"Tis but a scratch !" [PV : DAWN]

le 29/3/2018, 19:54

Aujourd’hui, il pleuvait à verse. Impossible de sortir sans finir trempé comme une éponge, c’était pour dire ! Un temps où il ne fallait pas mettre un chien dehors. Franchement, ne faîtes pas ça. Après il vous regarda d’un air tout malheureux, puis quand il peut enfin rentrer, et bien, il fout de la flotte partout, et c’est assez horrible. Bref, quand il pleut, faîtes en sorte que votre chien ait un abri. Après, je sais que les chiens sont cons, donc, ils restent quand même sous la pluie vous regardant d’un air TELLEMENT malheureux... Mais bref, ce n’était pas de chien dont on allait parler aujourd’hui... Mais bel et bien d’humains... Et plus précisément d’habitant de la belle cité de Cerulis. En effet, c’était bel et bien la capitale d’Istus, l’un des plus beaux royaumes de la planête, qui était aujourd’hui sous une pluie battante qui semblait avoir aucune pitié pour les différents hommes et femmes du coin....

Ainsi, il fallait profiter... Des intérieurs ! Et oui, car Cerulis n’était pas que magnifique par ses extérieurs, qui franchement, valaient le détour, rien que pour en avoir plein la vue... Amoureux de l’architecture, venez à Cerulis, vous ne serez pas déçu... Bref, il y avait aussi des choses à voir en intérieur... Bien sûr, peu pouvaient voir le plus grand trésor de l’endroit, le Palais ou Château, suivant ce que vous préférez comme terme -attention, les deux peuvent être synonymes, mais pas totalement indissociable-, n’était pas accessible pour n’importe qui... Mais il restait une grande partie du temple... Ou bien, l’académie de Musique... Tant de choses à faire dans la fameuses capitales Istusiennes, sans compter tout les petits espaces moins connus... Comme cette endroit, là, connu pour être l’endroit où les plus grands noms du royaumes allaient se faire... Soigner. Et oui, moins passionnant, mais ça existe ! Allons-y !

« Mademoiselle Caesar, c’est un plaisir de vous voir. Enfin, non pas que je suis content que vous deviez me voir, mais vous êtes du genre à ignorer vos blessures, donc, c’est bine que vous veniez. »

Le petit soigneur chauve serra la main de la jeune chef de police. Il s’appelait Grégoire, et il était l’un des meilleurs soigneurs de Cerulis, ce qui faisait que les plus grandes personnes du royaumes venaient se faire soigner. Les rumeurs disaient qu’il avait réglé les caries des princesses ! Ses talents en médecines n’étaient égalés que par trois choses... Sa petite taille, son grand âge, et son ventre rebondissant, qui faisait de lui l’exemple d’un Père Noël Nain. Même Lucrèce, qui pourtant n’était pas grande, était plus grande que lui... Mais on pouvait se moquer beaucoup de sa taille, cela ne retirait en rien ses qualités de soigneurs hors pairs, de chirurgien... Il faisait même les accouchements, et d’autres menus services... Son risotto aussi est connu dans tout Cerulis, et franchement, c’est le meilleur. Il connaissait bien Lucrèce, qui il s’occupait d’elle depuis qu’elle était toute petite fille. Il était l’une des rares personnes à savoir qu’elle avait été alcoolique d’ailleurs, et avait promis de garder le secret...

« Qu’est-ce qui s’est passe ?-
-Une effarouchée. Je me suis pris un mauvais coup. Ce n’est que superficiel.
-Cela, c’est moi qui le verrait. »

Il donna un petit con sur le front de Lucrèce, qui retira son chapeau. Il avait raison. Après tout, c’était vrai que ce n’était pas à elle de choisir ou non si c’était grave. Elle avait trop tendance à penser ça... Et ce n’était pas une bonne idée ! Que chacun garde ses vaches, comme on dit, et le troupeau serait bien gardé... Et donc, à chacun sa spécialité. Ce n’était pas à lui de choisir si quelqu’un devait être arrêté ou pas... Donc ce n’était pas à elle de choisir ou non si elle devait rester se faire soigner, ou si c’était véritable superficiel. Elle pensa, légèrement amusée, que vu le caractère de beaucoup de personnes d’Istus, et bien, il devait sans doute avoir souvent ce genre de commentaires... Mais bref, le médecin déclara :

« Veuillez retirez votre haut. »

Elle ne déclara rien, pas de cri d’outrage, ou de « non ! ». Déjà, car elle devait pas se mettre nue. Elle gardait son soutien gorge, le principal était sauf. Et tout simplement car elle avait été blessée au ventre. Et donc, si elle voulait être soignée, et bien, il fallait que son ventre soit à découvert. Bien sûr, elle aurait pu remonter son haut... Mais déjà, il semblait déjà tachée de sang, et deuxièmement... Il allait soigner la blessure. Il n’avait pas spécialement envie que des fibres végétales viennent s’aventurer dans la blessure. Une fois Lucrèce partiellement dévêtue, il regarda un peu ce qu’il avait à faire. Bon. La coupure était nette et propre. Visiblement, la Lame Froide avait affrontée un adversaire qui avait une lame affutée. Cela faisait une blessure propre et nette, faisant perdre pas mal de sang, mais rien de gravissime. L’hémorragie était déjà stoppée grâce aux bons reflexes des soigneurs intégrés dans la Police, il n’avait donc qu’à faire le fin mot de l’histoire, pour éviter une infection.

« Désolé, cela peut être gênant, mais d’autres patient peuvent venir. Je suis assez occupé en ce moment, et j’ai pas assez de salle ici pour acceuillir dans des endroits différents. Vous serez vite sortie. Une heure ou deux heures max. »

Ouf. Elle serait vite sortie... Bon, l’autre nouvelle ne l’enchantait guère, mais elle comprenait le pauvre soigneur. Sa réputation avait vite enflée et beaucoup venaient se faire soigner chez lui... Donc impossible de loger tout le monde. Et attachée à cette maison où sa femme et ses six filles (il a toujours rêvé d’un garçon, mais n’a jamais eu cette chance) ont vécu, et pour cette première, est décédée... Il ne comptait pas partir. Mais bref, Lucrèce se regarda. Elle avait l’air fine, là... Elle avait son ventre dénudée, et sa poitrine bien trop visible à son goût... Mais bon. Elle croisait les doigts. Après tout, si ça se trouve, personne n’allait arriver, et elle allait être tranquille. Elle grimaça un peu, mais resta stoïque, alors que son interlocuteur passait un coton avec de l’alcool sur sa blessure. Désinfecter une blessure... Nécessaire, mais pas spécialement agréable, cela, je peux vous le dire sans soucis...
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le 31/3/2018, 15:41

« Mais... Vous avez attendu combien de temps avant de venir ici ?! » Difficile de mettre plus de rage dans un seul regard, et Dawn eût presque l'impression de sentir ses oreilles frémir des envies qu'avait probablement la prêtresse de les lui tirer. « Et bien... Une petite heure, je dirais ? » Elle ne mentait qu'à peine. Si elle avait eu bien assez de temps pour venir avant, la brûlure qui s'étendait le long de son bras ne l'avait pas réellement alarmée avant maintenant. En soi, la plaie n'avait semblé que désuète, lorsqu'elle était formée, et ce n'était que lorsqu'elle avait commencé à un peu trop la brûler que Dawn s'était empressée de la noyer dans de l'eau fraîche... Sans grand succès. « Vous êtes irresponsable ! Venez ! Il faut s'en occuper maintenant, une brûlure au deuxième degré ce n'est pas rien. Comment est-ce que vous avez fait votre compte ? » La vassale grimaça légèrement, les yeux rivés sur le sol dallé qui défilait sous ses pieds alors qu'elle suivait la jeune femme à travers le temple. Elle avait tout de même honte d'admettre qu'elle s'était ébouillantée en faisant du thé. Sûrement plus de devoir retenir les larmes de douleur qui menaçaient de lui échapper d'un instant à l'autre. « Disons que... La théière m'a échappée. » Si elle se garda bien de lui avouer à quel point elle était stupide, le regard qu'elle lui lança ne manqua pas de très sincèrement l'indiquer et Dawn détourna tout naturellement les yeux afin de feindre ne rien voir. Elle ne s'était pas volontairement brûlée, après tout.

Une fois à proximité de la pièce où l'un des soigneurs du temple l'accueillerait, Dawn remercia la prêtresse d'un petit signe de la main et s'empressa de s'échapper de ses foudres en se plongeant dans ses réflexions. Et dans sa stupidité. Elle avait simplement voulu faire plaisir à Celestia en lui préparant son thé, pour une fois. Pourtant, parce qu'elle était trop maladroite ou parce qu'elle n'était tout simplement pas faite pour ne serait-ce que la préparation du thé, son entreprise s'était transformée en réelle catastrophe et elle avait fui avant même de donner à sa princesse l'opportunité de s'inquiéter. « J'imagine que ce n'est réellement pas fait pour moi... » Ce fût sur cette pensée qu'elle pénétra la pièce sans trop se soucier de si oui ou non elle y avait été autorisée, bien trop occupée à distraire son esprit de la douleur qui s'étendait de a main à son épaule. Son avant bras seul était brûlé et elle avait pourtant l'impression d'avoir plongé son membre tout entier dans un volcan. La douleur était insoutenable, tout simplement. Elle préférait milles fois les pulsations d'une plaie profonde que la sensation de brûlure constante qui courait le long de sa peau. « Excusez-moi, je me suis brûlée en faisant du thé et-- » Les mots lui échappèrent dès l'instant même où elle releva la tête.

Ses joues prirent alors une teinte aussi rouge que celle de son épiderme brûlé et elle couina lamentablement en se cachant les yeux de sa main de libre, les lèvres rendues tremblantes par la gêne. « Je... Navrée, je ne voulais pas vous gêner ! » En soi, voir une personne à moitié nue ne lui avait jamais posé de réel problème, du fait de ses quelques années au sein du régiment. C'était davantage l'embarras dans lequel elle mettait l'autre jeune femme présente, qui la chamboulait. « Je... Je reviendrai plus tard. Ou je demanderai quelqu'un d'autre, je suis réellement désolée ! »

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le 31/3/2018, 16:23

Une ou deux heures… Ouf. Après tout, elle était chef de la police, elle avait d’autres choses à faire que se faire dorloter. Elle avait une ville et un pays à surveiller, au nom de son roi… Donc, elle ne voulait pas passer pour une tir au flanc… Et elle comptait bien faire de son mieux pour justement que ses moments où elle ne travaillait pas soit usitée proprement… Là, elle considérait que ce temps de se faire soigner était un temps libre, donc, elle déduirait le temps à se faire soigner de son temps libre habituel qu’elle se permettait de temps en temps. Quoiqu’il en soit, donc, elle allait retourner au sérieux, et au travail rapidement… Et elle avait assez hâte de pouvoir se rhabiller, étant donné qu’être dans cette tenue, et bien… C’était assez gênant. Elle n’était pas si prude, mais quand même, elle n’appréciait pas montrer autant de son corps. D’ailleurs, elle portait toujours des tenues complètes, et très rarement laissait apparaître sa peau…

« Excusez-moi, je me suis brûlée en faisant du thé et--»

« Bonjour. »

Les joues de Lucrèce prirent une légère teinte rouge, quand elle vit une autre femme entrée. Celle-ci avait visiblement besoin elle aussi de se faire soigner, à cause d’une brulure liée à la préparation d’un thé. Lucrèce pensa un petit moment qu’il fallait être sacrément maladroit pour se soigner au point d’avoir besoin de voir un médecin… Mais de l’autre côté, elle reconnaissait qu’en effet, il suffisait d’un faux mouvement, ce qui arrivait même au meilleurs, pour faire renverser l’intégralité du contenue d’une théière sur son bras… Et ça… Et bien ça fait mal ! Sinon, pour le fait qu’elle prit une légère teinte rouge… Et bien, c’était bien entendue car la nouvelle arrivée pouvait donc voir sa poitrine, et… Et bah, c’était gênant, quand même. Enfin, non, elle pouvait pas voir sa poitrine, elle avait encore une partie de ses vêtements, mais quand même. Mais la plus gênée, ce n’était pas Lucrèce, visiblement, mais…

« Je... Navrée, je ne voulais pas vous gêner ! Je... Je reviendrai plus tard. Ou je demanderai quelqu'un d'autre, je suis réellement désolée ! »

« Je…
-OH NON VOUS ALLEZ PAS COMMENCE ! REVENEZ DE SUITE, J’AI PAS LE TEMPS POUR SES ENFANTILLAGES ! »

Lucrèce eut à peine le temps de parler. En effet, le vieux médecin fonça pour rattraper la fameuse Dawn, lui attrapant le bras, et la ramenant de force dans la salle… Eh beh ! Pour un nabot, on pouvait dire qu’il avait de la force, soit en force brut, soit en persuasion ! En tout cas, visiblement, cela l’avait agaçait… Il fallait dire que le caractère du médecin n’était pas dans la catégorie des caractères « zyva je laisse passer, c’est pas grave ». Il était plutôt du genre à au contraire être en mode « Mais bordel de dieu » ! Ainsi, il rappelait qu’il était médecin… C’était normal de retirer une partie de ses vêtements quand on va chez le médecin… Bon sang, est-ce qu’elle réagirait ainsi, si elle allait se baigner ? M’enfin, quoiqu’il en soit, il força Dawn à s’assoir juste à côté de la chef de police, et déclara :

« Si je commence à attendre que les patientes ne tombent pas dans les pommes car elles ont vu un bout de chair, je suis pas sorti de l’auberge. Voyons voir votre brûlure… Putain, c’est dégueulasse. Vous avez attendu pour venir, c’est ça ? »

Il déclara cela en voyant la blessure. Blessure de second degré… C’était pas propre ! Et qu’est-ce que cela voulait dire ? Et bien il fallait la nettoyer et… Oh oui, en effet, il fallait la nettoyer. Mais ce n’était pas ça l’important, cela voulait dire que cela allait nécessité un traitement. De la même façon que certaines blessures, et bien certaines brûlures ne pouvaient donc pas être seulement soignée d’un petit coup de bâton de soin… Parfois, il fallait un peu plus, et ainsi, c’était ainsi qu’était naît les médecins, les apothicaires, etc. Et bien oui ! Vous imaginez bien que si les bâtons de soins pouvaient vraiment tout soigner, on les userait bien plus ! Déjà qu’ils étaient énormément utilisés ! Après, il ne fallait pas croire que les bâtons de soins n’étaient pas capables, ils pouvaient faire de grandes choses… Mais disons que l’important, ce n’était pas du tout de croire que l’une ou l’autre des techniques pouvaient tout faire… Bref, quoiqu’il en soit, le fameux médecin se tourna en suite vers Lucrèce, et déclara :

« Pour vous, Lucrèce, je vais vous faire une suture. Cette blessure est plus profonde que je pensais… J’irais chercher du fil. »

Lucrèce fit une moue en entendant ça. Damn, elle pensait avoir esquivée le coup, mais si en effet, elle avait suffisamment esquivé le coup pour ne pas être trop blessée, elle avait quand même besoin d’une suture, les bâtons ne suffiraient pas cette fois. C’était pas la première fois qu’elle avait une suture, une blessure à la tête, à l’époque où elle commençait à peine dans la police avait fait qu’elle avait du nécessité de cette intervention… mais quand même, cela ne faisait jamais plaisir. Une chose était sûre, en tout cas, elle allait faire attention à l’avenir. Une telle erreur de sa part était inacceptable, et cela voulait dire une chose : elle n’avait pas assez fait attention et donc, avait manqué de précaution… Elle pensait d’ailleurs à tout cela, pendant que le petit médecin chauve s’intéressait maintenant à la brûlure de Dawn.

« Vous… Mmh… Laissez moi appliquer un cataplasme d’argile. Ca sera nécessaire. Il faudra le renouveler néanmoins. »

C’était une technique qui était souvent utilisée pour les blessures. L’argile verte avait des propriétés curatives utilisés pour traitée des choses comme les brûlures. Bref, il pensait faire cela, cela semblait être le plus adaptée pour Dawn… Bien qu’il fallait le dire, cela allait rester un moment. Les brûlures, faut laisser le corps les soigner… Surtout qu’avec les connaissances et les technologies médicales qu’ils avaient, et bien, certains point, ils ne savent pas comment soigner d’eux-même. Bref, maintenant qu’il avait fait aussi bien pour l’une que pour l’autre son fameux diagnostique… Il allait devoir prendre ce dont il avait besoin. Ouais, car il se baladait pas toujours avec tout son matos. Là, comme pour les deux femmes, rien n’urgeaient véritablement, et bien, elle pouvait attendre un peu. Cependant :

« Je vais chercher ce qu’il me faut, ça va mettre un peu de temps. A de suite. Vous ne bougez pas ! J’ai pas envie de devoir vous chercher partout ! »

il quitta alors la salle, partant vers je-ne-sais-pas où, pour récupérer donc ce qui lui manquait pour soigner les deux femmes. Ces deux là étaient ainsi ensemble… Pour Lucrèce, elle devait avouer que le tout était un peu gênant, étant donné qu’elle ne pouvait pas remettre son haut, pour couvrir son corps, étant donné qu’elle avait encore sa blessure. De toute façon, elle allait devoir faire laver cette tenue et en récupérer une autre chez elle, étant donné que le vêtement était quand même… Et bien tâchée de sang. Ce qui pour une personne de la police, n’est jamais une très bonne idée. Et ouais ! Petit conseils pour tout nos amis gardiens de la paix : ce n’était pas une vraiment bonne idée de se promener avec des vêtements couvert de sang. Et ouais, je sais, c’est incroyable comme concept… Mais encore plus incroyable… Lucrèce commença à parler.

« … Bonjour. C’est… C’est une mauvaise journée n’est-ce pas ? Il pleut, et en plus on est blessée. C’est… embêtant n’est-ce pas ? »

Lucrèce tenta d’ouvrir et débuter une discussion, de façon, on va bien le dire, assez maladroite. Elle avait fait le cliché numéro 1 de la discussion, c’est à dire… Accrochez vous… LE TEMPS QU’IL FAIT DEHORS. Et rappelée leur condition à toute les deux. Bref, on pouvait réaffirmer ceci, si on avait encore des doutes… La fameuse Lucrèce était vraiment une bille en social, et elle avait vraiment du mal à réussir à discuter hors de son boulot. Faut dire, elle avait plus l’habitude de faire parler des criminels que de faire parler des personnes dans des cabinets de médecine… Mais courage, Lucrèce, tu peux y arriver! Tu peux réussir à discuter avec quelqu’un sans lui mettre des menottes ! Surtout que bon, si elle commençait à mettre des menottes à Dawn, dans cette tenue, et bien, il n’y aurait qu’une chose à dire, c’est que la tournure des événements commenceraient à devenir vraiment chelou… Mais bon, passons sur ce point ! On allait bien voir maintenant comment allait réagir la fameuse Dawn, après ce qui c’était passé…
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le 3/4/2018, 16:03

« OH NON VOUS ALLEZ PAS COMMENCE ! REVENEZ DE SUITE, J’AI PAS LE TEMPS POUR SES ENFANTILLAGES ! » Dawn eût presque l'impression de sentir le courroux d'Istus elle-même s'écraser sur ses épaules. Si le petit homme n'était pas douée d'une quelconque force physique réellement surprenante, sa spontanéité seule suffit à pousser la vassale à reconsidérer son choix et ce fût avec un air presque coupable qu'elle l'observa inspecter sa plaie. « Une... Petite heure, je dirais ? » Elle n'était pas douée pour mentir. Et quand bien même elle l'aurait voulu, l'acte en lui-même aurait été inutile puisque la réponse ne changerait visiblement rien à la situation. Très bien. Elle n'était assurément pas en mesure de partir maintenant. Et comme pour le lui confirmer, le médecin se tourna une fois de plus vers elle après avoir informé son autre patiente des soins qu'il lui prodiguerait. Patiente que Dawn évitait d'ailleurs de regarder. La situation était déjà bien assez gênante pour elle, nul besoin d'en rajouter. « Vous… Mmh… Laissez moi appliquer un cataplasme d’argile. Ca sera nécessaire. Il faudra le renouveler néanmoins. » Elle hocha simplement la tête, peu encline à l'idée de se faire de nouveau remonter les bretelles mais également désireuse d'en finir au plus vite. Autant parce que sa princesse risquerait de s'inquiéter que parce qu'elle savait désormais qu'elle n'avait aucune chance de le lui cacher. Merveilleux, ne pût-elle s'empêcher de penser en grimaçant pour elle-même lorsque le médecin annonça sa courte absence.

