Offrons tout pleins d'amour aux chevaux o/ (PV Mipha)

le 14/11/2017, 09:13

Malgré le fait que cela faisait plusieurs mois depuis son arrivée dans ce monde étrange, Celina avait à peine voyager. Certes, plusieurs aller-retour entre sa modeste et le village, mais sans plus. Alors qu'une belle journée s'annonçait, l'ancienne générale choisie d'aller prendre une marche, ayant pour seul motif de voir un nouveau coin de Terra. Bien sûr, elle n'allait partir que quelques heures tout au plus et amena donc seulement une gourde d'eau avec quelques fruits séchés. La direction? Peu lui importait, tant que ses pas ne la menait pas au seul endroit de sa connaissance, Dulbeon. Pendant plusieurs minutes, elle traversa champs par-dessus champs, sans jamais rien voir de bien intéressant. Certains villageois sur son chemin la saluèrent, reconnaissant la jeune dame qu'ils avaient croisés au village. Bien sûr, elle leurs rendit leurs signes de la main, ainsi qu'un sourire et poursuivait ensuite son chemin.

Au bout d'une heure, peut-être deux, la cavalière arriva à une ferme qui semblait avoir la vie dure. Un pauvre cheval qui semblait en manque d'amour hennit au loin, dans un enclos qui ne semblait pas tout jeune. Malgré tout, le demeure était plutôt belle et possédait de vastes champs. Les parcourant rapidement du regard, elle ne remarqua pas âme qui vive. S'approchant doucement du destrier pour ne pas l'effrayer, tendant doucement la main droite vers son museau pour qu'il la renifle. Celina n'avait absolument aucune idée à qui pouvait bien appartenir cette bête, mais dans l'instant ce n'était pas important. Après tout, elle ne faisait aucun mal et le pire qui pouvait lui arriver, si son attitude déplaisait au propriétaire des lieux, était de se faire demander de partir. En attendant, cette pauvre lui faisait pitié et elle souhaitait lui fournir un peu d'affection.

Tout en câlinant doucement le museau de l'animal, Celina entreprit de le détailler sommairement. Malgré un grand manque au niveau du brossage qui ne devait pas être fait régulièrement et l'étincelle de tristesse qu'elle pouvait voir dans ses yeux, le cheval semblait robuste et en parfaite santé. Il était évident que son maitre semblait essayer d'en prendre soin malgré tout, les champs (le gagne-pain) devait simplement passer un peu avant la monture. Observant les alentours, la femme nota qu'il ne manquait effectivement pas de nourriture et vit du coin de l'oeil ce qui semblait être l'étable, ou du moins l'endroit où devait être stocker les objets liés aux soins. S'approchant doucement, elle lança un petit bonjour avant d'entrer, au cas où quelqu'un se trouverait à l'intérieur. Trouvant rapidement ce qu'elle cherchait, elle ressortit avec une brosse et entreprit de s'occuper de la bête, qui avait eu le temps de s'habituer à sa présence. Concentrée sur sa tâche, Celina n'entendit pas les pas qui s'approchaient dans son dos et ne remarqua la présence d'un autre être humain que lorsque celui-ci ouvrit la bouche. Avant même de comprendre le sens des paroles, par le simple fait d'entendre une voix humaine, un certain malaise s'empara furtivement d'elle, disparaissant presque aussitôt. À quoi bon s'en faire? Elle se retourna vers la jeune femme qui venait d’apparaître, affichant un beau sourire pour montrer ses intentions pacifiques.
Celina
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le 27/11/2017, 23:23

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Encore une dure journée n’est-ce pas ? Aujourd’hui c’était la récolte. Tu sais déjà d’avance que tu vas avoir le dos en compote pour la semaine à venir, ramasser les tomates et les oignons, vérifier si les carottes vont bien, et surtout checker le blé, il faut aussi amener les bottes de blés au moulin pour la farine… Oui aujourd’hui sera une journée terriblement épuisante. Bien que vous vous partagez les tâches avec l’homme de la maison, ton grand père décide de prendre les tomates et les oignons, bien que tu ne veux pas pour son dos, mais le malin a réussi à te faire changé d’avis, car il a embauché pour quelques sous un des enfant des loueurs de champs, un jeune homme motivé à apprendre de ton grand père. Soufflant un peu, tu t’inquiètes pour lui, mais tu laisses couler.

