Le jour des coeurs amoureux [Astéria x Leonnard]

le 26/7/2018, 00:22

Le rouge de ses joues ne semblait pas vouloir le quitter. Pourquoi est-ce qu’il s’emballait pour si peu ? Surtout venant de lui qui avait connus quelques femmes avant cela. C’était à ne rien n’y comprendre. Et il comprit encore moins, quand il surprit son cœur, rater quelques battements. Pourquoi était-elle rouge elle aussi ? Qu’est-ce qui lui prenait ? Et surtout… Pourquoi diable elle se pinçait les lèvres ? Avec son expression embarrassée cela lui donnait un air encore plus attirant. Rah bon dieu. Pourquoi n’était pas moche sérieusement ? Cela lui aurait arrangé bien des choses. Et maintenant, les mèches derrière son oreille. Franchement, elle voulait sa peau. À présent, il en était persuadé. Et ses paroles… Comment remuer le couteau dans la plaie, autrement que comme ça ? « Non ce n’est pas ça… Fin si, je ne suis pas vraiment fan de ce genre de choses, mais quand c’est toi c’est… Rah laisse tomber. » Qu’est-ce qu’il racontait lui ? En temps normal c’est vrai qu’il détestait ses élans de minauderie en puissance. Ou peut-être qu’il détestait, parce qu’il n’aimait pas les personnes qui lui faisaient ce genre de choses ? C’est vrai qu’avec Astéria, ça le dérangeait beaucoup moins. Ses élans d’affections n’étaient pas vraiment désagréables. Mais qu’est-ce qu’il racontait lui ? Se rendant compte de l’absurdité de ses pensées, Leonnard se cacha le visage dans l’une de ses mains, essayant de calmer ses ardeurs tout en essayant de répondre à la fameuse question de la voleuse. Il devait se calmer et vite. La situation devenait bien trop bizarre à son goût et si elle continuait dans ce sens… Il ne savait pas de quoi il serait capable à force. Inspirant fortement, sa main se détachait peu à peu de son visage pour constater que la renarde semblait vouloir se jeter sur lui, mais au dernier moment elle s’abstenue, préférant au final montrer sa joie autrement. Elle était prête à faire attention à ses agissements pour respecter son ressentiment ? Est-ce que cela était-il vraiment réel ? Touché par ce geste, Leonnard n’eut d’autre réaction que d’essayer de faire un effort gargantuesque pour regarder à nouveau la jolie laguz. Mais bien sûr, ce fut à ce moment-là, que la renarde avait choisit de se montrer la plus mignonne possible. Son inquiétude sur le visage, ses cheveux entortillés sur son index, sa tête légèrement penchée. Bon dieu, arrête d’être aussi adorable, tu ne vois pas que tu me perturbes ?

Son inconscient ne cessait de l’alerter, de le mettre en garde. Respire Leonnard, n’y pense plus, elle ne fait pas cela dans ce sens, elle n’en a même conscience. Respirant grandement, le jeune homme se fit violence pour affronter de nouveau le regard de la jolie brune. C’était quoi la question déjà ? « Non » . Sa réponse se fit plus froide qu’il ne l’aurait voulu. Il aurait pu dire : Non je ne te fais pas la tête, mais il était incapable d’argumenter. Incapable d’aligner d’autres mots. Et voilà qu’elle rougissait de nouveau… Ce n’est pas à toi de rougir ! Pensa-t-il sérieusement. Pourquoi est-ce qu’elle s’inquiétait pour lui ? De plus, était-elle réellement obligée de lui faire remarquer qu’il était gêné ? « Tu n’es pas mieux que moi tu sais… » Il s’était concentré sur sa remarque, réussissant afin à aligner plus de mots que prévus. Bon c’était un bon début non ? Un bon début pour un retour à la normal non ? Enfin ça, c’est ce qu’il avait cru, car soudain, la demoiselle manqua de tomber se rattrapant de justesse grâce à ses bras, mais de nouveau, elle était face à lui, le regardant avec ses grands yeux envoutants. Puis, elle sembla vouloir tendre la main, sûrement pour toucher son front vu qu’elle semblait l’élever un peu. Puis, elle s’arrêta, semblant hésitante. Elle avait vraiment décidé de respecter les sentiments de Leonnard concernant les élans d’affections. Pourtant… pour une fois, il semblait bien vouloir qu’elle le touche. Alors, sans prévenir, il attrapa la main de la laguz. Sentant sa main chaude contre la sienne. Pourquoi il avait fait cela ? S’il devait répondre, il répondrait qu’il n’en sait strictement rien. Très franchement, il ne comprenait pas lui-même son geste et encore moins quand il glissa ses doigts entre ceux de la demoiselle, étreignant avec douceur cette main beaucoup plus petite que la sienne. Puis, avec la seule force de son bras, il attira la jeune femme dans ses bras, l’étreignant légèrement de son autre main de libre, sans lâcher sa main. « Tu fais chier… » Il avait soufflé ses mots qui auraient pu être mal pris, mais bizarrement, cela ne sonnait pas comme des reproches, plus comme un constat. Comme une évidence. Il sentait de nouveau son parfum, son corps contre le sien, et contre toute attente, il se surpris à fermer les yeux, profitant juste de cette douce étreinte. Pourquoi il agissait ainsi ? Aucune idée, tout ce qu’il savait, ce qu’il se sentait étrangement apaisé. Sa rougeur était même partie de ses joues, laissant son teint reprendre sa couleur naturelle. « Et toi alors ? Tu m’aimes comme je suis Astéria ? » Après tout, lui aussi pouvait lancer des questions aussi perturbantes que gênantes. Il ne savait comment la demoiselle le prendrait, mais au fond, il devait bien avouer qu’il était curieux de connaître sa réponse. Il faut dire, il n’était pas homme à se faire apprécier à cause de son caractère et de son comportement, aussi… Il était intrigué de savoir ce qu’Astéria pensait réellement de lui.
Leonnard
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le 26/7/2018, 12:19

Il n’aimait pas ça, le contact, les approches naturelles que la demoiselle employait en fait assez aisément pour s’exprimer. Beaucoup en vrai n’apprécient pas quand elle saute dessus, parce qu’on dirait une petite fille trop contente, et qu’il faut savoir se tenir à son âge. Si Astéria est capable de faire un peu attention, elle finit souvent par rapidement retrouver son état d’esprit naturel, et elle recommence alors à baisser la tête honteuse quand on lui fait des remontrances. C’est plus fort qu’elle, chez elle c’est assez naturel. On se saute dessus, on mordille et on retourne jouer à la bagarre. Enfin. J'exagère un peu mais on avait saisi le concept. Pourtant, elle se disait qu’elle ne voudrait pas ennuyer Leonnard plus qu’elle ne l’avait déjà fait, même contre son gré. Pourtant, il ne cessait de l’embrouiller. Comment ça avec elle c’est.. Quoi ? C’est quoi avec elle ? Rah bon sang, de quoi la laisser se mélanger les pinceaux toute seule dans ses réflexions, tellement n’avait guère oser poser la question franchement. Le jeune homme avait voulu lui transmettre quelque chose, lui faire part d’un ressentit, ou peut-être d’un avis sur le sujet, mais il ne l’avait pas fait pour une raison qui échappait à cette pauvre Astéria qui se retrouvait à essayer de rattraper bêtement le coup.

Est-ce qu’il lui en voulait ? Même si elle posait la question, au fond, elle espérant autant qu’elle en était en fait étrangement certaine, il ne lui en voulait pas. Cela... ne collait pas vraiment avec l’attitude plus que gentille qu’il avait eu avec elle depuis le début de la journée. Alors pourquoi l’esquivait-il à ce point ? C’était le bisou sur la joue de trop qu’il ne pouvait supporter ? Quelque chose le dérangeait ? Trop de questions. Sans queue ni tête...
Est-ce qu’il retire ce qu’il pense de moi ? Naan... Est-ce qu’il veut rentrer alors pour en finir le plus vite possible ? Je n’espère pas... Est-ce qu’il ne me trouve pas jolie ? J’esp- quoi ? Non ce n’est pas une question à se poser ! Cela expliquait certainement la couleur de ses joues. Qui masquait alors même le léger soulagement qu’elle ressentit à sa réponse o’combien direct et.. Courte. Il y avait quelque chose qui clochait, et ça, Astéria était déterminé au moins mettre le doigt dessus à défaut de pouvoir y faire quelque chose. C’est pour cela qu’elle avait tendu la main vers lui, avant de se dire : non.. Je ne peux pas lui faire ça... ça ne va pas l’aider.

Si pour une fois elle n’avait pas tort sur le principe, la pauvre Kitsune fût prise de court quand il releva la main pour attraper la sienne. Le mouvement de recul qu’elle avait alors à peine eu le temps d’entamé trahissait la surprise devant ce geste, avant de finalement s’arrêter. Se laissant même faire docilement devant cette marque d’attention, quand bien même elle se retrouva alors avec une bouffée de chaleur sur les joues quand il glissa sa main le long de la sienne pour entremêler ses doigts aux siens. S’il lui avait pris plus tôt la main pour lui apprendre à danser, et que cela ne l’avait pas perturbé plus que nécessaire, ayant elle-même prit plusieurs fois la sienne pour le tirer à droite et gauche, elle en restait.. Pantoise. Pourquoi donc ? Parce que c’était différent, comme lorsqu’il l’a tiré contre lui, se retrouvant alors contre le torse finement dessiné du jeune homme. Le souffle coupé, elle ne répondit pas sur le coup quand il souffla un simple : tu fais chier. Oui.. Peut-être... Mais son cœur se serra avant de s’emballer à cette remarque. Tant surprise que définitivement gênée, avec son coloris rouge sur son visage.

« Que t’arrive-t-il chevalier... »

Souffla-t-elle tellement doucement qu’il fallait tendre l’oreille pour l’entendre, fort heureusement..? Il était assez proche pour pouvoir l’entendre sans la moindre difficulté. Et elle garda alors le silence devant cette étreinte. Bien plus douce que toutes celles qu’il lui avait alors offert pour garder le rôle qu’on leur attribuait en toute discrétion. Soudainement, Astéria eu l’impression que cette douceur lui était destiné. Ah. Il va tout entendre, cette saloperie bat trop fort...

Elle ne bougeait cependant pas d’un pouce, son buste resté contre le sien. Sa main accrochée alors à la sienne avec douceur, il l’enveloppait légèrement en fait, coupant alors courant au courant d’air frais qui lui caressait les épaules dénudées par sa robe. N’osant qu’à peine respirer, comme si soudainement elle se rendait compte de la chose, elle resta là, à le regarder, les yeux clos... Avant de se surprendre de l’avoir regardé ! C’est bizarre mademoiselle, on arrête tout, alors elle cligne des yeux bêtement, génial. Et là, l’arroseur arrosé, retour à l’envoyeur, vois ça comme tu veux, mais elle se mangea alors la même question qu’elle lui avait posé avec tant d’innocence un peu plus tôt. Ce à quoi elle répondit d’instinct, presque du tac au tac en réalité, avec un naturelle et.. Un petit côté brut de décoffrage faut l’avouer, de quoi surprendre les non habitués, ou alors surprendre vu la situation tout court je ne sais pas.

« Bah bien sûr que oui. »

… Astéria avait son regard planté dans le sien, son ton était un peu du genre “bah oui t’es bête ou quoi”, comme si c’était naturel. Et là, la demoiselle réalisa.

« Enfin. C’est... Ce que je veux dire ! C’est que ! Enfin tu vois... »

Les rougeurs se firent plus intenses, elle baissa alors des yeux se retrouvant alors à fixer le cou du jeune homme. Astéria avait eu le soudain sentiment d’inquiétude et de ridicule qui l’avait envahi juste après avoir répondu. Mais en réalité, elle avait compris en cours de route qu’elle n’avait rien à rajouter, rien à nier, rien à justifier. Alors cela avait donné cet assemblement de mot qui n’a aucun sens. Sa voix qui était si assurant au début avait alors tout perdu. Contrairement à Leonnard qui lui semblait avoir réussi à retrouver la sienne. Le lui avait-il volé ?! Ahah...

Alors elle avait essayé de se reprendre, au moins un peu. Difficilement il faut l’avouer avant de reporter son attention sur son visage. Sa main alors gauche, qui était restée accrochée à son épaule bougea, pour terminer ce que la droite avait commencé... Effleurant alors le front, soulevant au passages les mèches blondes rebelles tombant par-dessus, avant d’effleurer le visage, passant par la tempe, et la joue pour se laisser tomber une fois arrivée à la pointe du menton.

« T’as l’air d’aller mieux... »

Souffla-t-elle de façon peu assurée. Pourtant... J’envahis quelque peu ton espace vitale que t’aime tant garder. C’est ce qu’elle aurait ajouté, c’est ce qui pendait à ses lèvres, mais étrangement, elle n’eut pas la force de lancer une pique à cet instant, comme si soutenir son regard lui prenait trop d’énergie.
Astéria
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le 26/7/2018, 17:37

Elle n’avait pas repoussé son geste. Au contraire, elle s’était même laissée faire, bien qu’il fût évident que la surprise avait envahi les traits de son visage. Et il y avait de quoi après tout, il faut dire que ce genre de geste affectif ne semblait être dans le répertoire du jeune chevalier. Et pourtant, il était là, cette femme dans ses bras, et de son propre chef. Sans être forcé par qui que ce soit. Bien sûr, il avait ponctué tout cela d’une remarque cinglante qui aurait pu vexer, mais pour le coup, il s’en moquait bien. En fait, il n’arrivait pas vraiment à comprendre ce qu’il lui arrivait. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il était plutôt bien comme cela avec la présence d’Astéria contre lui. Un flot de sentiment l’envahissait, parfois contradiction, parfois… Non très sincèrement, il n’arrivait pas à comprendre ses propres agissements. C’était comme s’il n’était plus lui-même. « Je n’en sais rien… » Il avait répondu dans un souffle à son tour, son esprit commençant à sérieusement le torturé. Elle n’était pas la première, et ne serait sûrement pas la dernière. Beaucoup l’aurait vendu comme sans intérêt ou trop sauvageonne, voir même trop naturelle, mais... C’est ce qu’il lui plaisait justement. Elle était gentille, compréhensive, un brin de malice certes, mais c’était bien son côté nature qu’il appréciait chez elle. Ce qui faisait, qu’elle était elle-même. Sans s’en rendre compte, le rendit l’étreinte plus douce, plus chaleureuse et peu à peu, il ferma les yeux, comme pour apprécier cet instant. Son cœur s’emballait légèrement, il aimait le parfum qui émanait de ses longs cheveux d’ébènes. Peu à peu, il reprit une couleur naturelle au niveau de ses joues. La gêne de tout à l’heure semblait s’être estompée. Profitant de cela, Leonnard se permis alors de renvoyer la même question innocente que la renarde lui avait lancée. Est-ce qu’elle l’aimait comme il était ? Cette question était assez dérangeante quand on y pensait, car celle-ci pouvait avoir de nombreux double sens. Pourtant, il comprenait pourquoi la renarde l’avait posé un peu plus tôt, et il devait avouer qu’il était curieux d’en connaître la réponse. Il fut d’ailleurs exaucé, car sans tarder une seconde de plus, la voleuse lui répondit aussitôt, se montrant même un peu trop brute dans sa réponse. Ce qui était étonnant. C’était comme si, elle voulait prouver à un amant qu’elle n’aimait que lui et personne d’autres. Constatant que cet instant était en train de perturber la jolie laguz, Leonnard n’avait pus s’empêcher de rire face à sa réaction. Il n’était pas franchement moqueur, disons juste que cela l’amusait de voir la brunette dans cet état. Elle semblait déstabilisée, perdant grandement ses moyens et il devait avouer qu’il appréciait grandement ce retournement de situation. Pour une fois, les rôles s’inversaient.