Désormais seule avec sa compagne d'infortune, Dawn s'aventura à palper les alentours de sa plaie, distraitement. Une façon comme une autre de s'occuper en attendant de recevoir les soins dont elle avait besoin, et sûrement le meilleur moyen d'oublier qu'elle était sûrement la source de la gêne d'une femme à moitié nue, à côté d'elle.
Elle n'avait aucune réelle idée de la façon dont elle pouvait meubler le silence, quand bien même elle aurait voulu s'excuser. Mais lui parler risquait peut-être d'aggraver les choses... ou au contraire de les améliorer. Elle n'était finalement pas plus avancée, lorsqu'elle prit son courage à deux mains. Et pourtant, lorsqu'elle ouvrit la bouche, ce ne fût pas sa voix à elle qui résonna. « … Bonjour. C’est… C’est une mauvaise journée n’est-ce pas ? Il pleut, et en plus on est blessée. C’est… embêtant n’est-ce pas ? » Dawn haussa deux sourcils surpris au-dessus de son regard céruléen. « Oh... » Son expression se mua peu à peu en un sourire amical et elle hocha naturellement la tête en fixant un point aléatoire, devant elle. Même la regarder dans les yeux aurait été relativement gênant, alors elle aimait mieux s'en garder. « Je ne peux le nier. » Un petit rire gêné s'ajouta à sa réponse et elle laissa soigneusement son bras retomber le long de son corps, avant de reprendre : « Je n'avais pas pour but de vous gêner, je suis navrée. Je n'ai pas pensé à avertir de ma présence avant de... me permettre d'entrer de cette façon. »

Un petit soupir excédé traversa ses lèvres, presque inaudible sous le rythme important de la pluie, à l'extérieur. « J'imagine que ce serait assez loufoque que nous nous soyons brûlées toutes les deux alors... Pour quelle raison êtes-vous ici, si ce n'est pas indiscret ? » Il fallait bien qu'elles occupent le temps, avant que le médecin ne revienne. Et pour aussi maladroite qu'elle était, Dawn tenta au mieux de mettre son interlocutrice à l'aise à l'aide d'un sourire encourageant.

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le 3/4/2018, 22:01

Lucrèce était chef de police. Elle maniait le katana depuis presque 20 ans. Elle était chef de la police depuis quelques temps... Mais pourtant, malgré tout ses hauts faits qui étaient franchement impressionnant, on va bien le dire... Il y avait une chose... Une honte... Une chose qui montrait qu’elle avait encore beaucoup à apprendre... Des points à s’améliorer... Et cette chose... C’était le fait que... QU’ELLE NE SAVAIT PAS DU TOUT PARLER AVEC QUELQU’UN COMME CA ! Bon sang, elle se disait qu’elle aurait mieux fait de se taire, qu’elle devait sans doute passer pour une femme étrange, et qu’elle avait très certainement pas bien fait du tout. Merdemerdemerde, c’était pas bon du tout. Qu’est-ce qu’elle allait le dire... Allait-elle se contenter d’un silence voulant tout dire ? Allait-elle demander poliment à Lucrèce de se taire ? Bon sang une simple phrase, et elle stressait comme une écolière.

« Je ne peux le nier. Je n'avais pas pour but de vous gêner, je suis navrée. Je n'ai pas pensé à avertir de ma présence avant de... me permettre d'entrer de cette façon. »

« Ne vous inquiétez pas. »

Avait-elle été gênée ? Oui, un peu. Elle regarda son corps. Un corps assez musclé, avec un ventre pas dur comme de la brique, une poitrine d’une taille généreuse, et des cicatrices. Elle ne montrait que rarement son corps, mais il fallait bien avouer, elle n’avait pas l’envie ni l’habitude d’en faire trop souvent. Elle n’était pas spécialement amatrice de cela... Mais est-ce qu’elle était gênée vraiment ? Elle était chez le médecin. Elle aurait été gênée si elle avait été surprise entrain de se changer dans un vestiaire, surprise sous une douche, dans sa chambre... Mais là, c’était le médecin. C’était normal d’être dans ce genre de situation... Il fallait donc rester calme. Parfaitement calme. En tout cas, elle écouta la suite des déclarations.

« J'imagine que ce serait assez loufoque que nous nous soyons brûlées toutes les deux alors... Pour quelle raison êtes-vous ici, si ce n'est pas indiscret ? »

« Une mauvaise manœuvre durant une arrestation. »

Elle déclara ça comme si elle avait parlé d’une coupure au doigt à cause du jardinage, ou bien si elle avait parlé d’une assiette cassée pendant qu’elle rangeait les couverts après avoir fait la vaisselle... Bref, vous avez compris, elle disait ça avec une simplicité absolument troublante. Et oui, après tout, cela arrivait dans la vie de la police. Ils tentaient le plus possible d’empêcher cela... Mais parfois, on pouvait pas faire autrement, certaines situations finissaient avec des blessures. Tant mieux quand ce n’étaient que des criminels qui étaient blessés. Un peu plus grave, mais cela allait quand c’était des policiers. Non, le soucis, c’était quand c’était des innocents, eux, se retrouvaient blessé... Ou pire, tués... Là, c’était des jours tragiques pour la police.

« Un homme qui s’était retranché avec un otage car son vol avait mal tourné. Nous avons réussi à sauver l’otage, mais je me suis fais proprement tranché au ventre par son arme. »

Voilà elle avait racontée plus en détail ce qui s’était passé. Trop de fois, cela arrivait. C’était le genre d’incident qui arrivait de tout en temps. Un cambriolage tourne mal, et voilà que le voleur à la sauvette se retrouve avec une personne qui a un couteau sous la gorge... Tout ça par ce qu’il a peur de se faire arrêter. C’est dans ce genre de cas que Lucrèce dont absolument intervenir. Bref, Lucrèce accompagné d’une petite équipe, ainsi, était intervenu pour sauver le pauvre vendeur, et les quelques clients qui n’avaient pas pu fuir... Et finalement, après avoir libéré le fameux vendeur, Lucrèce avait du elle-même se battre contre le voleur, qui avait quand même une épée. Le combat avait été court, mais Lucrèce, pas toujours assez rapide, c’était quand même pris un mauvais coup, qui avait tranchée dans ses vêtements... Et dans son ventre. Moins rapide, elle aurait eu l’épée dans les intestins. Heureusement, ce ne fut pas le cas... D’ailleurs, sa prochaine déclaration commença par « heureusement »... Mais pas pour de bonnes raisons...

« Heureusement, personne d’important n’a donc été blessé. »

Oh, eh... Lucrèce bon sang de bonsoir ! Arrête de te dévaloriser et considéré que tu n’as aucune importante, bon sang de bonsoir ! C’était le premier indice pour la fameuse Dawn qu’elle pouvait prendre pour percevoir que la fameuse chef de la police avait tendance à se mettre de côté, et ignoré sa propre importance... Non seulement l’ignoré, mais même la considérer comme inexistante, étant donné qu’elle était du genre à penser qu’elle n’était qu’un rouage, aisément remplaçable. Après tout, si elle mourrait, une autre personne deviendrait chef de la police. Elle n’était pas comme son prédécesseur, Parménion, qui lui avait été quelqu’un de formidable, et absolument irremplaçable... La preuve étant qu’elle le remplaçait très mal. Mais bref, quoiqu’il en soit, elle déclara, alors, se tournant vers Dawn, ignorant qu’elle était encore si peu vêtue, montrant ainsi sa blessure, mais aussi... Deux autres choses... Et déclara :

« Vous vous êtes brûlée dîtes moi ? Avez-vous besoin d’un constat de la police ? Votre logement est-il sinistré ? Je peux vous aider s’il faut. »

Lucrèce ne savait pas ce qui avait amené la fameuse Dawn à être brûlée. Mais sa théorie était plus que logique : elle pensait à un incendie. Et c’était à la police d’aider dans ce genre de cas. Après tout, si cela se trouvait, elle était donc totalement perdue, elle avait tout perdue dans le drame, voir elle avait perdue des personnes. Cela arrivait, les incendies étaient des choses terribles. Elle n’avait vraiment pas à se plaindre. Cela arrive toujours de se faire blesser dans le cadre de ses fonctions. Cela n’a rien à voir avec cette pauvre Dawn, sans aucun doute, qui avait sans doute perdue énormément à cause de ce fameux incendie... Car après tout... Comment expliquer une brûlure autrement que par ce genre de moyen... ? Après tout, on ne se brûle pas en préparant un thé. C’était franchement stupide pensait Lucrèce.
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le 4/4/2018, 09:23

« Un homme qui s’était retranché avec un otage car son vol avait mal tourné. Nous avons réussi à sauver l’otage, mais je me suis fais proprement tranché au ventre par son arme. Heureusement, personne d’important n’a donc été blessé. » Dawn sentît presque le poids du ridicule lui écraser les épaules. Elle avait été blessée, plus d'une fois. Les quelques cicatrices qui barraient sa peau parlaient pour elle et, si elle en cachait la plupart, d'autres étaient bien plus difficiles à masquer en général. Toutefois, et quand bien même elle comprenait et respectait le danger auquel s'était exposée sa vis-à-vis, elle comprenait bien moins sa surprenante modestie. « Personne d'important ? Mais... Vous appartenez à la police de ce que j'ai compris. Vous avez pour rôle de maintenir l'ordre d'Istus alors... En quoi ne seriez-vous pas importante ? » Ses yeux s'étaient arrondis au-dessus de ses joues encore légèrement roses, emplis de surprise et d'un semblant d'incrédulité. La police d'Istus n'était certes pas aussi impressionnante que les chevaliers royaux mais elle n'en était pas moins importante. Et essentielle. Bien assez en tout cas aux yeux de Dawn pour qu'elle s'étonne sincèrement d'un tel manque d'auto-considération.

Néanmoins, elle préféra ne pas insister et se contenta d'une brève grimace, lorsque la question lui fût retournée. « Vous vous êtes brûlée dîtes moi ? Avez-vous besoin d’un constat de la police ? Votre logement est-il sinistré ? Je peux vous aider s’il faut. »  Aïe. Difficile de mettre plus de honte dans les rougeurs qui revinrent colorer son visage. Elle se sentait affreusement ridicule. « Non, enfin... Rien de grave n'est arrivé. » Outre sa peau brûlée à vif, elle n'avait rien à déplorer. Elle n'avait pas pris le risque de blesser sa princesse et personne d'autre qu'une domestique ne l'avait vue déguerpir des cuisines dès l'instant même où elle avait compris que sa blessure était plus grave qu'elle n'y paraissait.
Un soupir accablé lui échappa et Dawn lança alors un regard embarrassé à son interlocutrice. « Je me suis ébouillantée, en faisant du thé. Enfin... Je ne suis absolument pas douée avec autre chose qu'une arme entre les mains, et la casserole m'a simplement échappée, sauf que j'ai eu la mauvaise idée de vouloir la rattraper en plein vol. » La scène était incroyablement ridicule à imaginer. Comme à vivre, d'ailleurs. Sur l'instant, elle avait tout simplement été capable de glapir et s'était précipitée vers un robinet d'eau pour y rafraîchir son bras. Sans grand succès. La sensation de brûlure s'était étendue jusqu'à son épaule et elle avait pris le chemin du temple dès qu'elle avait compris que c'était probablement plus grave que ce qu'elle pensait. Hors de question d'inquiéter Celestia. Et surtout hors de question de se faire remonter les bretelles encore une fois. « Elle m'avait pourtant déjà dit qu'elle refusait que je lui fasse son thé... - Un nouveau soupir quitta ses lèvres. - Mais être vassale c'est aussi s'occuper de sa princesse, non ? » Et elle trouverait très probablement un autre moyen. La cuisine n'était pas faite pour elle, elle le savait, et c'était en partie pour ça qu'elle détestait l'idée d'être derrière les fourneaux. « Merci tout de même de votre proposition. Je me sens un peu ridicule en comparaison. » Et elle devait bien s'admettre qu'elle aurait aimé être là pour une raison aussi glorieuse qu'une blessure à l'abdomen plutôt que pour... ça.

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le 4/4/2018, 22:02

La fameuse Lucrèce regardait son interlocutrice, comme toujours de manière assez neutre, avec un regard assez froid, bien qu’un très léger sourire venait brisé justement cet aspect de marbre qu’elle avait tendance à avoir. Inintérêt ? Pas du tout, c’est juste que son expression faciale de base était assez figé, il fallait bien l’avouer. C’était comme ça, tu avais des gens qui avaient ce genre de caractères, et bien, il fallait se dire que cela faisait partie aussi de leur caractère. Mais bref, donc, si Lucrèce paraissait relativement de marbre, elle s’intéressait quand même pour beaucoup aux raisons pourquoi la fameuse Dawn était ici. Sa théorie, l’incendie domestique, était quelques choses qui arrivait, mais elle n’avait aucune pruve pour le moment de ce qu’elle avançait. Ce n’était qu’une théorie parmi d’autres, bien que c’était sans doute la plus probable...

« Personne d'important ? Mais... Vous appartenez à la police de ce que j'ai compris. Vous avez pour rôle de maintenir l'ordre d'Istus alors... En quoi ne seriez-vous pas importante ? »

Ce n’était pas faux. Ce qui cependant ne correspondait pas avec ce que disait la fameuse Dawn, bien que Lucrèce ne connaissait pas encore son nom, c’était le fait que... Et bien, c’était le fait que ce n’était pas sa fonction dont elle parlait, mais sa personne. Et oui, une policière était importante, mais elle, elle en temps que personne, elle ne s’estimait pas importante. Mais bien entendue, elle savait bien que les policiers étaient importants. Elle en savait quelques choses, étant donné qu’elle était... Et bien la chef de police ! Voilà, vous avez bien compris la différence, Elle distinguait les fonctions des personnes. Il y avait parfois des personnes qui étaient importantes, malgré leur fonction inexistentes, des conseillers, des artistes, des penseurs, des philosophes... A l’inverse, il y avait des fonctions importantes, mais dont la personne, elle, était moins importante, et pouvait être remplacée suivant le besoin.

« Non, enfin... Rien de grave n'est arrivé. Je me suis ébouillantée, en faisant du thé. Enfin... Je ne suis absolument pas douée avec autre chose qu'une arme entre les mains, et la casserole m'a simplement échappée, sauf que j'ai eu la mauvaise idée de vouloir la rattraper en plein vol. »

Oh... C’était... C’était gênant. Lucrèce fut quelques peu gêné pendant un petit moment, étant donné qu’elle avait quand même expliqué sa raison d’être ici, une raison qui on pouvait dire, était assez importante... Mais en faisant cela, elle avait très certainement mis, pensa-t-elle, extrêmement mal à l’aise son interlocutrice... Et la forcer à dire après justement ce qui lui était arrivé... Oui, c’était fortement gênant, elle imaginait qu’elle aurait mieux fait de ne pas faire ce genre de bêtises... Rah. Pourquoi elle ne réfléchissait pas autant quand elle était entrain de parler avec quelqu’un. Pauvre, pauvre Dawn. Elle avait vraiment pas de bol, et Lucrèce se sentait mal du fait que maintenant, la fameuse Dawn devait se sentir super mal à cause d’elle.

« Elle m'avait pourtant déjà dit qu'elle refusait que je lui fasse son thé... Mais être vassale c'est aussi s'occuper de sa princesse, non ? Merci tout de même de votre proposition. Je me sens un peu ridicule en comparaison. »

« Il n’y a rien de ridicule. »

Elle déclara cela calmement, mais de façon assez autoritaire... Une voix qu’il fallait prendre habitude quand on discutait avec la fameuse Lucrèce, étant donné qu’elle était souvent dans ce genre de voix grave, qui montrait bien que ce qu’elle déclarait la laissait parfaitement calme, ne la rendait ni enjouée, ni en colère, quoique ce soit... Non, par contre, c’était sévère. Si Lucrèce disait « Il n’y a rien de ridicule », et bien, il fallait bien comprendre que la discussion n’était pas possible. Ce n’était pas ridicule, point à la ligne. Maintenant, elle allait pouvoir expliquer un petit peu ce qu’elle avait dit... Car oui, elle avait dit que ce n’était pas ridicule, mais il fallait bien expliquer pourquoi elle disait cela ! Elle avait de véritables raisons ! Donc, ainsi, elle commença à expliquer, tranquillement.

« Je ne suis pas faiseuse de thé. Vous non plus. Il est donc logique de se faire du mal dans une activité qui n’est pas habituellement la notre. Si nous réfléchissons ainsi, il est bien plus ridicule que je me fasse blessé en mission, bien que je sois la chef de la police d’Istus. C’est une erreur de débutant que j’ai fais, et si nous devons être honnête, j’ai été ainsi bien plus ridicule que vous. »

BAM ! Preuve par A + B. Bien sur, on pourrait rétorquer que « faire le thé » n’était pas une activité si compliquée... Mais Lucrèce ne serait pas d’accord. Véritablement faire le thé était une pratique qui était digne d’un art ! N’importe qui ne pouvait pas se ramener et faire un thé comme ça ! La preuve, quand c’était n’importe qui, et bien, visiblement, elle s’ébouillantait. Non plus sérieusement, ainsi, la fameuse Lucrèce déclara cela tranquillement, calmement, montrant un grand respect et un grand calme dans ce qu’elle disait. Elle montrait par A + B qu’elle était tout autant ridicule que son interlocutrice. Elle était chef de la police, et elle se faisait blessée dans une opération ainsi ? Cela était alors tout aussi ridicule que s’ébouillantait avec du thé. Cela semblait logique pour la fameuse chef de la police... Qui continua alors à déclarer, toujours aussi calmement et dignement :

« Mais excusez-moi de mon impolitesse. »

Elle se leva devant son interlocutrice... Et s’inclina devant elle. Comme toujours dans sa position habituel. Légère inclinaison vers l’avant, yeux fermés, un main posée en haut de sa poitrine. Bref, quelqu’un qui s’inclinait pour montrer son respect, grand respect qu’elle avait envers la personne avec qui elle discutait. Du Lucrèce tout crachée, on pouvait bien le dire. Cependant, si elle avait d’habitude l’habitude de faire cela, une vérifiable habitable, et bien, là, on pu voir une grimace de douleur... Et ouais, s’incliner, quand on s’est fait ouvrir au niveau du ventre, ce n’est pas franchement une bonne idée Lucrèce ! Mais bon, la fameuse chef de la police s’installa de nouveau, et déclara tranquillement à son interlocutrice :

« Je ne savais pas votre rang, je m’excuse de ne m’être inclinée plus tôt. Je ne connaissais pas le nom ni l’apparence des vassaux de sa majesté. »

Pas faux, et c’était sans doute une erreur pensait-elle en elle. Il allait falloir qu’elle se renseigne davantage pour reconnaître plus aisément les vassaux des princesses de son royaume. Elle avait énormément manquer de respect en ne s’attachant pas à la politesse et à l’étiquette qu’était requis quand on s’adressait à des personnes de son rang. Là, elle commençait presque à avoir la légère gène d’être quasiment nue sur le torse, tout en discutant avec une personne de tel rang. C’était quand même pas terrible. Elle espérait que la vassale n’allait pas faire un rapport en mode : « Oh, la chef de la police montre ses seins enfaite ». Oui, bon d’accord, elle stressait pour rien, là, c’était très peu probable que cela soit le cas... Mais bon. Quoiqu’il en soit, la fameuse chef de la police recommença à parler, tranquillement, pour mieux expliquer ce qu’elle avait à dire donc à son interlocutrice.

