Locuste ou le Coup du berger

le 5/3/2018, 22:00

Locuste



Surnom / Titre Échéquiste
Âge30 ans
Sexe Féminin
Orientation sexuelle Assexuelle
Corpulence Un peu trop maigre.
Signe(s) distinctif(s) Ses yeux couleur or, et sa mauvaise santé permanente
Royaume & monde d'origine Pallas, Gaïa
Fonction Stratège du roi de Pallas
Classe Bête (Laguz)
Source de l'avatar Cinder Fall (RWBY)
Compétences

Locuste a toujours eu une sorte de handicap. Une tare qu'elle possède depuis la naissance, et qui la suivra depuis sa mort. Elle n'a absolument aucun potentiel magique. A quoi cela est-il dû ? A sa faible constitution ? Probablement. Ou peut-être que c'est une coïncidence. Locuste n'en a cure, car peu importe la raison, elle doit vivre avec; plutôt faible physiquement et incapable de produire la moindre magie, Locuste compense avec son excellent sens de l'observation.

Juger un individu, ou un bataillon. En identifier les failles. Les exploiter. L'œil de Locuste, couplé à un sang-froid exceptionnel, lui permet de prendre les décisions objectivement meilleures. Peser le pour ou le contre, le ratio pertes/gains. Ça, oui, elle sait faire. Un talent qui lui est utile bien au delà des champs de bataille; Locuste est experte en vie sociale, le mensonge n'a aucun secret pour elle. Manipulatrice ? Un peu. Beaucoup. Ruiner la vie d'un individu, elle adore et elle sait faire. Par de petits riens, une accumulation de détails pouvant pousser un homme dans la déchéance. De détails seulement. Mais il est évident pour notre Laguz que chaque détail compte.

Laguz ? Laguz. Parlons en, de son "côté Laguz". Locuste est une Laguz Dragon Noir, et en tant que telle peut revêtir une forme draconique plutôt imposante. Cependant, rappelons nous que notre chère stratège est incapable d'utiliser la moindre magie: elle n'a donc pas la possibilité d'utiliser le souffle magique qu'elle est censée pouvoir maîtriser. Ce qui ne l'empêche pas d'être extrêmement agressive, vive et puissante. Pour un temps donné. Un Laguz Dragon ne peut déjà pas rester bien longtemps sous cette forme, Locuste encore moins. N'ayant aucun potentiel magique, sa transformation puise immédiatement dans son endurance et ses ressources physiques, limitant cette transformation à une vingtaine de secondes au grand maximum, et encore, avec toujours des répercussions sur son corps. Locuste calcule chaque transformation, ne pouvant se permettre de s'épuiser en vain. Chaque utilisation de cette forme doit être décisive, et apporter la victoire promptement, car il lui faut beaucoup de temps, de soin et de repos après coup.

A noter que Locuste dispose d'une éloquence hors du commun, ses mots étant encore son arme la plus létale. Elle a un penchant pour la philosophie depuis qu'elle a rencontré son mentor.


Caractère & anecdotes

Locuste est un poison. Cette métaphore plutôt simple est pourtant très représentative du personnage. Sournoise, insidieuse, douloureuse.

Pourtant, on ne pourrait pas le croire en l'observant. Certes, elle est un peu mystérieuse, mais semble sympathique et de bon conseil. Toujours calme, un petit sourire aux lèvres, elle ne semble pas connaître la colère, ni la tristesse. Elle apaise toujours les mœurs lorsque qu'une conversation tourne au vinaigre, une véritable bouffée d'air frais pour un royaume aussi tourné vers la violence. Tout le monde aime Locuste, et Locuste aime tout le monde !

Non. C'est la chose la plus fausse que vous ayez jamais lu. Locuste est totalement apathe. Elle n'est pas capable de ressentir de l'affection pour qui que ce soit, que ce soit en amitié ou en amour. Elle ne ressent pas réellement d'attachement, même envers sa famille qui l'a élevé avec amour. Est-ce, ça aussi, lié à sa faible constitution et à ses fréquentes maladies ? On ne le saura jamais. Toujours est-il que sous son masque social, Locuste est comme une coquille vide. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir quelques hobbys.

Locuste a toujours eu un attrait certain pour la souffrance. Des autres, bien sûr. Sous toutes ses formes, de la honte jusqu'aux remords, en passant par la douleur physique et la tristesse. Tant de façons de faire souffrir si variées qu'elle ne s'en lassera jamais. La stratège aime s'infiltrer insidieusement dans la vie des autres, provoquant des souffrances parfois infimes, parfois insupportables, et ce sans qu'ils ne s'en rendent compte. En changeant des petits détails, prodiguant des conseils semblant excellents mais guidant la "cible" vers un chemin pavé de douleur... Autant d'amuse-bouches pour notre stratège, qui sans faire preuve d'empathie parvient à deviner ce que les autres ressentent, et l'utiliser à bon escient.

