Le jour des coeurs amoureux [Astéria x Leonnard]

le 15/4/2018, 19:32

Événement : La fête des amoureux

C'était avec étonnement que vous vous êtes vu remettre une lettre quelques jours plus tôt : un document au contenu insaisissable qui parlait d'une rencontre agencée par les cieux. Cela semblait être une plaisanterie douteuse au départ...  

Astéria s’était endormie profondément cette nuit là. Durant son sommeil sans rêve une voix joyeuse s’était élevée. « Tu es si adorable ! Tu seras le parfait complément d’un coeur en quête d’amour ! Un parfait cadeau pour le jour des amoureux ! » Lorsqu’elle avait ouvert les yeux, elle s’était retrouvée dans le noir complet. Autour d’elle… une boîte.

Quant à Leonnard, à peine réveillé, il avait pu voir une énorme boîte trôner dans sa chambre. Sur ce cadeau joliment enrubanné était accroché un parchemin comportant les mots suivants : 
« Cher Leonnard, je suis persuadée que derrière tes allures d’ours mal léché se cache un adorable petit chaton qui ne demande qu’à être câliné. Pour te remercier de me servir avec tant de ferveur, tu trouveras à l’intérieur de cette boite un présent qui saura, je l’espère de tout mon être, te charmer et t’enchanter ! Mais prends garde à ce que personne ne remarque mon petit cadeau ! Certains de tes pairs risqueraient de vouloir te le voler… Que l’amour et la tendresse enchantent ton quotidien d’une chaleur fluffy en ce jour des amoureux ! Istus, déesse de la justice et de l’amour. »

Le chevalier royal n’a pas le temps de méditer sur cette lettre énigmatique que la boite commence à bouger. En effet, à l’intérieur, Astéria commence littéralement à paniquer.

Rappelez-vous ces curieuses lettres reçues en MP... Vous pouvez (et devez !) poster à la suite de Gaïa. La suite de ce petit event de St Valentin ne dépend que de vous et se déroulera comme un rp normal   Déclarez votre flamme à votre âme soeur ou maudissez Istus de vous avoir mis dans une situation pareille   !

Leonnard n’est pas au bout de ses surprises. En effet, si jamais quelqu’un découvrait la kitsune dans ses appartements, nul doute que la pauvre Astéria aurait de sérieux ennuis… et qu’il aurait à répondre à des questions… gênantes.


Gaïa
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le 16/4/2018, 18:28

Il avait entendu un bruit à son réveil, un bruit étrange qui l’avait obligée à se lever, le tirant de son sommeil tant mérité. Frottant chacun de ses yeux pour essayer de mieux voir, il avait du mal à y voir clair dans la luminosité de sa chambre. Les rideaux étaient tirés, signe qu’il avait oubliée de le faire la veille. Il avait la tête dans le coaltar et ses membres semblaient encore endormis, mais il sentit petit à petit ses sens se mettre en éveille, assez pour constater qu’une énorme boîte enrubannée se tenait là, au milieu de la pièce. Attrapant un t-shirt pour vêtir son torse nu, Leonnard s’approcha alors du présent qui lui semblait étrange. Qui lui avait apportée cela ? Pourquoi et surtout sans qu’il ne puisse se réveiller à l’arrivée de celui-ci ? Intrigué, il se dirigea alors vers la porte de son antre, regardant à l’extérieur s’il n’y avait pas un servant qui pourrait lui expliquer la situation. Mais rien, c’était le calme complet dans le couloir. Refermant la porte, le jeune homme s’approcha alors de la boîte constatant alors qu’un parchemin se tenait là, trônant sur un ruban de couleur vive. Dépliant vivement le papier, ses yeux parcouraient chacun des mots qui prônait dans une encre noire à l’écriture joliment arrondis, comme l’aurait pu faire une femme. Chaque lettre semblait le lasser de plus en plus à mesure qu’il lisait et quand il s’arrêta sur l’auteur de la lette, il eut un moment de flottement, comme si cela lui semblait aberrant. Elle était signée au nom de sa déesse. Itsus en personne. Chose qui semblait tout bonnement impossible. Voir surréaliste. « Qui peut bien se payer ma tête ? » Cette phrase était sortie de ses lèvres en même temps que son énervement. Ce n’était pas son anniversaire et rien ne semblait indiquer dans son esprit un mérite d’être remercié de la sorte. Alors qu’il voulait se débarrasser de cette grotesque mascarade, il vit soudainement la boîte s’agiter, suivi de petits cris qui semblaient être étouffés. Pendant un instant, il resta là, interdit sans oser bouger. Il y avait quelqu’un ou quelques choses de vivant dans ce paquet.

Préférant jouer la carte de la vigilance, il attrapa sans attendre son épée qui trônait sur l’une des chaises de ses appartements. L’enlevant de son fourreau, il garda celle-ci dans l’une de ses mains, prêt à frapper au cas où la chose arriverait à sortir d’elle-même. D’un geste minutieux, il défie petit à petit les rubans qui semblaient fixer la boîte, arrachant le papier avec méfiance comme s’il s’attendait à une attaque surprise. Puis, voyant que la boîte commençait à s’affaisser, il éleva son épée, prêt à pourfendre l’objet de cette bizarrerie quand son mouvement se stoppa nette. Ses yeux s’écarquillèrent de surprise et sous l’effet de celle-ci, il resta quelques instants dans sa position d’attaquant avant de s’exclamer d’une voix forte. « Astéria ? Mais qu’est-ce que tu fous là ? » Sans attendre il reposa son épée, et proposa sa main à la demoiselle pour l’aider à se relever, avant de la relâcher et de la regarder d’un air sévère, presque froid. « Comment tu es arrivée ici ? Tu sais où tu es ? C’est Cérulis ici ! Dans le royaume d’Itsus ! Si jamais on te trouve… » Il n’osa pas finir sa phrase tant il n’avait pas envie d’inquiéter la demoiselle. Surtout qu’elle devait sûrement savoir qu’elle sort était réservée à ceux de son espèce. Posant une main contre son visage, Leonnard resta ainsi son air renfrogné reprenant place sur son visage. Ce n’était qu’un mauvais rêve, un rêve qui allait prendre fin maintenant. Mais il avait beau lever la tête encore et encore et se pincer, rien n’y faisait. La renarde était toujours là, face à lui, et qui plus est dans ses appartements. Si Itsus était vraiment à l’origine de ce soi-disant cadeau, Leonnard trouvait qu’elle avait un humour plutôt morbide pour une déesse de la justice et de l’amour. « Il faut qu’on te fasse sortir d’ici… Et si possible vivante. Je pourrais te faire passer pour mon esclave, mais très sincèrement, je doute qu’on y croit au vus de ma position sur la chose. Merde comment on pourrait faire. » Alors qu’il essayait de réfléchir à la situation, la porte se mit soudainement à émettre un son retentissant. Son qui alerta aussitôt le chevalier. « Messire. Je viens vous porter votre repas. Je me permets donc. » Voyant que le bouton de porte commençait à se tourner l’angoisse de Leonnard commença à monter en lui. Une solution, il devait à tout prix cacher la demoiselle des yeux du servant. Obéissant à son instinct sans même essayer d’aller à son encontre, il attrapa alors avec force le poignet de la renarde, la balançant avec force sur le lit, avant d’enlever à la hâte son haut et de la rejoindre à son tour pour se mettre au-dessus d’elle, les draps couvrant leur corps comme une barrière pour les protéger de la vue d’autrui. « Ne bouge surtout pas ! »

Sentant son cœur s’emballer sous la pression de la situation, le chevalier entendit aussitôt le servant s’exclamer ce qui lui permit d’extirper sa tête hors des draps pour faire face au visage de l’opportun qui semblait bien rouge. « Je, je… Veuillez m’excuse pour ce… Euh désagrément. » Affichant son air peu aimable, Leonnard profita de la confusion pour sortir hors du lit, couvrant par la même occasion la demoiselle pour cacher sa tête de la vue du serveur. « Ça ne fait rien, vous ne pouvez pas savoir. Donnez-moi cela. Je vais m’en occuper. » Arrachant presque le plateau des mains du servant, celui-ci semblait décontenancée n’osant réellement bouger. Voyant que le regard de Leonnard était en train de le transpercer, il sembla enfin bouger, jusqu’à ce que ses yeux soient attirées par le paquet en désordonne qui se tenait dans la pièce.

« Est-ce que vous voulez que je m’en… » A peine avait-il prononcé ses paroles que Leonnard le coupa aussitôt d’un ton sec. « Ce ne sera pas la peine. Sortez maintenant. » Puis sans se faire prier, le servant s’en alla alors, laissant Leonnard et la demoiselle seules à nouveau. Profitant du calme pour enfin respirer, le jeune homme posa le plateau sur le lit avant d’attraper son t-shirt pour se revêtir sans un regard à la demoiselle. « Ça va être plus compliqué que prévus de te faire sortir. » Il ne s’était pas imaginée avoir pareil soucis dés le réveil et s’il avait su, il ne se serait certainement pas réveillé, ce qui lui aurait évité bien des ennuis à défaut de rumeur nouvelle à son encontre.
Leonnard
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le 17/4/2018, 18:55

Elle avait reçut cette lettre il n'y a pas si longtemps, sur le coup, quand sa mère lui avait donné l'enveloppe, la demoiselle s'était empressée de la lire, avant d'afficher une mine déçus. Quelle était cette vaste blague ? N'y croyant pas du tout, bien que se surprenant à espérer voir un super prince débarquer chez elle, la demoiselle avait tôt fait d'oublier cette histoire et de retourner à ses chapardeuses activités. Et elle c'était endormie comme d'habitude. Et comme d'habitude... Ben, il n'y avait rien à signaler en vrai, quand on dort bien, il n'y a rien à dire. Alors passons au réveil hm ?

Dans une position assez inconfortable la demoiselle fut contrainte de s'étirer, les yeux ouvert, la demoiselle se les frotta, pendant dans un premier temps être encore à moitié endormi. Mais rien n'y fait, elle était dans le noir. Quel heure était-il ? S'était-elle réveillée si tôt pour qu'elle n'ai pas la moindre lumière ? Pourtant elle n'était pas spécialement fatiguée. Tapotant le sol pour se repérer, la demoiselle se rendit bien rapidement compte qu'elle n'était plus sur son lit ou alors il avait changé. Pourtant, un coussin était bien là... Mais après réflexion, cela ne semblait pas être le sien... Pardon ?!

La demoiselle sursaute, se tournant alors sur elle même assise, à la recherche de la moindre lumière qui lui permettrait alors de se repérer. Où était-elle ? On l'avait kidnappé ? On allait la vendre au marché noir en petit morceau ça y est ? Pourtant, elle n'entendait rien, pas le moindre bruit de chevaux, ni même de mouvement qui prouverait qu'elle serait en route. Serait-elle déjà arrivé ? Serait-elle toute seule ou non ? Tapotant la surface inconnu, elle se rencontra bien rapidement à quatre parois en guise de mur, c'était étrange, le mur semblait... Bizarre... Tentant de se relever alors sur ses deux jambes, la demoiselle se heurta bien rapidement à un plafond bien trop bas pour elle. Qu'est-ce que ? Bon sang. Se frottant la tête l'air totalement perdu, la demoiselle tenta alors de se manifester.

Guidée par son instinct, la jeune polymorphe usa alors de ses ongles en guise de griffe pour se mettre à gratter une parois, c'est bizarre, sans être très friable le mur semblait s’effriter sous ses doigts. Alors elle se mit à gratter également au plafond tout était pareil.

« Je suis où ? Je en vois rien ! De la lumière au moins ! »

S'il vous plais ? Souffla-t-elle. Allez soyez cool quoi, la pauvre était vraiment perdu. Pourtant elle était pas le genre de jeune femme à avoir des trous dans l'esprit. Et pourtant elle s'était endormie normal et là voilà dans le noir cloîtré dans je ne sais quoi. Il y avait de quoi  perdre un peu son sang froid. Et bien qu'elle faisait de son mieux pour garder le plus possible son calme, l'inquiétude était audible dans sa petite voix. Autant qu'elle commença alors à gratter avec plus d'énergie les parois, espérant pouvoir sortir de là. Un trou de l'air, c'est qu'elle avait l'impression de suffoquer au plus elle paniquait dans cet endroit exiguë.

Et là miracle, on vint enfin la sortir de prison ! Du moins, ce n'était pas vraiment une prison, mais qu'importe, elle l'avait vécu en tant que tel. Se barrant le visage avec ses bras pour se protéger de la soudaine lumière et de ce plafond (?) qui lui tombait sur la tête, la demoiselle cligna des yeux pour s'habituer à ce qui se présentait à elle. Hein ?

« Leon... ? »

Lâcha-t-elle en cœur avec le concerné qui semblait tout autant surprit de la voir. Avant d'attraper alors sa main pour se redresser et se détendre alors ses pauvres jambes endoloris par la position gardée dans cette fichu boite de l'enfer.

« J'aimerais bien le savoir figure toi. J'étais chez moi je dormais et voilà que je me réveille dans cette boite à... quoi Istus ?! »

En réalité cela semblait logique. Leonnard était de cet endroit et vu qu'elle se trouvait.. visiblement dans un endroit où il semblait plus que bien installé -aka une chambre- elle devait être chez lui. Mais elle n'avait guère fait le rapprochement tant les deux pays ne sont tout de même pas la porte à côté au point de faire le trajet en une seule nuit. Sauf si on l'a droguée, mais ça serait une autre histoire, et carrément flippant autant que ce serait étrange pour elle d'avoir au final terminé chez Leonnard... Pourquoi était-elle-là en fait ?

« J'veux bien moi mais... Pourquoi J'suis arrivée dans ta chambre ?! C'est carrément louche de m'être fait captur- »

Elle s'arrêta net à la voix derrière a porte et le regarde de panique de Leonnard. Obligeant la jeune femme à patienter sans trop savoir ce qu'elle devait faire, les oreilles en alerte. Fort heureusement, malgré le manque de temps, il ne semblait pas à court d'idée pour réagir et l'empoigna aussi sec pour la pousser sur le lit où elle tomba comme un sac littéralement et se retrouver alors avec le jeune chevalier torse nu au dessus d'elle sous les draps pour les masqué. Quand bien même la demoiselle comprit immédiatement le but de la manœuvre et n'émit de se fait pas la moindre protestation, cela ne l'empêcha pas d'afficher un air à la fois surpris et légèrement gênée sur le coup. Ce qui au final convenait à la situation, puisqu'elle s'enfonça l'air gênée un peu plus sous le drap lorsque la jeune femme qui était entrée émit alors un bruit de surprise, pouvant alors se servir de cette protection lorsqu'elle se retrouva seul avec le drap sur la tête. Fort heureusement sa tignasse est assez épaisse pour que cela passe inaperçu. Évitant soigneusement le regard, Astéria eut l'intelligence de ne pas dire le moindre mot, pouvant alors aisément passer pour une pauvre jeune femme prise sur le fait et morte de honte.

Se redressant alors en position assise une fois la personne repartie, la demoiselle se passa la main dans les cheveux, ses oreilles ayant refait leur retour sur le sommet de son crâne à l'air libre. L'air un peu.. oui gênée toujours. En même temps, cela faisait beaucoup d'information d'un coup on pouvait le comprendre qu'elle se sentait un peu.. cruche en réalité.

« J'suis désolée. Je pige vraiment pas comment j'ai pu me retrouver chez toi comme ça. »

Une fois debout, la demoiselle réalisa également qu'en tant que personne ayant été kidnappé durant son sommeil, elle ne portait de ce fait absolument pas un tenu décente pour sortir en pleine ville. Astéria n'est pas du genre pudique à faire des manière sur sa façon de s'habiller mais tout de même.

« .. Attend. J'ai même pas de vêtement. Naaaaan mais c'est quoi cette misère ! Tu crois que des vêtements prêtés pourraient aider à me faire passer pour.. une fille normale ? »

Astéria n'aimait pas ce mot. Et cela se voyait alors dans son regard lorsqu'elle posa les yeux sur le jeune blond. Une fille normale, c'est certainement ainsi que doivent se qualifier certaines personnes d'ici par rapport aux.. gens comme elle. Devait-elle réellement tout renier pour survivre ? Peut-être... Devait-elle agir comme une fille normale pour pouvoir partir et ne pas apporter plus d’ennui à Leonnard ? Certainement.

Le bruit de poignet de porte l'alerta et la poussa alors à se mettre derrière le jeune homme. Les bras passé autours de sa taille, de loin cela semblait être une étreinte des plus classique entre deux amants. De son point de vu cela ressemblait à une fille qui se faisait toute petite derrière lui pour ne pas laisser ses oreilles et sa queue dépasser. Une histoire de domestique resté à la porte à peine entre-ouverte -visiblement gênée- pour savoir si elle devait rapporter un plateau pour « sa demoiselle ». Préférant laisser la réponse au maître des lieux, sa petite tête dépassa par dessus son épaule timidement une fois le danger passé. Trop d'émotion de si bon matin.

« Désolée.. »

Souffla-t-elle les oreilles baissés. Dans un sens, au fond d'elle-même, la demoiselle semblait rassurée de le savoir à ses côtés. Il était un peu bourru dans le genre, mais pas bien méchant, et la demoiselle était certaine de pouvoir compter sur lui pour sauver sa peau, alors elle le gratifia d'un petit sourire de remerciement adorable, tant timide que sincère.

[HRP : Je me suis permise de faire ce rp en priorité pour ne pas le faire traîner et de reprendre en partie ce que j'avais fait pour l'autre topic ;w; !]
Astéria
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le 27/4/2018, 16:37

La surprise était telle dans la pièce, que Leonnard avait cru à une mauvaise blague, à un mauvais rêve, mais il avait beau se pincer, se remettre les idées en place, la renarde était toujours là, semblant aussi paumée que le jeune homme. C’était à ne rien n’y comprendre. Comment les choses avaient telles pus dégénérer à ce point ? Est-ce que quelqu’un avait eu vent de leur rencontre ? Un désir de vengeance pour faire tomber le chevalier royal ? Les idées avaient beau se bousculer dans son esprit, rien ne semblait le satisfaire en guise de réponse. Ce n’était quand même pas… Un cadeau ? Parfois il arrivait que certains se faisait offrir un esclave, mais… Non la lettre n’indiquait pas ce genre de chose, alors… Est-ce vraiment Itsus qui était à l’origine de ça ? Soupirant face à ce constat, Leonnard décida de laisser de côté l’auteur de ce méfait. Pour le moment, il devait se concentrer sur une tout autre chose. Sortir Astéria de la ville aussi discrètement que possible. Ce qui allait être compliqué. Alors qu’il repartait dans ses pensées pour établir un plan, il entendit alors la demoiselle s’exclamer sur sa tenue, chose qui l’intrigua soudainement. Quand il leva le regard sur la demoiselle, la gêne ne tarda pas à le gagner et aussitôt ses joues s’empourprèrent malgré lui. Il avait pourtant l’habitude de voir des femmes dans des tenues bien plus indécente que cela, mais… Il ne saurait l’expliquer, mais à ce moment précis, il avait regretté d’avoir été curieux. « … Bah habille toi ! Reste pas comme ça ! Puis qu’est-ce que j’en sais moi ! T’es une fille normale de base non ? » Il semblait hésitant, son regard n’osant se poser franchement sur la renarde. Et dire qu’il l’avait mis dans une position compromettante y a quelques minutes. En repensant à cela, Leonnard pris soudain conscience de ce qu’il avait fait et tout en suivant ses pensées, son visage s’empourpra de plus belle, le rendant aussi rouge qu’une tomate. C’était quoi ça ? Il se sentait bizarre, comme si cette situation qui pourtant ne lui était pas étranger le dérangeait au plus au point.

Plaquant sa main contre son visage, le chevalier essayait de calmer ses ardeurs, du moins, c’est qu’il aurait pus réussir à faire, si Astéria ne s’était pas collée contre lui. Bien qu’elle fût contre son dos, il pouvait sentir ses formes et ses cheveux ébènes qui lui chatouillaient l’échine. Ses bras frêles de jeune femme entouraient sa taille, comme si elle cherchait à faire rempart avec le corps du jeune blond. En levant le regard, Leonnard put constater que le servant de tout à l’heure était revenu pour poser une question toute bête. Une question tellement débile que le jeune homme ne l’avait pas vraiment entendu, étant obnubilé par toute autre chose. De quoi devaient-ils avoir l’air de son point de vue ? Sûrement de deux amants qui profitait d’un moment câlin voir même plus si affinité. Sentant l’embarras grandir de plus belle en lui, le jeune blond commençait à perdre grandement ses moyens et sans attendre, il lança un objet contre la porte, espérant que ce geste, permettrait de la faire refermer au plus vite. « Ça suffit du balai ! Laissez-nous de l'intimité bon dieu ! Je vous sonnerai quand j’aurais besoin ! » En y pensant ses paroles semblaient marquer un gros sous-entendu, mais qu’importe, au moins plus personne ne risquerait de les importuner à présent. Entendant une voix désolée à l’autre bout de la porte, Leonnard attendit cette fois d’entendre des pas s’éloigner, avant de soupirer d’exaspération. « Je la sens mal cette journée… » Se détachant de la demoiselle sans demander son reste, le jeune homme se tourna alors vers elle quand elle s’excusa à son tour, lui adressant par la même occasion un sourire qui la rendait assez mignonne. « De quoi tu t’excuses ? Tu n’y peux rien à ce que je sache, tu n’as pas demandé à être ici, donc ne t’en fais pas. » Tout en ponctuant ses paroles, le chevalier apposa sa main sur la tête de la renarde, lui adressant inconsciemment un léger sourire rassurant. Mais qu’est-ce qui lui arrivait ? Ça lui ne ressemblait pas d’agir ainsi, du moins pas aussi gentiment. Reprenant conscience de son acte, Leonnard secoua légèrement sa tête, avant de racler sa gorge d’un air gêné. Il devait se reprendre et comprendre ce qu’il se passait pour régler la situation.