« Et pour répondre à votre question posé plus tôt, sachez que je ne suis qu’un rouage du système, et que j’ai la chance de n’avoir personne qui tient à moi. D’où le fait que je sois rassuré que personne d’important n’ait été blessé. Pas de femmes ou d’enfants pleurant la blessure voir la perte de quelqu’un qu’il aime, et même si je suis indisposé, la police peut vivre sans moi. D’où mon abus de modestie, dont, si vous l’avez perçu ainsi, je tiens à m’excuser platement. Je ne cherchais pas à votre mettre mal à l’aise. »

Elle s’inclina de nouveau, recommençant alors sa grimace. On put même voir un peu de sang couler de la blessure, montrant qu’elle l’avait légèrement réouverte en faisant ses conneries... Mais passons, et retournons-nous sur notre concentration. C’est à dire... Le fait que Lucrèce n’avait quasiment personne en effet. Elle ne voulait vraiment pas passer pour une personne trop modeste, c’était d’ailleurs bien souvent, une personne excessivement modeste, une personne qui enfaite cachait une grande vantardise, mais passons. Quoiqu’il en soit, ainsi, Lucrèce rappelait qu’elle n’avait personne véritablement pour se soucier d’elle, d’où le fait qu’elle avait dit que personne d’important avait été blessé. Après, elle mentait un peu quand elle disait qu’elle avait personne qui tenait à elle. Ses deux parents tenaient quand même énormément à leur fille, et comme on dit, il n’y a rien de pire pour un père ou une mère de devoir enterrer un de ses enfants. Mais voilà, en tout cas, Lucrèce avait assez parlé pour le moment, on pouvait bien le dire. Il fallait maintenant qu’elle laisse la parole à son interlocutrice qui avait sans doute plein, mais alors plein de chose à dire ! N’est-ce pas ?
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le 5/4/2018, 10:48

Depuis le décès du précédent chef de la police, Dawn n'avait entendu parler de son successeur qu'à travers un nom qu'elle entendait parler se mêler à un titre qui, étonnamment, lui allait plutôt bien. Contrairement au sien. Si elle s'était promise à elle-même d'au moins tenter de la rencontrer un jour, elle ne pensait absolument pas tomber sur la concernée au beau milieu d'un rendez-vous médical improvisé. Et sûrement encore moins à la voir faire preuve d'autant de déférence face à elle, à peine vêtue et visiblement pas gênée pour un sou. « Je ne savais pas votre rang, je m’excuse de ne m’être inclinée plus tôt. Je ne connaissais pas le nom ni l’apparence des vassaux de sa majesté. » Impolitesse ? Rang ? Dawn écarquilla légèrement les yeux, sincèrement surprise. Qu'on ne connaisse pas son visage ne la surprenait pas plus que de raison. Certes, elle aurait aimé être une chevalier d'Istus reconnue, mais elle admirait essentiellement ce qu'ils représentaient, sans plus se soucier de la gloire et du respect que leur valait leur nom. À ce titre, elle n'avait jamais recherché la reconnaissance, ni même l'admiration d'un autre. Son titre d'« aube radieuse » lui valait déjà bien assez de soucis et elle se sentait l'envie de se terrer au fond d'un trou à chaque fois même qu'on le mentionnait. Parfois pour la taquiner, d'autres fois parce qu'on la « reconnaissait ». L'effet était toujours le même, au final ; elle rougissait, bégayait et se contentait simplement de rappeler qu'elle n'était pas plus radieuse que n'importe qui. « R-Relevez-vous, allons. Je ne suis pas plus importante que vous. » Elle ne savait réellement plus où se mettre. Ni où mettre ses yeux d'ailleurs. Regarder son interlocutrice aurait été irrespectueux mais l'inverse aurait été un manque de considération tout aussi vexant. Et l'excuse d'être douée des mêmes atouts ne marchait absolument pas dans cette situation.

« Et pour répondre à votre question posé plus tôt, sachez que je ne suis qu’un rouage du système, et que j’ai la chance de n’avoir personne qui tient à moi. D’où le fait que je sois rassuré que personne d’important n’ait été blessé. Pas de femmes ou d’enfants pleurant la blessure voir la perte de quelqu’un qu’il aime, et même si je suis indisposé, la police peut vivre sans moi. D’où mon abus de modestie, dont, si vous l’avez perçu ainsi, je tiens à m’excuser platement. Je ne cherchais pas à votre mettre mal à l’aise. » Dawn ne sût pas réellement si elle n'avait effectivement aucune considération pour sa personne ou si elle devait saluer son altruisme tirant ouvertement sur l'abnégation. La déclaration de la jeune femme eût néanmoins le don de faire soupirer la vassale et elle se reprit au mieux avant de la regarder de nouveau, un sourire un peu plus gêné aux lèvres. « Vos parents auraient pleuré votre perte, non ? » Elle ne savait pas réellement sur quel terrain elle s'aventurait. Ses propres parents l'aimaient, tout comme ses frères l'aimaient. Tout comme le roi et la reine aimaient leurs enfants. Elle concevait très bien que certaines familles puissent, toutefois, être bien moins soudées que celles auxquelles elle était confrontée chaque jour. « Enfin... J'imagine. Je ne voudrais pas vous froisser, alors... Je ne sais pas réellement quoi vous dire. Mais... Si vous ne vous estimez pas importante en tant que chef de la police parce que vous êtes remplaçable, vous ne l'êtes pas moins en tant que personne. Qui plus est... » Une petite grimace déforma son visage. Elle marchait sur des œufs. Ou tout du moins, elle en avait la ferme impression. « Je ne pense pas que le fait que vous soyez remplaçable ne fasse pas de vous quelqu'un d'important. Cette blessure ou que vous ayez pu mourir là-bas doit très probablement affecter le moral de vos hommes, qu'ils vous le montrent ou pas. » Elle aurait pu comparer sa situation à la sienne. Dire que Celestia s'inquiétait sûrement trop à chaque fois qu'elle était blessée, quand bien même risquer sa vie faisait partie de son devoir. Mais elle n'avait aucunement conscience des relations amicales au sein de la police, et elle ne tenait pas à se risquer trop loin dans les hypothèses erronées. « Et puis, je-- oh ! Relevez-vous ! Votre blessure va empirer ! » Son regard se chargea d'une inquiétude soudaine et elle se permit sans le moindre embarras de redresser la jeune femme sans trop lui laisser le temps de le faire elle-même. « Vous devriez faire plus attention à vous. » Là-dessus, elle s'empressa de retirer sa cape et la glissa calmement autour des épaules de la chef de police, un nouveau sourire éclairant son visage. « Même si vous devrez la retirer pour vos soins, gardez la au moins le temps de son retour. Je doute qu'une discussion à moitié nue soit réellement des plus agréables. » Enfin, est-ce que je suis seulement bien placée pour ça, ne put-elle s'empêcher de songer lorsque certains détails de sa vie avec sa princesse lui revinrent à l'esprit. Le rouge lui monta alors aux joues et elle secoua légèrement la tête pour sortir ces images de ces pensées. Ce n'était absolument pas le moment.

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le 5/4/2018, 14:25

La fameuse chef de police trouvait la discussion avec cette vassale extrêmement satisfaisante, très sympathique. Elle ne connaissait pas les vassaux des princesses d’Istus, mais elle ne doutait pas du tout de leur intelligence, raffinement, et sans aucune hésitation, talent. Après tout, on ne devenait pas vassal d’un roi, d’une reine, d’un prince ou d’une princesse, en étant seulement bon. On le devenait par décision du suzerain, et donc, c’était souvent gage de qualités exceptionnels. Les élus pour un tel poste se comptaient sur les doigts d’une main, et elle, Lucrèce Caesar, et bien, elle avait la chance de pouvoir en parler avec une. Cela était exceptionnelle, une chance qu’elle n’avait encore jamais eu, et elle en était bien contente. Comme quoi, se faire ouvrir le ventre par un sabre, cela avait des avantages... Non ?

« Vos parents auraient pleuré votre perte, non ? »

« Oui, vous n’avez pas tord. Je n’y avais pas pensé. »

En effet, quand elle avait dit ça, elle n’avait pas pensé à ses parents. Cela n’était pas très gentil de sa part, elle devait bien l’avouer. Surtout qu’en effet, si elle venait à trouver la mort pendant une mission, la fameuse Lucrèce donnerait beaucoup de perte à ses parents. Après tout, elle était la dernière fille qu’ils avaient encore. Et puis... De toute façon, rien que le principe d’un parent devant enterrer son enfant était quelques choses d’extrêmement dur. Et la famille Caesar avait déjà enterré dans le grand caveau familiale l’un des deux enfants de la branche principale. Arion reposait aujourd’hui en paix dans le caveau. L’idée pour le père et la mère d’y faire descendre Lucrèce, à leur tour... Etait quelques choses qu’ils refusaient de penser. Ils ne voulaient pas imaginer l’idée qu’à son tour, Lucrèce descende ainsi allongée dans un tombeau... Bref, Lucrèce n’y avait pas pensé, honte à elle...

« Enfin... J'imagine. Je ne voudrais pas vous froisser, alors... Je ne sais pas réellement quoi vous dire. Mais... Si vous ne vous estimez pas importante en tant que chef de la police parce que vous êtes remplaçable, vous ne l'êtes pas moins en tant que personne. Qui plus est... »

Pas faux. Après tout, il fallait distinguer une fonction d’une personne. Peu de gens s’intéressaient à elle, mais quand même, quelques personnes devaient avoir besoin d’elle, étant donné qu’elle était chef de la police, et qu’elle était assez responsable. Après, à part ses parents, elle pensait qu’il n’y avait que son précieux bonsaï qui l’attendait chez elle, donc, ce n’était pas non plus extrêmement important. Quoique quand même ! Le bonsaï à de l’importance, c’était quand même... Et bien... Un bonsaï ! Après, je ne dis pas, peut-être que son fameux Bonsaï serait extrêmement triste qu’elle disparaisse, mais quand même, les végétaux n’étaient pas connus pour être les plus... Comment dire... Les plus actifs quand il y avait une disparaition d’un de leur proches. On trouve que du sapin lors des enterrements.

« Je ne pense pas que le fait que vous soyez remplaçable ne fasse pas de vous quelqu'un d'important. Cette blessure ou que vous ayez pu mourir là-bas doit très probablement affecter le moral de vos hommes, qu'ils vous le montrent ou pas. » 

« En effet, vous avez raison. Veuillez m’excuser. »

Elle déclara cela d’une voix calme et pas du tout en mode « Non mais ta gueule, je reconnais que t’as raison, arrête de parler », comme faisait certains. Après tout, c’était stupide de dire comme ça que cela n’aurait aucune importance si on mourait. Si cela aurait de l’importance. Ce par contre la fameuse Lucrèce continuait de croire, c’était le fait que très certainement que ce n’était pas si grave... Et que le système pouvait fonctionner sans elle, c’était ça le principal. Mais bref, en effet, elle avait raison, il ne fallait pas non plus qu’elle dise trop souvent ce genre de choses, c’était quand même des cas assez exceptionnel, et puis... Cela arrivait toujours à tout le monde d’être blessée, c’est pour cela qu’il fallait faire attention. On allait pas non plus en faire un drame, et elle avait bien compris que cela avait des conséquences que certaines pourraient trouver grave. Quoiqu’il en soit, elle écouta la suite des déclarations :

« Et puis, je-- oh ! Relevez-vous ! Votre blessure va empirer ! Vous devriez faire plus attention à vous. »

« Vous n’êtes pas la première à me le dire. J’écouterai votre conseil. »

Ah, en effet, beaucoup disaient cela à Lucrèce... Ce qui voulait dire, même Lucrèce le reconnaissait, que cela avait sans doute un poids important... En effet, si tout le monde commençait à lui dire : « Faut que tu fasses attention », et bien... C’était très certainement pas elle qui était dans le juste, et les autres qui étaient dans le tord... Et ouais, une vision de la fameuse Lucrèce, c’était que si la majorité avait pas toujours raison, et bien, quand une majorité pensait quelques choses, et bien, cela avait très certainement une raison, et fallait la prendre en compte. Mais bon, peut-être qu’elle allait faire un peu plus attention. Elle n’allait pas chercher les blessures, mais elle devait bien avouer que c’était bien souvent qu’elle ne faisait pas assez attention, et que BAM, voilà, elle se retrouvait blessée. Soudainement, elle vit Dawn s’approcher d’elle... Et lui mettre une cape autour des épaules...

« Même si vous devrez la retirer pour vos soins, gardez la au moins le temps de son retour. Je doute qu'une discussion à moitié nue soit réellement des plus agréables. » 

« Oh. C’est fort sympathique. Je n’osais pas remettre mon manteau qui est tâché de sang. Cette cape permet de me couvrir un peu. »

Elle couvra alors son corps, et fut bien contente. Après tout, il faisait en plus un peu frais, et elle ne voulait pas attraper froid. Puis comme dit plusieurs fois auparavant... Elle n’était pas du genre à apprécié le fait d’être... A demi-nue, comme ça. Donc, le fait d’avoir la capte pour mieux se couvrir, c’était quand même mieux. Il faudra juste qu’elle pense à la retirer quand le médecin serait revenue, et qu’en effet, elle ne plaque pas la cape contre sa blessure, pour éviter l’intrusion dans la plaie de tout corps extérieur, qui pourrait amener l’infection de la ditte blessure. Et puis, aussi, cela tacherait de sang la fameuse cape, et elle n’avait pas envie qu’un prêt comme ça d’une si belle cape, à la texture si douce, soit tâchée par du sang... Cela ne se ferait pas, quand même. Une fois mieux couverte, elle déclara :

« Je n’ai pas l’habitude de parler avec des gens, encore moins si peu vêtue. C’est assez indigne de ma fonction.... D’être peu vêtue. Hein. Pas de parler avec les gens ! Je... Je ne suis pas très douée... »

Ouh là, elle s’était emmêlé les pinceaux, la pauvre ! En même temps, il est vrai que sa phrase portait à confusion. On pourrait croire que c’était parler avec les gens qui étaient indigne de sa fonction, ce qui serait stupide, étant donné qu’elle était quand même chef de la police ! Et l’un des principes de la police, c’est justement la communication. Sans la communication, et bien, voilà, tout le travail de la police s’effondre, et cela ne devient qu’une force oppressive. Déjà qu’il fallait bien rappeler que la police d’Istus, disons que ce n’était pas des Bisounours (Caninours pour nos amis canadiens qui liraient ce RP)... Bref, quoiqu’il en soit, après avoir déclarée un peu gênée qu’elle était pas douée -et il fallait bien l’avouer, elle avait bien raison, elle n’était pas vraiment douée pour tout ce qui s’agissait de communication social entre amis-, elle se rappela qu’elle avait oubliée de faire quelques choses, et déclara donc :

« Oh, je ne me suis toujours pas présentée, veuillez m’excuser. Je m’appelle Lucrèce Caesar, fille de la famille Caesar d’Istus, et unique héritière. Enchant... aie. C’était stupide de ma part. »

Elle avait RE-tenté de s’incliner. Sauf que cela ‘était toujours une mauvaise idée. Bref, quoiqu’il en soit, elle avait fait quelques choses qu’elle estimait qu’elle aurait du faire il y a un moment déjà... Dire son nom, déjà, sa famille. Peut-être que Dawn connaissait la famille Caesar de réputation ? C’était l’une des plus grosses familles d’Istus, et elle était assez connu en Cerulis. Dans la famille Caesar on avait trouvé des prêtres, des militaires, des soldats, des hommes politiques, bref, il y avait eu de tout. Devenir chef de la police, faisait que Lucrèce disons était dans les traditions de sa familles d’avoir des postes d’importances, bien que la famille n’avait encore jamais été mêlé à la police dans ce sens... Dans tout les sens d’ailleurs, hein, que je vous rassure, la famille n’avait pas été non plus arrêté pour trafic de drogue, et... Mais qu’est-ce que je raconte moi aufaite ? Bref, vous avez compris !
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le 7/4/2018, 11:13

« Je n’ai pas l’habitude de parler avec des gens, encore moins si peu vêtue. C’est assez indigne de ma fonction.... D’être peu vêtue. Hein. Pas de parler avec les gens ! Je... Je ne suis pas très douée... » Dawn ne put retenir le petit rire désolé qui quitta ses lèvres. Elle ne pouvait que trop bien comprendre sa gêne et son désarroi. En dépit de ses facilités sociales, elle s'était elle-même retrouvée dans des situations parfois trop délicates qui n'avaient jamais manqué de la mettre au moins aussi mal à l'aise que la cheffe de police. « Ne vous inquiétez pas, vraiment. » À défaut d'apaiser la douleur, la discussion avait au moins le mérite de l'occuper. Essentiellement pour ne pas s'inquiéter de la teinte un peu plus alarmante qu'avait pris son bras.

« Oh, je ne me suis toujours pas présentée, veuillez m’excuser. Je m’appelle Lucrèce Caesar, fille de la famille Caesar d’Istus, et unique héritière. Enchant... aie. C’était stupide de ma part. » Caesar ? Dawn haussa doucement les sourcils, préférant ne pas oser s'inquiéter de la plaie de son interlocutrice. D'une part parce qu'elle estimait en avoir assez vu, d'autre part parce qu'elle n'était tout simplement pas médecin. Néanmoins, ses yeux se plissèrent tout doucement en signe de suspicion et elle esquissa un léger mouvement en direction de ladite Lucrèce. Juste au cas où. Entreprise qui s'avéra inutile puisque rien ne changea réellement et ce fût donc en retrouvant le sourire que la vassale hocha la tête en guise de salutations. « Dawn Randallia. Ma famille n'est pas aussi connue que la vôtre, nous ne sommes qu'une lignée de soldats, mais j'en suis la cadette, après trois garçons. Le plaisir est pour moi. » Son sourire prit des accents un peu plus prononcés et elle s'accorda quelques secondes pour fouiller, dans sa mémoire, les quelques bribes qu'elle avait pu entendre au sujet des Caesar. Sa mère ne l'avait que vaguement évoquée - la dernière fois remontant au jour où ils avaient perdu leur dernier enfant -, mais elle les connaissait à peu près. « Je ne connais qu'à peine les Caesar pour tout vous avouer. Ma mère m'a parlée de certains d'entre eux, puisque j'ai eu droit à une éducation militaire aussi martiale qu'intellectuelle mais je n'en sais pas plus. » À ses mots se mêla un rire gêné et elle regarda un bref instant autour d'elle, l'air de chercher quoi dire de plus. Elle ne savait rien d'eux, essentiellement parce qu'elle devait bien reconnaître ne jamais s'y être intéressée. Les seules familles d'Istus qu'elle connaissait ne lui avaient été inculquées que par sa mère et par sa curiosité, lorsqu'elle voulait en savoir plus sur le parcours d'un quelconque chevalier. Et elle doutait sincèrement qu'évoquer la mort « récente » d'un des enfants de cette famille pouvait être un sujet bienvenu dans cette conversation.