Le seul aspect de la vie de Locuste qui montre au monde sa sournoiserie est sa façon de commander des troupes, de mettre au point des stratégies. Stratégies souvent basées sur l'effet de surprise, la fourberie, et la terreur. Elle aime mettre au point des stratégies intéressantes, se mettre au défi. C'est la seule chose qu'elle aime presque autant que la souffrance. C'est pourquoi elle a tout tenté pour obtenir un poste où elle aurait pour mission de résoudre des "casse-tête" sans devoir se battre réellement elle-même. Elle aurait pu chercher autre chose en quittant Pallas, mais Locuste se sent à sa place au milieu de tant de brutes sanguinaires.

-Locuste admet que les dieux doivent exister, mais n'y prête pas grande importance. Au grand jour, cependant, pour éviter le scandale, elle affirme trouver beaucoup d'inspiration en Pallas.

-Elle déteste revêtir sa forme draconique étant données les séquelles sur son corps, et pourrait gagner la plupart de ses batailles sans, mais l'utilisait occasionnellement lorsqu'elle souhaitait prendre du galon pour tenter d'impressionner le Roi.

-A cause de sa faible constitution, Locuste doit faire attention à ce qu'elle mange, et ne tient absolument pas l'alcool.


Histoire


[Les joueurs prennent place] Thaesam ne ment jamais:
Locuste fit une entrée remarquée dans le monde. Elle qui aurait dû illuminer le visage de ses parents, elle qui aurait dû être source de bonheur pour eux ne fit que marquer le début de leur descente aux enfers. Le constat fut immédiat, les mots du guérisseur se gravèrent à jamais dans la mémoire d'Arphia et Wardo:

-Elle est faible, beaucoup trop, même pour son âge. Comment est-ce qu'elle va survivre à Pallas ?

Le guérisseur était un Laguz de confiance. Thaesam, un ami. Venu de Trithereon juste pour ce moment. Wardo et Arphia regardaient leurs pieds en serrant les dents. Ils n'osèrent pas soutenir le regard de leur interlocuteur. Ils le savaient. Ils savaient que s'ils contemplaient le visage de Thaesam, ils se mettraient à pleurer. Il avait sans doute un regard triste, respirant l'honnêteté. Ils ne pouvaient pas supporter l'idée que ce soit vrai. Pas maintenant. Pas maintenant qu'ils avaient un endroit qu'ils pouvaient appeler de manière certaine "chez eux". La faiblesse n'est pas tolérée à Pallas. Wardo serra fort la main d'Arphia. Il devait y avoir une solution. Il y en aurait forcément une.

Mais Thaesam n'avait pas menti.

Les premières années en particulier de la vie de Locuste fut un cauchemar pour ses parents. Sa faible constitution la rendait vulnérable à toutes sortes de maladie, et le climat de Pallas n'arrangeait pas les choses. Oui, pendant les premières années de sa vie, Locuste était presque constamment entre la vie et la mort. Nécessitait une attention de chaque instant. Wardo, ayant un poste dans l'armée moins important qu'Arphia, fut celui qui en pâtit le plus. Il dût abandonner son titre, abandonner sa fierté, pour s'occuper à temps plein de sa fille. Mais Wardo pouvait mettre son honneur de côté. Oui, Wardo était un bon père. Il aimait sa femme et  sa fille de tout son cœur, alors même s'il ne luttait plus aux côtés d'Arphia sur le champ de bataille, il lutterait pour Locuste, à sa façon.

Et ses efforts payèrent.

Lorsque Locuste eu 3 ans, il se produisit un miracle. Quelque chose d'insignifiant et de banal pour vous et moi, mais qui fut une véritable délivrance pour le couple de Laguz, ému aux larmes. Pendant une semaine, Locuste ne fut pas malade. Pour une semaine uniquement, mais cette trève dans la lutte quotidienne de Wardo et Arphia fut pour eux libératrice. Pour la première fois depuis sa naissance, leur fille. Allait. Bien. Et à partir de ce moment, Locuste fut malade moins fréquemment. Alors elle put grandir presque normalement. Avoir une éducation plus saine. Wardo put ouvrir une forge, un moyen de travailler en "restant à la maison". Leur fille resterait faible, soit. Elle serait probablement malade toute sa vie, soit. Mais enfin, enfin ses parents avaient un espoir pour sa survie.

[Les joueurs se présentent]On a tous le droit d'être introverti:
Ploc. Ploc. Vous entendez ça ? Comme quelque chose qui s'égoutte. Ploc. Ploc.

