"Nous te louons, Istus" [PV : Celica]

le 22/2/2018, 22:23

Il faisait frais aujourd’hui... Frais... On pouvait même dire qu’il faisait froid. On pouvait voir les gens emmitouflé le plus possible pour ne pas attraper froid... Il ne faisait pas froid au point que l’eau gèle, même s’il y avait eu pendant la nuit quelques plaques de verglas, nous restions dans un temps tempéré, où le froid ne tombait pas dans les températures glaciales... Mais cela ne voulait pas dire pour autant que le climat tempéré empêchait que parfois... Il fasse froid ! C’était ainsi, le temps parfois était frisquet, et c’était ainsi. Donc, tout le monde sortait écharpe, manteau et gants, on se couvrait, et quand c’était possible, et bien on évitait de sortir, histoire de rester bien à l’abri, tant que le temps ne soit pas trop dangereux, et qu’ainsi, on ne choppe pas une bonne maladie ! Après, pour l’anecdote, on ne choppe pas de maladie par le froid, mais je pense que vous savez, ça affaiblit le corps et donc... Quoi ? Retournons au RP ? Oui mon général !

Lucrèce dut se rattraper à une colonne pour ne pas tomber. Les marches du magnifique temple d’Istus avait eu le droit à ses quelques plaques de verglas... Les habitants de Cerulis, qui allaient au temple, saluèrent chaleureusement la chef de la Police. Sans être au point de la famille royale, ou quelques autres personnages, Lucrèce était plutôt connue des habitants de la ville, et le froid n’avait pas changée son look. Elle était toujours armée de son fidèle katana, et avait une tenue noir assez menaçante, et surtout d’une sobriété à toute épreuve. Son chapeau, la chose qu’on pouvait le mieux reconnaître chez elle, ce kepi qui ne se retirait presque jamais de sa tête, était bien présent, faisant que ses oreilles étaient légèrement rouges, comme son nez, à cause du froid... Et ouais, elle n’avait pas suffisamment protéger son visage, avant de sortir ce matin, la policière !

Le temple d’Istus resplendissait littéralement, de ses magnifiques colonnes sans fin, que cela soit par leur nombre, par leur taille, par leur diamètre, ou par leur blancheur. Un ensemble architecturale de fou, un résultat aux dimensions démesurés, un résultat qui était digne de la déesse d’Istus. Tout était en ordre et disposé, respectant les règles de stéréotomie les plus complexes, offrant une blancheur immaculé, que cela soit par ses magnifiques fleurs qui venaient décorer, et qui ne semblait pas craindre le fait que le froid avait décidé de s’installer, bien qu’il restait relativement doux, surtout si des gens de Pallas décidaient de venir ici. Les colonnes blanches offraient leur grandeur à tous, et ainsi, montrait la grandeur, l’ordre et la droiture de l’être humain. Beaucoup d’architectes avaient comparés la colonne au corps humain... Istus montrait ainsi que droit, l’homme était grand.

Le temple de la déesse, Istus, était un lieu où tous pouvaient venir, donc, souvent, Lucrèce aimait envoyer des hommes faire quelques surveillances, pour être sûr que tout se passe bien. Déjà, qu’aucun curieux n’ait envie de tenter d’entrer là où l’accès était interdit aux profanes, là où seuls les prétresses d’Istus pouvait entrer... Bref, au cas où, surveiller que tout se passe bien. Commettre des délits étaient impardonnables aux yeux de Lucrèce, mais les commettre non loin de la déesse était un crime impardonnable... Bref, vous avez compris... Lucrèce voulait que tout soit calme, et que tout se passe bien... Le temple était donc important, et tout devait bien se passer. Autant que quelques hommes soient là, au cas où. Mieux vaut prévenir que guérir. Bien sur, hors de questions qu’ils se battent dans une enceinte sacrée, il était là pour surveiller et protéger.