« Vous êtes cheffe de la police depuis combien de temps ? » Détournement de sujet aussi involontaire qu'efficace, mais elle était réellement curieuse de la réponse, sur l'instant. « J'imagine que, de cette façon, vous suivez dignement la lignée de votre famille. » Son sourire se fit un peu plus encourageant. Elle était elle-même fière d'être comptée parmi les soldats d'Istus, de se battre au nom de sa princesse comme de sa Déesse et, surtout, d'en être pleinement capable. Et le regard de sa mère lui avait fait comprendre plus d'une fois qu'elle portait la même fierté en elle, quand bien même Dawn ne savait plus réellement s'il était question de sa réussite en tant que soldat ou de son statut de vassale. Dernier point qui avait d'ailleurs fait naître une certaine animosité chez son plus vieux frère mais dont elle avait arrêté de se soucier depuis un moment désormais. « Je crois que j'ai connu l'ancien chef de la police. Enfin... Plutôt que de le croire, j'en suis persuadée. Je m'y étais même un peu attachée. » Son visage se colora d'une nostalgie presque fugace, et elle continua : « J'étais petite quand je l'ai rencontré, et il a fait partie des visages qui m'ont inspirée lorsque je me suis engagée. J'ai une préférence pour les chevaliers pour être honnête mais... Il n'en était pas moins quelqu'un. » Quelqu'un de très agréable, de ce dont elle se rappelait.

Le regard un peu plus assuré, Dawn se tourna alors finalement vers Lucrèce et lui adressa un statut solennel en ramenant sa main valide contre sa poitrine. « Mais je ne vous ai pas correctement saluée et j'en suis navrée. Vous avez mes respects. Autant par votre nom que par votre statut. Votre famille est un exemple pour beaucoup d'autres, et sûrement même un peu pour la mienne, j'imagine. »

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le 8/4/2018, 10:11

Lucrèce avait un peu expliqué ses origines par respects des traditions et de la politesse. Et puis, car elle avait été éduquée ainsi. Comme elle était une « Caesar », et bien, elle se devait de rappeler sa famille quand elle était à discuter avec quelqu’un. C’était une obligation pour elle, une obligation très importante étant donné que cela signifiait rappeler le fait qu’elle appartenait à quelques choses qui la dépassait, et qu’elle n’était pas que « Lucrèce », mais la membre d’une famille. C’était ainsi qu’on rappelait l’importance de ses géniteurs. « Tu honoreras ton père et ta mère » disait les anciens textes, et la fameuse Lucrèce s’en souvenait bien. Quoiqu’il en soit, se présenter eut un grand avantage, celui de faire en sorte que son interlocutrice, elle aussi, allait se présenter, et ainsi, elle allait pouvoir connaître son nom ;

« Dawn Randallia. Ma famille n'est pas aussi connue que la vôtre, nous ne sommes qu'une lignée de soldats, mais j'en suis la cadette, après trois garçons. Le plaisir est pour moi. »

« Si vous avez combattu pour notre royaume, vous méritez autant de respect que toute ma famille. »

Totalement. Les Caesar avaient fait des soldats, donc, la famille connaissait l’importance de l’armée. Donc, Lucrèce voulait montrer que les Randallia étaient aussi important pour Istus, que l’étaient les Caesar. Donc, elle était la plus jeune de sa famille ? Ne serait-elle pas alors la benjamine ? Peut-être avait-elle encore une sœur… En tout cas, donc, Dawn avait aussi eu la chance d’avoir une fratrie… Mais elle n’était pas la plus vieille. Lucrèce pensait parfois à la possibilité : Et si elle avait été la petite sœur ? Et si Arion avait été plus vieux qu’elle ? Peut-être que ce qui s’est passé n’aurait jamais été… Mais c’était inutile d’imaginer. Comme on dit, avec des Si, on pourrait mettre Cerulis en bouteille. Quoiqu’il en soit, la fameuse chef de la police écouta alors avec attention les déclarations de son interlocutrice :

 « Je ne connais qu'à peine les Caesar pour tout vous avouer. Ma mère m'a parlée de certains d'entre eux, puisque j'ai eu droit à une éducation militaire aussi martiale qu'intellectuelle mais je n'en sais pas plus. »

La famille Caesar n’était pas si importante, pensa Lucrèce. Après tout, ce n’était pas la famille royale… C’était logique en tout cas qu’avec une éducation militaire, et bien, sa famille soit moins connus. Les Caesar avaient donnés des militaires, mais ils n’avaient pas spécialement brillé par les exploits militaires. Pas de grands généraux ou de maréchaux du royaumes ne venaient de la famille Caesar. Sans aucun doute, la fameuse Dawn avait appris le nom de très grandes familles bien plus importantes dans le cadre militaires. Comme ça, là, la fameuse Lucrèce imaginait quelques noms, mais bon, le but n’était pas de faire des tests pour vérifier que Dawn avait bien révisé, un peu comme un contrôle surprise… Surtout que les contrôles surprises, bah, c’est pas top, il faut bien le dire…

« Vous êtes cheffe de la police depuis combien de temps ? »

« Quelques mois. »

En effet ! Cela ne faisait pas longtemps qu’elle remplissait ce rôle, et elle espérait qu’elle faisait du bon travail. Elle estimait que son poste restait un intérim, et que dès qu’un élément de la police serait bien plus capable, elle comptait retourner dans l’ombre d’une seconde place, ombre qui lui convenait bien mieux, étant donné qu’elle n’était que… Lucrèce. Bref, pour le moment, elle remplissait ses fonctions, et tentait d’être la plus efficace possible. Bien entendue, ce n’était pas car on estimait que son travail n’était pas forcément le meilleur du monde… Qu’il faut alors le confirmer ! Au contraire, elle était du genre à bosser énormément pour être sûre qu’elle soit à la hauteur… Et pour le moment, ses collègues étaient plutôt satisfait d’elle… C’était tant mieux, elle espérait que cela allait continuer.

« Je crois que j'ai connu l'ancien chef de la police. Enfin... Plutôt que de le croire, j'en suis persuadée. Je m'y étais même un peu attachée. J'étais petite quand je l'ai rencontré, et il a fait partie des visages qui m'ont inspirée lorsque je me suis engagée. J'ai une préférence pour les chevaliers pour être honnête mais... Il n'en était pas moins quelqu'un. »

Tout cela… Etait tellement logique. Parménion avait été un homme fort, qui adorait les enfants, et qui cherchait toujours à les inspirer, pour qu’ils fassent de grandes choses. Sa première rencontre avec Parménion avait d’ailleurs été ce dernier qui lui avait donné une grande tape dans le dos, expliquant qu’il l’avait connu quand elle était haute comme trois pommes, et qu’il l’avait fait monté sur son pauvre dos, à la demande de la petite, pour jouer au cheval. Et qu’il avait souffert de mal de dos pendant une semaine ! Mortifiée, Lucrèce ne sut jamais si cette histoire était un mensonge ou bien la réalité… Quoiqu’il en soit, Lucrèce comprenait aussi que les chevaliers royaux aussi aient inspirés la fameuse Dawn… Les chevaliers royaux étaient des personnes exceptionnelles… C’était logique d’imaginer qu’ils avaient eu un poids dans les choix de son interlocutrice…

« Mais je ne vous ai pas correctement saluée et j'en suis navrée. Vous avez mes respects. Autant par votre nom que par votre statut. Votre famille est un exemple pour beaucoup d'autres, et sûrement même un peu pour la mienne, j'imagine. »

« Voyons, ne vous sentez pas obligé. »

C’était ironique de la part de Lucrèce de dire cela, quand on se rappelait qu’elle avait quand même montré une politesse extrême. En tout cas, on put voir sur les joues de Lucrèce une légère teinte rouge prendre, gênée des déclarations de son interlocutrice… C’était… Gênant. Elle n’osait pas imaginer pourquoi avoir les respects d’une personnes… Tellement grandiose… Sa famille était une grande famille, certes, mais elle n’imaginait pas non plus qu’elle était une exceptionnelle famille qui était un exemple pour tout le monde… Enfin peut-être… Elle ne savait pas trop non plus… Bref, elle était un peu gênée, mais heureusement, tel un chat qui tombait d’une fenêtre, elle savait se rattraper sur ses jambes, et elle déclara, tranquillement, reprenant son calme et son ton parfois perçu comme un peu froid…

« Votre description de Parménion correspond parfaitement à la réalité. J’ai connu trop peu de temps Parménion, sept courtes années. C’était un modèle, un homme blagueur, drôle, mais avec un immense honneur. Il faisait respecter l’ordre, et une chose était pour lui plus important que sa propre vie : la sécurité de nos concitoyens. »

Sauf que là, il y avait une petite chaleur… Non, une vraie chaleur dans ce qu’elle disait. On sentait qu’elle appréciait l’homme, qu’elle l’avait considéré comme un grand homme. On oubliait tout ses défauts, comme on dit, « d’un mort, on ne dit que du bien ». Ainsi, il devenait blagueur et drôle, bien qu’il fallait avouer que de son vivant, la fameuse Lucrèce n’avait guère toujours appréciée les blagues de ce dernier, les trouvant bien souvent sexiste et parfois un peu limite avec la décence… Et c’était pas faux, il avait eu un humour de merde toute sa vie, et il en était relativement fier. Mais bon. Encore une fois, d’un mort, on ne raconte pas de mal, on ne raconte exclusivement du bien, étant donné que… Et bien, on allait pas cracher sur ce pauvre homme. Bref, Lucrèce avait décidé de terminer l’histoire, et expliqua.

« C’est ce qui aura finalement amené sa perte. Mais il est mort avec un sourire sur les lèvres. Le seul homme au monde à nous consoler alors que c’est lui qui succombait. »

Le souvenir était encore douloureux, mais il fallait en parler. Car, encore une fois… C’est ce qu’aurait fait Parménion. Si ce dernier pouvait apparaître en fantôme, sans aucun doute qu’il ferait des tas et des tas de blagues sur sa propre mort… Mais bref, quoiqu’il en soit, c’est vrai. Il avait succombé avec un sourire sur les lèvres, et il avait consolé ses hommes, alors qu’il perdait progressivement la vie…C’était quand même incroyable ! Bref, quoiqu’il en soit, ainsi, il n’était plus, et l’état d’Istus avait non seulement perdu leur chef de la police, le jour où cela était arrivé… Mais ils avaient aussi perdus un homme formidable, un ami incroyable… Bref, de toute façon, ce qui était arrivé… Était arrivé. Elle ne pouvait pas refaire, empêché, etc. Autant l’accepter ce que la vie faisait… Y comprit quand elle s’arrêtait.

« Certains voient de la chance en ma promotion. D’autres un immense honneur de continuer l’œuvre d’un tel homme. Mais je pense que votre histoire doit être bien plus impressionnante que la mienne. Vassale. Vous êtes l’élite de notre nation, c’est un immense honneur pour moi de rencontrer une personne telle que vous. »

Et oui, c’était important de le noter. Pourquoi cela me demanderiez vous d’un air étonné ? Et bien tout simplement… Car ainsi, cela expliquait aussi pourquoi parfois, elle doutait de sa légitimité. Pour certains, si elle était chef de police, ainsi, ce n’était que par de la chance. Beaucoup de chances, même. Pour d’autres, elle avait repris les rennes de la Police après un tel événement. Bref, des avis contraires, opposés, qui cohabitaient parfois. Bref, quoiqu’il en soit, la fameuse Lucrèce déclara tranquillement son admiration pour Dawn. Il n’y avait pas de doutes sur ce point. Après tout, être quand même aussi haut, aussi jeune, c’était un exploit qui méritait d’entrer dans les livres d’histoire. Et le pire, c’est qu’elle le pensait vraiment. Elle estimait vraiment que Dawn était bien plus forte qu’elle. Après tout, si elle était là, ce n’était pas tant par ses talents que par de la chance, ou malchance.
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le 9/4/2018, 15:45

Dawn n'avait gardé de Parménion que de vagues souvenirs. Tout juste son nom, d'ailleurs, qui ne lui était revenu en tête que parce que Lucrèce l'avait énoncé. Elle se rappelait de l'admiration qui avait soulevé son cœur, lorsqu'elle l'avait regardé, de la joie qui avait dévoré son visage en un adorable sourire, lorsqu'il avait ébouriffé ses cheveux. Sa voix résonnait encore dans sa tête mais, elle avait beau essayer, rien de concret ne semblait se former. À croire que ses mots s'étaient évaporés dans son esprit en ne lui laissant qu'une vague impression de ce qu'ils étaient. « C’est ce qui aura finalement amené sa perte. Mais il est mort avec un sourire sur les lèvres. Le seul homme au monde à nous consoler alors que c’est lui qui succombait. » Le visage de Dawn se déforma en une légère grimace. Elle n'avait encore jamais été confrontée à la mort de qui que ce soit. Pas même de l'un de ses camarades. Certes ils avaient été blessés, plus d'une fois. Elle gardait elle-même les marques d'une confrontation qui avait failli lui arracher la vie, avant même qu'elle n'atteigne ses vingt-et-un ans. Mais la mort ne restait finalement qu'une ombre qu'elle avait vue de près ou de loin, sans jamais l'approcher. Elle s'en réjouissait, bien évidemment, mais elle n'en dépréciait pas moins le fait de ne pas réellement comprendre certains points de cette conversation. « Je vous avouerai que je n'ai encore jamais été confrontée au décès d'un seul de mes camarades. J'imagine que c'est de la chance, et je n'ai absolument aucune envie de savoir ce que je pourrais bien sentir, le jour où la réalité me rattrapera mais... Il semblerait qu'il soit tombé avec autant d'honneur que celui dont il faisait preuve de son vivant. » Il était mort pour Cerulis et pour ses citoyens, après tout. Difficile de faire plus honorable que ça, et Dawn laissa un sourire un peu plus désolé étirer ses lèvres. Elle ne savait pas réellement quoi ajouter, accueillant de fait la suivante prise de parole de Lucrèce avec un certain soulagement. Le sujet de la mort de quelqu'un n'était jamais très agréable, pour une personne comme pour l'autre. Et sûrement encore plus lorsque les mots étaient aussi mal assurés que les siens.

« Certains voient de la chance en ma promotion. D’autres un immense honneur de continuer l’œuvre d’un tel homme. Mais je pense que votre histoire doit être bien plus impressionnante que la mienne. Vassale. Vous êtes l’élite de notre nation, c’est un immense honneur pour moi de rencontrer une personne telle que vous. » L'élite ? Dawn sentît une violente chaleur lui monter jusqu'aux joues. Elle n'était ni impressionnante, ni exceptionnelle. Ses capacités n'étaient reconnues qu'au sein de quelques personnes de l'armée et, quand bien même elle les bridait, elle doutait sincèrement être douée d'un parcours incroyable. « Et bien, je... Pas du tout. » Elle ne pouvait pas être plus honnête. Son chemin n'avait absolument rien de particulier. « J'ai appris à me battre quand j'ai arrêté d'utiliser mon épée en bois pour taper sur tout ce que je voyais sans trop savoir ce que je faisais. Je crois que je devais avoir six ans, mon père m'a mise une arme d'entraînement dans les mains et j'étais heureuse à chaque fois qu'il me félicitait, comme n'importe quelle enfant. » Ce souvenir fit naître une légère pointe de tendre nostalgie dans son regard et elle tenta de calmer sa gêne avant de regarder Lucrèce à nouveau. « Je suis entrée dans la légion terrestre à quinze ans, j'ai eu ma première mission à dix-neuf ans et je suis devenue vassale trois ans après. De façon assez étrange d'ailleurs. Je ne pense pas que la princesse m'ait réellement choisie pour un éventuel immense talent, sûrement plus pour... Ce que je représentais ? Enfin... Je ne sais pas réellement comment l'exprimer, mais elle a vu la jeune femme en moi bien avant de voir le soldat. Je sais qu'elle a été convaincue par ma façon de me battre mais je pense que ma façon d'asséner des coups et de les esquiver n'y était pas pour autant que dans le cas d'un autre vassal. » Elle n'avait jamais douté de Celestia. Ni même de son aptitude à la sauver de tout ce qui pourrait la mettre en danger. En revanche, elle devait bien reconnaître qu'elle n'avait de vassale que le titre et l'épée de Damoclès au-dessus de sa tête clamant clairement qu'elle devait donner jusqu'à sa vie pour sa princesse. En dehors de ça, elle avait droit à tant de tendresse qu'elle en était parfois gênée. Trop gênée. Bien assez pour faire monter le feu jusqu'à ses joues et la faire balbutier, parfois. « En soi, je sais pertinemment que je n'aurais pas pu devenir vassale si je n'avais pas les capacités nécessaires à ce poste, mais je n'estime pas appartenir à l'élite pour autant. Vous n'avez pas à être aussi honorée, ne vous inquiétez pas. » Est-ce qu'elle se sous-estimait ? Elle n'en savait rien. Les chevaliers royaux étaient encore loin devant elle et elle doutait [...]


On sait pas de quoi elle doute mais un bout de ma réponse a soudainement disparu. :D

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le 9/4/2018, 21:59

Ahlala... Lucrèce avait déclaré ainsi son accession à la police... De manière assez mauvaise d’ailleurs, il fallait bien dire qu’il y avait eu des hésitations pendant un long moment sur qui prendre pour remplacer Parménion... Le soucis c’est que personnes n’avaient été jugés bonnes pour remplacer Parménion, si on exceptait Lucrèce... Finalement, cela avait été Lucrèce qui avait été prise, car... Bah, elle était la meilleure, tout simplement. Alors, oui, certaines personnes avaient émis des théories du complots, imaginant que Lucrèce avait tout organisé pour prendre le pouvoir... Mais il faut bien comprendre que les gens qui disaient ça formaient une infirme, et je dis bien, une infime minorité. Ce n’était pas genre une majorité... Et il faut comprendre qu’il y aura toujours des personnes pour imaginer ça... Mais bref...

« Je vous avouerai que je n'ai encore jamais été confrontée au décès d'un seul de mes camarades. J'imagine que c'est de la chance, et je n'ai absolument aucune envie de savoir ce que je pourrais bien sentir, le jour où la réalité me rattrapera mais... Il semblerait qu'il soit tombé avec autant d'honneur que celui dont il faisait preuve de son vivant. »

« J’espère que vous n’aurez jamais à le découvrir. »

Malheureusement, ce genre de déclaration était inutile. La vie avait une fin, c’était comme ça. Des personnes, souvent mégalomane, voulait imaginer un monde où personnes ne pouvaient mourir. Sauf que non, un monde comme ça, était un monde affreux. Il fallait comprendre que la vie était accompagnée par la mort, sans mort, pas de vie. Ainsi, malgré ce que disait Lucrèce, et bien, Dawn allait connaître le décès de certains de ses camarades. C’était ainsi, c’était comme ça. La mort accompagnait la vie... Who Want to Live forever ? Personne, à part les personnes qui justement, voulaient montrer leur grandeur, voulaient montrer une mégalomanie absolument non contrôlée. Bref, quoiqu’il en soit, Lucrèce continua tranquillement à écouter son interlocutrice, qui continuait de s’expliquer.

