter. Elle ne cherche pas forcément à écraser un ennemi, mais plutôt à en trouver un digne d’intérêt, les duels et autres batailles étant pour elle le summum du plaisir et le moment le plus plaisant de sa journée, elle apprécie qu’on résiste à ses attaques et se donne toujours à fond quoiqu’il arrive. Ainsi jauge-t-elle ses adversaires avant de réagir elle-même à leurs façons de se battre, faisant alors ressembler l’arène à un spectacle de danse où chaque mauvais pas peut mener à une entaille sévère. Cependant, si ces derniers utilisent des méthodes qu’elle qualifie de « lâches » comme l’utilisation de poison ou d’autres manigances, elle entre alors dans une furie noire et ne cherchera plus que l’annihilation pure et simple de cet ennemi sous ses coups brutaux.


Caractère & anecdotes

Le moins que l’on puisse dire avec Victorica, c’est qu’elle n’a jamais fait dans la dentelle pour quoi que ce soit. Elevée comme un guerrier, pour être un héritier et non une héritière, elle n’a que faire des conventions qui sied à une jeune femme qui a atteint le rang auquel elle se place dans la hiérarchie de Pallas. Vous l’entendrez bien plus souvent jurer ou menacer des soldats impertinents que jouer de la harpe et faire des courbettes devant les nobles. Si vous avez le culot de lui demander de quel instrument elle a appris à jouer pendant son éducation, elle vous répondra sans sourciller qu’elle sait jouer de l’épée à deux mains, vous proposant alors de jouer votre Requiem en avant-première. Est-ce que cela la place en défaut face aux soldats qui sont sous ses ordres ? Loin de là, elle sait fédérer les hommes derrière son caractère de feu, montrant les crocs lorsqu’on essaie de la rabaisser. Elle n’est pas de ces vierges guerrières que l’on suit pour leurs beautés angéliques, non. Comme son surnom l’indique, elle est de ces démons qu’ils seraient prêt à suivre en enfer, sachant qu’elle sera en mesure de les faire en revenir peu importe le prix.

Sur un point de vue plus privé, la jeune femme n’est pourtant pas un monstre sanguinaire assoiffé de sang et haïssant les faibles, loin de là. Pour elle, toute personne jetant son âme et risquant sa vie pour ses idées et son combat, aussi faible soit-il physiquement, mérite d’avoir sa place au royaume de Pallas, étant prête à leur prêter sa force si nécessaire. Victorica ne voit pas la faiblesse dans l’incapacité physique à faire plus que ce que l’on ne peut, mais dans la complaisance à ne pas faire tout son possible. Ainsi, la condescendance, la suffisance ou encore la fourberie sont autant de choses qu’elle souhaite tant voir rayées de son vocabulaire qu’elle est prête à dégainer l’épée si quelqu’un en fait preuve devant elle. De même, la sous-estimer ou la juger à cause de son apparence ou même de sa nature féminine sont des choses qui peuvent la mettre hors d’elle, que vous soyez allié ou ennemi, préparez vous alors à subir son courroux, que ce soit par les poings ou le fer.

Loyale envers sa patrie et les préceptes de Pallas, elle n’ira pas contre l’avis de son souverain ni du prince, sauf si ceux-ci s’écartent du chemin que le royaume s’est tracé depuis de nombreuses années. Aussi rechignerait-elle à participer à un plan usant de méthodes plus que douteuses pour influencer le champ de bataille. Ce côté de son caractère fait d’elle une alliée de confiance pour la royauté qui sait sans l’ombre d’une doute qu’elle n’a rien d’une conspiratrice : Si un jour elle doit s’opposer à eux, elle le fera de face, sans sourciller, ayant bien plus l’approche d’une conseillère franche du collier que d’un stratège avisé.