Mais parfois... Lucrèce venait elle-même faire le travail. Déjà, car ce n’était pas car elle était une chef de la Police, que cela voulait dire qu’elle allait être du genre à rester dans son bureau à rien faire. Elle pensait beaucoup à Parménion, qui lui avait toujours dis qu’un bon chef, c’était celui qui savait se salir les mains comme ses hommes. Un grand homme, ce Parménion. Mais l’autre raison pourquoi elle aimait venir dans ces temples... Et bien, c’était pour se retrouver proche de sa déesse... Celle qui l’avait sauvée de son destin d’alcoolique, et qu’il l’avait remise dans le droit chemin. Elle aimait être là, et goûter au mystère de cette déesse. Imaginer ce qui se passe dans les lieux où même elle n’avait pas l’accès, bien qu’elle était une policière, chef de la police de surcroît... Elle ne regrettait pas cette interdiction, au contraire, cela renforçait le mystère, et ce sentiment que sa déesse était à la fois proche et loin d’elle, une constante énigme qui la motivait. Et enfin, il y avait une troisième raison... Plus sombre...

« Arion... »

Elle pensait à son jeune frère. Avait-il trouvé la paix qu’il recherchait dans le décès ? Avait-il enfin reçu l’amour qu’il avait tenté cherché en vain, car personne, surtout pas elle, ne lui avait donné ? Elle avait cette boule dans la gorge, à chaque fois qu’elle était devant ce temple... Une sorte de punition qui lui rappelait ce qu’elle avait fait, quand elle s’était retiré du droit chemin de sa déesse, droit chemin d’humilité, d’amour, et de droiture. La perfection était l’ordre, disait les Caesar, dont elle faisait partie. Elle comptait bien honorer sa déesse. Quoiqu’il en soit, elle se tourna alors vers la ville, faisant dos au peuple. Elle était là, elle, Chef de Police, Lucrèce Caesar, prête à agir s’il fallait, et à protéger son peuple. Elle comptait le faire pour sa déesse, au nom de sa déesse, de sa patrie, de son royaume... Bref, elle serait une femme exemplaire, qui ferait gloire et honneur à son royaume. C’était cela, aussi, être policière.
Lucrèce
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le 24/2/2018, 00:52


Le temps glacial n'avait pas empêché Celica de sortir dehors, bien emmitouflé dans un épais manteau de laine. Lorsqu'elle avait quitté l'auberge, la tenancière l'avait félicitée pour son courage. Ce n'était pourtant pas du courage. C'était de la dévotion. Quel que soit le temps qu'il faisait dehors, la menace continuait de peser sur Gaïa et sur Valentia. La déesse Istus croyait en elle pour rétablir les choses, et elle ne se permettrait pas de perdre une seule journée. Elle continuait donc ses recherches dans la capitale, bien que ses habitants ne semblaient pas savoir grand chose au sujet de ces inquiétantes créatures. Elle prévoyait donc de voyager dans d'autres villes, à la recherche d'indices. En ayant examiné la carte de Gaïa, elle avait constaté que cette terre était divisée en cinq royaumes. Pour les explorer, il lui faudrait louer une monture. Le royaume d'Istus était connu pour son élevage de pégases. L'idée de monter l'un de ses chevaux ailés lui plaisait, mais elle ne se sentait pas suffisamment expérimentée avec ces nobles créatures. Un cheval lui suffirait donc, dans un premier temps.

Aujourd'hui, la jeune femme s'était rendue au centre de la ville, là ou se tenait l'imposant temple de la déesse Istus. Lorsqu'elle se sentait perdue, Celica aimait prier. Le fait qu'elle soit devenue reine ne l'empêchait pas de se rendre régulièrement au temple de la déesse Mila, afin de demander sa protection pour le royaume. Sur ces terres, elle devait s'en remettre à la déesse Istus, effigie de la droiture et de l'ordre. Son temple était tout à son image. Avec ses blanches colonnes ornées de fleurs immaculées, il dégageait une aura à couper le souffle. Les yeux rivés sur le bâtiment, Celica s'avança respectueusement à l’intérieur, prenant garde à ne pas glisser sur les plaques de verglas au devant des marches. Elle traversa la salle principale en silence, se dirigeant vers la cour ou se trouvait la statue de la déesse. Haut de plusieurs mètres, elle s'imposant humblement au centre du temple. Arrivée jusqu'à elle, la jeune femme s'agenouilla doucement, joignant ses mains tout en fermant les yeux.  