Soupirant de nouveau, le jeune blond repris alors contenance, et ce fut sans attendre qu’il attrapât sans attendre la demoiselle par les épaules, qu’il obligea à s’installer assise sur son lit. Ils devaient faire le point. « Bon, très franchement je ne sais pas le pourquoi du comment de cette situation grotesque. Mais je sais une chose, c’est qu’il faut vraiment qu’on se sorte d’ici. Le problème c’est qu’il va falloir qu’on ruse pour cacher… Certains de tes attributs. » D’un air renfrogné il observa la queue et les oreilles de la renarde qui étaient apparentes. Cela n’allait pas être chose facile, mais si la demoiselle s’y mettait, peut-être qu’il y arriverait. « Je vais voir ce que je peux trouver, en attendant toi tu restes ici compris ? T’as qu’à te rassasier pendant que tu y es. Si jamais quelques rentres, cache-toi okay ? » Alors qu’il allait prendre la direction de la sortie, Leonnard s’arrêta soudainement. Il avait oublié un léger détail et tout en fouillant dans une commode, il lança l’un de ses vêtements à la petite voleuse. Ce n’était qu’un t-shirt, mais au vus de sa taille, cela pouvait la couvrir en attendant de trouver mieux. Puis sans un regard, il s’en alla de la chambre, espérant que personne n’aurait l’idée d’y rentrer pendant son absence. « J’espère que mère à garder ses vieilles tenues… » Ancienne sœur, sa mère avait gardé il fut un temps des tenues religieuse qui aurait pu être parfaites pour camoufler les origines d’Astéria, mais encore fallait-il que ses vêtements soient encore là. D’un pas rapide, Leonnard s’élança alors dans les couloirs espérant qu’il n’aura pas à courir après des vêtements toute la journée.
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le 28/4/2018, 12:14

C'était un peu embarrassant comme situation non ? Astéria trouvait en tout cas, la voilà dans une tenue des plus légère dans la chambre d'un homme, et surtout, elle ne s'y était pas rendu d'elle-même dans la dite chambre. De quoi devenir parano sur des histoires de kidnapping ! Mais non, elle était venu ici par un tour de magie dont ils ignoraient l'origine, et étaient alors en compagnie de quelqu'un qu'elle connaissait et appréciait pour avoir eu la gentillesse de lui apprendre à faire de l'équitation. Léonnard était quelqu'un d'un peu bourru, mais elle ne lui avait jamais vraiment voulu pour agir ainsi, il n'avait mauvais fond et ça elle en avait une nouvelle fois la preuve alors qu'il se démenait tant bien que mal pour essayer de la camoufler et de l'aider à sortir d'ici. Elle n'avait guère envie de finir esclave ou encore de finir littéralement en descente de lit. De toute façon, elle ne pouvait pas se transformer, niveau fourrure c'était du coup bien limité, puisqu'elle avait l'habitude de dormir avec sa pierre à porté de main, mais.. qu'elle avait été éloigné de son dit lit sans même avoir eu le temps de s'habiller un minimum. La poisse, elle ne pourrait pas détaler à toute allure sous sa forme de renarde, de quoi lui donner envie de redoubler de prudence.

Alors qu'elle c'était caché derrière lui, l'air toute penaude, mimant au passage des gestes que deux amants feraient, parce que... Eh bien ça se présentait à la situation de tout à l'heure, et cela avait fait partir une nouvelle fois rapidement la domestique, non sans être accompagné d'un objet lancé et d'un ordre qui fit s'empourprer la demoiselle. C'est un peu gênant dit comme ça oh ! Cette fille est une ingénue et de ce fait n'y connaît absolument rien, mais situation oblige, elle ne commenta pas. De toute façon ce serait encore plus gênant de commenter si vous voulez mon avis. Alors à la place elle c'était excusé, timidement, mais non sans le gratifier d'un sourire de remerciement de ne pas l'avoir mise simplement à la porte et laisser se débrouiller seule ainsi pour retourner se coucher. Et le comble est certainement la tendresse soudaine qu'il démontra en lui passant sa main sur sa tête et lui souriant pour la rassurer accompagné de quelque mot. Il faut l'avouer, Astéria laissa échappé un air surprit devant cette réponse, et son regard alors s'illumina d'une joie adorable et reconnaissante.

« M-merci Léon ! »

Souffla-t-elle timidement l'air ravie. Avant de l'écouter et de s’asseoir du coup en tailleur sur le lit et à le regarder s'agiter pour faire le point. Il fallait qu'elle se cache. Bien sûr cela ne l'enchantait pas, mais mieux valait ravaler sa fierté dans ce genre de situation. Du coup ? Il allait se charger de lui trouver quelque chose. Astéria hocha la tête.

« Je bouge pas promis. »

De toute façon, elle n'était pas assez folle pour ça ! Enfilant de ce fait le t-shirt qu'il lui avait prêté, elle attendit alors sagement, avant de porter son attention sur le plateau qu'on lui avait apporté. Du jus de fruit fraîchement pressé, des tartines.... Tout ce qu'il faut ! Il eut cependant la délicatesse de ne pas tout engloutir, et c'est ainsi qu'elle prit alors la moité de ce qui se trouvait sur le plateau pour laisser alors le reste bien en évidence pour lui au besoin. Cela calerait un minimum la jeune femme pour ne pas entendre son ventre gargouiller et lui permettait alors de laisser la même chose à Léonnard. Posant alors le plateau proprement sur la table situé dans la pièce pour éviter tout accident. Son regard se reporta sur ce qui l'entourait. L'endroit était beau, et spéciaux. Elle n'avait pas prit le temps de trop observer l'environnement. En réalité, c'est typiquement le genre d'endroit qu'elle a toujours été curieuse de voir. Le genre de jolie maison, ou palais... C'est un palais c'est sûr ! Comme dans le histoire. Avec un lit immense, c'est vrai ça qu'il est grand. Du moins il est beaucoup plus grand que le sien qui s'apparente en réalité d'avantage à un grand lit de fortune. Elle ne s'en plaignait pas, il restait confortable pour elle, et d'autres ont moins que ça. Mais là... Il faut avouer que ça donne envie de sauter dessus ! Laissant son regard dériver sur les étagères, se gardant bien d'approcher de la porte ou même d'une fenêtre -même si il faut l'avouer, elle était ultra curieuse de ce qu'elle verrait dehors-, son attention resta accroché à un livre. Visiblement, c'est le genre de livre typique qu'un jeune chevalier se devait d'avoir, certainement parlant d'avantage de comment ce milieu fonctionne, ce qu'ils devaient savoir etc... Il était déjà superbe ce livre, surtout du point de vu de la demoiselle, alors... Elle l'attrapa, et s'en alla alors dans le lit pour commencer à le lire tant bien que mal. C'est qu'elle était lente et butait souvent sur les mots. Astéria n'a pas été tant que ça à cette chose que l'on nomme école, mais elle avançait alors, l'air intéressé, un air simplement adorable sur les traits, des étoiles dans les yeux.

Et la, la porte émit le clic typique de quelqu'un qui l'ouvre. Son cœur bondit alors dans sa poitrine sur le coup du stress, et ses fesses glissèrent alors sous les draps pour se retrouver allongée. Camouflé par les draps et le livre maintenant dressé au dessus d'elle.

« L-Léon.. ? C'est toi.. ? »

Murmura-t-elle toute timide, espérant alors que ce n'est pas une nouvelle domestique qui aurait l'idée de venir la voir, et certainement hurlerait de trouver une femme à moitié nue dans le lit de son maître et surtout.. qui possédait une paire d'oreille poilues de plus sur le sommet de sa tête. Se mordant la lèvre, le regard légèrement inquiet, elle en arrêta de respirer presque, tirant presque timidement le drap pour se cacher entièrement dessous, comme une tente et cocon protecteur. Replié sous le t-shirt prêté en boule, elle attendait, les pas se rapprochaient.
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le 6/6/2018, 15:27

Pénétrant sans sourciller dans les appartements de ses parents, Leonnard s’assura néanmoins d’être seul, avant de s’engager dans la chambre avec discrétion. En temps normal, il ne s’engageait jamais à l’intérieur de cette pièce sans y être invité, mais aujourd’hui était une exception. Il lui fallait des vêtements pour la demoiselle qui s’était trouvée dans sa chambre comme par magie. Une tenue qui permettrait de la faire sortir sans éveiller le moindre soupçon. Alors, quoi de mieux qu’une tenue de nonne pour réussir cela ? Presque aussitôt, le chevalier s’élança dans le dressing de sa chère mère, regardant les nombreux rangements des yeux non sans soupirer. « Pourquoi les femmes ont-elles besoin d’autant de tenue ? » Il avait l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin et n’osait pas vraiment fouiller dans les nombreux habits. S’il dérangeait tout cela, il risquerait d’en entendre des échos. Passant sa main sur son visage, Leonnard soupira de nouveau avant de prendre son courage à deux mains. Il devait faire attention aux moindres détails, au moindre rangement. Se concentrant sur une couleur noire et blanche, il fouilla alors non sans râler de temps à autre, jusqu’à enfin trouver la tenue qu’il recherchait. Dépliant celle-ci, le blond regarda avec soin les mesures, surtout celle de la coiffe qui se devait d’être assez large pour ne pas gêner les oreilles d’Astéria. Tout semblait parfait, il n’y avait plus qu’à l’essayer. « Pourvus que cela fonctionne… » Tout en sortant consciencieusement de la chambre parentale, le jeune homme se dirigeait droit vers sa chambre de son air bourgeon, jusqu’à ce qu’il entende alors des aboiements stridents, d’alerte. Comme si le chien de maison était en train de chasser. «Non de… Astéria ! » Aussitôt, le chevalier pressa le pas, courant dans les couloirs pour atteindre aussitôt sa chambre. Sur le pas de la porte, il pouvait voir Hunter, le dogue allemand de son père, prendre en grippe la pauvre hybride. « Hunter ! Couché ! De suite ! » Mais n’écoutant rien, le chien continua son manège, obligeant même la pauvre laguz à sortir hors de la chambre tout en poussant au passage son maître qui se cogna avec force contre la porte. « Argh… Abruti de clébard ! Aussi débile que son maître ! » Courant après les deux poursuivants, Leonnard priait pour que personne ne puisse les voir, à commencer par ses parents qui devaient encore se trouver dans la bâtisse.

Essayant d’appeler le chien de toutes ses forces, celui-ci coinça alors la demoiselle dans un angle ou des meubles se trouvaient, pouvant sûrement servir de perchoir à la renarde. Approchant enfin à hauteur du chien, Leonnard l’attrapa alors par le collier, avant de le virer à coup de pompe sur le fessier. Ce n’était pas le jour pour chercher à l’énerver et encore moins à le faire courir dans toute la bâtisse avec une hybride à la vue de tous. « Tu vas bien ? Il ne t’a pas mordu ou autre ? » Tendant la main pour aider la demoiselle et la rassurer, il la regarda d’un air nonchalant de haut en bas, avant de lui tendre la tenue qu’il avait mis du temps à trouver. « Tiens, ce n’est pas des vêtements très enviant je te l’accorde, mais ça permettra de cacher ce qui risque ta perte dans ce royaume. » Alors qu’il voulut l’aider à enfiler la coiffe, le jeune homme entendit une voix féminine l’appeler. Ses sens en alerte, le chevalier n’avait eu aucun mal à reconnaître celle de sa mère. Mettant rapidement la coiffe sur la tête de la renarde sans prévenir, il enroula aussitôt la robe autour de son bassin pour cacher sa queue et la porta aussitôt telle une princesse dans ses bras pour essayer de mieux la camoufler de façon à ce qu’on ne remarque pas sa différence. « Leonnard ! Puis-je savoir pourquoi cette maison et aussi agiter ? » Une femme s’approcha alors deux faux amants. Ses cheveux blonds et bouclés descendaient en cascade, contre son dos et son buste. Bien que le temps semblât avoir passées, elle semblait avoir conservée une certaine jeunesse lui donnant la trentaine, au lieu de la quarantaine. Son air semblait sévère et autoritaire, le genre de femme qu’on ne voulait pas se mettre à dos. « oh… Je vois que tu as encore eu l’obligeance de nous ramener une de tes conquêtes… Une religieuse de surcroit… Quand cessera-tu d’agir ainsi ? » L’expression de la mère du jeune homme semblait hautaine, que cela soit à l’égard de son fils comme de la jeune femme dans ses bras. Soupirant d’un air provoquant, Leonnard ne semblait pas touché par ses paroles et dans un sourire acerbe, il s’approcha alors, non pas pour faire face à sa mère, mais pour enfin ramener la pauvre Astéria dans ses appartements. « Tant que nous ne faisions pas de bruit cela devrait te convenir non ? D’ailleurs, si tu pouvais tenir se sataner clébard, cela éviterait de faire peur à ma conquête. » Sans rien n’ajouter de plus, le chevalier embarqua la demoiselle sans demander sans reste jusqu’à sa chambre. Quand le danger fut enfin écarté, il la reposa alors, prenant soin de tout refermer avant de soupirer de soulagement. « Enfile ta tenue et sortons d’ici. Je fais finir par crever d’une crise cardiaque si ça continue. » Il avait l’impression que tout ceci n’était que le début des ennuis, et après tout, la journée n’était malheureusement pas près de finir.
Leonnard
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le 8/6/2018, 16:23

« Leon c'est toi ? »
Bonne question n'est-ce pas ? Tapis sous la couverture et immobile, la demoiselle n'osait guère respirer. Si c'était Leonnard, il aurait répondu. Si c'était quelqu'un d'autre ? Eh bien... Cette personne aurait répondu aussi en réalité. Et pourtant non rien. Pourtant elle le sentait il y avait quelqu'un dans la chambre et.. oh non. Me dites pas que...
Son souffle se coupe, elle n'ose plus bouger d'un pouce, son cœur tambourinant à toute vitesse dans sa poitrine. Tentant de garder tant bien que mal le calme et la maîtrise d'elle-même. Pourtant ses sens s'affolait. Et quand elle sentit la présence juste à côté du lit, et le bruit d'un reniflement plus persistant encore, c'est l'effleurement de trop qui la fit sauter d'un bond de l'autre côté du mobilier. La réaction ne se fit pas attendre. Le chien qui était certain d'avoir trouvé une proie était lancé pour l'attraper. Les jambes repliés avec souplesses, la demoiselle se mit alors à courir essayer de garder le plus de distance possible entre le molosse juste ENORME BON SANG C'EST QUOI CE CHIEN ! Un ours ?! Non même pas. Maudissant l'absence de sa pierre lui permettant de se transformer en renard, ce qui lui aurait donné des armes, une force et une taille plus respectable pour un animal de ce gabarit, la pauvre demoiselle qui bien que loin d'être naine semblait bien petite et frêle à côté de lui. L'animal bondit, par réflexe défensif, elle se retourna, attrapant l'animal sous le cou pour l'empêcher d'approcher ses crocs du mieux qu'elle pouvait. Les crocs sortit elle tentait de se faire menaçante mais en vain, elle était juste à essayer de lui reculer la mâchoire alors qu'ils se débattait comme un diable pour essayer de la morde, agitant ses pattes sur elle pour essayer de lui faire lâcher prise. Ses griffes blessèrent légèrement le chien, qui lui ne montra pas la moindre surprise lorsque la porte s'ouvrit. Alors d'un coup de pied bien placé dans les côtes de l'animal, elle le repoussa, se retrouvant à nouveau sur ses deux jambes pour détaler en courant.

Bien trop rapidement pour que le pauvre jeune homme -qui il faut avouer elle n'avait guère plus reconnu que ça, mué par l'instinct de fuite pour sauver sa peau- puisse l'attraper au vol et courir alors à toute vitesse dans les couloirs. Assez rapide pour ne pas se faire rattraper par un chien lancé à sa poursuite, perdue, elle grimpa sur le premier meuble qui lui semblait assez haut pour être hors de sa porté de toute façon, dans un cul de sac elle ne pouvait pas faire demi-tour. Se fichant sur l'instant complètement qu'on puisse la trouver. D'un bond la voilà en haut, la queue ébouriffé et et hérissée, les pupilles fendu, le souffle court, repliée sur elle-même.

« Leon c'est toi.. ? »

Souffla-t-elle sur le coup quand elle se rendit compte de la présence du jeune homme bond qui s'empressa de chasser l'animal après l'avoir tiré hors de porté. Les yeux humides, comme si soudainement l'adrénaline avait disparu, laissant place alors à la peur qu'elle avait ressentit devant cette bête. Et son incapacité même à pouvoir se transformer pour se défendre, sa pierre étant resté à des centaines de kilomètres dans un autre pays. Ignorant si elle devait descendre ou non, la main tendu lui indiqua qu'elle le pouvait alors... C'est avec une certaine lenteur qu'elle le fit, d'un air peu assuré, et surtout, en silence. Puisqu'elle fût incapable de lui répondre sur le coup.

«  J-je... Je... »

Elle n'était sûre de rien, et n'était pas capable de répondre. Chamboulée par la mésaventure elle ne fit et ne dit rien de plus. Les oreilles couchés l'air un peu débraillée. Heureusement qu'il était encore droit dans ses chausses pour réagir à l'approche de sa mère tient. Se retrouvant avec une coiffe pour lui masquer les oreilles et sa queue camouflée le tout dans ses bras.
Elle qui rêvait d'être une princesse. Ce serait presque le moment idéal de se dire : owi comme une princesse ! C'est peut-être ce qu'elle aurait fait habituellement. Mais son regard n'était pas enclin à ça. Alors... Masquant ses yeux bien trop « animal » présent à cause du stress dans le cou du jeune homme, elle s'accrocha à lui. Non pas comme une princesse victorieuse après avoir été sauvé. Mais comme une fille qui s'accroche après avoir eu une des peurs de sa vie. Les bras passé autours de son cou, elle garda le silence durant l'échange. Passant alors pour une ingénue timide. Elle aurait pu en être gênée à dire vrai, tant les sous-entendu ne son pas monnaie courante chez elle, mais elle était juste contente d'avoir été sauvé et de savoir qu'il était là qu'elle en pensa rien. Elle y cacha même d'avantage sa tête quand il passa à côté de cette femme à la voix si méprisante, même envers son fils, de peur de le croiser et de tout faire foirer une fois de plus.

La renarde se laissa faire jusqu'à ce qu'elle retrouva la chambre, la demoiselle se mit en position assise sur le lit, comme si elle se sentait incapable de rester sur ses deux jambes.

« Je ne voulais pas t'apporter des ennuies comme ça... Tu as toujours été très gentil avec moi, je voulais pas vraiment... Tu t'embêterais moins à ne pas m'aider. »

Les yeux piquant, elle se les frotta. Semblant soudainement enfin retrouver sa voix, la peur et l'adrénaline tombé lui faisait peu reprendre contenance. Soulevant le t-shirt prêté, et même la nuisette à la hauteur de sa hanche, se moquant bien de la pudeur, elle y découvrit les griffures de l'animal qui la piquait désormais. C'est malin. Astéria soupira de dépit devant sa faiblesse de l'instant, et se décidé à retirer le t-shirt pour le poser sur le côté. Il fallait enfiler cette robe pour éviter de lui causer de nouveaux problèmes. Alors c'est ce qu'elle comptait faire. Attrapant le tissus pour le faire tourner entre ses doigts, cherchant alors le sens... Jamais de sa vie elle n'avait mis ce genre vêtement !

[Hrp : J'ai l'impression de pas avoir fait tant que ça avancé j'espère que ça le fais pour toi ;w;]
Astéria
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le 10/6/2018, 00:49

En sécurité dans la chambre Leonnard souffla enfin de soulagement. Enfin un peu de répit, il faut dire, il avait eu l’impression que depuis son réveil, il n’avait cessé d’enchainer les situations les plus tumultueuse. Un vrai ascenseur émotionnel, le faisant passer de la peur, au calme, de l’effroi au soulagement. Profitant d’une bassine dans sa chambre, le chevalier se rapprocha de celle-ci pour la remplir d’eau, s’aspergeant pour enfin reprendre ses esprits et les rendre plus clairs. Le plus dur était à prévoir, car il fallait encore faire sortir Astéria de la ville à présent. Ayant énoncée qu’il risquerait de faire une crise cardiaque si les choses continuaient à être hors de son contrôle, fut à ce moment que la renarde retrouva alors la parole à son tour. Son discours était négatif, marquant que le jeune homme n’était pas obligé de l’aider au vus des problèmes qu’elle lui apportait. Soupirant légèrement, Leonnard s’approcha alors de la demoiselle qui était sûrement encore sous le choc de son agression. Sa main se déposa délicatement sur son épaule, comme pour la rassurer. Elle n’avait pas à s’en vouloir de la sorte. Pas du tout même.