De ton côté, tu vas emmener les sac de graine de blé prêt à être moulu. Tu jettes un regard à Hibiscus qui est dans son enclos, le pauvre ne sera pas encore solliciter, tu le caresse rapidement, mais tu es encore une fois pressé. Sortant Olait pour tirer la charrette, tu lui offres un sourire, bien que tu sais que cela n’est pas assez. Accrochant ta vache dans le véhicule déjà chargé, tu te dis que tu en as pour un moment, allez on se motive comme on dit. Après avoir fait toute les vérifications, te voilà prête pour le trajet, tu quittes la ferme tranquillement en surveillant de temps en temps derrière toi qu’aucun sac ne se fait la malle.

Tu t’étires de tout ton long, te voilà enfin devant le moulin, accueillis par les sourire et les salutations de personnes qui travaillent là-bas. Tu donnes le nombre de sac qui se trouve dans le véhicule. Tu parles du prix et des échanges possible pour que cela ne coûte pas trop chers, il faut toujours s’arranger avec les collègues. Cela finit par quelques pièces et un sac de farine en moins, cela te va. Vous vous mettez alors au travail, il faut tout moudre dans la journée, que tu ne refasses pas le chemin demain, le temps c’est de l’argent !  

Après avoir tout déchargé, tu t’assoies un peu pour reprendre ton souffle, on te tend une gourde d’eau pour te rafraîchir un peu, ce n’est pas vraiment de tout repos ce genre d’activité, tu te demandes comment ton grand-père ou ton père ont tenu tout le long, bien que ton père a tout abandonné.. Il est vrai qu’une vie paisible dans un boulot de commerce que de s’user la santé est beaucoup mieux. Te relevant de tout ton long tu te diriges pour savoir combien de temps cela va mettre, beaucoup trop de temps. Passant la main dans tes cheveux, tu décides de revenir quand même demain, ce n’est pas grave, cela arrive. C’est donc un peu déçus que tu reviens en soupirant. La motivation vient de partir d’un coup, la vie est pleine de défi et de bâton dans les roues.

Tu te stoppes devant ta ferme pour juste poser le seul sac qui a été moulu, au moins de quoi faire du pain ou un gâteau ? Tu ne sais pas vraiment, mais tu l’as ramené au moins. C’est alors que tu remarques une silhouette au loin, tu ne sembles pas la connaître. Ne la quittant pas du regard, tu essais de savoir qui c’est bien que tu l’as remarqué rentrer carrément dans la grange… Elle était proche de ton cheval.. Un voleur ?! Ton sang n’a fait qu’un tour, tu lâches tout pour courir dans cette direction. Saisissant la première chose qui se trouve, ce qui se trouve être une fourche. Hors de question qu’Hibiscus ne se fasse voler ! Approchant doucement pour ne pas faire peur à ton cheval, tu vois cette personne entrain de le brosser, cela te fais un peu tiquer, ne sachant pas du tout quoi faire, est-ce un voleur ou pas ?

Que voulez vous à Hibiscus?

Ton ton est froid, tu ne sais pas du tout qui est cette personne, mais le fait qu’elle approche de trop près ton cheval ne te rassure pas du tout. Tu l’as vois se retourner avec un sourire, ce qui ne te rassure pas, c’est normal ?

Vous êtes sur une terre privée...

Sur le coup, elle doit être au courant, mais tu ne sais pas vraiment quoi dire… Tu ne sais pas si c’est plus toi à blâmer ou elle, car tu n’as pas mis Hibiscus dans l’écurie, la tentation est grande pour venir le voir...


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le 10/12/2017, 02:12

Celina détailla rapidement l’arrivante. Très belle, elle semblait avoir dans la vingtaine. C'était, bien entendu, la propriétaire du présent cheval, son attitude ne laissait planer aucun doute. Celui-ci se prénommait donc Hibiscus... Cette pensée fit légèrement sourire l'intruse; certains utilisaient des noms de minéraux, d'autres des noms de plantes. Faut croire que les possesseurs d'animaux ne sont pas très originaux pour choisir les prénoms des dites bêtes. Remarquant la fourche dans la main de la jeune femme, Celina se dit qu'après tout, c'était une réaction normale. Effectivement, elle n'avait rien à faire ici et abusait peut-être un peu. N'ayant apportée aucun tome magique – il n'en existe pas en format de poche, c'est encombrant pour rien quand tu ne fais que prendre une simple marche – elle était extrêmement désavantagée si un combat s'amorçait. Elle devait absolument trouver un moyen diplomatique de régler tout cela. Déposant doucement la brosse, Celina tapota doucement la tête d'Hibiscus, lui signifiant qu'elle avait terminée et qu'il pouvait retourner vaquer à ses occupations, pour le peu qu'un cheval peut en avoir. Puis, elle se retourna et s'approcha de la propriétaire d'Hibiscus, gardant ses mains vides bien en évidences. Restant tout de même à distance respectable par précaution, elle ouvrit finalement la bouche en pointant la fourche.