Reprenant contenance, bien que gardant un visage amusé, le chevalier resta un instant à regarder longuement la renarde dans les yeux, avant de subitement suivre le mouvement de sa main de libre. Depuis tout ce temps, il ne s’était pas rendu compte qu’il avait encore son autre main, gardé dans la sienne. Mais cela ne sembla pas le déranger, ni lui, ni elle d’ailleurs apparemment. Sentant cette douce main chaleureuse se poser sur son front, Leonnard reporta alors de nouveau son attention sur Astéria. Elle semblait plus timorée, moins assurée qu’elle l’aurait voulus à ne pas en douter. Sa rougeur continuait de colorer ses joues, bien qu’il fût possible de voir tout son visage prendre cette teinte dominatrice. Elle semblait réellement perturbée. Peut-être cela était-ce à cause de ses agissements à son égard. Pourtant, elle ne fit pas mieux. C’était bien elle qui était en train de lui caresser le visage là non ? Il pouvait sentir ses doigts fins, effleurant sa peau, longeant son visage pour finir par s’évanouir une fois son menton atteins. Il aurait pu rougir, se sentir gêné, mais étrangement, il n’en fit rien. Il était trop obnubilé par ses yeux d’ambre qui semblaient doucement briller sous la lumière lunaire. Ce fut sa voix, qui l’obligea à se concentrer, bien qu’il n’eût pas lâcher ce regarde qu’elle semblait avoir tant de mal à soutenir. « Toi par contre… Tu ne sembles pas dans ton assiette. » Il avait doucement murmuré ses mots, tandis qu’une petite lueur d’inquiétude semblait le guider. Décelant sa main de la sienne, pour enfin rompre le contact, le chevalier laissa cette main se perdre sur la joue de la renarde, caressant cette peau si lisse du bout de son pouce. De son autre, il passa la main sur le front de la renarde, mais cela était utile vu que sa main était légèrement froide. Alors, il pencha doucement sa tête vers Astéria, rendant la distance entre eux, presque indécente. Avec tendresse, il apposa son front sur le sien, fermant un instant ses yeux comme concentrés sur sa tâche. Puis, il les rouvrit simplement, remarquant enfin cette faible distance entre eux. Il pouvait sentir son souffle, sa chaleur à travers son front. Il pouvait mieux voir les détails de ses pupilles, de cette couleur profonde et envoutante. Il n’y avait plus d’espace vital, plus d’intimité. Et sûrement que sa main sur la joue de la renarde ne devait pas arranger la situation qui semblait devenir palpable. Ses lèvres n’étaient qu’à quelques centimètres des siennes. Un geste, un seul et unique geste pourrait suffire à les sceller. Pourtant, Il n’en fit rien. Peut-être par respect pour elle qui sait ? S’éloignant alors de son visage, sa main quittant enfin sa peau, Leonnard reprit alors une distance raisonnable, affichant son air nonchalant qu’il n’avait pas repris depuis un moment. Non, il ne ferait rien. Pas sans le consentement de la demoiselle, ni sans être sûr de ses propres sentiments. « Tu m’as l’air un peu chaude. Tu es sûr que ça va ? » Il la fixa un long moment, avant de sourire d’un air malicieux et sournois. C’était le bon moment pour remuer le couteau dans la plaie non ? « Est-ce que ma princesse serait perturbé par son preux chevalier ? Désire-t-elle ardemment un baiser de celui-ci ? » Très clairement, il se moquait d’elle et de son fameux baiser de la princesse lors de l’apprentissage de la danse. Autant enlever de son sérieux à la situation non ? Enfin, si bien sûr elle ne prenait pas ses paroles aux sérieux. Il aurait l’air bien con si c’était le cas.
Leonnard
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le 26/7/2018, 19:25

Qu'est-ce qui se passe dans la petite tête d'Astéria ? Beaucoup de chose... Ou pas grand chose. Je ne sais pas lequel des deux est le plus valable. C'était pas faute d'essayer de garder un minimum de dignité et la tête haute ! Bon, pour la tête haute, c'est mort. Au moment même où la jeune femme a commencé à fuir son regard parce qu'elle était honteuse d'avoir répondu oui à sa question de façon si spontané. Il n'y avait rien de bien étrange après tout, elle lui avait posé la même question plus tôt, et on en avait pas fait toute une histoire... Attend. Mais si en fait ! C'est lui qui avait alors cette place de gêne. Qui était à fuir son regard à se dire : bon sang mais qu'est-ce que je raconte ? Il avait tellement bien joué la chose, que les rôles se sont inversés sans même que la jeune femme ne s'en rende compte, se retrouvant alors bêtement à rougir contre lui et agissant par dessus le marché de façon... Carrément étrange. Astéria serait la première à le faire remarquer si elle était témoin de ce genre de chose. Certainement qu'elle serait même partie en réalité, parce que.. ça la concerne pas, pas que ça à faire que de voir des gens se papouiller c'est glauque et.. non merci. Mais maintenant qu'on est dans la situation, c'est différent hein. Toujours oui... Alors elle était là, à se tarauder l'esprit, le cœur battant.

Est-ce qu'elle était pas bien ? Elle n'avait pas l'air dans son assiette qu'il disait... Pourtant, en y réfléchissant deux secondes de façon plus posé, elle allait parfaitement bien. Un peu trop bien ? Attends, tout ce cirque dans sa tête et dans son cœur ne serait-ce qu'une forme d'euphorie.. ? Non, elle ne pouvait y croire, et pourtant... Quand il lâcha sa main pour la poser sur sa joue, le courant électrique la poussa à légèrement redresser son dos sur le coup, et soutenir alors avec une difficulté évidente le regard du jeune homme. Remontant jusqu'à son front, elle en tremblerait presque sur le coup tellement cela lui faisait des bouffées de chaleurs affolantes. C'était bizarre. C'est trop bizarre. Cette situation l'est. Leonnard l'est. Mais surtout elle-même l'était actuellement. La fête avait-elle eu raison d'elle.. ?

Un grondement discret se fit entendre du fond de sa gorge alors qu'elle déglutissait, se retrouvant alors le jeune homme plus proche que jamais, en même temps.. inutile de faire un dessin de ce qu'il se passerait s'ils l'étaient d'avantage. Le front contre le sien, elle partageait alors de sa chaleur par ce ce point malgré elle. Il avait le front tellement plus froid... Et elle... C'était la petite idiote à irradier de la chaleur comme pas permis. Ça n'allait pas Astéria. Il est temps de se reprendre jeune fille. Pourquoi Leonnard faisait-il tout ça ? Lui qui voulait à tout pris de la tranquillité le voilà ainsi d'une tendresse à désarmer cette pauvre Astéria. Respirer était devenu un calvaire tant elle sentait qu'elle soufflait sur lui et inversement, pourtant elle ne bougea pas d'un poil jusqu'à ce qu'il mette de lui même un distance s’apparentant à un semblant de normalité.
Son cœur rata un battement à sa première phrase. Il rata le deuxième à la dernier question. Que... Quoi?! Fais pas ta prude Astéria, il était évident qu'à cet instant elle avait songé directement : il va m'embrasser ? Je fais quoi ? Et elle n'avait su répondre autre chose que : laisser faire...

« Q-Que.. ! T'es culotté ! »

Fit-elle de façon qui voulait jouer la réprimande mais en réalité, elle n'en avait pas l'air. Et pas réellement le ton, même si elle se donnait tout le courage du monde pour garder une voix la moins défaillante possible. Elle semblait plus pseudo boudeuse qu'autre chose.

« Dois-je rappeler à mon chevalier qu'il m'a repoussé à mon baiser de plus tôt.. ? »

Elle ne lui en avait pas voulu. Même plus tôt dans la journée à dire vrai, et elle ne lui en voulait pas même si on pourrait le croire avec cette tirade. D'ailleurs cela se voyait avec la suite, qui vint, le regard descendu en biais pour éviter le sien, elle tirait une moue tant drôle qu'adorable, elle voulait avoir du mordant mais au final elle était juste mignonne, raté ma grande.

« Tu poses de drôle de question au vu des limites que tu franchis... »

Jeune, un peu enfantine et naïve même, mais pas tant idiote que ça. Du moins, la demoiselle avait une logique et semblait cacher des capacités cérébrales qu'elle ne mettait pas forcément en valeur à sautiller partout. Pourtant elle l'avait bien vu. Il avait faillie l'embrasser à l'instant même, et il lui renvoyait la monnaie d'une façon tellement bien mené, il faut l'avouer, n'était-ce pas lui qui avait commencé à la prendre dans ses bras.. ? C'était bien la première fois, souvent Astéria était celle qui tournait autours de quelqu'un qui lui plaisait. Mais.. cela finissait toujours pas très bien. Son caractère, ou alors parfois la nature qu'elle cachait jusqu'à maintenant rebute toujours le peu d'expérience qu'elle a.
Mais ça, elle se gardait bien de le dire. La dernière fois, ça c'était pas bien passé, le jeune homme avait ressentit derrière son affection un dégoût pour sa race qu'elle avait voilé. Il avait eu au moins la délicatesse de le dire de façon polie.

« Et puis... C'est mon chevalier qui a commencé à me prendre dans ses bras... J'y suis toujours. »

Sa voix semblant reprendre un peu en assurance du moins, assez pour le regarder dans les yeux. Sa main effleura son menton et du bout des doigts sa joue, d'un geste inavoué qui était pourtant clair pour les plus attentif et.. connaisseur, son regard se baissa très légèrement sur son visage, elle se mordit la lèvre, en proie à des sentiments qui la taraudait. Une réponse inavoué. Astéria se demanda : était-elle déçu de l'éloignement qu'il avait fait ? En même temps non, cela signifiait qu'il n'abusait pas d'elle mais au fond.. oui. Je crois que oui. Elle était perturbé oui, il avait raison. Elle avait été charmé. Par ce chevalier bougon... Son regard remonta vers ceux de Leonnard, le silence était devenu soudainement une réponse.
Astéria
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le 26/7/2018, 23:05

Oh que oui il était culotté, et face à ses propos, Leonnard n’avait pus s’empêcher de rire de bon cœur, ne se rendant pas compte que la renarde essayait tant bien que de mal de paraître autoritaire. Apparemment, ses paroles avaient eu de l’effet. Et mine de rien, il était plutôt satisfait il fallait dire. Depuis le début, elle était la seule à avoir eu le monopole, alors il pouvait bien l’avoir à son tour non ? « Je ne vois pas de quoi tu parles, très chère princesse. » Il avait répondu d’un air joueur, presque un peu orgueilleux, mimant l’innocence d’une manière un peu caricaturale. Bien évidemment, il avait réussi à gêner encore plus la jolie laguz qui semblait éviter autant que possible son regard. Bien qu’il devinât qu’elle voulait se montrer intransigeante, elle n’avait réussi qu’à se rendre plus adorable encore, ce qui fit aussitôt de nouveau rire Leonnard qui essaya cette fois de le contenir, répondant alors à sa nouvelle remarque sans aucune gêne, presque au tac au tac. « Tu peux parler, c’est même toi qui à commencer à vrai dire. » Oui, il n’avait pas honte de le dire, même si cela pouvait souligner un nouveau malaise. Mais bon, maintenant qu’il avait retrouvé sa contenance, il n’allait pas agir comme si de rien n’était n’est-ce pas ? Et de toute façon en temps normal, il avait le caractère d’un sale gosse, ce qu’il était au fond. Toujours à faire des remarques à dire la vérité toute crue sans ménagement. C’était souvent ce trait qui rebutait les autres, qui faisait qu’il n’était pas apprécié à sa juste valeur, mais au fond, il s’en moquait bien. Bon parfois, cela était pesant, il devait bien l’avouer, mais tant qu’il était apprécié par les bonnes personnes, le reste n’avait pas d’importance. Après tout, c’était son culot qui lui avait permis de devenir un chevalier royal.

Quand Astéria reprit la parole, Leonnard resta un moment à la regarder, un peu interloqué par ses propos, avant de regarder leur position. En effet, elle était encore dans ses bras et étrangement, il n’avait pas réellement l’envie de la dégager. Il appréciait même cela tout compte fait, mais bien sûr, il ne l’avouera jamais aussi explicitement. « Effectivement, tu y es toujours… » Cette phrase avait fini par lui faire reprendre son sérieux, son sourire s’effaçant alors, pour laisser place à un regard profond envers la renarde. Oui, elle était toujours dans ses bras, toujours aussi près de lui. Et visiblement, que cela soit lui ou elle, personne ne semblait vouloir se déloger de cette situation. En temps normal, il est vrai qu’il n’aurait jamais ainsi pris une femme dans ses bras, sauf cas exceptionnel, bien évidemment. Mais là, c’était venu naturellement, il ne s’était pas vraiment retenu et surtout, malgré ses mots, il l’avait voulu. Est-ce que cela était normal ? Il ne serait le dire, il faut dire, la situation lui échappait grandement. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il sentait son cœur s’emballer, son esprit commençant à doucement s’obnubiler pour la demoiselle. Il sentait aussi cette chaleur qui engourdissait ses sens, et une certaine pulsion qui semblait frapper ses tempes. De nouveau, la demoiselle éleva sa main sur son visage, effleurant son menton et sa joue. Ce regard… Le regard qu’elle lui adressait la rendait tellement femme, tellement mature. Oui, elle était magnifique en cet instant, non pas mignonne, mais somptueuse. Comment lui résister sérieusement ? C’était comme tenter un ours avec du miel. Quelques choses à laquelle il était impossible de résister. Tout y était. Son regard, sa façon de mordiller sa lèvre inférieure et de nouveau ses jolis yeux plongés dans les siens, qui semblaient lui donnait une réponse. Comme une permission. Il n’y avait pas besoin de parole. Son visage parlait pour elle.

Pendant un instant, Leonnard resta ainsi, à la regarder avec cette envie qui grandissait en lui. Il hésitait. Et si jamais il se trompait ? Et s’il faisait une erreur ? Si au final, elle n’était pas sûre d’elle ? Pour la première fois, il semblait se questionner. Ce n’était pas le premier baiser qu’il donnait, mais s’était sûrement le premier à le déstabiliser ainsi. Avec douceur, il approcha à son tour sa main du visage de la belle, caressant délicatement sa peau. Longeant sa joue jusqu’à sa tempe, il attrapa alors l’une de ses mèches rebelles qu’il cala avec tendresse plus en arrière dans sa chevelure d’ébène. Elle était vraiment magnifique. Avec lenteur, il se rapprocha alors d’elle, enlevant peu à peu la distance qu’il avait recréer un peu plus tôt. Son visage n’était plus qu’à quelques centimètres du sien, pourtant il s’arrêta là, son regard plongeant alors dans le sien. Il devait être certains que c’était bien ce qu’elle voulait, avant de continuer. « Tu es sûre de toi ?» Il avait soufflé ses mots dans un murmure, attendant un signe, une réaction de sa personne. Un signe de tête lui suffisait, elle n’avait pas besoin de parler. Après tout, il voulait être sûr que c’était bien ce qu’elle voulait, ce qu’elle désirait. Et pour le coup, il voulait qu’elle prenne le temps de réfléchir, de bien peser son ressentiment.
Leonnard
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le 27/7/2018, 11:01

Si on lui avait dit, Leonnard, tu sais le chevalier qui t’as donné une leçon improvisée d’équitation ? Tu auras envie de l’embrasser. Et il semblerait que cela soit réciproque. Elle aurait ri. Qu’elle bonne blague. Jamais cela ne se passerait ainsi, qui plus est, Leonnard avait certainement mieux à faire que de se traîner une sauvageonne comme elle dans les pattes. N’est-ce pas..? Pauvre de lui, il avait été obligé de le faire, passant alors pour quelques choses qu’ils n’étaient pas. Masquant la supercherie avec des affections voilés. Mais, peut-être qu’Astéria y avait pris un certain goût sans même se rendre compte. Pourtant ce n’était pas trop son genre. Enfin, elle n’était pas si regardante que ça sur ce qui l’attirait ou pas, généralement, elle ressentait tous simplement, sauf qu’elle ne maîtrise absolument pas ce ressenti. Et c’est ce qui s’était produit.

Dans le creux de ses bras, sans qu’il n’y a pourtant pas le moindre témoins autours d’eux, ils ne cessaient de se chercher. Elle aurait trouvé ça habituellement stupide, mais ça change la donne quand on est la personne au centre de l’affaire. Si elle essayait tant bien que mal de garder la tête un minimum haute, c’était raté, il ne cessait de rire, de quoi la faire afficher une moue qui trahissait alors la défaite qu’elle venait de subir. Astéria avait essayé de répondre avec autant de piquant que d’habitude, mais il faut l’avouer, Leonnard était très fort à ce jeu des répliques, et si elle arrivait à lui tenir tête et même parfois l’emporter, ce n’était pas le cas actuellement. Elle était juste.. Résignée. Et ridicule. C’est peut-être parce qu’elle était dans cet état d’esprit qu’elle avait alors laissé alors cette attitude qui était une invitation à se damner contre elle, à saisir ses lèvres qu’elle avait tortillé légèrement sous le coup du stress et de la honte. Elle n’avait su avoir du répondant, mais son corps s’exprimait pour elle, et ça, il l’avait bien compris.

Son cœur s’emballa alors légèrement quand elle sentit sa main lui effleurer avec tendresse le visage et les cheveux, retrouvant alors la place qu’elle avait occupée plus tôt contre lui. Son souffle caressait les lèvres de Leonnard qui était alors arrêté à quelques centimètres d’elle, semblant hésitant. Ce qui il faut l’avouer... La fit rougir. La question la fit rougir. Tant pour cette attention... Astéria le sait, des hommes ne se gênent pas pour se servir au gré de leurs envies sans prêter d’attention à la personne en face d’eux. Et puis... Elle réalisa qu’elle était face à une décision qu’il lui donnait. Le souhaitait-elle ? En était-elle sûre ? Non. Bien sûr que non. Elle n’est sûre de rien, la Kitsune maîtrise une panelle d’émotion et de ressenti, mais pas sur ce plan, c’était toujours un peu la catastrophe, et la roue libre. Bêtement, elle restait là, à lui souffler dessus, avec son air gêné qui avait pourtant certainement une pointe de sensualité tant l’émotion la prenait à la gorge. Là tout de suite, elle ne se voyait pas ouvrir la bouche pour répondre de vive voix, elle était coincée au fond de sa gorge. Alors d’un mouvement lent, elle attrapa la main, de Leonnard, et fit descendre cette dernière sur le haut de sa cage thoracique dévoilée. Juste au-dessus de sa poitrine naissante. Malgré la tentions présente entre les deux jeunes gens, il n’y avait là aucune perversité dans ce geste, puisqu’il s’agit là d’un endroit où les battements de cœurs de la jeune femme étaient perceptibles. Si elle n’était pas à même de mettre des mots sur les choses, son corps saurait être plus franc qu’elle. Il battait à vive allure, autant que la chaleur irradiant de sa personne la rendait dans cet état de perplexité aggravé. Sa main laissa la sienne, pour glisser sur son épaule, et atteindre en un glissement sa nuque avec délicatesse.

La lèvres sèches à souffler ainsi contre lui et à sentir le sien en retour, elle les humidifia de façon discrète mais hélas perceptible. S’en était ridicule. Son cœur rata un battement. Il était devenu presque stupide de dire qu’ils ne s’embrassaient pas alors que les centimètres s’étaient transformés en millimètres, comme si elle n’osait le faire elle-même mais avait avancé malgré elle. Sa gorge trouva le moyen de souffler.