Sa façon de traiter la religion et sa foi en Pallas peuvent en surprendre plus d’un. Elle est de ceux qui n’aimeraient pas avoir recours au don de Pallas pour gagner. Selon elle, le simple fait d’avoir une aide extérieure à elle-même serait une défaite et elle ne pourrait accepter une telle issue. Aussi pense-t-elle qu’il est du devoir des plus forts d’élever les autres à leurs niveaux, et non pas de les écraser de leurs poids. Si elle devait préciser l’un de ses rêves les plus fous, ce serait d’un jour se battre en duel contre Pallas lui-même. Après tout, affronter jusqu’à un Dieu en ayant le sourire aux lèvres, n’est-ce pas là la forme la plus pure d’un guerrier, luttant contre sa propre humanité et ses faiblesses les plus profondes contre quelque chose qui le dépasse en tout point ? Et de ce fait la forme la plus simple d’accéder aux principes fondamentaux du royaume dans lequel elle est née ?
Malgré son désintérêt pour la possession par Pallas, nombre de rumeurs à son sujet traînent dans les rangs de l’armée. Certains semblent sous-entendre qu’elle est constamment sous le contrôle du Dieu des guerriers. A vrai dire, c’est moins une rumeur qu’une histoire que se racontent les soldats au coin du feu, expliquant qu’ils l’ont souvent entendu rire à gorge déployée à travers son armure pendant les batailles, alors même qu’elle s’élançait frénétiquement et férocement entre les ennemis qu’elle tailladait en pièces, faisant fi des lames qui pouvaient la frôler et des dangers qu’elle encourait. A vrai dire… Ces histoires, bien que souvent exagérées, étaient en partie vrai : Victorica adore le combat. Pour elle, un champ de bataille est une véritable récréation, un cadeau d’anniversaire en avance dont elle compte profiter jusqu’au dernier instant, étant l’un des seuls moments où elle arrive à se sentir véritablement vivante.

Quelques étrangetés viennent pourtant entacher cette image de guerrière quand on la connait bien plus. Ainsi, elle a un attrait tout particulier pour les Laguz et autres « hommes-bêtes » qu’elle adore cajoler comme des boules de poils et auxquels elle rechigne à vouloir faire du mal sauf si ceux-ci se montrent agressifs. Ensuite, bien qu’elle ne joue pas d’instrument, vous l’entendrez souvent chantonner, ayant une voix agréable à l’écoute. Cependant, si vous la prenez en flagrant délit, elle niera en bloc et risque bien de vous menacer de vous raccourcir d’une tête si vous répétez ce que vous avez « cru voir », un teint légèrement rouge sur le visage. Bien qu’elle marmonne des insanités, elle n’arrive pas à refuser à sa sœur jumelle les ballades que cette dernière lui demande pour élargir sa garde-robe de vêtements plus féminins, et finit généralement par se prendre au jeu. Enfin, n’étant pas habituée aux preuves d’affections, elle vous regardera d’abord d’un air interrogateur, ne comprenant pas ce que vous faites si vous essayez de la conquérir. Cependant, une fois qu’on lui aura fait comprendre, elle risque fort d’être prise au dépourvue, ne sachant définitivement pas agir en conséquence. Enfin, n'étant pas habituée à agir en tant que femme, elle n'est pas aussi pudique qu'elle devrait l'être et ne comprend pas pourquoi c'est choquant pour certaines personnes de voir des parties de son corps à nue.



Histoire

Des jumelles. Il fallait qu’il soit « l’heureux » père de deux jumelles. Le général Alrik venait d’apprendre cette nouvelle en même temps que le décès de sa femme, affaiblie par la naissance des deux petites. Dans son regard se mélangeait tristesse et frustration. En d’autres circonstances, il aurait été heureux, mais lui avait toujours voulu un fils pour reprendre son flambeau, et la perte de sa femme, qu’il aimait plus que tout, venait achever son monde qui s’écroulait d’un coup devant lui. Il regarda alors les deux visages de son héritage, ne réagissant pas aux plusieurs appels de la sage-femme qui demanda comment il voulait appeler les deux petites. Son esprit semblait en ébullition, une idée semblait surgir dans son esprit, aussi étrange soit-elle, aussi stupide pouvait-elle sembler : l’une de ses deux filles serait élevée comme un fils, elle deviendrait son héritier, son garçon. C’est ainsi que Victorica reçu son nom, qui pouvait être raccourci en « Victor » et sa sœur Sasha, pouvant être réécrit en Sacha si elle devait devenir le fier guerrier qu’attendait Alrik.