Ô, déesse Istus. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour mener à bien la mission que vous m'avez confiée. Guidez mes pas, aussi longtemps que le mal planera sur ce monde.

Elle sentit son cœur se serrer, avant d'ajouter :

En mon absence, je vous prie de veiller sur Valentia, sur mes amis, et sur Alm.

Se relevant, Celica inclina légèrement la tête vers l'avant, regardant le visage bienveillant d'Istus avant de se retourner. Elle qui avait été élevée dans la pieuté et l'amour de Mila était curieuse d'en savoir plus au sujet d'Istus, déesse de l'ordre et de la stabilité. Après tout, c'était en elle qu'elle avait placé sa confiance, lorsqu'elle était entrée dans ce portail. Elle avait envie d'en discuter avec quelqu'un, mais redoutait de déranger les fidèles dans leurs prières... En avançant, elle remarqua alors une femme vêtue d'un chapeau sombre. Elle avait l'air de surveiller les lieux. Surement connaissait t-elle bien cet endroit. Souriante, Celica décida de l'aborder.

- Bonjour, fit t-elle, est-ce que vous venez souvent ici ?


Celica
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le 24/2/2018, 15:42

Le froid mordait les oreilles et le nez de Lucrèce, qui prenait une légère teinte rougée, mais la fameuse chef de la Police restait stoïque. Petite femme, elle ne faisait pas grande figure, quand on la voyait comme ça, on pensait que c’était juste une femme comme une autre qui venait prier, et qui aimait beaucoup le noir. Enfaite, c’était même courant que les personnes ne savaient pas du tout son poste, quand ce n’était pas des habitants de Cerulis. Beaucoup de gens vivant dans la campagne d’Istus ne connaissait absolument pas à quoi ressemblait la chef de la police. Certains même courraient de rumeurs sur une apparence très effrayante. Tant mieux pensait la chef de la Police. Après tout, cela la faisait passer pour une femme normale, et ainsi, la surprise des criminels n’étaient que plus grande en voyant ce petit bout de femme. Bref, tout cela pour dire de nombreuses choses, mais vous aurez compris que la fameuse demoiselle au chapeau noir était stoïquement placé devant le temple.

Tant de choses passaient dans sa têt. Arion, Parménion, l’honneur de sa famille, et elle-même, son avenir, sa place au sein de la société d’Istus, ou même des questions plus triviales, comme qu’est-ce qu’elle allait manger ce soir… Oui, elle pensait vraiment à des choses très diverses… Pour ce qu’elle allait manger, et bien, elle pensait qu’une soupe suffirait. Après tout, elle avait mangé un peu de viande hier, donc, il fallait qu’elle compense on se contentant d’une soupe. Oui, il ne faut pas trop manger, cela pourrait la rendre malade. Plus, elle regarda un peu son corps… Que cela soit son ventre ou sa poitrine, cela se voyait que parfois elle avait un peu tendance à prendre du poids, même en mangeant peu… Mais bref, elle se reconcentra sur le temple et ses éventuelles prières… Mais attention, elle remarqua que quelqu’un s’approchait d’elle. Aucune inquiétude, cette personne n’avait rien qui visiblement montrait une tentative d’agression. Point

Bonjour,  est-ce que vous venez souvent ici ?

« Bien le bonjour. »

Elle s’inclina. La femme qui venait de l’aborder… Était quasi l’inverse polychrome de la fameuse Lucrèce. Tandis que Lucrèce était tout de noir vêtue, elle parlait à une femme qui avait une tenue blanche elle. Cette femme, jeune rousse, venait lui demander une question, ce qui n’était pas si rare… Mais c’était rare qu’on lui demande quelques choses ainsi… Enfin, elle supposait que c’était juste un moyen de demander après un service. Elle ne critiquait pas, c’était comme ça que fonctionnait une discussion normal… enfin, elle pensait… Elle n’était pas très douée, après tout, pour faire des discussions, donc, elle supposait grandement. Cela n’était pas très pratique, elle devait l’avouer, quand on était policier… Mais elle reconnaissait elle-même ses défauts. Elle allait faire de son mieux. Donc, elle déclara :