« Et toi Leon ? »

Un murmure soufflé contre ses lèvres. Elle effleurait du bout des doigts les cheveux débordant sur sa nuque. Elle n’avait jamais vraiment fait attention avant tout ça. Qu’il était.. Plutôt... Séduisant.
Astéria
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le 27/7/2018, 14:01

Comment en était-il arrivé là ? À cette situation ? Il avait beau se refaire le fil de la journée, il n’arrivait à comprendre. Certes, il y avait eu ce petit rapprochement entre eux, cette petite étincelle qui avait doucement fait naître une petite attirance, mais… De là à ressentir ce qu’il ressentait, c’était étrange, terriblement étrange. Et pourtant, c’était bel et bien réel. Il était bien là, son visage à quelques centimètres du sien, leur souffle se mélangeant, attendant une approbation de sa part. Une décision qui lui permettrait ou non d’aller plus loin. Ça aussi, c’était étrange, car en temps normal Leonnard était tellement désabusé par la gente féminine qu’il agissait plus comme un rustre que comme un parfait gentleman. Il faut dire, les femmes qui avaient jadis tournée autour de lui, étaient sans intérêt et n’avait pas cachée cette envie d’aller plus loin avec lui. Mais avec Astéria… Il n’avait pas envie d’agir ainsi. Pas en odieux connard qui se moque des états d’âme de sa partenaire. Non, il voulait être patient, la respecter. C’est pour cela qu’il voulait son consentement, qu’il voulait qu’elle soit sûre que c’était bien ce qu’elle désirait. Car au fond, même lui n’était pas sûr de ce qu’il faisait. Mais il savait une chose. Il brûlait d’envie de l’embrasser, sans savoir pourquoi. Ou du moins, il le savait, mais ne voulait pas se l’avouer. C’était compliqué comme sentiment.

Attendant patiemment, ses yeux dévorants les siens, le chevalier ne pouvait s’empêcher de trouver la demoiselle terriblement aguicheuse dans cet état. Ses yeux hésitants, son air terriblement candide, ses épaules nues, ses cheveux longs et indomptable. Plus il la regardait, plus il éprouvait cette irrépressible envie de l’avoir rien que pour lui. De désirer que le temps s’arrêter pour la regarder indéfiniment, sans se lasser. Soudain, la renarde se mit en mouvement avec lenteur, attrapant la main du chevalier qui semblait suivre ce mouvement du coin de l’œil. Avec étonnement, il constata que la renarde posait celle-ci sur le haut de son buste, non loin de la naissance de sa poitrine. Beaucoup aurait pu trouver le geste obscène, le comprendre de travers et en temps normal, sûrement qu’il l’aurait compris ainsi, s’il n’était pas face à Astéria. Il savait que par ce geste, il n’y avait aucun sous-entendu et que tout ce qu’elle voulait, c’était lui répondre non pas avec des mots, mais avec des gestes et des ressentis. Et justement, sous la paume de sa main, il pouvait sentir les battements forts du cœur de la jolie laguz. Il battait vite, mais surtout fort, un peu comme le sien en ce moment même. Comment pouvait-il résister face à ce message ? Il était clair que ce battement, était une invitation à continuer, à franchir le pas. Mais il n’y avait pas que son cœur, qui semblait réclamer. La main de la kitsune s’était alors enlevée de la sienne pour venir sur son épaule, longeant celle-ci dans un glissement pour venir se lover contre sa nuque, avec une délicatesse désarmante. Là c’était clair et net, il était en train de fondre pour cette femme.

Les centimètres n’étaient plus que des millimètres, aussi étonnant que cela l’était, Astéria s’était rapprochée de lui, soufflant des paroles qui lui firent rater quelques bonds, tant son murmure avant quelques choses d’électrisant. « Devine… » Il voulait rester joueur, la titiller légèrement, mais sa voix n’avait pas vraiment suivi son esprit. Non, sans le vouloir, il s’était fait charmeur, son ton devenant plus suave qu’il ne l’aurait cru. Et comme guidé par un esprit de séducteur, il s’approcha à nouveau, laissant ses lèvres effleurer celle de la voleuse pendant quelques secondes. Il se faisait clairement désirer, et sans vraiment de gêne, il voulait encore plus attiser cette flamme ardente qui brûlait en eux. Il voulait l’impatienter, qu’elle réclame de ses lèvres les siennes. Enlevant sa main du buste de la demoiselle pour mieux se loger dans ses beaux cheveux, il mit enfin fin à cette interminable attente, scellant avec tendresse leur lèvre désireuse. Ses lèvres semblaient douces, agréablement pulpeuse et plus ils les sentaient contre les siennes, plus il avait cette envie irrésistible d’accentuer ce baiser. Le rendre moins chaste, moins innocent. Mais il préféra se retenir. Préférant encore une fois, respecter les désirs de la laguz. Alors, au bout de quelques minutes, il se retira avec douceur, son souffle se déposant sur le visage de la belle. Ses yeux châtains s’ouvrirent alors, lui lançant un regard indescriptible qui témoignait de son envie brûlante pour la jeune femme. Il avait à nouveau, envie d’attraper ses lèvres, de lui témoigner cette affection qu’il ressentait à son égard. Mais préférant taire ses pulsions, il commença à lentement s’éloigner. Il ne pouvait lui imposer cela.
Leonnard
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le 27/7/2018, 15:43

Qu’est-ce qui clochait chez elle ? Il y avait forcément quelque chose qui n’allait pas. Ou peut-être pas. Pourquoi vouloir chercher des explications partout et chercher à se justifier à tout va ? Astéria n’avait pas à le faire, quand bien même elle était en train de se perdre dans les bras de Leonnard. Elle le regardait, et plus elle le faisait, plus elle lui trouvait des qualités indéniables. Il avait été gentil et attentif avec elle depuis le début, et l’avait aidé à de nombreuses reprises. Sans compter qu’il avait agi volontairement plusieurs fois pour lui sauver la mise et ce de façon totalement délibérer, rien ne l’y obligeait, il n’y avait aucune promesse, aucun serment à prendre en compte. Mais il l’avait fait. Passant le reste de sa journée avec la demoiselle et lui assurant alors le bon plaisir de profiter de sa journée en Istus. Elle n’était pas prête d’y remettre les pieds, c’est dangereux, et même si elle était le genre de demoiselle un peu tête brûler et à ne pas écouter ce qu’on lui dit de faire par pur esprit de contradiction, ou un gout pour l’aventure, que sais-je moi... Elle le savait, c’était dangereux. N’importe qui pourrait alors la remarquer et la dénoncer. Et même si elle avait parfaitement confiance en la parole du jeune chevalier qui avait promis de la protéger -ce qui était en soit absolument adorable en plus d’avoir un brin de romantisme comme elle adorait le lire dans les histoires-, il ne pourrait assurément se battre contre les lois de son pays. Et si l’on venait mettre la demoiselle sous les verrous, elle risquerait de lui apporter des ennuis également. Non. Il ne le méritait pas, il était quelqu’un de bien. Avoir son caractère ne signifie pas être quelqu’un de mauvais, elle en avait toujours été persuadé de toute façon.

Alors est-ce qu’elle le voulait ce baiser ? Bien sûr que oui. En était-elle sûre ? C’est une autre affaire. La renarde est toujours un peu maladroite dans ce domaine, et il suffit de ne pas être très compréhensif pour pouvoir alors abuser d’elle ou alors la rejeter. Mais il n’était pas ainsi, il avait attendu l’autorisation silencieuse de la demoiselle pour faire ce qu’elle n’aurait jamais imaginé...

Enfin. C’est non sans avoir cherché la jeune femme qui, déjà perdue depuis bien longtemps ne s’arrangeait pas avec le jeune noble aux manières taquines. Il faut l’avouer, sa réponse soufflée au plus près et l’effleurement répété durant plusieurs secondes étaient devenu insoutenable. Si on l’avait forcé à répondre de vive voix à la question de Leonnard, elle aurait répondu je ne sais pas, mais maintenant, elle aurait répondu oui. Elle le voulait.

Et comme pour ne pas continuer plus longtemps cette délicieuse torture qui lui offrait le contact tant désiré eu lieu, provoquant un courant électrique dans le dos de la demoiselle, alors qu’elle fermait les yeux devant la douceur et la chaleur qui en irradiait. Elle n’avait plus froid, elle avait presque chaud même. Alors qu’elle peinait à savoir quoi faire de l’air qu’elle retenait dans ses poumons, avant de l’expulser maladroitement par le nez. C’était... Je crois. Non c’est sûr. C’était agréable. Un torrent de sentiment descendit dans sa poitrine, malmenant son pauvre cœur, avant de redescendre le long de son buste maintenant collée contre le torse du jeune homme jusque dans son ventre pour y tournoyer. Quand le contact se rompit, la laguz ne semblait pas être revenu de l’endroit où elle était. Son regard embrumé croisa alors celui du blond, ce qui lui fit serrer le cœur malgré elle. Quel était.. Ce regard..?

Le souffle court, pourtant aucun effort n’avait été fait. D’un murmure à peine perceptible, et un peu hâtif, elle avait soufflé au plus bas. Ce n’était même pas une voix qu’on entendait, juste un souffle qui signifiait quelque chose.

«J'ai deviné..»  

Une réaction vague à l’instant même où il l’avait cherché. À l’instant même où il avait repoussé l’instant qu’elle s’était mise à désirer.
Que devinait-elle ? Ce regard qu’il lui offrait ?

Les joues empourprées d'une timidité qu'on ne peut lui retirer, c'est comme si elle était restée sous l’effet de cet échange entre leurs lèvres, elle avait redressé la tête pour réduire d’elle-même cet espace léger qui s’était naturellement refait entre eux. Un pincement sur sa lèvre inférieur, osé, avant de retourner goutter à cette chaleur. La main de sa nuque remontée alors dans la chevelure couleur blé et en bataille du jeune homme, l’autre avait gardé sa place à la base de son cou, effleurant ce dernier du bout du pouce d’un geste tendre et léger.
Le baiser du chevalier est différent de celui de la princesse, c’est sûr...
Astéria
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le 28/7/2018, 21:30

Toute bonne chose avait une fin et s’était presque à regret que le jeune homme avait mis fin à celle-ci, s’éloignant doucement, tout en affichant un regard indescriptible à la jolie laguz. Très sincèrement, il n’aurait pus mettre un mot sur ce qu’il ressentait actuellement, sur ce qui lui embrumait l’esprit. Tout ce qu’il savait, c’est que ce baiser n’avait fait qu’accentuer son désir envers la belle brune. Il désirait posséder à nouveau ses lèvres, caresser ses longs cheveux ébènes, la sentir au plus près de lui encore et encore. C’était vraiment bizarre. Il n’avait jamais ressenti cela de façon aussi forte. Il ne la connaissait pas aussi bien que ses proches, mais il avait comme cette impression qu’il la connaissait depuis toujours. Non très franchement, c’était déconcertant, mais ça ne l’empêcha pas de continuer à la regarder ainsi, sans ajouter de mot, ni de parole. Elle avait deviné hein ? Est-ce qu’elle parlait de sa précédente question, ou de toute autre chose ? Au fond il se moquait de ce que ses mots concernaient. Si elle avait deviné, c’était le principale non ? Remarquant que la jeune femme s’était redressée pour s’approcher à nouveau de lui, Leonnard se laissa faire, accueillant docilement son approche. L’espace s’était de nouveau fait inexistant et comme une vile tentatrice, Astéria lui pinça alors légèrement sa lèvre inférieure avant de goûter à nouveau à la chaleur de ses lèvres. C’est qu’elle était électrisante cette jolie brune, et plus leur lèvre semblaient se liées, plus les mains de sa partenaire semblait se balader contre sa chevelure, contre son cou. Le faisait parfois légèrement frissonner. Comme quoi, elle n’était pas si innocente que cela tout compte fait. Elle le restait à sa manière, mais sa façon de le toucher était vraiment vile.

Enivrée par cet échange, les mains de Leonnard en profitèrent pour se poser sur les épaules de la renarde. Si l’une était restée fixe, l’autre longeait avec lenteur la courbe de ses épaules, effleurant sa peau, remontant son cou, pour venir se plaquer contre sa joue. L’autre fit le même chemin, sauf qu’elle s’attarda quelques secondes contre sa nuque, avant de rejoindre son autre joue. Décollant ses lèvres, il laissa son souffle se reprendre ainsi que le sien, avant d’effectuer une légèrement pression de ses mains sur le visage d’Astéria, l’obligeant à se rapprocher de sa personne. S’il devait être sincère, il avait très envie de lui offrir plus, mais... Est-ce que cela était raisonnable ? N’allait-elle pas se sentir brusquer ? Et surtout, est-ce qu’il se ne posait pas trop de questions ? Bien sûr que si, et même beaucoup trop. Après tout, pourquoi ne pas profiter de l’instant présent ? Laissant sa main s’égarer à nouveau contre la nuque de la renarde, il caressa alors cette chevelure qu’il avait coiffée un peu plus tôt. Des mèches ondulaient entre ses doigts et comme pour rendre l’instant plus agréable encore, il laissa son autre main, dévaler sa peau découverte jusqu’à la pointe de son épaule. Découvrant ainsi la douceur de cette peau laiteuse plus en détail. Respectueux, il continua sa route le long de son bras, évitant alors avec précaution son buste. Puis, il se glissa contre sa taille, enlaçant sa belle pour la coller encore plus contre lui, afin de mieux sentir ses formes, sa présence. Puis sans prévenir, son autre main vint rejoindre sa consœur, et à la force de ses bras, il souleva alors la demoiselle, la positionnant un peu au-dessus de lui pour une meilleure prise. Une meilleure position. De nouveau, il lui offrit un regard troublant, puis, comme pour taire toute surprise, il l’embrassa à nouveau, comme charmé par ses lèvres qui ne cessaient de le réclamer, sa main se collant alors contre sa nuque pour y appliquer une pression. Sauf que cette fois-ci, possédé par cette envie d’en vouloir plus, Il offrit à sa belle un baiser moins chaste, plus langoureux. Sa langue rencontrant alors la sienne sans retenus, et même sans gêne. Il avait cédé à la tentation, offrant une passion nouvelle à la jolie laguz. Il avait arrêté de réfléchir, peut-être à tort qui sait. Dans tous les cas, si jamais cela lui déplaisait, il pourrait toujours arrêter, mais dans l’instant présent, il voulait juste la posséder. Juste le temps d’un long baiser sulfureux.
Leonnard
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le 29/7/2018, 02:57

La jeune laguz s'était actuellement perdu. Son esprit avait dérivé, alors qu'elle avait ses lèvres irrémédiablement attirés vers celle du chevalier. Si Astéria aurai pu offrir un baiser -chaste mais un baiser tout de même- par curiosité ou même par envie de jouer son rôle de princesse qu'il lui avait alors offert, il n'en était plus rien. L'attention qu'elle lui portait s'était mué en quelque chose de plus fort, plus tendancieux, pour finalement éprouver une certaine envie alors qu'ils se tournaient autours toujours plus proche. Pour finalement avoir droit à un désir réel. À l'instant où il lui offrit ce baiser, le désir d'Astéria avait été allumé, donnant naissance à une braise qui la poussait alors à retourner chercher ce qu'il avait commencé. Un baiser, puis un deuxième baiser, plus long encore plus poussé mais sans exagéré. Alors qu'elle glissait ses mains sur son cou et ses cheveux. Lui n'était pas en reste, puisque ses mains trouvèrent alors une place sur ses épaules qu'il caressait avec une tendresse à lui faire se hérisser les cheveux et les oreilles, avant d'atteindre sa joue déjà enflammée par ce mélange de gêne et de désir subtilement mélangés. Le corps encore plus proche que jamais, les amants ne cessaient de se rapprocher l'un de l'autre. Le soufflant manquant, il rompit une nouvelle fois ce contact entre leur lèvre, lui offrant alors un regard qui gênait la pauvre demoiselle. Mais ça, elle l'était déjà depuis un moment, je crois que ça ne change plus grand chose.

Si elle arrivait à le soutenir sans ciller, c'est certainement parce qu'elle était sous l'effet de quelque chose, englobant alors son cerveau et même l'intégralité de son corps dans un espace qui lui semblait sur le coup terriblement agréable. Astéria avait déjà apprécié bien des choses dans sa vie. Et même apprécié être en la compagnie de personne, mais elle n'était pas certaine d'avoir eu ses sens à ce points altérés. Pourtant, la renarde est du genre a avoir les sens aiguisés, c'est un peu une fierté chez les gens de son espèces, mais là, elle n'entendait plus rien. Elle ne voyait plus rien mis à part Leonnard, son visage et ses yeux d'un brun presque sanguin, de cet éclat qu'il lui offrait volontairement ou non, elle l'ignorait. De cette sensation lorsque ses mains glissèrent avec délicatesse mais non moins d'assurance dans ses cheveux, le long de ses épaules à nouveau pour rejoindre sa taille, et ce par deux fois. Le souffle d'Astéria alternait entre la coupure et le souffle plus fort, comme si elle ignorait comment s'y prendre. À moins que ça ne soit là une réaction au frisson qui l'a parcouru en cet instant. Ses mains à elles, l'une avait rejoint sa joue, pour l'effleurer avec une légèreté presque timide, tandis que l'autre semblaient toujours fermement ancré dans sa chevelure. Un bruit sortie du fond de sa gorge, sa voix, surprise lorsqu'elle fût soulevé, même légèrement, pour se retrouver alors légèrement plus haute que le jeune blond. Si son regard à elle exprimait une surprise autant qu'un questionnement passager, le regard langoureux de Leonnard eu raison de sa voix qui resta sur le fond de sa gorge. De toute façon, elle ne pouvait parlé, il avait entreprit de l'embrasser à nouveau. Pour la troisième fois.

Mais cette fois-ci, c'était différent, quand leurs lèvres se touchèrent, et que la chaleur revint s'infiltrer en elle, le chevalier changea la donne, s'invitant en elle pour lui offrir un baiser plus langoureux. À l'approche de cette langue, la demoiselle avait d'instinct suivie le mouvement de sa bouche et de ce fait laisser ce dernier s'y inviter. Il faut l'avouer, elle n'en menait pas large. Du genre fier d'elle, Astéria eu un moment de surprise étouffé par la sensation qui l'avait à cet instant envahit. Si mouvement de surprise il y avait eu, cela ne lui avait que permis de reprendre le peu d'air qu'elle avait perdu pour pouvoir recoller ses lèvres immédiatement aux siennes avec force. Comme à la danse plus tôt, c'est lui qui la mène. Une toute autre danse, plus sensuelle dans un sens. Lui offrant alors des effleurement renouvelées. Ses doigts se serrèrent alors à l'arrière de sa tête, avant de légèrement glisser le long de sa nuque jusqu'à effleurer alors du bout de ses ongles le haut de son dos d'une caresse tendre, emporté dans ce flot qu'il lui offrait.