Du sang, en fait. Une petite flaque de sang. Des gouttes qui tombent à intervalles réguliers. Ploc. Ploc. Mais d'où cela peut il-venir ? De la bouche de la petite Locuste, étalée par terre. Pas d'un petit saignement de gencive, non non; si vous tendez bien l'oreille, vous pouvez entendre le léger toussotement de la jeune Laguz. Elle a très bobo dans son petit corps. Il faut dire qu'elle a souvent vu son papa et sa maman se transformer en dragon, alors elle a essayé, pour attraper une pomme en hauteur. Et devinez quoi, elle a réussi ! A ses 5 ans, le petit bout d'chou est devenu un fier dragonneau noir. Pendant quelques secondes, du moins. Juste le temps de réaliser qu'elle avait un nouveau corps, et c'était déjà fini. Et voilà où ça l'a menée. Ploc. Ploc.

Cet incident fit comprendre deux choses aux parents de Locuste: D'une, elle ne devait pas se transformer. De deux, elle n'avait aucun potentiel magique pour compenser sa faible constitution. Sinon, ses réserves magiques auraient pris le relai. Quelques mois plus tard, Thaesam, de passage à Pallas, leur confirma ce dernier point. Qui s'ajouta aux nombreuses tares de la petite Locuste.

Elle n'était déjà pas très expressive, mais lorsqu'elle appris à parler, cela se remarqua bien plus : elle était différente des autres enfants. Excessivement calme, Locuste ne semblait pas ressentir d'affection envers ses parents, et s'exprimait avec des phrases simples et concises.

"J'ai faim." "Je veux boire." "Je veux dormir." "Je crois que j'ai la grippe, j'ai mal."

Ce n'était pas qu'elle ne ressentait pas d'émotions, elle était amusée quand elle voyait un badaud se vautrer, et pleurait lorsqu'elle avait mal au ventre, mais elle était juste, disons... Plus calme que la moyenne. Wardo et Arphia ne lui en tinrent pas rigueur. C'était probablement normal pour une enfant handicapée ayant autant souffert, cela lui passerait sans doute quand elle irait mieux ! Et puis, tous les enfants ne sont pas nécessairement bruyants et hyperactifs ! Ils ne la virent jamais plus heureuse que quand ils lui offrirent un beau puzzle de 100 pièces pour son anniversaire. Elle aimait juste le calme et la réflexion. Oui c'était probablement ça. Et ce n'est pas parce qu'elle ne l'exprime jamais qu'elle n'aime pas ses parents, hein ? C'est juste son caractère. Oui, rien d'alarmant. Le couple de Laguz défendait quiconque de se moquer de leur enfant. Locuste avait bien le droit d'être introvertie !

[Les joueurs se jaugent]Pallas, ton univers impitoyable:
A ses dix ans, Locuste n'avait pas vraiment d'amis. Elle était beaucoup trop honnête et sérieuse pour être appréciée des autres enfants, surtout quand elle leur lâchait des "Tu es bruyant en plus d'être laid." Ce qui n'est pas très gentil, ne faites pas ça. Toujours est-il que le voisinage s'inquiétait de cette fillette qui ne semblait sourire que quand ses pairs pleuraient ou étaient blessés. Elle eut une très mauvaise réputation dans le voisinage, si bien que sortir de chez elle devenait dangereux. Les enfants sont cruels et brutaux, surtout dans la capitale Palassienne. Ainsi, dans son enfance, Locuste essuya de multiples passages à tabac de ses congénères. Elle retenait chacun des visages qui l'avaient frappé, et se vengeait au moment où ses bourreaux s'y attendaient le moins, fut-ce des années plus tard.

C'est Locuste qui a noyé le chat de Lemi.
Lemi aime les animaux.

C'est Locuste qui a volé la bague de Cascan et l'a mis dans le sac de Garjo.
Une pierre deux coups, briser une amitié en provoquant une violente dispute.

C'est aussi Locuste qui a déchiré l'ours en peluche de la petite sœur d'Anstan, a jété la dague porte-bonheur de Rol dans le puits et déchiré la lettre d'admission de Marsu à l'académie militaire. Je m'arrête là ?

Toujours est-il que Locuste effectua chaque vengeance dans le plus grand des secrets, sans jamais laisser un seul indice. Elle prévoyait chacun de ses coups des mois à l'avance. Et dire que ses parents étaient toujours en train de la cajoler et de lui faire des cadeaux pour "compenser" son manque d'amis... S'ils savaient. Ils étaient toujours aussi inquiets pour leur fille, et entraient dans une rage folle quand ses petits camarades l'embêtaient, mais se rassuraient en se disant que leur fille était une amatrice de casses-têtes, et qu'elle deviendrait de plus en plus intelligente, pour éventuellement avoir un poste administratif important ! Chaque enfant est unique, et peut progresser à sa façon !