« Ma foi, je viens en effet souvent ici. Cela m’aide à réfléchir, et à me reposer. Quand on fait un métier épuisant, c’est utile. »

Pas faux. Après tout, c’était sans doute à son sens l’endroit le plus reposant de tous Cerulis, peut-être de tous Istus, d’ailleurs, même si on pouvait en douter… Pourquoi pensait-elle cela ? Après tout, elle avait un logement, et le logement de sa famille ? Sauf que pour elle, retourner chez ses parents, c’était sans dotue l’une des choses les plus difficile pour elle, étant donné qu’elle détestait se remémorer ce qu’elle avait vécu. L’autre raison… C’était sans aucun doute le fait que chez elle… Et bien, c’était toujours en croulant sous le boulot. Ce qu’elle détestait le plus ? Devoir remplir les dossiers quand un policier était tombé en mission… Cela arrivait rarement, mais cela arrivait. Et là, elle devait remplir les papiers, et se préparer à aller rencontrer la famille, rendre les effets personnels du dit policier… Cela arrivait, malheureusement, et il fallait s’y préparer… Bref, ainsi, elle se reposait, regardant Cerulis du haut de ses marches. Elle déclara, après avoir passé un moment à regarder le sol tranquillement, se tournant vers Celica :

« Puis-je vous rendre service, mademoiselle ? Cela serait avec honneur. »

Elle s’inclina de nouveau. Ce n’était pas car elle ne connaissait pas Celica, qu’elle allait manquer de la politesse élémentaire… Sauf que là, c’était beaucoup plus loin que la politesse élémentaire, mais passons sur ce point. Elle pris tranquillement ses deux mains derrière son dos, comme elle avait l’habitude. Le dos droit, les bras dans le dos, les mains tenues, et la tête bien droite… On pouvait dire que c’était la position classique, la position de base de la fameuse policière. Elle était tranquille, et écoutait tranquillement ce qu’allait dire Celica. Si elle pouvait être de la moindre aide, et bien, elle allait faire de son mieux. Après tout, elle était quand même Lucrèce, chef de police. Une chef de police qui n’aide pas son peuple ne servait à rien. Maintenant, il fallait attendre comment la reine du Royaume Uni de Valentia allait réagir… C’était une bonne question, mais chut, Lucrèce ne connaissait absolument pas cela !
Lucrèce
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le 4/4/2018, 13:41


- Bien le bonjour. Répondit la jeune femme en s'inclinant respectueusement.

Pendant un instant, Celica eut le sentiment d'être de nouveau au château, entourée de ses sujets... Cela faisait plusieurs jours qu'on ne la traitait plus comme une reine, depuis qu'elle était arrivée dans le monde de Gaïa. Elle s'était réhabituée à être la personne ordinaire qu'elle était par le passé, lorsqu'elle vivait au prieuré. Se voir saluer de la sorte provoqua  en elle une étrange sensation, mais elle tâcha de ne rien laisser paraître. Elle n'avait jamais été très douée pour dissimuler des émotions. Cependant, elle devait faire l’effort afin que sa véritable identité ne soit pas découverte.

- Ma foi, je viens en effet souvent ici. Cela m’aide à réfléchir, et à me reposer. Quand on fait un métier épuisant, c’est utile. Expliqua la femme vêtue de noir.

Celica sourit, comprenant qu'elle avait sans-doute affaire à une représentante de la loi. Sans compter sa tenue formelle et sa posture droite, le regard de la jeune femme était concentré et perçant, comme si elle surveillait attentivement les lieux. Sans même la connaitre, Celica voyait qu'elle était une bonne policière.

- Puis-je vous rendre service, mademoiselle ? Cela serait avec honneur. Ajouta t-elle en s’inclinant une seconde fois.

Celica se sentit gênée par autant de politesse à son égard, d'autant plus qu'ici, elle n'était rien d'autre qu'une citoyenne ordinaire. Elle était néanmoins heureuse de pouvoir discuter avec quelqu'un d'aussi respectable, et avec qui elle se sentait déjà en confiance.

- Je vous remercie, répondit t-elle, mais je voulais simplement discuter avec un habitant de Cerulis.