Dès leurs premières années, des différences fondamentales se marquèrent entre les deux sœurs. L’une, à l’apparence plus frêle, plus petite, était pourtant la plus énergique, la plus teigneuse. Cette dernière, c’était Victorica. Elle aimait courir, se défouler et jouer du poing quand on venait l’embêter ou la rappeler à l’ordre. Sacha, quant à elle, était bien plus tempérée, plus sage et à l’écoute de ses nourrices. Entendant ces anecdotes, le choix sembla clair pour le général : Victor serait son héritage. Bientôt, la jeune fille vit sa chambre se vider peu à peu de ses poupées et peluches. On lui interdit formellement d’y retoucher ou d’en approcher. Ses jouets furent remplacés par des armes en bois, un mannequin d’entraînement. Bientôt, Victorica se sentie délaissée par les nourrices et autres préceptrices qui ne durent plus faire attention à elle, remplacée à cet effet par des maîtres d’armes et autres intendants lui apprenant leurs techniques ainsi que les théories de stratégies basiques qu’elle se devait de connaître maintenant. Alrik ayant définit la jeune enfant comme un garçon indolent à qui il fallait inculquer des leçons de savoir vivre, Victorica dû subir un nombre incroyable de punitions corporelles pour ses insubordinations. Combien de fois était-elle partie voir cette femme qui avait essayé de lui apprendre la harpe en lui jurant qu’elle serait gentille, qu’elle obéirait, les larmes aux yeux, pour seulement voir le visage se détourner d’elle ? Elle ne comptait plus le nombre de fois où ses mains furent blessées parce qu’elle avait osé jouer avec les poupées en bois de sa sœur qui essaya tant bien que mal de la défendre.

La jeune fille finit par se résigner, enfin, à son nouveau train de vie. Qu’importe qu’on l’appelle Victor, qu’importe que ces idiotes de préceptrices ne la regardent plus, elle surpasserait les attentes que l’on plaçait en elle et bientôt, ces personnes qui la laissaient seule reviendraient en implorant son pardon. Dans ce monde dans lequel elle se lançait, elle avait pourtant une alliée indéfectible en la personne de Sasha. Sa sœur la félicitait pour chacune des prouesses qu’elle accomplissait. Mettant en pratique ce qu’elle apprenait dans les manuels de soin, elle pansait les plaies de sa jumelle avec gentillesse. Là où pour le monde, la petite blonde était devenue « Victor », sa sœur l’appelait « Rica ». Chacune semblait s’émuler et cherchait à devenir admirée de l’autre dans leurs compétences respectives. Les progrès de Victorica furent impressionnants une fois qu’elle se laissa aller à son envie de devenir une guerrière de renom. Nombre de ses maîtres d’armes furent surpris, pensant avoir à faire à une toute autre personne, apprenant avec bien plus de passion et de fougue que d’autres apprentis qu’ils avaient déjà pu voir. Bientôt, elle devint leur espoir de voir naître sous leurs instructions un fier guerrier de Pallas, celui dont le père chantait sur tous les toits qu’il serait le futur général du régiment, et qu’aucun ne semblait croire aux vues des précédentes prestances de son enfant. Elle-même semblait prendre du plaisir à l’entraînement, se laissant prendre au jeu et se surmenant chaque jour au point d’en tomber de fatigue et courbaturée le soir.

Bientôt vinrent les débuts de l’adolescence, et avec eux, quelques problèmes qui rappelèrent à la jeune femme qu’elle allait devoir redoubler d’effort pour paraître ce qu’elle n’était pas. Vinrent alors les bandages serrés autour de la poitrine pour la dissimuler le plus possible et le port des armures épaisses et casques intégraux pour cacher toute forme de féminité dont elle pouvait faire preuve. Pour le reste, elle se débrouilla avec les conseils apportés par sa sœur qui avait reçu l’éducation appropriée à ce sujet pour quand le jour viendrait. En parlant de cette dernière, bien que moins prompt au port de l’épée que Victorica, elle s’entraîna aussi pour pouvoir suivre son alliée sur les champs de bataille, apprenant dans les tomes des sorts de soins de plus en plus performants ainsi que l’équitation et quelques rudiments d’épée pour ne pas être dépourvue au combat. Victorica avait beau essayait de l’en empêcher, lui affirmant qu’elle serait assez forte pour elles deux au combat, elle ne voulait rien entendre. Si elle se blessait, qui allait la soigner ? Qui était au courant du jeu auquel elle jouait et qui risquait de faire jazzer si un médecin venait à devoir la déshabiller d’urgence pour une opération ? C’était sa façon à elle de protéger Victorica et elle ne renoncerait pas.

Continuant dans ses exercices et ses prouesses, la jeune femme, maintenant affublée de son armure cachant son apparence, fut très vite assignée au régiment d’infanterie de l’armée royale, sous le commandement de son père, toujours Général. Quand elle n’avait pas d’entraînement ni de batailles à mener, elle prenait l’identité de Rica, une habitante d’un petit village isolé au Nord de Pallas et participait aux combats d’arène, se faisant connaître ainsi comme la danseuse écarlate de par la couleur des habits qu’elle portait alors et ses prouesses au combat qui en firent bien vite une petite vedette de l’arène dans laquelle elle se libérait des contraintes qu’on lui posait au quotidien.