Locuste, quant à elle, avait bien compris qu'elle était différente. Qu'elle était faible. Mais qu'elle était plus intelligente que ses petits camarades. Après avoir rendu la monnaie de leur pièce à la totalité des enfants qui l'ont dans le passé frappé ou insulté, elle se mit à faire souffrir les autres enfants gratuitement. Toujours dans le plus grand secret. Elle aimait bien, ça, voir la souffrance d'autrui. C'est dans la souffrance que les gens sont les plus intéressants et amusants. Alors elle s'est amusée à briser des romances, poser des pièges, à pourrir la vie de tous les gens à qu'elle pouvait atteindre, mais se rendit compte d'une autre de ses faiblesses. On ne lui faisait pas confiance. Locuste avait encore du mal à mentir, où à orienter les gens à faire des erreurs par le dialogue. Cela devait changer. Il lui fallait apprendre à avoir l'air comme les autres pour continuer dans cette voie. Alors il lui fallait observer. Pouvoir anticiper les réactions de tout type d'individu, et agir en conséquence.

Patienter.

Alors Locuste patienta. Jusqu'à ses 16 ans, elle s'instruit, lut des livres, se baladant en ville pour pouvoir observer les gens. Avant de pouvoir monter ses propres scènes, il lui fallait être spectatrice.

Dans le même temps, elle s'intéressa fortement à la stratégie guerrière, dévorant des livres entiers sur le sujet. Ce fut comme une révélation. Si elle menait des troupes, elle pourrait concilier ses deux passe-temps : faire souffrir les gens et réfléchir pour résoudre des situations données. Enfin, Locuste avait un objectif à très long terme. Un but, une idée de ce qu'elle pourrait faire pour vivre, conciliable avec sa faiblesse physique.

Mais pour cela, elle devrait devenir éloquente. Avoir le charisme nécessaire pour se faire obéir. Et ça, Locuste ne savait pas le faire, et aucun livre ne l'apprenait. Elle avait encore un mal fou à mentir de manière crédible ou à anticiper les réactions et émotions d'autrui, et elle était trop discrète pour dégager tout forme de charisme. Il lui fallait trouver un tuteur, un maître en la matière. Et elle n'en voyait aucun à sa portée. Alors elle partit.

Un départ qu'elle prépara méticuleusement. Rassemblant suffisamment de vivres et d'herbes médicinales pour subsister malgré sa faible constitution. Elle aurait pu demander à ses parents l'autorisation de voyager. Ils le lui auraient accordé. Il n'y a rien au monde qu'ils n'aimaient plus qu'elle. Mais Locuste commençait à développer un goût certain pour la mise en scène. Alors pour partir, elle incendia sa maison. Un jour où sa mère était en permission. Les fondations étaient en bois, le feu pouvait prendre facilement et s'écraser sur elle même. En allant comme chaque semaine faire les courses, elle verrouilla discrètement les portes et fenêtres. Juste avant, elle déplaça une bûche servant de combustible de la forge de Wardo hors de la cheminée. Wardo faisait sa sieste, il ne vit rien venir. Arphia non plus. Lorsque les fondations de la maison-forge brûlèrent, celle-ci s'écroulèrent sur elle même. Pas un seul des deux Laguz ne survécut à ça.


Une tragédie dans le voisinage.


Les nuits blanches, quitter l'armée, ouvrir une forge, redéfinir leur vie, trouver les meilleurs médecins, cuisiner sainement, les cadeaux, être patients, panser les plaies, protéger, aller voir les voisins pour demander des excuses, pardonner, aimer, aimer plus qu'ils n'aient jamais aimé qui ou quoi que ce soit.

Rien.

Rien de tout ça n'eut d'importance pour notre protagoniste.

Locuste, maintenant orpheline, la pauvre fille, décida de prendre un nouveau départ pour faire le deuil de ses parents. Tous ses voisins comprirent cela. La pauvre avait besoin de prendre l'air. Elle n'était pas expressive, mais souffrait probablement énormément à l'intérieur.

Probablement.

C'est ainsi que Locuste commença son voyage, le cœur léger et le délicieux sentiment du travail bien fait.

[Distribution des pièces]Promenade de santé:
Locuste était encore jeune lorsqu'elle se mit en route. Et si elle était persuadée d'avoir pris toutes les précautions nécessaires, elle fit l'erreur de se surestimer.

Sa constitution. Les premières semaines de marche étaient un calvaire. Elle n'avait jamais marché aussi longtemps, et ses jambes lui parurent si lourdes qu'elle devait faire de nombreuses pauses par jour. Cette difficulté couplée aux maladies qu'elle accumulait parfois, Locuste perdait trop de temps. Beaucoup trop. Etant incapable de diriger un cheval, elle dût demander à un marchand qui passait par là de lui laisser monter à bord.

Moyennant finances.