Astéria n'avait plus la moindre capacité de réflexion en cet instant, elle était en réalité juste scotchée à se lèvres, et en train de profiter de ce qu'elles lui offraient. Ce serait tellement ingrat de dire que ce n'est pas agréable aussi...
Comme du laisser aller, le corps d'Astéria s'affaissa quelque peu contre celui de son partenaire. Sa queue, jusqu'alors dissimulée sous sa longue robe ondulait, dépassant légèrement pour effleurer alors dans son mouvement la jambes de Leonnard, celle sur laquelle la demoiselle avait dû finalement presque s'asseoir si elle n'était pas encore légèrement surélevé. Cette queue qui en dérangeait plus d'un, pouvant certainement se dire qu'il s'agit là de la queue d'un animal, alors.. qu'est donc Astéria ?
Elle a pourtant le corps d'une femme, ses formes généreuses étant actuellement collés contre son torse. Et ses hanches entre ses mains.

Lorsque le souffle se fit manquant, la demoiselle ne s'éloigna pas, à dire vrai, ses canines légèrement proéminentes s'accrochaient à ses lèvres d'une morsure qui n'était en rien douloureuse. Le souffle court après ce baiser qui avait duré... Combien de temps d'ailleurs ? C'est dans cette situation tant aguicheuse malgré elle et adorable que ses doigts retrouvèrent alors cette place sur sa joue, tandis que son regard brillant lui offrait pour spectacle cette affection et ressentit qu'elle éprouvait. Comme si au fond elle se demandait : pourquoi ? ...J'aime quand tu m'embrasses...
Astéria
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le 6/8/2018, 23:08

Il n’avait pus lui résister plus longtemps, ni se retenir plus que nécessaire. Il la voulait, c’était un fait, il voulait enivrer son esprit comme tous ses sens. Une possession en bon et due forme, après tout, c’était bien ce qu’elle faisait elle aussi non ? Elle n’avait pas refusé son baiser au contraire même. Elle y avait répondu avec cette même fougue, cette même envie, qui l’habitait à présent. En cet instant, leur sentiment semblait partagé tout comme cette folle passion qui les consumaient. Il avait aucune gêne à caresser la langue de cette amante, à lui offrir un ballet de sensation aussi envoutante qu’entêtante. Sa main était toujours plaquée contre la nuque de la laguz, son autre main longeant de plus en plus la taille de celle-ci pour mieux la maintenir contre lui. Il sentait les mains de sa partenaire glisser contre sa peau, ses ongles rencontrer le haut de son dos dans une caresse qui lui donnait de doux frisson exaltant. Ses autres doigts semblaient se serrer contre plus contre le haut de sa nuque donnant à ce baiser une passion intenable, un sentiment de bien-être qui ne cessait de s’intensifier à chaque caresser, à chaque geste. Cela était dur de ne pas céder encore plus à la tentation, de ne pas aller au-delà, là où la raison n’était plus existante. Mais il garda pieds. Préférant juste profiter de ce doux échange sulfureux. Quand il sentit le corps de sa belle s’affaisser légèrement, Leonnard en profita pour glisser sa main dans le creux du dos de la demoiselle, caressant doucement celui-ci du bout des doigts. Contre sa jambe, il pouvait sentir des mouvements, dû sûrement à la queue animale de son amante, mais en ce moment même, il se moquait bien de ses attributs qui la différenciaient des humains. À ses yeux, elle était Astéria et juste Astéria. Elle pouvait être humaine, elle pouvait être laguz, qu’il s’en moquait éperdument. Au fond et depuis sa rencontre, il ne s’en était jamais offusqué de connaître ses origines. Il l’acceptait comme elle était, avec ses défauts, comme ses qualités. C’était ça, qui l’attirait. Sa personnalité, son répondant, sa façon d’être. Le reste, n’avait aucune importante, tant qu’elle était elle-même.

Face à ce constat, ses mains reprirent leur place sur les hanches de sa belle, et doucement, il voulait rompre le baiser qu’il avait entrepris, de façon à leur laisser de l’air, mais la demoiselle, ne l’entendait pas de cet avis apparemment. Visiblement accroc à lui, elle s’était accrochée à ses lèvres en mordant légèrement celle-ci. Ce qui avait un petit côté très aguicheur il fallait bien l’avouer. N’ayant pus retenir un sourire amusé, le chevalier se laissa alors faire, jusqu’à être libéré de l’emprise de sa vile amante. Comment était-il censé lui résister au juste si elle se montrait si entreprenante ? C’était un peu de la triche de jouer ainsi avec lui. Sentant le souffle de la renarde, il reprit sa respiration à son tour, ouvrant doucement ses yeux quand il sentit à nouveau les doigts de la laguz contre sa joue. Elle était tellement belle, tellement adorable en cet instant. Son regard brillant, sa posture… Face à une telle beauté, Leonnard n’avait pus s’empêcher de mordiller un peu sa lèvre inférieure, se sentant un peu con sur le coup : Merde je craque vraiment pour elle… C’était là son constat et sans détourner son regard, il garda ses yeux dans les siens, dévorant la moindre expression qu’elle pouvait lui offrir. Non, il ne devait pas succomber. Il allait vraiment finir par plus se contrôler s’il continuait et cela… Il ne pouvait pas se le permettre. Il ne pouvait le faire. Doucement, sa main quitta la hanche de son amante pour venir se poser avec douceur contre sa joue, caressant doucement celle-ci du dos de son index. Résiste, tu dois résister. Soudain, un soupir s’échappa des lèvres du chevalier est sans prévenir, il attrapa la jeune femme dans ses bras plus fortement, s’allongeant alors sur le dos avec elle contre son torse. Il resta ainsi, silencieux, son bras retenant la jolie laguz, tandis que l’autre caressait avec douceur sa longue chevelure. « Y a que toi pour me faire, faire ce genre de chose… » Sa voix était posée soulignant juste un constat qu’une remarque cinglante. Et tout en ponctuant ses mains, il avait doucement resserré son étreinte, tout en prenant soin de ne pas trop serrer la renarde pour ne pas l’étouffer. « Visiblement tu ne fais pas que me faire tourner en bourrique… » Cette fois, un sourire amusé étira ses lèvres et doucement, il avait relevé le menton de sa belle pour l’obliger à le regarder. Se relevant légèrement, il lui apposa un doux baiser sur le front avant de reprendre sa position, son autre main jouant avec ses longues mèches de cheveux ébène qu’il s’amusait à tortiller entre ses doigts.
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le 7/8/2018, 17:46

C'était... grisant. Enivrant. Tout ce que vous voulez, Astéria avait perdu en cet instant bien des notions. Leonnard les lui avait alors retiré, et ce par le pouvoir des ses lèvres contre les siennes. De sa langue contre la sienne. Dérivant dans un baise où elle n'était plus à même de savoir en réalité où elle se trouvait. Elle l'avait presque oublié. Elle en avait presque oublié comment elle était arrivé Cerulis également, cette histoire de fête, de Déesse farceuse, de cette mésaventure chez le jeune homme. Pour finalement profiter de la journée ensemble en toute innocence. Où est-ce que cela avait basculé ? A quel moment la sympathique déjà qu'elle éprouvait pour lui s'était alors transformé en quelque chose d'autre ? A quel moment lui-même avait-il éprouvé éventuellement le désir de l'embrasser ? Ce n'est qu'une fois ses lèvres lâchées et le souffle retrouvée qu'elle eu toutes ses questions qui lui montèrent à la tête. Le rouge lui monta à nouveau au joues, la gêne bien sûr, mêlée à la chaleur qu'elle avait éprouvé durant cet échange qui n'avait rien de totalement anodin. Du moins, pour elle. Ce n'est pas grand chose, mais elle n'est pas du genre à se laisser embrasser comme ça. Oui comme ça, de cette façon. L'avait-on déjà embrassé avec tant de passion ? Elle ne le savait pas, mais elle répondrait volontiers que non.

Pourtant elle n'avait pas détourné le regard, pour planter alors ses yeux dans les siens, le souffle court. Il avait encore une fois sourit.
Ne bougeant pas d'un cils sous ses tendres caresses sur ses hanches aussi légères que discrète qu'agréables. Devant ce regard qu'il lui lançait, se demandant presque si elle pourrait le soutenir d'avantage tellement il lui semblait expressif. Ses yeux descendirent alors un bref instant sur la bouche du jeune homme, pour se mettre à rougir d'avantage, repensant alors à ce qu'il s'était produit à trois reprises. Elle avait aimé.
Ses yeux retrouvèrent les siens à l'approche de sa joue, pour se laisser guider, comme si elle avait de toute façon parfaitement confiance en lui, et c'était le cas, pour trouver une place confortable contre le torse musclé du jeune homme, soulignant alors un certain dépit mais une affirmation dans ce qu'elle lui faisait faire. Astéria rougit. La tête posée contre son épaule, elle prenait conscience de la situation et de ce qu'il lui disait. C'était... Compliment ? Du moins, elle le prenait de cette façon. Puisqu'elle n'avait pas eu l'audace de lui poser la bête question « quoi donc ? ». Elle pensait avoir comprit. Simplement en repensant à ses paroles de tout à l'heure, quand il affirmait que les élans d'affections n'étaient pas faites pour lui.

Fermant les yeux au tendre baiser qui lui était offert sur le front, elle avait encore remarqué, il avait encore sourit. Il y avait une pointe d'amusement certes, mais pas que. C'est peut-être pour cela qu'elle avait alors gardé la tête haute par rapport à lui, pour le regarder alors timidement de son air gênée mais non moins adorable. Son regard se perdit un instant sur le haut de son torse, ses mains posées dessus effleurant alors timidement ce dernier à travers le tissus, comme si les simples gestes qu'il entreprenait dans ses cheveux suffisait à la détendre.

« Et qu'est-ce que je fais alors.. ? »

Demanda-t-elle l'air un peu timide, mais visiblement, curieuse. Comme si elle attendait réellement une réponse. Cependant, sans lui laisser le temps de le faire dans la foulée, la demoiselle s'était approchées. Ses mains avaient alors entouré son visage de chaque côté pour s'appuyer et sonder alors son regard du sien. Ses pouces apposés alors de chaque côté sur ses joues. Une mèche de cheveux blonde fût repoussée.

« Leon. »

Murmura-t-elle pour l'interpeller, même si cela n'était probablement pas nécessaire, elle donnait l'impression qu'elle allait l'embrasser à nouveau, même si la distance entre les deux était légèrement plus décente qu'une minute plus tôt. Pourtant, elle se contenta de souffler sur ses lèvres, une affirmation. Même si elle avait l'air timide, elle semblait sûre d'elle et tenait à le faire comprendre avec sa voix.

« T'as encore sourit. »

Il était du genre bougon. Même s'il n'était pas malheureux, il ne souriait pas souvent, elle l'avait remarqué, et n'y avait jamais prêté plus que cela attention, c'était dans son caractère et cela ne signifiait pas forcément qu'il n'était pas bien. Mais depuis tout à l'heure, il le faisait. D'ailleurs, elle lui avait sourit avec innocence et surtout tendresse, reposant alors sa tête dans le creux de son cou pour y souffler doucement, et profiter de l'instant. Elle était bien ainsi.

Une de ses mains s'accrochait à son épaule à côté de sa tête, l'autre était alors perdu sur ton torse au niveau de son cœur, s'attardant alors de façon légère à cet endroit, suivant les mouvements de respiration de ce dernier.

« Tu disais que les princesses sont un peu nulles. Mais. Je peux quand même être encore un peu ta princesse ? »

Il était bon de noter qu'elle avait bien dit ta princesse, et non pas une princesse. Reste à savoir comment pourrait-il le prendre. En tout cas, son propre cœur se mit à battre à tout allure bêtement à sa demande. Pourquoi ? N'ayant sur le coup pas assumé sa demande, elle avait caché son visage dans son cou, y enfouissant son nez, pour y laisser un baiser aussi discret que tendre avant de reculer suffisamment la tête pour qu'elle puisse le regarder -et inversement également s'il tournait la tête-. Lui qui disait ne pas aimer les marques d'affections, elle était littéralement vautrée sur lui, usant alors de son épaule comme repose tête, et ayant ses bras pour couverture.
Astéria
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le 9/8/2018, 17:52

Il était bien ainsi, la jeune femme contre lui, ses doigts caressant avec tendresse ses cheveux. Son regard fixant le ciel étoilé, son corps ressentant la chaleur de celui de la demoiselle, mais aussi ses mains qui semblaient se poser timidement sur son torse. Il s’était exprimé avec amusement sur son ressentis, laissant sous-entendre que la renarde ne faisait pas que de le tourner en bourrique. Elle lui tournait littéralement la tête. Une sensation qu’il n’avait jamais réellement ressentie aussi intensément. Il n’avait qu’une envie, la garder auprès de lui, c’était pour cela qu’il la tenait ainsi dans ses bras, de façon à profiter encore de sa présence, de son parfum, de sa chaleur aussi agréable que subjuguant. Alors que ses yeux commençaient à se fermer pour doucement pour se laisser envahir par ce moment, la voix de sa chère princesse l’obligea alors à reprendre ses esprits, ses yeux s’ouvrant alors pour découvrir une demoiselle entreprenante qui semblait vouloir se rapprocher de sa personne. Ses mains encadrants son visage, le chevalier laissa son regard sanguin se perdre dans les yeux d’or de cette adorable diablesse. Doucement, ses mains se détachèrent du corps de sa belle, pour doucement se poser contre les mains de celle-ci, comme pour garder ce doux contact. Quand elle murmura son prénom, il pencha légèrement la tête d’un air intrigué. Elle semblait vouloir l’embrasser, mais elle n’en fit rien, préférant plus le tenter avec son air candide. Bien qu’elle semblât timide, ses yeux dégageaient une certaine confiance, une confiance qu’elle exprima alors avec un doux sourire innocent. Il souriait encore. Pendant un bref instant, Leonnard arqua un sourcil, ne comprenant pas vraiment où elle voulait en venir sur le coup, mais après réflexion, il comprit enfin. Il était vrai qu’il n’était pas vraiment du genre souriant, mais plus du genre à faire la tête pour un oui ou pour un non. Il était parfois peu expressif, affichant plus un air nonchalant qu’un air vivace et plein de vie. Il semblait toujours boudeur, du genre à ne rien apprécier ce qui était faux par moment. Ce qui était son caractère, ce qui était sa façon d’être. Beaucoup, lui reprochait d’être ce qu’il était, n’appréciait pas d’être en compagnie d’un tel bougon. Mais ce soir, il était vrai… Il était plus souriant que la normal, plus… Vivant même. Était-ce Astéria qui lui faisait un tel effet ? « Je peux arrêter si cela te gêne. » Il avait dit cela d’un ton léger, montrant qu’il n’était pas réellement sérieux, et au fond, il connaissait déjà la réponse de la demoiselle. « Toi en tout cas, tu rougis encore. »

De son air malicieux, il avait annoncé cela sans aucune honte, ni gêne, et pour tout avouer, il l’avait légèrement fait exprès, juste pour déstabiliser la belle brune. Sans se mentir, il l’aimait la voir aussi timide et candide, et ce petit air perturbé lui rajoutait un charme indéniable. Sentant la tête de son amante dans son cou, Leonnard en profita pour légèrement pencher sa tête de façon à pouvoir la toucher avec la sienne. Il en oubliait presque qu’ils étaient encore dehors sur une nappe avec le ciel étoilé comme seuls spectateurs. C’est alors qu’Astéria posa une nouvelle question, une question qui amusa intérieurement Leonnard. Je peux quand même être encore un peu ta princesse ? Comment ne pas craquer devant un tel comportement et une telle frimousse ? Comme gênée par cette demande, la belle voleuse avait de nouveau enfoui son visage dans le cou de Leonnard, mais cette fois, elle fut plus fourbe, puisqu’elle y déposa un léger baiser qui fit frissonner le chevalier. Ça il ne s’y était pas attendus et comme pour répondre à cela, son cœur s’était légèrement emballé et évidemment au moment même où elle avait sa main sur cet emplacement. Rageant intérieurement, il sentit une certaine rougeur envahir ses joues, l’empêchant de se tourner directement vers la demoiselle pour lui faire face. Ce fut quand son teint repris une teinte normale qu’il se tourna alors vers elle, laissant son regard plonger dans le sien. Elle était une véritable ensorceleuse, une vile tentatrice qui ne cessait de le perturber intérieurement. Ne se rendait-elle pas compte de l’attraction qu’elle exerçait sur le jeune homme ? Ne se rendait-elle pas compte à quel point elle était attirante ?

Doucement, sans qu’il ne se rende compte de son geste, Leonnard approcha l’une des mains du visage de la jolie laguz, ses doigts se rapprochant de son menton qu’il l’effleura, tandis que son pouce caressait avec tendresse ses jolies lèvres voluptueuses. « Les princesses ne sont pas intéressantes à mes yeux, mais toi… Tu es unique en ton genre. » Il resta un instant à la regarder, son regard changeant peu à peu, laissant un intérêt fugace briller au fond de ses pupilles. Puis sans prévenir, il se releva alors pour se retrouver au-dessus d’Astéria, ses mains se trouvant parallèlement de chaque côté de son visage. Avec lenteur, l’une de ses mains vint se coller contre son visage, caressant sa peau laiteuse sans la moindre hésitation. « Tu as vraiment besoin d’entendre ma réponse ? » Puis sans laisser le temps à la renarde de répondre, il se nicha avec lenteur dans son cou, laissant ses lèvres dévaler sa peau dans de bref baiser tendre et envoûtant. Remontant contre la courbe de sa nuque, le jeune homme remonta alors son menton, regardant brièvement pendant quelques secondes sa belle avant de l’embrasser avec délicatesse, ses lèvres rejoignant encore les siennes pour la quatrième fois. De nouveau, il lui offrit sa langue, tandis que sa main quitta sa joue pour suivre la ligne de son cou descendant petit à petit au niveau de sa clavicule qu’il effleura redécouvrant la chaleur de sa peau nue.