Sur les champs de bataille, son courage et son entrain à partir en première ligne firent vite le tour de l’armée. Si certains disaient au départ que ce guerrier en armure complète n’était là que par son lien de famille avec le général, les rumeurs furent vite étouffées dans l’œuf de par son côté flamboyant sur les batailles. A la place, d’autres murmures se profilaient à l’horizon, affublant peu à peu Victorica de son surnom du Démon Blanc de Pallas, que l’on entendait rire à travers les flammes et les fracas des armes sur les champs de bataille, affublée de son casque lui donnant un air démoniaque. Pourtant, chaque escouade qu’elle dirigea revint avec peu ou pas de perte, beaucoup louèrent ses exploits et son adresse à l’épée ainsi qu’avec différentes armes. Certains juraient l’avoir vu abattre une Wyvern agressif avec un arc, d’autres renchérissaient en assurant avoir assisté à un combat où elle aurait tranché en deux son adversaire avec une hache d’un seul coup, et beaucoup se demandaient qui se cachait derrière le masque supportant tant de quolibets en si peu de temps. Ces soldats avaient vraiment tendance à trop en faire quand ils racontaient leurs petites anecdotes se disait-elle quant à elle alors qu’elle racontait sa version des faits à sa sœur. La Wyvern était agressive car déjà blessée, elle n’avait fait qu’abréger ses souffrances car elle avait bien lutté pour sa survie et ne méritait pas de souffrir autant, quant à l’homme en question, la hache avait été si lourde qu’elle s’écrasa presque toute seule de tout son poids sur le malandrin sans qu’elle n’ait eu à y mettre une once de force. Elle précisa d’ailleurs avec un sourire que cette hache devait encore être plantée dans le sol à l’heure qu’il était et que ces idiots risquaient bien d’en faire une relique vu comment ils semblaient admirer le « Commandant Victor ». Car oui, au fil de ses batailles et autres missions, elle devint vite commandante, de plus en plus de soldats voulant suivre les pas de cet homme mystérieux.

Pourtant, son ascension au sein de l’armée prit une tournure assez soudaine lors de sa vingt-et-unième année. Le régiment d’infanterie était envoyé au Sud de Pallas pour mater une guilde de brigands en tout genre qui semblait agir à leur guise dans ce recoin du royaume et avaient sous leur coupe nombres de villages dont ils prenaient les enfants en otage pour forcer hommes et femmes à se battre pour eux. Cette façon lâche de faire faisait frémir de fureur la jeune femme alors qu’elle marchait en direction de la bataille sous les ordres de son père. Elle leur ferait payer ce qui était pour elle un affront à Pallas, au royaume et aux convictions même qu’elle portait en elle. Ils n’étaient rien de plus que des déchets et ils seraient traités comme tels. Pourtant, tout ne se déroula pas comme prévu. Les villageois, après avoir lutté autant de temps contre les brigands, avaient sombré dans le désespoir et préférèrent affronter les soldats qui, dans un premier temps, essayèrent de les ramener à la raison et de les ramener de leur côté. La bataille que l’armée ne voulait pas fit de nombreuses victimes, les villageois n’hésitant pas à se sacrifier pour sauver leurs enfants, et étant des habitants de Pallas, ils savaient tout de même se battre et n’étaient pas en reste, même face à des guerriers. C’est ainsi qu’Aldrik tomba sur les coups de plusieurs d’entre eux. Une flèche, puis deux… Et trois. Un coup d’estoc qui vint en finir avec son cœur sous les yeux de sa fille. La jeune femme se tétanisa sur place un instant. Celui qui tombait devant elle était à la fois son bourreau depuis tant d’années, mais aussi son père qui l’avait éduquée et amenée à se démener, la hissant là où elle était à présent. Un poids s’envolait et un autre prenait sa place. Tout cela se mélangea dans un cri chaotique de fureur qu’elle lança, se jetant elle-même sur ceux qui venaient d’abattre le général et, telle une furie, les massacra à grand coups d’épée. Prenant l’initiative elle récupéra le cor de son père et souffla le repli des troupes, une lueur meurtrière dans les yeux : elle n’en avait pas fini avec eux.