Heureusement, Locuste disposait des économies de ses défunts parents, mais ces ressources ne la feraient clairement pas vivre éternellement. D'autant qu'elle les perdit très rapidement.

Locuste était incapable de se défendre. En cours de route, après s'être fait déposée par le marchand, notre sociopathe en herbe se fit attaquer par des bandits. Pas une armée particulièrement puissante, pas de brigand légendaire, non non, juste des bandits. Qui venaient exercer leur profession de bandit sur la voyageuse. Incapable de manier la moindre arme, elle tenta pour se défendre quelque chose qu'elle n'avait pas tenté depuis un moment; revêtir sa forme draconique. Elle se sentir grandir. Beaucoup grandir. Se faire pousser des ailes et une queue, des cornes et des écailles. Elle se sentit extrêmement puissante, et les bandits commençaient à regretter leur choix de cible. Puis. Cette puissance se transforma en fatigue. Cette fatigue en douleur. Au bout d'une dizaine de secondes dépensées à comprendre quel était son nouveau corps, Locuste s'effondra comme des années auparavant. Comme des années auparavant, elle était incapable de bouger, tout son corps hurlait de douleur et elle perdit beaucoup de sang.

Ploc. Ploc.
Ce passage sous spoiler peut choquer les personnes sensibles:


Impossible de se défendre dans ses conditions. Inutile de vous dire que Locuste perdit tout son argent, ainsi que son honneur. Violentée, violée, elle ne revit jamais ses agresseurs, et ne récupéra jamais son argent. Ses os étaient brisées, son esprit presque dans le même état, et elle n'eut jamais l'occasion de s'estimer heureuse de ne pas être tombée enceinte tant elle bouillonnait de rage. Le viol n'était pas pour elle si différent des coups, mais des coups atteignant l'esprit. Sa rage venait surtout du fait qu'elle s'était laissée atteindre. Qu'elle avait fait une erreur. Une de trop.


Elle fut retrouvée dans un piètre état après une demi-journée par un bûcheron qui l'amena au village le plus proche. Paradoxalement, elle était enfin arrivée à sa destination, un village où elle pourrait éventuellement apprendre des choses utiles. Mais sur son chemin, elle avait déjà beaucoup appris sur la nature humaine, à ses dépends. Lorsque le soigneur du village ressouda ses os et referma ses plaies, Locuste prit un moment pour réaliser ce qu'il lui était arrivé la matinée même. Faible, faible, elle était tellement faible. Jamais Locuste ne ressentit plus de haine à l'égard de ses parents, des dieux, de la nature elle-même. Elle avait toujours presque regretté son apathie envers autrui, mais ce jour marqua au fer rouge sa façon de concevoir ses pairs, et lui donna bonne conscience par rapport à son attrait pour la souffrance d'autrui. En s'avouant aimer la torture, elle était finalement la moins hypocrite de tous.

[E2 en E4]Affûter sa lame:
Après trois jours de récupération, Locuste doutait. Elle se rendait bien compte que survivre sans argent et malgré la faiblesse qui était la sienne s'avérerait risqué, voire impossible. Locuste apprenait de ses erreurs. Plus jamais ça.

Lorsqu'elle sortit pour la première fois de la demeure du soigneur, elle fut tout de suite interpellée par des voix, enfin, une voix. Une voix forte, tonitruante, haranguant la foule. Foule qui maintenant un silence d'or. Loin de l'animation habituelle de ce types de village. La laguz s'approcha pour se rendre compte qu'il s'agissait d'un bonimenteur. Un bonimenteur qui n'avait pas du tout la tête du métier, d'ailleurs; une carrure impressionnante, une très longue barbe et un nez... Ce nez ! Que faisait un personnage à l'apparence si grossière ici ? Et pourquoi les gens l'écoutaient ? Il ne cherchait pas à vendre un produit, il semblait seulement lancer des généralités. Et pourtant.

Locuste l'écouta pendant une heure entière, sans s'en rendre compte. Puis il salua la foule et commença à s'en aller. Les villageois étaient bouche bée. Cet étranger venait de s'accaparer de leur temps avec une facilité déconcertante. Il avait ébranlé leurs convictions avec la force de ses mots.

Locuste l'avait trouvé, son maître. Elle pressa le pas. Le rattrapa.


-Comment tu réussis à t'exprimer comme ça ?

Le colosse, sans prendre la peine de s'arrêter, répondit presque immédiatement:

-Et bien, les dieux ont donné aux Hommes la parole, ce qui fait que je suis capable de m'exprimer.

D'accord. Ca n'aidait pas beaucoup notre protagoniste.

-Les dieux ont donné la parole à tout le monde, pourtant je ne connais personne qui arrive à mobiliser la masse comme ça. Pourquoi ?

Cette fois ci, il s'arrêta. Se retourna. Et regarda dans les yeux la jeune fille.