- Vous pouvez ranger cela, je ne vous veux aucun mal. Ni à vous, ni à Hibiscus, si tel est bien son nom.

Bon d'accords, Celina n'a aucun tome de magie sur elle, mais elle a son épée. Déjà, épée contre fourche... Elle partait désavantagée et ce, même sans rentrer en compte la technique de l'utilisateur. Si la femme ne se servait jamais de son arme blanche, il y avait une bonne raison: il y avait plus de chance qu'elle se blesse elle-même que son adversaire en l'utilisant. Ce n'était purement et simplement que décoratif, mais cela, elle n'allait pas le spécifier. Il avait trois cas de figure en ce moment. Un, la diplomatie fonctionnait et pas de combat. Deux, la jeune ne semblait pas très habituée aux combats elle non plus et pourrait être effrayée à la vue de l'épée bien visible à la ceinture et donc ne pas risquer le combat. Trois, Celina se faisait massacrer. Mourir une seconde fois? Non merci. Elle tendit la main droite vers son interlocutrice.

- Pardonnez mon impolitesse. Je me nomme Celina. C'est une belle bête que vous possédez. Il est en excellente santé physique, cela ne fait aucun doute. Mais vous savez, ils ont eux aussi des sentiments, et ressentent la solitude encore plus fortement que nous.

Peut-être qu'elle n'aurait pas dû dire cela. Après tout, ce qui se passait ici entre le maître et sa monture ne la regardait pas. Surtout, elle espérait ne pas avoir envenimé encore plus la situation. Ce faire dire ce genre de choses par une parfaite inconnue, la jeune femme risquait de mal le prendre. Se rendant compte qu'elle était peut-être allée trop loin, Celina s'empressa d'ajouter une dernière phrase, avant de sourire gauchement à la maîtresse d'Hisbiscus, un peu gênée de son attitude.

- Excusez-moi, ce n'est pas ce que je voulais dire.

Celina se rendait bien compte maintenant à quel point ce monde en paix l'avait changée. Jamais, auparavant, elle n'aurait fait quelque chose d'aussi effrontée. Elle ferait probablement mieux de partir avant d'empirer encore plus les choses... Elle fit une rapide révérence et s'apprêta à reprendre son chemin, gardant tout de même un oeil sur la fourche, par précaution.
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le 8/1/2018, 13:36

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On peut dire que si c’est une voleuse elle s’y prend bien pour te faire vraiment douter de tout. Elle ne semble pas bien méchante mais après les voleurs ne sont-il pas prêt à tout pour piller leur victime ? Tu avoue ne pas du tout savoir quoi penser de cette femme qui te fait limite poser trop de question à toi la petite fermière. La fourche en main, tu es prête à tout pour protéger ton animal, bien que lui même ne semble pas bien effrayé, merci de la solidarité Hibiscus, c’est presque ironique de se dire que ton propre cheval se fiche totalement de se faire aborder par une intruse, à croire qu’il se fiche de tout. Tu ne vas pas lui crier dessus, ce n’est pas ta nature calme, mais tu avoue ne pas savoir quoi faire, tu trouves ta propre situation ridicule.

Vous pouvez ranger cela, je ne vous veux aucun mal. Ni à vous, ni à Hibiscus, si tel est bien son nom.

Sur le coup, tu as presque envie de l’écouter, elle se présente les mains libres devant toi, ne montrant aucune agressivité envers toi, c’est pour dire que c’est presque gênant maintenant de te retrouver à la menacer comme une idiote, faut dire que depuis le début, tu te demande si tu ne fais pas du tout fausse route, ce qui semble bien vrai étant donné que depuis le début, elle n’a sortie aucune arme et n’a rien proféré envers toi et Hibiscus, quoiqu’un cheval ne va pas être outré par des propos, vu qu’ils comprennent peu de chose dans le langage humain. Tu commences légèrement à baisser ta garde, regardant la main droite de la demoiselle se tendre vers toi, reste calme Mipha.

Pardonnez mon impolitesse. Je me nomme Celina. C'est une belle bête que vous possédez. Il est en excellente santé physique, cela ne fait aucun doute. Mais vous savez, ils ont eux aussi des sentiments, et ressentent la solitude encore plus fortement que nous.