Elle espérait ne pas la déranger dans son travail, bien qu'elle ait cru comprendre que la représentante de l’ordre n'était pas en service actuellement. Discuter avec quelqu'un lui avait manqué, depuis qu'elle était arrivée dans cette vaste cité ou tout lui était inconnu.

- Je suis arrivée dans cette ville depuis peu de temps et je m'interroge au sujet de la déesse Istus.

Elle ne savait que très peu de choses à propos de celle qui l'avait appelée en ce monde. En tant que sœur, c'était tout naturellement qu'elle avait envie d'en apprendre plus à son sujet.

- Ce temple est magnifique, ajouta t-elle en effleurant un pilier du bout des doigts. Le marbre était doux et froid. Le peuple d'Istus doit porter beaucoup d'amour à sa déesse.


Celica
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le 4/4/2018, 21:59

Lucrèce était un modèle de ce qu’il ne fallait pas faire quand on voulait être polie. Lucrèce en faisait toujours trop. Du grandement au fait qu’elle estimait qu’elle ne valait pas grand chose, la fameuse chef de police était du genre à croire qu’elle devait absolument montrer le plus de marque de respect possible, pour ne pas sombrer dans la vantardise. Après tout, c’était un drame bien souvent d’être trop vantard... N’est-ce pas ? C’est ce qu’elle pensait, et c’est ce qu’elle avait remarqué, étant donné qu’elle avait été quand même responsable de la mort de son petit frère, car elle avait été trop vantarde. Depuis, elle avait appris la leçon, et elle préférait pécher dans l’autre sens. Tout simplement car dans l’autre sens, et bien, elle risquait moins d’apporter malheur sur autrui... Mais bref :

Je vous remercie, mais je voulais simplement discuter avec un habitant de Cerulis.

Oh. Donc, elle était étrangère ? Ce n’était pas si surprenant. Beaucoup de personnes étrangères à Istus venait en Cerulis, déjà pour admirer la merveilleuses capitales. Il existaient des écrits de voyageurs d’Oghma qui décrivaient la capitale d’Istus, souvent en des termes très élogieux... Bref, la fameuse policière ne fut surprise qu’un tout petit temps quand elle se rendit compte que la fameuse rouquine qui lui parlait était donc d’origine étrangère. D’ailleurs, cela ne gênait pas du tout Lucrèce, qui n’avait rien contre les étrangers, elle n’était pas xénophobe, tant que ceux-ci respectaient l’ordre et la droiture du pays... Bien entendu. C’était quand même très important. Elle écouta alors la suite des déclarations de son interlocutrice :

Je suis arrivée dans cette ville depuis peu de temps et je m'interroge au sujet de la déesse Istus. 

« Mmh, je ne suis pas une prêtresse, mais je peux répondre à quelques une de vos questions, si cela est nécessaire. »

En effet, il fallait donc comprendre en ce qu’elle disait qu’on ne pouvait donc pas lui demander des détails trop précis sur les rites, les cultes, ou bien tout les détails lié à la liturgie du culte d’Istus... Ce n’était pas dans les cordes de son interlocutrice, il fallait que Celica le comprenne. Mais une fois cela compris, et bien, il n’y avait plus aucun soucis, la fameuse Lucrèce allait pouvoir faire de son mieux pour répondre aux questions. Après tout, un policier se doit aussi de pouvoir renseigner les personnes. On ne demande pas à un flic d’être guide conférencier, bien entendue, sinon, cela nous ferait du chomage à nous, les véritables guides, mais quand même ! C’était chouette quand ceux-ci justement peuvent répondre sans soucis. Bref, quoiqu’il en soit, la fameuse chef de la police écouta les déclarations suivantes :

Ce temple est magnifique Le peuple d'Istus doit porter beaucoup d'amour à sa déesse.