-Tout le monde est capable de parler comme je le fais. Malheureusement, tout le monde n'est pas capable de penser comme je le fais. Si les gens m'écoutent c'est parce qu'ils trouvent cela divertissant d'abord, ils voient un événement atypique et ils viennent par curiosité. Puis, plus ils écoutent, plus ils s'interrogent, et au bout d'un moment ils se rendent compte que toutes leurs belles convictions ne valent finalement pas grand chose. Leurs visages suivent toujours le même chemin. Ils montrent d'abord la curiosité, puis la surprise, et enfin le doute. C'est tout ce que je peux te dire. Je n'ai pas de secret ou de formule magique pour m'exprimer comme je le fais, je montre juste à mon auditoire que je sais mieux penser qu'eux.

Locuste ne sut que répondre. Pendant un instant, elle chercha ses mots. Son interlocuteur était capable de décontenancer en quelques mots. Elle devait savoir. Elle devait lui demander.

-Si je te suis, pourrais-je faire de même ?

-Je ne sais pas, ça dépend de toi.

Et il repartit. Et Locuste le suivit.

Et un an passa.

Un an de débats avec un homme qui ne la jugeait pas le moins du monde pour ses actes, un homme qui haranguait les foules de chaque petit village qu'il trouvait pour répandre sa bonne parole.

Alors Locuste assimila. Progressa.

Locuste a toujours eu un excellent sens de l'observation.

[F1 en C4]Amitié:
Elle ne rentra pas tout de suite à la capitale. Car si elle voulait commander des hommes, il lui faudrait d'abord rentrer à l'armée. Et pour le faire sans mourir dès la première semaine, il faudrait deux choses : Être capable de se défendre, et pouvoir se soigner. Il ne fallait pas se faire d'illusions; les armes, ce n'était pas pour elle, et elle ne se transformerait jamais sans contrecoup. La solution était donc d'atténuer ce contrecoup. Oh, il y avait probablement des soigneurs au sein de l'armée Palassienne, mais ils ne pourraient pas rester en permanence avec Locuste. Se reposer sur le hasard n'est jamais bon.

Elle ne se reposa donc plus jamais sur le hasard. Emprunta les routes sûres. Et se dirigea vers un temple voué au dieu Pallas. Il lui fallait trouver une jeune âme facilement impressionnable, avec qui elle pourrait bâtir une relation de confiance. Ou de dévotion, peut être. La confiance n'était toujours pas son fort, après tout.

Alors comme à son habitude, Locuste observa. Prétendant être une pelerine venue se recueillir dans ce temple, elle observa les prêtres et prêtresses de Pallas. La lueur dans leur regard. Et une jeune prêtresse en particulier semblait réunir tous les critères de Locuste. Une jeune fille d'à peu près son âge, qui ne semblait vivre que pour son dieu. Ne croire en rien d'autre. C'est exactement ce que la laguz recherchait, alors elle lui fit la conversation.

La prêtresse s'appelait Meri, et était une apprentie Valkyrie. Le terme exact serait "troubadour", mais la jeune fille détestait cette appellation. Meri soignait avec son bâton, et découpait des mannequins d'entraînement avec son épée. Le dieu Pallas étant un dieu guerrier, il était tout naturel pour elle d'en être également une. Son projet étaient de vouer sa vie à protéger ce temple dans lequel elle a passé toute sa vie. De passer chaque jour que Pallas lui accorderait à lui vouer une adoration toute particulière, espérant un jour être digne pour recevoir sa bénédiction.

Locuste lui tint à peu près ce langage:

-C'est vraiment dommage, Meri. Dans ces conditions, jamais notre Dieu ne saura t'accorder sa bénédiction..

Meri était terrorisée. Que lui racontait cette femme ?


-Rester dans ce temple à Le prier est un beau projet, mais que penserait-Il s'il te voyait, restant là, utilisant comme prétexte la défense du temple pour te complaire dans ton oisiveté ? Penses-tu vraiment qu'il tient plus à ses temples qu'à l'avenir de son royaume ? Qu'il tient plus à des salles de prière qu'au champ de bataille ? Enfin, Meri, à quoi te sert une épée si tu ne la brandis pas pour apporter la victoire à ton royaume ? Ceux qui se contentent de défendre des vieux bâtiments ne pourront en aucun cas être bénis par le Dieu guerrier.

-Mais.. Que pourrais-je faire ?