Sur le coup tu t’es sentie tout de suite attaqué, voir blessé, tu ne sais pas du tout quoi dire, ton visage montre bien ton instant de détresse, tu ne savais pas vraiment comment réagir. Tes mains trembles un peu, elle vient juste de dire la vérité, c’est peut être beaucoup trop égoïste de garder Hibiscus comme ça, la pauvre bête perds tout son potentiel en restant comme ça, perdu dans un enclos à regarder la vie défiler devant ses yeux et ne pouvant pas galoper à son grés… Oui, c’est de l'égoïsme pur de ta part Mipha, mais tu n’as pas voulu l’emmener de base, on te l’a offert pour ton départ, mais tu as dis oui, donc c’est ta faute quoi qu'il arrive.  

Excusez-moi, ce n'est pas ce que je voulais dire.”

Tu remarque alors la révérence de la demoiselle, cela te surprends sur le coup, tu ne peux pas dire que cette personne ne manque pas de politesse, sur le coup tu baisses ta fourche menaçante, après tout tu comprends bien vite que cette personne ne te veux aucun mal, ni a ta monture, on dirait presque qu’elle n’est venu ici que pour exprimer le ressenti de ta monture, c’est pour dire que cela fait encore plus mal, il faut qu’une personne que tu ne connais ni d’adam ni d’eve te dise la triste vérité.

]Ne vous excusez pas, c’est juste la vérité..

Cela est encore plus douloureux quand toi même tu annonces que c’est bien la vérité, tu devrais bien t’en douter sur le coup, un cheval de combat n’est pas une décoration qu’on affiche comme ça, cela le fait souffrir de te voir juste peu de temps, avant tu passais ton temps à le cajolais et le chevaucher, te voilà désormais loin de lui à courir dans tous les sens pour entretenir la ferme familiale.

]Vous êtes un esprit pour cheval ou une personne douée de compréhension avec les animeaux ?

Tu penches un peu la tête, plantant ta fourche dans le tas de foin plus loin, ce n’est pas une personne dangereuse, c’est juste une personne qui veut le bien, semble-t-il. Tes yeux gris la fixe, sur le coup, tu ne savais pas vraiment comment faire, tu te sentais encore plus stupide de ne pas savoir comme exprimer ton ressentie devant des paroles aussi forte de sa part.

Moi c’est Mipha, fermière à ce jour.

On peut dire que c’est pas un titre bien classe, mais il faut bien dire ton vrai métier, bien que tu sois plus une guerrière qui doit être prête au combat, elle est bien belle la troubadour dans son champs. Approchant ton cheval, tu passes légèrement la main sur son flanc, il est bien brosser, enfin tu remarques que tout n'est pas terminé, te mordant un peu la lèvre, tu n’avais pas remarqué que sa robe est un peu sale, quelle mauvaise maitresse !

]Si vous voulez, vous pouvez continuer de le brosser, il a du apprécier cela, enfin… Cela est plus mon rôle, mais chaque fois que j’approche une brosse il bouge beaucoup et refuse. Je vous avoue vous avoir jalousée dame Celina un instant.

Tes joues se teint un peu de rouge, tu te sens totalement ridicule désormais



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le 11/1/2018, 10:58

Celina ressentit un léger soulagement alors que son interlocutrice daignait finalement baisser son arme. Au moins, cela voulait dire qu'elle ne l'avait pas trop blessée dans son amour propre avec ses dures paroles, ou du moins que jeune femme était d'un naturel posé. Déjà, ne plus avoir à craindre pour sa vie n'était pas si mal en soi. Cela ne la soulagea pourtant pas au point de vouloir rester bavarder, se sentant extrêmement coupable. Pourtant, elle s'arrêta tout de même en entendant la voix de la maîtresse d'Hibiscus retentir de nouveau.

- Ne vous excusez pas, c’est juste la vérité..

Ne pas s'excuser? Ces mots démontraient que la fermière était une bonne personne. Elle aurait pu aisément très mal réagir à la remarque de la magicienne, mais semblait simplement en accord avec celle-ci. Affectée, mais en accord. Malgré tout, Celina aurait pu mieux choisir ses mots, la pointe de douleur qu'elle pouvait apercevoir dans son regard l'inconfortait grandement, elle savait en être la cause. Quel manque de tact... Elle essayait de réfléchir à un moyen, autre que de piètres excuses, de se faire pardonner par la jeune femme, lorsque celle-ci posa une question qui la prit totalement au dépourvu.