Cette envie de la vouloir ne cessait de le dévorer, de l’enivrer, mais cette fois encore, il résista à cette forte attraction, et ce fut en quittant ses lèvres qu’il se releva alors, tendant la main à la belle laguz pour l’aider à se relever. « Il commence à se faire tard, on ferait mieux d’y aller. » C’était un peu abrupte, mais il sentait que s’il continuait ainsi, il finirait par perdre pied, par vouloir en découvrir plus. S’il restait ici, il finirait par ne plus pouvoir calmer ses ardeurs, aussi, il était temps de se changer les idées. De marcher un peu, de s’aérer l’esprit.
Leonnard
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le 10/8/2018, 12:20

Bien sûr que non elle ne voulait pas qu’il s’arrête de sourire, il avait ce petit quelque chose qui lui plaisait. Quelque chose qui faisait battre son petit cœur. Peut-être parce qu’au fond elle éprouvait une certaine satisfaction à le voir si détendu et bien. Oui... je crois que c’est ça. C‘est ce qu’elle pense en tout cas, puisqu‘elle avait souri d‘autant plus à sa remarque, voir même un peu rigolé. Pour ensuite rougir à nouveaux, il n‘avait pas tort elle n‘arrêtait pas de le faire depuis un moment. C‘était quoi cette habitude ? Pourtant, la jeune femme n‘a pas honte de grand-chose, il suffit de voir comment elle est capable d’affronter sans siller quelqu‘un qu’elle vient de voler, ou alors qu‘elle tente d’escroquer. Ce n‘est pas la gêne qui l’étouffe. Mais là, ça lui faisait un petit quelque chose, comme si une part d’elle-même n’assumait pas réellement ses réactions devant lui. Elle se sentait parfois un peu trop stupide, parfois un peu trop émotive à ce qu’il disait ou faisait. Alors, elle rougissait. Alors elle fit la moue dans le creux de son cou, non sans lui avoir renvoyé la monnaie de sa pièce. Elle l’avait remarqué, cet instant où elle avait déposé ses lèvres timides dans le creux de son cou, pour un contact pourtant des plus bref. Sous sa main droite, apposée sur son torse, le cœur du jeune homme s’était emballé, et il avait pris elle croit de la couleur sur le visage. Elle ne pouvait affirmer ce détail avec certitude, puisqu’elle n’est pas redressée pour le vérifier, mais en réalité, cela lui fit presque timidement sourire avec tendresse. Astéria eu la délicatesse de ne pas faire de remarque sur ce point, de toute façon, je crois qu’elle attendait avec bien plus d’impatience sa réponse. Enfin non ! Je veux dire pas tant que ça ! Mais... elle l’attendait et... Oh et puis zut.

Le regard happé par les yeux de Leonnard qui avait fini par rejoindre les siens, elle ne bougea pas à son geste de tendresse, quand bien même effleurer ses lèvres du bout du pouce lui fit instinctivement penser honteusement à ce qu‘il s‘était déroulé à plusieurs reprises. Mais plus encore, ce sont ses mots qui ont fit battre son cœur. Elle ne savait que répondre, elle en avait le souffle coupé, se sentait à la fois profondément stupide et désarmé devant cet air, ce regard qu’il lui offrait. À tel point qu‘elle ne fut pas bien difficile à retourner il faut l‘avouer. Couchée sur le dos, ses cheveux étalés sur la nappe, elle fixait alors avec une certaine incompréhension et gêne Leonnard qui la surplombait désormais. Voulait-elle réellement une réponse ?

« Heu... J- »

Le souffle lui manquait, et de toute façon, elle ne put même pas réellement réfléchir à ce qui allait sortir de sa bouche, puisque le contact de Leonnard dans son cou lui arracha un souffle qu’elle coupa dans la foulé, se mordant la lèvre, le rouge des joues lui montant désormais jusqu’aux oreilles. Était-ce une réponse ? Apparemment oui, puisque de toute façon, avec une assurance qu’elle n‘avait pas, elle se laissa guider vers ce nouveau baiser échangé. Sans prendre des initiatives, la demoiselle semblait un tout petit peu moins désorienté durant ce geste, ses mains n‘ayant guère trouvés de place plus originale que le creux de son cou. Dévorant alors ses lèvres qu’il lui offrant, et le laissant dévorer les siennes en retour. Enivrant. Oui. C’est le mot juste, il lui faisait perdre ses moyens.

Le souffle retrouvée, c‘est l‘air un peu désorientée qu’elle se redressa lorsqu’il en fit de même. Se pinçant la lèvre inférieure, son regard brillant retrouva la couleur sanguine des siens, elle hocha timidement la tête, attrapant sa main, glissant cette dernière de façon plus douce dans la sienne que lors de leur première balade, saisissant cette dernière fermement entre ses doigts.

« Oui. C’est vrai... J’avais oublié, il commence à faire frais. »

C’était un peu gênant comme situation pourtant, elle si elle détourna son regard de lui, la kistune ne semblait pas décidé à le lâcher, fort heureusement pour eux, les quelques affaires de la demoiselle prêté avaient été gentiment rapporté par les organisateurs à l‘hôtel indiqué réservé plus tôt. Evivant une perte éventuelle des affaires de la mère de Leonnard

Ses cheveux désormais défaits suite à cette... roulade dans l’herbe disons, la jeune femme eu la présence d’esprit de rattacher sur sa tête le chapeau qu’elle avait plus tôt, camouflant son oreille droite, tandis que la gauche se retrouvait plié au possible pour ne pas être visible. Elle avait oublié tous ces détails. Accrochée à la main du jeune homme, son regard se tourna vers lui, témoignant une certaine affection et tendresse malgré elle, alors qu’elle se mit à marcher à ses côtés.

« J’avais oublié, j’ai pas le droit d’être là. »

Il lui avait fait oublier. Lui et ses baisers et ses caresses.
Le silence du parc avait quelque chose de reposant, quelques couples semblaient profiter de cette fin de journée pour s’échanger de tendre baiser sur les bancs ou sous les arbres. C‘est vrai, c’était la fête des cœurs amoureux.

« Tu serais bien embêté pour te justifier maintenant devant les stands mon pauvre Leonnard. »

Fit-elle finalement, avec une pointe d’amusement dans sa voix, lui qui n‘avait eu de cesse de nier qu‘ils étaient un couple, ce serait un peu plus difficile de justifier le contraire. Son pouce caressa sa main.

« Fort heureusement pour toi, y a plus de stand où je peux te traîner ! »

C’est qu‘elle essayait de reprendre du poil de la bête, de retrouver le piquant qu‘elle avait quand elle n’était pas transit de ses baisers, peut-être est-ce maintenant un mélange des deux ?
Quoiqu‘il en soit elle se laissa guidé par le jeune homme qui connaissait forcement bien mieux la route qu‘elle. Et ce n‘est qu’une fois sortie du parc qu’un homme certainement ivre et laisser seul par sa compagne -à moins qu’il n‘en ai pas du tout- se décida à apposer sa main sur l‘épaule de la jeune Astéria pour la faire s’arrêter.

« Roooh allez viens avec moiiii, laisse ce r... Ringard poupée ! »

La main poisseuse de l’inconnu eu à peine le temps de se poser sur son épaule nue que la jeune femme se retourna sur le champ, pour donner ce qui ressemblait à une claque vue de loin, mais vu de plus près, on pouvait y voir une trace de griffure, quatre pour être exact, assez profonde pour le faire saigner et surtout qu’il garde une marque pour au moins une bonne semaine si ce n’est pas deux. Elle montra presque les crocs.

« Me touche pas sale.. Sale... Alcoolique ! Erk. »

Eh non elle ne trouva rien de plus recherché comme propos à lui balancer.

« Ah ! La garce ! Aaah tu m‘as arraché le visage à moiiiii la gaaaarde ! »

Ok, il était décidément torché pour exagérer les faits ainsi. Malgré le handicap d’avoir les oreilles écrasés ou voilés, la demoiselle serra instinctivement la main de Leonnard. Pour essayer de le tirer pour partir, c’est qu‘il allait attirer du monde. Et autant dire qu’elle n’avait pas tellement envie qu’on l‘approche de trop près et qu‘on la trouve. Sans compter... Que le jeune homme pourrait avoir de grave problème. Alors qu‘une solution, courir. Heureusement qu‘elle était pied nue. Et ce n‘est qu‘une fois un semblant de calme retrouvé qu’elle se blottie instinctivement contre le torse du jeune homme, ses mains entourant le torse solide de son aîné.

« Je ne voudrais pas qu‘il t‘arrive quelque chose parce que... Parce que tu m‘as aidé. Et ‘fin... Parce que. »

Parce qu‘il se comportait avec elle comme le meilleur des amants ? Parce qu’il l‘embrassait et lui témoignait des marques de tendresses ? Quelque chose comme ça oui. Sans bouger d’un pouce, sa main gauche glissa alors le long de son dos, pour rejoindre le torse du jeune homme, reposant sa main au même endroit que tout à l‘heure, lorsqu’elle était couchée sur lui, un baiser timide déposé dans le creux de son cou, semblable à ce qu'il lui avait offert plus tôt. Puis Astéria ne bougea plus, elle l‘avouait oui... La vie et le bien être de Leonnard l‘importait profondément.
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le 10/8/2018, 19:14

Optant pour un changement de décor, afin de s’aérer l’esprit, Leonnard s’était alors relevé après un bref échange sulfureux avec la jolie laguz, sa main tendue, l’invitait à faire de même. De façon à mieux quitter l’endroit qui commençait à doucement se vider. Il était temps de rentrer, de se reposer pour le long voyage qui les attendaient le lendemain. Car même si Leonnard considérait Astéria comme un être comme un autre, ce n’était pas le cas des habitants de Cerulis qui voyaient en les laguz une menace à intercepter sans ménagement. Au mieux, elle serait une esclave, au pire… Un exemple de plus pour les autres polymorphes récalcitrant. Lui laissant donc le temps de cacher de nouveau ses attributs, Leonnard ne rejeta pas cette main qui rejoignait la sienne. Au contraire même, il la serra même doucement, entremêlant ses doigts au sien, tout en lui rendant son regard tendre, avant de reprendre son éternelle mine nonchalante. Même si la présence de la jeune femme l’apaisait et le rendait bien, il n’en restait pas moins ce qu’il était. Un bougon dans toute sa splendeur. « Non, c’est pour ça que dés demain, je te ramène chez toi. Ici tu ne seras jamais en sûreté. »   Ses paroles pouvaient paraître rude, mais il était réaliste et dans son esprit, il était hors de question qu’il s’amuse à cacher la demoiselle comme un animal. Il avait bien vu ce que cela avait donnée dans la maison familiale. Le peu de temps qu’il l’avait laissée seule avait suffis pour qu’elle se fasse attraper plus d’une fois. Il n’avait pas envie de courir ce risque à nouveau.

Traversant le parc au côté de sa jolie renarde, le chevalier observa du coin de l’œil les nombreux tourtereaux qui semblait profiter encore de cette fin de fête pour exprimer leur amour. S’échangeant mots doux, comme baiser tendre à la vue de tous. Intérieurement Leonnard se demandait quel était vraiment l’intérêt pour certains de se montrer ainsi à la vue de tous. Lui préférait nettement le calme et la tranquillité de l’intimité, ce qui l’avait d’ailleurs permis de s’exprimer sans crainte d’être gênée ou dérangée par des regards vicieux ou observateur. Son attention se détourna alors de ses impudiques quand la renarde s’exprima de nouveau, celle-ci semblant légèrement se moquer de la réaction du jeune homme un peu plus tôt dans la journée. C’est que ça l’amusait en plus de lui remémorer tous les évènements de la journée, et comme pour le taquiner encore plus, elle indiqua qu’il serait tranquille à présent vu qu’il y avait plus de stand ou le traîner. C’est qu’elle reprenait confiance mine de rien, elle semblait être loin à présent la petite Astéria mignonne et rougissante. Mais au fond, c’est ce qu’il lui plaisait chez elle. Ce petit côté taquin qu’elle possédait. Et qu’il allait essayer de lui faire perdre par la même occasion.

« Mmh, je commence à me demander si ce n’était pas ton plan de me pousser à t’embrasser… En fait tu attendais cela depuis le début pas vrai ? Es-tu satisfaite de ta réussite ? »  

Il avait affiché un sourire malicieux, moqueur, couplée avec un regard accusateur, juste assez pour tenter de mettre mal à l’aise la jolie demoiselle. Il n’allait quand même pas se laisser faire sans rien dire quand même. Cela ne lui aurait pas ressemblé. Approchant de la sortie du parc, il restait encore un peu de chemin à faire avant de rejoindre le fameux hôtel qu’il avait réservé. Ce n’était l’histoire que de quelques minutes et peut-être même moins si le couple n’avait pas rencontré cet homme ivre qui semblait vouloir importuner la pauvre Astéria. Relâchant la main de la demoiselle pour se confronter à l’homme, Leonnard n’eut le temps de reculer la laguz que celle-ci sembla gifler l’effronté, lui laissant de belle trace de griffe qui laissait clairement entrevoir que ce n’était pas là, les marques d’une femme lambda. Face à ce constat, le chevalier attrapa alors la demoiselle pour la positionner derrière lui, se retrouvant face à l’ivrogne qui ne cessait de hurler à qui veut entendre qu’il s’était fait agresser. « Tu ferais mieux de te taire si tu ne veux pas que je m’occupe personnellement de… »   Mais il n’eut le temps de finir sa phrase qu’il sentit quelques choses le tirer en arrière, l’obligeant à se retourner et à suivre les mouvements qui l’emportait s’il ne voulait pas trébucher. Sans trop savoir pourquoi, il avait instinctivement suivi sa partenaire qui s’était mise à courir, profitant qu’elle se soit enfin calmée pour reprendre alors son souffle qui se coupa aussitôt quand il sentit la laguz se coller contre lui. Écoutant ses paroles, il comprit soudainement pourquoi elle s’était mise à agir ainsi. Elle avait eu peur tout simplement, bien qu’elle semblât plus citer les intérêts du jeune homme qu’elle-même. Alors que dans l’histoire s’était plus elle qui craignait quelques choses que lui.

Soupirant de façon à enfin reprendre son souffle. Le chevalier enlaça alors la demoiselle de façon à la calmer, l’une de ses mains se perdant dans ses cheveux qu’il caressa avec douceur. « Je comprends. »   Se montrant compréhensif, le jeune homme attendit quelques secondes que la renarde se calme petit à petit, avant de lui attraper le menton ses yeux se plongeant dans les siens pour capter plus facilement son attention. « Mais j’ai promis de te protéger. Dans ce genre de cas, laisse-moi régler les choses. »   Puis comme pour s’expliquer, il reprit plus posément. « Ici, il vaut mieux que tu te comportes comme quelqu’un d’innocent et donc que tu n’agisses pas comme un coupable. Si tu fuis, ils te soupçonneront plus facilement. Et très sincèrement, face à un ivrogne, c’est plus moi qu’ils croiront que lui. Même si tu le charcutes comme tu l’as fait. »   Comme pour détendre l’atmosphère, il afficha un petit sourire moqueur, qu’il effaça de suite pour se donner un air plus sérieux. Sa main s’était doucement posée sur le visage de la belle laguz, tandis que son regard semblait légèrement inquiet, comme pour espérer lui faire comprendre le message qu’il voulait lui exprimer. « Par contre, je n’ai rien contre le fait que tu te défendes, mais… Ici il vaut mieux que tu évites. Comme tu le sais les Laguz sont pas les bienvenues et ce simple geste peut suffire à te trahir et te faire enfermer. Donc quand ce genre de choses arrive, laisse-moi prendre le relais. Fais-moi confiance. Je ne laisserais personne te faire de mal. »   Puis tout en ponctuant ses paroles, il serra doucement la polymorphe dans ses bras, son propre cœur semblant se calmer face à ce doux contact. « Tu ne devrais pas t’inquiéter pour moi. »   Il avait murmuré ses mots pour lui-même, presque dans un souffle ce qui les rendait sûrement inaudible pour la brune dans ses bras. « Rejoignons l’hôtel. Et agis comme si de rien n’était okay ? »  

Tout en attendant une réponse d’Astéria, Leonnard attrapa de nouveau sa main dans la sienne, guidant à nouveau son amante pour l’emmener dans cet endroit sûr qui leur tendait les bras. Alors qu’ils s’approchaient enfin de la bâtisse qui se profilait à l’horizon des hommes interpella alors le couple qui dû s s’arrêter, Leonnard ne tardant pas à serrer la main de la laguz pour la rassurer.

« Excusez-moi monsieur, madame, nous sommes à la recherche d’un couple qui aurait agressé un homme et… »
« Eh Leonnard ? C’est toi ? »

Arquant un sourcil à l’entente de son nom, le chevalier se tourna vers l’autre homme qui semblait aller à leur rencontre. À tout point de vue, il semblait différent des gardes qui l’entouraient et en voyant la réaction antipathique du blond, il n’était pas difficile de deviner qu’il connaissait cet homme et que visiblement, ils ne se portaient pas dans leur cœur au vus de l'ambiance devenu soudain pesante.  