« Je te le répète, mais tu n’es pour rien dans cette histoire. Ne m’oblige pas à te le répéter encore. » Il se gratta doucement l’arrière du crâne, reprenant d’une voix sans trop de conviction. « J’aurais dû faire plus attention en partant. J’oublie toujours que ce satané clébard se balade à sa guise ici. De plus, si je te laisse te débrouiller, t’es capable de te faire embarquer, alors autant que je t’aide jusqu’à ce qu’on te sorte d’ici. »

Sa voix était toujours aussi morne et austère, mais pourtant ses mots témoignaient d’une certaine bienveillance, bien que caché par ses agissements et son comportement. Se dirigeant donc vers l’une de ses armoires pour prendre des vêtements, le chevalier, se tourna vers Astéria, pile au moment où elle semblait regarder sa hanche. Gêné, il détourna légèrement les yeux, avant de les reposer dessus d’un air inquisiteur. Il lui avait semblé avoir vus des traces rouges et en effet en y regardant à deux fois, il pouvait voir les marques que le chien avait fait sur le corps de la jeune femme. « Il t’as blessé ? Tu aurais du me le dire. Il faut qu’on désinfecte cela. » Reposant ses affaires dans un recoin, il fouilla alors un placard qui semblait contenir des bandages et toutes sortes d’objets de soin qui lui servait à se soigner lui-même. Attrapant un flacon et un tissu, le jeune homme s’installa au pied du lit pour avoir une meilleure vue sur les blessures, Au passage, il enleva la tenue de sœur des mains d’Astéria pour ne pas être gênée pendant les soins. Au vu de sa taille, autant dire qu’il aurait moins à se cambrer dans cette position. Déversant le liquide sur le coton, Leonnard leva doucement son regard antipathique sur la petite voleuse, avant de la prévenir de son geste. « Ça risque de piquer. » Puis sans attendre, il tamponna la gaze sur les plaies qui prônaient sur la hanche de la demoiselle. Elle ne semblait pas trop saigner, ce qui était une bonne chose, mais elle risquerait de les avoir pendant un certain temps. Voir même avoir de petite cicatrice. « Désolée que les choses se soit passée ainsi… On va faire au plus vite pour te sortir d’ici. Je te le promets. » C’était bien la première fois que le jeune homme semblait s’excuser, avec sincérité en prime. Généralement, il se dérobait toujours dans ce genre de situation, préférant se taire pour ne pas avoir à prononcer de tels phrases, mais aujourd’hui. Au vus de la situation, il ne se voyait pas rester insensible, surtout avec ce qu’Astéria avait vécue. Si c’était vraiment Itsus qui était à l’origine de se remue-ménage, Leonnard ne manquerait pas de snober celle-ci pendant quelques temps. Sa déesse était vraiment inconsciente et ne devait clairement pas connaître son royaume pour avoir faire cela. « Voilà, ton supplice est terminé, enfile ça maintenant. » Pour aider la renarde qui avait eu du mal un peu plus tôt, le chevalier attrapa la tenue pour l’aider à la porter. La robe était longue, couvrant jusqu’aux chevilles le corps d’Astéria. Avec une douceur déconcertante, le jeune homme aida encore une fois celle-ci à mettre la coiffe pour ne pas gêner ses oreilles de façon à ce que cela soit confortable. Elle ressemblait à une véritable bonne sœur comme cela et d’un air moqueur, Leonnard ne se gêna pas de lui affubler une remarque moqueuse. « On pourrait presque y croire. On est loin de s’imaginer que tu es une petite voleuse avec cet accoutrement. Bon aller, à mon tour de me vêtir. »

Offrant une pichenette sur le front de la demoiselle, le chevalier s’en alla dans un coin de la pièce, derrière un paravent pour s’habiller à son tour. Quand son pantalon fut enfilé, il sortit alors torse nus de derrière l’objet, enfilant un haut et son armure qui l’attendait fièrement sur une chaise de la pièce. De base, il devait tout le temps la mettre, mais avec celle-ci, il était sûr de sortir Astéria indemne de la cité. Une fois ses gantelets enfilés, le blond fit signe à la voleuse de le suivre. Il était temps de sortir enfin de cette demeure. « Reste près de moi et ne t’éloignes pas surtout. La route risque d’être un peu longue. » Pour que la jeune femme puisse suivre son allure, le chevalier lui offrit son bras replié en bon gentlemen blasé qu’il était. En sortant de sa chambre, les deux jeunes croisèrent de temps à autre des servants et servantes qui semblaient prendre plaisirs à parler derrière leur dos après leur passage, mais cela, Leonnard s’en fichait éperdument. Hors de la bâtisse, il suffisait de marcher encore un peu pour rejoindre une ruelle qui abritait des maisons tout aussi immenses que celle de la famille de Leonnard, puis, au bout de quelques temps, le centre-ville se fit entrevoir, laissant à observer que des festivités envahissaient celle-ci. La fête du jour des amoureux. « Eh bah… Ils n’ont pas lésiné sur le décor. C’est vraiment nier à souhait… » Des cœurs décoraient les rues sous formes de banderole et de décoration en tout genre. De la musique d’échappait d’instrument, invitant certains couples à danser avec entrain sur la place principale. Il fallait encore traverser cette foule et de nombreuses rues avant d’atteindre enfin les portes de la ville. Ce qui ne semblait pas de tout repos. Tout ce que Leonnard espérait, c’était de ne pas croiser de connaissance, il ne manquerait plus qu’il se fasse tenir la jambe.

[Hrp: Aha oui t'inquiète pas ça me l'as fait 8D ]
Leonnard
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le 10/6/2018, 17:36

Le pessimisme n'est normalement quelque chose de très naturelle chez Astéria. Certes, vous pourrez me dire que tous le monde peut l'être. Personne n'est parfait, et personne ne peut rester optimiste en toute situation. Certainement que la situation actuelle avait de quoi foutre un coup au moral de la demoiselle qui se trouvait fort inutile et gênante. Leonnard était adorable de l'aider, mais si elle devait le mettre dans l'embarra et surtout lui créer de véritable problème... Autant dire que pour une demoiselle en crainte de se faire détester par les autres, ce n'était pas vraiment la meilleure des situations. Mais bien sûr qu'il ne pouvait la laisser penser à mal. Bien décidé à ne pas la laisser se faire attraper, elle ne pu que baisser les oreilles devant cette affirmation. Reconnaissante en silence de l'aide qu'il lui apportait. Pour sûr que seule elle n'irait pas loin. Elle aurait vite fait de se faire démasquer, de se perdre ou pire encore. Astéria n'avait jamais mis les pieds dans le royaume d'Istus, alors ce n'était pas pour se retrouver en pleine capitale totalement livré à elle-même. Se grattant la joue, elle hocha en silence la tête. Affichant même une moue gênée devant l'attention apporté à sa blessure qui n'avait rien de dramatique. Un peu casse-cou sur les bords, la demoiselle était du genre à se faire des blessures assez facilement. Certainement que la situation était différente dans le cas présent où elle avait vraiment cru y passer. Seul les dieux peuvent savoir ce qu'un gros chien de cette taille aurai pu faire s'il avait réussit l'attraper par la gorge.

« Ce n'est rien... Je ne m'en étais pas rendu compte sur le coup quand on s'est battu. »

La peur, l'adrénaline, l'action du moment avait fait que tout ceci était passé au second plan, l'instinct de survie prime sur tout. Ce n'est qu'une fois la tentions redescendu qu'on s'en rend compte. Mais il n'y avait pas mort d'homme, et la demoiselle aurait certainement simplement recouvert le tout de tissus pour ne plus en parler, et il faut avouer qu'elle se retrouva fort prise au dépourvu (quand la bise fut venue!) quand il s'approcha d'elle pour la soigner. Regardant ailleurs pour ne pas afficher sa gêne et ses rougeurs plus que nécessaire, retenant le tissus pour ne pas le gêner. Elle ne trouva pas vraiment d'autre moyen de s'exprimer que de marmonner un semblant de quelque chose.

« Merci. Fallait pas. »

En vrai, même si le ton pouvait paraître un peu bougon, elle semblait juste adorable avec sa tête, comme une enfant prise sur les faits et qu'on soigne parce qu'elle a fait une bêtise. Ou peut-être juste parce qu'elle n'a pas l'habitude qu'on s'occupe d'elle comme ça, allez savoir. Observant le travail qui a été fait avec grand soin et douceur, la demoiselle se releva une fois ceci fait pour se faire aider à enfiler cette tenu certes des plus encombrante et loin d'être la plus jolie qui soit. Mais qui lui permettait alors de masquer tout attribut que l'on pourrait qualifier d'anormal pour un être humain. Tapotant sur les plies de la robe qui était bien plus longue que ce qu'elle portait d'habitude, collant sa queue contre ses jambes pour éviter de faire bouger les volants de la robe, elle tourna sur elle-même, s’apprêtant à dire quelque chose du style « alors tu trouves ça comment ? ». Mais devancé par ce dernier qui lui affirmait qu'on pourrait presque y croire ! Une pichnette sur le front et on en parle plus ! Les joues gonflés, se frottant le front elle répliqua.

«  Hmph ! Tu as laissé une voleuse seule chez toi, tu n'as pas peur ! »

Comme si Astéria volait son entourage... Mais on réplique avec les arguments qu'on peut je suppose. Alors elle patienta sagement au milieu de la pièce, ramassant même ce qu'elle avait fait tomber par terre lors de sa fuite, et même le livre qu'elle avait emprunté plus tôt pour le ranger à sa place. Essayons de limiter les dégâts ma grande.
Astéria se retourna alors, mais afficha un air gêné à le voir terminé de s'habiller, mais se passa de tout commentaire. En réalité, elle finit par perdre son regard sur l'armure qu'il enfilait. Certes, elle l'avait déjà vu, mais une part d'elle ne pouvait s'empêcher de l'admirer. L'air bien maladroite dans sa tenue elle s'approcha une fois qu'il fût ainsi paré, digne d'un défilé ou d'un soldat partant à la guerre selon elle ! Attrapant son bras avec un certain entrain non dissimulé.

« Je pense que ça va aller, je m'éloignerais pas ! »

La renarde le savait, si elle ne s'éloignait ne serait-ce qu'un peu, c'était obligé qu'elle se perde. Autant rester avec la seule personne qui lui voulait du bien et qu'elle connaissait. C'est ainsi qu'elle lui emboîta le pas en silence, ignorant tout ce qu'elle pouvait entendre jusqu'à la sortie, pour une fois à l'extérieur, relever la tête et lancer des regards admiratif autours d'elle, essayant de faire le moins poids mort possible au bras de ce pauvre Leonnard. C'est quoi ces baraque si grande qu'on pourrait y héberger son village de Kitsune complet ? Le pire c'est qu'il y en avait plusieurs.

« Toutes ces maisons gigantesque pour une seule famille à chaque fois ?! »

Souffla-t-elle l'air un peu crédule. On pouvait aisément imaginer qu'elle n'était jamais allé dans ce genre de quartier, ce qui la rendait facilement impressionnable. Parfois son regard traînait un peu trop autours d'elle, oubliant de marcher comme il faut, heureusement qu'elle était accrochée à lui pour ne pas tomber.

On pourrait penser que la ville un peu plus... « normale » du moins pour un citadin du coin pourrait la calmer, mais pas du tout, elle était tout autant intriguée par tout ce qui se déroulait autours d'elle. Rappelons-le, Astéria est de base très intéressé par la culture des humains et leur façon d'être. Se retrouver en pleine capitale d'Istus berceaux des chevaliers et grande ville magnifique, c'est le genre de rêve qu'elle avait jeté aux oubliettes depuis très longtemps maintenant.

« Un peu c'est vrai... mais... On peut voir un peu s'il te plais ? »

Si ses oreilles étaient visibles, on aurait presque pu les voir se baisser à travers la coiffe de nonne. Mais on va se contenter de les imaginer. D'ailleurs elle ne put s'empêcher de tirer un peu sur son bras pour le faire s'arrêter devant une tapisserie faite pour l'occasion où des joutes étaient représentés pour gagner le cœur de la belle princesse à la fin du tournois. Le truc bien cliché, mais qui marche bien dans les histoire et reste intemporel. Elle pose son regard sur le jeune homme à ses côtés.

« Tu as déjà fait ce genre de chose ? » Elle sourit et reprend. « Fais gaffe hein ? Ça m'ennuierait qu'il t'arrive quelque chose lors d'une bataille épic même si c'est la classe absolu. »

L'air ravie et adorable, son regard se tourna dans la direction où des bruits de lames qui s'entrechoque était audible. Des combats ? Bon elle ne pouvait pas le forcer, mais en tirant sur sa main qu'elle avait attraper elle pourrait bien le tirer un peu dans cette direction non ? Histoire de voir ça d'un peu plus près. Et puis... Ainsi elle ne se perd pas elle est avec lui ! Et en effet, une scene avait été installé pour permettre aux spectateur de profiter de combat d'épée entre hommes en armure. Des demoiselles attendaient sur le côté, applaudissant et encourageant leur champions, pour se jetter au cou des vainqueurs avec le sourire. Le regard brillant, elle se perdit un instant dans la contemplation jusqu'à ce qu'on les pousse, ou plutôt... qu'on pousse surtout le jeune homme à ses côtés en direction de la scène.

« En voilà un chevalier en charmante compagnie ! Participez-donc pour prouver à votre demoiselle que vous êtes le meilleur et remporter un baiser !  C'est le jour des cœurs amoureux, et un cœur amoureux ça se mérite ! Faites places aux nouveaux champions et leurs prétendantes ! »

… Quoi ?
T'as de quoi rougir Astéria oui.
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le 14/6/2018, 18:08

Hors de la bâtisse familiale, Leonnard se permis enfin souffler quand il sentit l’air du dehors lui caresser le visage. Cette matinée avait été des plus rudes, et la journée promettait d’être plus ardues encore. Généralement, un malheur n’arrivait jamais seul, et vus les embrouilles qu’ils avaient dû affronter aux réveils, il avait peur de se retrouver en mauvaise posture pour les heures à venir. Mais appréhender la malchance ne pouvait que l’invoquer, alors pour éviter cela, le chevalier préférait restait confiant. S’il ne faisait rien d’étrange, tout irait pour le mieux. Observant Astéria du coup de l’œil, il remarqua que la jeune demoiselle semblait aller mieux depuis sa confrontation avec l’animal domestique familiale. Elle avait repris son sourire, tout comme ses expressions émerveillées. Quelques parts, ce comportement rassura intérieurement le jeune homme. Il préférait la voir ainsi, pétillante et pleine de vie, ce qui jurait grandement avec son propre caractère. La façon de se tenir de la petite voleuse trahissait grandement ses origines. Il n’y avait que les gens du bas peuple pour avoir les yeux brillants devant pareilles richesses, mais au fond, Leonnard comprenait ce qu’elle ressentait. Il aurait sûrement agi de la même s’il n’avait pas vécu dans la richesse depuis sa naissance. « Ouais. Parfois ses familles n’ont pas encore d’enfant qu’ils ont tout cela pour eux. Ce n’est que du tape à l’œil pour afficher grandement sa richesse. Rien que de l’orgueil et de l’arrogance. » Il ne cherchait pas spécialement à briser les rêves de sa partenaire de fortune. Non, tout ce qu’il faisait, c’était exclamer tout ce que cela lui inspirait. Dégoût et ennuis. Il avait beau faire partit de la haute grâce à sa famille, il ne s’était jamais vraiment senti à sa place dans ce genre d’univers. Trop de faux semblant, de formule de politesse, de sourire faux. Si bien que souvent, il cherchait à dormir dans ses appartements de chevalier, ne revenant dans la maison familiale quand le devoir l’en imposait.

Traversant le quartier chic qu’une traite, les deux jeunes gens ne tardèrent pas à approcher du centre de la ville qui semblait être décorée pour l’occasion pour la fête des cœurs amoureux. Tout dégoulinait d’amour, que ça soit la décoration, les animations, et même la nourriture qui était exposée avec ferveur pour appâter les couples les plus aimant. Toutes cette ambiance festive, blasa fortement Leonnard qui n’avait pus s’empêcher de s’exprimer, mais comme il s’en doutait, ce genre de chose semblait intéresser la renarde qui semblait le supplier de voir plus en détail ce genre de festivité. Soupirant face à cette moue, le chevalier détourna les yeux d’un air antipathique, sa main posée sur sa hanche semblait sévère, mais il n’en fut rien. « Pas plus de cinq minutes. » Il se doutait bien évidemment que cela durerait plus longtemps. Après tout, Astéria était une étrangère et sûrement que dans son village, ce genre de fête ne devait pas être monnaie courante. Alors, n’en sans ronchonner pour la forme, Leonnard se laissa entraîner par la jeune femme qui semblait le tirer jusqu’à une tapisserie. Celle-ci présentait un tournoi ou des hommes en armures devaient gagner le cœur de leur belle en prouvant leur force dans des combats à l’épée. Croisant les bras d’un air encore plus morne que d’habitude, le chevalier était bien obligé d’avouer que c’était la chose la plus kitch qu’il avait lus jusqu’ici. Qui était assez imbécile pour participer à ce genre de truc bien démodé ? Visiblement à en regarder la scène de loin, plusieurs hommes étaient prêts à le faire pour afficher leur soi-disant virilité à la vue de tous. C’était pathétique. Soupirant d’exaspération, Leonnard tourna alors son regard face aux questions de la fausse nonne à ses côtés. Était-elle en train de s’inquiéter pour lui ? Il n’y avait pas de raison, après tout il était chevalier, ce genre de combat était monnaie courante dans ses entraînements, bien qu’eux c’était plus pour s’endurcir que pour prouver à leur belle qu’il était les plus forts. « Je suis un garde royal je te rappelle. Les combats ne me font pas peur.  De plus, il m’arrive de m’entraîner contre mes confrères, bien que ce soit bien plus palpitant que ce que font ses mecs là. » Observant la demoiselle, il devait avouer que le sourire qu’elle affichait la rendez plus mignonne encore. La tenue de nonne la changeait radicalement. Il mettait plus en avant son visage qu’il n’avait vraiment pris la peine d’observer réellement. Elle était une très jolie jeune femme et sûrement que ses traits continueraient à la rendre plus radieuse encore. Face à ce constat, la tête du chevalier s’agitait doucement à la négation. Ce n’était pas le moment de se perdre en constatation surtout quand la demoiselle en avait profité pour l’emmener de force vers la scène ou se dérouler les combats. Faut dire, elle ne redoublait pas d’ingéniosité pour avoir ce qu’elle voulait. Elle l’avait tiré comme cela, mine de rien, pour lui faire changer sa trajectoire comme si de rien n’était. Bon après tout, pourquoi pas ? Si ça lui tenait à cœur rien ne pouvait les empêcher de regarder ses imbécilités quelques minutes.

Croisant de nouveau ses bras d’un air perplexe, Leonnard ne pouvait s’empêcher d’afficher un air dédaigneux en regardant cette mascarade. Les épées s’entrechoquer, s’affronter pour ne laisser qu’un gagnant. Le gagnant voyait sa belle se jeter à son cou pour lui offrir un baiser des plus passionné. « Eh bah, il ne leur faut pas grand-chose. » Alors qu’il voulait bouger pour entraîner Astéria ailleurs, le blond se fit aussitôt pousser par un homme derrière lui qui le dirigea droit sur la scène. Sur le coup de la surprise, il avait renforcé sa prise sur la pauvre renarde l’entrainant malgré lui dans cet engrenage qui venait de se refermer sur lui. « Eh oh non ! Je ne participe pas à votre truc débile ! Eh oh vous m’écoutez ? Mais Lâchez-moi ! » Alors qu’il râlait de plus belle usant de terme fort impolis, Leonnard se retrouva alors sur la scène, exposé aux yeux de tous. Constatant cela, son regard s’agrandis alors de stupeur, avant de se sentir gêné et de reprendre son air bougon. « Mesdames et Monsieur, voici un nouveau chevalier fort bien présenté qui va essayer de tout faire pour gagner le cœur de sa belle ! Applaudissez-le pour lui donner la force de pourfendre ses ennemis ! » Pourquoi il s’était fait embarquer là-dedans ? Lui qui ne demandait rien à personne ? Dans un mouvement de tête, il se tourna alors vers la pauvre Astéria qui était forcé d’attendre sur le côté. Sans retenu, il lui envoya un regard légèrement noir. Bon il paraissait renfrogné comme à son habitude, mais on pouvait y déceler une légèrement tension qu’il ne se gênera pas d’exprimer à la belle. Soupirant d’agacement, le blond remarqua alors que son adversaire se tenait face à lui. C’était un homme du genre souriant et charmeur, le genre d’homme qui aime prouver au monde entier à quel point il est séduisant et fort. Sans aucune volonté, Leonnard arracha son épée de son fourreau, attendant sans prendre position que l’homme se jette sur lui. Il était chevalier pas acteur, ni bête de foire, pourtant, il ne pouvait se perdre de perdre contre un débutant. Il en allait de son honneur. Aux yeux des gens, le jeune grognon devait paraître inexpérimenté tant son sérieux semblait inexistant et pourtant… Quand son adversaire s’élança sur lui, Leonnard l’esquiva de quelques pas comme l’aurait fait un toréador avec son taureau. Revenant à la charge, il intercepta l’épée de son opposant, faisant quelques gestes qui firent perdre toute tenue de son adversaire sur la poigne de son épée qui vola plus loin. Puis sans même attendre, le chevalier pointa la pointe de la lame sur la gorge du perdant, maintenant fin au combat aussi vite qu’il avait commencé.

