Voler c'est voler reprendre c'est... voler ? Oups. [Pv : Leonnard]

le 17/2/2018, 12:17

Aujourd'hui, Astéria deviendra une princesse, c'était décidé. Enfin, pas spécialement plus que d'habitude, c'est en réalité un doux rêve qu'elle a toujours gardé en tête bêtement depuis sa plus grande enfance. Est-ce qu'elle y croit réellement ? C'est beaucoup plus sympathique de croire que ça peut se réaliser non ? Du moins, elle préférait voir les choses sous cet angle. Et la jeune femme était bien déterminé à être une princesse kitsune à dos de cheval. Comment ça ce n'est pas commun ? Mais c'est bien connu que la demoiselle aimait faire ce qu'elle voulait et elle voulait un cheval. Voilà, n'est-ce pas trop demander ? Hm, plutôt si, quand on sait que le prix d'un cheval n'est pas non plus donné. C'est qu'elle ne voulait pas une bourrique. Non pas qu'elle avait quelque chose contre, mais disons qu'Astéria voulait avoir de l'allure sur son animal, et en plus.. elle devait apprendre à le monter. Bah, confiante comme elle était, la jeune femme se disait qu'elle n'aurait aucun soucis à apprendre comme un grande. Ça ne devait pas être si dure que ça non ? Ah. Le genre de truc qu'on se dit à chaque fois : ça a l'air facile. Nous verrons bien Astéria. Mais avant ça, elle devait alors se trouver une monture digne de ce nom et ce n'était pas rien. Motivée et déterminé, la renarde se dirigea vers ses terre d'origine. Ce n'était pas si loin avec un peu de course dans les bois, et boom le tour était joué ! Mais si c'est simple comme bonjour ! Du moins elle était tout de même arrivé à destination alors c'est que ça n'avait pas trop mal réussit non ?

Retrouvant alors les terres qui l'avaient vu grandir, la demoiselle si mit à la recherche d'une écurie. Des beaux chevaux. Elle en trouverait bien, c'est pas ce qui manque à Terra, avec tous ces champs à perte de vue. C'est après une courte marche tranquille le long de la route que ses oreilles se dressèrent. D'un mouvement de tête, le jeune fille chercha du regard d'où provenait le bruit qu'elle entendait. C'était bien le bruit d'un cheval ça non ? Il devait être proche d'un cours d'eau, il y en avait plein dans ce pays, ce qui expliquait certainement sa prospérité. Certainement à la recherche d'eau ? Ne sachant trop s'il appartenait à un voyageur en pause ou s'il était cheval, c'est guidé par son instinct et son envie qu'elle vit alors la bête. Magnifique. Juste magnifique. C'est du moins la première chose qu'elle pensa. Les étoiles plein les yeux, Astéria se souffla alors.

«  Mais oui c'est mon cheval ! »

.. Pas du tout jeune fille. Mais bon, je suppose que venant d'une voleuse on pouvait comprendre qu'elle voit tout ce qu'elle voulait comme lui appartenant ? Non ok ce n'est en aucun cas une excuse, mais allez donc lui faire comprendre. Il était sellé. Et de ce fait, avait techniquement un propriétaire visiblement, mais c'était bien le cadet de ses soucis, il était juste trop beau. Etait-il gentil ? Elle le verrait rapidement ça. S'approchant à pas de loup, ou plutôt, de renard, le dos plié en deux pour se faire remarquer le moins possible, la demoiselle eut tout de même l'intelligence de faire un très léger claquement de langue pour attirer l'attention de la bête et ne pas lui tomber dessus par surprise. Il est toujours déconseiller de faire peur à un cheval, et même si elle n'était pas doué pour monter la demoiselle en tant que chasseur savait pertinemment ce qu'il ne fallait pas faire avec un animal situé dans le camp des proies.

«  Coucou. Coucou mon beau.. ! Hey.. ! Je suis ton amie. A-m-i-e. Je peux venir te voir.. ? »

Souffla-t-elle tout bas, s'approchant alors toujours pliée en deux, mais en regardant l'animal, tendant même la main pour une première approche douce et franche. Comme pour lui faire comprendre qu'elle ne lui voulait pas de mal. Sa queue s'agita d'excitation.

«  Je m'appelle Astéria. T'es jolie avec tes chaussettes blanches tu le sais ça ? »

Apposant s'il le voulait bien sa main sur les naseaux de l'animal. La demoiselle frotta alors tout doucement le poil de l'animal, prenant le temps de faire connaissance, restant tout de même au aguets du moindre mouvement extérieur, qui la pousserait alors à fuir à toute jambe comme elle savait si bien le faire quand elle était prise en train de faire une bêtise. Souriante et contente, la demoiselle attrapa alors les rennes pour mettre un pied dans l'étrier, non sans parler pour rassurer l'animal et surtout elle-même, Astéria monta. Son regard s'illumina à l'instant même où elle domina alors la plaine qui s'offrait à elle. Même en imaginant dans les contes, elle n'aurait jamais pensé que c'était si cool ! Allez on rentre à la maison ! Heu.. on met un coup de talons c'est ça ?

« … Hue ? »

Ouais on va dire que c'est ça, pas sûre que le cheval veuille bien répondre à sa voix et ses talons, mais c'était pas faute d'essayer. Attendez, y a pas une tête blonde juste là ?
Astéria
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le 25/2/2018, 19:33

Il n’avait jamais pris le temps de venir sur les terres de Terra, ni vraiment pris la peine de penser à vouloir visiter cette contrée sauvage. Jusqu’ici, il ne voyait pas ce qu’il pourrait faire là-bas. Vivre en communion avec la nature n’était pas dans ses lubies, ni dans ses envies, et découvrir ses vastes forêts et plaine ne le tentait pas plus que cela non plus. Après tout, il pouvait voir cette même flore ailleurs que dans cette région. Et pourtant, il était là, sillonnant cette terre florissante en compagnie de son meilleur compagnon Ysir, un pur-sang arabe à la robe flamboyante. Il avait entendu parler des fameuses écuries de Terra, cela même qui était vanté de part Gaia d’être un véritable paradis pour chevaux. Une bonne excuse donc, pour venir se perdre dans cette fameuse contrée, bien que cette visite eût comme but de profiter d’apprentissage auprès de ses dites écuries pour approfondir son lien avec son ami. Bien que leurs complicités étaient grandissantes, Leonnard ne voulait se reposer sur ses simples acquis. Il voulait en apprendre toujours plus, de façon à offrir un meilleur confort à son confident de toujours. Il s’était donc levé tôt, avait traversé de nombreuses villes et de nombreux lieux pour arriver enfin vers la tant convoité Terra. Admirant d’un air nonchalant la nature sauvage de cette région, Leonnard était plus à l’aguet des sons qu’à la beauté du paysage qui se dressait devant lui. Cela faisait des heures qu’il faisait marcher Ysir, aussi, il voulait trouver un point d’eau pour désaltérer son ami et se dégourdir les jambes à son tour. Même s’il était plaisant de voyager à dos de cheval, cela avait aussi ses inconvénients. Après quelques minutes de recherche intense, il trouva enfin l’objet de sa convoitise. Un coin tranquille ou un cours d’eau se déversait tranquillement dans le cheminement qu’il empruntait. Descendant sans attendre sur la terre ferme, le jeune chevalier laissa alors son cheval s’approcher de cette eau limpide, non sans lui adresser une petite tape amicale pour le remercier de ses efforts. Ils avaient bien mérité cette pause après ses longues heures de route.

S’aspergeant le visage pour réveiller ses sens, il regardant alors autour de lui la flore qui lui faisait face. Il devait bien y avoir dans le coin quelques arbres fruitiers qui pourrait sustenter l’estomac de son animal, ainsi que le sien. Décidé de partir à la cherche de victuaille, Leonnard adressa quelques paroles et ordres à son destrier avant de s’enfoncer dans un coin de la forêt qui l’entourait. Si certains n’auraient pas été confiant de laisser ainsi leur animal seul, le jeune homme lui ne se faisait aucun souci. Ysir n’obéissait qu’à lui et à lui seul. Il n’était pas du genre à s’éloigner, pas sans la présence de son maître. Voler son cheval risquerait d’être aussi difficile que d’envahir une armée avec un seul soldat, aussi ce fut sans inquiétude qu’il s’éloigna alors, s’enfonçant de plus en plus, ses yeux détaillant chaque arbre qu’il voyait. La recherche fut longue, mais satisfaisante. La chance lui souriant, il avait réussi à dénicher des pommes, l’un des péchés mignons de son fier destrier. Satisfait de sa trouvaille, son sac rempli de victuaille en tout genre, il regagna alors, le chemin qu’il avait emprunté, rejoignant sans encombre son cheval qui était chevauché par une jeune demoiselle polymorphe. Quand ce détail lui sauta aux yeux, le chevalier s’arrêta soudainement. Son air nonchalant s’en trouva déformée par un sourcil arqué qui semblait lui faire exprimer la surprise. Que faisait cette demoiselle sur son cheval ? Et surtout… Que faisait-elle sur le dos de SON cheval à lui. Cette question lui resta ainsi, pendant quelques secondes dans son esprit. Il ne s’était pas attendu à voir tel scène et surtout à voir quelqu’un ici dans ce coin paumé.

Reprenant ses esprits, Leonnard ne tarda pas à siffler en usant de son pouce de son index, son qui attira aussitôt le cheval qui s’approcha sans attendre vers son maître. Quand il fut à sa hauteur, le jeune blond posa une main sur le museau de son ami, l’autre se posant sur sa hanche en signe de remontrance. Sa voix s’éleva alors sur un ton sévère de réprimande. « Je te laisse seul quelques minutes et tu laisses une étrangère monter sur ton dos. Il faudra que je t’apprenne à dire non aux demoiselles… » En signe de réponse, le cheval agita sa tête en signe de compréhension, avant de désigner le sac que son maître tenait contre sa hanche.   « Je ne sais pas si tu les mérites… Mais avant de m’occuper de toi… » Reprenant son air apathique, Leonnard s’approcha alors des étriers sur le côté droit de son ami. Pendant quelques secondes, il leva son regard sur la demoiselle qui se trouvait sur la selle. Il n’avait pas pour habitude de voir des laguz est encore moins une comme la demoiselle. À Itsus ce peuple est traqué et aussitôt capturé s’ils osent fouler la capitale. Au mieux, ils sont rendus en esclavage, au pire… C’est la mort qui les attend. Hors d’Itus, et de ses fonctions, il n’avait pas à appliquer la politique de son royaume, ce qui l’arrangeait bien à vrai dire.

Levant sa main vers cette inconnue pour l’aider à descendre, le jeune homme n’en restait pas moins méfiant. Sa main sur le pommeau de son épée était là pour le confirmer. « À nous deux donc… Je peux savoir ce qu’une petite voleuse veut à mon cheval ? Car je suppose que c’est ce que tu comptais faire n’est-ce pas ? Sinon tu aurais attendu le propriétaire pour demander la permission. » Sa voix ne montrait aucune colère, car après tout, elle était que montée dessus pour le moment. Et même si elle aurait voulu partir, cela se serait soldée par un échec. Il voulait juste sa version des faits, pour le reste, il verrait selon son humeur. Au pire, il n’aura qu’à lui faire peur pour lui passer l’envie de recommencer.
Leonnard
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le 1/3/2018, 19:59

Je crois que c'est ce qui s'appelle se faire prendre la main dans le sac. Ou alors se faire prendre sur le cheval, je ne sais pas trop. Astéria n'avait guère avancé à dire vrai, le cheval n'avait pas réagit à ses coups de talons, ni même à sa voix. Et vu qu'elle ne s'y connaissait guère -dans les histoires les chevaux font toujours exactement ce que la personne sur son dos veut, c'est de la sorcellerie ce truc- la demoiselle mettait alors cela sur le dos de son incompétence. Mais au final, les faits étaient là, elle n'avait pas bougé d'un pouce, et une tête blonde venait d’apparaître, l'air visiblement mécontente il faut l'avouer. Mais ce n'était pas là le principal soucis d'Astéria oh que non, vous voulez savoir quoi ? Peut-être qu'à l'instant même où le cheval se mit à bouger, appelé par la voix de son propriétaire, la jeune kitsune se retrouva alors les jambes crispé et serrée sur la monture, les mains tenant alors fermement la selle, semblant alors surprise que celui-ci bouge, tant il semblait ancré les pattes dans le sol à rester sur place. Bon, il n'avait pas couru, ce qui lui avait alors éviter la chute, ou alors de se tenir bêtement à la selle pour ne pas tomber, mais elle avait été surprise, bien plus que de se retrouver en face de la personne qu'elle essayait de voler visiblement. Comme quoi, chacun son sens des priorités. Tant qu'elle n'était pas derrière les barreaux, elle ne se s'en faisait de toute façon que rarement pour elle.

S'adressant dans un premier temps à sa propre monture, le jeune homme semblait alors le réprimander d'avoir laissé la demoiselle lui monter dessus. Eh bien quoi ? Pourquoi lui dire non ? Elle était gentille hein ? Bon, pas certain que ce soit tout compte fait une bonne idée... Affichant une mine boudeuse depuis les hauteurs de la selle, la demoiselle le suivit alors du regard alors qu'il lui tendait la main pour l'inviter -gentiment cependant c'était bon à noter- à descendre de là, non sans souligner clairement qu'elle était une voleuse et qu'il l'avait parfaitement comprit. En même temps, c'est soit elle essayait de le voler, soit elle voulait juste essayer. Ce qui était en vrai beaucoup moins crédible comme deuxième option. Les oreilles de la jeunes filles se baissèrent alors, lui donnant un air des plus innocents du monde, du moins, faussement, il était évident qu'elle ne l'était pas.

«  Qui ne tente rien n'a rien ? Sauf si tu me donne ton cheval à chaussettes blanche ! »

Comme s'il allait le faire. Elle aurait bien aimé l'avoir, et s'il était partie avec elle peut-être n'aurait-elle jamais eu de scrupule à l'avoir fait. Mais ce type semblait proche de son animal, et ce dernier semblait réagir à lui exclusivement, il était évident qu'elle ne pourrait l'avoir quelle dommage. Astéria soupira, et non sans un certain manque d'assurance dans ses gestes -ce qui tranchait avec son ton qui semblait être relativement calme pour quelqu'un de prise sur le fait en train de vouloir voler quand même- et attrapa la main du jeune blond pour se glisser sur le sol. Si la descente se voulait plutôt maladroite, la réceptions sur ses jambes fines et agiles démontraient qu'elle n'était pas non plus totalement aussi nigaude une fois les pieds sur la terre ferme.