« J'ai appris à me battre quand j'ai arrêté d'utiliser mon épée en bois pour taper sur tout ce que je voyais sans trop savoir ce que je faisais. Je crois que je devais avoir six ans, mon père m'a mise une arme d'entraînement dans les mains et j'étais heureuse à chaque fois qu'il me félicitait, comme n'importe quelle enfant. »

Leur petite enfance était très proche. Lucrèce aussi, à l’âge de sept ans, avait commencé à manier le katana... Et elle n’avait pas arrêté depuis, étant donné qu’elle continuait d’apprendre à manier cette arme, qui, il faut bien l’avouer, était devenue son alliée la plus efficace, et la plus présente. Et pareil, dès qu’elle recevait des compliments, elle en était contente. D’ailleurs, elle pensait à son frère. Arion, aussi, aurait adoré recevoir des compliments... Mais malheureusement... Il n’en n’avait pas reçu... Il n’en n’avait reçu aucun, par sa faute. Elle pensait à Arion... Elle avait fait de très mauvais choix dans sa vie, et voilà qu’elle se retrouvait encore à penser à lui. Quoiqu’il en soit, elle devait se concentrer sur ce qui était dit. C’était ça le plus important, qu’on soit clair. Ainsi, elle écouta tranquillement :

« Je suis entrée dans la légion terrestre à quinze ans, j'ai eu ma première mission à dix-neuf ans et je suis devenue vassale trois ans après. De façon assez étrange d'ailleurs. Je ne pense pas que la princesse m'ait réellement choisie pour un éventuel immense talent, sûrement plus pour... Ce que je représentais ? Enfin... Je ne sais pas réellement comment l'exprimer, mais elle a vu la jeune femme en moi bien avant de voir le soldat. Je sais qu'elle a été convaincue par ma façon de me battre mais je pense que ma façon d'asséner des coups et de les esquiver n'y était pas pour autant que dans le cas d'un autre vassal. »

Intéressant. Bon, sinon, qu’on soit clair, Lucrèce estimait qu’au fond, on s’en fichait des raisons de pourquoi la princesse avait prit la fameuse Dawn. Que cela soit pour des talents humains ou des talents militaires, il fallait bien comprendre qu’à ses yeux, les deux avaient la même importance. Les deux étaient tout autant important, car les deux étaient de l’ordre justement de la personne qui allait devenir Vassal. Un excellent combattant pouvait être un vassal extrêmement mauvais. C’était ça qui différenciait grandement les contrées de Pallas et d’Istus. Istus se concentraient bien plus sur l’humain, avant le militaire. D’où l’importance de la droiture, de la justice, de l’ordre... « Ordre est perfection » disaient souvent les Caesar... Et bien, cela faisait que même le meilleur des soldats, pouvaient se révéler une bien mauvaises personnes, et donc, en toute logique, un bien mauvais vassal... Et Dawn ne l’était pas. Cela était une force....

« En soi, je sais pertinemment que je n'aurais pas pu devenir vassale si je n'avais pas les capacités nécessaires à ce poste, mais je n'estime pas appartenir à l'élite pour autant. Vous n'avez pas à être aussi honorée, ne vous inquiétez pas. »

« Je suis sûre que vous vous sous-estimée. »

Eh c’est repartis. On croirait un ping-pong entre deux personnes extrêmement modeste, ou deux petites-amies, comme l’avait très bien dit la narratrice. Comment cela un « ping-pong » me demanderiez-vous avec des grands yeux étonnés ? Et bien, d’abord... Lucrèce disait qu’elle ne valait rien. Donc, Dawn disait « non, c’est moi qui enfaite ne vaut rien ». Donc, Lucrèce rétorquait qu’au contraire, elle valait énormément. Et donc, que rétorquait encore une fois Dawn ? Et bien qu’enfaite Lucrèce aussi valait énormément. Bref qu’une chose à dire. Appuyer très fort sur la plaie de Lucrèce, et sur la brûlure de Dawn. Histoire qu’elle s’évanouisse, et qu’on en parle plus... Ok ? Non, car là, cela fait du mal à suivre, et j’avoue que j’aimerai bien que ça s’arrête... Mais non, enfaite, car... Lucrèce allait dire des choses intéressantes, écoutons...

« Un peuple a besoin de sa royauté, car elle est un symbole. C’est un phare pour nous, humble citoyen, des exemples, que dis-je, des modèles de la grâce et la perfection d’Istus ! Pour nous, cette famille représente tout. Sans sa royauté, le Royaume serait perdu ! »

Intéressant comme discussion, non ? On voyait toute l’admiration qu’avait Lucrèce pour la royauté. Et ouais, Lucrèce était une royaliste convaincu. Elle avait même des portraits de la famille royale dans son appartement ! C’était quand même pas mal hein ! Des petits dessins, qu’elle avait acheté il y a peu, quand elle cherchait à rédecorer donc son appartement. Elle avait même mis les portraits proches de son bonsaï, qui était, je le rappelle son meilleur ami, étant donné qu’elle lui parle, et lui raconte ses journées, quand elle termine... Bref, retournons si vous le voulez bien à ce qu’il se passe... La fameuse Lucrèce s’agitait, elle était passionnée ! Et elle continua alors à déclarer, toujours avec le plus de motivation possible, et déclara :

« Vous représentez tout pour nous ! Vous protégez notre princesse, vous protégez l’espoir, vous protégez la famille royale, en cela, vous êtes précieuse vous aussi ! Istus doit vous béni... »

Elle s’arrêta brutalement. Pourquoi cela ? Et bien, car elle remarqua qu’elle venait d’attraper les mains de Dawn, et qu’elle les avait même un peu agité, tellement elle était enthousiaste, et tellement elle était contente de lui parler. Elle ouvrir de grand yeux. Bordel de merde, en plus, la pauvre Dawn avait eu une brûlure au bras, donc, si ça se trouve, elle lui avait fait mal ! Quel idiote elle était ! Bref, vous comprenez l’une des raisons pourquoi elle estimait qu’il valait mieux qu’elle reste calme, presque sans émotion, quand on voit ce qu’elle peut faire quand elle commence à être un tant soit peu.. Motivée disons ! Bref, elle s’éloigna un peu brusquement de Dawn, et honteuse, elle cacha ses yeux avec son chapeau, et déclara d’une voix bien plus neutre, bien plus calme, et surtout un peu plus froide.

« Bref. Excusez moi mon emportement. Je... Je dois en faire un peu trop. Vous êtes une élite que j’admire, et je suis sûr que vous devez exceller à votre poste. »

Voilà ! C’était la fin du discours de Fangirl, sauf que cette fois, le fond était là, mais elle avait calmé la forme. Car quand même. Non seulement son comportement avait sans doute fait mal à son interlocutrice, ce qui n’était franchement pas terrible -c’est pas gentil de faire mal aux gens, qu’on soit clair, hein, c’est pas très gentil du tout même si vous voulez mon avis-, mais en plus, il avait été indigne, ce comportement, pour une chef de la police. Elle se devait de montrer l’exemple, et de montrer une perfection comportemental. Donc, il fallait bien le dire, elle devait faire attention à son comportement, pour être irréprochable. Elle espéra sincèrement que Dawn allait pardonnée son écart de conduite. Et si elle ne le pardonnait pas... Et bien, elle serait prête à payer le prix de ce problème comportemental. Bref, on allait bien voir ce qui allait se passer...
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le 28/4/2018, 10:13

Dawn sentît ses joues commencer à s'empourprer dès l'instant même où les mains de Lucrèce se refermèrent autour des siennes. Si le début de sa tirade n'avait tout d'abord qu'arraché un sourire maladroit à la vassale, la suite des événements lui fît néanmoins l'effet d'une violente tornade d’embarras et elle en oublia presque la douleur qui fusa le long de son bras, l'espace de quelques secondes. « Vous représentez tout pour nous ! Vous protégez notre princesse, vous protégez l’espoir, vous protégez la famille royale, en cela, vous êtes précieuse vous aussi ! Istus doit vous béni... » Le soudain arrêt qu'elle marqua fût l'élément qui empêcha à Dawn de s'égarer plus loin dans la gêne qui avait pris place dans son esprit. « Bref. Excusez moi mon emportement. Je... Je dois en faire un peu trop. Vous êtes une élite que j’admire, et je suis sûr que vous devez exceller à votre poste. » « Oh... » Son sourire se fît un peu plus maladroit sur ses lèvres et elle s'accorda quelques secondes pour réfléchir à un moyen quelconque de lui répondre et de la rassurer. Elle ne lui tenait absolument pas rigueur de son emportement – quand bien même son bras, lui, le faisait –,  pas plus qu'elle ne la trouvait spécifiquement étrange ou gênante. Notamment parce qu'elle aurait très probablement réagi de la même façon, face à un chevalier royal. Avec moins de virulence, certes, mais d'une façon assez similaire tout de même. « Ne vous excusez pas. J'ai moi-même un certain mal à me tenir lorsque je suis face à un chevalier alors je comprends parfaitement votre engouement. » La soudaine froideur de Lucrèce ne semblait pas l'avoir atteinte, non. Loin de là, même, puisqu'elle se retrouvait à se sentir gênée pour sa pauvre interlocutrice.

Le visage néanmoins déformé par une petite grimace de douleur, Dawn jeta un coup d'œil rapide à son bras puis favorisa de se focaliser sur la discussion qu'elle entretenait. Elle avait été blessée plus grièvement que cela, une brûlure ne la tuerait sûrement pas. « Mais je ne protège que la princesse Celestia. La protection de la famille royale est réservée aux chevaliers et, quand bien même j'en rêvais autrefois, j'ai bien trop d'affection pour Son Altesse pour pouvoir un jour quitter mon poste actuel. » La question ne se posait même pas. En aurait-elle eu les capacités, elle les aurait sûrement encore plus bridées pour échapper au rôle qu'on lui aurait proposé. Elle aimait Celestia, la tranquillité parfois morne des jours qu'elle passait avec elle et toute la tendresse dont elle l'inondait. Elle aimait sûrement d'autant plus le simple fait de lui avoir offert sa vie et n'y dérogerait probablement jamais autrement que si la mort venait la chercher. « Enfin... C'est peut-être un peu déplacé de ma part... » Son visage s'empourpra de plus belle et elle baissa les yeux afin de trouver un nouvel intérêt très soudain à ses jambières. Elle avait tendance à trop en dire, tout le temps. Celestia avait beau ne pas avoir la moindre honte à démontrer son amour envers ses vassaux en public, Dawn n'en était pas moins cruellement gênée par le simple fait d'avouer qu'elle l'aimait énormément. « ... Oubliez ce que je viens de dire, s'il vous plaît. Mon devoir est de la protéger et je m'y tiens, tout simplement. La tendresse que j'éprouve envers elle n'a rien à voir là-dedans et je dois bien admettre mon embarras de m'être laissée aller à sous entendre que nous sommes... Amies, elle et moi. » Ce n'était pas comme si elle mentait, de toute manière. Celestia représentait assurément son amie la plus chère à ses yeux et, si elle ne pouvait pas se permettre de l'admettre en raison de son travail, elle n'avait néanmoins aucune honte à le ressentir. « Enfin, toujours est-il que je ne suis pas plus formidable que n'importe qui, et vous vous en sortiriez très probablement aussi bien que moi en tant que vassale, si vous êtes arrivée jusqu'ici. »

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le 28/4/2018, 14:47

« Ne vous excusez pas. J'ai moi-même un certain mal à me tenir lorsque je suis face à un chevalier alors je comprends parfaitement votre engouement. »

Oui… Le fangirlisme était donc plus commun qu’elle pensait ! En même temps, c’était normal d’être tout excitée devant de telles personnes. Lucrèce comprenait parfaitement ce que faisait comprendre sa fameuse interlocutrice sur les fameux chevaliers Royaux. En effet, les chevaliers royaux d’Istus étaient absolument remarquable, et franchement… Il y avait de quoi les admirer, les respecter, les aimer… Et c’était au sens toujours de Lucrèce, presque une obligation patriotique d’aimer de telles personnes ! Comme la famille royale, les chevaliers royaux représentaient quelques choses à son sens… La perfection. Et oui, ils étaient la perfection exactement comme demandait Istus en toute circonstance… Et cela, et bien, cela était important pour la policière qui le cherchait, justement.

« Mais je ne protège que la princesse Celestia. La protection de la famille royale est réservée aux chevaliers et, quand bien même j'en rêvais autrefois, j'ai bien trop d'affection pour Son Altesse pour pouvoir un jour quitter mon poste actuel. »

Elle ne comprit pas pendant un moment. La princesse Celestia EST la famille royale. Bien entendu qu’une personne ne peut pas faire tout le monde. On ne pouvait demander à la fameuse Dawn de protéger toute la famille royale ! Donc, elle n’avait pas à rougir de honte face aux chevaliers royaux. Elle était elle-même pas si loin de ses glorieux personnages… Quant à ce qu’elle expliquait, vis à vis du fait qu’elle ne protégeait que la princesse Célestia, et donc, qu’elle avait trop d’affection pour quitter l’altesse royale… Et bien, c’était tout à son honneur franchement ! C’était bien que leur relation soit aussi bonnes, et montrent que visiblement, les deux femmes s’entendaient bien. Une bonne équipe se devait d’être composé par des unités qui s’entendaient bien… Donc, les vassaux, aussi… Et c’était donc tout à son honneur.

« Enfin... C'est peut-être un peu déplacé de ma part... »

mmh ? Que donc ? Lucrèce pensa d’abord qu’elle parlait du fait d’exprimer ce qu’elle faisait. À son souvenir, mais elle se trompait peut-être elle n’était pas entièrement sûre… Et bien, tout ce qu’elle avait dit, et bien, il n’y avait rien de secret défense. Donc, s’il n’y avait rien de secret défense, il n’y avait pas à penser que cela était déplacé d’en parler ici. De plus, en temps que chef de la police, elle devait avouer qu’elle avait quand même l’avantage non négligeable de pouvoir entendre parler de bon nombres de choses qui en effet, dans la théorie, n’était pas entendable pour la plupart des gens… Mais voilà, elle, elle représentant une exception. Cela faisait plaisir parfois d’avoir un poste haut placé, il n’y a alors pas de secret pour vous. Et cela, et bien, c’est plutôt cool ! Mais tout cela, et bien, Lucrèce se trompait, étant donné que son interlocutrice explicita :

 « ... Oubliez ce que je viens de dire, s'il vous plaît. Mon devoir est de la protéger et je m'y tiens, tout simplement. La tendresse que j'éprouve envers elle n'a rien à voir là-dedans et je dois bien admettre mon embarras de m'être laissée aller à sous entendre que nous sommes... Amies, elle et moi. »

Mmh ? Qu’avait-elle donc ? Ils y avaient-ils des tensions entre les deux femmes ? Non. Lucrèce ne pensaient pas. Cela pourrait arriver, des tensions lié à de nombreuses raisons… Mais franchement, Lucrèce ne pensait pas que c’était ça. Elle pensait que la raison était beaucoup plus simple… Tout simplement son interlocutrice commençait à encore se dévaloriser, et refusait l’idée qu’elle puisse être amie avec une princesse. Mmh… Lucrèce pensa rapidement que c’était peut-être un peu sa faute. Par ses déclarations, elle avait quand même placée la fameuse Celestia sur un piédestal. Cela pouvait devenir gênant de s’exprimer ainsi comme un « ami » après de telles déclarations, car évidemment… On se dit… « Mais comment pourrai-je être l’amie d’une telle personne ? C’est pas possible ! » Donc, c’était peut-être un peu sa faute. Elle allait devoir rassurer son interlocutrice. Mais elle ne put le faire de suite, étant donné que cette dernière déclara :

« Enfin, toujours est-il que je ne suis pas plus formidable que n'importe qui, et vous vous en sortiriez très probablement aussi bien que moi en tant que vassale, si vous êtes arrivée jusqu'ici. »

« Eheh. »


Elle laissa échapper un petit rire après ce qui se passait. Théoriquement, sans doute que son interlocutrice n’avait pas tord. Sans doute qu’en effet, elle avait les capacités techniques, physiques… Après tout, elle était quand même la cheffe de la police, elle maniait relativement bien le katana, elle avait des bonnes compétences physiques… Peut-être était-elle un peu trop faible en matière d’encaissement pour être une bonne défense pour sa maîtresse, mais elle serait une bonne attaque, et beaucoup disaient qu’une bonne défense, et bien, c’est l’attaque… Bref, oui, d’un point de vue purement physique, et bien, elle pourrait être sans aucun doute une bonne vassale. Cependant… Et bien, elle n’était pas sûre de vraiment être une bonne personne pour cela ? Pourquoi cela ? Et bien lisez !

« Les personnes à qui je tiens ont tendance à mourir jeune. Je doute très fort que je puisse faire une bonne vassale. »

Sauf qu’il y avait aussi le mental. Comment être une bonne vassale, quand on était sujet à la dépression, comme elle ? Quand on s’enfermait toute seule une fois sa journée finie, et qu’on commençait à parler alors à son bonsaï ? Quand on avait poussé au suicide quelqu’un sans faire attention ? Et surtout, tout simplement… Quand on pensait qu’on était pas capable d’être une bonne vassale ! Et oui, c’était un principe célèbre. Si vous pensez que vous êtes nuls et que vous ne servez à rien… Vous risquez vite de devenir nul et de servir à rien. C’était comme ça que cela marchait, en effet… C’était triste, mais c’était comme ça. Bref, de toute façon, encore une fois, dans le jeu de ping-pong, et bien, ce n’était pas à elle de parler d’elle, mais elle devait rassurer son interlocutrice, surtout que comme dit précédemment, elle pensait que c’était sa faute si celle-ci avait commencé à se critiquer.

« Vous avez eu honte tout à l’heure d’avoir avoué que vous étiez proche aussi bien amicalement que dans votre fonction de la reine. N’ayez pas peur de le dire, ni honte. »

Elle déclara cela, exactement comme ce qu’elle était : La chef de police. Ce n’était pas une proposition, un conseil, mais quasiment un ordre. Elle ne s’en rendait pas compte, elle devait bien l’avouer, mais elle proposait pas cela à son interlocutrice… Elle lui ordonnait véritablement de comprendre cela. De comprendre qu’elle ne devait pas avoir honte. Si elle était vassale de la princesse, et bien, elle était très probablement proche. Surtout qu’elle ne connaissait que mal la princesse, elle devait bien l’avouer, mais de ce qu’elle avait entendu, et vu… Et bien, la princesse Celestia semblait tout à fait du genre à devenir extrêmement amie avec sa vassale. Enfin, l’affection était quelques choses d’importants. On protégeait bien plus efficacement quelqu’un qu’on aimait, que quelqu’un dont on s’en fiche. Voilà pourquoi il faut aimer les gens… Mmh… Elle devait faire quelques choses pour faire comprendre à son interlocutrice qu’elle valait mieux qu’elle pensait… Elle savait.