Il eut un silence, puis des applaudissements. Apparemment même la foule fut étonnée par la dextérité dont avait fait preuve Leonnard. « Eh beh ! Visiblement ce chevalier tenait à l’avoir son baiser très rapidement ! Chose promise chose due donc ! Aller mademoiselle ! Avec une telle prouesse votre chevalier mérite cet amour passionné ! » Il avait complétement oublié cette histoire de baiser et quand il se retourna pour refuser, il se retrouva avec la pauvre Astéria dans ses bras. Les bras sur ses épaules il s’assura qu’elle n’avait rien avant de faire face à son regard. Sans comprendre pourquoi, il ressentait une immense gêne qui était accentuée par le public et l’animateur qui réclamait haut et fort le baiser. Ce n’était pas la première fois qu’il embrassait une femme, ni la dernière d’ailleurs, mais… Sans qu’il ne sache pourquoi, il aurait été incapable de le faire avec Astéria. Elle ne manquait pas de charme, au contraire et de plus elle était mignonne, drôle, et possédait tout un tas de particularité qui plaisait à Leonnard. Elle était intrépide, ne se vexait pas d’un rien, simple, certes des fois un peu enfantines, mais elle avait cette joie communicative qui la rendait unique et surtout. Elle l’acceptait comme il était, avec son caractère et ses défauts. Jamais elle ne lui avait reproché d’être lui, d’être ce qu’il était. En pensant à cela, le visage de Leonnard se mit à s’empourprait de plus belle. Mais qu’est-ce qu’il lui prenait de penser ainsi ? Pourquoi commençait-il à la voir de cette façon ? « Ne soyez pas timide voyons ! » Lâchant d’un coup la renarde, sa main masqua subitement une partie de son visage pour essayer de cacher ses expressions. Il se sentait subitement con et comme pour freiner ses ardeurs, il s’énerva alors, attrapant le poignet d’Astéria pour mieux quitter la scène. « On se casse ! Votre baiser vous pouvez vous le carrer où je pense ! » Puis sans même prêter attention aux cris déçus de la foule, Leonnard s’éclipsa loin de celle-ci ne s’arrêtant quand il fut sûr qu’il serait enfin tranquille. « Tain ! Forcer ainsi les gens c’est de la connerie à l’état purs ! » Grommelant dans sa barbe, un raclement de gorge lui permit de retrouver petit à petit ses esprits. La rougeur sur ses joues était partie ce qui le soulagea alors. « Approche nous encore de ce genre de chose et j’te jure que je te le fais regretter ! » Son ton était beaucoup trop plat pour insinuer des menaces, mais il n’en pensait pas moins. Voulant reprendre leur ascension, une femme qui portait un tablier en forme de cœur, s’approcha d’eux, son air ravi, laissait sous-entendre au chevalier qu’elle était là pour leur apporter des ennuis.

« Bonjour, vous êtes un adorable petit couple vous deux ! C’est exactement ce que je recherchais ! »
« On n’est pas un couple et on n’est pas intéress…. EH OH ! »

Sans même prêter attention aux paroles de Leonnard qui s’évertuaient à râler au plus haut, la jeune femme installa le jeune couple à table. Aussitôt, d’autres femmes se présenta pour attacher une main contre la chaise avec une sorte de menotte, ne laissant qu’une seule de libre.

« Mesdames et Monsieurs ! Bienvenue aux fournils de l’amour ! Nous allons tour à tour vous présenter des plats qu’il vous faudra manger, mais attention ! La règle est claire ! Vous devez faire manger l’autre. Tous ceux qui n’obéisse pas à la règle se feront réprimander ! »
« C’est une blague ? »

Face à cette annonce, Leonnard se décomposa. Faire manger l’autre ? C’est-à-dire ? Il devait faire manger Astéria ? C’était une idée des plus absurde et des plus embarrassante ! Qui serait assez fou pour apprécier ce genre de moment ? Apparemment tout le monde, car ceux qui étaient servis, semblait apprécier cette petite règle. D’un air renfrogné, Leonnard regarda le gâteau qui leur été présenter. Il était hors de question qu’il obéisse à cette consigne et tout en découpant un bout du gâteau au chocolat de sa fourchette, il approcha de celle-ci à sa bouche. À peine celle-ci s’était approchée de ses lèvres qu’il ressentit une douleur lancinante sur son crâne. La serveuse avait osé le taper avec un rouleau à pâtisserie, le réprimandant publiquement. « Faites manger la demoiselle ! Espèce de rustre égoïste ! » Stupéfié par cette remarque désobligeante, Leonnard se massa d’un air douloureux son crâne avant de se tourner vers Astéria. S’il essayait de s’échappait il craignait de se prendre un nouveau coup sur le crâne, chose qui ne le tentait pas. Mais le pire n’était pas le coup, c’était cette menotte qui l’obligeait à s’enfuir avec une chaise rose en forme de cœur. Il aurait eu l’air malin avec ça sous le bras. Soupirant d’un air las, il reprit alors sa fourchette approchante celle-ci vers la renarde sans même un regard. Y avait-il situation plus gênante que celle-ci ?
Leonnard
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le 15/6/2018, 23:30

Si Astéria avait voulu voir les événements de plus près, certainement n'aurait-elle jamais osé y participer. En même temps, quand on est censé être là incognito on évite de se faire remarquer. Heureusement, la bonne ambiance général et la bonne humeur évitait aux gens à se poser trop de questions. Prenant alors les deux jeunes gens pour un couple tout ce qu'il y a de plus normal là pour profiter des festivités. Mais là tout de suite, elle avait des sueurs froide, mélangé à cette boule au fond de la gorge qui la rendait muette et terriblement nerveuse. C'était quoi ce coup de chaud ? Tous ces gens qui la regardaient, allaient-ils découvrir ce qu'elle était ? Et puis.. Raaah non laissez-tomber. De toute façon elle n'avait guère le choix et se retrouvait en tant que spectatrice de choix devant le spectacle que ce pauvre Leonnard devait mener. Alors la renarde regarda en silence, non sans il faut l'avouer, une pointe d'admiration. Jamais elle n'avait eu l'occasion de le voir à l’œuvre avec une épée, et même si elle n'avait jamais douté de son habilité, le voir était autre chose. C'était rapide, habile, et parfaitement maîtrisé. Il avait certainement dû passer du temps à s'entraîner pour en arriver à ce niveau ! Astéria dans sa joie naturelle oublia un bref instant où elle se trouvait pour applaudir alors avec la foule l'heureux gagnant. C'était génial ! Il en savait des choses ! Le sourire jusqu'aux oreilles, elle le perdit bien rapidement lorsqu'on la ramena à la réalité. Laissant ses joues se colorer alors qu'elle ouvrit la bouche pour protester il ne sont pas en...-semble... Trop tard, la voilà planté devant Leonnard, raide comme un piquet, avec l'air certainement le plus idiot du monde. Cela ne dura pas bien longtemps, pourtant, les secondes semblaient être une éternité. Peut-être était-ce la foule qui ne cessait de réclamer le baiser du vainqueur. Ou peut-être était-ce le regard de Leonnard. Ce qui semblait idiot... Ce n'était pas la première fois qu'ils se regardaient dans les yeux, faut pas déconner, y a rien de bien fou là-dedans, et pourtant cela la gênait terriblement.

Astéria d'ordinaire si vive et bavarde se retrouvait avec la voix coincé au fond de la gorge et sans bouger d'un cil. Attend. C'est grave bizarre là. Soudainement elle se demanda : il va le faire ? Vraiment ? Et forcément s'ensuit d'autres réflexions dans son esprit.
« Nan, il ferait pas ça. C'est pas son genre et puis, c'est les femmes qui ont des chevaliers ou des princes pour les embrasser. »
« Moi, je suis qu'une enfant sur le fond. »
« Suis-je une femme ? »
« Ou qu'une bête de foire ? »
« Je ne sais pas. »

Et au final, la demoiselle se posait bien trop de question pour pas grand chose. Leonnard la lâcha pour se cacher le visage qui était au moins autant pivoine que le sien -peut-être même plus, je ne sais pas!- avant de finalement l'embarquer non sans une remarque salé. Astéria garda le silence pour le suivre l'air un peu.. ailleurs et perturbé, même si elle semblait arriver à mettre rapidement ça de côté.

« Désolée eheh j'ai pas fait exprès »

Souffla-t-elle en se frottant la nuque. Normalement, elle aurait fait une remarque taquine du genre :  on pourrait se vexer de te voir refuser ça ainsi ! Mais elle ne l'avait pas fait. Parce qu'elle s'était sentit conne à se poser tant de questions soudainement à cause d'une bêtise de ce genre. Alors elle comptait faire attention pour ne pas se faire embarquer encore une fois dans quelque chose de ce genre ! … à peine le temps de se prendre cette bonne résolution qu'on vint lui donner tort pour les forcer à s'asseoir l'un en face de l'autre devant des pâtisseries (qui faut l'avouer avaient l'air délicieuses) attachés, avec pour consigne de faire manger l'autre.

Si le visage de la renarde se colora, c'était moins prononcé que lors de la demande de baiser. Elle trouva même le moyen de rigoler timidement, même lorsqu'il se fit taper sur la tête pour se faire réprimander parce qu'il ne respectait pas les règles.

« Pfffr. Vous avez de drôles de coutumes par chez toi. Étranges, mais drôle. »

Autant le prendre à la rigolade, ça ne faisait qu'un seule des deux qui faisait la tête comme ça. Alors son regard se posa sur la fourchette qu'il lui tendait avec indifférence ou plutôt.. sans la regarder en fait. Il suffit d'ouvrir la bouche et... heu. Hey Leon !

« …. L... Leon... Leonnard ! Psssst c'est heu. Roh puis zut pas grave. »

Elle lui attrapa alors le poignet pour rediriger cette main qui ne cessait de se décaler, l'obligeant à se tordre pour ne pas se prendre le gâteau sur la joue. Et voilà ! Et bon, si on retire la situation étrange pour les faire goûter, au final, il était quand même bon !

« Tu devrais le goûter quand même va ! »

Ignorant la bouderie habituelle du jeune homme -on s'y habitue à force!-, la renarde attrapa la fourchette pour prendre un morceau et lui tendre. Allez il va bien le faire non ? Il vaut mieux s'il veut partir sans se retrouver avec la tête pleine de bosses ! Il y avait une série de desserts à faire goutter, plus ou moins originaux. La demoiselle semblait à chaque fois terriblement curieuse sur tout ce qu'on lui présentait, comme quoi il ne lui en faut pas beaucoup. De quoi la caler pour un petit moment tout cas. L'air satisfaite, et patientant qu'on vienne les détacher, la jeune femme posa son regard vers son partenaire boudeur.

« C'est finit va, ça va aller et.. oups désolée, je t'ai mis du chocolat là. Attends bouge pas ! »

La main tendu, la voilà en train de frotter avec son index sous la lèvre inférieur pour retirer la marque de chocolat qui ne mit pas bien longtemps à disparaître. Voilà qui est mieux !

« Tu te ridiculiseras pas dans la rue comme ça t'as vu ! »

Parce qu'il était du genre à ne pas aimer se sentir bête hein. Lui offrant un sourire, elle se leva une fois libéré pour lui tendre la main et l'inviter à partir. De toute façon il était certain qu'il préférerais s'enfuir vite fait avant qu'on n'ai encore la bonne idée de l'attacher quelque part pour autre chose. Alors... Elle l'a suivit. L'air curieuse, se distrayant d'un rien, jusqu'à ce qu'elle pointe du doigts un petit jardin joliment décoré. Lieux de rendez-vous certainement idéal d'habitude, il était certain qu'il serait alors un centre d'activité incontournable pour fêter l'amour non ? Plus attirer pour ce bout de nature qu'elle connaissait tant, il faut avouer que voir des pelouses et arbustes si bien taillé lui faisait bizarre, mais elle se passe de tout commentaire. Sauf peut-être lorsqu'on leur proposa de participer à une course en couple, pour être « le couple de l'année béni par Istus » ! Mouais, convaincu ou pas cela ne devait pas changer grand chose.

De toute façon, on avait déjà noué leur chevilles ensemble, la course allait commencer, un énorme rassemblement était là, il suffisait de faire les obstacles pour s'en sortir, cela ne devait pas être bien sorcier. Astéria était plutôt du genre sportive, et cela se sentait. Malgré la robe qui l'encombrait, de la tenue qui lui donnait horriblement chaud, la demoiselle suivait le rythme du jeune homme, ils auraient certainement pu y arriver, si.. elle n'avait pas trébuché, pour s'étaler dans la pelouse, entraînant alors son compagnon du jour avec elle dans sa chute. C'est ça d'être attaché, je tombes, tu tombes, c'est un soutient ! Écrasée, la demoiselle reprit son souffle, court et rapide, elle resta comme ça, étalée, comme pour se remettre de ses émotions, l'air.. satisfaite, avec un sourire figé sur ses traits. Elle en ria même.

« Désolée tu dois vraiment me détester après ça! » Elle tourna la tête, détournant son regard du ciel pour planter son regard dans le sien. « Enfin j'espère pas trop quand même.. »

Ce serait embêtant. Astéria détesterait se faire rejeter de la sorte.
C'est qu'elle était heureuse là, et ça se voyait. Était-ce le but de la Déesse en la faisant venir ici ?
Astéria
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le 27/6/2018, 22:58

Quand il y pensait, il ne savait pas quelle situation le gênait le plus. La réclamation du bisou devant une foule de personne ? Ou bien faire manger la renarde comme le ferait un couple éperdument fou d’amour l’un envers l’autre ? À choisir, il devait bien avouer que la deuxième situation le mettait bien plus mal à l’aise encore. Il suffisait de voir sa trogne pour constater qu’il aurait préféré être ailleurs qu’ici, à tendre sa fourchette à la petite voleuse qui lui faisait face. N’osant la regarder, il ne faisait même pas attention à sa main qui bougeait un peu trop, empêchant Astéria à prendre sa première bouchée. Ce fut quand il sentit sa main sur son poignet qu’il se tourna enfin vers elle, presque choqué de la voir accepter tout cela sans broncher. Visiblement, la pâtisserie lui plaisait et aussitôt, elle ne tarda pas à l’inviter à en faire de même tout en tendant sa fourchette avec le morceau de gâteau présent dessus. Pendant quelques secondes, il resta là, sans bouger à la regarder droit dans les yeux. Comment faisait-elle ? Il savait qu’elle était du genre insouciant, mais, elle était loin de se soucier de cet échange prenant plus cela comme un amusement qu’autre chose. De plus, elle ne semblait vraiment pas se vexer de son comportement. Pourquoi l’acceptait-elle comme il était alors que beaucoup perdait patience en le fréquentant ? Regardant cette fois le morceau de gâteau, Leonnard soupira alors, attrapant à son tour le poignet de la renarde pour la forcer à s’avancer un peu, mais avant de prendre sa bouchée, il la fixa de nouveau, son regard toujours aussi antipathique, mais légèrement plus vivant que d’habitude. « C’est bien pour te faire plaisir. » Puis, il attrapa enfin cette bouchée qui n’attendait que lui, mâchant le gâteau qui n’était pas mauvais, il devait bien avouer. Voyant les gâteaux défiler sur leur table, Leonnard n’avait pus s’empêcher de sourire légèrement en coin en voyant la réaction de la demoiselle face à ses denrées tous plus appétissantes les uns que les autres. Avait-elle l’habitude de manger de telle chose ? Sûrement pas au vus de ses yeux brillants. Sa curiosité là rendait bien plus mignonne encore, tout comme ses sourires après avoir goûté les morceaux que Leonnard lui tendait sans grande conviction.

Après avoir enfin terminé ce supplice, le chevalier attendit avec patience qu’on le libère enfin de ce calvaire. Même si cela n’avait pas été pire grâce à Astéria est son insouciance, il devait avoue qu’il avait hâte de partir loin de cet endroit. Écoutant d’une oreille distraite les paroles de la fausse nonne, il fut soudain surpris quand il la vit s’approcher de lui, son index essuyant vigoureusement le coin de ses lèvres pour enlever une tâche de chocolat. Alors ça, il devait bien avouer que c’était une première, personne n’avait jamais osée être aussi familier avec lui. En même temps au vus de l’univers dans lequel il vivait ce n’était pas étonnant, mais là, il fallait bien avouer que cela le décontenança un peu. Rougissant un peu, tout en s’éclaircissant le gorge, il détourna alors le regard de sa compagne du moment, n’osant affronter son regard. Être insouciante était une chose, mais si elle continuait comme ça… « Merci, mais je suis assez grand pour me le faire moi-même. » Son ton était devenu sec sans qu’il ne le veuille. Elle était clairement en train de le perturber et cette journée et cette fête débile n’arrangeait pas son cas, ni son état d’esprit. Pourquoi se sentait-il comme cela ? Ce n’était qu’Astéria ! Une jeune femme beaucoup trop jeune pour lui et pourtant, il ne savait pas pourquoi, il ne cessait de la trouver mignonne, désirant vouloir la connaître encore plus encore, pour mieux la cerner, pour mieux comprendre son état d’esprit. Profitant d’être enfin libérée, le jeune homme se releva alors, préférant snober la main de la renarde pour l’inviter d’un signe de tête à le suivre pour enfin fuir cet endroit. Sait-on jamais si les dames voulaient encore les faire manger une de leur lubie de leur cru. Respirant enfin tout en essayant de remettre ses idées en place, le chevalier laissa la renarde profiter des festivités en espérant qu’il ne serait pas encore une fois intercepté pour un jeu débile d’amoureux.

Avançant parmi la foule, il ne refusa pas quand Astéria lui indiqua une espèce de petit jardin qui paraissait plus calme. Ils seraient certes entourés d’amoureux, mais au moins on les laisserait peut-être tranquille. Mais c’était à croire qu’Itsus avait vraiment jetée son dévolu sur eux, car à peine étaient-ils rentrés depuis quelques minutes qu’on les accosta déjà pour participer à une course, contre leur gré bien évidement. C’est donc sa cheville attachée à celle de la renarde qu’ils devaient participer à cette course débile. Une situation, qui lui offrait des mouvements restreints en plus d’une grande attention à l’égard de sa partenaire. Soupirant d’un air blasé, sa main sur sa hanche, le jeune homme en avait déjà marre, mais avait-il vraiment le choix ? Quand le départ fut donné, il attendit un signe de sa partenaire pour se mettre en mouvement, quitte à participer autant gagner pour ne pas paraitre plus ridicule encore. Alors qu’ils avançaient de bon train, le chevalier sentit soudain un poids qui le fit brutalement tomber sur le côté, atterrissant sans ménagement sur la pauvre Astéria qu’il écrasa de tout son poids. Pendant un temps, il essaya de se remettre de ses émotions, avant de se dégager pour enfin faire respirer la pauvre voleuse. En l’entendant rire, Leonnard arqua un sourcil, la regardant un peu surpris avant d’écouter ses paroles. Très sincèrement, elle était mignonne, beaucoup trop mignonne, mais sans qu’il ne sache vraiment pourquoi, il s’était mis à rire à son tour. Oui elle était mignonne, mais avec son allure, il y avait de quoi se moquer un peu, surtout qu’ils devaient vraiment avoir l’air fin tous les deux. Deux vraies potiches à ne pas en douter. « Tu t’inquiètes vraiment pour rien tu sais. Toi as peur de te faire rejeter, moi j’en suis tellement habitué que je n’arrive pas à comprendre tes agissements à mon égard. » Sans s’en rendre compte, le jeune homme continua de lui adresser un sourire amusé. Franchement, elle était terrible cette petite Laguz.

Son regard semblant fixer intensément son visage, le jeune soldat pencha doucement sa main sur la joue de celle-ci, enlevant à son tour une tâche de terre qu’elle avait dû se faire en tombant. « Tu faisais trop guerrière. » Un autre sourire, puis il se releva alors avec douceur, épousant sa pauvre armure tout en toisant d’un air amusé, la pauvre renarde à terre. « Bon apparemment, j’aurais beau faire ce que je veux, on n’arrivera pas à passer pour autre chose qu’un joli petit couple. De plus cela à l’air de t’amuser et de te rendre heureuse. Donc autant jouer le jeu. » Tendant la main d’une façon chevaleresque, il plongea alors son regard dans le sien, s’agenouillant pour respecter son rôle. « Si ma princesse le veut bien se lever, on a une course à gagner. Je n’aime pas perdre et je parie que tu meurs d’envie de savoir ce qu’on peut gagner. » Cette fois, il lui adressa un regard malicieux changeant radicalement avec son air bougon. Après tout, peut-être que c’était Astéria qui avait raison, autant s’amuser face à ce qu’on ne pouvait contrer. Bien sûre, ça ne l’empêcherait pas de reprendre son air antipathique, mais après tout, il pouvait bien se relâcher surtout avec cette petite voleuse qui ne semblait pas le juger. « Si tu sens que tu perds l’équilibre, accroche-toi à moi. J’ai l’habitude de porter des poids lourds. Puis avec tout ce que tu as mangée tout à l’heure, tu ne dois pas être légère. » Bien sûr il plaisantait, mais cette fois, il usa plus d’un air narquois que d’un air moqueur, de quoi titiller un peu la renarde, mais la connaissant, elle ne s’en offusquerait pas vraiment. Attendant qu’elle soit prête, Leonnard s’avança alors en courant avec elle, prêt à en découdre et à protéger son honneur. Il ne pouvait pas se permettre de perdre, même dans une bête course comme celle-là.