«  Je l'ai trouvé jolie. Alors j'me suis dis que je pourrais l'avoir ! Les gens se moquent de moi quand j'dis que je veux monter un cheval, et on me dit que les gens comme moi n'ont pas besoin de savoir monter, alors je suis venu sur Terra pour en trouver un et ta-dah ! »

Elle désigna alors le cheval à ses côtés comme s'il était la réponse à tout. Ce dernier ne semblait pas particulièrement se préoccuper d'elle, certainement que son maître et ce qu'il portait était bien plus intéressant. Reculant tout de même d'un pas, comme par précaution, ou pas réflexe purement craintif ancré en elle, la jeune fille prit un instant très court pour regarder l'homme qui lui faisait face, comme pour jauger quel était le taux de danger qui représentait. Bon, il faisait la tronche, mais ne semblait pas fâché, il était armé, mais l'arme n'était pas sortie, il n'était pas très grand du genre armoire à glace mais semblait savoir se battre, il était bien habillé et donc était bien plus riche que lui. Voilà analyse faite ! Résultat ? Habituellement elle aurait essayé de voir s'il avait de l'argent sur lui, il en avait l'air, mais étant découvert c'est trop tard. Il est pas effrayant visuellement mais conflit à éviter, en cas de menace c'est donc la fuite.

Agitant sa queue de droite à gauche, elle ne se laissa pas pour autant impressionner, du moins pas trop, ses oreilles reprirent alors une position attentives et dressées, et joignit alors ses mains devant elle. Elle fit un clin d’œil suivie d'une petite moue.

«  Mais je t'ai pas volé, alors tu vas pas vouloir me couper les oreilles hein sans rancune ? »

Oui.. c'est la fille qui essaye de voler, qui rate et qui fait, j'ai raté alors tu m'en veux pas. Exactement. Dans quel monde vivons-nous. Mais elle n'était pas le genre à chercher le conflit ainsi ce n'était pas si illogique. Qui plus est, elle pointa l'animal du doigt, comme pour essayer de plaider sa cause.

« Lui ne m'en veut pas. Hein tu m'en veux pas ? »

Sacré renarde que voilà. Elle ne manque pas d'air ! Mais elle n'était pas bien méchante non plus. Reste à savoir si le jeune blond sera près à passer l'éponge, ce qui est moins sûr. Qui aime se faire voler ou presque voler ? Personne après tout.
Astéria
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le 4/3/2018, 18:54

Sa main était levée, attendant un geste de la part de la demoiselle. Derrière son air lasse, se cachait une méfiance qu’il afficha promptement. Même si elle semblait être une jeune demoiselle, il n’en restait pas moins sur ses gardes. Alors, autant dire que ses oreilles baissées et son air faussement innocent était loin, très loin de l’attendrir. Il s’était même permis d’afficher un air faussement convaincu. C’était bien les femmes ça, toujours à jouer des minauderies pour mieux plaider leur cause, mais le pire restait quand même l’arrogance de cette petite renarde qui ne manqua pas d’énoncer le plus simplement du monde qu’il n’avait qu’à lui donner son cheval. Et puis quoi encore ? Pensa-t-il d’un air hautement flegmatique. Elle ne voulait pas non plus qu’il lui donne son armure et ses biens tant qu’elle y était ? Pour toute réponse, Il ne lui adressa qu’un haussement de sourcil sévère, agitant le bout de ses doigts comme pour la dépêcher de descendre de là. Quand elle attrapa sa main, il se recula un peu pour lui laisser de l’espace quant à sa réception. Si l’envie de la lâcher pour lui offrir une chute lui caressait l’esprit, il se retint néanmoins de le faire. Restant quand même gentleman sur les bords. Toujours en observant la demoiselle, il remarqua qu’elle n’était pas bien grande et que sûrement grâce à cela elle était plus agile que quelqu’un de sa stature militaire. Elle semblait bien plus jeune encore, marquant peut-être l’approche d’une fin d’adolescence. Une période où la fugue et l’insouciance était encore présente. Et cela se confirma. Tout en écoutant les paroles de la demoiselle, Leonnard soupira alors, croisant ses bras d’un air grincheux comme si son histoire l’importait. Il donnait l’impression d’avoir l’esprit ailleurs, de s’en moquer éperdument et pourtant, il l’écoutait bel et bien, retenant chaque information qu’elle était susceptible de lui donner. Elle voulait apprendre à monter à cheval hein ? C’était une cause noble, mais la façon de s’y prendre elle, n’était pas vraiment acceptable. Car voler un bien — donc un cheval dans la situation — n’était pas vraiment la meilleure façon pour apprendre et découvrir.

Soupirant à nouveau, il relâcha alors sa posture, posant cette fois-ci sur main sur les hanches comme en signe d’abdication. Elle ne semblait pas réellement mauvaise, juste pas très futée et pas très réfléchie. Mais par contre, il devait bien avouer que ses moues et son geste de mignonne petite fille attachante l’agaçait fortement. Alors, comme pour se venger un peu de son comportement, il se mit légèrement à sourire face à sa question quelques peu morbides. Quel drôle d’idée que de vouloir lui couper les oreilles, il se demandait bien d’où elle pouvait tenir des propos aussi bizarres. C’était un peu étrange comme menace, mais apparemment cela avait son effet. Croisant de nouveau les bras, il profita quelle cite les pensées de son cheval pour le regarder quelques secondes, avant de reporter son attention vers la renarde, non sans un air de réflexion.

« Hum… Tu as quand même cherché à me voler mon bien et même si tu n’as pas réussi… Cela ne t’aurait pas gênée de t’échapper avec… Qu’en penses-tu Ysir ? Tu crois que cette jolie petite queue ferait une bonne écharpe ? »

La monture ne sembla pas réagir plus que cela. Elle avait juste levée légèrement la tête, avant de retourner à son occupation sans un égard pour l’un comme pour l’autre. Souriant de nouveau, Leonnard haussa alors les épaules, reprenant alors un air un peu plus neutre, ses gestes montrant qu’au final, il n’en ferait rien. « Tu as raison, aucun intérêt à cela. » Doucement, il s’était alors rapproché de la demoiselle, la toisant du haut de sa taille quelques instants avant de reprendre d’un ton plus moralisateur. « Rassure-moi… Tu as quand même conscience que ce que tu fais n’est pas très morale j’espère ? Tu penses vraiment qu’un cheval éduqué te donnera sa confiance et établira un lien avec toi si tu le kidnappes de son habitat ? » Il repensa alors, à ce qu’elle lui avait dit plus tôt. Que les gens se moquaient de cette lubie. « J’ai une question pour toi. Pourquoi tiens-tu réellement à vouloir monter à cheval ? »

Voulait-elle prouver quelques choses ? Montrer qu’elle en était capable ? Où tout simplement apprendre pour elle et pour ses propres envies ? Sa question pouvait paraître étrange, mais il était curieux de connaître sa réponse. Après tout, si elle était capable d’aller jusqu’à voler un cheval à quelqu’un c’était bien pour une raison autre qu’une simple lubie du moment. N’est-ce pas ?
Leonnard
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le 11/3/2018, 18:17

Visiblement, il ne semblait pas être partant pour lui pardonner si rapidement. Du moins, c'est l'impression qu'avait Astéria en le fixant. Il allait vouloir s'en prendre à elle d'une façon ou d'une autre ? Même si elle n'en démontrait rien, la demoiselle était à l’affût, et tel un animale, prête à partir aussi sec si le danger se faisait sentir. Cependant, elle souffla un coup, tentant de rester le plus sereine possible. Ce n'est pas si courant qu'elle ait à se justifier, généralement on a pas le temps de se rendre compte qu'elle a volé ou tenté de voler quelque chose qu'elle a déjà disparu aussi sec. Alors elle attendit sa réponse. Comme espérant qu'il ne lui en voudrait pas trop. Il ne semblait pas  super vieux non plus, quitte à repartir, autant bien s'entendre avec. Il ne l'avait pas agressé d'entré de jeu, alors on peut toujours tenter. Déglutissant, la jeune femme ne perdit alors pas combat de regard qu'elle s'était inventé dans son esprit. Oui, dans son esprit, elle faisait un combat de regard, et ne devait pas baisser les yeux, sinon elle avait perdu. Et enfin, il parla, l'air visiblement de se moquer ouvertement d'elle. Du moins, c'est l'impression qu'elle avait, et très franchement elle l'espérait ! Instinctivement, ses mains se posèrent sur sa queue qui dépassent de sous ses vêtements, comme si elle risquait de tomber à tout instant. Prenant un air boudeur lorsqu'il se tourna vers son cheval -qui se nommait Ysir, elle avait au moins gagné cette information-, pour faire semblant de converser avec lui et avouer de lui-même qu'il ne comptait pas le faire. C'est pas très drôle ! Ça doit faire mal de se faire couper la queue et puis comment faire sans ? On manque d'éaquilibre non ? Et c'est une menace que ses parents ont souvent évoqué en évoquant la nation d'Istus, mais jamais cela ne lui avait été directement destiné.

«  Hmph ! »

Elle croisa les bras en gonflant des joues, comme se sentant ridicule d'y avoir malgré elle-même réagit. Mais loin d'être du genre rancunière, la demoiselle redressa la tête malgré sa moquerie, mais garda sa moue d'enfant à qui on faisait la moral. Pour sûr un cheval volé ça peut mal se passer, mais elle avait confiance dans ses capacités à se lier d'amitier avec la dite monture de base ! Mais elle réalisa qu'elle n'avait alors aucune chance de lui piquer son cheval, cela n'aurait marché, il semblait bien s'entendre avec lui et l'animal semblait décidé à n'obéir qu'en l'humain en qui il avait confiance.... Mais c'est à quand son tour ! Grommelant légèrement, la demoiselle baissa le regard comme si on venait de la punir.

« Je voulais l'amadouer avec des carottes et de l'amour... »

Souffla-t-elle à voix basse. Espérant peut-être ne pas être entendu ou comprise, mais ça, c'était une autre histoire. De toute façon elle redressa la tête aussi sec à sa question l'observant de son air curieux. Pourquoi une telle question ? Il est bien curieux pour une ancienne victime de tentative de vol ! Et même si elle démontra un éclair de méfiance dans ses grands yeux doré, la demoiselle se tourna vers le cheval qui retournait déjà à son activité favorite en ignorant les deux protagoniste, aka manger.

« Tu vas te foutre de ma tronche. »

Murmura-t-elle, avant de finalement quand même se reprendre avec courage.

« Je veux être une princesse ! … Enfin, disons que je veux vivre une vie comme dans les histoires ! Ça fait rêver, même si c'est irréaliste, et dans les histoires les chevaliers ont la grande classe avec leur armure et les chevaux. C'est des super bêtes en plus, il n'y en avait pas chez moi et on me disait toujours que les chevaliers viennent souvent d'Istus et qu'ils nous veulent du mal. Mais j'aime les histoires de chevaliers ! .. C'est mal ? »

C'est ce qu'est Astéria, une jeune fille, bientôt une femme une vrai, avec des rêves plein la tête. Une envie de vivre une vie qui lui plaît et ne pas se contenter de subir ce qu'on lui dit de faire. De vivre sa propre aventure et espère alors profiter des années qui se présent devant elle comme il se doit. Hélas, pour les gens de son espèce ce genre de rêve sont étranges, dans son village, chacun aspirait à rester tranquillement sur place. Et les humains, parfois ils sont méfiant envers eux et les prennent pour des malpropre sous prétexte que... Pourtant, ils sont semblables en beaucoup de point. La détermination dans le regard elle ajouta.

« Je sais c'est un truc de gamine de rêver comme ça, c'est pas la vrai vie. Et que je dois rester à ma place. »

Elle donnait l'impression de ressortir quelque chose qu'on lui avait tellement dit qu'elle le récitait par cœur, mais son cœur lui ne semblait pas vouloir y croire. Astéria rêves d'histoires, et rêve tout court. Alors un jour, elle monterait à cheval. Elle n'avait fait que monter pour la première fois dessus mais ça avait l'air fabuleux. Comme quoi, il ne lui en faut pas plus pour être heureuse c'est une fille assez simple sur le fond. Mais on en parle qu'elle dit tout ça devant un chevalier d'Istus ?
Astéria
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le 18/3/2018, 19:17

Face à la réaction boudeuse de la jeune hybride, Leonnard n’avait pus s’empêcher d’afficher un sourire satisfait. C’était une petite vengeance bien à lui, de façon à lui faire comprendre qu’elle ne devait pas trop jouer avec le feu. Bien que très sincèrement, à part lui faire peur il ne s’amuserait à rien d’autre. Il n’aimait pas réellement faire souffrir juste pour le plaisir. Ni même faire souffrir tout simplement. Profitant d’être face à une voleuse prise sur le fait, le chevalier avait décidé d’en profiter pour lui faire un brin de morale, de façon à mieux la cerner, mais aussi à lui faire prendre conscience de ses actes. Pas sûre que ça marche totalement, surtout si la petite hybride faisait cela depuis longtemps voir des années, mais comme on dit, qui ne tente rien n’à rien. Voyant qu’elle semblait grommeler dans sa barbe, le jeune homme leva vivement ses yeux au ciel. Il n’avait même pas envie de connaître les inepties qui sortaient de sa bouche. Et très sincèrement, il n’avait pas envie de la faire répéter. Cela allait bien comme ça. Décidant de vouloir connaître les intentions de la renarde quant à ses objectifs, il ne tarda pas à la questionner de nouveau, laissant cette fois entrapparaître un soupçon de curiosité. Bien qu’il soit du genre à pas se soucier des autres, il était quand même curieux de découvrir pourquoi cette jeune polymorphe tenait tant à monter à cheval. Quand il entendit la remarque de celle-ci concernant sa future réaction, le jeune homme croisa de nouveau ses bras, avant de la toiser du regard et de lui répondre sur un ton neutre.