Le bilan des pertes était important pour une bataille contre de simples villageois. Cela fut vite mis sur le dos d’Aldrik qui avait cru que la simple arrivée de l’armée suffirait à faire chavirer le cœur des villageois de leurs côtés. Une erreur fondamentale qui n’étonnait pas vraiment Victorica : Comment un homme qui préférait sacrifier ses enfants au profit de sa gloire égoïste pouvait deviner que d’autres hommes sacrifieraient leur honneur et leur patrie pour leurs progénitures ? Et vint alors le moment fatidique de choisir, au moins temporairement, qui donnerait les ordres pour le reste des combats. Chacun des commandants présents se proposa alors au poste, sautant sur l’occasion de faire ses preuves et gagner la place de façon officielle au retour à la capitale. Parmi les soldats, c’est Victorica qui obtint cependant le plus d’approbations. C’est alors que la voix d’un commandant à l’air aussi autoritaire qu’orgueilleux fit plâner un étrange silence dans le campement.

« Je ne me laisserai pas diriger par un homme assez couard pour cacher son visage au combat ! Qui nous dit qu’il n’est pas un espion ?»

La guerrière ne répondit aucun mot à ces allégations. Son regard était plongé sur les soldats et enfin trouva celui qu’elle cherchait. Sasha la regardait et, comme si elle comprenait ce qui passait par la tête de sa sœur, acquiesça de la tête, un sourire aux lèvres.

« Soit… » Lança-t-elle alors avec une voix qui prit l’assemblée par surprise. Cette voix n’était pas rocailleuse, ni bourrue, loin de là. Le général qui avait parlé en recula d’un pas, semblant chanceler en comprenant l’imposture. Posant alors ses mains sur son casque dans un silence pesant, elle détacha ce dernier et l’enleva, faisant face au régiment complet. Des murmures formèrent un brouhaha dans l’assemblée face au visage féminin et jeune de la femme. Nombre d’entre eux reconnaissaient là le visage de cette jeune femme qui semblait s’amuser dans l’arène assez fréquemment.

« Sachez que si je me suis dissimulée le visage, c’était pour ne recevoir aucun traitement de faveur par notre armée, ni par l’ennemi ! Je suis la commandante Victorica, fille d’Aldrik notre ancien général, aussi connue parmi vous sous le sobriquet du Démon Blanc ! Vous pouvez être surpris tous autant que vous êtes, mais je ne suis pas la première femme guerrière que vous voyez, non ?! Alors si vous voulez toujours de moi comme générale pour mes capacités et ce que j’ai prouvé, peu importe mon visage, peu importe sous quels traits je me présente à vous maintenant… Ce sera pour moi un honneur de vous mener au combat et de faire subir la fureur de Pallas à nos ennemis, quels qu’ils soient ! »

Lâchant un regard de défi au commandant présomptueux, elle planta son épée au sol, reposant son regard fixe et rempli du feu de son ambition sur l’infanterie du royaume dont la ferveur se changea en cri de joie et de ralliement derrière cette jeune femme. Les jeux étaient faits, Victor disparaissait en même temps que son créateur et Victorica reprenait enfin vie en tant que générale temporaire sous les yeux embués de larmes de Sasha.

Ce fut donc à elle de mettre en place un nouveau plan d’attaque pour reconquérir l’endroit. Bien que cette méthode lui déplaisait, elle dû la jouer fine pour mener ses troupes à la victoire et éviter une effusion de sang chez les villageois. La clé de cette affaire venait des enfants. Ils étaient sûrement gardés dans un même endroit pour faire subir une pression constante aux familles. Ainsi, elle ordonna à un groupe restreint de soldats expérimentés de s’infiltrer discrètement dans le village pendant la bataille et de trouver la localisation des jeunes, les libérer et enfin mettre le feu au bâtiment.

La bataille se déroula alors, et, comme prévu, les flammes sortant du bâtiment attirèrent très vite le regard des villageois qui furent pris de panique. Pensant que les bandits n’avaient pas respectés leurs engagements, ils se retournèrent alors vite contre eux, déchaînant leur fureur et leur tristesse sur ces derniers. Cependant, Victorica les arrêta, leur expliquant qu’elle venait, avec son armée, de libérer les jeunes. L’escouade qu’elle avait formée revint alors avec les enfants qui retrouvèrent leurs familles. Enfin, elle leur demanda qui était le chef de l’organisation qu’ils venaient de vaincre. Quand ce dernier fut désigné par l’unanimité par les villageois elle le toisa du regard avec un profond dégoût et le fit se lever. Ordonnant aux soldats de se mettre en cercle autour d’elle et du brigand, elle fit défaire ses liens et lança une épée à ses pieds, dégainant elle-même la sienne.