[Hrp: J'espère que tu auras assez de matière ;w; sinon tu me dis surtout !]
Leonnard
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le 29/6/2018, 17:56

Pauvre Leonnard tout de même. Il s'était levé tranquillement ce matin, certainement décidé à... Eh bien je ne sais pas moi, vaquer à ses activités de chevaliers certainement ! Astéria n'avait pas la moindre idée de ce qu'il comptait faire. Mais elle sûre d'une chose, c'est qu'il ne serait certainement pas venu perdre son temps à cette fête si elle ne s'était pas retrouvée par le coup du sort chez lui ! Au fond, Astéria ne le connaissait depuis pas tant de temps que ça, mais elle le savait déjà, il n'aimait pas ce genre de festivité qu'il jugeait puérile. Il n'avait pas tort sur le fond, tout ce qu'on leur avait demandé de faire était quelque peu enfantin sur les bord, la demoiselle le reconnaissait volontiers autant qu'elle s'en amusait. Cela ne lui déplaisait pas, c'était bizarre mais rigolo quand même. Elle n'avait pas l'occasion de faire toutes ces activités habituellement, alors.. au fond d'elle, Astéria les appréciait bien plus qu'elle n'oserait l'avouer ces instants. C'était étrange, parfois un peu gênant, mais.. la demoiselle en ressortait au final avec un certain sourire. Même lorsqu'elle se retrouvait étalée dans l'herbe parce qu'elle est tombée. Baissant le regard à la remarque de Leonnard qui avait bien compris cette volonté de la jeune renarde de ne pas se faire détester, comme s'il s'agissait là d'une hantise, d'un fléau qu'elle voulait à tout prix éviter. Mais elle nia net.

« C'est pas.. je.. non enfin... »

Elle ne savait que répandre à ça, il n'avait pas tort en fait. Mais c'était bien trop gênant d'avouer ce genre de chose, alors elle garda le silence, regardant alors du coin de l’œil son compagnon du jour. Quels agissements ? Agissait-elle de façon étrange ? Pourtant... Astéria agissait de façon parfaitement naturelle avec lui, loin d'être une manipulatrice dans l'âme, elle avait la bonne ou.. mauvaise manie de faire et dire tout ce qui lui passait par la tête. Les oreilles bien que caché par la coiffe qu'elle portait, elles se baissèrent tout de même, ne sachant comment se positionner face à ses dires. Au fond, certainement espérait-elle ne pas le déranger réellement.

Réfléchissant à si elle devait s'excuser ou non une fois de plus, la demoiselle cessa toute réflexion lorsque la main du jeune blond se retrouva dans son champ de vision, frottant alors sa joue avec conviction, retirant une tâche qui était apparut sur sa peau suite à la chute. Surprise par ce geste dénué de toute froideur, la demoiselle afficha une surprise visible, autant qu'une couleur rouge à nouveau visible, comme s'il s'agissait d'une nouvelle habitude pour la demoiselle. Pourquoi cette tête ? Après tout, elle lui avait fait la même chose ! Mais certainement était-ce plus surprenant de sa part à lui.

« Une nonne guerrière avec des oreilles de renards ? C'est une drôle de combinaison. »

Le suivant du regard en train de se redresser, certainement devait-elle songer à en faire de même, elle n'allait pas rester à faire le poids mort par terre non ? Il semblait en tout cas... Plus motivé que jamais à reprendre cette course et surtout la gagner?! Vraiment ? Leonnard était motivé pour participer à une activité ? Il semblerait. Dépité de ne pas avoir réussit à y échapper, il semblait décidé à adopter la même attitude qu'elle, prendre les surprises comme elles viennent et tenter de trouver les bons côté aux choses, mais il faut l'avoue, elle s'attendait à TOUT sauf le numéro du chevalier servant qu'il.. faisait à la perfection. Enfin. Logique, c'est un chevalier, un prestigieux chevalier mais tout de même. Elle avait troqué soudainement le chevalier bourru pour le jeune homme galant à l'inviter à se relever. Elle devint forcément pivoine, et se retrouva à bégayer pour être exacte deux fois avant d'avoir réussit à se reprendre suffisamment pour lu attraper la main pour se relever.

« S.. Si bien invité je peux pas refuser ! Je compte sur mon chevalier pour nous faire gagner ! »

Même si elle gonfla des joues à la dernière remarque taquine, l'obligeant alors à le punir en.. eh bien en.. enfonçant plusieurs fois son index dans sa joue voilà ! Souffre chevalier ! Souffre !

« Même si ce ne sont pas là des façon de parler à sa princesse ! Je me vengerais pour te punir ! »

Comment ? Elle s'en fiche ! De toute façon elle avait déjà tiré la langue, preuve supplémentaire qu'elle n'était guère vexé pour ce genre de bêtise, surtout dit avec cet air ! Alors elle passa un bras autours de ses épaules pour se tenir à lui et pouvoir mieux suivre le rythme imposé. Vite ! Elle voulait gagner ! Elle voulait qu'ils gagnent !

Les voilà à nouveau sur la route, fort heureusement, les gens présent (du moins surtout les demoiselles) ne semblaient pas vraiment sportives dans l'âme dans l'ensemble, ralentissant leur compagnon. Le jupon attrapé pour légèrement le soulever pour pouvoir courir, les voilà en train de dépasser les plus lents. Un rondin de bois est posé sur la route, les obligeant à ralentir pour pouvoir passer sans encombre. Puisqu'elle n'a pas peur de salir sa tenue ou de s’égratigner, cela ne leur prit pas beaucoup de temps. Suivit d'une nouvelle course en ligne droite. La renarde profita de la présence d'un petit chien tenu en laisse par un couple de riche pour le faire détaler simplement en lui montrant les crocs, les obligeant à sortir de la route pour ne pas le lâcher. Eheh, des concurrents un moins.

« Chevalier, tends naturellement le bras vers la droite.. maintenant ! »

Voyons il faut empêcher les autre de les doubler ! Un sourire désolée suffit. Impossible de la détourner de la victoire hein ? Il lui avait promit une victoire, elle comptait bien l'avoir ! Plus qu'une étendu d'eau à traverser et le tour était joué ! Trop facile ! Ce serait tellement du gâteau sans être noué l'un à l'autre de cette façon. N'ayant aucun scrupule à rentrer dans l'eau malgré la fraîcheur de cette dernière cette indifférence lui donnait l'avantage manquant pour arriver à bout de souffle mais avec facilité jusqu’à la ligne d'arrivé. Astéria leva les bras.

« Gagné ! C'est nous les meilleurs ! »

Manquant de sautiller sur place, elle eut l'intelligence d'attendre qu'on les détaches pour le faire. La jeune femme là pour réceptionner les arrivant leur offre alors un billet avec le sourire.

« Félicitation ! Vous avez la bénédiction D'Istus ! Puissiez-vous être épanouit dans votre amour ! Vous aurez le privilège d'allumer le premier feu d'artifice ce soir ! Une place de choix vous sera attribué pour l'admirer avec une collation à votre disposition, rendez-vous ici même dans le parc avec ce billet pour pouvoir en profiter! »

Un feu d'artifice à Istus ? Un vrai ? Les étoiles illuminant son regard, la demoiselle alors sauta sur ce pauvre Leonnard pour lui embrasser sans la moindre retenu la joue.

« On a gagné chevalier c'est trop cool ! Un feu il y aura un feu ! Et.. enfin.. si ça t'intéresse quand même hein. »

Elle avait daigné un peu se calmer pour s'arrêter même net et le regarder droit dans les yeux comme ça ouais sans gêne. Il avait bien voulu jouer le jeu du preux chevalier là pour sa belle mais.. elle n'allait pas le traîner de force quelque part une fois de plus. Elle lui offre un sourire, il lui a rendu le sourire tout à l'heure dans l'herbe et ça se voit.
Astéria
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le 4/7/2018, 22:52

Visiblement, jouer le rôle du chevalier servant semblait déstabiliser la petite renarde qui s’en retrouvait confuse et rouge. Tenait-il quelques choses pour se venger légèrement de tout ce flux d’émotion qu’elle lui avait fait ressentir plus tôt ? C’était une idée à garder dans le coin de sa tête, pour l’heure, il ne voulait perdre la face contre des amoureux niais et stupide. En tant que Chevalier, il devait réussir haut la main les épreuves qui se dressaient sur ce chemin, même si elle était réellement débile. Face à sa remarque taquine, Astéria ne tarda pas à agir, appuyant fortement son index sur la pauvre joue du jeune homme qui ne put cacher un sourire narquois. La toisant à nouveau, il profita que la demoiselle soit près de lui, pour rapprocher son visage du sien. Sans gêne, il attrapa son visage dans sa main, appuyant un peu dessus comme pour lui faire des remontrances. « Ma princesse devrait savoir qu’elle n’à pas accepter le plus galant des chevaliers et tirer la langue n’est pas un geste digne d’une dame de votre rang. » C’est sûr qu’avec Leonnard, elle n’était pas bien lotie, il n’y avait pas plus franc que lui, mais heureusement, la demoiselle n’était pas du genre à s’offusquer et dés que leur petite scène fut finie, ils s’élancèrent de façon à remporter cette course haut la main. Si les autres couples avaient du mal à cause de leur dulciné, le chevalier lui était heureux de ne pas avoir une telle potiche à ses côtés. Du genre sportive, Astéria n’avait pas hésité à soulever sa robe, courant comme le vent, relevant tous les défis sans soucis, le blondinet devait bien avouer qu’il avait une partenaire des plus redoutables. Elle était agile, rapide et ne semblait pas se soucier de son apparence, pas comme toutes ses greluches autour. Souriant légèrement, il fut même amusé en voyant son esprit de compétition. Elle était prête à terrasser ses concurrents pour arriver à la première place. Quand elle lui demanda de lever son bras vers la droite, Leonnard fut désobéissant, préférant laisser le couple derrière lui tranquille, plutôt que de leur barrer la route. « Sauf ton respect princesse, je suis un homme qui aime les challenges. Être seul sur la piste n’à aucune saveur, je préfère avoir des adversaires à ridiculiser. La victoire n’est que meilleur. » Veillant bien à ce qu’Astéria suive bien sa cadence, Leonnard accéléra peu à peu le pas, n’hésitant pas à tenir parfois la renarde pour mieux distancer ses ennemis. Quand il vit l’étendue d’eau non loin d’eux, le jeune homme grimaça. Ce n’était pas bon pour son armure ça, mais on n’à rien sans rien pas vrai ? Pénétrant dans l’eau suivi de sa princesse, il était plus qu’étonnée par sa bravoure et sa fugue. Elle était vraiment incroyable, une vraie demoiselle sans peur. D’habitude, les femmes qu’il côtoyait rechignait à faire ce genre de chose, mais pas Astéria. Elle était… Différente.

Arrivant enfin à la ligne d’arrivé, Leonnard s’en retrouva essoufflée à bout de souffle. Ils avaient réussi, ils avaient gagné haut la main. Soupirant d’amusement, face à la réaction de sa partenaire. Décidément, elle ne savait pas se tenir, mais cela faisait aussi partie de son charme après tout. Écoutant le prix tout en croisant les bras, le chevalier devait avouer que celui-ci était intéressant et sûrement le moins niais de tout le festivale. Remarquant une masse qu’il venait droit sur lui, Leonnard eut le réflexe d’attraper la voleuse qui s’était jetée dans ses bras, non sans afficher un air de surprise. Sans gêne, elle lui avait embrassée la joue, s’agitant tout en s’exclamant combien elle était contente avant de s’inquiéter de son avis. Rougissant légèrement, le jeune homme n’avait pas remarqué qu’il la tenait toujours, et le regard de sa partenaire commençait à véritablement le déstabiliser. Flûte, pourquoi elle lui faisait cet effet-là ? Ce n’était rien pourtant. Relâchant aussitôt la renarde tout en s’éclaircissant la voix, il se détourna alors d’elle, regardant ailleurs de son air ronchon pour mieux se calmer. Il n’allait quand même pas perdre à nouveau son sang-froid. « Cela m’importe, de plus, un chevalier se doit de suivre sa princesse en toute circonstance, donc profite. » Il avait repris son flegme, attrapant alors le billet qu’il lui était tendue, avant de lire les informations dessus. Le feu d’artifice se déroulait assez tard ce qui fit légèrement grimacer le jeune homme. Un peu plus tôt, il avait voulu faire sortir Astéria de la ville, de façon à ce que personne ne remarque ses origines, mais sûrement qu’elle ne voudrait plus partir surtout avec cet événement. Rangeant le billet dans une zone pas trop humide de ses vêtements, Leonnard devait prendre les devants. Il fallait qu’ils s’occupent de quelques détails, avant de continuer leur périple dans cette fête de l’amour. « Je suppose que tu veux absolument voir les feux d’artifices. Cela risque de finir tard, donc je te propose qu’on se réserve un hôtel pour cette nuit, ça sera plus sûre que dans la maison familiale ou mes appartements dans le château royale. Demain à la première heure, je te ramène chez toi. » N’attendant pas l’avis de la renarde, le chevalier lui tourna alors le dos, avant de l’inviter à le suivre d’un signe de tête. « En attendant de pouvoir enfin se poser, allons faire un tour sur les stands après cela, c’est moi qui invite. Prends ce qu’il te fait plaisir. On va essayer de te chercher d’autre habit histoire que tu n’attrapes pas froid avec tes vêtements. » Usant de son air bougon, Leonnard commença tout d’abord par l’hôtel pour être sûr d’avoir une chambre pour ce soir.

Quand ce fut chose faites, il accompagna la renarde sur les nombreux stands de la place, prenant soin d’éviter de nouvelle épreuve aussi bête que ridicule, tout en cherchant un habit qui permettrait à Astéria de cacher tous ses atouts. Le soir arriva alors, leur permettant de s’installer tranquillement en attendant le grand soir. Il était vrai que les deux faux-amants avaient une place de choix, chose qui impressionnait Leonnard. « Eh bah, ils ne mentaient pas quand ils disaient qu’ils nous donnaient une place de choix. » Il se sentait plus léger et sec sans son armure et ses vêtements qu’il avait abandonnées à l’hôtel. Sa nouvelle apparence soulignait ses origines de noble classieux, mais il ne semblait pas en avoir la prétention. Se tournant vers sa campagne du jour, le chevalier l’observa de haut en bas, avant de sourire légèrement comme moqueur. « Tu pourrais presque faire Princesse dans ta tenue. On pourrait y croire, si tu n’étais pas une princesse des voleuses. » Toujours à la taquiner. Mais en même temps, Astéria était la seule qui se jouait de ses remarques moqueuses, ce qui lui permettait d’être naturel sans avoir peur de vexer.
Leonnard
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le 11/7/2018, 16:11

Il est vrai, Princesse Astéria aurai put se trouver un chevalier un peu plus servant et dévoué à sa cause ! Mais Astéria n'a rien d'une princesse et même si elle semble y croire en ce moment-même, je suppose qu'on a le chevalier qu'on mérite ! Un princesse qui n'a pas peur de se salir et qui n'agit pas réellement en tant que tel n'a pas besoin de quelqu'un qui la surprotège sans aucune raison valable. Et puis, à ses yeux, Leonnard agissait déjà comme un chevalier digne de ce nom. Après tout, n'avait-il pas tout fait depuis ce matin pour la protéger ? N'avait-il pas tout fait pour l'empêcher de tomber entre les mains d'une personne malavisé qui pourrait lui faire du mal à cause de sa nature ? Quitte à se mettre lui-même dans l'embarras. C'est vrai que sur le fond, elle n'avait fait que lui apporter des ennuies depuis le début. Ce matin face à ses domestiques. Puis fasse à sa mère -qu'elle trouvait un peu flippante.. tant jolie que flippante-. Puis en ville quand on l'avait forcé à se battre pour lui, à se faire prendre pour un amoureux transit et mielleux. C'était une évidence que tous ceci n'était pas son truc, pourtant, il l'avait tout de même accepté. Non sans faire la tronche bien plus souvent qu'on ne pourrait le compter, mais il l'avait accepter. Alors c'est peut-être pour ça qu'Astéria avait le sourire durant cette course. Même si c'était ridicule, et qu'elle se sentait ridicule, accrochée à lui, elle avait le sourire et s'amusait. Elle n'avait rien à faire ici. Dans cette ville, on la verrait comme un nuisible. Il suffirait que sa robe ne se déchire ou qu'elle perde sa coiffe pour qu'on la juge, rejette et souhaite lui faire du mal. Mais malgré le danger qui n'était jamais loin, Astéria semblait avoir retrouvé cette joie qui la caractérisait si bien grâce à la présence d'un chevalier là pour l'aider et l'épauler.

C'est peut-être à cause de cette joie qu'elle n'avait pas hésité à lui sauter littéralement au cou quand ils avaient gagné. De toute façon, c'est pas comme s'il s'était dérober pour la faire s'étaler par terre au contraire. Une princesse qui demande à son galant de pouvoir profiter de la soirée en sa compagnie, il ne pouvait pas lui refuser ça non ? Bien sûr que non ! Et malgré la tête rougissante qu'il affichait, Leonnard ne semblait pas plus rebuté que ça à l'idée d'accepter. Prenait-il finalement un peu goût à toutes ces bêtises ou agissait-il simplement pour lui faire plaisir ? Qu'importe la raison, le visage d'Astéria s'illumina à ses mots. Visiblement ravie de pouvoir continuer à être la princesse de la journée ! Enfin, uniquement la sienne de princesse, mais.. c'est déjà pas si mal... Non.. ? Si.

« Vraiment ? Ça ne t'embête pas trop.. ? »

Mais non, il était déjà partant pour prendre une chambre pour la soirée pour qu'elle puisse rester jusqu'au lendemain sur place. Il n'était pas obligé de le faire, c'était en soit.. gentil de sa part d'accepter toutes ces contraintes. Était-elle réellement qu'une contrainte ? Bien sûr qu'elle espérait le contraire. Alors pour aller dans ce sens, la demoiselle se garda bien de l'embarquer une fois de plus dans toute autre activité trop embêtante. Elle se contenta d'être spectatrice et même de l'éloigner de certains endroit un peu trop « dangereux » pour eux. Et en réalité, le reste de la journée se passa sans le moindre encombre. Elle avait même eu l'occasion d'aller s'acheter une robe. Il faut avouer, quand il le lui avait dit de le faire, Astéria avait refusé net. Ne souhaitant pas en plus lui coûter d'avantage. Mais il était évident que vu son statut o'combien impressionnant pour elle de chevalier royale, la demoiselle accepta non sans une certaine timidité assez rare le présent. Alors à défaut de pouvoir lui rembourser elle le garda sous le bras, et se garda bien de lui montrer ce qu'on lui avait conseillé -évitant à juste titre tout essayage en compagnie de quelqu'un-.

Ce n'est qu'une fois de retour au parc, qu'on leur présenta la lieu qui leur était dédier. À l'écart de la foule, une petite terrasse agréable était aménagé près d'un point d'eau. La vue était dégagé, et l''endroit assez calme pour ne pas avoir le brouhaha de la ville et de ses habitants venus observer le spectacle. Même les nobles n'étaient pas là pour déranger. Non, il n'y avait qu'eux et les organisateurs là pour les accueillir avec le sourire. On lui présenta alors une petite tente installé où ils pouvaient se changer, et une table pour deux où à boire était à disposition ainsi que quelques gâteau pour accompagner le tout. Deux musiciens étaient postés à leur place, usant de leur instrument pour produire une mélodie certes simple mais non moins agréable. Le temps de patienter et d'avoir le ciel assez sombre pour profiter du spectacle. Il faut l'avouer, Astéria tirait une tête certainement amusante devant tout ce qui lui était offert. C'était bien trop. Jamais tant de chose et d'attention ne lui étaient offert, alors elle souriait, et avait les étoiles dans les yeux, comme si le feu d'artifice avait déjà commencé dans ces derniers.

« C-C'est bien trop ! Je.. heu... aaah j'vais me changer ! »

Se cachant les joues avec les mains pour essayer de contenir sa joie qui lui dictait de se rouler dans l'herbe -le genre de comportement pas très habituel- la demoiselle préféra alors aller troquer sa robe de nonne qu'elle mit de côté pour une robe mettant d'avantage ses formes en valeur. Astéria est plutôt mignonne comme bout de femme, elle ne le sait juste pas. Sa robe de couleur bleu foncé cachait ses jambes et était assez épaisse pour y dissimuler sa queue. Le haut quant à lui était assez moulant dévoilant ses formes et sa poitrine qui restait assez généreuse dans un décolleté qui n'avait rien d'extravagant à ce qu'on voit d'habitude. Ses bras et épaules étaient nues pour son plus grand plaisir de respirer un peu plus. Sa tignasse descendaient de façon quelque peu négligé dans son dos, ne sachant de toute façon pas particulièrement les coiffer. Un chapeau à plus petit et discret couvrait une oreille tandis que l'autre était aplatit tant bien que mal par l'attache. La couleur sombre de ces dernières mêlé à la tignasse de la même couleur aidait à camoufler le tout. Quand aux chaussures elle se contenta de laisser celles qu'on lui avait laissé à la sortie de la tente, préférant se mouvoir pied nue.