« dit toujours. »

Qu’elle pouvait bien être cette raison qu’il ferait qu’il se moquerait d’elle ? Il pensait à tout et n’importe quoi, sauf à ce que la demoiselle finit par enfin lui avouer. En l’écoutant s’exprimer, Leonnard n’avait pus s’empêcher d’afficher un regard surpris et décontenancé. Ah ouais quand même. Pensa-t-il intérieurement. Il n’aurait pas cru que de telles histoires feraient encore rêver les jeunes filles et encore moins des laguzs. Méfiant, il se demandait si la voleuse ne se payait pas sa tête, mais en observant ses réactions, il constata que non. Elle était malheureusement très sérieuse.

Face à son questionnement, le chevalier royal ne sut quoi lui répondre. Qu’avait-il à répondre à cela ? Lui qui était chevalier devait-il lui affirmer ? Ou au contraire lui briser ses rêves et ses espoirs d’enfant innocent ? Un vrai dilemme commençait à l’envahir sans qu’il ne sache quoi faire. En tant normalement, sûrement qu’il lui aurait dit d’un ton sec d’arrêter de rêver, mais sans savoir pourquoi, il n’y arrivait pas. Était-il en train de se faire attendrir par cette créature ? Face à cette fatalité, il se pinça l’arête du nez. Non, ça ne pouvait être cela, mais il devait bien avouer que tout cela était perturbant. Soupirant de contrariété face à ses propres pensées, le blond reprit aussitôt contenance, écoutant les dernières paroles de son interlocutrice. Rester à sa place hein… Combien de fois il avait entendu cette phrase de la part de son père. Reste à ta place Leonnard, tu ne seras jamais un chevalier royal. Reste un soldat, c’est là qu’est ta place. Un faible reste un faible. Face à ses souvenirs, les poings du jeune homme se serrèrent alors. Ce vieux con alors… Personne n’avait le droit de dicter la vie d’un autre et encore moins de l’empêcher de vivre ses rêves. Et c’était pareil pour cette polymorphe. La colère commençant à lui monter, il plongea alors son regard marron dans les yeux or de cette petite chapardeuse et d’un ton de voix qui se voulait sévère malgré lui, il lui lança quelques mots qui semblaient sonner comme des ordres.

« Monte sur ce cheval. »

Cela pouvait être étonnant, surtout venant de la part d’un homme qui semblait la réprimander quelques minutes plus tôt. Mais de toute façon, il n’en avait rien à faire d’être cohérent ou non. Et même si sur le coup il devait paraître lunatique, il en démordrait pas. Relâchant sa posture militaire stricte, il se rapprocha alors de son fidèle ami, maintenant les rênes de celui-ci pour immobiliser le cheval pour la jeune femme puisse le chevaucher. Comme pour éviter des protestations et des questions, il s’adressa aussitôt à elle avec sérieux. « Tu veux apprendre à monter pour réaliser tes rêves non ? Alors monte et apprends. » Il la regarda quelques instants avant de reprendre sa nature première. Un visage à l’allure lasse et peu aimable. « Dépêche-toi avant que je change d’avis. » Il ne voulait pas être gentil, ni serviable. Il voulait juste fermer le bec à tous ses prétentieux qui se permettait de dicter leurs idéaux infâmes. Il n’avait pas vraiment pour habitude d’agir en professeur, mais pour cette fois il ferait une exception, bien que la patience ne fût pas vraiment son domaine de prédilection, il fallait bien avouer.
Leonnard
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le 25/3/2018, 19:39

Voilà, Astéria avait tout balancé. Et avait même prit la pleine de se faire une critique à soit-même. Comme espérant anticiper la réaction du jeune homme. C'est pas la première fois qu'on la regardait bizarrement, à se demander si elle était sérieuse pour finalement se dire qu'elle était décidément resté au stade gamine dans sa tête. Ce ne sont pas là des propos que l'on peut attendre d'une jeune femme. Mais qui sait, certainement la pureté des souhaits d'Astéria évitait qu'on en voit en elle qu'une vilaine voleuse sans le moindre scrupule ? Je ne sais pas trop, mais certainement avait-elle réussit d'une façon ou d'une autre à toucher le jeune blond. Il n'en avait trop rien dit sur le coup, et il faut avouer que sur le coup même s'il n'avait dit le moindre mot, la jeune femme pouvait lire dans son regard les changements de pensées. À commencer par un « t'es sérieuses ? » exprimé par une surprise aussi légère que passagère. Puis par visiblement une incapacité à répondre sur le coup. Comme s'il ne savait que dire. Et il faut avouer, sur le coup cela faisait plaisir à la jeune femme qui ne c'était pas mangé un fou rire ou une série de reproche comme quoi elle était idiote. Curieuse, il faut avouer qu'elle était au final en train de bêtement attendre une réaction. Comme s'il s'agissait là d'une évaluation. En réalité, cela ne signifiait qu'une chose pour elle, savoir si elle resterait. S'il réagissait mal, certainement s'éclipserait-elle aussi rapidement qu'elle était venu, assez peu ravie à l'idée qu'on veuille lui faire la moral pendant une heure ou non, et retourner donc à ses affaires aussi sec pour oublier alors la tentative nouvelle de lui briser ses minces espoirs. Mais peut-être n'aurait-elle pas à partir en courant pour mettre le plus de distance possible entre eux.

C'est quoi cette façon de se pincer le nez ? Il réfléchissait ? Assez pour lui enfin se décider à se positionner face à elle. Ses bras étaient dans une position indiquant alors une baisse de garde, du moins qu'elle n'était plus vu comme une menace -comme si elle l'avait de toute façon réellement été- pour finalement lui ordonner quasiment de monter sur son cheval.

« ... »

Astéria resta sur le coup en silence total. En réalité, elle ne semblait même pas avoir compris ce qu'il lui avait demandé. Jusqu'à ce qu'elle ne cligne de yeux et ne redresse alors ses oreilles sur sa tête.

«  Hein ? »

Avait-elle bien compris ce qu'il lui demandait ? Il était sérieux ? Son regard trouva celui du jeune blond qui ne perdit pas son air tant renfrogné qu'aussi peu aimable, bien qu'étant maintenant face à sa monture qu'il maintenait près d'elle. Il faut avouer qu'une fois de plus, Astéria ignora alors totalement l'air bougon qu'affichait son aîné avant d'illuminer alors son visage d'un sourire. Du genre tendre, joyeux et surtout sincère. Le genre de sourire que l'on peut trouver sur le visage de quelqu'un découvrant quelque chose pour la première fois. Astéria est le genre de demoiselle parfaitement capable de mentir, quand il est question de vol uniquement, mais en réalité, elle reste plutôt honnête dans le genre. Ses réactions ne sont jamais contrôlés et viennent de ce fait toujours du fond de son cœur.

« Sérieusement ? Aaaanh c'est trop gentil merci merci chevalier ! »

Elle ignorait son nom, ainsi elle l'avait appelé chevalier. Cela irait pour l'instant non ? De toute façon elle n'avait pas attendu de voir s'il allait changer d'avis ou non pour s'approcher du cheval et grimper alors avec souplesse sur son dos. Grimper dessus c'est facile elle sait faire. Une fois en haut, c'est pas la même affaire, la voilà bien haute par rapport à son habitude. Les pieds alors collés contre les flans de l'animal pour se tenir alors le plus possible. Les jambes visiblement tendus parmi manque d'habitude. La souplesse du bassin et des jambes doit s'apprendre en gagnant de la confiance. Ses mains trouvèrent alors leur place sur le pommeau, ne sachant où les mettre et pour gagner un stabilité. Ça allait le faire. Elle avait l'air motivé en tout cas. En réalité, la réelle question serait plutôt : quand est-ce qu'elle ne l'est pas ? Mystère. Tournant sa tête radieuse vers lui, la kitsune alors ajouta.

« Tu peux m'appeler Astéria, ça sera mieux que la voleuse ou le renard. »

Sa queue s'agita, comme le ferait un animal heureux. Son prénom n'avait rien de secret, elle était une illustre inconnue qui parcourait les terre de Gaïa avec sa famille rien de plus. Et même si elle ne le donnait pas au premier venu, elle n'avait rien contre le fait de lui donner. S'il voulait l'aider, ce serait plus pratique avec un nom à mettre sur sa tête.
Astéria
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le 29/3/2018, 19:30

Quand il lui ordonna de monter sur son cheval, le chevalier savait qu’elle risquerait de ne pas vraiment comprendre sur le coup, ou du moins d’être surprise par sa demande sévère. Après tout, ça ne doit pas être souvent quelle tombe sur des cas comme Leonnard. Le genre grognon qui donne tout, sauf l’impression d’être compatissant. Et pourtant, il l’était, bien que ce fût pour des raisons qui lui tenaient à cœur lui, et non réellement pour le plaisir de la demoiselle. En voyant la réaction enchantée et joviale de la jolie hybride, Leonnard n’avait pus s’empêcher de tourner la tête pour cacher sa gêne et sa rougeur. Il n’aimait pas qu’on soit reconnaissant à son égard et encore moins qu’on le couvre de remerciement à tout vas. Bien que ce fût légitime dans le cas présent. « Grouille. » Attendant de se reprendre enfin, le jeune homme s’était aussitôt tourné vers la renarde pour l’observer. Monter elle savait faire, par contre, se tenir sur sa monture ça c’était autre chose. Elle semblait tellement potiche. Et constatant cela, il s’était mis à soupirer aussitôt, sa main se posant contre son visage. Pourquoi il avait accepté ? Il sentait déjà sa patience d’effriter, mais bon après tout, il n’avait pas été mieux dans sa jeunesse quand il avait appris à monter. Et pour mieux faire le formateur, il devait garder cela à esprit de façon à ne pas s’énerver pour un rien comme à son habitude. Attendant que la voleuse s’installe donc correctement avant de commencer son cours, il la regarda sans sourciller quand celle-ci se présenta à lui en bonne et due forme. C’est sûr qu’un prénom, c’était toujours mieux que des synonymes peu valorisants, et face à cette réflexion, Leonnard n’avait pu s’empêcher de sourire légèrement, répondant à son tour, d’un air faussement détaché. « C’est dommage, je trouvais que le surnom "petite chapardeuse" t’allait comme un gant pourtant. » Bien évidemment il pensait légèrement ses paroles, mais ça, cette chère Astéria n’avait pas besoin de le savoir. Inutile de la taquiner plus que de raison. « Moi c’est Leonnard, mais tu peux me surnommer Leon si cela te chante. Par contre, va falloir que tu t’avances légèrement, parce que sérieusement… Tu te tiens n’importe comment… »    

Attendant que l’adolescente exécute sa demande, le chevalier s’avança aussitôt près des étriers, avant d’engouffrer son pied sur la semelle pour avoir un appui. En moins de deux, il se retrouva à son tour sur la selle de son cheval, se reculant comme il le pouvait jusqu’au petit quartier, pour laisser plus d’espace à la demoiselle afin de la guider et de la rattraper au cas où elle chuterait. « Pour commencer détends toi. Tes pieds tu ne dois pas les mettre là … Mais ici bien calé. » Sans gêne, il attrapa l’une des jambes d’Astéria pour la placer dans l’étrier, ainsi, elle ne risquait plus de faire pression sur le pauvre flan de son cheval. « Ta posture doit être droite, alors pour le moment lâche-moi ce pommeau. » D’un geste nouveau, il apposa l’une de ses mains sur le dos et l’autre sur l’une des épaules, afin de redresser la laguz d’un geste un peu sec malgré lui. « Tu vois les rênes devant toi ? Ceux qui entourent le pommeau ? Et bien tu prends celle-ci sans serrer entre tes pouces et l’ensemble de tes mains. Ensuite tu pivotes tes mains. Si tu te sens plus à l’aise, tu peux les fermer. Tu dois toujours laisser un lacet entre tes mains, ça te permet ainsi de mieux manipuler ton cheval. » Sentant du mouvement sur son dos et sur son mors, Ysir releva alors soudainement la tête, s’agitant doucement, avant de s’arrêter comme attendant des ordres. « Quand tu te sentiras prête, donne un coup de talons sur le flan. Il avancera doucement. Quand ça sera le cas, je t’apprendrais à le conduire. »  Ne voulant presser la demoiselle, il préféra attendre quelques minutes que celle-ci soit prête pour enfin commencer les premières leçons.
Leonnard
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le 1/4/2018, 11:57

Si l'on pouvait encore douter de la façon peu sympathique pour le jeune chevalier de proposer son aide -mais bon il aidait tout de même au final la jeune femme alors ne lui ne lui en voulons pas-, on pouvait en revanche affirmer qu'Astéria ne semblait pas être le genre de demoiselle a être vexée pour un rien. Au contraire, elle n'en perdait même pas son sourire, comme si rien ne la détournait réellement. Et ainsi, elle monta avec un sourire grand jusqu'aux oreilles sur la monture de sa nouvelle rencontre. Après l'avoir volé ou plutôt, voulu le voler, voilà qu'il lui offrait un cours d'équitation, c'est une aubaine. Et ne pas en profiter serait absolument stupide. Vive et pleine d'entrain, si elle n'avait visiblement pas l'allure d'une cavalière elle avait la motivation de l'être, et se présenta comme il se doit pour éviter de se retrouver avec divers surnoms qu'on lui donnait déjà quotidiennement. Cela eu le mérite de se prendre une remarque un peu piquante -quoique non moins amusante de son point de vu- et le prénom du jeune garçon qu'elle appelait depuis tout à l'heure dans sa tête « chevalier », parce qu'on appelle un chat ben.. un chat.

« Hmph, très bien Leon, c'est facile à retenir comme ça ! »

Non pas que rajouter quatre lettres à son prénom était difficile à faire, mais... Cela sonnait bien comme ça, et Astéria était une fille du peuple qui était bien loin de s'encombrer des bonnes manières. Certainement que c'est déjà remarqué avec sa manie de tutoyer un peu tous le monde. Les bonnes conduites, ce n'est pas tellement dans leur priorité dans la vie, et croiser des gens important, ce n'est pas tellement dans leur habitude, les autres s'en contre-fiche d'eux. Mais... Je crois que là n'est pas le débat. Revenons plutôt à la leçon du jour.