« Vous savez la différence entre une chef de police et un vassal ? Nous sommes tout deux en haut de la nation. Mais vous êtes respectée. Je suis crainte. »

Bon, elle disait « une différence », et elle commençait par une ressemblance. Comme Hermione dans Harry Potter et le prisonnier d’Askaban ! Mais bref, ainsi, elle commençait par dire qu’en effet, les deux femmes faisaient partis du gratin d’Istus, cela ne faisait aucun doute. Mais, et il y a un mais… Il y avait une grande différence entre les gens. Et entre les fonctions. Mais c’était même pas ça l’importance. Non… Ce qui était vraiment important, en effet… C’était dans la perception des gens. Et oui… On avait tendance à l’oublier, mais tout ce qu’on fait, ce qu’on est, et même parfois ce qu’on pense, était constamment analysé, approuvé ou critiqué par autrui. Donc, cela faisait qu’il était extrêmement important de prendre cela en compte. Donc… Pourquoi la fameuse Dawn ne devait pas avoir peur du tout de parler de ses liens avec la princesse… Allez, Lucrèce allait expliquer un peu plus en détail.

« La police, nous avons une figure de repoussoir. Nous sommes là pour faire peur, et pour encaisser la haine que peut parfois naître chez les concitoyens. Nous sommes là pour nous faire insulter par derrière, pour qu’on se plaigne de notre pouvoir, pour qu’on critique nos erreurs, etc. Nous sommes des boucliers pour l’état. »

Aucun policier n’était dupe : s’ils recevaient parfois les louanges du peuples, on va pas non plus mentir… Et bien, la police était quand même plus souvent critiquer par les gens. Qu’est-ce qu’elle est casse-couille la police ? Pourquoi je n’ai pas le droit de faire ça ? Pourquoi ce policier me fouille alors que j’ai rien fais ? Pourquoi la police n’est que des petits chiens au service de la royauté… Tout cela, les policiers connaissaient très bien. C’est pour cela qu’ils apprenaient à se contrôler, quand on les critiquait. Et bien entendu, parfois cela ne marchait pas, c’est pour cela que Lucrèce était très sévère avec la moindre personne qui n’arriverait pas à se contrôler. La police devait donc être absolument irréprochable, car le moindre faux-pas, et cela confirmerait les mauvaises impressions des gens… C’était tout le contraire des glorieux Chevalier Royaux, et des vassaux des princesses d’Istus…

« Vous, vous représentez l’espoir d’un peuple, en protégeant notre bien-aimée princesse. Vous ne devez pas avoir peur de dire que vous êtes proches de la princesse. Si elle vous a accepté, c’est que vous l’êtes. Voilà pourquoi je vous admire. Vous êtes un symbole que j’aime et admire, et que je veux aimer et admirer. C’est une chance pour moi de vous rencontrer, bien que vous vous soyez brûlez avec du thé, et que je n’ai pas esquivé un coup. »

Lucrèce était, et de très loin, obsédé par une chose… La même chose qui avait poussé au suicide son petit frère… Le regard des autres. Un peu beaucoup… Bref, elle avait toujours peur de ce que les gens penseraient d’elle. D’ailleurs, c’était l’une des raisons pourquoi elle se dévalorisait. Elle se disait qu’ainsi, les gens ne penseraient pas trop d’elle, et donc, seraient moins déçue quand ils découvrireraient la vérité, c’est à dire, le fait qu’elle n’était pas forte, loin d’être à la hauteur. À l’inverse, et bien… Dawn, elle était tout ce qu’il fallait, elle était modeste, elle était glorieuse, et elle s’était… Brulée avec du thé. Bon, d’accord, cela on va pas quand même se cacher, même Lucrèce reconnaissait que c’était un peu tout pourri comme situation. Je veux dire… Sérieusement, du thé ! Mais ce n’était que du détail… Et puis, dans les faits, c’était un détail qui avait été vachement chouette ! Car sans ce thé… Et bien…

« Hihi. Dans nos deux cas, nous sommes deux figures d’autorités, respectée ou crainte, mais mis à mal par des petits incidents bien ridicules. »

Et oui ! C’était peut-être grâce à ça qu’elles avaient pu se rencontrer, donc au fond… Lucrèce remercierait presque celui qui l’avait blessé, et la théière rebelle qui avait décidée de brûlée la pauvre Dawn… Lucrèce quoiqu’il en soit regarda la porte. Cela faisait un moment que le médecin était partie. Sans doute avait-il du mal à trouver de quoi faire le cataplasme pour la brûlure. Ou alors, il travaillait dans une autre pièce pour justement finir au calme le cataplasme, et ainsi directement l’installé sur la brûlure de la pauvre Dawn. Elle regarda sa blessure… Elle allait avoir encore une vilaine cicatrice. Ce n’était pas la première, et au moins, cela lui permettra de se rappeler longtemps de son incompétence. Il fallait voir le côté positif de la chose. Ainsi, en se déshabillant, elle pourrait se rappeler de cet échec, et ainsi, cela l’aiderait à avancer. La fameuse policière avait vraiment tendance à porter beaucoup trop de croix sur son dos, si vous voulez mon avis… Mais qu’est-ce qu’on pouvait y faire… ?
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le 27/7/2018, 11:11

« Deux petits incidents ridicules ? »

Si Dawn avait fait attention à écouter les moindres mots de Lucrèce, il lui fallait néanmoins reconnaître que ce dernier détail la laissait cruellement perplexe. Une blessure comme la sienne n'était assurément pas un incident ridicule et elle méritait bien mieux l'amour et l'admiration que l'animosité du peuple et de la nation qu'elle défendait.

« Je ne suis pas de votre avis. »

Elles jouaient toutes deux le rôle de bouclier, quand bien même Dawn reconnaissait sans peine que certains autres, comme Lucrèce, la considéraient comme une porteuse de lumière simplement parce qu'elle avait offert sa vie pour défendre celle de Celestia. Elle ne faisait rien de plus que son devoir, et il allait sans dire qu'elle estimait que son métier ne devait pas lui valoir la moindre attention, ni la moindre louange. Être prête à mourir pour la famille royale et pour son pays était une valeur que la plupart des soldats d'Istus s'étaient vus inculqués. Lucrèce aussi, probablement.
Et indéniablement, cette réalisation amena la vassale à ressentir une brève pointe d'indignation creuser son estomac.

« C'est... injuste. Et sa Majesté elle-même serait très certainement outrée de vous entendre parler mais... Je conçois et respecte votre avis, autant que j'estime que vous ne devriez pas me porter autant d'amour et d'admiration. Vous en méritez tout autant, si ce n'est plus. »

Son sourire reprit place sur ses lèvres, néanmoins désolé et elle jeta un coup d'oeil rapide à la porte avant d'incliner la tête vers Lucrèce, à nouveau.

« Ceux qui vous méprisent et vous craignent sont ceux qui ne veulent pas respecter et appliquer les lois d'Istus... »

Son estomac se noua de plus belle et elle ferma les yeux un bref instant afin de calmer les émotions négatives qu'elle sentait tourbillonner dans son ventre. Elle n'éprouvait rien de réellement saisissant, essentiellement une frustration et une peine sourde qu'elle aimait mieux taire avant qu'elles ne franchissent la barrière de ses lèvres.

« Mais je suis navrée d'entendre que vous avez perdu certaines personnes bien trop tôt. »

Elle n'aurait pas la prétention de dire qu'elle comprenait tout simplement parce que, de ses frères et de ses parents, personne n'avait encore vu son espérance de vie décliner. Parce que la vie de Celestia n'était pas plus menacée qu'auparavant et parce que, quand bien même elle était sujette à des menaces bien plus dangereuses que d'autres, Dawn ne la laisserait jamais partir avant elle. Elle était incapable de comprendre Lucrèce tout comme elle était incapable de comprendre sa princesse, au final. Et si elle pouvait s'en estimer chanceuse, elle n'en était pas moins légèrement embarrassée.
Embarras que son bras s'empressa de chasser en lui rappelant douloureusement qu'il n'aimait décidément pas ce que cette théière lui avait infligé.

« Je me sens tout de même ridicule de me tenir près de vous parce que j'ai été ébouillantée par ma théière alors que vous avez été blessée durant l'exercice de vos fonctions. » Ses mots se ponctuèrent d'un petit rire nerveux mais non moins amusé et elle ajouta : « J'espère que nous nous reverrons dans de meilleures circonstances, la proch--. »

La fin de sa phrase fut engloutie par l'ouverture, presque à la volée, de la porte et Dawn se figea un court instant avant de finalement se détendre en reconnaissant les traits du docteur.
Sa main s'était instantanément posée sur le manche de son épée, presque par instinct.

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le 27/7/2018, 22:40

Lucrèce était très… Gênée socialement. Elle avait tendance à soit ne jamais parler, ne pas dire assez… Soit faire l’exact opposé. Et là, c’était ce qu’elle faisait. Comme elle avait l’impression qu’elle pouvait parler, elle parlait, elle parlait encore. Sauf qu’elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle disait. Ces propos étaient inacceptables pour une cheffe de police. Bon, après, ça allait, ce n’était pas non plus des propos dissidant totalement inacceptable, qui devrait l’amener à la cour Martial. Quand même ! Heureusement d’ailleurs… Car bon, se faire fusiller, ce n’est jamais très agréable. Après, l’avantage, c’est que comme le fusil n’a pas été inventé, et bien, elle ne peut pas se faire fusiller et… Quoi ? Je digresse comme un vieux porc ? Ouais, j’avoue. Quittons alors les porcidés pour revenir à nos moutons.

« C'est... injuste. Et sa Majesté elle-même serait très certainement outrée de vous entendre parler mais... Je conçois et respecte votre avis, autant que j'estime que vous ne devriez pas me porter autant d'amour et d'admiration. Vous en méritez tout autant, si ce n'est plus. » 

« Oh… Je… Je n’oserai dire cela devant sa majesté !!! Cela serait d’extrême mauvais goût, et elle ne mérite pas mon attention et mes plaintes !!! Je... »

Totalement ! Si elle avait dit cela, c’est qu’elle s’était senti à l’aise, pour une fois, elle discutait avec une « collègue » mais… Et si elle racontait tout ça à la princesse ?! Oui, elle serait outrée ! Ohmondieu ! Elle avait très certainement fait un crime de lèse-majesté… Bref, Dawn pouvait voir, Lucrèce avait littéralement changée de couleur. Le peu de couleur qui était habituellement sur son visage avait disparus d’un seul coup. On sentait toute la terreur à l’idée que tout ce qu’elle ait dit soit répété à la princesse… Surtout quand son interlocutrice commençait à dire « Outrée »… Et le pire, c’est que comme elle parlait à la vassale de la princesse… Celle-ci avait entièrement raison de rapporter. Bref, elle respira grandement, faisant grimacer de douleur, car elle avait fait bouger son ventre… Et écouta la suite des déclarations :

« Ceux qui vous méprisent et vous craignent sont ceux qui ne veulent pas respecter et appliquer les lois d'Istus... »

Tout à fait. C’est vrai que la grande majorité des gens qui craignaient la police étaient ceux qui ne respectaient pas la loi ! Après tout, ceux qui respectaient la Loi… N’avait rien à craindre. Donc, en toute logique, tant qu’on respecte la Loi, la Police ne fait pas peur. Sauf que vous savez très bien que cela ne marche pas comme ça. Les gens qui respectent toujours la loi, sont aussi ceux qui ont souvent peur de ne pas la respecter. À cause de l’adage « nul n’est censé ignoré la Loi. » En effet, cela fait qu’on a toujours peur qu’on a oublié une loi, qu’on ignore quelques choses d’illégal, etc etc. Donc, non. Il n’y avait pas que ceux qui ne respectaient pas la loi, qui craignait la Police. Par contre, pour l’irrespect… Là, je ne serais pas aussi catégorique. Quoiqu’il en soit, Lucrèce écouta alors les déclarations suivantes de Dawn :

« Mais je suis navrée d'entendre que vous avez perdu certaines personnes bien trop tôt. »

Elle aussi. Mais pouvait-elle vraiment en parler ? Franchement elle doutait. Après tout, elle n’était qu’une policière, qui avait fait de très nombreuses erreurs dans sa vie. Et maintenant, et bien, elle devait apprendre à vivre avec. Mais… La mémoire de Parménion et Arion… Les deux ne partiraient jamais de sa tête. Dans les deux cas, la fameuse cheffe de police estimait avec beaucoup de raisons que les deux morts étaient de sa responsabilités. Même quand elle tentait de se dédouaner de tout cela et bien… Elle finissait pas revenir sur le fait que si. Si, c’était elle la fameuse coupable dans l’histoire. Bref, elle remerciait Dawn d’être navrée de cela. Cela lui faisait chaud au coeur, que certains comprennent sa douleur. Quoiqu’il en soit, elel continua d’écouter les déclarations de son interlocutrice :

« Je me sens tout de même ridicule de me tenir près de vous parce que j'ai été ébouillantée par ma théière alors que vous avez été blessée durant l'exercice de vos fonctions. J'espère que nous nous reverrons dans de meilleures circonstances, la proch--. »

« Désolé désolé ! »

Le petit vieux était de retour. Il était chargé d’un sac, remplis de bric et de broc, dont Lucrèce se demandait comment la moitié pouvait servir pour faire ce dont les deux femmes avaient besoin… Attendez, ce coco avait pas profité quand même de la situation pour faire ses courses ? Non, quand même pas… Cela n’était pas possible… Enfin… J’espère non ? Bref, quoiqu’il en soit, l’homme était entrain de sortir ses différents artefacts, et on pouvait voir ainsi, une scie, deux bouteilles de vins, un peigne, une immense planche à repasser, et plein d’autres objets qui n’avaient sans doute aucun rapport avec tout ce qui se passait. Bien entendu, cela n’échappa pas au regard de Lucrèce, qui déclara d’un air relativement ironique :

« Vous avez mis longuement. Je vous ai connu plus rapide…
-Oh c’est bon ! Impossible de trouver mon argile, j’ai du courir en acheter ! »

Et acheter d’autres trucs ? Bref, visiblement Lucrèce aurait de quoi rigoler un peu sur son médecin, quand elle sera rentrée chez elle ! Elle pourra longuement en parler à son bonsaï, étant donné que bah… Seul son bonsaï lui parlait dans sa vie, vu que le reste de ces amis se résumaient à… à… Bref, passons. La fameuse cheffe de police remarqua alors que le vieil homme commençait à réunir le matériel pour traiter la brûlure de la fameuse Dawn. Tant mieux, il fallait s’occuper en priorité de ce qu’elle considérait comme important. Elle était secondaire. Enfaite, surtout, c’est qu’une brûlure pouvait assez aisément s’aggraver sans traitement. Donc, avec l’argile, il fallait faire vite le cataplasme et ainsi, la mettre sur pied. Mais le médecin ne pouvait pas s’empêcher évidemment… De se plaindre. Ce qu’il faisait d’ailleurs très bien.

« Vous avez vu ce que vous m’avez fait faire ?! Devoir traverser presque toute la ville pour une idiote qui s’ébouillante. Et ce que j’entends… ? Pas une théiè…
-Monsieur est éternel raleur, Dawn. Je vous prie de l’excuser, il se plaint tout le temps.
-QUOI ?! »

Il en avait dans le coffre, le fameux médecin ! Lucrèce avait voulu de suite agir. Pourquoi ? Et bien, visiblement Dawn avait comme elle, tendance à culpabiliser aisément. Et si elle connaissait pas le médecin, elle pourrait bien prendre au sérieux tout ce qu’il disait. Hors non, il ne fallait pas prendre cela au sérieux ! L’homme grognait presque plus par mesure, par le fait qu’il se devait de grogner, c’était important, que pour de véritables raisons… Qu’on soit clair. Donc, Lucrèce avait mentionné le fait qu’il se plaignait tout le temps. Et franchement, qu’on soit clair… Elle était loin d’avoir tord. C’est vrai qu’il passait un bon tiers de son temps à raler sur tout et n’importe quoi. C’était comme ça, c’était dans son caractère... Et d'ailleurs, les déclarations de la fameuse Lucrèce fit qu'il était loin d'avoir terminé de se plaindre...

« Une petite idiote qui se met à me critiquer ? Alors que j’ai soigné ses otites quand elle était marmote ! Et que j’l’aidais avec son problème de boutei... »

Et là, tout s’arrêta. ZA WARUDDDDDO !!! Non pas littéralement ! Enfin, pas dans ce sens. Bref, le vieil homme se rendit compte qu’il avait fait une boulette. Déjà, car il savait bien que les problèmes de boissons de Lucrèce était secret… Mais surtout, il le remarqua au regard de Lucrèce. Un regard avec des énormes yeux exorbitées. On voyait l’horreur de ce qui avait été dit, et le fait que Lucrèce avait très peur… Et le pire, c’est que le médecin ne savait pas quoi dire pour tenter de rattraper sa terrible bourde. Donc, il décida alors de faire un plan très lâche… Faire comme si de rien s’était passé, tandis qu’il continuait d’appliquer le remède sur la brûlure de Dawn. Une fois cela fini, il déclara alors :

« Hum… Bon, ne bougez pas, laissez le cataplasme agir, bien ? Quant à vous Lucrèce, je vous fais vos points de suture. Ca va aller ?
-J’ai entièrement confiance en vous, docteur. »

Elle lui offrit un sourire, ce qui le rassure, mais il remarqua de suite le regard inquiet vers Dawn. Lucrèce avait peur. Son secret était ébréché, et rappelez vous qu’un peu plus tôt, Lucrèce avait eu peur de Dawn, car elle avait peur qu’elle rapporte à la princesse ses déclarations. Et si elle rapportait le fait qu’elle avait eu des soucis de boissons… Toute sa vie s’effondrerait. Déjà, tout simplement car elle avait mentie. Elle avait menti à la police. Et ça, quelques soit la raison… Ce n’est jamais une très bonne idée. Bref, maintenant, il fallait voir ce qui allait se passer. Quoiqu’il en soit, il s’occupait maintenant de Lucrèce, faisant la suture. Cela n’allait pas être compliquer. On allait bien voir ce qui allait se passer du côté de Dawn ! Donc, comme disent les anglo-saxons… Juste wait’n see !
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le 30/7/2018, 16:48

« Vous avez vu ce que vous m’avez fait faire ?! Devoir traverser presque toute la ville pour une idiote qui s’ébouillante. Et ce que j’entends… ? Pas une théiè… »
« Monsieur est éternel râleur, Dawn. Je vous prie de l’excuser, il se plaint tout le temps. »
« QUOI ?! »

Dawn ne sût réellement faire un choix entre rire ou pleurer, lorsque le reproche arriva jusqu'à ses oreilles.
Tout d'abord rassurée de voir le petit médecin revenir, elle avait abandonné l'idée de rassurer Lucrèce quant au fait qu'elle méritait probablement autant d'attention et d'amour que n'importe qui pour se focaliser sur l'impressionnant amas de courses qu'il avait ramenées. Si la situation l'avait amusée, elle avait senti ses joues se réchauffer d'une gêne presque insoutenable dès l'instant même où il l'avait traitée d'idiote et, lorsqu'elle tenta d'ouvrir la bouche pour se défendre, sa tentative de reproche fut avalée par une nouvelle intervention du médecin.