Non sans une hésitation avant de sortir, elle se présenta alors à son chevalier qui lui était déjà prêt depuis certainement bien plus longtemps qu'elle. Telle une enfant attendant un avis elle resta planté bêtement là, et.. bien sûr, il ne se tarda pas de le lui dire. Et vous savez quoi ? Elle semblait en fait contente, oui oui vraiment !

« T'aime bien ? »

Demanda-t-elle de façon naturelle.

« C'est la première fois que j'ai une robe si jolie, j'ai pas l'habitude... Mais si je fais princesse c'est que c'est réussit ! Les voleuses ont bien le droit d'avoir une princesse aussi non ? »

Fit-elle, en s'étant planté alors juste devant lui l'air rayonnante. D'ailleurs elle se tourna sur elle-même comme pour montrer avec fierté comment elle avait réussit à s'habiller comme ça toute seule comme une grande.

« J'espérais ne pas faire trop tâche à côté de toi.. Avec ou sans armure ça te va bien ! »

Souffla-t-elle avec une petite moue. Avec son air un peu sauvage ou même de nonne, le pauvre, il devait paraître étrange pour les autres, alors elle voulait faire de son mieux. Elle planta son regard dans le sien en lui prenant alors les mains.

« Est-ce que.. tu veux bien m'apprendre à danser chevalier ? »

Parce qu'elle savait pas danser bien sûr. Mais pouvait-il se refuser devant cet air adorable ?
Astéria
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le 12/7/2018, 23:04

Il fallait avouer que malgré sa boutade concernant le rang de la demoiselle, cette robe lui allait à merveille. La couleur mettait en avant le teint de son visage, la coupe quant à elle, mettait nettement ses formes en valeur la rendant bien plus femme qu’elle ne l’était. C’était à croire qu’elle n’était pas aussi jeune que cela. Il est vrai qu’il aurait pus lui dire qu’elle était mignonne, voir resplendissante, mais ce n’était pas le moment. Du moins à son goût. Souriant face à la remarque de la demoiselle qui répondait à la sienne, le chevalier n’avait pu s’empêcher d’afficher un sourire malicieux, plongeant son regard noisette dans ceux de sa partenaire. « Il faut croire visiblement. J’espère juste que le peuple des voleurs sera plus doué que leur dirigeante. » Il laissa échapper un rire moqueur avant de poser ses mains sur ses hanches, admirant la renarde qui tournait sur elle-même, comme pour montrer à nouveau avec fierté ses habits. Elle semblait heureuse, c’était le principal. Enfin cela aurait pus suffire si elle n’avait pas ajouté quelques mots qui firent tiquer le jeune homme. Elle se mettait vraiment des barrières là où il n’y en avait pas. Surtout avec lui. Lui qui se moquait du bien paraître et de l’élégance. « Tu sais, c’est le cadet de mes soucis de comment tu parais auprès de moi. Tu n’as pas besoin de ressembler à une noble pompeuse. Reste-toi-même ! Personnellement, je préfère que tu reste naturelle. Je préfère les femmes comme toi. » Et dieu qu’il n’en croisait pas beaucoup des comme elle. Personne dans son entourage était assez folle pour se mouiller et être aussi sérieuse pendant une course. Ce qui la rendait beaucoup plus intéressante que les pimbêches qu’il avait l’habitude de côtoyer. Plongeant son regard dans ceux de la demoiselle, il fut surpris de la voir s’approcher pour lui prendre les mains et encore plus quand elle lui demanda de lui apprendre à danser. Sérieusement ? Comment il pouvait refuser face à cette bouille ? Soupirant d’exaspération, le blondinet leva vaguement les yeux au ciel avant d’ajouter d’un air plus que boudeur. « Franchement, ce que tu ne me fais pas faire toi… Princesse indigne. » C’était sa façon à lui d’accepter. À sa manière comme le parfait rustre qu’il était parfois. Libérant l’une de ses mains de celle de sa partenaire, Leonnard s’activa à enlever ses chaussures à son tour. Vu que la voleuse était pieds nus autant faire de même. Il serait bête de la blesser. Même si cela n’aurait pas été gravement.

Regardant la renarde dans les yeux, Leonnard s’inclina légèrement, attrapant de nouveau la main de sa partenaire pour la guider au centre de leur petit bivouaque. Avec une douceur presque étonnante, il positionna sa main de façon à envelopper légèrement le dos de la renarde de sa main, de l’autre, il tenait son autre main qu’il éleva un petit peu en hauteur. « La dance la plus réputée est la valse. Je vais t’apprendre celle à trois temps, c’est la plus simple. Suis bien mes mouvements et regarde bien comment je m’y prends. Tu vas voir, c’est plutôt simple. » Il était inutile d’apprendre des danses compliquer à Astéria, surtout si c’était juste le temps de cette soirée. De plus, la valse se mariait à merveille avec la musique que les musiciens jouaient. Ce qui n’était pas plus mal. « Premier pas, je vais à gauche et toi à droite, deuxième pas, je vais à droite et toi à gauche. Et ainsi de suite. Tu as compris ? » Tout en commentant, il montra les pas à la concernée, attendant patiemment qu’elle assimile pour la faire doucement tourner dans les sens des aiguilles d’une montre petit à petit. Il était important au début d’y aller doucement. Après tout, même si Astéria était pleine de surprise, elle était une débutante, aussi, tout comme avec Ysir, il se montrait patient. Prêt à répéter autant de fois qu’il le faudrait pour être sûre qu’elle comprenne bien. « Dés que tu es à l’aise, tu me le dis. » C’était une danse un peu intime certes, mais bon après tout ce qu’il avait enduré dans la journée, il n’était plus à cela prés.
Leonnard
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le 13/7/2018, 21:32

Les yeux brillants d'Astéria, emplit d'une certaine fierté ne semblait pas prêt à s'arrêter de briller. Au contraire. Souriante, les piques de son chevalier ne semblaient pas arriver à la perturber plus que cela, ni même ne serait-ce qu'effleurer légèrement la fierté qu'elle semblait ressentir dans cette tenue inhabituelle. Bon, d'accord, je l'avoue, la demoiselle a tiré la moue devant cette réplique qui sous entendait qu'elle n'était pas une si bonne voleuse que ça... Les joues gonflé devant cet odieux affront, elle se devait de laver son honneur de voleuse ! Elle n'est certes qu'une chapardeuse des champs comme on pourrait si bien la comparer, bien loin des grand cambriolages que l'on peut trouver dans les villes, mais ses doigts de fée sont capable de vous dépouiller bien plus vite qu'il ne pourrait le soupçonner !

« J'aurais le temps de te dépouiller de la tête aux pieds sans même que tu t'en rende compte voyons ! »

Bon, c'est exagéré, et pas réellement possible. Mais.. Voilà, on avait saisit et puis elle ne comptait pas lui piquer ses vêtements pour le prouver parce que... Eh bien. Ça ne se fait pas ! On vole de l'argent pas les vêtements des autres alors qu'on passe une soirée -limite romantique mais bon- en sa compagnie... Et puis chut, tu me fait dire des bêtises ! Là n'était de toute façon pas la question, la demoiselle était de toute façon bien trop fier d'être dans cette tenu digne de la princesse de ses rêves, avec un chevalier et un vrai. Bon, on pourrait reprocher au dit chevalier un manque peut-être de tact dans les propos qu'il tenait à la princesse en question, mais que voulez-vous, on a la princesse qu'on mérite et certainement il en va de même pour le chevalier dans un sens, cela se saurait si elle était faite pour tant de bonne forme, alors elle accepta ce qu'elle prit pour un compliment tel quel. Un sourire affiche sur ses lèvres, timide mais joyeux tout de même.

« Heu.. Eh bien... Merci ? Je... Oui merci ! »

C'était un compliment voilà tout ! Cela ne sonnait pas comme une critique à ses oreilles de toute façon. Surtout quand le chevalier boudeur accepta la demande pour lui apprendre quelques pas de danse. Il ne pouvait pas être bien méchant pour accepter ça si facilement, dévoilant ses canines dans un sourire tant ravie qu'un peu moqueur devant le titre de princesse indigne elle répliqua du tac au tac.

« Je le sais et ne m'excuse pas ! »

C'est qu'elle était fier d'elle en plus. Fier peut-être, mais un peu moins devant les fait, il fallait maintenant assuré. Et si la jeune femme se mit à fixer alors les pieds pour essayer de suivre ce qu'il disait d'un air attentif, elle se rendit bien vite compte qu'à force de lui shooter dans les jambes et de lui marcher sur les pieds -heureusement elle n'avait pas de chaussure-, fixer bêtement le sol était pas pratique en plus d'être terriblement disgracieux pour son partenaire qui devait avoir un tête à tête rapproché avec son chapeau pour tout vous dire.

« Oups... raaah. Attend... heu... »

Souffla-t-elle plus pour elle-même qu'autre chose, avant de se décider à relever la tête pour fixer alors son partenaire. La main figée dans la sienne pour se laisser guider, l'autre accrochée à son bras pour suivre, la demoiselle trouva alors le rythme imposé par son cavalier. Et lorsqu'elle pu faire alors plusieurs pas sans écraser un pied ou manquer de le déséquilibrer, elle eut le sourire.

« Hey ! Comme ça c'est bon ? »

Oui cela semblait aller comme ça. Et pas peu fier d'elle, la demoiselle semblait prendre un peu en confiance.

« Je n'ai pas l'habitude de danser comme ça par chez moi, mais j'ai toujours voulu faire pareil. »

Dans son village de kitsune, on n'apprend pas la valse aux enfant, pourquoi faire ? On préfère alors se dépenser autours d'un feu si l'on veut faire la fête. Bouger le plus possible, on se fiche bien de l'apparence que l'on donne. Selon Astéria, ils seraient vert en la voyant dans la capitale d'Istus dans cette tenue aux bras d'un chevalier royale. Mais en réalité, il la trouveraient juste un peu trop illuminé comme ses parents. Bien loin de toutes ces mentalité, la demoiselle plongea son regard ambré dans ceux de son partenaire.

« Je suppose qu'on a le chevalier qu'on mérite mais.. merci, c'était sympa de me permettre de rester ici. Tu as gagné.. le baiser de la princesse ! »

Fit-elle en approchant son visage du sien. Son souffle effleurant alors le visage de son aîné pour doucement réduire la distance entre les deux, et d'une tendresse et délicatesse assez rare déposer ses lèvres sur sa joue. Ben attends que t'attendais quoi?~
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le 14/7/2018, 17:51

Ce qui était amusant avec Astéria, c’est que parfois, elle prenait la peine de rebondir sur ses remarques désobligeantes, ce qui amusait le chevalier qui n’avait pu retenir un sourire en coin. Il ne s’ennuyait pas avec elle. Et puis au moins elle avait du répondant, pas comme toutes ses nobles qui partaient limite en boudant parce qu’il avait dit le mot de trop.

« Voyez-vous ça… J’attends de voir cela. »

Oui il osait la provoquer. Mais pour lui, ce n’était qu’un petit jeu. Et puis de toute façon, maintenant qu’ils commençaient à se connaître un peu, Leonnard se doutait que la renarde ne se permettrait jamais de lui voler ses affaires maintenant qu’ils étaient proches. Quoique, un portefeuille peut disparaître si facilement malgré les liens amicaux. Souriant bêtement face à cette pensée, Leonnard reprit son sérieux quand la demoiselle énonça ses états d’âme. Elle avait peur de faire mauvais genre auprès de lui, chose qui n’inquiétait pas vraiment le chevalier. Après tout, il était assez grand pour décider de son entourage, aussi, cela lui était bien égale et il ne manqua pas de le dire. Disant peut-être un peu trop ce qu’il pensait de cela. Après cette brève explication, Astéria en profita pour demander une dernière requête à son chevalier du moment. Lui apprendre à danser. Face à cette annonce, Leonnard n’avait pus s’empêcher de reprendre son air de joyeux grognon, lâchant une remarque avant d’accéder à la demande de la voleuse sans ajouter quoique ce soit d’autres. Ce n’était qu’une danse après tout et avec Astéria cela risquerait d’être moins sérieux que dans une fête mondaine. En bon professeur nonchalant qu’il était, il essayait tant bien que de mal d’apprendre la valse à trois temps à la renarde qui… Se mélangeait bien les pinceaux. Souvent, son pied se retrouva à écraser le pied, faisant parfois grimacer le blondinet qui n’énonça rien. Il aurait peut-être dû garder ses chaussures finalement.

Patient, il attendait que la demoiselle assimile et comprenne d’elle-même. Car l’enguirlander pour lui faire comprendre n’était pas vraiment un apprentissage fort plaisant. Bizarrement, cela lui rappelait la première fois qu’il avait eu ses cours d’étiquette quand il était petit. La danse avait été longtemps son point faible aussi, voilà pourquoi il était patient avec Astéria qui commençait à enfin se débrouiller et à comprendre le fonctionnement de cette technique. Les yeux dans les yeux, Leonnard guida donc la demoiselle, se concentrant lui-même sur les pas pour ne pas les faire chuter. Après tout, c’était lui le guide et s’il guidait mal, la danse n’en serait que plus ratée. « On va dire que c’est potable pour une princesse de ton rang. » Souriant légèrement, il prenait un mal plaisir à la titiller, mais au fond, son sourire était la meilleure réponse à prendre de lui et non ses mots. Voyant la fierté briller au fond des pupilles de sa partenaire, Leonnard resta un moment à fixer cette lueur, avant de répondre face aux coutumes de la sauvageonne. « En même temps, je ne vois pas les gens de ton peuple s’embêter avec des choses aussi futiles. Au moins, tu auras appris. » Reprenant son air nonchalant, il profita de la fin de la musique pour faire tourner la jeune femme sur elle-même pour mieux la ramener vers lui. Cela aurait pu s’arrêter là, si Astéria ne l’avait pas intriguée avec ses paroles. « Hein ? Qu’est-ce que tu me… » Mais en la voyant s’approcher de sa personne, il ne su comment réagir. Un baiser de la princesse ? Connaissant la renarde, se baiser resterait chaste et innocent. Et cela ne loupa pas. Sentant ses lèvres sur sa joue, le chevalier ne sut s’il était soulagé ou déçu ? Enfin non, peut-être pas déçu mais ? Peut-être un peu quand même non ? Secouant sa tête pour chasser ses idées, il relâcha alors la jolie renarde sans se sentir légèrement gêné. Elle alors, elle ne ratait pas une occasion pour le tournait en ridicule aujourd’hui. « Tsk ! J’aurais préféré que ma princesse me libère de mes fonctions. Ce n’est pas de tout repos de s’occuper d’une telle sauvageonne. » Un sourire narquois puis il s’inclina alors, attrapant la main de sa fameuse princesse pour y déposer un baise-main. Comme le voulait la tradition après une danse. « Bon, le feu ne devrait pas tarder à commencer, allons-nous installer. »

Relâchant la main de sa partenaire, le chevalier royal l’invita d’un signe de tête à le suivre, s’installant tout naturellement sur une nappe qui les attendait avec quelques boissons et quelques amuse-bouche. Ignorant la nourriture, Leonnard regarda pendant quelques minutes le jardin qu’ils surplombaient de leur colline. Il pouvait voir les nombreuses qui s’étaient installées à leur tour pour voir ses détonations de couleur dans le ciel. Certains étaient venus en famille, d’autres en couple, se blottissant tranquillement dans la noirceur de la nuit éclairée par les lumières artificielles. Doucement, il se tourna vers leur antre puis ensuite vers Astéria. Cela devait sûrement être son premier feu d’artifice au vus de ses réactions un peu plus tôt. Regardant son chapeau et son autre oreille qui était pliée, le chevalier jeta un coup d’œil attentif autour de lui. Personne ? Ce n’était pas plus mal, même les musiciens étaient partis voir le spectacle. Sans prévenir, il attrapa alors la laguz par la taille, déposant celle-ci sans broncher entre ses jambes qu’il avait repliées pour lui faire un espace. Sans gêne, il lui enleva le chapeau, permettant à ses oreilles de se redresser. Ils étaient proches, mais il s’en moquait. Tant que la jeune femme pouvait profiter de cet évènement cela l’importait. « Voilà, ainsi tu devrais mieux en profiter. Ne t’en fais pas, j’ai veillé à ce que personne ne nous voit, puis de toute façon j’ai promis de te protéger alors fait moi confiance. » Observant à nouveau autour de lui, Leonnard positionna ses bras en arrière de façon à se pencher un peu en arrière pour donner plus d’espace à la voleuse. Il se tenait près au cas où il faudrait cacher la demoiselle de son corps ou de son haut, mais pour le moment, ils allaient être tranquilles pendant un temps. Enfin c’est ce qu’il croyait, car aussitôt, quelqu’un ne tarda pas à s’approcher tout en les appelant. Par réflexe, Leonnard Attrapa alors la jolie Laguz dans ses bras cachant le haut de sa tête avec son veston pour y recouvrir les oreilles.

« On vous attend pour lancer les premières fusées. Est-ce que vous êtes prêts ? »
« Ouais, ouais on arrive, une minute on vous rejoint. »

Il avait complétement oublié cette foutu obligation qui avait faillit lui faire, faire un arrêt cardiaque. Comme quoi, il était déraisonnable d’avoir trop confiance en ses capacités. « Attends j’ai une idée, ne bouge pas. » Enlevant son veston pour le laisser sur la tête de la renarde, Leonnard s’éloigna quelques instants avant de revenir avec des rubans et autre bricole en forme de cœur ou autre. De ses mains agiles, il attrapa les cheveux de la renarde enroulant de longues mèches sombres autour des oreilles de celle-ci. Maintenant le haut avec des gros rubans, il s’assura que la base tenait tout aussi bien, avant de se relever et d’admirer son travail. « Bon ça devrait le faire. Je sais que certaines nobles se font des coiffures bien plus grotesques que cela, donc ça devrait te permettre de te fondre dans la masse en plus de mieux en profiter sans être gênée. En y va princesse ? » Tendant sa main avec son air mal aimable, le chevalier se tenait prêt à aider sa damoiselle avant de se diriger vers le clou du spectacle, les fusées remplies de poudre.[/color]
Leonnard
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le 15/7/2018, 02:55

Non sans avoir écrasé plus d'une fois les pieds de son pauvre cavalier, la demoiselle semblait être capable d'enchaîner quelques pas sans manquer de tout faire rater. Alors, on peut être fier d'elle non ? Comment ça non ? En tout cas, la renarde était pas peu fier d'elle-même de toute façon, et toc ! Même si Leonnard ne semblait pas plus convaincu que ça par la prestation. Enfin, certainement avait-il connu meilleur danseuses. Ce n'était pas certainement, c'était juste obligé, Astéria est une piètre danseuse. Elle court bien plus vite qu'elle ne sait tournoyer avec élégance, surtout avec une robe de cette taille sur le dos. Si elle avait gonflé les joues en signe de dénie total devant cette remarque, c'était à peine visible, il est difficile de lui retirer une idée de la tête, surtout quand c'est Leonnard qui le fait au final, ce n'est pas comme si elle avait eu mainte fois l'occasion de se rendre compte qu'il ne fallait pas se fier à ses paroles et même parfois à son air peu enjoué. La demoiselle profitait simplement de cet instant et de la fierté qui l'accompagnait. Ponctuant la danse par un tour sur elle-même qui n'était pas si raté que ça, le tissus de sa robe tournoyant alors autours d'elle avec légèreté, pour se retrouver à nouveau face à son partenaire qui reçut comme il se doigt le baiser de la princesse ! Sur la joue. Beh ouais on parle d'Astéria. Si cela ne lui viendrait pas à l'idée de lui imposer ça alors qu'on lui avait en vain réclamé ça plus tôt, la demoiselle n'offrait pas des baisers à tout va, pour quelle genre de fille la prenez-vous ! En tout cas, elle semblait en être fier, même si ce n'était pas le cas de tous le monde ici présent, puisqu'il se mit à râler pour ne pas changer. Astéria en rit.

« Que ferais-je sans mon chevalier si je le libère de ses fonctions de suite ? Je serais bien perdu. »

S'il n'avait pas été là, ou même s'il s'était contenté de la faire sortir gentiment de chez lui saine et sauve, il était certain qu'elle se serait faite attraper durant la journée. C'était une évidence. En plus d'être pas discrète, elle est naïve et du genre à facilement se perdre sur ce qu'elle croise. Quand on a jamais mis les pieds dans un pays hein...