-Sois imaginative, fais ce que tu es capable de faire ! Regarde, depuis ma naissance, je n'ai jamais été capable de me battre correctement ou d'utiliser une once de magie, malgré tous mes efforts. C'est bien simple, Pallas m'a mis à l'épreuve ! Je veux faire de mon mieux pour lui, moi aussi, alors j'ai cultivé mon intelligence pour pouvoir, à ma manière, aider le royaume. La vraie faiblesse n'est pas la faiblesse physique, Meri, je l'ai compris depuis bien longtemps... La véritable faiblesse, c'est l'oisiveté. Joins toi à moi ! Mettons en commun nos capacités pour servir Pallas du mieux que nous pouvons. Je sens que je peux accomplir de grandes choses, il me faudrait juste être protégée par quelqu'un en qui je pourrais avoir confiance... Et toi, tu sembles avoir besoin d'être guidée. C'est comme si nous étions faites pour nous serrer les coudes ! Je suis sûre que Pallas a voulu cette rencontre. Viens avec moi, Meri, et ensemble, représentons dignement la force Pallassienne.


Et c'est ainsi que Meri suivit Locuste, trouvant en elle un mentor, et une amie. Meri n'avait plus de doute, maintenant. Elle avait enfin trouvé sa voie, enfin trouvé le moyen d'être plus proche de son dieu. Soignant sa nouvelle amie et la défendant, elle avait... L'impression de revivre.

De son côté, Locuste était heureuse également. Après toutes ses années, elle savait enfin mentir avec assurance.

[H5 en F7]Echec et Mat.:
Locuste et Meri ont donc rejoint l'armée quelques années plus tard. Entre temps, les deux jeunes femmes s'entraînèrent et développèrent ce qui semblait être une très forte amitié. La Laguz, après un an de voyage avec le Bonimenteur, avait vu de ses propres yeux de nombreuses facettes des émotions humaines. Elle s'était donc construit l'image d'une jeune femme intelligente et bienveillante, consciente de sa faiblesse physique, et ayant de grands projets pour le royaume. Pour garder ce masque social, elle avait dû geler sa part de sadisme, le déchaînant dès qu'elle le pouvait sur ceux étiquettés comme "ennemis". Même si cela la frustrait, c'était quelque part excitant. Elle avait l'impression de jouer aux échecs à échelle de vie. Et pour gagner aux échecs, il faut faire des sacrifices.

Et des sacrifices, Locuste dût en faire, en oeuvrant comme soldat. Même si Meri la protégeait et la soignait, la Laguz eut un mal fou pour tout ce qui lui demandait beaucoup d'efforts physiques, à savoir... L'intégralité du métier, en réalité. Que ce soit se battre ou rester longtemps debout. La faiblesse à Pallas n'étant pas tolérée, elle devait soigner son image. Effectuer des coups d'éclats. Lorsqu'il fallait raser un campement de bandits, la méthode de base était simple. Monter avec Meri à dos de Castro, le cheval de cette dernière, et attendre. Attendre que le combat soit bien entamé, que les troupes alliées aient affaibli les troupes ennemies. Puis, à l'instant propice, Locuste revêtait sa forme de Laguz et faisait le plus de victimes possibles en moins de 10 secondes. Le meilleur rapport temps/effets secondaires. Mais chaque seconde devait être rentabilisée. Et la plupart du temps, malgré des soldats sceptiques, ça fonctionnait. Locuste commençait doucement à avoir bonne réputation.

Meri eut du mal au début à soutenir son amie dans ses stratagèmes, mais finissait par se dire que la ruse est une démonstration de force. Si la plupart des stratégies guerrières reposaient sur l'effet de surprise, ce n'était pas pour rien ! Le Dieu Pallas ne leur en tiendrait pas rigueur. Il l'encouragerait même très probablement. Oui, c'était certain. Alors quand Locuste broya des plantes médicinales sédatives dans le repas de leur supérieur direct, Meri se ressassait tout cela. Elle devait avoir confiance en sa meilleure amie. Elles faisaient toutes deux le meilleur pour Pallas. Pour changer le monde, il fallait être haut placé, et pour cela il fallait un peu triché. Locuste lui avait expliqué cela avec un sourire triste. Comme si tricher lui faisait plaisir ! Meri se sentit idiote d'avoir douté. Il fallait avoir confiance. Oui.

Locuste savait probablement ce qu'elle faisait.

Lorsque ce même supérieur ne se réveilla pas un matin de crise, ce fut Locuste qui, à l'instar du bonimenteur, harangua les soldats de sa troupe. Leur expliqua qu'il ne fallait pas perdre son calme, même si celui qui était censé les mener vers la victoire était incompétent. Alors elle assuma ce rôle. Locuste savait organiser une défense de campement. Elle avait lu des livres. Et grâce à son mentor, était maintenant éloquente. Alors à partir de maintenant, elle allait gravir les échelons. Développer plus de stratégies. Déchaîner son sadisme refoulé sur les ennemis de Pallas.

Et c'est ce qu'elle fit. Durant près de dix ans.

Soigner son image, ne jamais montrer de signe de faiblesse, répondre à tous ceux la défiant dans l'arène. Se faire un nom dans l'armée.