« Oui. »

Elle déclara cela avec calme et grandeur. On pouvait voir un petit sourire se dessiner sur ses lèvres... En effet, le peuple de Cerulis, et plus encore le peuple d’Istus avait un infini amour pour leur déesse... Amour qui, on va bien le dire, était rendu par la dite déesse. Et là, Lucrèce pouvait en témoigner elle-même, étant donné que si elle était encore là pour parler à Celica, c’était justement car l’amour de la déesse avait fait qu’après sa tentative de suicide par médicament, et bien, Istus avait refusé qu’elle perde la vie, et l’avait sauvée... C’était du moins ce que croyait justement la policière aux cours cheveux noirs. Tranquillement, elle se tourna, se positionnant à côté de Celica, et regardant le fameux temple, elle commença à déclarer d’une voix calme, posé, très noble et avec dignité :

« Nous sommes un peuple pieux, je dirais même peut-être le plus pieux des cinq royaumes... Sans offense, mademoiselle, envers le royaume dont vous venez. »

Etait-ce le peuple le plus pieux de tout Gaîa ? Franchement, cela pouvait amener des débats, débats qui n’avaient pas leur place ici. Évidemment, Lucrèce ne savait pas d’où venait Celica -et aurait sans doute du mal à croire d’où vient véritablement la reine, mais passons sur ce point-, mais elle supposa qu’elle devait soit venir d’un autre royaume, soit venir de provinces... Mais cette théorie si était peu probable, étant donné que quand elle avait parlée de « Le peuple d’Istus », sa formulation faisait qu’elle était de facto mise en dehors de ce dit-groupe ! Voilà comment Lucrèce avait théorisé les déclarations de la fameuse Celica. Maintenant, d’où venait-elle ? Peut-être de Trithéréon ou d’Oghma... C’était les deux théories les plus probables. Pallas et Terra, les deux autres nations, étaient possible, oui, mais cela restait quand même moins probable, dans la tête de la fameuse chef de police. Elle continua alors de parler du temps, toujours splendide sous ses yeux :

« Les plus grands architectes ont travaillés sur ce temple. Il affrontera les siècles, les millénaires même. Comme l’ordre et la justice d’Istus, il est éternel. Il est de notre devoir d’honorer notre déesse en maintenant ordre et amour dans ce royaume, n’est-ce pas ? »

La grandeur de la foi, qui pouvait passer les siècles, voir les millénaires... Etait-ce véritable ? Les siècles pouvaient vraiment rien faire contre l’architectures des hommes ? Et bien, la réalité était souvent bien plus terrible, si vous voulez mon avis... Et oui, au contraire, le temps était souvent terrible sur ses édifices, et la réalité était bien plus amère... En vrai, les édifices commençaient vite à se dégrader au fur et à mesure des années, et même si le marbre était résistant... Et bien, il pouvait finir par tomber. Mais le plus grand ennemi de l’architecture restait toujours avant tout l’homme, l’homme qui saccageait et détruisait toujours... Que cela soit pour des raisons barbares, de la destruction pour détruire... Ou peut-être que dans cinq cent ans, le temple sera entièrement rasée, remplacée par un autre, un rêve d'un nouvel architecture, ou la grandeur d'un nouveau monarque ? Tout était possible, et l'architecture souffrait bien des aléas des hommes comme du temps.

« Des questions ? Je connais bien Cerulis, j’y ai vécu toute ma vie. »

Pas faux, elle n’avait quasi jamais quitté la capitale. Même dans ses missions de policières, quand elle n’était qu’une rookie. Faut dire il y avait toujours à faire dans l’immense capitale d’Istus. Toujours des crimes à arrêter, des dossiers à contrôler, des rues à vérifier, des gens à interroger... Bref, quand une capitale grouillait autant de vie, en toute logique, et bien, la police grouillait de vie aussi ! Ouais, c’est de la logique élémentaire, mes amis ! Quoiqu’il en soit, la fameuse chef de police regarda tranquillement son interlocutrice, toujours bien emmitouflée dans son manteau noir. Si la fameuse Celica avait des questions, elle était prête à y répondre. C’était ça aussi le devoir de la police, n’est-ce pas ?
Lucrèce
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le 25/5/2018, 12:39


- Oui. Répondit t-elle simplement à sa question.

- Nous sommes un peuple pieux, je dirais même peut-être le plus pieux des cinq royaumes... Sans offense, mademoiselle, envers le royaume dont vous venez.