Regardant son emplacement sur la selle qui d'après ses dires était mauvais, le demoiselle qui bien sûr n'était pas à même de le comprendre s'exécuta tout de même sans poser de question, avec un petit air sur les traits qui voulait dire quelque chose du genre : « comme ça ? ». Pour toute réponse, le jeune homme mit le pied à l'étrier pour grimper à son tour. Sur le coup, elle s'accrocha un peu plus au pommeau de la selle, pour ne pas glisser sur la surprise, ses jambes se serrant d'avantage autours des flans de l'animal. En effet, il avait raison, elle était un peu tendu, la chute serait rude et ce n'est pas le genre de chose que l'on aime expérimenter. Soufflant un coup, son regard se baissa alors sur ses mains, enfin, plutôt ses propres jambes, pour vérifier où il lui plaçait, comme pour retenir dans sa petite tête. Sa queue s'affaissa alors sur le côté, évitant de se retrouver coincer entre les deux et surtout de venir chatouiller le nez de la personne située derrière elle. La demoiselle garda presque étrangement le silence, concentré dans ce qu'il lui disait et faisait faire. Droite ? Ok, elle souffle un coup et se redresse légèrement les épaules. Sa présence derrière elle l'incita alors à lâcher plus facilement ce qui lui donnait un point de rattache rassurant, aka le fameux pommeau, pour se concentrer alors sur les rênes entre ses mains. Essayant de les attraper comme il se doit avec le pouce bien placé, la demoiselle eut un sursaut aussi léger que rapide lorsque l'animal releva bien évidement la tête. Le pauvre, cela en faisait du monde sur son dos, avec une débutante totale dans le lot.

« D'accord... Hm... »

Elle fixait alors la tête du cheval, puis devant elle. Puis à nouveau l'animal. Elle respire et donne son premier coup de talon. Si elle semblait avoir un moment partagé entre la surprise et la joie, un cheval au pas n'est pas bien sorcier pour grand monde, bien qu'un peu impressionnant pour une première fois pour certaines. Mais elle n'était pas seule, et de ce fait pas stressée le moins du monde. Vint alors le premier problème de contradiction d'ordre. Les rênes maintenant entre ses mains, la voilà alors avec les coudes trop repliés, lui faisant alors levé les bras, et tirer dessus malgré elle. Un signe d'arrêt de la monture exécuta immédiatement. Affichant une moue, elle fixa alors ses mains, c'est pas ça ?

« Trop haut je crois.. ? »

Elle devait faire quoi ? Reculer ses mains pour donner plus de moue ? Baisser ses bras parce qu'ils sont juste mal placés ? Elle ne se retourna pas pour poser la question pour.. diverses raison, notamment le côté non pratique de la chose, de toute façon, il était juste derrière elle et voyait tout. Il va s'en dire que le premier trot serait assurément une autre affaire, mais elle semblait assez à l'aise pour le faire avancer, de quoi alors continuer la leçon sans trop de problème. Malgré son air concentré, des étoiles brillaient dans ses yeux, comme le ferait une petite fille à qui l'on permet de réaliser un de ses rêves d'enfant, en réalité, c'est un peu ça.
Astéria
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le 16/4/2018, 17:03

Docile, la petite renarde semblait écouter la moindre de ses consignes, exécutant avec une grande concentration ses moindres recommandations. Elle semblait beaucoup moins raide, plus détendue, chose qui semblait satisfaire Leonnard dans son fort intérieur. Il n’était peut-être pas si mauvais professeur après tout. Dés qu’il eut finis d’apprendre les bases du positionnement à Astéria, le chevalier royal attendit tranquillement que celle-ci s’élance pour enfin commencer à faire avancer le cheval. Pour tout commencement, il fallait qu’elle y aille doucement, le temps qu’elle s’habitue à bouger sur le dos de son ami Ysir. Bras croisés, son air bougon toujours présent sur son faciès, il observait le moindre fait et geste de la petite voleuse, avant de constater que le positionnement de ses bras étaient incorrectes. Et peut après que le cheval s’était mis à avancer, il s’était arrêté, semblant étonnée la jeune femme qui semblait avoir remarquée toute seule son problème. Elle était peut-être plus intelligente qu’il le pensait en fin de compte.

« On dirait que tu apprends vite. C’est exactement cela. Tes mains sont trop hautes. C’est comme si tu lui avais ordonnée de s’arrêter, chose qui comme tu peux le constater est fait. » Relâchant sa posture, Leonnard posa aussitôt ses mains sur les bras d’Astéria, et sans attendre il secoua un peu celle-ci, comme pour essayer de les détendre. « Tes bras doivent être tombants et près de ton corps. Comme tu le fais naturellement. Tout comme ta posture. » Puis arrêtant de secouer ses bras, il reprit sa posture avant de s’exclamer à nouveau dans un timbre beaucoup moins sévère, plus calme. « Tu dois être souple et détendue un maximum. Si tu n’as pas d’ordre à lui donner tu n’as pas d’action à lui donner avec tes mains. En fait tes mains sont celles qui vont te permettre d’intervenir si jamais tu veux t’arrêter, changer de direction ou le faire aller plus vite. Mais c’est tout. Elles ne serviront à rien d’autres. » Puis sans attendre de mouvement de la part de la renarde, le jeune blond laissa échapper un son avec sa langue, tandis que sa main tapota de coup rapide la croupe de son cheval qui se mit aussitôt à bouger de plus belle. « Maintenant relâche-toi et ne pense à rien d’autre. Cale-toi sur les mouvements du cheval et trouve ton équilibre. Reste à l’aguet et réactive, mais en aucun cas tu dois serrer ta prise sur lui. Ton regard droit être centrée entre ses oreilles. »

Tout en continuant de donner ses précieux conseils, Leonnard continuait d’observer les mouvements de sa nouvelle élève. Si elle commençait à comprendre par elle-même ses erreurs, elle n’aurait aucun mal à agir comme une cavalière. Elle voulait et avait le désir d’apprendre, et de plus, sa détermination était d’une aide précieuse pour son apprentissage. Attendant quelques longues minutes que la demoiselle se familiarise avec le cheval, et que le sentier soit plus favorable, le chevalier se mit alors à s’exclamer décidant maintenant qu’il était temps de passer à la suite. « Tu sembles bien te débrouiller, on va donc passer à l’étape suivante. Le trot. Quand tu te sentiras prête donne quelques coups rapides avec ton talon à ton cheval. Maintiens bien tes pieds sur tes étriers. Et surtout, n’ai pas peur de tomber. » Sur ses mots, Leonnard plaça alors ses mains sur les bords de la selle, de façon à ne pas chuter quand son ami exécutera l’ordre. Puis, toujours aussi patiemment, il attendit que la jeune demoiselle s’exécute toujours sous son œil scrutateur.

[Je suis vraiment navrée pour le temps que j'ai mis ;w; ]
Leonnard
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le 28/4/2018, 12:13

Astéria est certainement le genre de demoiselle bourrée de défaut, elle est vive, un peu bruyante sur les bords et chapardeuses. Mais cela ne fait pas d'elle une femme mauvaise, ni même forcément désagréable à côtoyer. Pour peu que l'on accepte ce qu'elle est, cette jeune fille peut se montrer particulièrement dévouée et attentive à ce qu'elle fait. Quand on aime après tout, pourquoi bâcler ? Si Astéria avait affirmé qu'elle voulait être une princesse et apprendre à monter à cheval, même si cela sonne totalement ridicule annoncé comme ça, ce n'est pas pour autant qu'elle ne prenait pas au sérieux les offres qu'on peut lui faire. En l’occurrence un chevalier royale qui lui offre un court d'équitation bien gracieusement, ce ne serait pas très malin de sa part de le refuser en vrai. Alors oui, elle était concentré et étrangement silencieuse même. Cela peut paraître bizarre, même pour Léonnard qui pourtant devait la connaître depuis trente minutes à tout casser, mais c'était bien la même demoiselle qui était là sur la selle. Et elle ne semblait pas prête à changer d'état d'esprit, certainement pour le plus grand bonheur de son professeur improvisé.

Les yeux légèrement tourné vers lui, pour écouter ce qu'il disait, la demoiselle semblait afficher alors un air satisfait devant l'approbation de sa déduction. Elle n'était pas totalement idiote alors ça va, et du coup ? Ben.. il lui attrapa les bras pour les secouer et la forcer alors à se détendre. Ne pas se tenir sur les rênes alors. Tout était une question de.. bassin du coup ? Il faut avouer que la posture à garder n'était pas forcément évidente du premier coup pour tous le monde. Être en hauteur à la merci d'un immense être vivant -adorable comme tout soit dit en passant- pouvait être impressionnant pour les non initié. Astéria passait plus de temps à courir après les animaux plutôt que se remettre à eux et il s'agissait là d'un exercice pour prendre sur elle-même et se détendre. Elle devait faire comme il lui disait, c'était facile non ? Pour l'instant oui, à l'arrêt ou au pas, ça va c'est pas la mort.

« Les mains pour des ordres et non pas me tenir d'accord... »

Murmura-t-elle comme pour se le retenir et pouvoir le ressortir à elle-même au besoin. Les yeux fixé sur ses mains, elle releva alors son regard vers les oreilles comme Leon le lui avait indiqué, et tenta alors de redresser ses épaules et son dos pour se tenir le plus droite possible. Elle souffle et garde alors la position qui lui a donné durant les quelques pas de l'animal. Ça va elle pense avoir comprit comment il faut se tenir, maintenant, il faut savoir appliquer tout ça avec un animal qui va un peu plus vite que le pas. Le tout était juste de prendre son courage à deux mains. Et si la kitsune s'offrit alors le luxe de quelques secondes pour respirer et se concentrer sur les oreilles de l'animal, peut-être pour jauger un peu comment il était -très bien, visiblement ça le dérange pas plus que ça-. Bon, finit d'être une poule mouillé, ça la fout mal pour un renard ! De quelques coups de talons après avoir vérifier qu'elle était bien comme il faut installé avec les étriers, la demoiselle se mordit alors la lèvre quand l'anima se lança et accessoirement quand le terriblement ballottement du trot se fit sentir. Cela n'allait pas trop vite, l'animal semblait raisonnable pour garder un trot mesuré, mais l'allure est traître et la première fois on peut se montrer alors surprise tellement cela secoue. Il faut dire ce qui est Léonnard se mangea certainement le dos de la demoiselle qui sur le coup n'avait guère eu le dos assez bien tenu, et évita alors à la demoiselle de chuter.

« Wah ! »

Laissa-t-elle malgré elle s'échapper. Alors qu'elle tentait de se redresser, de tenir tant bien que mal le dos tout en prenant alors grand soin de ne pas serrer de trop ses jambes contre le flanc, et de maintenir alors ses bras lâches.

Par instinct, loin d'être doté d'un sens de l'équilibre misérable la demoiselle se retrouva alors à se servir des étrier pour se sur-élevé et éviter alors de se taper les fesses à répétition sur la selle. C'est une technique, mais beaucoup savent que l'allure saccadé du trot permet alors un bon entraînement pour savoir se maintenir sur le dos de l'animal comme il faut. Autant qu'il peut faire très mal au dos en cas de non maîtrise.

« Làààà c'est bieen ? »

Demanda-t-elle, la voix coupée par les ballottement de la selle. Pas très assurée, la renarde semblait cependant rassurée de l'avoir derrière elle. Son regard n'avait pas perdu en détermination, qui dit fille de campagne dit fille qui n'a pas peur de se salir ! … Ce qui est le total opposé de l'idée que l'on se fait d'une princesse mais chut il ne faut pas lui dire.
Astéria
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le 6/6/2018, 15:24

Attentif aux moindres faits de la demoiselle, Leonnard la regardait faire, sans rien ajouter, sans énoncer le moindre son. Il n’était pas difficile de remarquer les erreurs d’une débutante, surtout pour un cavalier chevronné comme lui, mais il devait bien avouer que la renarde apprenait vite et bien. Patient, il attendit alors qu’elle demande à son compagnon d’exécuter le trot, chose qu’il fit dès l’ordre donné. Ne pouvant trop se tenir, le chevalier pouvait sentir ses fesses taper contre la selle, chose qui lui était peu agréable. Tout en gagnant un peu en allure, Leonnard put alors sentir la jeune femme le heurter de plein fouet. Le dos de celle-ci entra alors en contact contre son torse, heureusement, l’allure ne permettait pas une collision violente, mais elle avait eu de quoi les rapprocher un peu plus. Affichant un air de plus en plus renfrogner, le blond n’avait pus s’empêcher de soupirer en voyant la posture de son élève. Elle s’était détendue, certes, mais ce n’était pas encore cela et face à sa question, il n’avait pu s’empêcher de réagir de suite, ses mains se posant alors sans vergogne sur ses hanches. Ce geste était pour se tenir, mais aussi, pour mieux se rapprocher et se faire entendre. « Voit comment tu es, et tu le sauras. Tu peux te surélever, mais à part te fatiguer, tu n’y gagneras rien. » Effectuant une légère pression sur la demoiselle, il obligea celle-ci à se rasseoir, avant de continuer son cours. « Tu as encore les jambes trop serrées, c’est pour ça que tes fesses tapent contre la selle. Tu dois vraiment être relâchés, ne mets ta force que dans tes étriers si cela peut te rassurer mais pas ailleurs. »

Doucement, il laissa ses mains glisser pour cette fois se poser sur les reins de la renarde. « Tes reins aussi doivent être souples, tu peux légèrement te cambrer un peu si tu es plus à l’aise, mais tu dois rester souple et naturelle. Fléchis un peu tes bras aussi ça t’aidera à garder un équilibre. » Puis il relâcha doucement ses mains pour maintenir de nouveau la selle et laisser la demoiselle se remettre en pratique d’elle-même. Si elle suivait ses consignes, elle finirait par ne plus se faire ballotter, ou du moins, beaucoup moins, ce qui ne serait pas négligeable. « Il ne faut pas que tu es peur de tomber. C’est en ayant peur que tu tomberas forcément. Il faut que tu fasses confiance à ta monture. C’est ça le secret. Si ton animal et toi avaient confiance en l’un et en l’autre, tu ne pourras que mieux le chevaucher. » Plus jeune, il avait mis du temps à le comprendre. Du moins, il n’arrivait à faire preuve de patience pour cela. La pression de son rang familiale était-elle qu’il ne lui permettait pas de faire la moindre erreur. Le moindre échec. Alors il s’était montré têtu jusqu’au jour, où il avait compris ce qu’il enseigna alors à Astéria. Sentant son dos lui faire mal à cause de sa position, le jeune homme ne se gêna pas à poser à nouveau ses mains sur la taille de la jeune femme, de façon à mieux se tenir et à soulager son dos et ses fesses endoloris. « Dés que tes prêtes, donne des coups francs et répété à Ysir pour le mettre au galop. Mais avant positionne toi. Tes jambes doivent être molles encore une fois, mais attentives, tu dois pouvoir agir peu, mais à savoir agir quand il le faut. Mets-toi droit, l’estomac sortant vers les oreilles. Tes fesses doivent être lourdes, tu mets tout ton poids là ainsi que sur tes étriers, ce qui permettra à ton dos être léger. Ensuite, tu laisses tes mains fixes, mais toujours aussi détendue, prête à donner un ordre le moment venu. Recule-toi doucement, mais pas trop, c’est compris ? » Voulant être sûre que la demoiselle comprenne ses recommandations, Leonnard se rapprocha alors de celle-ci, essayant de se tenir au mieux quand elle lancera la première impulsion du galop.