« Eh beh. Je n’aurais jamais cru à te voir ici, surtout en ce jour ci spécial. Surtout accompagnée d’une jolie nénette ! »
« Cette nénette, comme tu dis, fais partie de la haute, donc à ta place je la respecterais. »  
« Sérieux ? u as réussie à te dégotter une noble ? Tout te réussit toi hein ? Et elle vient d’où celle-là ? Je ne l’ai jamais vu. »
« Celle-là comme tu oses le dire, vient du royaume de Trithereon et tu ne lui donnes pas une très belle image de la milice d’Itsus… »  
« Oh scusez-moi, noble chevalier ! Heureusement que tu es là pour lui donner une meilleure image pas vraie ? »

Soupirant face à la provocation du soldat, Leonnard leva alors les yeux au ciel, avant de poser sa main de libre sur sa hanche, son air nonchalant s’intensifiant à chaque parole. « Et tu oses encore te demander pourquoi tu n’es pas un chevalier ? »   Face au propos du blond, l’homme s’empourpra alors, lançant des jurons avant de s’approcher du chevalier, réduisant peu à peu la distance entre eux, mais il fut aussitôt stoppé par le garde, qui essaya de le calmer tout en le retenant. Face à une réaction aussi puérile qu’inintéressante, Leonnard fit signe à Astéria, d’avancer, tout en lui conseillant de ne pas écouter les paroles de l’homme qui semblait se déchaîner. Il fallait avouer qu’au moins, grâce à sa provoque, et au caractère du concerné, ils avaient échappé à l’interrogatoire des gardes, ce qui l’arrangea grandement. Entrant donc dans l’hôtel non sous une pluie d’insulte — qui se tut dès la porte fermée —, le chevalier s’approcha alors de la réception décorée du bâtiment, demandant alors sa clef sans plus de cérémonie.

« Nous sommes désolées, mais il y a eu un petit problème avec votre chambre. Nous avons fait une erreur dans notre registre, du coup, nous vous proposons une autre chambre au même prix. En espérant que celle-ci sous satisfera à vous et madame. »
« Tant qu’on peut dormir, le reste importe. »  

Attrapant donc les clefs, Leonnard ouvrit donc de nouveau la marche jusqu’à la chambre, grimpant les marches jusqu’au dernier étage, là où les attendaient leur nouvelle chambre. En entrant dans la pièce, il fut soulagé de voir que leur affaire était là, mais beaucoup moins quand il constata qu’au lieu de lit séparé, ils avaient un grand lit pour deux personnes. La chambre ressemblait plus à une sorte de grande chambre pour riche. Pas aussi grande que celle de Leonnard, mais assez pour se sentir dans un petit cocoon. Un petit salon avec fauteuil, un grand lit, une baignoire imposante dans la salle d’eau. Tout semblait être fait sur mesure pour rendre un couple heureux. « Tu devrais prendre un bain, cela te fera du bien après la journée qu’on a eu. Je te laisse le lit. Le fauteuil me suffira. »   Tout en déposant des serviettes dans les bras de son amante, le chevalier se tourna alors vers le salon de façon à mieux ranger leurs affaires, dans l’état d’esprit du jeune homme, il valait mieux qu’il évite pour ce soir toute proximité avec la jeune femme. Ne serait-ce que pour lui éviter de perdre de nouveau pied.
Leonnard
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le 10/8/2018, 22:03

Tout ceci était-il prévu par la vile renarde qu'elle était ? Est-ce qu'elle avait démarré cette étrange journée en sachant que cela se terminerait ainsi ? Ah. Bien sûr que non. Et Leonnard le savait tout autant qu'elle, pourtant, elle fit la moue devant cette affirmation, plus embarrassée qu'autre chose. Non... Toute cette journée était une surprise, quelque chose qui ne pouvait être prévu à l'avance, surtout... Non. Juste elle ne pensait pas. Le ressentit que Leonnard ressentait à son égard était un peu étrange, elle n'arrivait pas à le déterminer, à mettre le doigt dessus, mais elle n'était pas mieux placer pour parler d'elle-même. La jeune femme était tout autant à l'ouest, et au final se contentait d'agir comme elle le faisait si bien d'habitude. Sans trop réfléchir, elle agissait toujours sur un coup de tête, comme elle le ressentait. Et actuellement, profiter de sa présence était quelque chose qui lui faisait du bien. Au même titre que griffer un homme indésirable était quelque chose qui lui avait paru presque naturel sur le coup. Astéria n'est pas la cible favorite pour ce genre de chose, mais quand cela arrive, et ce, peu importe la raison, la demoiselle réagit comme elle l'a toujours fait, comme son instinct lui dictait de le faire. En mordant. Bon, elle n'avait pas sauté à la gorge de cet homme, mais les faits étaient qu'elle n'avait pas vraiment l'air d'une jeune femme normale à arracher des bouts de peau avec ses ongles tiens. Et ça, elle l'avait comprit au moment-même où Leonnard prit sa défense. C'est vrai. Il était là, il pouvait être vu avec elle, il pourrait.. avoir des ennuies. Alors elle avait fuit avec lui, à l'écart, pour se cacher, se calmer et surtout... S'expliquer.

Si la jeune femme savait qu'elle risquait gros pour elle-même, savoir que le jeune homme risquait quelque chose également lui déplaisait. Il n'avait... Rien fait, si ce n'est être gentil. Et si à l'origine elle était déjà très ennuyée face à cette idée, l'idée lui semblait presque insupportable maintenant. Pourquoi ?
La tête enfouit dans le creux de son cou, le corps alors cachée contre lui pour se calmer, l'étreinte du jeune chevalier la calma aussitôt. Elle garda alors le silence, attendant de se reprendre. Et ce fût lui qui rompit en premier, relevant son visage avec une douceur certaine. Il faut l'avouer... Elle resta silencieuse devant ses mots. Il était doux, rassurant, s'en était presque étrange ce moment, bien plus que lorsqu'il l'a embrassé... Enfin, non je ne sais pas. Mais une certaine tendresse se dégageait de lui, de quoi faire frisonner la jeune femme qui resta au plus près de lui par envie, ou besoin que sais-je. Si elle tirait une petite bouille sur le coup, la demoiselle retrouva un sourire aussi timide que doux à ses mots. Ce à quoi elle avait répondu sur un ton tout aussi bien que le sien.

« D'accord... Mais... C'est normal de m'inquiéter un peu pour toi. Tu sais... »

Il avait su comment réagir face à elle, la crainte qui l'avait assaillit avait disparu, la voilà à nouveau main dans la main, et son adorable sourire pour le suivre jusqu'à l'hôtel. Si elle se voyait déjà dans ce bâtiment qui était tout simplement immense et.. très chic de son point de vu, une voix les arrêta. Alors la jeune renard fit de son mieux pour rester le plus calme possible et ne pas se trahir d'une réaction trop... Virulente dirons-nous. Leonnard anticipa ce fait en serrant d'avantage sa main dans la sienne, alors elle releva sa tête dans sa direction, et se rapprocha légèrement de lui pour se coller à son bras pour se faire le plus petite possible.

Est-ce normale pour les femmes riches et belle de se faire toute petite derrière les hommes ? Il faut l'avouer elle se posa la question. Certainement devant les propos assez peu engageant du nouveau venu qui semblait connaître Leon, pour le plus grand malheurs de ce dernier. Son regard oscilla entre les deux tandis qu'ils s'échangeaient des bien peu sympathiques paroles, et son doré se fit plus agressif malgré elle devant les moqueries gratuite de ce dernier -qui lui étaient au final destiné, mais bien plus pour le jeune homme à ses côté-. Mais. C'est qui ce trou du cul ? C'est ce qu'elle s'était demandé. Et si elle aurait pu lui dire d'aller se faire voir, mais elle se garda bien de se faire remarquer, suivant les conseil du jeune chevalier à la lettre. Sa main se serra d'avantage à l'approche de ce dernier, se retenant de réagir de façon irréfléchie, pour enfin sentir la pression retomber quand elle se retrouva alors à l'intérieur du bâtiment avec lui, soufflant un coup. Ouf.

Le regard perdu sur le hall d'entrée qu'elle avait pourtant déjà vu lors de leur réservation plus tôt, la jeune femme haussa les sourcils à l'évocation d'une erreur, mais, elle n'y prêta il faut avouer pas plus d'attention que ça. Le hall semblait bien plus confortable que sa maison enfin... Son espèce de tente dans laquelle ses parents vivaient. Et c'est peut-être pour ça aussi qu'elle ne s'offusqua guère devant la présence d'un unique lit, mais que des étoiles brillaient déjà dans son regard. Elle ne le réalisa qu'à la remarque du jeune homme qui lui suggérait qu'il prendrait le fauteuil. Hein ? Regardant les serviettes dans ses mains et le fauteuil. La demoiselle le regarda alors s'éloigner pour s'occuper de leurs affaires, ou plutôt de ses affaires. En réalité, elle n'avait rien qui lui appartenait vraiment. Bon, la renard s'éclipsa alors en silence non sans il faut l'avouer lâcher quelque chose du style.

« …. C'est énorme cette salle de bain ! »

Oui, il lui en faut peu, mais Astéria est bien plus souvent sur les bords de route que dans des suites de luxes comme celles-ci. Et la baignoire qui était juste immense pour une seule personne la contenta largement pour se reprendre un peu après cette journée. Les événements lui tournant en boucle dans la tête, elle ne sût comment réagir à tout ça, les joues un peu rosie, elle se contenta de réduire au maximum le temps passé dans la salle de bain. Laissant une serviette pour son compagnon, et trouvant fort heureusement pour elle un t-shirt bien trop grand dans le linge propre à disposition pour pouvoir sortir de façon un peu plus présentable, requinqué par ce bain propice après cette journée. Son regard s'arrêta alors sur le jeune homme. D'un pas léger, ses oreilles maintenant à l'air libre autant que sa queue qui avait reprit sa place dans son dos sans avoir un jupon par dessus pour la cacher, Astéria se planta alors devant lui pour le regarder dans les yeux.

« Tu peux y aller... »

Elle semblait hésiter, comme si elle voulait ajouter quelque chose. C'est peut-être pour ça qu'elle baissa un coup les yeux pour se reprendre avant de poser sa main sur sa joue.

« Ce... C'était gentil de vouloir prendre ma défense tout à l'heure quand même... Je ne sais pas qui est cet homme qu'on a vu après. Je sais que tu t'en fiche bien de ce qu'il dit et tout, mais... t'es quelqu'un de bien Leon... »

Les joues qu'à peine rosie devant son honnêteté, elle se hissa sur les pieds pour déposer un baiser de la princesse, mais cette fois-ci sur le coin de ses lèvres.

« J'tenais à te le dire... »

Elle se sentait un peu con. Alors elle se mordit la lèvre.

« De toi à moi, le tapis de la chambre est bien plus confortable que mon lit chez moi je suis sûre, je peux pas te laisser mal dormir. »

Elle avait essayé de se reprendre, glissant une de ses longues mèches ébènes derrières ses oreilles elle recula alors pour le laisser aller se laver, non sans lui adresser un petit regard alors qu'elle alla patienter sur le bord de la fenêtre. Ce n'est que lorsqu'il sortira de la pièce qu'elle détournera son regard vers l'extérieur qui lui donnait une vue il faut l'avouer superbe. La ville qu'elle n'était pas prête de revoir de si tôt, éclairé par la lune.
La demoiselle soupire. Quelle... drôle de journée... Quelle drôle de soirée surtout. Sa main se serra alors contre sa poitrine. Le cœur battant.
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le 12/8/2018, 23:22

Cette journée avait été intense en émotion. Aussi, l’hôtel avait été le bienvenu pour enfin se reposer tout en profitant pleine d’un moment de quiétude. Au moins dans cette chambre, ils ne risqueraient pas d’être dérangé à tout va et sans prévenir. Ce qui permettait à Leonnard d’enfin se relâcher, de ne plus s’inquiéter de ce simple tracas, que celui de se faire découvrir. Il ne s’inquiétait pas pour lui-même, mais plus pour la demoiselle qui risquait bien plus gros que lui dans cette histoire. Et pour être franc, il était hors de question qu’il laisse cela se produire, même s’il devait en perdre tout ce qu’il possédait pour cela. Ce fut à tout cela qu’il pensait quand il s’attela de ranger ses affaires, son visage souriant d’amusement quand il entendit la remarque de sa belle sur la grandeur de la salle de bain. Pour une personne comme elle, ce genre d’endroit devait vraiment paraître extraordinaire et grandiose, alors que pour lui, tout n’était que banalité. L’écart entre leur deux rangs était conséquent, mais cela, le chevalier s’en moquait bien.

Profitant que la demoiselle soit enfin entrée dans la salle d’eau, le jeune homme s’installa alors sur un fauteuil, son regard se tournant alors vers la fenêtre, son esprit s’égarant de suite vers de nombreuses pensées. Il repensait à cette journée, à la demoiselle et surtout à ce qu’il s’était passée dans le parc un peu plus tôt. Leurs discussions, ce moment intime qu’ils avaient échangé. Est-ce qu’il était possible qu’une relation naisse réellement entre eux ? N’était-ce pas un égarement dû à l’ambiance de la fête ? Il avait besoin de se poser les bonnes de questions, de comprendre ce qu’il ressentait réellement pour la jolie laguz. Si leur sentiment devenait vraiment authentique, comment feront-ils pour se retrouver ? Devraient-ils attendre que ses disponibilités lui permettent ? Devraient-ils se retrouver à un endroit spécifique ? Où, devrait-il fait le trajet jusqu’à elle ? Tant de question se mêlée dans son esprit, sans qu’il ne sache quoi en penser. Peut-être devrait-il arrêter de réfléchir et de voir ce qu’il se passerait sans pression ? Après tout, il n’était pas insensible à la jolie renarde et il fallait avouer qu’il lui trouvait ce petite quelques choses qui la rendait unique en son genre. Elle était différente des autres femmes qu’il avait l’habitude de côtoyer. Elle ne courrait pas après le pouvoir et la gloire. Elle vivait juste, profitait de chaque moment qui se présentait à elle. Surmontant les efforts sans rechigner et en y mettant du siens. Elle possédait toutes ses qualités qui parfois impressionnait le jeune homme. Et surtout, elle était parfois d’une sincérité troublante, mais au moins, elle ne cherchait pas à mentir. Ce fut sur ce dernier point, que la polymorphe se présenta alors à lui, son corps étant alors recouvert d’un t-shirt bien trop grand pour elle. Sa queue et ses oreilles étaient enfin apparents, profitant enfin d’être à l’abri des regards pour profiter du grand air, ce qui devait la soulager. Cela ne devait pas être facile de cacher la moitié de sa personne. Et il valait avouer, qu’elle était bien plus belle comme cela, qu’en fausse humaine.

Remarquant que la brune était plantée devant elle, Leonnard la regarda alors, son sourcil s’arquant juste après son affirmation. Elle semblait hésitante, comme si elle avait quelques choses d’autre à dire. Patient, le blond laissa alors la jeune femme poser sa main sur sa joue, écoutant alors les paroles qu’elle avait à lui confier. Elle semblait vouloir le remercier d’avoir pris sa défense, mais aussi de lui énoncer que malgré ce qu’on disait de lui, il était quelqu’un de bien. Ce qui fallait l’avouer, lui fit afficher un air de surprise malgré lui. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle lui disait tout cela. Avait-il donné l’impression d’avoir été touché par le discours de l’autre ? Pourtant ce n’était pas le cas et de toute manière, il connaissait le regard des autres à son égard. Après tout, c’était lui-même qui s’était forgé cette image de part son propre caractère. Et ça, il ne le regrettait aucunement. Laissant la renarde agir à sa guise, il cueilli alors le baiser de celle-ci sans vraiment réagir, détournant alors le regard quand elle le vit se mordiller la lèvre. « Tu sais, je me moque bien de ce que les autres pensent de moi et de toute façon, ce n’est pas à tort qu’ils pensent comme ça. Mais… Merci. » Retrouvant contenance, le chevalier se leva alors, écoutant les nouvelles paroles de la renarde sans vraiment y porter une grande attention. C’était bien Astéria ça, et quelques parts, il se doutait qu’elle serait réticente à profiter seule d’un si grand lit. « Même si le tapis te semble confortable, il est hors de question que tu dormes dessus. Et je ne reviendrais pas là-dessus. » Oui, il s’était montré autoritaire et se fut sur ses dernières paroles qu’il disparut alors derrière la porte de la salle d’eau, soupirant, avant de profiter à son tour d’un bain bien mérité, bien qu’il eût plus besoin de se décrasser qu’autre chose pour tout avouer. Il n’avait jamais été trop sujet à se détendre pleinement. Trouvant cela plus ennuyant qu’autre chose. Après quelques minutes à s’être absenté, le chevalier sortit enfin de la pièce, son corps recouvert d’un pantalon, tandis que son torse était resté nus sans de vêtement pour le couvrir entièrement. Juste une serviette trônait autour de sa nuque bien que l’arrière fût surélevé pour se frotter contre ses cheveux, lui donnant un air bien plus rebelle encore avec ses cheveux en bataille.