« Je te laisse une dernière chance de te battre et mourir en homme d’honneur, ne la rate pas, chien ! »

L’homme sembla paniquer et tenta de reculer, se faisant repousser plusieurs fois par les soldats, tombant au sol, regardant autour de lui alors que la jeune femme en armure s’approchait en marchant, le regard noir. Alors qu’elle était enfin devant lui, il balbutia un simple « M… monstre ! » auquel elle répondit froidement tandis que sa lame s’abattait sur lui : « Crève… ».

Au retour de l’armée sous les applaudissements et la bénédiction des villageois, les événements furent relatés au Roi qui fit mander la jeune femme. Cette dernière s’inclina respectueusement et n’en cru pas ses oreilles quand elle entendit son seigneur louer son talent et en faire officiellement la générale des armées malgré son âge relativement jeune pour le poste. Coupant court à la conversation, le Roi expliqua que Pallas n’avait que faire de l’âge, et qu’elle avait bien assez fait ses preuves pour qu’il la croie capable de tenir ce rôle. Et c’est ainsi que depuis deux ans, la jeune femme officie en tant que générale du régiment d’infanterie. Cependant, se sachant elle-même jeune pour le poste, elle ne compte pas relâcher ses efforts et continue de se démener pour être digne de la confiance que le Roi place en elle.



à propos de vous

J'ai assez de pseudos pour me dire que vous pouvez m'appeler Victorica ici, ce sera plus simple pour tout le monde, même si ce n'est pas une fille derrière l'écran. Ca fait longtemps que j'ai dépassé la majorité et j'apprécie beaucoup le design du forum et le contexte original qui permet pas mal de libertés sur le monde de Fire Emblem tout en s'en réappropriant les concepts, les races, etc. Depuis quand je connais Fire Emblem... Trop longtemps pour que je m'en rappelle exactement, j'ai joué à certains par émulation sur une console chinoise, puis à Shadow Dragon (Oui, le remake du premier) sur DS il y a longtemps, depuis j'ai fait à peu près tous les Opus que je croisais et sur lesquels je pouvais mettre la main.  


Victorica
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le 21/9/2017, 17:17

Bienvenue à toi Victorica, dans l'espoir que l'on puisse se croiser un jour en Rp o/
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le 21/9/2017, 17:54

Bienvenue Victorica adorant déjà ce que j'ai lu j'ai hâte d'en lire plus Concernant ton grade dans l'armée, tu peux tout à fait être général tant que cela est justifié dans ta fiche Si jamais d'autres postes t'intéressent n'hésite pas à nous poser des questions, nous serons ravis d'y répondre !

______

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Ofelia
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le 22/9/2017, 18:47

Merci à vous deux pour l'accueil, au plaisir de vous croiser plus tard en RP alors ou sur la CB! ^^

Je viens aussi préciser que ma fiche est enfin terminée. J'espère qu'elle vous plaira et vous conviendra.
Victorica
Messages : 42
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le 22/9/2017, 19:34

Bienvenue Victorica ! (Quelqu'un qui a joué à Shadow Dragon ! Mordred !)

J'ai été happée par ton récit : c'est merveilleusement bien écrit. Ton grade est amplement mérité, en plus d'être cohérent par rapport aux combats et prouesses de ton personnage. J'espère que nous aurons l'honneur de voir Sasha figurer parmi les prédéfinis du forum ? ♥️

En tout cas, quelqu'un a hâte de te valider.

______

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when all else is lost

dialogues en #3399ff
Malade !
Lucina
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Messages : 115
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le 22/9/2017, 20:19

Pallas te souhaite la bienvenue !

Bienvenue dans mon royaume !

Félicitations Victorica, tu es validée !
J'ai adoré ta fiche du début à la fin, j'ai été happée par ton récit que j'ai lu d'une traite ! Ton personnage est très intéressant et j'ai comme dans l'idée qu'une certaine guerrière de Pallas va t'adorer Félicitations pour ta validation !



Un nouveau monde s'ouvre à toi ! Tu peux dès à présent commencer votre aventure dans les zones rp ou gérer ton personnage (fiche de liens, journal et demandes de rp, etc.) ici. N'oublie pas de recenser ton avatar ici ! Si tu t'es montré timide pour le moment, c'est avec plaisir que nous t'invitons à nous rejoindre sur la chatbox ou dans le flood. Dans tous les cas, amuse-toi le plus possible en notre compagnie !


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