Hrp:
Je ne sais comment m'excuser d'un tel retard... Je suis profondément désolée... J'ai pas du tout assurée ^ ^""
Leonnard
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le 7/8/2018, 18:30

Bien évidement qu'elle est trop tendu et se retrouve avec les postérieur malmené par la selle. Mais en même temps, elle n'avait qu'à allumer son cerveau pour se dire qu'elle pourrait sur sur-élevé pour éviter tout ceci. Ou tout simplement essayer de suivre les mouvements de la selle. La clé, est d'être en rythme avec son cheval, et de suivre le mouvement. Quelque chose qui n'est pas forcément instinctif pour quelqu'un n'ayant jamais eu l'occasion de monter à dos de bête de cette façon. Assez peu habituée au concept de se laisser guider par quelque chose d'autre qu'elle-même pour avancer, un petit coup de pouce n'était pas un mal. Fort heureusement, son partenaire d'équitation qui bien qu'un peu grognon sur les bords et sans gêne n'était pas mauvais pour autant. Non sans soupirer, la voilà à nouveau assise et ballotter maladroitement, tentant de ne pas glisser bêtement -il l'a tenait de toute façon alors cela rassurait la jeune femme-, mais surtout l'écouter. Essayer de se s'asseoir et de se détendre ? Ah bon, elle était tendu elle ? Bon peut-être un peu, la chute ne lui faisait guère envie il faut dire. Cependant, elle écouta de son mieux les conseil. Agitant alors les jambes pour essayer de les desserrer, et assouplir son dos pour qu'il puisse suivre le balancement de l'animal. On respire Astéria, ça va aller.

Soufflant de façon exagéré pour essayer de se concentrer sur ce qu'il disait, et ce qu'elle faisait en même temps. Elle souffla alors à la personne juste derrière elle qui de toute façon était assez proche pour l'entendre sans qu'elle ai besoin de hurler.

« Ysir est gentil ça va aller. Ça va aller... »

Elle fronce les sourcils. Et agite les bras pour essayer de les détendre et s'assure qu'ils soient le plus bas possible pour ne pas tirer une fois de plus sur le mord sans le vouloir. Heureusement, l'animal se montre plutôt coopératif, parce qu'avec une cavalière comme ça sur le dos c'était pas gagné.

Elle respire, elle reste calme, détendu, ça va aller. De toute façon rien de bien méchant ne peut lui arriver, elle se sentait rassurée et prête à essayer de suivre ses indications pour le faire galoper. L'allure qui fait un peu rêver, c'est jolie, c'est gracieux, ça va vite. Ça ne doit pas être si difficile non ? Du mois, c'est l'impression que ça donne à tout novice et c'est ainsi qu'elle donna alors plusieurs coups de talon après avoir vérifier qu'elle était tout de même bien installé et paré à se tenir comme il faut, du moins l'espérait-elle. Et là.. Misère. Heureusement, si Léonnard utilisait la demoiselle pour se tenir et se faciliter un peu la tâche, la demoiselle l'utilisa visiblement sans vergogne en guise de dossier sur le coup. Lorsque ses épaules ne suivirent pas de suite le mouvement. Heureusement cela l'aida assez pour ne pas bêtement basculer en arrière. Et si la demoiselle ne semblait au début pas des plus assuré et gigotait certainement bien plus qu'il n'était en réalité nécessaire, il lui fallait plusieurs foulé pour finalement avoir trouvé le rythme avec son bassin. Attend elle tenait sur une selle au galop là non ? L'air aux anges la demoiselle lâcha alors avec entrain.

« Hé ! Regarde ! Ça marche ! J'y arrive ! C'est génial ! »

C'était super, elle adorait, le paysage défilait sous ses yeux, le vent fouettait ses cheveux, apportant une brise agréable. Autant le dire la demoiselle qui semblait avoir trouvé son équilibre -peut-être pas aussi droit et parfait qu'on pourrait l'exiger mais c'est déjà pas mal- et profitait durant ses quelques longues seconde de la course de l'animal. Heureusement l'étendu était assez grande pour permettre à l'animal de galoper comme bon lui semble.

Sauf que voilà, entre les fourrée un rocher un rocher camouflé dans l'herbe. Si Astéria ne l'a pas vu depuis le haut de sa monture lancé au galop, Ysir en revanche si. Et même si cela ne lui posa pas le moins problème pour sauter ce petit obstacle, la demoiselle était tout sauf préparé à ça. Et à l'instant même où son poids partit trop en arrière, elle lâcha les rênes pour ne pas tirer le pauvre animal avec elle et se retrouva alors projeté vers le sol en arrière. Sa chute fut amortie par la présence de quelqu'un derrière elle. Et même s'il lui fallut quelques instant pour réaliser ce qu'il venait de se passer, se frottant la tête qui avait heurté l'armure de Leonnard, la demoiselle se redressa légèrement.

« Aie aie aie... Oh merde ! »

Même pas le temps de penser à se relever, elle se retourne vers le cavalier derrière elle qu'elle écrasait.

« Leonnard ça va ? Oh mon dieu j'suis désolée ! C'est ma faute tu t'es pas fait mal j'espère ? »

C'est qu'elle s'en voudrait si elle c'était blessé par sa faute.
Astéria
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le 9/8/2018, 17:58

Donnant ses recommandations à la polymorphe, Leonnard attendit avec patience qu’elle se lance enfin dans la prochaine étape de son apprentissage. Le galop. Bien évidemment, il restait attentif quant à sa position et sa tenue, bien que pour le moment, il décidait de la laisser faire. C’est en faisant qu’on apprenait, bien qu’il ne pût s’empêcher de sentir une certaine tension chez la demoiselle. Tension, qui fut alors exprimé, est-ce qu’elle avait peur ? Soupirant légèrement face à la réaction de son élève, Leonnard leva légèrement sa tête vers le ciel. Comme si tout cela le dépassait un peu, bien que loin d’être mauvais, il rassura alors la laguz. « Bien sûr qu’il est gentil. Il fera attention va. » Bon bien sûr, il la rassura à sa manière, avec son ton nonchalant et peu accueillant, mais c’était déjà un bon début non ? Reprenant le silence pour laisser place à la concentration, Leonnard attendait donc, gardant sa position pour pouvoir se tenir quand son cheval s’élancerait. Quand la renarde donna l’ordre à Ysir de se mettre au galop, le cheval s’activa aussi, prenant tout d’abord une allure lente, avant de s’élancer à vive allure, comme guidée par le vent. Si le cheval lui était à l’aise, son maître lui l’était un peu moins. Utilisé comme un dossier, le jeune homme sentait une attraction l’attirer un peu plus en arrière et quand bien même il se tenait à la demoiselle, il aurait pus tomber à n’importe quel moment. « Arrête de t’agiter et penche-toi en avant si tu n’arrives pas à suivre sa cadence. Ça lui fera prendre de la vite et ça te permettra un meilleur équilibre ! » Elevant sa voix pour se faire entendre, Leonnard fut presque soulager quand la voleuse reprit enfin une position des plus correctes, ne l’écrasant plus vers l’arrière, ce qui lui permit à son tour de reprendre une position stable. « Tu vois quand tu veux. » Bien qu’il ne pût vraiment la voir, le chevalier royal devinait la joie qui devait éclairer le visage de la jeune demoiselle. Celle-ci devait être semblable à celle qu’il avait ressentis en étant petit. Peut-être ressentait-elle aussi ce sentiment de liberté ? De ne faire qu’un avec la monture ? Se relâchant doucement, le jeune homme se surpris à légèrement sourire surtout quand la polymorphe commença à enfin trouver son équilibre. Pour une fille du peuple, elle apprenait vraiment bien, bon beaucoup dirait que ce n’était pas parfait, mais pour un début, c’était plutôt bien.

Plutôt fier d’avoir était un bon professeur, la fierté du chevalier s’envola alors quand il ressentit que son cheval était prêt à sauter, sûrement à cause d’un obstacle qui se dressait sur leur chemin. « Ysir ! Stop ! » Mais c’était trop tard, l’élan avait déjà démarré attirant alors le jeune homme et la demoiselle en arrière vers une chute assurée. Par réflexe, le chevalier attrapa alors la cavalière pour lui éviter de se faire mal, encaissant alors la chute pour deux. Si son dos lui était déjà douloureux quand il eut heurté le sol, la présence d’Astéria au-dessus de lui ne fut pas pour soulager celle-ci. Au contraire et ce fut tout en grimaçant qu’il relâcha enfin la laguz, ouvrant petit à petit les yeux pour reprendre ses esprits. « Disons que j’ai connus des chutes moins douloureuses… » Et son armure n’arrangeait pas son état, car avec le poids de la demoiselle, celle-ci s’était écrasée contre son torse, lui coupant légèrement le souffle, mais rien de bien grave en soit. Tout en essayant de se relever, chaque geste, chaque effort semblait bien douloureux pour le blond qui ne cessait de grimacer. Il avait l’impression d’avoir été écrasée par de nombreux sabot, ce qui était bien désagréable comme sensation il fallait bien l’avouer. « Et toi ça va ? Tu n’es pas blessé ? » Chancelant un peu du fait qu’il était encore un peu sonné, Leonnard reprit petit à petit ses esprits, sifflant alors entre ses doigts pour laisser un sifflement sortir. En entendant le son, son cheval s’approcha alors de ses deux cavaliers, sa tête s’approchant alors de celle de son maître comme pour témoigner de son inquiétude et s’assurer que celui-ci allait bien. « Ça va, je vais bien. » Attrapant les rênes de sa monture, Leonnard l’immobilisa alors de façon à mieux lui caresser le museau pour le rassurer. Puis, il se tourna vers la demoiselle, indiquant les étriers d’un signe de tête, sans vraiment lui demander son avis. « Remonte dessus. On va tenter une autre approche pour que tu te sentes plus en confiance. Tu sais s’il y a une plaine quelques parts ? » Bien que la demoiselle semblât débrouillarde, le chevalier préféra opter pour une meilleure méthode, celle-là même qu’il avait exerçait quand il était un débutant. Cette fois, il ne monterait pas avec elle, mais dans une plaine, il serait plus à même à la surveiller et surtout éviter les rochers qui restait une leçon trop rapide pour une débutante. Chaque chose en son temps.
Leonnard
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le 18/8/2018, 00:18

Astéria était passé de la joie à la surprise en une fraction de seconde. Au moment où elle galopait alors les cheveux au vent et des étoiles dans les yeux à l'instant où elle sentit sous elle les mouvements du cheval qui bougeaient d'une façon totalement... Inattendu. Surtout pour une novice de son genre. Il suffit pourtant de se dresser sur ses étrier, de garder le dos droit et penché vers l'avant pour épouser alors le saut du cheval, et se redresser pour gérer l'atterrissage et se maintenir. Le saut effectué par ce dernier n'avait rien de sensationnel en terme de hauteur, mais voilà Astéria est une débutante totale. C'est la première fois qu'elle mettait ses pieds à l'étier, et si cette dernière semble agile et adroite sur ses deux jambes, il est bien sûr évident qu'elle ne l'est pas tout autant naturellement sur le dos d'un autre animal. C'est imprévisible, ça a une volonté, ça bouge, il faut qu'elle puisse prendre les bonnes habitudes. Et ce ne sont pas là des choses que l'on a naturellement. Du moins pas la première fois. Si l'on pouvait la féliciter d'apprendre relativement vite ce genre de chose, il ne fallait pas demander la lune et il était inévitable pour elle de tomber. Ce n'était pas faute d'avoir eu Leonnard derrière elle qui avait anticipé la chose en hurlant un ordre pour son pauvre animal qui devait se retrouver dans le choix : sauter pour ne pas tomber, ou écouter son cavalier. Pas le choix, il saute.

Les bras du jeune homme se serrèrent d'avantage autours d'elle, amortissant alors quasiment la totalité de sa chute. Une bosse sur la tête, un bleu sur les fesses, et c'est tout, ce qui ne semblait pas être totalement le cas de ce pauvre Leon. Directement elle s'était retournée pour savoir comment il allait. Cela semblait aller. Les oreilles couchées, un peu honteuse et inquiète il faut l'avouer, tirant la moue devant sa réponse qui ne la rassurait pas vraiment. Une fois sur ses deux jambes, elle garda le silence devant lui, comme si elle espérait pouvoir dire quelque chose pour aider mais...Soyons sérieux cinq minutes elle ne pouvait rien faire !

« M-moi ? J'ai rien. J'ai l'habitude de tomber pis... C'est toi qu'à tout pris. Désolée encore ! »

Sa tête se pencha légèrement, comme si elle espérait être discrète pour capter son regard et voir ainsi s'il se portait bien. Mais elle s'arrêta aussi sec, se disant qu'elle était en train d'un peu trop de l'envahir. Elle avait juste son air désolé, qui bien qu'inutile, était sincère. Elle était du genre à tout prendre à la légère, mais la demoiselle se rendait bien compte qu'il l'aidait sans aucune attente de sa part en retour (du moins pas qu'elle sache..?) et qu'en plus il se faisait mal par sa faute.

Reportant son attention sur le cheval qui était revenu aussi sec auprès de son maître qui l'avait appeler, comme pour s'assurer qu'il allait bien, la demoiselle eut un sourire devant cette complicité qui lui échappa. A tel point qu'elle n'avait sur le coup pas répondu à la réponse du jeune homme pour sagement s'exécuter et retourner sans crainte sur le dos de l'animal qui était de toute façon retenu par Leon. Elle posa son regard sur son aîné.