Mettre au point des stratégies, beaucoup de stratégies. De toutes sortes, correspondant à toute situation. Avoir un avantage psychologique sur ses ennemis, à défaut du numérique. Ne pas se reposer dessus, s'adapter.

Echouer, parfois, dans ses stratégies où ses combats, comprendre les causes de ces défaites, se relever. Deux victoires pour chaque défaite.

Manipuler, beaucoup manipuler, jouer prudemment ses cartes. Continuer à entretenir l'amitié de Meri.

Attendre, toujours. Patiemment. Et à la moindre occasion, tenter de faire tomber la stratège actuelle. Et prendre sa place.

Locuste la stratège, ça sonne plutôt bien.



à propos de vous

Yosshhhhhh je suis un petit nenfant de 17 piges qui aime faire souffrir ses persos. J'aime bien Fire Emblem parce que les persos sont cool à part Corrin. Je suis pas sur ce forum depuis très longtemps mais je le nem fort. En plus, toi qui lis ceci dans le futur, sache qu'au moment ou j'écris ça, il ya OLIVER sur la bannière, et ça c'est une preuve remarquable de goût.


Locuste
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le 5/3/2018, 22:41

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Hâte d'en lire plus !
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le 17/3/2018, 16:41

Bonjour Locuste,

suite à cette première lecture de ta fiche, et avant que tu n’avances davantage sa rédaction, nous avons quelques remarques à te faire.

Tout d’abord, nous apprécions énormément le fait que les compétences et capacités de ton personnage soient modérées et cohérentes. Continue dans cette voie !

Les points nous posant question sont les suivants :

• Certes Locuste peut avoir un caractère « spécial », limite sociopathe (ne nous en cachons pas, c’est littéralement le cas), cependant cette façon de se détacher de tout et surtout sa manie de « pourrir » les gens peut certes avoir échappé à ses parents -aveuglés par leur amour pour leur fille- mais ne passera certainement pas inaperçu très longtemps dans l’armée, car bien que les pallassiens peuvent passer pour de grosses brutes parfois, ce ne sont pas des idiots. A voir si cela ne risque pas de poser problème plus tard si son comportement n’entre pas en conflit avec « l’unité » qui fait la force de l’armée de Pallas ;

• Le viol de Locuste comme il est abordé dans ta fiche nous a heurté à la lecture pour plusieurs raisons. Ce n’est pas un évènement anodin et il est pourtant traité comme une péripétie annexe et n’est pas développé. Or il faut bien comprendre que ce sujet peut choquer/heurter à la lecture et le traitement que tu en fais -un peu désinvolte- aussi. Nous te conseillons de modifier ce passage très sensible en le passant sous spoiler et en prévenant les lecteurs qui n’ont pas forcément envie de lire quelque chose d’aussi dur à encaisser ; mais également de le rendre moins anecdotique.

Nous te souhaitons bon courage pour la fin de ta fiche !
Gaïa
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le 25/3/2018, 14:00

J'ai lu ces remarques et apprécie de me faire guider si tôt krkrkr

En conséquence, j'ai mis le passage sensible sous spoiler, et développé un poil le passage qui était volontairement désinvolte. Vous comprendrez ainsi mieux pourquoi j'ai choisi de le traiter de cette manière.

En ce qui concerne l'unité de Pallas, ma fiche ne semble pas entrer en contradiction avec. A priori tout va bien.
Locuste
Métier : Stratège du Roi
Messages : 46
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le 25/3/2018, 17:06

Pallas te souhaite la bienvenue !

Bienvenue dans mon royaume !

Félicitations Locuste, tu es validée !
Pallas espère que tu mettras à contribution tes talents de stratège pour écraser les autres royaumes maintenir la paix entre les différents royaumes Merci d'avoir mis sous spoiler ce que nous t'avons indiqué, c'est un passage qui a vraiment divisé l'équipe et nous aimerions que tu évites de traiter légèrement un sujet aussi grave dans tes prochains rps (même si le contexte médiéval du forum rend ce genre d'agressions plus courantes). Car malheureusement ton personnage n'a pas les facultés qui permettent d'exprimer la gravité de cette violence, sauf à part pour son orgueil blessé par sa faiblesse.
Et maintenant à toi de jouer !   Gaïa t'attend ainsi qu'une soirée pyjama !



Un nouveau monde s'ouvre à toi ! Tu peux dès à présent commencer ton aventure dans les zones rp ou gérer ton personnage (fiche de liens, journal et demandes de rp, etc.) ici. N'oublie pas de recenser ton avatar ici ! Si tu t'es montré timide pour le moment, c'est avec plaisir que nous t'invitons à nous rejoindre sur la chatbox ou dans le flood. Dans tous les cas, amuse-toi le plus possible en notre compagnie !


Gaïa
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Métier : Dieu à plein temps
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