- Vous êtes un esprit pour cheval ou une personne douée de compréhension avec les animeaux ?

Quoi? Jamais elle ne s'était considérée comme telle, mais après tout... D'aussi loin qu'elle pouvait se souvenir, il y avait effectivement toujours eu des chevaux dans sa vie, autant dans son village natale que lorsqu'elle parcourait les champs de bataille... Et maintenant aujourd'hui, elle en possédait plusieurs. Au point de se sentir douée? Pas du tout, pour Celina, s'était tout à fait naturel. Tout le monde pouvait en faire autant, n'est-ce pas? Et au niveau des premiers mots, la cavalière ressentit un léger pincement au cœur en se disant que, dans un certain sens, elle était réellement un esprit... Elle ne devrait pas se trouver là, même si elle possédait un corps physique.

Tandis que la femme se présentait sous le nom de Mipha, ajoutant même son métier comme si ce n'était pas évident, Celina baissa le regard. Bien que n'ayant aucun lien direct, n'ayant pas été posée pour mal faire, la précédente question lui était restée au travers de la gorge. La magicienne avait tendance à oublier sa condition. Non, tentait d'oublier sa condition serait plus juste. Après les paroles qu'elle avait prononcées à l'intention de la jeune fermière, c'était un coup prévisible du destin, le juste retour du bâton, le karma qui retombait.

- Si vous voulez, vous pouvez continuer de le brosser, il a du apprécier cela, enfin… Cela est plus mon rôle, mais chaque fois que j’approche une brosse il bouge beaucoup et refuse. Je vous avoue vous avoir jalousée dame Celina un instant.

Ces paroles-là aussi la prirent au dépourvu, elle ne s'y attendait absolument pas. Certes, s'était une chose que de se voir pardonner son manque incroyable de politesse, une autre de continuer la discussion, mais ça, c'était... Inattendu. Déjà, les derniers mots étaient d'une telle franchise, cela en était déconcertant. Posant un regard étonné sur sa compagne, elle vit la légère rougeur qui la teintait, s'en était presque adorable. Refrénant son envie de simplement prendre la jeune femme dans ses bras, Celina ramassa la brosse et la tendit en direction de celle-ci, l'invitant à le faire elle-même. Au cas où, elle posa tout de même la main sur le museau de l'animal, en signe d'apaisement. Au vu des paroles que venaient de prononcer Mipha, autant prendre le moins de risques possibles: elle se sentirait grandement coupable si réellement le cheval s'emballait et refusait de se laisser brosser par sa propre maîtresse, après ce qu'elle-même venait de faire à l'instant.

- Vous venez de le dire vous-même, c'est votre rôle. Ce n'est pas mon attention à moi qu'il désire, mais la vôtre.

Celina essaya de lui sourire de manière amicale, rassurante, espérant ne pas blesser encore plus la jeune femme. Pour la peine, elle avait l'impression de marcher sur des braises ardentes, n'osant pas trop ouvrir la bouche, ne souhaitant au final que du bien aux deux êtres. Peut-être que sa rencontre leur auront été bénéfique, peut-être que non, mais comme elle espérait la première option, elle devait se rattraper. Celina voulait partir en laissant derrière elle une maîtresse et son destrier en bons termes, mais elle souhaitait elle-même partir en bons termes avec la dénommée Mipha.

- Pour répondre à votre question, j'élève de ces magnifiques bêtes, pas très loin d'ici. Je me promenais simplement lorsque j'ai aperçue Hibiscus, je ne sais pas très bien ce qui ma prise de venir jusqu'à lui, mais voilà où nous en sommes en ce moment.

Pour souligner le geste à la parole, elle indiqua la direction de sa demeure de la main, affichant finalement un sourire contrit, se sentant comme une enfant prit en flagrant délit. Avoir aperçu un cheval n'était absolument pas une question valable pour trépasser une terre privée et encore moins de blesser sa propriétaire. Vraiment, pour le coup, l'ancienne générale avait fait fort.
Celina
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le 5/4/2018, 08:15

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On peut dire que cette rencontre est à la fois incongru et peut être bénéfique pour toi ? Comprendre qu’un animal ressent plus que tout la solitude et le délaissement, tu ne t’en doutais que trop que Hibiscus devait ressentir beaucoup de chose négative à attendre que tu t’occupes de lui juste un peu. Peut être que pour te réconforter, tu te disais que t’avais trop de travail, donc moins de temps. Tu n’avais pas le coeur à le vendre ou le donner, car il était un cadeau de ton passé, un passé douloureux, dans le fond qu’est-ce que tu veux Mipha ? On dirait que tu adores regarder ton passé et t’en vouloir d’être si toi… Tu te compliques beaucoup la vie en fait.