« Je m'en doute bien, mais.. j'aurais jamais pu partir avec ton cheval. C'est trop mignon ! »

Fit-elle en passant ses bras autours de l'encolure de l'animal dans un excès de câlinerie. Au moins, il devait s'estimer heureux et plaindre son pauvre compagnon de savoir qu'il était victime de ce genre d'élan d'affection. Avant de pointer du doigt le haut de la colline. Une petite ferme était visible dessus.

« Derrière y a un endroit qui était un pré avant, mais ça fait plusieurs semaines qu'il est vide et les barrières sont cassées. »

Elle demanda.

« Qu'est-ce qu'on va faire ? »

Oui elle était une élève attentive monsieur ! Si elle était nulle à l'école, il est évident qu'elle était débrouillarde pour toutes les activités physique et attentives aux indications qu'on pouvait lui donner.
Elle passait une bonne journée en fait. Il était cool ce Leonnard !
Astéria
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le 3/9/2018, 22:10

Sous-estimant la nature de Terra, Leonnard ne s’était pas attendus à un tel obstacle en faisant juste un apprentissage à sa nouvelle élève. Ce fut alors dans la douleur qu’il apprit alors son erreur, non sans avoir protégé son élève par instinct. Bien que son corps le lançât et que ses articulations — et surtout le dos — le faisait souffrir, il se relevant non sans mal, s’assurant que la demoiselle n’ait rien avant de l’inviter à monter à nouveau sur sa monture. S’exprimant sur la complicité du jeune homme avec son animal tout en remontant sur la monture, Leonnard n’avait pu s’empêcher d’afficher un sourire amusé face aux remarques de la demoiselle, avant de reprendre son air nonchalant en remarquant qu’elle le câlinait sans aucune gêne. « Je ne vois pas ce qu’il y a de mignon là-dedans, mais bon… Si ça peut te faire plaisir. » Conscient qu’il ne pouvait continuer à faire son éducation en pleine nature, il questionna donc la jeune laguz sur un lieu plus approprié dans le coin. Une plaine ou un endroit calme ferait l’affaire est heureusement pour lui, Astéria connaissait assez le coin pour lui indiquer un point dans le paysage. Au-delà du haut d’une colline semblait se trouver un pré abandonné qui pourrait suffire à l’entraînement de sa petite protégée. Certes, il y avait des barrières, mais au fond, cela ne serait que plus profitable pour lui apprendre à se tenir pendant les sauts de son partenaire à pattes.

« Tu verras une fois qu’on sera sur place. Recule-toi, je vais nous y conduire et tiens-toi bien à moi surtout. »

Attendant qu’elle s’exécute, Leonnard posa un pied à l’étrier pour se soulever et ainsi atterrir à son tour sur la selle de l’animal. S’il y allait à pied, ils risqueraient de perdre du temps inutilement, surtout qu’au vus de son état, il n’était pas vraiment dans de bonne condition pour marcher des kilomètres. S’assurant que la polymorphe se tienne bien, Leonnard ordonna à Ysir d’avancer, attendant quelques secondes avant de lui presser le pas et de rejoindre enfin ce pré qui n’attendait qu’eux. Quand ils furent enfin arrivés sans encombre, le chevalier royal descendit de son perchoir, laissant toute la place et le champ libre à Astéria pour s’installer plus confortablement. Observant pendant quelques instants les lieux, le blond s’avança alors jusqu’à une grande place ou aucun obstacle ne gênerait la progression de la voleuse, sa langue claquant plusieurs fois contre son palais, invitait le cheval à s’avancer pour venir le rejoindre. « Ça ne te paraitra pas palpitant, mais il s’avère que cette zone est un bon environnement pour t’entraîner. Tu vas profiter de la surface pour t’entraîner avec Ysir, que cela soit pour le trot, comme pour le galop ou juste pour ton maintien sur la selle. Pour le moment on va refaire les bases, on profitera sûrement des quelques barrières pour t’apprendre à faire le saut. Mais pour le moment, on va reprendre depuis le début. » Tapotant la croupe de son animal, le cheval s’avançant alors pour reprendre la marche, attendant une réaction de la part de la demoiselle pour être guidée dans ce nouvel environnement. « Je sais que tu as bien compris les bases, mais c’est important que tu t’entraînes pour te sentir plus en confiance sur ta monture. Être seule te permettra d’être plus en phase avec Ysir et de ressentir cette confiance qui se doit d’être mutuelle. N’ai pas peur de faire des erreurs surtout, c’est comme ça qu’on apprend. » Croisant les bras tout en observant la demoiselle d’un œil antipathique, Leonnard se tenait prêt pour réagir aux moindres faux pas d’Astéria. Ce n’était pas pour le plaisir de la critiquer, mais plus pour la reprendre si jamais elle faisait mal une position ou un mouvement. Bien évidemment, il comptait bien lui dire quand le maintiens était bon et quand il était temps de passer la vitesse au-dessus si elle traînait trop, mais pour le moment, il voulait la laisser aller à son rythme de façon à ce qu’elle gagne en assurance.
Leonnard
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le 6/9/2018, 19:25

Si la demoiselle n'avait jusqu'à maintenant jamais eu l'occasion de monter à cheval, ce n'est sur le principe, pas bien compliqué. Tous le monde peu apprendre aisément, tant que l'on n'a pas trop peur pour agir. Et même si la renarde démontrait une certaine appréhension sur le dos de l'animal, comme le ferait n'importe quel débutant assez peu à l'aise, ce n'était pas la peur de se lancer ou de la chute qui l’effrayait. Et n'avait pas eu la moindre hésitation à remonter sur le dos de l'animal, prête à suivre les indications que lui donnerait Leonnard. Mais avant cela, encore fallait-il se rendre à l'endroit indiqué, qui semblait visiblement parfait. Du coup, la demoiselle se recula sur la croupe de l'animal, pour la laisser monter, avant de se serrer alors le plus possible à lui pour s'accrocher, assez peu envie de finir une fois de plus par terre. Cette fois, il n'y aura personne pour l'empêcher de heurter au maximum le sol, et puis... Nan ! Elle ne voulait pas tomber c'est tout ! Et même si la présence de Leonnard l'aidait un minimum à garder la tête haute, il faut l'avouer, elle était crispé derrière lui, trouvant qu'en effet, la place de base du cavalier est bien plus confortable. Et dire qu'elle lui avait infligé ça plus tôt !

Mais plus de peur que de mal, la voilà nouveau sur la selle comme il faut, fixant alors d'un air curieux le jeune homme qui s'était pris pour lubie d'être son professeur d'équitation. Vu comment les choses partaient entre eux, ce n'était pas gagné, mais finalement... Pourquoi refuser ? Autant en profiter, il avait l'air assez gentil et patient -oui oui elle a osé penser qu'il est patient!- pour lui apprendre les bases. Alors, Astéria se décida à montrer qu'elle serait une bonne élève. Fille de campagne certes moins éduquée que lui, mais elle n'était pas ingrate et savait être reconnaissante quand on lui accorder alors du temps. Ignorant alors s'il lui demanderait quelque chose en échange de ce service, même si en vrai, que pourrait-il lui demander.. ? Rien, on est d'accord.

« Bon... D'accord ! J'vais faire comme tu dis ! »

Cette fois elle serait seule avec l'animal, c'était l'occasion de voir comment cela se passait enfin non ? Elle avait déjà eu l'occasion de faire quelques foulées au galop, cela devrait se passer aussi bien. Elle devait juste faire attention à la première foulée... Suivre le mouvement du cheval, écouter tous ses conseils, se détendre. Bon.. !
Comme pour prouver sa bonne foie, elle avait même été jusqu'à réduire alors la taille des étrier, lui permettant de les avoir à une hauteur plus appréciable au vu de sa petite taille à côté de lui, avant d'y glisser ses pieds. Elle se fit bien évidemment reprendre sur sa façon de les enfiler, puisqu'il est préférable de ne pas les enfoncer jusqu'aux talons. Détendit ses bras et donna alors le premier coup de talon pour faire avancer l'animal. Ce dernier se montrant particulièrement docile en la présence de son propriétaire juste à côté qui veillait au grain. Rapidement, la demoiselle passa au trot et même si elle dû suivre ses indications pour se redresser et lever un peu plus ses fesses en rythme, elle semblait arriver à faire le tour de manège improviser sans trop de mal. Le regard concentré vers l'avant, elle se faisait reprendre quand elle regardait trop le sol ou ses main, comme quoi il faut toujours regarder droit devant soit et regarder où l'on va, c'est comme quand on marche mais en plus dur. Enfin, elle tira alors comme il fallait sur les rênes pour le faire tourner, elle pourrait peut-être.. recommencer.. ?

« Là là je peux galoper ? »

Demanda-t-elle tout de même au professeur en question, avant de se mordre la lèvre en signe de concentration, et donner un bref coup de talon, espérant cette fois-ci savoir se tenir.
Et si son dos se montra déstabilisé par la manœuvre, elle resta fermement sur ses étriers. Et finit par trouver son propre rythme. À sa demande, elle se redressa d'avantage, pour se donner plus d'allure. Et là... Elle sourit. Elle semblait contente là haut, les cheveux au vent, à galoper à vive allure dans le champ, tournant autours du jeune homme. Elle eut même l'audace de se redresser sur ses étriers, ayant prit une certaine confiance, pour pouvoir se pencher presque parallèlement à l'encolure de l'animal et ainsi filer d'avantage sur la mer verte qui s'offrait devant elle.

D'un mouvement, elle tourna alors dans la direction de Leonnard, avant de tirer sur les rênes pour lui demander de s'arrêter. Et même s'il faut avouer que cette fin de galop manquait de panache, elle était toujours fièrement assise. Le souffle légèrement court, mais l'air ravie.

« Alors alors c'était bien ? T'en dis quoi ? T'as vu j'ai réussit ! C'est trop bien de galoper ! Oh merci merci Ysir ! »

Elle flattait avec entrain l'encolure de l'animal, et souriait au jeune homme.

« Et merci à ton cavalier ! »

Même si Astéria manquait souvent d'élégance dans tout ce qu'elle entreprenait, elle semblait débrouillarde. Cherchant simplement à réussir sans faire attention à paraître élégante ou soit disant féminine en agissant. Non, elle agissait... Juste de façon naturelle.
Astéria
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le 11/9/2018, 20:11

C’est en faisant qu’en apprends. Cette phrase n’a jamais été aussi véridique que dans l’instant présent. Bien qu’au début, il fût resté derrière pour apprendre à la polymorphe à chevaucher une monture, il était à présent au sol, observant pas à pas la progression de sa nouvelle élève. Bien évidement tout n’était pas parfait et plusieurs fois il dû la reprendre, pour éviter que ses erreurs lui portent préjudice, mais dans l’ensemble, la renarde se débrouillait bien. Merveilleusement bien même. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle règle ses étriers et encore moins qu’elle prenne confiance aussi vite. Elle semblait plus à l’écoute de ses recommandations et conseil, semblait plus à l’aise aussi, gagnant en maintiens et en gestuelle souple. Quand elle le questionna concernant la suite de son apprentissage, le jeune homme lui adressa un bref regard, haussant les épaules tout en répondant d’un ton qui se voulait désinvolte. « Si tu te sens prête va y. » Puis un air concentré sur le visage, la renarde ne se fit pas prier pour lancer son tout premier galop en solo, galérant un peu au début, pour enfin prendre ses repères et apprécier la sensation de vitesse qui lui soulevait ses beaux cheveux noirs de jais. En la voyant aussi heureuse sur sa monture, Leonnard se surprit à légèrement sourire à son tour, comme si cette expression était contagieuse. Elle semblait si radieuse, si libre. En la voyant ainsi, le chevalier se remémora subitement la première fois qu’il avait galopé sur le dos d’Ysir quand il était jeune. Il avait aimé cette sensation de vitesse, de communion avec son animal, mais aussi cette bouffée d’air, de liberté avec cette impression d’être invincible, que rien ne pouvait lui arriver. Il ne savait pas si la demoiselle le ressentait tout aussitôt fortement que lui à l’époque, mais la nostalgie dansait dans son regard à ce moment.

Reprenant contenance, tout en se poussant légèrement sur le côté quand il vit la demoiselle s’approcher de sa personne, Leonnard leva avec douceur sa main pour venir caresser le museau de son cheval, non sans retenir un sourire amusé face à la réaction de sa jeune élève. Qui était quand même visible à cause de son coin de lèvre qui le trahissait légèrement. « J’en dis que tu te débrouilles bien… Pour une novice j’entends. » Il n’allait quand même pas lui lancer des fleurs, bien qu’il dût reconnaître qu’elle se débrouillait vraiment très bien pour quelqu’un qui n’avait jamais fait de cheval. Même mieux que certaines personnes qu’il avait pus voir à l’œuvre. « Tu devrais remercier tes efforts. Beaucoup n’écoutent pas toujours leur ainé tout comme beaucoup ne se lie pas avec leur monture au premier chevauchement. Certes Ysir t’accepte plus facilement vus que je t’ai permis de le monter, mais il ne t’aurait pas senti, il ne se serait pas montré si coopératif. » Il se rappelait de ses débuts avec son animal qui était assez chaotique. Lui qui ne cherchait qu’à attirer l’attention de son père et à devenir le meilleur, avait finis par se faire détester d’Ysir qui se déchaînait pour ne plus se faire monter par ce jeune con arrogant. Il avait fallu beaucoup de remise en cause et beaucoup de patience pour retrouver la confiance et la complicité qu’il avait perdue auprès de son partenaire. Aujourd’hui, tout cela lui semblait lointain, mais cette étape de sa vie avait été une belle leçon pour lui apprendre à mieux traiter sa bête et à obtenir un lien plus fort avec celui-ci. « Tu te sens prête pour attaquer le saut ? » Observant la réaction de la demoiselle pour connaître sa réponse, le jeune homme leva alors la main pour l’inviter à descendre du dos de son ami. De façon à lui expliquer avant de la laisser faire par elle-même. « Si je rentre dans les détails ça reste d’être compliqué, mais si je veux que tu adoptes la bonne position, il va falloir que je t’explique, donc écoute bien. » S’assurant qu’il avait toute son attention, le chevalier continua alors, pour se lancer alors dans les explications. « Le saut se construit en cinq étapes. L’abord, l’engagement, le saut, la réception et le mouvement après saut. Dans chacune de ses phases tu vas devoir adopter le bon maintien, mais le plus important c’est de suivre les mouvements de l’animal comme si tu n’étais que la continuité de son corps. » Bien qu’il sût que la polymorphe n’était pas bête, il marqua quand même des pauses de façon à ne pas l’assommer. Et comme parfois la théorie n’est pas des plus efficaces, il s’avança vers son cheval pour prendre place sur la selle, commençant à se positionner pour montrer plus en détail ses recommandations. « Tout d’abord, tu vas devoir, t’installer à demi sur ta selle, ni trop proche du pommeau, ni trop sur l’arrière. Quand il va s’approcher de l’obstacle, tu suis bien son mouvement, tu verras qu’à ce moment il va arquer le dos et baisser l’encolure. C’est à ce moment-là que tu vas te rapprocher de ton pommeau et relâcher petit à petit les rênes pour ne pas le freiner dans son élan. Quand il va sauter, c’est là que tu devras avancer le haut de ton corps et tes mains pour donner de la souplesse à ton cheval et accompagner son élan. Tu te penches quoi. Quand il va se réceptionner, tu vas te relever progressivement toi aussi tout en reprenant aussitôt ta position sur la selle. Sinon c’est à ce moment-là que tu peux tomber. Et ensuite, tu n’as plus qu’à laisser le cheval reprendre sa position. Je vais te faire une démonstration. »