« Une petite idiote qui se met à me critiquer ? Alors que j’ai soigné ses otites quand elle était marmote ! Et que j’l’aidais avec son problème de boutei... »

Le silence qui suivit l'amena à curieusement incliner la tête et Dawn les jaugea tous deux avant de reporter son attention sur le soigneur, les sourcils froncés au-dessus de ses immenses yeux bleus. Quelque chose lui échappait et, si le bref indice que le médecin avait mis sous son nez suffisait à ce qu'elle comprenne, la vassale choisit néanmoins de garder le silence en l'observant paisiblement lui appliquer le cataplasme d'argile. Et le soulagement fut presque instantané. Salvateur, il apaisa la sensation de brûlure qu'elle sentait courir sous sa peau avec une efficacité remarquable et Dawn laissa un bref soupir fuir ses lèvres lorsque la douleur commença à se calmer.
Son regard se perdit alors sur la silhouette de Lucrèce et elle ne s'arrêta de la regarder que lorsque le petit homme se tourna finalement vers son autre patiente.

« Hum… Bon, ne bougez pas, laissez le cataplasme agir, bien ? Quant à vous Lucrèce, je vous fais vos points de suture. Ca va aller ? »
« J’ai entièrement confiance en vous, docteur. »
« … Mh. Entendu. »

Elle offrit un regard encourageant à la cheffe de police, un sourire amical étirant ses lèvres alors qu'elle cherchait un moyen d'oublier les pensées qu'elle sentait tourbillonner, dans sa tête. Que Lucrèce ait eu un problème avec l'alcool ne la regardait pas le moins du monde. Le fait qu'ils aient tous deux été mortifiés, lui, lui parlait assurément bien plus et Dawn chercha ses mots un bref instant avant de reprendre la parole, désireuse d'apaiser la gêne installée. Elle n'était ni en mesure, ni en droit de la juger. Pas plus qu'elle ne pouvait se permettre de la dénigrer pour un événement visiblement passé et, respectueuse, elle s'inclina brièvement en glissant sa main de libre contre sa poitrine.

« Je ne sais pas si la déclaration de notre cher ami est ce qui vous a mise mal à l'aise, mais... Soyez sans crainte, je n'ai pas pour habitude de me mêler de ce qui ne me regarde pas. »

Et quand bien même cela l'aurait regardée, Dawn n'appréciait pas spécialement l'idée de confronter Lucrèce aux conséquences d'un problème qui n'incombait qu'elle.

« Certaines personnes s'en insurgeraient probablement mais... Il serait hypocrite et contraire à mes principes de vous accuser d'un fait dont je n'ai été ni spectatrice, ni victime, si je puis dire. Je n'en parlerai à personne, votre vie privée ne regarde que vous et je ne tiens pas à vous manquer de respect. »

Elle se redressa sur ses mots, le visage encore et toujours illuminé d'un agréable sourire alors qu'elle descendait calmement sa main, veillant à maintenir l'autre à l'abri de tout éventuel geste brusque.

« Et... De la même manière, vous pourrez éviter de mentionner que je me suis ébouillantée avec ma théière ? » ajouta-t-elle sur une note un tant soit peu comique, comme pour un peu plus détendre l'atmosphère.

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le 30/7/2018, 21:03

Lucrèce avait un cadavre dans son placard, et malgré de nombreuses tentatives, elle n’avait jamais réussi à faire du nettoyage à l’intérieur de ces fameux placards… Bref, elle savait très bien qu’un jour, elle allait devoir affronter son passé… Mais… Mais ce n’était pas le moment. Pas le lieu. Pas la bonne personne. Bref, elle ne voulait pas faire ça, elle voulait pas penser à ça maintenant. Bref, elle était toujours aussi coincée avec son passé, et le fait que le médecin là, l’est fait ressortir… Et bien… Le pire c’est que le fameux médecin, et bien, et Lucrèce n’était pas stupide, elle l’avait bien compris… Il n’avait absolument pas fais exprès ! Il s’était pas dis « Mwahahahaha ! Je vais bien l’avoir cette pauvre fille ! » Non, pas du tout ! Bref en tout cas, après un blanc bien gênant, finalement…

« Je ne sais pas si la déclaration de notre cher ami est ce qui vous a mise mal à l'aise, mais... Soyez sans crainte, je n'ai pas pour habitude de me mêler de ce qui ne me regarde pas. » 

« Hum, heu... »


C’était autour du vieux d’être gêné ! En effet, ce vieil homme connaissait bien Lucrèce, presque aussi bien que ses parents… Alors, vous comprenez qu’il savait parfaitement que Lucrèce ne voulait pas parler de ça. D’habitude, ce genre de comportement passait nickel, quand finalement les deux étaient seuls… Mais là, malheureusement, Dawn avait été présente… Donc, cela voulait dire qu’il y avait quelqu’un qui avait appris ce qu’il avait promis de rien dire. Bon sang, il allait s’en vouloir souvent. Et le pire, pour lui, le pire dans ce genre de cas, c’était que la fameuse Lucrèce ne lui en voulait pas. C’était vraiment le pire dans ce genre de situation, c’était quand la personne à qui tu as fais du mal… En plus ne t’en veux pas. Sans le savoir, tu t’en veux encore plus. Bref, quoiqu’il en soit, son interlocutrice continua à parler.

« Certaines personnes s'en insurgeraient probablement mais... Il serait hypocrite et contraire à mes principes de vous accuser d'un fait dont je n'ai été ni spectatrice, ni victime, si je puis dire. Je n'en parlerai à personne, votre vie privée ne regarde que vous et je ne tiens pas à vous manquer de respect. » 

« Merci. Vous n’imaginez pas à quel point je vous en suis reconnaissante... »

Totalement. Encore une fois, on pourrait refaire le même blabla que précédemment, en déclarant que voilà, elle avait peur, elle ne voulait pas que ça se sache… Bref, on commençait à comprendre, et sérieux, je ne suis pas sûr que cela ferait vraiment avancer les choses si on commençait à répéter encore et encore les mêmes choses, hein. Non, ce qu’il fallait comprendre, c’était qu’elle avait souvent eu l’impression que le monde était contre elle, presque dans une paranoïa. Heureusement, cela n’avait jamais atteint la vraie paranoïa, comme dit, seulement « presque » la paranoïa. Elle avait toujours été perdue dans cela à ce point. Mais quand même. Là, sa fameuse interlocutrice était dans son camp. Elle tentait même de détendre l’atmosphère, qui en avait bien besoin, avec un peu d’humour…

« Et... De la même manière, vous pourrez éviter de mentionner que je me suis ébouillantée avec ma théière ? »

Elle offrit un sourire… Elle posa son index au niveau de son menton, finalement… Et elle déclara, d’un grand sourire :

« Non. »

QUOI?! Mais mais mais ! Cela n’avait aucun sens ! Après tout, son interlocutrice, elle, avait promis qu’elle ne dirait rien ! En plus, même pour Lucrèce, c’était stupide… Si elle commençait à faire ce genre de déclaration, Dawn n’aurait aucune raison de ne pas le dire elle-même ! Bon sang, Lucrèce n’avait pas eu un coup dans le ventre, enfaite, mais un coup dans la tête, et elle était devenue complètement folle, stupide, et même follement stupide et stupidement folle ! Mais quand on regardait un peu la cheffe de police, on devinait qu’il y avait quelques choses qui clochait… Que l’ensemble était sans doute plus complexe qu’on le pensait… Oh mon dieu… Non, Lucrèce, non… Tu n’avais pas osée… Tu n’avais pas osée dans ces circonstances, tenter de faire quelques choses que Parménion t’as toujours dis de tenter… Oh mon dieu… Par pitié, Istus, Terra, Oghma, Pallas, Trithéréon, ne me dîtes pas que…

« Tout Istus sera mis au courant que la protectrice de sa majesté, la princesse royale, s’est ébouillantée avec du thé... »

Et là, vint le drame. Lucrèce. Tentant. De. Faire. De. L’Humour. C’était catastrophique… En effet, Lucrèce n’avait jamais été bonne en humour. Cela, cela avait toujours été un point qu’Arion avait maîtrisé, mais pas Lucrèce… Bref, quoiqu’il en soit, Lucrèce tentait de faire de l’humour… Et cela se voyait à son visage, qui souriait, et finalement, tenta de prendre une mine sérieuse, mais se rendant compte que c’était trop tard, elle fit une genre de grimace, avant de baisser vivement la tête. C’était assez drôle à voir. Enfaite, la blague en elle-même n’était absolument pas drôle… Mais voir Lucrèce galérer pour tenter de la raconter valait vraiment le coup ! Bref, comme les blagues les plus courtes étaient les meilleurs, elle déclara :

« Bien sûr que votre secret est en sécurité avec moi, Dawn. Je n’en dirais mot, et serait muette comme une tombe. »

Elle regardait Dawn… Et peu à peu, son visage devenait pourpre, son poil se hérissait, elle se dressait… Bref, on sentait qu’elle était de plus en plus gênée de ce qu’elle avait fait, car elle se rendait peu à peu compte que « Mon dieu, je l’ai vraiment fait », un peu comme si elle ne croyait même pas à ce qui s’était passé. Sacrée Lucrèce… Elle excellait dans ce qu’elle faisait. « Ordre est perfection », comme on dit… Mais le soucis, c’est que parfois, Lucrèce s’aventurait dans des domaines qu’elle ne connaissait… Que très peu disons. Donc plus le temps passait, plus elle se rendait compte de ce qu’elle avait tentée, et plus elle avait peur que ce qu’elle avait fait tombe complètement à l’eau… Donc, ainsi, finalement, comme une écolière prise à avoir tenté quelques choses, elle déclara…

« Je… Je… C’était réussi ? Oh mon dieu, je… Je ne fais quasiment jamais de blague, mais l’atmosphère était tendu par ma faute, et j’ai pensé que c’était le mo…
-AHAHAHAHAHA ! »

Le médecin éclata de rire. Attention, pas du tout à cause de la blague… Mais à cause de Lucrèce qui était franchement hilarante ! On sentait qu’elle était toute confuse, et que franchement… Bah, c’était la première fois qu’elle s’aventurait dans ce territoire extrêmement méconnu pour elle : le monde de l’humour. Bref, on allait voir comment Dawn allait réagir. Peut-être très mal. Peut-être allait-elle paniquer ? Faisant paniquer à son tour Lucrèce ! Faisant encore plus paniquer Dawn ! Alors, juste les filles, faites attention si vous commencez à vous aventurer dans cela… Monsieur le médecin est un vieux monsieur. Faites en sorte qu’il n’ait pas une attaque à force de rire. Car sérieux, si ça arrivait, il risquait de pas s’en remettre…
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le 1/8/2018, 20:26

« Tout Istus sera mis au courant que la protectrice de sa majesté, la princesse royale, s’est ébouillantée avec du thé... »

Dawn ne put s'empêcher d'observer Lucrèce avec autant d'incrédulité que de sincère surprise. Quoi ? Elle ne comprenait pas. Non pas le retournement de veste improbable de Lucrèce, non. Davantage le fait qu'elle s'était essayée à une tentative d'humour qui, au final, amusait bien plus la vassale pour les mimiques qu'elle lui offrait que pour la blague en elle-même.
La joue mordue pour ne pas se moquer de la policière malgré elle, Dawn inclina légèrement la tête lorsque cette dernière lui indiqua que son secret serait bien gardé et ne se redressa qu'une fois certaine qu'elle ne craquerait pas, ses lèvres néanmoins tremblantes. La scène était presque ridicule, au grand damne de la vassale. Bien assez en tout cas pour la mettre mal à l'aise pour cette pauvre Lucrèce, et elle n'avait aucune envie d'en rajouter une couche.

« Je vous en remercie. »
« Je… Je… C’était réussi ? Oh mon dieu, je… Je ne fais quasiment jamais de blague, mais l’atmosphère était tendu par ma faute, et j’ai pensé que c’était le mo… »
« AHAHAHAHAHA ! »

Le soudain fou rire du docteur fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase déjà trop plein qu'était la volonté de Dawn et elle explosa, tout simplement. Si elle tenta quelques minutes de refréner le rire qui commença à la secouer au même rythme que le petit homme, elle se laissa finalement aller en tentant plus ou moins de se cacher de sa main de libre, se détournant brièvement de Lucrèce afin d'essayer de voiler le fait qu'elle se moquait d'elle, quand bien même ce n'était pas ce qu'elle voulait. L'expression en elle-même demeurait par ailleurs assez forte.

« Je... Excusez-moi... » murmura-t-elle maladroitement entre deux.

Dawn ne faisait que peu ou pas dans l'humour elle-même. Notamment parce qu'elle savait que le domaine lui était totalement étranger et qu'elle était autant capable de faire rire ses interlocuteurs à travers ses maladresses qu'en raison de son manque total de maîtrise de sujet. Mais, et parce que c'était le cas, le désarroi certain de Lucrèce lui parlait d'autant plus et elle redoubla d'efforts pour tenter de se calmer.

« Je suis désolée mais... Je... Ce n'était pas réellement réussi... »

Elle s'offrit quelques secondes de répit, comme pour consacrer un peu plus d'énergie à tenter de stopper son fou rire alors même qu'elle se sentait retrouver l'envie de repartir à chaque fois qu'elle entendait le médecin, à côté.
L'embarras de Lucrèce suffit néanmoins à apaiser son amusement et elle essuya une larme au coin de son œil avant de la regarder à nouveau, sincèrement désolée.

« Mais... mon humour n'est pas bien meilleur que le vôtre, si cela peut vous rassurer. Votre attention était adorable, cela étant dit. Autant que vos réactions. » avoua-t-elle finalement dans un sourire chaleureux.

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le 1/8/2018, 21:55

Lucrèce faisant de l’humour… OUI JE FAIS ENCORE UN PARAGRAPHE LA DESSUS ! Un soucis ? Tu veux te battre ? Allez viens, je t’attends, je… Quoi ? Ah oui, le RP ! Donc, oui, Lucrèce… Disons que plus le temps passait, et plus elle se rendait compte que visiblement, cela n’avait pas spécialement marché… Ouais, on va être un peu crédible, Lucrèce n’était pas stupide. Elle avait bien remarqué qu’il y avait quelques choses qui clochait avec la situation… Et qu’elle était visiblement le dindon de la farce, dans cette farce… Une vraie didonne, ce qui ne se dit absolument pas, et ainsi… Les deux avaient explosés de rire, et évidement, bah… Notre chère Lucrèce ne savait pas trop comment réagir devant cette situation… Et encore moins quand il y eut les déclarations suivantes !

« Je... Excusez-moi... » 

« De même… De Même… ! »


Visiblement, aussi bien Dawn que le médecin tentait désespérément de reprendre leur souffle, et d’arrêter de rire. On sentait le rire nerveux, incontrôlable, et franchement, le fait que Dawn rigole, et le fait que le médecin rigole… Et bien, ça rendait l’arrêt d’autant plus difficile. Dès que Dawn regardait le médecin, le rire reprenait, et dès que le médecin regardait la fameuse Dawn, et bien, il éclatait de nouveau de rire. Voilà pourquoi les crises de rires (qui portent très bien leur nom d’ailleurs, vu que ce sont littéralement des crises de rires) pouvaient durer aussi longtemps ! Bref, ainsi, ils avaient tout deux du mal à reprendre leur sérieux. Et la mine de Lucrèce n’aidait pas du tout dans ce genre de situation… Pas du tout… Bref, ainsi, entre deux rires, Dawn arriva à dire enfin :

« Je suis désolée mais... Je... Ce n'était pas réellement réussi... » 

« J’ai l’impression en effet... »


Attention. Le ton est très important dans une réplique, et à l’écrit, on peut le perdre. Alors, je me dois d’expliciter. Cette phrase pourrait être interprêté de deux façons. Une en mode « J’ai l’impression en effet. » de façon très froide, genre, vexée des réactions. Mais là, c’était justement PAS DU TOUT ce cas là ! Là, c’était plutôt en mode « je reconnais mon échec », et « je suis pas douée bordel »… Bref deux remarques qui montraient plutôt une sorte de gène, une sorte de situation en mode « Oh mon dieu qu’est-ce que j’ai fais »… Car oui, la fameuse Lucrèce regrettait beaucoup ses actes. Alors, c’était pas non plus extrêmement problématique, c’était pas genre Arion… Mais voilà, c’était le genre d’histoire qu’elle allait raconter avec gène à son fameux Bonsaï… Oui car elle disait tout à lui !

« Mais... mon humour n'est pas bien meilleur que le vôtre, si cela peut vous rassurer. Votre attention était adorable, cela étant dit. Autant que vos réactions. » 

« A… Adorable ?! »


Lucrèce était surprise d’être qualifiée de « adorable ». Et vous savez comment elle réagis quand elle est comme ça ? Et bien… Elle devient encore plus adorable. Si si ! Je vous assure. Alors comment cela marche me demanderiez vous avec un air béat ? Et bien, tout simplement car la fameuse cheffe de police, la « Lame Froide », qui là, franchement n’avait plus grand-chose pour réussir à porter ce titre qu’elle avait toujours portée… Bref, elle était rouge comme une tomate, et avait eu un mouvement presque de recul, de protection, en protégeant son visage avec ses bras, comme si cela avait la moindre utilité dans ce genre de cas… Car on va bien l’avouer, c’était pas comme si cela la protégerait vraiment… Et puis la protégerait de quoi ? D’être adorable ? Non désolée ma chère Lucrèce, tu es adorable, tu ne peux pas y échapper.

« Bon, mes mignonnes, c’est pas tout ça, mais j’ai fini avec vous ! Vous êtes libre. Par contre, il pleut toujours, donc, abritez vous ! »

Si le médecin avait voulu les chasser, il n’aurait pas fait autrement, qu’on soit bien clair ! Ainsi, les deux femmes furent raccompagner dehors. Le médecin fit bien entendu les déclarations d’usages… Si la brûlure persistait, notre chère Dawn allait devoir revenir et de même, si Lucrèce avait le moindre saignement au ventre, elle devait foncer chez le médecin elle aussi. Bref, en tout cas, les deux femmes pouvaient voir que la pluie était toujours aussi battante. Et évidemment, c’était assez… oh, bien entendue, Lucrèce c’était rhabillée, hein. Elle était dans sa tenue habituelle, on pouvait reconnaître ainsi sans problème la cheffe de police. Bref, quoiqu’il en soit, Lucrèce se tourna, tout en montrant quelques choses à Dawn… Une chose bien pratique dans ce genre de situation…

« J’ai un parapluie, Dawn. Voulez-vous que je vous accompagne jusqu’au palais ? »

Elle l’ouvrit, devant le pallier de la maison. Heureusement car sinon, cela porte malheur ! Bref, elle proposait à Dawn de venir avec elle, histoire de ne pas être trop mouillée. Alors, juste un truc, Dawn était plus grande que Lucrèce, donc, si les deux femmes prenaient le même parapluie, cette même protection à la pluie… Et bien, il y allait avoir besoin qu’un échange soit fait ! Bref, quoiqu’il en soit Lucrèce souriait à Dawn. Elle tentait presque de faire oublier visiblement la blague qui avait eu lieu peu avant. Genre « Quoi ? Une blague ? Quel blague ? Je… J’ai jamais fais de blague ! Pas moi ! C’était pas moi ! C’était… Mon jumeau maléfique ! » Bref, ainsi, elle argumenta alors vis à vis de ce qu’elle avait dit, en déclarant :

« J’y passe rarement, mais mon statut m’y autorise, n’ayez donc crainte de l’étiquette. »

Là, c’était typique de Lucrèce. Tenter de justifier qu’elle pouvait être là, qu’on avait pas besoin de la chasser. Elle était presque en mode « vous n’avez pas besoin de me chasser. » C’est fou, on sentait qu’elle avait l’impression de ne jamais être à sa place, de ne jamais avoir le droit d’être ici ! Mais Dawn, Dawn, elle était pas méchante ! Elle allait pas dire à la cheffe de police que c’était une pouilleuse. C’est là qu’on pouvait bien se demander… Franchement, comment une femme comme elle pouvait être une cheffe de police ? Et bien, tous se posaient la question, mais personne évidemment n’irait tenter de débattre ou d’empêcher la Lucrèce d’être à son poste. Faut dire, Lucrèce n’attendait que ça. Mais bref, on allait bien voir ce qu’allait répondre la fameuse vassale… Allait-elle rentrer au château avec la cheffe de police ?
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le 5/8/2018, 16:48

« A... Adorable ?! »

C'était le mot. Lucrèce était tout simplement, désespérément et cruellement adorable. Et la réaction qui suivit sa question ne manqua pas de conforter Dawn dans cette idée, amenant la vassale à rire tout doucement alors que le petit médecin s'affairait à se débarrasser d'elles sans la moindre gêne.