Celica réprima un sourire amusé. Évidemment, son interlocutrice ne pouvait pas savoir qu'elle venait d'un autre continent que celui de Gaïa. Elle devait la croire originaire d'un autre royaume. L'un de ceux qu'elle n'avait pas encore visités. Apparemment, ils étaient tous moins pieux que celui d'Istus. Elle était donc plutôt heureuse d'avoir atterri ici. La voie de le sagesse et de l'amour était à ses yeux la meilleure qui soit.

- Les plus grands architectes ont travaillés sur ce temple. Il affrontera les siècles, les millénaires même. Comme l’ordre et la justice d’Istus, il est éternel. Il est de notre devoir d’honorer notre déesse en maintenant ordre et amour dans ce royaume, n’est-ce pas ?  

Celica approuva d'un signe de tête, admirant une fois de plus la beauté de l'architecture. Avait t-elle jamais vu plus bel ouvrage ? Même le château ou elle demeurait avec Alm n'avait rien d'aussi spectaculaire.

- Des questions ? Je connais bien Cerulis, j’y ai vécu toute ma vie. Ajouta la policière.

La jeune femme réfléchit quelques instants à une question pertinente. Elle n'avait pas envie de perturber la représentante de l'ordre dans son travail, mais c'était la première fois depuis qu'elle était ici qu'elle pouvait avoir une conversation intéressante avec quelqu'un qui connaissait bien la ville.

- Je vous remercie pour vos réponses. Dites-moi, comment les autres royaumes voient-il Istus ? Demanda t-elle alors.

Elle était curieuse d'en apprendre plus sur Gaïa dans son ensemble. Après tout, elle n'allait pas rester éternellement à Cerulis. Pour pouvoir mener à bien sa mission, elle devrait voyager, inévitablement. Mieux valait y être préparée, et savoir de quelle manière les autres royaumes, moins pieux, la considéreraient, lorsqu'elle dirait provenir d'Istus.


Celica
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le 13/6/2018, 21:02

La fameuse Lucrèce s’emmitoufla bien dans ses vêtements. Il faisait vraiment redoutablement froid aujourd’hui, et il fallait bien se mettre dans ses vêtements, si on voulait pas congeler. Ca, c’était sûr… Il fallait faire attention au froid… Après on était pas chez les pallassites, étant donné qu’eux, ils ont l’habitude, eux, des très grands froids. Bref, ainsi, Lucrèce écoutait bien tranquillement les déclarations de sa fameuse interlocutrice. Encore une fois, cela faisait parti des obligations quand on était une cheffe de police. On se devait d’être intégralement disponible pour les habitants, comme pour les touristes. Le cas de Celica -bien que Lucrèce ne connaissait pas son nom, il faut bien le dire-, et bien, était dans ce second cas, donc, elle ferait un plaisir de répondre à toutes ses questions. Finalement, après avoir parlé un peu, son interlocutrice sembla réfléchir un très court moment… Avant de déclarer :

Je vous remercie pour vos réponses. Dites-moi, comment les autres royaumes voient-il Istus ?

« Mmh, une question très complexe. »

Surtout qu’elle ne pouvait que parler de trois royaumes… En effet, elle ne connaissait rien de Terra. Pas tant un manque de connaissance de sa part. Disons que le manque de connaissance était… Global ! Énormément de personnes ne connaissaient rien véritablement de Terra, donc… Voilà. Bref, elle avait aussi un autre problème : le devoir de réserve. Elle ne pouvait pas être acerbe, ou critiquer vraiment un état sur ses convictions possibles, et devaient se mettre à la place des autres pays… Un exercice pas facile, on va bien le dire, pour une Istussienne, qui avaient tendance, comme les autres personnes de son pays, à être… Comment dire… Disons fortement à penser qu’Istus avait raison en tout point, et que les autres pays sont vraiment à critiquer… Et enfin, il y avait un troisième soucis… Sur lequel elle allait être un peu plus vocale, cette fois, étant donné qu’elle déclara :

« Eheh… Je ne sais même pas votre royaume, j’espère ne pas vous vexer. »