Faisant claquer sa langue tout en donnant un coup de talon à Ysir pour le faire avancer Leonnard le guida jusqu’à un point du fameux manège pour qu’il puisse prendre l’élan nécessaire pour sauter au-dessus de la barrière face à eux. Quand il se sentis prêt le chevalier donna l’ordre à son animal de s’élancer, celui-ci obéissant aussitôt sans se faire prier. Le jeune homme semblait comme la continuité du corps de l’animal, suivant le moindre de ses efforts, le moins frémissement de muscle qui se dégageait de l’animal. Fidèle à ses explications, Leonnard se pencha tout en donnant du leste aux rênes quand l’animal s’élança, avant de reprendre sa position initiale quand le cheval se réceptionna. Maintenant que la démonstration était terminée, le duo se rapprocha sans attendre de la renarde, le blond retrouvant le sol de ses deux jambes. « Tu as des questions ? » Bizarrement, il se doutait que la jeune femme avait comprit ce petit cours, mais au cas où, il voulait s’assurer qu’elle avait bien compris les étapes, avant de se lancer à son tour.
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le 19/9/2018, 19:01

Même s'il n'avait fait que la complimenter à sa façon, c'est à dire.. en minimisant au maximum ce dernier, la demoiselle le prit avec un énorme sourire. Si un chevalier lui disait qu'elle se débrouillait pas trop mal, même pour la grosse débutante qu'elle était, c'est que c'était forcément bien ! Serait-elle alors une des rare polymorphe à savoir monter à cheval à l'avenir ? Elle espérait bien. Quand bien même cette association était souvent vu bizarrement. Un animal sur le dos d'un autre animal ? C'est souvent ainsi que les humains peuvent voir les choses. Et les polymorphe sont de façon général très rapide et endurant en usant de leurs pattes animal, Astéria était certainement capable de semer un cheval sur une courte distance, pour mieux se cacher, sa petite taille et souplesse l'avantageant, alors que l'autre serait alors bien plus efficace sur une longue distance. Mais Astéria venait d'apprécier plus encore cette idée de monter à cheval. En dehors de l'allure que dégage les cavaliers en général, elle avait trouvé la sensation là haut juste fantastique !

De ce fait, les explications, conseils et même reproches que pouvait lui donner Leonnard, c'était avec une certaine impatiente qu'elle les suivait. Fier d'avoir réussit alors à galoper alors sur de longues foulée par elle-même et sans donner l'impression qu'elle allait tomber à chaque pas. Si ce n'est pas grand chose, ni même bien compliqué sur le fond, il faut l'avouer, la première fois où l'ont réussit à galoper comme il faut, c'est quelque chose d'extrêmement satisfaisant. Leonnard devait parfaitement le savoir, même si devant la jeune femme, il n'en montrait rien, du moins, elle ne l'avait pas remarqué. Regardant alternativement le jeune homme et l'animal qu'elle montait, elle ne pût s'empêcher de flatter l'encolure de l'animal, ce dernier semblait l'accepter comme le soulignait son propriétaire, de quoi faire gonfler le cœur de la jeune renarde. C'est une fille gentille et très affectueuse, que cela soit avec les humanoïdes que les animaux. Elle les adores, et cela se voit. Parfaitement du genre à s'interposer pour défendre un ami à quatre pattes dans la panade, Ysir devait se sentir parfaitement serein avec elle. Peut-être était-elle un peu trop bruyante, ou le montait-elle pas assez bien, mais elle n'était que pleine d'affection et de bonnes attention.

« Vraiment ? Il est adorable ! Tu mérites toutes les pommes du pommiers là-bas. »

Affirma-t-elle avec un sourire un peu enfantin certes, mais mignon. Avant de fixer à nouveau avec intérêt son cavalier qui lui proposa alors de passer au saut. C'est un peu impressionnant dit comme ça, mais ce n'est pas ça qui allait la faire reculer, alors elle secoua la tête de haut en bas avec énergie. Glissant alors jusqu'au sol avec souplesse pour se planter devant lui. Si elle semblait être un peu trop concentrer pour l'écouter lui et ses explications, la jeune femme ne montra pas un seul instant un signe de lassitude. Certainement la pratique et l'exemple sont là les choses qui lui parlent le mieux, mais elle tentait alors d'imaginer ce qu'il lui expliquait. Hmmm... D'accord.. !

Suivant le chevalier du regard lorsqu'il retrouva sa place sur l'animal, Astéria recula légèrement pour lui laisser la place d'agir et de lui montrer. Essayant de ne pas s'attarder plus que cela sur l'admiration qu'elle lui portait lorsqu'elle le regardait monter Ysir avec tant de prestige et assurance. Clignant des yeux, elle se reprit. Cela ne semblait pas bien dur, mais c'est une étape à ne pas prendre à la légère. Serrant les poing déterminée à faire de son mieux, elle hocha à nouveau la tête.

« Je... Je crois que j'ai compris ! Faut essayer, je veux essayer ! »

Avait-elle ajouté avec entrain.
Attendant tout de même une affirmation -que ce soit par un regard, une parole, ou même un geste- du jeune homme pour retrouver sa place sur la selle. Remettant les étriers comme il faut, elle tourna alors Ysir dans la direction de la barrière, et la fixa alors avec détermination, non sans éprouver une légère appréhension. Pas la peine de réfléchir

« … Ok. »

Une pression sur le flanc, assez forte pour le faire partir au galop. De toute façon, Yris avait parfaitement compris ce qu'il devait faire sans même qu'on le lui demande réellement. Les quelques foulées permettant à l'animal de prendre un élan confortable, permirent alors à Astéria de se redresser comme il faut sans être ballotter. Une foulée. Deux foulées. Trois. La voilà devant l'obstacle. Le mouvement de l'animal sous elle était surprenant, surtout pour une novice, cependant, elle se hâta de faire comme il le lui avait indiqué et montré, et se pencha alors pour suivre alors le mouvement, ses jambes sur-élevant assez ses fesses de la selle pour rester en équilibre. Tout se passa parfaitement bien, jusqu'à ce qu'il redescende et donc se redressa. Si elle avait entamé alors le mouvement pour se redresser, certainement s'était-elle fait surprendre d'une façon ou d'une autre, puisqu'elle se retrouva alors bien trop penchée vers l'avant, menaçant de passer par dessus l'encolure de l'animal et de bêtement glisser jusqu'au sol.

Ysir eut alors la réaction o'combien agréable de ne pas pencher la tête en sentant le poids de la renarde sur son encolure, au contraire, il ralentit immédiatement l'allure tout en la gardant alors bien droite, permettant à la demoiselle de se redresser. Les oreilles couchées vers l'arrière, se sentant ridicule sur l'instant, elle se remit sur sa selle, remettant en arrière des mèches rebelles lui étant tombés sur le visage.

« Outch. Ah.. Aaaah ! Non ! Désolée Ysir ! Ma faute. Je. On recommence allez, pour retrouver ton maître au moins avec un minimum de panache ! »

Un peu ? Mouais... Mais loin de se décourager malgré la coupure qu'elle avait ressentit dans le souffle, tant par le léger choc que par la peur de l'instant. Elle se redressa, non sans adresser un regard à l'animal quel était en train de monter.

« Je peux le faire. »

Et elle recommença, reprenant alors immédiatement la route de l'obstacle qu'elle venait de sauter au lieux de le contourner pour rejoindre Leonnard. Et cette fois-ci, elle le passa. Loin d'avoir l'élégance que le chevalier, de façon maladroite, voir même donnant l'impression d'avoir un équilibre précaire, elle resta cependant sur la selle, sans se réceptionner sur Ysir d'une façon ou d'une autre. Retrouvant alors sa position en face de Leon, après cet instant qui n'avait pourtant pas duré bien longtemps, mais elle avait l'impression de revenir de loin -pourtant t'étais au bout du champ Astéria, tout au plus-.

« … C'est.. Heu... J'ai un peu réussit ? »

Finit-elle par dire, sans grande conviction. D'un air de dire : hé t'as vu je l'ai quand même passé ! Et sans faire un coucou au sol ! … C'est au moins ça. Elle ne lésinait pas sur les efforts au moins. Elle semblait contente.
Astéria
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le 28/9/2018, 00:54

Si la demoiselle avait bien compris les bases, notamment pour le trot et le galop, il était temps de lui apprendre une tout autre base, le saut. Se lançant donc dans des explications pour apprendre la position et la tenue que doit adapter un cavalier, Leonnard avait agrémenté sa leçon d’une démonstration, laissant alors ses pieds retrouver le sol quand il eut terminé sa pratique. Face à l’engouement de la renarde, le chevalier resta de marbre, ne tendant que les rênes pour indiquer à la jeune polymorphe qu’elle pouvait commencer dès maintenant son apprentissage. S’éloignant d’elle pour ne pas la gêner pendant sa montée, le blondinet resta alors à sa position initiale, les bras croisés, observant alors son élève qui allait exécuter son premier saut. Intérieurement, il était aussi excité que curieux de voir comment celle-ci allait se débrouiller. Allait-elle réussir du premier coup ? Flancher ? Tomber pendant la manœuvre ? Si jusqu’ici elle s’était débrouillée avec brio, le jeune homme ne s’inquiétait pas vraiment pour elle. Elle semblait avoir compris ses explications, et même désireuse de vouloir y arriver, bien qu’il sentît qu’elle ne semblait pas parfaitement à l’aise. Ce qui était tout à fait légitime. S’élançant alors, la jeune femme galopa en direction de l’obstacle, son corps essayant de suivre la démarche qu’il fallait effectuer tout le long de ce cheminement. Mais au moment où, Ysir se redressa, la renarde fit une erreur qui manqua de la faire basculer vers le sol, se rattrapant alors de justesse à l’encolure pour lui éviter toute chute. Heureusement qu’ysir était un cheval intelligent, sûrement que la voleuse se serait faite mal de tomber ainsi en plein saut. Bien qu’il voulût lui expliquer l’erreur de son jugement, Leonnard se tut en voyant la jeune femme en pleine réflexion. Avait-elle compris d’elle-même ?

Scellant ses lèvres, le chevalier ne bougea pas d’un iota, continuant d’observer ses faits et gestes, jusqu’à assister à la réussite de son élève. Bien sûr, ce n’était pas parfait et elle devait de nouveau travailler son maintien, mais au moins, elle avait réussi. « Ne soit pas aussi surprise. Je te conseille de recommencer trois ou quatre fois, histoire que tu prennes le coup et que tu te sentes plus à l’aise. Après cela, il faudra accorder une pause à Ysir. » Parce que le pauvre, entre le voyage et cet entraînement improvisé, il devait quelques peu éreinté. Mais il était un cheval robuste et Leonnard savait qu’il pouvait encore tenir un peu. Quand la renarde eut fini de s’entraîner et d’enfin se sentir plus à l’aise, le chevalier s’approcha alors, invitant celle-ci à descendre de son animal pour mieux empoigner les rênes et diriger le cheval vers le fameux pommier dont elle avait évoqué la présence un peu plus tôt. Enlevant la bride pour enfin libérer la mâchoire de son compagnon, le blondinet présenta alors une pomme à celui-ci, qu’il dévora aussitôt, profitant d’avoir enfin sa main de libre pour caresser le museau de sa monture, se tournant alors vers la polymorphe d’un air peu engageant. « Tu devrais lui en offrir une. Ne serait-ce que pour le remercier pour sa performance. » Laissant la place à la jeune Astéria, le chevalier s’adossa alors contre le tronc de l’arbre, détaillant alors la relation que la renarde commencer à entretenir avec son propre compagnon. « Alors t’es impression ? Tu te trouves plus chevaleresque maintenant que tu sais monter à cheval ? » Oui, il était quelques peu moqueur et taquin pour le coup, mais au fond, rien de bien méchant. Après tout, c’était elle qui avait évoqué ses histoires en guise d’explication pour sa lubie.
Leonnard
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le 17/10/2018, 22:33

Fière de sa prestation, la renarde avait retrouvé alors son professeur d'équitation improvisé, non sans exprimer une certaine joie quant à la réussite de ce saut. Ce n'est certes pas grand chose, et il n'est en réalité pas bien difficile de s'en sortir à dos de cheval. Mais que voulez-vous. Il faut avouer que sauter ainsi donnait une certaine allure, de quoi gonfler l’orgueil de la jeune renarde qui regarde les cavaliers avec un mélanger d'envie et d'admiration. Le sourire aux lèvres, le renarde semblait plutôt bien prendre les paroles du du jeune blond, c'était un peu comme un compliment disons. Elle avait réussit c'est le principale, elle hocha alors avec énergie la tête pour écouter sa demande et du coup talonner alors l'animal pour retourner sur son obstacle improvisé.