« Bon, mes mignonnes, c’est pas tout ça, mais j’ai fini avec vous ! Vous êtes libre. Par contre, il pleut toujours, donc, abritez vous ! »

Elle le remercia d'un bref mouvement de la tête, sortant de la pièce en compagnie de Lucrèce tout en observant son bras. La blessure resterait laide un moment mais elle brûlait au moins un peu moins et c'était là tout l'essentiel. Restait à savoir si le cataplasme tiendrait en place en dépit de la pluie et, l'espace d'un instant, Dawn inspecta sa cape avec la ferme intention de l'utiliser afin de protéger son armure de l'averse qui menaçait son armure, là-dehors. Elle n'aurait alors qu'à courir jusqu'au palais pour limiter les dégâts et...

« J’ai un parapluie, Dawn. Voulez-vous que je vous accompagne jusqu’au palais ? »

La vassale suspendit son geste, sa cape toujours coincée dans sa main alors qu'elle relevait la tête en direction de Lucrèce. Elle n'y avait pas pensé. Tout du moins, l'idée d'emmener un parapluie ne lui avait même pas traversé l'esprit et l'éventualité que Lucrèce en ait un... Encore moins.

« J’y passe rarement, mais mon statut m’y autorise, n’ayez donc crainte de l’étiquette. »

Son sourire reprit place sur ses lèvres et elle hocha brièvement la tête avant de lui tendre la main.

« Je ne m'en serais pas souciée. Il me semble évident que le chef de la police est en droit de pénétrer l'enceinte du palais. J'aurais même trouvé l'inverse plutôt intriguant. Cela dit... Je pense qu'il serait plus avantageux pour nous deux que je soie celle en possession du parapluie. Vous voulez bien ? »

Sur ces mots, la vassale attendit l'accord de la cheffe de police puis se mit paisiblement en route en direction du palais, veillant à ce que Lucrèce ne soit pas plus mouillée qu'elle tout au long de leur marche. Elle était déjà blessée, Dawn ne tenait pas spécialement à ce que la pluie aide à la fièvre éventuelle qui l'affligerait. Et puis, il allait sans dire qu'elle était probablement bien plus à l'abri, avec son armure.

« J'espère que vous aurez tout de même le temps de vous reposer. Quand bien même j'ai cru comprendre que vous aviez un étonnant sens du devoir... Vous risquez de ne pas vous aider, en vous surmenant. »

Son regard se fit bienveillant et elle se tourna vers Lucrèce afin de lui sourire d'un air un peu plus concerné.

« Et notre cher ami médecin risquerait de vous en vouloir. »


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le 6/8/2018, 23:40

C’est vrai que les déclarations de Lucrèce était… Pas que surprenante, c’était carrément étonnant de la part d’une cheffe de la police de dire ça. Je veux dire, évidemment que la fameuse cheffe de la police pouvait entrer dans le palais royal… Sauf dans le cas où le Roi se méfie de la police, ce qui existe, surtout quand il existe des conflits entre les ministres et le Roi. La Police, par exemple, n’eut le droit d’entrer au Louvre, avant l’arrestation de Nicolas Fouquet, par le célèbre d’Artagnan, car le Roi de France Louis XIV avait peur de cette organisation, qu’il estimait au service de son surintendant des finances. Bref, quoiqu’il en soit, Lucrèce avait plus dis ça par autodépréciation, comme elle avait trop l’habitude. Ainsi, la réaction de Dawn fut bien plus cohérente que les déclarations de la policière.

« Je ne m'en serais pas souciée. Il me semble évident que le chef de la police est en droit de pénétrer l'enceinte du palais. J'aurais même trouvé l'inverse plutôt intriguant. Cela dit... Je pense qu'il serait plus avantageux pour nous deux que je soie celle en possession du parapluie. Vous voulez bien ? »

« Oh euh oui, bien sûr. »


Elle n’avait pas remarquée, mais oui c’est vrai que Dawn avait bien raison. Lucrèce n’était pas bien grande, on va l’avouer … Donc, en effet, il était plus logique que ce soit non pas Lucrèce qui porte l’instrument pour se protéger de la pluie, que les « normies » appelleront un « parapluie », mais bel et bien Dawn. Quoiqu’il en soit, les deux femmes partirent alors tranquillement, sans se presser, jusqu’au fameux Palais. Bientôt, les deux femmes allaient se séparer, et donc, elles allaient pouvoir reprendre leur activités respectives. Après tout, elles avaient toutes deux des missions à remplir, et elles avaient tout deux perdus assez de temps comme ça, à cause de leur petit bobos. C’étaient des choses qui arrivaient, mais dont il fallait bien se rappeler que cela pouvait arrêter pendant un long moment quelqu’un. D’ailleurs...

« J'espère que vous aurez tout de même le temps de vous reposer. Quand bien même j'ai cru comprendre que vous aviez un étonnant sens du devoir... Vous risquez de ne pas vous aider, en vous surmenant. »

« Le crime ne se repose pas lui, malheureusement. »


Oui, en effet. De l’autre côté, on pouvait répondre qu’on ne pouvait pas savoir quand avait lieu le crime, et donc, si on continuait cette logique, et bien on ne dort plus, on ne mange plus, et on entre dans un état totalement sécuritaire, qui ne permet plus aucune préoccupation si ce n’est celle de la sécurité. Et qu’on soit clair : personne n’aurait envie de cela. Vous n’avez pas envie de vivre dans un état totalement « sécurisé ». Après, attention, faut pas le dire à Lucrèce, en effet, elle serait capable de dire qu’en effet, elle ne devait pas se reposer, et limiter le plus possible ses activités autre que celle de cheffe de police. Ce qui rappelait aussi pourquoi elle était une bonne cheffe de police. Oui, elle doutait d’elle. Mais elle bossait, et elle avait des résultats. Cela ne faisait aucun doute… Quoiqu’il en soit.

« Et notre cher ami médecin risquerait de vous en vouloir. »

« Je me contenterai de faire du travail administratif. Assise devant un bureau, ça sera reposant je pense. »


Non. Mais comment dire à Lucrèce « VA TE REPOSER ESPECE D’IDIOTE » sans l’attacher dans un lit ? Guère possible. Bref, en tout cas, au moins, elle ne risquait pas d’agraver sa blessure, en allant guerroyer ou combattre le criminel dans la rue. Mais attention, cela ne voulait pas dire que c’était une bonne chose qu’elle décide d’aller faire du boulot administratif… Disons ce n’était pas bon, ça c’est sur… Mais que ce n’était pas le pire qu’elle aurait pu faire. Ainsi, on peut dire que c’est… Pas trop mal ? Mieux que rien ? Bref, il fallait s’en contenter, car quand on connaissait un minimum la fameuse Lucrèce, on devinait qu’elle n’allait pas se reposer. Bref, au moins, à son bureau, des personnes allaient être avec elle, et si elle commençait à se surmener, elle serait vite ramener au lit… Ainsi, elle déclara :

« Bref, je vais vous souhaite une très excellente journée, Dawn. Merci beaucoup d’avoir accepté de discuter avec ma personne. »

Lucrèce était contente. Vraiment. Dawn était une personne extrêmement sympathique, et s’il y avait une personne qui devait connaître son secret, et bien… Autant que ce soit elle. Disons que ce n’était pas le pire qui pourrait arriver. C’était ni un ambitieux qui convoitait un poste, ni un délateur, bref, Dawn semblait tout à fait une personne de confiance. Alors, un chef de police corrompu pourrait ordonner immédiatement une enquête sur Dawn, pour tenter de découvrir des secrets inavouables, mais jamais Lucrèce n’ordonnerait ça. Elle avait en charge la protection des concitoyens, pas ses petites magouilles personnels. Elle avait déjà suffisamment honte de cacher comme ça une partie de son passé, on va bien dire…

« Sachez que vous serez toujours la bienvenue au commissariat de Celuris. Mes hommages à la princesse. »

Ainsi, Lucrèce s’inclina une énième fois, et commença à partir sous la pluie… Eh… EH GIRL ! Attend ! Et oui, vous avez bien compris, elle partait sans reprendre son fameux parapluie. Et le soucis avec quelqu’un comme Lucrèce, c’est qu’elle marche vite. Donc, elle commençait déjà à disparaître dans les ruelles. Donc, on peut supposer que Lucrèce est encore entrain de se dévaloriser et estimer qu’elle n’a pas besoin de parapluie ? Non, pour une fois, pas du tout. C’était tout simplement qu’elle avait oubliée en partant de reprendre son instrument. Bref on en connaissait une qui allait finir tremper avant de pouvoir retourner au poste de police. Vraiment, c’était une sacrée journée pour elle. Entre la pluie, la blessure, et le fait que quelqu’un connaissait maintenant son horrible secret… Et bien, on pouvait dire que cela en faisait des affaires à retenir ! On allait bien voir ce que cela allait donner. Bref, ainsi, qu’allait faire Dawn ? Allait-elle poursuivre sous la pluie la policière ? Possible. Ou bien peut-être allait-elle attendre. Ce fameux parapluie pourrait bien devenir un symbole que les deux femmes se retrouveraient un jour.
Lucrèce
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le 24/8/2018, 09:21

« Sachez que vous serez toujours la bienvenue au commissariat de Celuris. Mes hommages à la princesse. »
« Merci beaucoup. »

Quand bien même elle n'avait pas de réelle raison de se présenter au commissariat, Dawn ne manquerait assurément pas de s'y montrer simplement afin de discuter avec Lucrèce aussi souvent qu'elle le pourrait. Évidemment l'importance de son rôle l'avait malheureusement menée à un emploi du temps relativement chargé et, si elle n'avait pas aimé le fait d'être au service de la famille royale elle-même, Dawn aurait probablement râlé. Mais le fait était qu'elle appréciait l'idée seule de pouvoir s'assurer de leur sécurité et plus encore de pouvoir être aussi proche du prince Mikhail, sans pourtant avoir à réellement lui parler. Évidence même d'une tendresse sincère qu'elle ne voulait néanmoins pas s'avouer. Elle n'était pas amoureuse de lui. Elle l'admirait, tout simplement.

« Lucrèce ? »

Dawn ne reprit ses esprits que lorsqu'elle vit la policière s'éloigner en direction des ruelles, apparemment peu soucieuse de l'éventualité de finir trempée ou non. Le comble, puisqu'elle était celle qui avait proposé de raccompagner Dawn avec un parapluie.

« ... Je rêve. »

Incrédule, Dawn s'empressa de la suivre en ignorant les gardes qui la jaugèrent curieusement à l'entrée et n'hésita pas la moindre seconde à même la prendre en course, quitte à glisser sur le sol pavé de Cerulis. Leur cité royale avait beau être sublime, elle n'en était pas moins cruellement dangereuse pour les femmes en talons, dépendamment des endroits.
Fort heureusement, elle pouvait se vanter de jouir d'une agilité inhérente à sa rapidité et Dawn s'arrêta devant Lucrèce moins de trente secondes plus tard, le parapluie maintenu au-dessus de leurs têtes à l'aide de sa main relevée. Elle s'offrit quelques courts instants pour reprendre son souffle, le regard ouvertement curieux, et balbutia finalement :

« Vous ne risquez pas de... Hum... Finir trempée ? »

Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres et elle prit une petite inspiration avant de se remettre à sourire, comme d'ordinaire. C'était ce qu'elle faisait de mieux, en dehors de ses capacités de chevalier.

« Je peux vous raccompagner jusqu'au comissariat et rentrer avec le parapluie, si vous le souhaitez. Ou... Je peux tout simplement regagner le palais dès maintenant et vous repartez avec votre parapluie. Peu m'importe mais vous devriez faire attention à ne pas attraper une vilaine grippe en plus de votre blessure, vous ne pensez pas ? »

La question résonnait presque comme un conseil maternel et, pourtant, Dawn était presque certaine que Lucrèce n'était pas plus jeune qu'elle. Elle avait simplement de très mauvaise habitude.

______

dawn's just a heartbeat away, hope's just a
sunrise away.


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le 25/8/2018, 12:03

Lucrèce rentrait d’un pas décidé vers son lieu de travail. Comme prévu, donc, elle allait déléguer toutes les taches un brin physique à ses collaborateurs. Et cela pour une petite semaine. Bien entendu, cela ne voulait pas dire qu’elle allait chomer. Elle allait travailler deux fois plus fort dans toutes les taches administratives, histoire de rattraper cela. Après tout si elle était inutile pour faire le travail donc physique de policier pour un petit moment, cela lui permettrait de mettre un peu à jour tout le travail administratif. Elle avait encore parfois du travail a rattraper de l’époque de Parménion, qui, aussi bon chef de police soit-il, avait été un très mauvais chef de police dans tout le travail administratif… Pour tout dire même, il fuyait ce travail comme la peste, montrant bien à quel point il n’aimait pas ça.

« Vous ne risquez pas de... Hum... Finir trempée ? »

« Dawn ? Je... »


Dawn ? Elle fut vraiment surprise de voir la paladine revenir. Que se passait-il ? Avait-elle oublier quelques choses ? Se passait-il quelques choses de grave ? Voulait-elle lui dire quelques chose d’important, de personnel, ou quoique ce soit d’autres ? Etaient-ce très important au point de ne pas venir au commissariat, exactement comme l’avait proposée un peu plus tôt la fameuse cheffe de police… ? Et bien la première solution tout simplement. Enfaite ça arrive -vous moquez pas de moi, mais ça m’arrive souvent-, mais… Comme elle avait prêté donc son fameux parapluie à son interlocutrice, et bien elle avait complètement zappé que c’était SON parapluie. Donc, comme elle avait zappée, elle était partie en mode « je n’ai pas pris de parapluie », oubliant que celui utilisé était le sien.

« Je peux vous raccompagner jusqu'au comissariat et rentrer avec le parapluie, si vous le souhaitez. Ou... Je peux tout simplement regagner le palais dès maintenant et vous repartez avec votre parapluie. Peu m'importe mais vous devriez faire attention à ne pas attraper une vilaine grippe en plus de votre blessure, vous ne pensez pas ? »

« Oh par Istus, oui, mon parapluie. »

Elle venait de réaliser. Par contre, il fallait dire que visiblement notre chère Dawn n’avait guère de connaissance en la matière de la microbiologie ! Comment cela me demanderiez-vous ? Et bien, on ne pouvait pas attraper la grippe par rester sous la pluie ! C’était une vieille rumeur, mais voilà, on attrapait pas la grippe à cause d’un mauvais temps. Non, c’était un virus influenzae de la famille des Orthomyxoviridae, virus à ARN. Vous n’avez rien compris ? Moi non plus ! Quoiqu’il en soit, la pluie n’influait pas sur la propagation du virus. CEPENDANT enfaite, je chie dans la colle, car bon, en vraie, oui, rester sous la pluie pouvait affaiblir le système immunitaire, nous rendons donc plus sensible à la fameuse grippe. Voilà ce qu’avait voulu dire Dawn… Ou alors, il fallait nous rappeler que nous sommes dans un univers médiéval fantastique et où l’étude de la microbiologie est quand même assez rare. Quoiqu’il en soit, Lucrèce déclara alors !

« Veuillez excusez, j’étais tête en l’air. Non, non, ne vous fatiguez pas, nous retournons au palais, et cette fois, je penserai à mon parapluie... »

Lucrèce n’aimait pas trop le dire, mais oui, elle était parfois un peu tête en l’air. Et enfaite, c’était du au fait qu’elle était souvent extrêmement concentrée sur quelques choses. Son travail, sa mission, Arion, très très très souvent Arion (même trop souvent), entre autres. Donc, comme elle pensait à ça, et bien, elle se retrouvait à oublier parfois des choses simples, mais pourtant importante, comme par exemple… Bah le fait qu’elle avait un parapluie. Quoiqu’il en soit, ne voulant pas que Dawn se mouille stupidement par sa faute -elle aurait même mieux fait de ne pas rendre le parapluie, pensait Lucrèce, elle aurait évité de devoir courir pour la rattraper !- et bien, elle proposa de revenir sur ses pas, et finalement repartir… Cela serait plus simple pour tout le monde, et puis, elles n’étaient pas très loin du fameux palais… Donc concrètement… Elles n’auraient pas perdus tant de temps. Bref ainsi...

« Han… Ce faux départ… J’étais ridicule… »

Elle déclara cela dans sa barbe. Elle avait vraiment honte de cela, car franchement… Cela ne devrait pas arriver à une cheffe de la police. Ceci était un défaut récurrent de la fameuse cheffe de police. Elle estimait sans arrêt que tout était lié à sa fonction. Oublier un parapluie, cela arrivait à tout le monde… Y comprit des cheffes de police. Comme la fameuse cheffe de police pardonnait et ne se moquait pas du tout des gens qui oubliaient leur parapluies dans les commissariats (et je vous assure qu’ils sont fréquents) et bien… Elle pouvait se rassurer en disant que voilà ! Ouais ! Ça arrive ! C’est pas grave ! Mais non, et cela, c’était typique justement de Lucrèce. Mais bref, ainsi, les deux femmes furent très vite retournée au niveau du palais…

« Bien, cette fois, je crois que tout est bon, et que je n’ai pas oubliée ma tête. Allez, merci beaucoup Dawn. »

Voilà ! Sérieux, on pourrait croire que les deux postes précédents n’ont servis qu’à ralonger le RP de deux misérables posts… Et oui, c’est le cas ! Ils n’ont littéralement servis qu’à cela ! Mais bon, on va quand même dire que cela montrait que la cheffe de la police pouvait être parfois un peu ridicule. Quoiqu’il en soit, après s’être ENCORE inclinée (bon sang de bonsoir, elle s’inclinait combien de fois par jour), elle repartir… SANS LE PARAPLUIE. Heureusement, elle s’en rendit compte après trois quatre pattes sous la pluie, et rouge comme une tomate trop mûre, baissant la tête et regardant ses pieds, elle retourna ENCORE une fois vers la fameuse Dawn, récupéra son parapluie, et cette fois, pu partir pour de bon. Bon sang de bonsoir ! Quel aventure ! Elle avait été bien ridicule, se disait-elle… Mais voilà, cela arrive. C’est tout.
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