Mais il était fort heureusement là, prêt à admirer le feu en sa compagnie, c'est donc avec une certaine joie affiché sur ses traits qu'elle s'installa à côté de lui sur la nappe qu'on leur avait préparé. Si le blond ne semblait pas plus intéressé que ça par les amuse-bouche qu'on leur avait donné, la demoiselle n'hésita pas un instant avant d'en goûter un ou deux. Plus par gourmandise et curiosité que par faim en réalité. Le regard levé vers les autres gens plus loin, qui attendaient comme elle patiemment le début. Du moins, jusqu'à ce qu'elle ne sente des mains se serrer autours de sa taille pour la soulever. Un bruit de surprise s'échappa de sa bouche alors qu'elle se retrouva alors placé juste devant lui entre ses jambes, le laissant lui retirer le chapeau qu'elle avait avait mit temps de temps -et galère- a accrocher. Astéria ouvrir la bouche pour protester, comme si elle ne comprenait pas cette soudaine envie de dévoiler ses attribut qu'elle essayait tant bien que mal de cacher depuis ce matin.

« Mais.. enfin c'est.. »

Faut avouer qu'elle n'eut pas trop l'occasion de se faire entendre, justifiant son geste par le manque de témoin flagrant. Et il faut avouer... La kistune tira une drôle de tête, à mi chemin entre la gêne et la surprise. Au final, ce qui la perturbait était : qu'il ai songé qu'elle serait mieux ainsi. Les oreilles de renard ? C'est souvent une anomalie, ou au mieux une curiosité pour les non habitué. Mais on oublie qu'il s'agit là d'une partie intégrante de la jeune femme, et qu'en effet, elle était bien plus à l'aise sans avoir à les comprimer sous une couche de vêtement. Au final, elle ne protesta plus, elle resta juste bouche-bé à le regarder, lui et son air nonchalant. Si tout à l'heure elle avait fait rougir Leonnard malgré elle, c'était à son tour de le faire.

Et quand ça commence ça ne s'arrête jamais, voilà qu'on vint les voir pour.. ah ben oui, lancer les premières fusées du feu c'est vrai. Les bras passé autours de Leonnard histoire de donner du crédit à cette étreinte de camouflage, la demoiselle resta sage dans cette position et également lorsqu'elle eut le veston sur la tête, plus intriguée qu'autre chose par les idées du jeune homme.

Parce qu'il savait coiffer les longs cheveux comme les siens ? Il était définitivement un jeune homme plein de ressource. Il est rare que la jeune femme se fasse coiffer la tignasse de cette façon. Et n'osa guère bouger durant la manœuvre de peur de tout gâcher. Effleurant ses cheveux comme si elle risquait de casser quelque chose, son regard toujours emprunt de cette même incompréhension le fixait avec intensité et curiosité. Son attitude la déroutait parfois, comme maintenant.

«  Tu.. Je savais pas que tu savais coiffer ainsi les cheveux. Tu es le premier à avoir réussit à le faire sur moi ! »

Il faut dire que sa tignasse s'avère du genre rebelle. Du coup ? Elle reprit ce sourire rayonnante. Elle se sentait belle en fait ce soir ! Chose qui était assez rare pour le souligner, il est rare qu'elle puisse prêter tant de soin à son apparence et souvent, c'est assez peu pratique tout simplement. Alors elle attrape sa main pour le suivre, l'air pressée, elle attrapa alors le bâton enflammé qu'on lui confiait, et attendit qu'il fasse de même. La demoiselle se saisit de sa main de libre pour la lever légèrement, prise visiblement dans le jeu.

« Bonne fête quand même Leonnard ! »

Après tout c'était une fête qui les avait poussé à être ainsi, même si c'est par des circonstances étranges, elle le lui souhaitait. Et elle tandis alors la flamme sur la mèche pour l'allumer, les premières fusées allaient partir, et ils pourraient profiter du reste.

Ce n'est qu'une fois celle du jeune homme lancé qu'elle recula alors, le regard rivé sur le ciel, sous les applaudissement des organisateurs, les voilà à nouveau sur leur coin à l'écart, laissant alors les autres spectateurs profiter du spectacle qui ne tarda pas à démarrer sous les yeux émerveillés d'Astéria.

S'installant sur la nappe à nouveau, la jeune femme opta pour une position couchée sur le dos histoire de profiter sans avoir à se tordre le cou du spectacle.

« Viens installe toi comme ça ! »

Fit-elle d'un ton enjoué, les yeux rivés sur le ciel qui se colora alors de multiple couleurs, illuminant son visage et ses yeux de chacune de ces teintes. Elle ne se garda pas de laisser transparaître son admiration quand il le fallait d'un « wouah » ou encore d'un « oh regarde ! » inutile, mais non moins spontané. D'un mouvement de tête, elle effleura son épaule pour attirer son attention.

« Je ne sais pas comment je peux te remercier Leon... Mais.. merci ! Cette journée moi.. ben je l'ai aimé ! Merci ! »

Astéria n'est pas bien difficile à rendre heureuse on pourrait se dire.
Mais son sourire d'ange n'est pas si désagréable non ?

[Hrp : Zblah j'arrive pas à dormir /mur/]
Astéria
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le 22/7/2018, 22:20

Face au fameux baiser de la princesse, Leonnard n’avait pus s’empêcher de râler un peu pour cacher son embarras. Bien que ce n’était qu’un chaste baiser, le geste en lui-même le déconcertait quelques peu. Il faut dire, il n’avait pas vraiment l’habitude de se confronter à ce genre de marque d’affection. Face à sa remarque qui sous-entendait qu’il aurait préféré une libération qu’un simple baiser, la renarde lui répondit sur un ton rieur, soulignant que sans le jeune homme, elle aurait sûrement été perdue. Ce qui n’était pas faux en soit, mais aussi totalement normal. Personne n’était vraiment capable de se repérer dans une grande ville quand c’était la première visite. Sauf coup de chance. Intérieurement, il devait avouer qu’il était plutôt content que ça soit sur lui que ça soit tombée. Si cela était tombé sur un autre chevalier, Astéria aurait sûrement finis dans une situation très délicate pour ne pas dire pas très jouasse. Qui c’est ce qui aurait pus lui arriver. Mais bref, il était maintenant inutile de penser à ce genre de chose à présent. Elle était auprès de lui, et il avait promis de la protéger envers et contre tous et bien évidement, même s’il n’en a pas l’air au vus de son caractère, il tenait à respecter cette promesse.

Ce sujet de côté, il était temps maintenant de prendre place pour admirer les feux d’artifice. Et ce fut sur une nappe que Leonnard et Astéria s’installèrent alors, héritant de la meilleure place dans tout le parc. Loin des regards et surtout, dans la tranquillité la plus totale. Observant donc les environs avec soin, le jeune homme profita alors d’être vraiment en tête-à-tête avec la renarde pour porter celle-ci auprès de lui, de façon à lui retirer tout son attirail qui entravait ses oreilles. Bien qu’il fût humain, il n’était pas dupe concernant les laguz. Si la demoiselle avait des oreilles animales, il était évident que celle-ci avaient la même utilité que ceux des humains. Et dans l’esprit du chevalier royal, il aurait été dommage qu’elle ne puisse pas profiter totalement du spectacle sans une bonne audition, surtout si c’était son premier feu. Alors oui, il avait été soucieux de cela et ne s’était pas gêné pour agir comme un homme capricieux, mais si c’était pour le bien de la renarde pourquoi se gêner ? Surtout s’il n’y avait personne. Ignorant donc les protestations de la voleuse, Leonnard ne tarda pas à s’exprimer sur ses intentions, préférant faire connaître ses intentions à la renarde. Sauf que voilà, bien que tout cela partait d’un bon sentiment, il avait été bien trop confiant, et ce fut donc avec hâte qu’il du chopper la demoiselle dans ses bras pour cacher ce qu’il avait osé mettre à la vue de tous. Pourquoi fallait-il que les choses échappassent à son contrôle et surtout qu’on vienne les embêter au plus mauvais moment ? Usant de son air antipathique pour confirmer leur venus, le chevalier profita du départ de l’organisatrice pour coiffer Astéria afin de cacher à nouveau ses oreilles sans les torturer. Se fut donc avec le matériel adéquate qu’il manipula la chevelure sauvage de la demoiselle avec soin et dextérité, enroulant simplement les cheveux autour des oreilles animales pour donner une forme de cône très à la mode chez les nobles. Visiblement surprise par cette coiffure, la laguz ne tarda pas à exprimer son étonnement suite à quoi Leonnard lui répondit avec un haussement d’épaule, son air nonchalant prônant sur son visage. « Ta chevelure n’est pas si indomptable. Puis plus jeune, j’ai eu le malheur de séjourner auprès de mes cousines… Il fallait donc que j’apprenne à coiffer ses enquiquineuses de première. » Et cela n’avait pas été de tout repos. Bien qu’il fût fils unique, ses cousines elles, étaient nombreuses ce qui lui rappelait des souvenirs peu engageants. Mais heureusement, Astéria était loin de ressembler à ses chieuses de service.

Présentant sa main pour aider la kitsune à se relever, Leonnard partie avec elle en direction du lancement des fusées ou de nombreuses personnes semblaient les attendre. Laissant Astéria attraper le flambeau qui servait d’allumage, le chevalier attrapa à son tour le sien et, se tournant vers elle, il n’avait pus s’empêcher de sourire légèrement, regardant la demoiselle dans les yeux sans la lâcher du regard. « Ouais… Bonne fête à toi aussi Astéria. » Puis dans un geste à l’unissons, ils allumèrent alors la mèche de la première fusée, laissant celle-ci filer droit dans le ciel pour exploser en un million d’éclat lumineux et festif. Profitant qu’on est plus besoin d’eux pour reprendre leur place sur la nappe, Leonnard n’avait pas raté le regard lumineux de la renarde qui semblait apprécier ce spectacle, lui rendant honneur. En la voyant ainsi, il n’avait pus s’empêcher de sourire à nouveau, évanouissant aussitôt ce sourire quand la voleuse l’invita à prendre position auprès d’elle. Voir le spectacle allongé ? Ce n’était pas vraiment une mauvaise idée et sans se faire prier, il s’allongea alors, son regard fixant alors ce ciel qui se colorait de multiple couleur fracassante. En entendant les intonations d’Astéria, Leonnard ne pouvait s’empêcher parfois de rire légèrement d’amusement. Elle était vraiment comme une enfant qui découvrait le monde, ce qui la rendait touchante en plus d’être mignonne à souhait. Soudain, alors qu’une nouvelle couleur faisait son entrée, le chevalier sentit quelques choses se poser sur son épaule, l’obligeant à tourner la tête pour voir de quoi il en venait. Écoutant les paroles de la laguz, il resta un moment à la regarder sans rien dire. Elle avait vraiment un sourire magnifique et naturel. Un sourire qui la rendait étrangement bien plus mature malgré son âge. « Tu n’as pas besoin de me remercier très franchement je n’ai rien fait. Il faut dire que cette fête est arrivée au bon moment, cela nous à permis de te faire passer incognito et donc de te permettre de te faire connaître la ville, bien que très sincèrement ce n’est pas toujours aussi festif. » Oui bon, il était peut-être un peu trop sérieux, mais en même temps, il était réaliste. S’il n’y avait pas eu cette fête, sûrement qu’ils se seraient fait embêter à plusieurs reprises, mais au bon pour une fois, il ne râlerait pas. Après tout, ils s’en étaient sortis sans problème n’est-ce pas ? « Il m’empêche que je pense que c’est la première fois que je m’amuse autant… T’es vraiment une fille étonnante dans ton genre. » Elle n’était pas chiante, n’avait pas peur de se mouiller, ou de courir. En fait, elle était un peu comme un garçon manqué, mais en beaucoup plus mignonne et plus féminine il devait l’avouer.

Reportant son regard sur le ciel, Leonnard continuait à regarder le ciel qui s’illuminait à nouveau sans s’arrêter. Il ne savait pourquoi, mais il avait envie de connaître un peu plus Astéria. Peut-être à cause de cette journée ? Ou parce que cela faisait un moment qu’il la connaissait maintenant ? Bien que bon, il ne l’avait vu que deux fois à tout casser, mais… C’était la bonne opportunité non ? « Dis-moi… Pourquoi tu tiens tant que cela à devenir une princesse ? » Bien qu’il devinât à peu près pourquoi, il avait besoin de l’entendre de sa bouche, tout comme il avait besoin de lui poser des questions à son plus grand étonnement. « D’ailleurs comment c’est la vie chez vous les laguz ? C’est pareil que nous où plutôt différent ? Vous avez des coutumes ? Des traditions ? » Généralement, il n’était pas trop homme à s’intéresser à autrui, ni à être trop causant, mais ce soir… c’était différent.
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le 24/7/2018, 00:31

Ta présence ici n'était pas désirée. Ce n'est qu'un accident, un malheureux accident... Et Leonnard en faisait les frais en ta compagnie. Ce qui était au début un but, comme une mission : celle de te faire sortir de la ville le plus vite possible saine et sauve c'était transformé. En quelque chose d'autre. Quelque chose qui ressemble plutôt à : passer du bon temps en ville. Comment on en est arrivé là ? Astéria ne sait plus trop. Cela s'est fait de façon presque naturelle en fait. La jeune femme avait entraîné le pauvre jeune homme à travers la ville, elle et sa curiosité l'avait poussé alors à participer à plein d'activités en sa compagnie pour au final se retrouver là à admirer un feu d'artifice sur une place de choix dans le jardin de la ville. Finalement.. Ce n'était pas si mal non ? La demoiselle trouvait. Et vu le sourire qu'elle affichait, il était aisé de comprendre qu'elle était heureuse en cette instant. Comme l'enfant qu'elle pouvait être, de pouvoir découvrir des choses, et à effleurer alors du bout des doigts ce rêve de grandeurs qu'elle avait. Consciente au fond d'elle que tout ceci ne serait que temporaire, qu'elle reviendrait très vite à sa vie de simple voleuse des rues et des champs dans son pays d'adoption. Mais pour l'instant, elle préférait mettre tout ça de côté, elle était princesse Astéria, et elle avait un chevalier servent à ses côtés. Un chevalier charmant, mais un peu boudeur, mais il n'était pas méchant, au contraire malgré sa mine il faisait toujours tout son possible pour le bien être de sa princesse. Alors cela la rendait heureuse et souriante comme ça.

Profitant du spectacle avec le sourire au lèvre, sans décrocher son regard du spectacle pour ne pas en louper une miette, gravant alors cet instant dans sa mémoire, la renarde ne manqua pas de remercier son preux chevalier qui assurait jusqu'à maintenant tant sa sécurité que son petite plaisir. Ce qui n'était pas une mince à faire. C'est qu'elle est du genre à toujours vouloir tout voir et de ce fait risquer de se faire toujours un peu plus repérer à chaque fois. Soufflant d'un air amusé à sa réponse, la jeune femme se dit finalement, qu'elle est bien tombée, peut-être est-ce qu'Istus savait déjà qu'ils pourraient s'amuser comme ça. Elle en tout cas, elle s'est bien amusé... Plutôt sympa cette Istus, c'est bizarre que sa nation soit dans ce cas autant fermé à la présence d'homme bête comme elle... Mais, c'est un autre soucis.

Prenant le temps d'applaudir devant cette fanfaronnade que lui offrait le ciel tout en se redressant alors légèrement, le silence retomba, pour laisser alors place au loin au brouhaha léger des bonnes gens qui discutaient, les lumières étaient présente pour éviter de laisser la populace dans le noir, et assez douce pour ne pas agresser les yeux. La demoiselle se retourna vers son partenaire pour le regarder dans les yeux, et s'affala alors sur son torse. Se servant alors de lui comme d'un coussin, les bras pliés devant elle, la tête appuyée dessus.

« C'est vrai ? Tu t'es amusé quand même ? »

Souffla-t-elle, l'air un poil soucieuse. S'il n'avait pas trop détesté cet instant, c'était pas trop mal, alors s'il s'était amusé.. C'est mieux ! Finissant par sourire elle ria alors à sa remarque tout de même,  si elle avait légèrement soulevé la tête de ses bras pour le regarder elle l'avait à nouveau reposé sur lui pour regarder alors le paysage devant elle l'air un peu songeuse.

« Eh bien... Je me dis... Que si je suis une princesse, je pourrait avoir tout ce qui me fait plaisir sans avoir à le voler parce qu'on a pas assez d'argent. Et puis... ça veut dire que je serais forcément jolie et cool, du coup.. les gens me respecteront pour ce que je suis, et je n'aurais pas à me cacher ou être honteuse de ce que je suis. Et puis.. les princesses ont toujours quelqu'un qui les aime et qui veille sur elles, je me dis que ça doit  pas être si mal d'avoir un prince ou chevalier qui vous aime pour ce que vous êtes... »

Elle cligna des yeux et le regarde à nouveau. Et fais une moue.

« Je sais j'ai pas la tronche d'une princesse, ni les manière ni rien du tout et c'est pas possible maiiis... C'est mieux de rêver ! »

Pliant les genoux pour laisser ses jambes s'agiter alors dans les airs, elle reprit alors l'air un peu pensive. Marquant tout de même un air étonné de la demande de Leonnard. Jamais il ne lui avait parlé de ses origines ou du moins posé des questions. Et en réalité, peu de personnes le faisaient, tous le monde s'en fiche un peu des renards dans les bois.

« Chez moi... On nous apprend à vivre en nature. À la respecter et apprendre à se comporter avec les autres animaux. À maîtriser notre forme de renard et à se renforcer. On apprend un peu à lire et compter... Mais pas trop... En fait, chez moi, on se méfie des humains, persuadé qu'on va nous tuer pour notre fourrure ou nous réduire en esclave. Alors j'ai suivie mes parents quand j'étais petite pour vivre au milieu des humains.. »

Ses oreilles s'agitèrent à travers la coiffure improvisés.Tendant son index elle ajouta.

« Quand un renard est assez fort, on lui demande de chasser un gros gibier pour le village, et il sera consommé par tous le monde, c'est une preuve de force! »

Astéria est bonne chasseuse, mais elle est une illuminé, comme ses parents. C'est du moins ce que certains pensent.

« Je suppose que c'est pas trop le genre de fille que as l'habitude de croiser... » Instant de gêne. Et ça se voit. « Enfin je veux dire, du genre qui n'arrive pas chez toi dans un colis par un tour de magie inconnu et... heu..raaah laisse ! »

Le visage légèrement coloré, elle se faceplam. Sauf qu'on fait avec les moyens du bord du coup... ? Coup de boule Leonnard ! Non je plaisante... Ce n'était pas si fort, mais sa tête se heurta alors au torse du jeune homme pour y rester caché. Astéria soupire, elle est ridicule.
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le 24/7/2018, 19:34

Le tonnerre de couleur s’était doucement tut pour laisser place pendant quelques instants aux applaudissements. Peu à peu, les lumières artificielles s’illuminèrent pour laisser place à une ambiance nuitée. Certains, profitaient de cette ambiance pour rester encore dans le jardin pour soit regarder le ciel, soit rester un instant tranquille dans la fraîcheur de la nuit. C’était le cas de Leonnard et de Astéria qui étaient restés sur leur petite nappe toujours à l’abri des regards. Les musiciens avaient fini par se rentrer tout comme les organisateurs qui s’étaient éloignés pour passer la soirée tranquille entre eux. Sentant la présence d’Astéria se rapprochant de lui, le jeune homme s’était attendu à tout, mais pas à ce genre de rapprochement. Connaissant la demoiselle, il l’aurait plus crue capable de s’installer à ses côtés que d’user de son torse sculpté comme d’un coussin. Bizarrement, cette position ne le dérangeait pas plus que cela. De toute façon, en tant normal quand il supportait la fille ce genre de rapprochement lui était indifférent. « Si je te le dit. Je ne suis pas du genre à mentir. » Il avait répondu d’un ton nonchalant, mais sincère. Généralement, Leonnard mentait rarement surtout sur son ressentis, et bien qu’il n’en n’eût pas donné l’impression à cause de son comportement, il s’était bien amusé. Bon certes, il avait souvent été ridiculisé et forcé à des choses qui d’ordinaire le rebutait, mais malgré cela… Il s’était quand même bien amusé. Sûrement qu’il devait cela à Astéria, sans aucun doute. Fermant les yeux pour profiter du calme de nuit, le chevalier se surpris soudain à vouloir en apprendre un peu plus sur la jolie laguz. Après tout, la première fois, comme toute première rencontre, il n’avait pas vraiment cherché à se rapprocher d’elle, mais cette journée, les avaient quelques peu liés. Quoi donc de plus naturel que de vouloir en apprendre plus donc sur l’autre. Sa première question fut donc concernant l’agissement de la renarde. Pourquoi tenait-elle donc à vouloir devenir une princesse ? Il était vrai que c’était une question qu’il n’avait pas arrêté de se poser depuis qu’il l’avait rencontré. Certaines princesses se seraient sûrement moquées de la naïveté de la voleuse, mais lui, voulait découvrir ses véritables intentions sans jugement. Juste savoir ce qu’elle pensait de tout cela. Quand la réponse tomba, il n’en fut pas réellement étonné. Argent, confiance, amour. C’était donc cela que la demoiselle recherchait donc ? Au fond il n’était pas dupe, il avait toujours eu connaissance de la différence entre noble et gens du bas peuple. Mais au fond, les deux se ressemblaient beaucoup concernant leur exigence. Lui aussi, avait voulus qu’on reconnaisse sa valeur, de ne plus se cacher et d’être respecté. L’argent l’avait certes aidé, mais il n’avait pas non plus oublié ses efforts. Astéria devait aussi en prendre connaissance, surtout qu’elle se sous-estimait beaucoup trop. Sentant le regard de l’intéressée, le chevalier ouvrir doucement ses yeux, préférant ne pas réagir face aux remarques de la demoiselle. Elle le connaissait bien, mais cette fois, il n’avait pas envie de la taquiner. Il voulait lui dire ce qu’il pensait de tout cela, mais il s’abstenu du moins pour le moment. Car avant de lui dire ce qu’il avait sur le cœur, il voulait connaître son environnement, sa vie parmi les siens. Bien sûr, l’étonnement de sa comparse n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et comme pour lui montrer qu’il était sérieux, il l’écouta avec soin, témoignant de toute son attention.