« Ok Ysir. Encore quelques essaies et après c'est finit ! On va refaire aussi bien. »

Affirma-t-elle, ayant visiblement beaucoup de plaisir à parler avec l'animal. Quand bien même celui-ci ne lui répondait bien évidement pas. Pourtant, elle semblait plutôt bien en phase avec lui. Elle était débutante, et de ce fait quelque peu maladroite dans les ordres qu'elle donnait à l'étalon, tout autant qu'elle l'était dans son équilibre qui la rendait assez peu élégante mais certainement juste passable. Pourtant, Ysir ne démontra pas une seule fois une envie de la contredire, au contraire, il semblait parfaitement savoir ce qu'il devait faire et agir comme il le fallait pour faciliter la tâche de sa cavalière sur le dos. L'animal était intelligent, et particulièrement bien dressé. Assez peu étonnant pour un cheval de chevalier royal certainement, mais ça, Astéria l'ignorait. C'est presque à se demander si ce n'était pas le cheval qui surveillait Astéria presque. En exagérant un peu cela s'entend. Mais au bout de quatre aller retour à s'entraîne à tenir toujours d'avantage son dos. La demoiselle semblait avoir réussit au moins plusieurs fois de suite sans menacer de tomber à chaque fois. Le souffle court, Astéria poussa alors au pas Ysir à retourner auprès de son propriétaire qui l’accueillit comme il se doit. Attrapant sa main pour descendre avec agilité, trouvant alors la transition entre la selle et le sol assez déroutant pour une non initié et le suivre alors presque sagement jusqu'au pommier qui se trouvait non loin du champ qu'ils avaient emprunter. L'environnement était calme et propice au repos en réalité. Seul le cours d'eau et le champ des oiseaux environnant perturbait le calme de la campagne de Terra.

Les oreilles redressées vers les branches, la demoiselle sauta avec agilité pour en attraper une qu'elle jugeait assez jolie et donc bonne. Pour prendre la place de Leonnard aux côté de l'animal, tandis que ce dernier prit place contre le tronc de l'arbre pour s'y adosser.

« Mais j'y comptais bien ! C'est qu'il a été gentil. Hein ? C'est qui le plus gentil ? C'est toiii. Et c'est toi le plus beau aussi, tiens ! »

Fit-elle alors en tendant la pomme à son nouvel ami. Ne se gênant par pour lui caresser la joue et lui remettre la crinière en place, l'air aux anges, et surtout admirative pour ce compagnon à quatre pattes. Ce n'est qu'à la question du jeune blond qu'elle en détourna la tête pour le regarder et finalement laisser un peu le cheval tranquille pour qu'il puisse se reposer.

« C'est une princesse que je serais plus tard ! » Commença-t-elle par affirmer sur un ton qui sonnait comme de l'auto-dérision mais une certaine autorité. « Je sais pas trop, c'est pas souvent qu'un renard monte sur le dos d'un cheval. Mais franchement, c'était cool ! J'ai envie de recommencer ! »

Affirma-t-elle en se plantant alors devant lui, les mains croisés dans son dos. Finalement elle pencha légèrement la tête, l'air songeuse, comme si une question lui brûlait la lèvre.


« En vrai merci Leon ! Mais... Tu attendais quelque chose en échange de ce cours improvisé ? Pourquoi tu as accepté de me faire cette faveur ? Je me doute que je n'ai pas grand chose qui puisse t'intéresser. Mais ce n'est pas le genre de réaction que j'ai l'habitude d'avoir après... eh bien.. une tentative de vol. »


Remettant ses cheveux derrières les oreilles, Astéria semblait pour une fois assez honteuse. Si elle savait très bien que le vol c'est mal, elle n'avait pas vraiment peur de le faire habituellement. Mais Leonnard était gentil et lui avait fait une faveur non négligeable. Il venait de gagner l'immunité à ses yeux ! Même si... En réalité elle doutait le revoir. D'où vient-il d'ailleurs ?

« Tu allais où à l'origine si c'est pas indiscret ? »

C'est pas qu'ils sont paumé dans Terra mais... Si quand même un peu.
Astéria
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le 29/10/2018, 00:43

Laissant la jeune femme réitérer l’expérience du saut, ce fut après quatre essais que les leçons se finirent enfin pour le cheval, qui se vit enfin accorder le privilège d’une pause mérité. Offrir une pomme à son ami de toujours, Leonnard invita la renarde à faire de même, non sans s’éloigner pour lui laisser l’occasion de féliciter comme il se doit son compagnon. Regardant la scène avec nonchalance, le jeune homme n’avait pu s’empêcher de lancer un regard compatissant à son animal. Le pauvre été traité comme un chien qu’on flattait, du moins c’était ainsi que le chevalier royal voyait la scène. Intérieurement, il se trouvait bien chanceux de ne pas être à la place d’Ysir, qui d’ailleurs ne semblait pas trouver désagréable qu’on lui donne une pomme juteuse et des caresses. Profitant d’être adossé contre le pommier, Leonnard adressa à nouveau la parole à la jeune Astéria, mais cette fois, pour lui demander son avis concernant son expérience d’aujourd’hui. Chose à laquelle la polymorphe lui répondit avec entrain, non sans une forme d’autorité concernant son rêve enfantin. C’est vrai qu’elle rêvait d’être une princesse. Face à cette phrase, le blond n’avait pu s’empêcher de sourire, sourire qu’il estompa aussitôt pour reprendre de son sérieux quand au reste des paroles de la demoiselle. « Si ça t’a plu c’est l’essentiel. » Croisant ses bras contre son torse, l’épéiste tourna doucement son regard vers l’horizon, observant alors le paysage qui se dessinait devant lui. Il n’avait pas trop l’occasion d’aller sur les terres de Terra, mais à chaque fois qu’il y foulait le pied, il restait scotcher devant la beauté de sa flore fleurissante.

Ses vastes plaines, ses forêts luxuriantes, ses courts d’eau, ses denrées sauvages à l’allure appétissante. La verdure contrastait bien avec le bleu du ciel, ce qui rendait ses paysages plus magnifiques encore. Sentant un regard sur lui, Leonnard tourna alors la tête vers la renarde qui semblait le fixer d’un air mignon, ce qui l’intriguait légèrement, il fallait bien avouer. Dans son regard d’or, il pouvait entrevoir que la jeune femme était pensive et que des questions sans réponse la titillait grandement. Attends patiemment que la polymorphe se décide, le chevalier royal, écouta une à une de ses réflexions, tout en détournant à nouveau le regard vers le paysage, donnant sûrement l’impression qu’il ne l’écoutait pas. Pourtant, elle avait toute son attention et face à ses interrogations, Leonnard devait bien confesser qu’il n’en savait pas plus qu’elle. Pourquoi il avait fait ça ? Est-ce qu’il voulait quelques choses ? Est-ce que c’était par bonté d’âme ? Ou tout simplement ? « Par caprice. » Son regard sanguin semblait perdu au loin dans l’horizon, comme s’il était absent. Oui, c’était sûrement par caprice qu’il avait aidée la jeune demoiselle. Par caprice envers le destin, envers ceux qui rabaissait les rêves d’uns, et peut-être même un peu par vengeance, pour prouver au monde que rien n’est impossible. « Je n’attends rien de toi. Et de toute façon qu’est-ce que tu voudrais que je te demande ? De l’argent ? Je doute que tu en es sur toi et ça ne m’intéresse pas. De te racheter une bonne conduite ? J’aurais beau te faire la morale, ça te passera au-dessus n’est-ce pas ? Donc, pour te répondre avec sincérité, ce n’est que par caprice. Désolée si la raison ne te parait pas chevaleresque, mais je ne mentirais pas pour tes beaux yeux. »

Cette fois, il se tourna vers la renarde, son air peu aimable trônant à nouveau sur son dur visage. Oui, il était un homme bourru surtout dans sa façon de parler, mais il était aussi réaliste. Bien qu’un peu de tact n’aurait pas tué loin de là. Surtout face à une demoiselle qui se sentait légèrement honteuse face à sa profession. Quand Astéria se mit à le questionner sur sa destination, le jeune homme soupira légèrement, sa tête se collant contre l’arbre. Devait-elle vraiment le savoir ? Elle qui était considérée comme une indésirable dans son pays, pour ne pas dire une ennemi ? Pendant quelques secondes, il laissa le silence s’installer, ses lèvres restants scellées pendant tout ce temps, avant de les ouvrir sans la moindre once d’hésitation. « À Istus, dans mon pays d’origine. J’étais en route pour rejoindre Cerulis. » Allait-elle prendre peur ? Paniquer à l’idée d’être face à ce qu’on nomme un tyran ailleurs ? Après tout, elle aurait bien raison. C’est à Istus que les Laguz, tout comme Polymorphe voit la mort de près, tout comme leur liberté perdue pour les plus chanceux. « Et toi ? Je suppose que Terra est ta terre natale ? Ça ne dérange pas ta famille de te laisser ainsi vagabonder ? » Non pas qu’elle était trop jeune, mais elle ne semblait pas non plus assez vieille pour faire autant de route loin des petits villages de Terra. Est-ce qu’elle faisait partie d’une famille de voleur d’ailleurs ? Parce qu’avec une telle activité, ce n’était pas sûr que des parents laisse passer cela. Sauf s’ils étaient aussi peu aimant que les siens. Ce qui expliquerait cela.
Leonnard
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le 3/11/2018, 14:37

Le souffle retombée, maintenant que son cours d'équitation improvisé était terminé, la tentions de la demoiselle pouvait redescendre et lui permettre de réfléchir un peu plus aisément. Maintenant qu'elle n'était plus préoccupé parce qu'elle devait faire, il est vrai qu'une question tout à fait légitime lui vint alors à l'esprit. Pourquoi avait-il fait ça ? La raison ne semblait pas logique, peut importe ce qu'il lui répondrait. Et sur le principe, on pourrait très bien se dire qu'elle n'avait pas besoin de le savoir. Elle allait bien, elle était dehors libre de faire ce qu'elle voulait. Et il ne lui faisait vraisemblablement pas le moindre chantage. Donc tout va bien ? Moui. Cela ne lui avait pas empêché au final de poser la question. Et la réponse ne se fit pas tellement attendre, même si elle s'était demandé durant un instant s'il l'avait réellement écouté. Ayant songé brièvement que peut-être désirait-il être laissé tranquille et disparaisse tout simplement maintenant qu'ils en avaient terminés. Mais non. Et au final, la jeune Kitsune ne ne pu que hausser les sourcils devant cette réponse des plus courte et clair. Vraiment ? Par caprice ? De quoi ? Si elle se posa la question, Astéria se garda bien de la poser, ayant pour une fois conscience qu'elle risquerait de s'aventurer sur un terrain qui ne la regardait en rien, la vie de cet étranger après tout ne la concernait pas. C'était bien sûr sans compter quelques ajouts sur la non capacité de la demoiselle à lui rendre la pareil d'une façon ou d'une autre, ce à quoi elle eut un sourire malicieux en guise de réaction. Bien sûr que ce n'était pas pour elle qu'il faisait ça. Bien sûr qu'il ne pourrait pas la changer en lui faisant la moral comme bien d'autres. Et bien sûr qu'il avait certainement bien plus qu'elle ne pourrait jamais posséder.

« Drôle de raison quand même. Mais je ne vais pas m'en plaindre ! »

Affirma-t-elle avec entrain. Ayant visiblement bien du mal à cacher son amusement, mais surtout la joie de ce cadeau indirect qu'elle acceptait avec grand plaisir. Pourquoi cracher dessus de toute façon ? C'est lui qui voyait après tout, il n'était obligé en rien.

Ne perdant visiblement pas de sa joie naturelle malgré l'air de son aîné blond, elle espérait au moins en savoir un peu plus sur lui. D'où il venait. Par curiosité comme ça, sans raison réelle. N'insistant pas s'il refusait de lui répondre, et c'est ce qu'elle pensait ajouter devant son silence avant de se faire couper dans son élan. On ne va pas le cacher, le cœur de la jeune femme fit un bon de trop dans sa poitrine en entendant parler d'Istus. Une part d'elle-même était terriblement curieuse de cet endroit qu'elle ne pourrait jamais visiter, autant qu'elle semblait quelque peu inquiète malgré tout. Et surprise même je dirais. Avant de se concentrer pour calmer son souffle qui s'était fait soudainement plus court. Pourquoi craindre soudainement ce nom ? Cet endroit ? Comme on le lui avait si souvent tanné des dangers que cela représentait sans même en avoir fait l'expérience. C'était stupide... Et puis.  Il ne lui avait pas fait le moindre mal, était-ce donc bien la preuve qu'il ne faut pas juger une personne pars son origine mais parce qu'elle est ? Il est mal aimable certes, mais cela ne l'offusquait pas plus que ça.

« Je vois... Cela rend ta raison encore plus étrange. Sauf si c'est par esprit de contradiction avec les.. mœurs de ta nation... »

Elle avait voulu paraître la plus sereine possible, voir même un peu sur un ton plaisantin sur l'instant,mais il faut avouer qu'on pouvait y déceler une certaine crainte dans ses parole. Comme si c'était devenu une normalité pour quelqu'un comme elle de craindre ça. Ancré en elle, comme un instinct. Son regard se détourna du jeune homme pour regarder alors le ciel, puis enfin la verdure qui s'étendait devant elle, les mains derrières son dos, elle semblait un peu plus sage par rapport à tout à l'heure.

« Je suis née à Terra comme tu peux t'en douter oui. Mais je vis à Trithereon en réalité. Je vagabonde assez aisément entre les deux pays, même si je reviens bien moins souvent sur mes terres d'origine. Ils sont souvent inquiets quand je m'en vais plusieurs jours mais c'est de famille je crois. On a toujours aimé voyager par soit-même. »

Pourquoi raconter ça ? Il devait se ficher des détails. Certainement avait-il posé la question par simple politesse en guise de retour. Se grattant la joue l'air embarrassée, la renarde se racla la gorge.

« C'est le hasard total qui m'a fait croisé ta route, je ne vis pas dans le coin. J'suis quand même désolée de t'avoir retardé dans ton voyage toi et ta monture. Mais... » Son ton c'était fait soudainement plus doux.
« Merci ! Je n'oublierai pas cette leçon je compte bien pouvoir utiliser un jour ce que tu m'as appris ! »


Avait-elle affirmé. Elle n'était pas ingrate et savait qu'elle lui devait au minimum des remerciements. Mais il n'était qu'un voyageur rencontré par le fruit du hasard, et était certaine qu'elle ne croiserait plus jamais sa route. On ne peut briser les probabilité... N'est-ce pas ?~
Astéria
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