Attrapant un haut à la dérobé, le jeune blond enfila alors le vêtement sans plus de cérémonie, s’approchant alors de la renarde non sans regarder à son tour par la fenêtre, son regard détaillant alors ce qu’il voyait. « Je dois bien avouer que Cerulis n’est que plus belle quand elle baigne dans la lumière lunaire. » Lentement un léger sourire avait étiré ses lèvres, mais son sérieux se reprit vite quand il porta son attention vers Astéria. Était-il normal de la trouver plus que ravissante en cet instant ? Avec délicatesse il laissa sa main s’approcher du visage de son amante, son pouce caressant alors sa joue sans retenu. Son regard plongé dans le sien, il admirait la jolie brune. Détaillant le moindre trait, la moindre étincelle d’émotion qu’elle pouvait lui exprimer. En cet instant, il avait terriblement envie de l’embrasser à nouveau, de coloré ses jolies pommettes d’un rouge timide et candide. Alors, pour remédier à cela, il s’approcha un peu plus de la renarde, l’attrapant alors sans prévenir pour la soulever telle une princesse dans ses bras. Sans même écouter la moindre de ses protestations. Puis sans prévenir, il la lâcha juste au-dessus du lit, laissant son corps rebondir sur celui-ci, non sans un sourire malicieux. « Une princesse se doit de dormir si elle veut éviter les rides. » Bien évidement, il se moquait, mais la tentation avait été trop forte pour ne pas résister à l’envie de la titiller et peut-être même, de lui faire perdre un peu de sa contenance.
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le 13/8/2018, 01:24

La situation restait assez étrange à appréhender pour la jeune femme. Elle n'est pas bête, mais elle n'aime pas se poser trop de question, ce n'est pas vraiment dans ses habitudes dira-t-on, elle est le genre de demoiselle à préféré foncer tête baisser, ou simplement profiter des choses de la vie sans réfléchir à des questions existentielles. Mais il faut l'avouer oui. Maintenant qu'elle était face au spectacle de Cerulis, son esprit vagabonda. Profitant distraitement de la beauté de la ville, et du calme soudain que lui proposait la chambre. Elle était immense, tellement spacieuse et confortable. Assurément qu'on n'allait pas la croire quand elle raconterait dans quoi elle a dormit. Et pourtant... Ses parents seront plutôt inquiet à son retour, le temps de revenir, du temps ce serait écoulé. Et s'ils avaient l'habitude à ce qu'elle ne rentre pas durant plusieurs jours, elle avait tendance à prévenir lorsqu'elle partait, et ne disparaissait pas pendant la nuit sans laisser de trace. Ce serait plutôt drôle à expliquer faut avouer... Mais c'était là un autre soucis, il y avait bien d'autres choses à se préoccuper actuellement. Comme l'étrange ressentit de bien être qu'elle ressentait en ayant passé du temps avec Leonnard. C'était un chic type. Elle l'avait pensé quand il l'avait aidé la première fois à monter à cheval, alors qu'il n'y était pas obligé. Puis maintenant en la protégeant et l'aidant perdu en Istus. Et puis enfin en daignant passer une journée à suivre ses petits caprices de fille bien trop curieuse. Toutes ces choses lui faisait battre le cœur et serrer à l'idée qu'elle se sentait terriblement con en cet instant parce qu'elle avait eu un bref sourire toute seule. Quelle stupide demoiselle. Pourtant, elle pensait sincèrement ce qu'elle lui avait dit. Il estimait que c'était mérité les reproches qu'on lui faisait, mais après tout, quelqu'un qui fait la tronche ne veut pas dire qu'il est mauvais non ? Enfin... Astéria on lui dit qu'elle est trop vive ou expressive parfois, ou collante, chacun ses défaut je suppose.

Ses oreilles se tournèrent vers l'origine du bruit, la poignée de la salle de bain se tournant, avant de tourner la tête à son tour pour y voir le jeune homme sortir. Bon, ok faut l'avouer elle haussa les sourcils devant son allure avant de détourner le regard bêtement les joues rougissantes. Se concentrant alors sur la ville de l'autre côté de la fenêtre pour les refréner avant qu'il ne la rejoigne, non sans laisser un petit commentaire lui échapper sur la vue que l'hôte leur offrait.

« Je la trouve calme et jolie comme ça... C'est tout le contraire de la forêt qui s'agite. »

Ajouta-t-elle timidement mais non sans sourire. La forêt, elle connaît bien ça.
Le souffle calmé, le regard de la jeune femme dévia dans sa direction à l'approche de sa main, suivant alors le mouvement de cette dernière sans broncher d'un pouce. En réalité, le silence la gênait presque plus que le geste en lui-même. Comme si elle ignorait comment le prendre... Et se blâmait de trouver ça doux et agréable. Leonnard eu l'idée en prime de la porter sans prévenir, comme ça après l'avoir regarder avec ces yeux, ce regard même je dirais ! Les mains passées autours de son cou pour se tenir, elle protesta.

« M-mais ! Mais poses moi ! Oh j'sais marcher ! Tu fais quoi ? Tu- »

Pas le temps de protester plus longtemps puisqu'il la lâcha sur le lit. Rencontrer un lit tellement moelleux sérieusement. C'est possible d'avoir un lit aussi confortable ? C'est fait en quoi ?! S'asseyant en tirant la moue elle le regarda alors les sourcils froncés, sans qu'aucune réelle rancune ne soit visible.

« Quelle est cette façon de me parler chevalier ! Pour la peine... »

Attaque de coussin ! L’oreille lui fut lancé à la figure, obstruant son champ de vision, et pouvoir ainsi lui bondir dessus. Ses bras attrape son torse avec force pour le tirer et le faire s'allonger, où là, elle usa se son poids -assez risible pour un homme entraîné comme lui mais bon- pour l'écraser et enfouir sa tête dans son cou. Si son souffle était perceptible, elle.. le mord. Oui, t'as pas rêvé, elle l'a mordu. Pas bien fort, en réalité cela s'approche du mordillement bref, pour finalement se redresser et le regarder avec un sourire fier.

« Je te châtie ! Tu es mort ! Voilà, je chasse les chevalier qui se moquent de moi. »

Si Astéria a pour habitude de mordre au cou pour se défendre, elle n'était pas une adversaire très dangereuse pour un homme comme Leonnard. Même si elle usait de son poids et de ses mains pour le plaquer contre le matelas, il en faudrait peu pour la soulever. Mais... Je suppose que sa force reste non négligeable pour une fille de son gabarit, elle reste une femme qui passe sa vie sur les roues à courir dans tous les sens.
Un sourire en coin presque rieur, ou moqueur, se dessina sur son visage. Elle lui souffla alors sur le visage.

« De ce fait je récupère Ysir ! »

Non, elle n'avait pas oublié cet adorable cheval. Référence au fait qu'elle avait voulu le lui voler. Finalement, elle avait bien fait d'essayer. Le sourire qu'elle lui offrit était... adorable, oui, digne d'elle.

« Mon pauvre chevalier mort sous les crocs de la princesse des voleurs. »

Souffla-t-elle plus doucement et tendrement à son attention.
Astéria
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le 13/8/2018, 20:32

Pour rien au monde, il n’aurait manqué une occasion de se moquer un peu de la renarde. Ou du moins de la titiller. Et ce fut sans retenus qu’il lui lança les premières hostilités, ne pensant pas que cela lui retomberait dessus de façon si… Moelleuse ? Bien qu’un peu abrupt il fallait l’avouer. Fallait bien avouer, il ne s’était pas attendu à recevoir un oreiller en pleine face et autant dire que l’assaut l’avait quelques peu désorienté, l’empêchant alors de se débattre quand la demoiselle l’attira sur le lit, ou il tomba à son tour. Sentant le poids de celle-ci sur son corps, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle l’attaque en traître, et surtout… Il ne s’était clairement pas attendu à se faire mordre dans le cou, ce qui lui fit afficher un air clairement surpris, ses yeux s’arrondissant alors. Il ne savait pas vraiment ce qui le déstabiliser le plus. Qu’elle l’ait légèrement mordus ou qu’elle semblait fière de ses méfaits ? Peut-être les deux au final, parce qu’il resta là, à la regarder sans comprendre sur le coup, avant de se mettre à sourire doucement tout en lançant un soupir amusé. Elle voulait donc jouer à cela hein ? À son aise, il allait jouer aussi. « Ma princesse devrait savoir que certains morts reviennent pour hanter leur bourreau… Pense-t-elle vraiment que son chevalier ne reviendrait pas se venger ? Surtout si elle lui vole de nouveau son cheval ! »

Sans lui laisser le temps de réfléchir, le chevalier fit alors basculer la situation à son avantage, de sa force, il attrapa la demoiselle pour la mettre dos contre le lit, son corps se trouvant au-dessus d’elle avec un air malicieux. « Tu vas goûter au plus cruel des châtiments. » Et cette fois, il laissa ses doigts parcourir son corps pour la chatouiller, essayant de trouver le point le plus sensible pour la faire rire jusqu’à plus en pouvoir. Attendant qu’elle manque de souffle, le jeune homme arrêta alors, profitant de ce petit répit, pour lui lancer à son tour un oreiller sur la tête, ses bras se croisant, un air victorieux sur le visage. « Et voilà, vengeance accomplis. » Puis regardant la belle laguz, Leonnard n’avait pus s’empêcher de rire un peu, sa main s’approchant alors de sa chevelure qui était maintenant en pagaille. « Maintenant tu ressembles plus à une princesse débraillée… » Essayant de remettre quelques mèches de cheveux pour lui éviter des nœuds, il devait bien reconnaître qu’avec cet accoutrement elle était bien plus attirante encore. Comme si le style sauvageonne lui sied à merveille, faisant ressortir sa beauté naturelle. « Une jolie princesse sauvageonne. » Il avait lancée ses mots sans s’en rendre compte, comme subjuguer par les traits de son joli minois. Il était là, avec elle, dans cette chambre, sur ce lit. Elle était certes habillée que d’un simple t-shirt, mais elle lui semblait bien plus charmante encore. C’était à croire que tout lui allait. Comme si son corps et sa joliesse n’aurait fait que s’embellir dans n’importe qu’elle tenue. Pendant quelques instants, ses doigts restèrent dans les cheveux d’Astéria, son regard la dévorant à nouveau. Pourquoi était-il autant attiré par elle ? Pourquoi tenait-il à être plus proche d’elle ? À vouloir la posséder ? Mais surtout, pourquoi il avait cette envie fugace de l’embrasser quand elle le regardait de ses grands yeux ? C’était à croire qu’il était sous l’effet d’un sort, comme s’il était incapable de penser à autre chose qu’à la renarde. Elle commençait à envahir ses pensées, à le perturber plus que de raison. Pourquoi elle ? Pourquoi cette demoiselle spécifiquement ? Il s’était déjà posé la question, mais c’était comme si les réponses ne lui était pas suffisante. Comme s’il avait encore besoin de trouver tous ses détails qui lui plaisait tant. Au fond, il connaissait les réponses, il connaissait ses raisons. Il savait ce qu’il commençait à doucement ressentir pour elle. Mais avait-il raison d’y succomber ? Lui qui jusqu’ici n’avait jamais éprouvé rien de tel ?

Alors qu’il reprenait doucement ses esprits, il constata soudainement sa position. Il n’était plus vraiment face à elle, enfin si, mais disons plutôt qu’elle était dans ses bras, son visage non loin du sien. Sa main qui était tantôt dans ses cheveux, tenait à présent son menton, comme s’il était prêt à l’embrasser d’une seconde à l’autre. Qu’est-ce qu’il était en train de faire au juste ? Son corps s’était-il emporté pendant qu’il réfléchissait. Comme soudainement gêné par son inconscience, Leonnard relâcha alors la jolie brune, une distance se créant alors, tandis qu’il se racla la gorge d’embarras. « Hum… Il commence à se faire tard. Repose-toi bien. » Et sans attendre, il se leva alors, préférant rejoindre sans attendre le fauteuil sur lequel il passerait la nuit.
Leonnard
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le 17/8/2018, 21:31

Plutôt du genre joueuse, Astéria était le genre de demoiselle aimer la bagarre. En même temps, venant d'une renarde, ce n'est pas si étonnant. Il n'est pas rare de voir les canidés s'amuser à se battre entre eux, associant ainsi le jeu avec un moyen de se renforcer. Certes, elle n'est pas un simple renard qui aime se battre pour jouer, mais... elle en a le tempérament et l'énergie. Fille du peuple et de la forêt, la jeune femme préfère sauter sur les autres pour dire qu'elle a gagné plutôt que de le réclamer à corps et à crie sans lever le petit doigt. Et dans le cas présent, mettre Leonnard à terre, ou plutôt sur le lit pour le mordre lui semblait sur le coup être la meilleure des choses à faire. En fait, elle n'y avait pas réfléchit plus que ça, ni même pensé au rapprochement significatif que cela provoquait entre eux, elle avait juste agit comme elle... Eh bien avait pensé tout simplement. Et c'est peut-être pour cette raison qu'elle affichait un air fier, et peut-être un peu amusé devant sa propre bêtise.
Son sourire s'élargit devant la réponse du jeune homme, bien heureusement, il était lui aussi joueur, et prompt à réagir alors au répondant d'Astéria, qui ne pouvait s'empêcher de rire devant sa réponse. Son chevalier allait se venger ? Mais elle n'attendait que ça tient ! C'est qu'elle est une renarde forte, elle n'a pas peur de lui et.. même si elle se retrouva malgré elle en position de faiblesse sous ce dernier. Bon, il faut l'avouer, elle ne s'était pas tellement débattu pour l'en empêcher, elle avait juste le sourire joyeux et son air curieux de la façon dont il comptait se venger. La réponse ne se fit pas attendre.

Le rire d'Astéria résonna alors dans la pièce, alors qu'elle gigotait sous le jeune homme pour essayer de protéger tant bien que mal sa peau de cette vile agression ! En réalité, la renarde n'est pas plus chatouilleuse que ça, du moins pas plus que la norme, mais des glissements de doigts légers sur la peau lui hérissent alors le poil et la font rire, ça finit par chatouiller. Et il faut avouer les hanches étaient l'endroit rêvé qu'il avait trouvé pour s'acharner sur ces dernières, alors qu'elle le repoussaient alors sans grande force ni même conviction avec ses mains. Elle en eut le souffle coupé quand il s'arrêta et qu'elle put se reprendre.

« Pfffrrr, c'était fourbe ! »

Lâcha-t-elle en guise de réponse alors qu'elle repoussa l'oreiller qu'elle venait de se manger sur le museau en guise de parfaite vengeance par rapport à son attaque en traître. Son souffle revint alors comme il se doigt, calmant sa respiration et ses geste, pour rester au final immobile sous le visage et corps de Leonnard qui entreprit de lui remettre les cheveux en place.

« La faute à qui... »

Bougonna-t-elle de façon assez peu crédible devant cette comparaison a une princesse débraillée. Mais ça, elle l'était assez facilement au quotidien, alors elle s'en fichait. Mais son souffle et ses paroles se coupèrent quand il reprit pour la complimenter. Hein ? Il avait dit qu'elle était jolie ? Si sur le coup elle attendait presque le sourire et regard un peu moqueur du jeune homme, il n'en fut rien du tout, au contraire, il avait lâché ça avec une telle intensité, qu'elle ne put qu'être gênée devant ce compliment pourtant... Si simple. Mais c'est peut-être ce qui le rend d'autant plus authentique. Un peu bête devant lui, Astéria le regardait de ses grands yeux ambré, l'air fasciné, incapable de bouger ou détacher son regard. Le regardant alors l'admirer, se rapprocher, effleurer ses cheveux et son menton... Allait-il l'embrasser à nouveau ? Son cœur battait à la chamade autant que ses couleurs avaient reprit une légère place sur ses traits. Avant de retrouver de l'air à l'instant même où il se déroba, l'air un peu embarrassé... Vraiment ? Incapable de savoir si elle était déçu parce qu'il la laissait sur place toute seule ou parce qu'il n'était pas allé jusqu'au bout de son geste. L'air un peu perdu et bête sur l'instant, la jeune femme se redresse aussi sec pour lui attraper le poignet, l'empêchant alors de faire un pas de plus en direction du fauteuil.

« Non ! Enfin je veux dire... T'as pas le droit de laisser la princesse toute seule... »

Le regard bas, la demoiselle n'assumait carrément pas ce qu'elle venait de dire. Je dirais même, ce qu'elle venait de lâcher avec vivacité sur le coup même. Avant de finalement le tirer vers elle, les oreilles couchées en arrière, comme si elle se contrariait elle-même.

« J'ai peur wala tu peux pas me laisser ainsi. »

C'était faux.
C'était sûr qu'il le savait, il suffisait de voir la tête d'Astéria pour le voir, à défaut de savoir que la demoiselle n'était pas du genre à être effrayé pour un rien, surtout pour un truc aussi futile que ça. Pourtant, cela ne l'avait pas empêché de serrer fort ses bras autours de lui, cacher sa tête contre lui pour éviter son regard. Et Astéria se dégonfle.

« Désolée... »

C'est peut-être parce qu'elle l'était que son étreinte se fit moins forte, plus tendre alors. Qu'une de ses mains alla trouva la sienne pour la serrer et timidement relever son regard brillant vers le sien. Elle avait carrément honte, et ça, pour le coup, cela se voyait.