Et ouais ! Lucrèce disait cela, car il faut bien avouer, cela à son importance ! Elle n’avait pas envie de casser du sucre malgré elle sur le dos de cette pauvre femme ! Surtout qu’elle semblait polie, serviable… Enfaite, la question était même étrange, elle aurait du mentionner « sauf Oghma », ou « sauf Pallas », quelques choses du genre, étant donné qu’elle venait bien de l’un des cinq pays ? Et puis, c’était assez connu… Bref, de toute façon, elle avait reçu une question. Il serait bien impolie de sa part de ne pas écouter, et de rien dire. Au contraire, en temps que cheffe de la police, et bien, elle devait répondre aux questions, même quand celles-ci étaient un peu étrange, on va bien le dire… Donc, la fameuse cheffe de police commença, en allant de façon crescendo, comme on dit dans le monde de la musique, de la meilleure relation à la pire…

« Nous nous entendons bien avec le royaume d’Oghma. C’est un royaume de mage et de savant, donc, de personnes sages et avisés, qui comprennent nos vocations et nos intérêts. »

Oghma… En effet, c’était un pays civilisé, à la recherche constante de connaissance et de savoir. Comme Istus, c’était un pays organisé et rationnel, bien loin du désordre que pouvait naître dans les autres nations. Lucrèce était sûr que même au fond, les Oghmiens ne seraient pas contre prendre quelques principes d’Istus, étant donné que les deux peuples étaient très proches. Seuls des origines différentes, et leur quête infini de la connaissance faisait qu’ils formaient une nation rien qu’à eux. Bref, Oghma… Tout se passait bien avec ce pays. Lucrèce n’avait jamais vu d’ennui causé par quelqu’un venant d’Oghma, et pourtant, plusieurs passaient dans la capitale d’Istus, assez régulièrement… Donc, ce n’était pas genre car il y a personne, même pas ! Il y a vraiment des gens qui y passent !

« Trithéréon, les relations sont plus complexes. Disons qu’ils sont le revers de notre face. Leur vision de la liberté est souvent en contradiction avec notre vision de l’égalité et le respect à notre déesse. »

La liberté… C’était un beau fantasme. Lucrèce estimait que la liberté existait, mais qu’elle était loin d’être la même que celle des Trithéréonites. Pourquoi cela ? Et bien, à cause d’autrui. La liberté est forcément limité, étant donné que l’être humain se doit -sinon, on ne peut guère le qualifié de civilisé, il est un peu comme un laguz- d’être civilisé, et de vivre en société. Hors, une trop grande perception de la liberté, un peu comme ce que disait les préceptes de Trithéréon, et bien, faisait que la liberté des uns entraient souvent en contradiction avec celle d’autrui. Hors, on vit avec autrui, il faut donc savoir restraindre sa propre liberté, pour ne pas venir marcher sur les plates bandes de celle des autres… Cette conception différente de la liberté, faisait que bien entendu, et bien, forcément, les relations entre les habitants des deux pays étaient parfois… Un peu tendus. Mais ça n’avait rien à voir avec celle du pays suivant… C’est à dire…

« Enfin… Disons que nos relations avec Pallas sont mauvaises depuis des générations. Certaines blessures ne se réparent pas aussi aisément. »

Pallas… Les péchés des pères retombent sur les enfants, comme on dit… Et bien, là, c’était entièrement le cas. En effet, Pallas et Istus ne pouvaient pas s’entendre. Pas après ce qui s’était passé. Trop de sang avaient coulés entre les deux nations, pour qu’un accord plus loin que le simple cessez le feu soit appliqué. Un jour, sans aucun doute, la guerre rééclaterai. Pourtant, quand elle y réfléchissait, Lucrèce n’avait rien contre Pallas… Enfin, contre aucun habitant de Pallas. Mais la nation était une nation dangereuse et belliqueuse qui ne respectait pas l’ordre naturel des choses. Et qui n’hésitait pas à imposer ses idéaux par la force. Elle voulait dire… Comment un pays de guerrier pouvait vivre autrement que par la Guerre ? Un jour, la guerre éclaterai. C’était forcé, car l’entièreté du pays était fondé sur le combat. Il ne pouvait donc que finir par faire éclater une guerre, et peut-être une guerre globale.

[HRP : TELLEMENT DESOLE !!! J’avais pas vu que tu m’avais répondu !!!]
Lucrèce
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