"Vous venez de le dire vous-même, c'est votre rôle. Ce n'est pas mon attention à moi qu'il désire, mais la vôtre."

Cela semble encore plus stupide de revoir tes paroles lancés en face de toi, il est vrai que c’est ton rôle, tu n’as pas  à l’offrir à une autre personne, juste car tu ressens la culpabilité te ronger et que voir un petit obstacle, te fais peur. Parfois, il faut réagir comme une adulte Mipha, chose qui pourtant ne t’es pas étranger, mais il faut bien que tu es tes défauts, tu préfères les problèmes des autres qu’au tient, pourquoi c’est si compliqué quand on voit ses propres problèmes ? Car on les voient beaucoup plus grand et infranchissable que ceux des autres. Regardant la brosse tendu par la jeune femme au nom de Celica, tu n’oses presques pas saisir ta propre brosse, avant de la prendre délicatement, comme pour dire que “qui ne tente rien n’a rien”, tu n’aimes pas cette parole. Tournant ton regard vers la robe immaculé de ton cheval, lui même semble te faire la tête, comme d’habitude, il doit te voir comme une piètre maîtresse, c’est ce que tu penses souvent Mipha, si seulement tu pouvais lui parler simplement. Si seulement, tu pouvais comprendre qu’il ressent ta propre tristesse…  

"Pour répondre à votre question, j'élève de ces magnifiques bêtes, pas très loin d'ici. Je me promenais simplement lorsque j'ai aperçue Hibiscus, je ne sais pas très bien ce qui ma prise de venir jusqu'à lui, mais voilà où nous en sommes en ce moment."

C’est peut être pour cela qu’elle semble si proche de lui, elle connaît bien son métier et sûrement les bêtes qu’elle élève avec beaucoup plus d’amour que les autres.  Il faudrait que tu arrêtes de te dénigrer comme ça jeune fille, tu connais ton animal, tu connais ton chat, ton chien et tes poules, commence pas à dire que si tu n’as pas le métier, tu ne connais rien du tout, on n’a pas besoin d’être cartomancien pour connaître le monde voyons. Affichant un petit sourire, tu approches cette satané brosse qui te fait si peur pour l’apposer sur ton cheval qui pousse comme un gros soupir sur le coup, tu retires immédiatement celle-ci, comme peur de le froisser.  Poussant un hennissement, tu te prends un léger coup de queue, comme pour te dire que tu devrais arrêter d’avoir peur, c’est l'équivalent d’une tape sur l’épaule version Hibiscus. Te frottant le nez qui à bien ressentit le petit coup, c’est un éternuement qui se fait entendre.

Désolé…

Peut être que si ton cheval pouvait parler, il te gronderait  à toujours dire pardon ou désolé. Puis tu abandonnes un peu trop vite, peut être que tu ne veux pas déranger ton propre animal ? C’est la meilleur celle-là, c’est presque ridicule d’avoir peur d’embêter son animal de sa propre présence, ironique serait le mot. Tournant ton regard vers l’horizon, le ciel est dégagé, il fait bon.

Si vous n’êtes pas si loin que cela, peut être qu'amener Hibiscus courir avec vos bêtes lui ferait du bien.

Ce qui est encore plus ironique, c’est que le brosser t’es impossible, mais alors le monter, tu peux toujours, comme s’il n’attendait que cela chaque jour. De plus ta selle est toujours prête, donc il n’y a pas vraiment de soucis à le préparer. Il n’a jamais était bien difficile à habiller, il adore porter sa selle, bien qu’il préfère celle qui se trouve dans la remise, celle de combat que tu lui mettais y a longtemps quand tu étais garde. Elle est plus jolie, plus élégante, faut dire qu’elle vaut son petit pesant d’or, parfois tu penses vouloir la vendre pour pouvoir bien manger, mais encore une fois la nostalgie te l’empêche, elle ne va plus jamais être utile d’après toi.

Sauf si cela vous dérange bien sûr…

Après tout, prendre le temps d’une personne, c’est tout de même quelques chose que tu trouves précieux, donc sûrement pas pour toi, tu devrais avoir plus d’estime de toi même Mipha...



Mipha
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