« Vous avez de sacré principe. C’est ce que je respecte chez les tiens. Puis bon, je comprends leur méfiant concernant les humains, il faut dire que certains d’entre nous sont assez… Stupides. »

Puis il écouta cette drôle de tradition de la chasse, étonnée de constater que chaque laguz se devait de participer à pareil coutume. Ils vivaient vraiment à la sauvage, mais après tout, ça avait son charme. Puis cela aurait sûrement été étonnant de voir qu’ils se comportaient comme les humains avec de telle pouvoir. « Eh beh… Vus comment tu racontes ça, je suppose que tu as réussie à en attraper un gros n’est-ce pas ? Cela ne m’étonnerait pas de toi. » Puis soudain, alors qu’il disait cela d’un air amusé, la demoiselle se mit à agir de manière… Un peu étrange. Elle semblait supposer qu’elle n’était pas le genre de fille qu’il avait l’habitude de côtoyer, ce qui laissait sous-entendre que… Plus elle parlait, plus Leonnard la regarda avec un air étonné, ne semblant pas comprendre la situation. Pourtant avec son comportement gêné, cela semblait plutôt compréhensible. Était-elle en train de vouloir connaître son genre de femme ? Voulant se redresser, Leonnard fut aussitôt rallonger à cause du coup de la demoiselle. Bon certes, il n’était pas fort, mais sur le coup, ça lui avait coupée le souffle. « Eh doucement ! Et je peux savoir pourquoi tu te caches le visage là ? Tu n’es quand même pas en train de me dire que t’aimerais connaître mon genre de femme si ? » Bah quoi ? Autant dire les choses franchement non ? Puis ce n’était pas le genre de Leonnard de passer par quatre chemins. Ce qu’on lui reprochait beaucoup d’ailleurs. Se relevant un peu pour ne pas gêner la demoiselle, le chevalier soupira légèrement avant de se rallonger. Il n’allait pas la forcer et voulait respecter son intimité, aussi, il décida de lui répondre, profitant qu’elle ne le regarde pas pour rougir à son tour. Bien que sa voix ne semblât témoigner d’aucune gêne. « Qu’est-ce que tu t’en fous de ce que j’ai l’habitude de croiser ? En toute franchise, je croise plus des greluches sans cervelle que des filles comme toi et c’est sûr que concernant ton cas, tu es unique en ton genre… Je n’ai pas l’habitude de recevoir une fille en cadeau chez moi. » Il s’était mis soudainement à rire en repensant à la situation. Sur le coup, cela ne l’avait pas vraiment fait rire, mais maintenant… Il fallait bien avouer que si.

« Tu sais… » Il s’arrêta soudainement, comme hésitant. Puis il reprit plus confiant. « Tu dis que tu n’as rien d’une princesse. Mais tu es bien mieux qu’elles. » Il s’arrêta, se relevant doucement pour plonger son regard dans celui de la laguz. Son éternel air nonchalant était de retour, mais il était possible de sentir de la gentillesse dans son regard. « Tu sais Astéria. Tu n’as pas besoin de voler pour avoir ce que tu veux. C’est difficile, mais si tu y mets les moyens, tu peux l’avoir de façon d’honnête. Tu n’as pas besoin de rang pour être jolie et cool. Parce que pour une petite sauvageonne, tu es plutôt… Belle et Mignonne. » Il s’arrêta, regardant un peu plus longuement la renarde avant de reprendre toujours avec sérieux. « Tu ne devrais pas avoir honte de ce que tu es. Tu es courageuse, certes intrépides, mais rien ne te fait peur. Tu apprends vite, tu as une bonne compréhension et tu es une bonne personne. Tu devrais d’abord t’accepter et te respecter toi avant de le demander aux autres. Puis tu sais… Les princesses ne sont pas toujours aimées et n’ont pas toujours de prince et de chevalier aimant, les entourant. Souvent, elles rêvent de n’être que des filles du peuple et d’être libre. Tu sais, tu trouveras un jour quelqu’un qui t’aimera comme tu es et que tu considéras comme ton prince ou chevalier. Si ça se trouve c’est déjà le cas, sauf que tu ne le vois pas encore. Ai plus confiance en toi princesse sauvageonne. Je suis sûr que beaucoup t’aimes comme tu es. »

Tout en ponctuant ses dernières paroles, il pinça l’une des joues de la renarde, tirant doucement dessus comme pour la réprimander. « Tu devrais prendre conscience de tes qualités et arrêter d’avoir peur du rejet. Si les gens te rejette c’est qu’ils n’en valent pas la peine. » Relâchant la joue de la petite voleuse, il lui adressa cette fois un doux sourire tendre qui semblait jurer avec sa personnalité. Il faut l’avouer, ce genre de sourire n’était pas franchement dans le répertoire du jeune homme, mais ce soir, il était venu naturellement.
Leonnard
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le 24/7/2018, 22:41

Astéria adorait d'une certaine façon les humains, leur mode de vie, leur façon d'être. C'était quelque chose qui la fascinait, un peu comme ses parents. Et c'est poussé par cette curiosité familiale qui l'avait alors familiarisé un tant soit peu avec la civilisation, la poussant à s'adapter quand on lui donnait l'occasion de le faire, un peu comme maintenant. Une trace de la renarde sauvage était toujours là, mais la demoiselle faisait tous les efforts du monde pour pouvoir avancer. Même s'il faut l'avouer... Sa culture, jamais la jeune femme ne la rejette, c'est une part d'elle. Et même si parfois elle pense en avoir honte... Changer totalement lui ferait plutôt peur en réalité. Souriant à la réaction de Leonnard devant la culture et les coutumes de son village, la demoiselle se souvient encore de cette partie de chasse. Bien trop intrépide, et ayant toujours les yeux plus gros que le ventre, elle avait voulu attraper un ours. Juste pour impressionner les autres... Mauvaise idée. La pire de toutes celles qu'elle avait eut dans sa courte vie. Fort heureusement, plus de peur que de mal, et elle se rabattit sur un sanglier de taille tout à fait raisonnable pour une renarde de sa taille. Il ne faut pas oublier qu'elle n'est guère aussi petite que les animaux dont ils sont issus.

Sauf qu'au lieux d'étaler sa science sur un sujet qu'elle maîtrise, la demoiselle tu la drôle d'idée de s'aventurer sur un terrain miner. Évoquant alors les filles que Leonnard connaissait au quotidien, qu'elles lui soient proche ou non. Mais.. Sa question parlait des proches. Et si elle avait trouvé le moyen de se gêner toute seule en se disant que mauvais plan pourquoi elle avait parlé, la réaction de Leonnard ne lui arrangeait pas son cas. Se mordant la lèvre honteuse, Astéria resta alors caché, se soufflant alors mentalement « non.. c'est pas ça que j'voulais.. heu.. dire. Enfin j'crois pas. ». Elle ne voulait pas parler de son genre de femme, du moins.. c'est pas l'impression qu'elle avait, mais.. peut-être que si ? Ah ! Arrête de poser des questions chut ! Cependant, même si elle ne le regardait pas, la demoiselle écouta tout de même sa réponse, se retrouvant alors encore plus stupide, ne descellant pas un seul instant la gêne du jeune homme dans sa voix, tant d'assurance... La honte... Ou pas, mais ça, elle n'en savait rien...

Allons Astéria il faut réagir ! Arrête de te planquer ! Alors elle fit quoi ? Elle.. eu un léger rire... Très léger à dire vrai, tellement discret qu'il fallait y prêter attention à la remarque sur le paquet cadeau laisser. En vrai c'était ça qu'elle pensait... Pas les filles bizarre qu'on a en paquet cadeau surprise, ou qui court dans les bois avec un animal mort entre les dents pour ramener sa proie. Le genre de chose que certaines femmes raffinés pourrait qualifier de dégouttant. Mais pas le temps de niaiser. Ou plutôt de partir dans ses pensées à se demander ce qui est bien ou pas bien dans son attitude, le jeune blond attira son attention en reprenant la parole, et si elle n'osa pas se relever pour l'écouter, sa tête se tourna pour laisser apparaître son regard à travers ses mèches sombres pour le regarder. Bon sang... mais... C'est qu'il lui clouait littéralement le bec pour le coup. Au fur et à mesure qu'il parlait, qu'il se redressait et elle avec d'un mouvement automatique quasiment, elle restait là bêtement la bouche entre-ouverte à le fixer de ses grand yeux ambrés. Olala. Mais. Mais. Erreur dans le cerveau je crois, elle ne comprenait pas ce soudain élan de sollicitude et gentillesse, qui pourtant, semblait tellement sincère... C'était peut être ça le pire pour son pauvre cerveau. Et cœur aussi. Puisqu'il se mit à battre à nouveau assez fort pour lui envoyer une vague de couleur au niveau des joues avec ses bonnes bouffées de chaleurs.

Si elle pouvait aisément dire « facile à dire » en guise de réponse, elle ne le fit pas, bien trop.. sous le choc ? L'émotion ? Que sais-je moi... Le pincement sur la joue la réveilla.

« Aie. »

Lâcha-t-elle sans grande conviction, démontrant qu'il s'agissait là d'une formalité qu'une réelle réaction à la douleur -ce qui serait ridicule sinon-. Sa bouche s'ouvrit et se ferma plusieurs fois de suite...

« Heu.. C'est.... Je... Heu.... »
Rien de bien concluant n'en sortit. Ses yeux brillèrent, comme s'ils étaient humides... Allait-elle pleurer ? Naaaaan. Un coup sur les yeux et ça passe tout seul. Puisqu'elle n'arrivait pas à parler, Astéria opta pour ce qu'elle savait faire de mieux, agir avant de réfléchir. Alors ses bras se glissèrent autours de la nuque de Leonnard pour se serrer alors contre lui... Ou le serrer contre elle, je ne sais pas trop. Le visage caché contre lui elle trouva enfin la force de répondre.

« Je sais pas si je sais faire tout ça... Ni si beaucoup m'aiment comme je suis mais... Je suis sûre d'une chose. C'est la chose la plus gentille qu'on m'ait jamais dite... »

Son étreinte se fit plus forte durant un instant, le temps de se reprendre et respirer un coup certainement, puisqu'elle se redressa un peu pour le regarder dans les yeux. La demoiselle semblait timide, mais un sourire vint illuminer ses traits, rendant alors celui qu'il lui avait offert.

« Je suis contente d'avoir été ta princesse quand même Leonnard. J'aime bien être la princesse sauvageonne. »

Restant.. à cette proximité, elle ajouté, d'un air qui se voulait à la fois terriblement candide et surtout.. adorable.

« Et toi tu m'aimes comme je suis Leonnard ? »

Si cette phrase pouvait être prise à plusieurs sens, Astéria n'en avait pas vraiment cure à cet instant, elle avait simplement réutilisé les mots employés par le jeune homme pour lui poser une question qui cette fois-ci était peut-être étonnement.. Direct ? Surtout vu la gêne qu'elle affichait plus tôt.
Et même s'il n'aime pas ça... La demoiselle apposa une main sur sa joue gauche, pour déposer ses lèvres sur celle de droite. Par rapport au précédent, il était moins furtif, moins.. vif disons. Mais plus doux. On y gagne un peu non.. ?
Astéria
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le 25/7/2018, 20:42

Il n’aurait jamais cru que ses paroles auraient autant perturbé la renarde. Il n’avait fait qu’être honnête avec elle. Peut-être même qu’il l’avait trop été ? En voyant les yeux embués de la jeune femme, il s’était demandé s’il n’avait pas été trop loin dans ses propos. Aurait-il du prendre plus de gant ? Alors qu’il voulut se confondre en excuse pour la première fois de sa vie, il plus ou moins surpris de voir la renarde se serrer contre lui. Pendant un instant, il resta là hagard, ne sachant comment réagir. Est-ce qu’elle pleurait ? Cela ne semblait pas, il ne la sentait pas trembler, ni ne semblait entendre des sanglots. C’était au moins déjà ça, ce qui le rassurait légèrement. Son visage caché dans les vêtements du noble, Leonnard du tendre l’oreille pour essayer d’entendre ses paroles, soupirant alors d’un grand soulagement quand il comprit enfin pourquoi elle avait agi comme cela. D’un geste plutôt tendre, il caressa le dos de la demoiselle, comme pour la rassurer et l’apaiser avant de lui répondre d’un air un peu amusé. « Il ne faut pas te mettre dans des états pareils pour cela… Puis franchement arrête de te dénigrer je te dis. Ça ne te va pas. » Quand il la sentit se relever, il enleva légèrement sa main de son dos, afin de ne pas la déranger dans son mouvement. S’il avait cru qu’elle se relevait totalement, il fut étonné de voir qu’elle s’était stoppée à une distance assez… déraisonnable. Elle était quand même près là non ? Il pouvait presque sentir son souffle en plus de mieux voir en détail le grain de sa peau. Qui d’ailleurs semblait très douce il fallait avouer. Les yeux plongés dans les siens, Leonnard devait avouer que la situation commençant à légèrement le déstabiliser. Bon okay avec aujourd’hui, il devrait être habitué maintenant mais… La situation, l’ambiance… Cela ne se passait pas comme dans le fil de la journée d’un peu plus tôt. Avec la lumière du soir, elle semblait plus belle, plus… Séduisante peut-être ? Ses yeux brillants, ses cheveux descendants en cascade sur ses épaules et son sourire à la fois timide et adorable. En la regardant, il sentit son cœur s’emballer à nouveau, une chaleur indescriptible envahissant celui-ci, tout comme son corps. Merde … Il était en train de chavirer là non ? Quand les lèvres de la renarde remuèrent, il se surpris à suivre leur mouvement, ne tardant pas à rougir subitement face à sa question. Et toi tu m’aimes comme je suis Leonnard ? Oui…Enfin… Non… Non, mais oui ? Mais eh ! C’était quoi cette question ? Pourquoi est-ce que son interrogation le mettait dans un tel état ? Stop ! C’était Astéria voyons ! Il était évident que sa question était aussi innocente que son esprit ! Rien de plus, rien de moins. C’est ce qu’il pensait encore, jusqu’à ce qu’il sente la main de la renarde sur sa joue, son visage s’approchant alors pour lui offrir un baiser un peu plus doux et délicat. C’était à croire qu’elle le faisait exprès pour le coup… Ça l’amusait de le foutre dans cet état ou quoi ?

Comme un réflexe, le chevalier attrapa alors les épaules de la renarde, la faisant aussitôt reculer de sa personne, ajoutant quelques jolis mètres à la place de centimètre entre eux. Si elle continuait… Il risquerait de ne plus se contrôler. Et la situation était bien trop bizarre à son goût, pour qu’il se permette un égarement. « Je… Hum… Tu étais un peu trop près. » Se raclant la gorge, Leonnard évita alors le regard de la renarde, se rendant compte que sa rougeur devait être visible. Bon sang mec, reprends toi… Aller, ce n’est pas le moment de flancher. « Mouais… Tu me fais souvent tourner en bourrique, mais ouais… Je t’aime bien… » Sans s’en rendre compte, son air bougon s’était transformé en une moue boudeuse, comme pour exprimer son mécontentement. Zut de zut, elle était vraiment terrible cette petite renarde… « Tu devrais vraiment arrêter de te prendre la tête et de t’inquiéter. Prends les choses comme elle vient et vis ta vie sans contrainte. » Tout en ponctuant ses paroles, il croisa les bras, hésitant un long moment avant d’adresser un regard en coin à la jolie laguz. Il n’était pas encore prêt à lui faire totalement face.
Leonnard
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le 25/7/2018, 22:53

Si la situation d'origine était un peu étrange, voir un peu cocasse, il n'y avait rien de bien méchant. Du moins, sur le fond. C'était juste un peu étrange et amusant. La journée a passé, et quelques événements du même acabits ont eu lieux, quelques moments gênant, mais rien d'aussi visible que maintenant. Si jusqu'à maintenant on a prit un malin plaisir à comparer les deux jeunes gens à un couple, il était certain que si un organisateur passait par-là, il ferait demi-tour aussi sec. Se disant qu'il s'agit là d'un moment en tête à tête en amoureux, d'une soirée qui se profile à l'horizon. L'un en face de l'autre, il n'y avait plus beaucoup de distance qui les séparaient, sous l'élan subite de la demoiselle à lui faire un câlin. Il faut dire qu'il n'y allait pas de main morte non plus hein, ne lui jetez pas la pierre ! Après tout... Vous avez entendu ce qu'avait dit Leonnard ? Je suis certaine que des femmes n'ont jamais eut de telle déclaration gentilles de la part de leur aimé. Pourtant.. il n'était pas son aimé... 'fin. Il était Leonnard, le jeune homme qui l'aidait à sortir de la ville, mais qui acceptait de passer de son temps avec elle... Non.. ?

Pourtant c'était décidément étrange. Une tension était présente... Et la demoiselle n'arrivait pas vraiment à la saisir parfaitement... Alors elle avait posé cette question fatidique l'air de rien. De son air mignon, adorable... Tout ce que tu veux en vrai, la kitsune faisait juste mignonne à croquer avec son petit sourire timide et ses yeux brillants, et le comble, c'est qu'elle osa alors embrasser à nouveau la joue de ce pauvre Leonnard. Mais... Il était rouge ?

Pas le temps de le comprendre et de se poser des questions, qu'elle se retrouva alors éloignée de lui, repoussé par les épaules parce de dernier, soufflant alors pleinement qu'elle était trop proche. La jeune femme se mit à rougir. C'est vrai, il n'aimait pas ça, quelle idiote elle s'était laissé aller ! Astéria se pinça alors la lèvre, embarrassé de l'avoir ennuyé de cette façon. Elle n'avait pas réfléchit, elle avait fait ce qui lui était passé par la tête, pourtant elle le savait, il n'aimait pas trop les contact et avait déjà faire remarquer qu'il n'aimait pas trop tout ça. Elle qui est d'ordinaire si tactile, elle faisait de son mieux pour ne pas trop l'ennuyer, mais comme on dit, chassez le naturel et il revient au galop. Glissant quelques mèches de cheveux derrière son oreille, la demoiselle bredouilla presque.

« O-oh désolée... Tu n'aimes pas ça c'est vrai. »

Il faudrait qu'elle fasses attention ! Le pauvre il ne semblait pas aller très bien et... Oh. Il l'aimait bien ? Il l'avait dit, il l'aimait. Et de la gêne timide, elle passa alors à une joie non dissimulé. Souriant à nouveau elle sautillait presque sur elle-même et semblait entamer alors un mouvement pour lui faire un câlin avant de se dire : ah non, c'est vrai pas ça. Alors elle s'arrêta en plein mouvement pour se raviser. Et se contenta de sourire alors l'air adorablement heureuse.

« Ça me fait quand même plaisir à entendre. »

Si lui ne la regardait pas pour une raison qui lui échappait un peu... Du moins, le cerveau d'Astéria ne semblait pas vouloir le comprendre ou le voir plutôt. Elle le fixait avec intérêt, curiosité et surtout une certaine inquiétude légère. Elle ne semblait plus savoir où se mettre. Si elle n'avait pas prit pour elle le refus -logique en vrai- durant la journée, elle ne savait comment prendre ce refus d'affection qu'elle avait eu soudainement. Tortillant quelques mèches de cheveux autours de son index, la demoiselle se décala timidement, penchant alors la tête pour essayer de capter son regard avec ses grands yeux. Les oreilles alors légèrement couchés sur le sommet de son crâne, trahissant alors l'inquiétude légère qui la tiraillait. La jeune femme se mordit la lèvre avant de parler, cela la perturbait quelque peu d'être un peu contrarié devant cette attitude. En fait, elle en aurait ri, et se serait alors mise à le taquiner. Mais là, elle avait l'impression que cela ne lui convenait pas, l'idée qu'elle ai pu faire une bêtise ne lui convenait pas.

« Tu me fais la tête Leon ? »

Elle se racla la gorge. La tentions était revenu en fait, les couleurs sur ses joues aussi, mais cela ne faisait pas trop tâche sur son visage non ?

« Ou alors ça ne va pas ? Tu fais quand même une drôle de tête t'es... rouge... »

Peut-être.. avait-il trop chaud ? Ouais Astéria.. on va dire ça... A force de se pencher pour essayer de le voir de face, elle manqua de tomber. Se rattrapant sur les mains pour finalement se décaler face à lui, elle tendit la main, dans l'idée de toucher son front et voir.. ben... Quoi s'il allait bien. Mais elle s'arrêta. Arrête de te croire toujours tout permis Astéria ! Elle vole les gens, elle leur saute dessus toujours comme si c'était normal, mais non.. ça ne l'est pas. Ah bon.. ? Elle trouvait ça dommage soudainement...
Astéria
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