« Dis Leon, tu comptes passer un de ces jours à Trithereon ? »

La question était partit, comme ça d'un coup. Elle lui avait échappé. Assise sur ce lit face à Leonnard, elle n'en menait pas large, elle ne agripperait pas à lui s'il se dégageait, mais elle ne semblait pour l'instant pas décidé à le lâcher par elle-même. Ah pourquoi donc.
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le 22/8/2018, 12:53

Il avait peur de perdre pied, de ne plus arriver à se contrôler. Alors, il n’eut pas d’autres idées que de se dérober à sa belle, préférant fuir en lui souhaitant bonne nuit plutôt que de céder à la tentation. Si les choses auraient pu en être ainsi en théorie, ce ne fut pas le cas en pratique. À peine avait-il fait un pas, qu’il avait sentis son poignet de se faire attraper, l’obligeant à se tourner et à freiner son mouvement. Faisant face à la demoiselle, il écoutait ses paroles sans rien dire, n’ajoutant aucun mot, pas même une moquerie ou une forme de taquinerie. Il ne pouvait le faire, parce qu’en cet instant, elle était incroyablement craquante. Son cœur avait raté plusieurs bonds, son visage s’était légèrement empourpré, ce qui l’avait obligé à cacher la moitié de celui-ci dans sa main de libre. Elle trichait. Elle n’avait pas le droit de lui intimer de rester avec une telle expression sur son joli minois. Comment était-il supposé lui résister ? Même s’il avait un sale caractère, il n’aurait pus lui dire non. Pas avec cette tête terriblement adorable. Et pas avec des paroles aussi fausses qu’amusante. Elle avait peur hein ? Il était évident que non, et son embarras témoignait de sa gêne face à un tel propos. Serré contre lui, Leonnard n’avait pus se retenir plus longtemps. A son tour, il l’enlaça avec douceur, sa main libre caressant alors sa chevelure, tandis que l’autre profitait de la chaleur de ses doigts entremêlée au sien. « Tu n’as pas à t’excuser. » Il avait soufflé ses mots avec douceur, tandis que son visage se tourna vers le sien quand il l’a sentie s’agiter. Son regard brillant la rendait tellement séduisante, qu’il se surpris à détourner légèrement le sien, de façon à regarder le plafond. Cette réaction allait bien avec la question qu’elle lui avait posée, celle-ci étant arrivée au bon moment. Il aurait été incapable de lui avouer pourquoi il ne l’affrontait pas. « Pour tout t’avouer… Je passe assez souvent à Trithereon. J’ai de la famille là-bas. Et étant le seul homme, mon oncle veut que je l’aide à gérer mes nièces. Donc parfois ça inclus de faire de long séjour. »

Reprenant enfin contenance, le jeune chevalier apporta enfin son attention à la jolie renarde, son regard laissant briller une lueur fugace, mais rieur. Sa main qui était restée dans sa chevelure s’éloigna alors pour venir se perdre sur son visage, son pouce caressant légèrement sa joue, avant de venir se déposer avec tendresse contre ses lèvres, profitant de la courbe pulpeuse de celle-ci. « Pourquoi ? Tu aimerais que j’en profite pour venir te voir ? » Profitant d’être encore debout, il la toisa quelques secondes, avant de doucement se pencher pour obliger Astéria à se reculer, de façon à lui laisser un peu de place sur le lit. Sans prévenir, il positionna ses deux mains d’un côté, puis de l’autre de la demoiselle, comme pour l’empêcher de se dérober et de le fuir. Son visage semblait se rapprocher du sien, enlevant peu à peu chaque mètre qui les séparaient l’un de l’autre. Son regard sanguin était malicieux, aussi semblable que celui d’un chat, jouant avec une innocente petite souris. Il resta un moment ainsi, à la dévorer du regard, son esprit essayant de lutter contre son envie d’aller plus loin. Il voulait juste la gêner, teindre son visage d’une couleur plus colorée encore. « C’est ce que tu veux n’est-ce pas ? Sinon je suppose que tu ne m’aurais pas posé la question. » Sûr de lui, il afficha un sourire triomphant, près à tout pour lui faire avouer le fond de sa penser. Il voulait l’entendre de sa bouche, voir les mots sortir de ses lèvres terriblement aguicheuses.
Leonnard
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le 23/8/2018, 12:41

Si la gêne lui était monté aux joues durant sa demandes plus que maladroite, le cœur d’Astéria se calma à son contact. Ou.. En fait, il se calmait ou battait plus fort ? Elle n’en sait rien mais son souffle lui était revenu à un rythme plus correct. Comme si ce cocon protecteur que lui offrait les bras chauds de Leonnard était juste bien trop confortable pour continuer à s’agiter. Là comme ça elle était bien, elle pourrait presque en fermer les yeux et ne plus bouger. Mais elle avait posé une question, et au fond elle attendait la réponse avec une certaine impatience. Si elle s’était imaginé qu’il allait se moquer dans un premier temps d’elle, il n’en fit toujours rien, esquivant son regard, peut-être pour réfléchir à la réponse ? Avant de lui donner une information plutôt surprenante. Haussant les sourcils, la demoiselle en eu presque un petit sourire timide. Avant de se calmer immédiatement. Rien ne dit que cela changerait quelque chose, il avait juste dit qu’il y allait. Mais finalement, peut-être pourrait-il espérer le revoir ? Au moins une peu ? Une fois ? De temps en temps ? Si des questions lui brûlaient les lèvres en cet instant, elle n’eut pas le temps de les poser en tout cas, puisque le jeune chevalier reprit rapidement contenance visiblement, effleurant le visage de la jeune femme du bout des doigts, allant même jusqu’à caresser ses lèvres. Elle en rougit légèrement, elle n’avait pas pu ne pas penser à ce qu’il s’était passé plus tôt. C’est une évidence pourtant !
Son air laissa paraître une certaine surprise et une gêne assez légère sur ses traits.

« Hein ?»

C’est ce qui lui avait échappé quand il lui avait demandé si elle aimerait qu’il en profite pour aller la voir ? Hein ? Heu. Non bien sûr que non ! C’est pas ça qu’elle... Quoi ? Si ? Non mais. Il ne va pas se déplacer pour elle et... Il ferait vraiment ça ? Il le voulait ? Et comme pour ne rien arranger à son pauvre esprit, il se pencha de plus en plus sur elle, l’obligeant à légèrement se reculer, se retrouver dans une position assez compromettante pour la jeune femme. La demoiselle devint pivoine devant l’air qui lui afficha. Oubliant durant un bref instant en vrai c’était quoi la question déjà ? Parce qu’elle avait alors le regard fixé sur son visage, et avait songé : pourquoi tu t’es arrêté ? Elle avait envie de l’embrasser.

Qu’est-ce que je raconte-moi !
Ses joues se gonflèrent, essayant alors en vain de masquer le rouge de ses joues et la gêne qui l’avait submergée. Si elle tenta de donner de l’assurance à sa voix, cette traitresse la laissa en plan au démarrage.

« T-Tu mérites que je te réponde : bien sûr que non !»

Elle détourna alors le regard, elle avait chaud là, elle avait le cœur bien trop bruyant. Il l’a déstabilisait, et elle ne savait pas si elle aimait bien ça ou non. Parce qu’au fond, Astéria avait toujours préféré être maître d’elle-même.

« Qu’est-ce que tu vas t’imaginer...»

Bougonna-t-elle. C’est vrai ça, il s’imagine quoi ? Ou plutôt, tu t’imagines quoi Astéria, serait la bonne question. En essayant de se redresser, du moins, légèrement, n’aggravant de toute façon en rien la distance qui n’avait plus rien de décent depuis un moment, ses mains derrière elle, l’une d’elle se posa sur elle de Leonnard.. Malgré elle ?

« Tu vois... J’me disais que tu pourrais encore m’apprendre des trucs... D’équitation... Voilà...»

On va dire ça Astéria, qui y croit ? Quand bien même il s’agit là d’une possibilité valable, il est évident que ce n’était pas pour cette raison précise qu’elle avait posé la question. C’est peut-être pour ça que son autre main vint se loger contre les mèches blondes encore humide du jeune homme, chaque mouvement de lèvres qu’elle faisait pour parler effleurant les siennes, les joues gardant alors leur couleur. Et d'une petite voix.

« Tu ferais un p’tit détour ? .. Une fois  ?»

Une fois au moins ? Vraiment ? Son cœur rata un bond.
Astéria
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le 23/8/2018, 23:23

Il savait que ses paroles la feraient réagir et pour ne rien cacher, il ne perdait pas une miette du spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Elle semblait gênée, perturbée par les paroles, qu’il lui avait lancé un peu plus tôt. Son visage ne cessait de s’empourprer, ses gestes à se faire légèrement hésitant, tout comme sa voix qui perdait de plus en plus d’assurance. Il avait tapé dans le mille et aussi sadique que cela puisse paraître, il n’arrivait à enlever ce petit sourire victorieux, voir arrogant de ses lèvres. La voir autant perdre ses moyens avaient quelques choses de satisfaisant. Ce fut donc dans un silence amusé qu’il la laissa alors s’exprimer, se permettant de temps en temps à prendre des expressions qui se moquait légèrement de la demoiselle. Un air faussement convaincu, un sourire narquois, un haussement de sourcils amusé. La situation avait quelques choses de drôle, mais aussi ce petit quelques choses d’affriolant. Il fallait dire, elle était tellement craquante quand elle était ainsi, rougeoyante à se chercher des excuses, jusqu’à enfin baisser les armes et s’exprimer avec plus de douceur, plus de séduction. En cet instant est-ce qu’il était encore question d’une discussion ou d’un jeu ? Ses lèvres effleuraient les siennes avec provocation, sa main sur la sienne avait ce petit quelques choses de plaisant. Elle essayait de retourner la situation à son avantage, mais le chevalier était décidé à ne pas perdre la face. Quand il jouait, il jouait jusqu’au bout, jusqu’à avoir ce qu’il désirait. Et en cet instant, il savait ce qu’il voulait obtenir. « Tu sais que tu mens très mal ? » Il avait soufflé ses mots sans retenu, ses lèvres effleurant à son tour les siennes sans vergogne, sans jamais se presser contre celle de sa terrible amante. Se reculant légèrement, un sourire joueur déforma alors son faciès, son regard dévorant alors la renarde sans gêne. Il voulait la frustrer légèrement, l’attirer dans cette attraction qu’il voulait cette fois contrôler. « Tu es vraiment sûre de vouloir me voir que pour un cours d’équitation ? » Il s’était de nouveau penché vers elle, se gardant bien de laisser une faible distance entre leur visage. Plus il se penchait, plus son sourire se faisait narquois, calculateur, mais aussi incroyablement doux. « Mais bon, puisque tu veux que je vienne te voir qu’une fois… Je pourrais peut-être faire un effort qui sait ? »

Tout en continuant de se pencher sur la polymorphe, Leonnard continua son petit manège, jusqu’à ce que la renarde se retrouve allongée sur le dos, le jeune homme se trouvant au-dessus d’elle. Ses mains s’étant déplacé vers le visage de cette dernière pour ne pas l’écraser de son corps. Ses yeux scrutaient les siens avec une intensité nouvelle. De nouveau, l’une de ses mains vint se plaquer contre son visage caressant celui-ci avec tendresse avant de suivre la ligne de sa nuque pour venir se loger dans ses cheveux qu’il attrapa avec soin. « Si tu veux vraiment que j’accède à ta requête… Il va falloir me motiver… » Il n’y avait pas besoin de plus de détails pour savoir ce qu’il sous-entendait et sûrement que la renarde serait aussi en mesure de le comprendre. Après tout, il suffisait de voir son regard pour le comprendre. Ses yeux scrutaient les siens, regardant de temps à autre ses lèvres qu’il désirait ardemment posséder. Sauf que cette fois, il voulait que ce baiser vienne de la demoiselle, que celle-ci vienne cueillir ce qu’elle désirait à son tour. Après tout, c’était elle qui l’avait appâtée telle une vile succube. « J’attends. » Soufflant doucement ses mots, le blond s’était doucement approché, ses yeux ne quittant pas les siens. Il savait que ce comportement risquerait de la gêner plus encore, mais après tout, n’était-ce pas ce qu’elle voulait elle aussi ? Sur cet état d’esprit, il s’arrêta à mi-chemin, attendant alors que la renarde s’approche d’elle-même pour lui donner ce qu’il convoitait.
Leonnard
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le 24/8/2018, 13:27

Si Astéria espérait avoir encore un tant soit peu la tête suffisamment haute pour lui tenir tête, ses efforts assez maigres furent rapidement balayés pour le jeune blond. À l’instant même où elle semblait avoir retrouvé un semblant de répondant, il l’avait alors regardé de son sourire moqueur, qui oscillait entre la moquerie pure et une tendresse tout aussi étrange que palpable pour la demoiselle. Son cœur en battait, il l’avait eu ce.. Cet idiot. Il l’avait bien eu. Elle mentait, elle disait des bêtises, elle essayait de trouver des parades pour s’en sortir, mais il n’était pas dupe, et ne semblait pas décidé à faire semblant de la croire, juste pour continuer à la titiller, à la chercher. Donnant alors à cette conversation un aspect beaucoup plus... Intime, dirons-nous. Pour ne pas dire qu’il y avait une alchimie qui était en train de se produire, un désir grandir, dans le creux du ventre de la jeune femme, comme si elle était au final suspendu à ses lèvres et regrettait presqu’il ne lui ait pas donné ce baiser. Elle se mordit la lèvre, les oreilles couchés, les yeux humides et de ce fait brillant, elle n’avait su que répondre quand il lui demandait si elle désirait vraiment le voir que pour un cours d’équitation ? Elle se mordit la lèvre, la question fâchait un peu, parce qu’elle n’avait pas envie de répondre. Et heureusement, il ne lui laissa pas un silence qui l’aurait alors couverte définitivement de honte.

Si son cœur reprit une allure plus vive quand il lui répondit enfin convenablement à sa question, ce dernier ne trouva pas de repos devant son approche, devant ses frôlements qui ne cessaient de la tourmenter. Elle en perdrait presque le fil de la conversation, pourtant elle n’avait rien de bien compliqué en réalité. Alors elle le regardait de ses grands yeux ambré, l’air embarrassée, intimidé, voir même un peu toute chose, je crois que c’est le bon terme. La chaleur sur ses joues ne voulait pas la laisser alors trouver le temps de répondre, le temps de retrouver son mordant, non, il l’avait littéralement séché. La renarde avait l’impression d’avoir perdu ses crocs.

Et ce fût pire quand il lui fit ce semblant de chantage. Allons, semblant, soyons sérieux cinq secondes, ça n’en était pas un, cela se voyait, elle brûlait d’envie de le faire, elle brûlait d’envie pour lui. Elle avait l’impression que sa chaleur irradiait alors qu’elle était coincée sous son corps, qu’il pourrait le sentir. Mais regarde-moi ce regard, ces pupilles sanguines, cet air qu’il lui offrait, mélangeant la fierté et une tendresse qui lui était adressée, et faut avouer, elle n’y était pas insensible. Allongée sur le dos, ses jambes pourtant semblaient presque défaillir, s’agitant de façon presque inaperceptibles sous lui. La renarde qu’elle était lui poussait à lui refuser cette demande, juste pour l’ennuyer. Mais son cœur lui disait de céder, parce qu’elle en mourrait d’envie, et que lui aussi. C’est juste, qu’il était décidé à gagner. À gagner les faveurs d’Astéria.

« C-Ce. Ce chantage n’est pas digne d’un chevalier quand il s’adresse à une princesse.. .»

Elle semblait essayer de garder le semblant de dignité qui lui restait. Mais c’était peine perdue. Astéria ne réfléchissait plus. C’est peut-être pour ça que son souffle s’était rapproché du sien. Ses lèvres effleurant alors avec une certaine timidité mais envie les siennes. Qu'elle glissa une de ses mains sur sa nuque pour l’inciter à se baisser histoire de garder une position confortable sur le matelas, gardant cette distance qui ne rimait plus à rien tellement le millimètre était presque un détail. Sa seconde main trouva sa place sagement sur son épaule, d’une voix fébrile, peut assurer, elle souffle d’un murmure inaudible, excepté par lui.

« Les bêtes n’aiment pas être prise au piège... »

C’est un animal piégé ou blessé qu’il devient dangereux, imprévisible. Et plus fourbe également. C’est certainement parce que c’est au fond dans sa nature qu’elle attrapa entre ses dents la lèvre inférieure de Leonnard. Oscillant alors entre le suçon et l’effleurement indécent. Ne lui offrant qu’à moitié ce qu’il avait réclamé, ou plutôt exigé. Cherchant à défaut de gagner, de ne pas partir avec une défaite cuisante, parce que si elle se sentait faible de le désirer à ce point, elle voulait au moins qu’il en ressente un semblant de la même chose, le frustrer comme elle l’avait été quand il s’était reculé. C’est ce qui s’appelle jouer avec le feu, mais malheureusement pour elle, Astéria avait perdu depuis un moment au jeu de ma bataille verbale. Le cœur en danse solitaire, les joues en feu, elle offrit finalement ses lèvres à cet homme pour la cinquième fois de la soirée. Comptant sur la bonne foi du jeune homme pour reprendre en main ce qu’elle ne maîtrisait sur le fond pas tant que ça, elle avait besoin de lui, elle avait besoin, qu’il mène un minimum cet échange, elle avait déjà fait le premier pas, sa langue retrouvant la sienne pour la troisième fois. Elle s’est perdue. Elle a perdu. Mais ce n’est pas si grave, ses bras ne sont pas inconfortables.
Astéria
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le 24/8/2018, 23:34

Il savait qu’il poussait le bouchon un peu trop loin, qu’il risquait de la gêner plus que de raison, mais c’était de sa faute aussi. Elle était tellement séduisante quand son visage était teinté par la rougeur, quand son regard était humide et brûlant d’envie. Elle était tellement désirable en cet instant, tellement… envoutante. Il n’arrivait à comprendre pourquoi la demoiselle lui faisait tant d’effet, pourquoi il avait cette envie de la posséder entièrement, mais en cet instant, ses questions semblaient se perdre dans son esprit, devenant inexistantes. Seule la renarde, envahissait ses pensées. « Tu devrais savoir maintenant que ton chevalier n’a aucun savoir vivre. » Il avait répondu du tac au tac, sans aucune honte, l’espièglerie teintant sa voix. Il ne perdait pas des yeux sa belle amante qui s’était doucement rapprocher de sa personne, sa main s’approchant alors de sa nuque pour y effectuer une légère pression tandis que l’autre se posait tranquillement sur son épaule. Ses lèvres effleurant les siennes avaient quelques choses d’électrisant et bien que sa dernière phrase fût perturbante, Leonnard abandonna tout questionnement, quand il sentit sa lèvre inférieure se faire attraper par la jolie polymorphe. Patient, il la laissa s’amuser quelques instants, préférant la laisser se perdre peu à peu contre ce désir qu’elle n’arrivait à dissimuler. Évidemment, il trouvait l’attente longue et il n’avait qu’un seul et unique désir. Lier ses lèvres aux siennes. Mais il se ravisa, préférant laisser Astéria prendre les devants. Même si cela le frustrait légèrement tant cela était intenable.

Quand elle céda enfin à la tentation, quand elle lui offrit enfin ses lèvres et finalement sa langue, le jeune blond abandonna toute retenu. Chavirant à son contact, ses sens perdant toute notion, il laissa sa propre langue cueillir la sienne, l’invitant à des caresses plus au moins passionnées, plus au moins fiévreux. Ses deux mains avaient attrapé le visage de sa belle laguz, l’une d’elle glissant avec douceur jusqu’à sa nuque pour accentuer le baiser, tandis que l’autre s’apposa dans le creux de son dos. Il resta ainsi un instant, avant de doucement se décoller d’elle, son souffle se reprenant doucement, son regard s’ouvrant peu à peu. Pendant un instant, il regarda Astéria avec une intensité folle, ses dents mordants légèrement sa lèvre inférieure comme s’il venait de faire une grosse bêtise. Il n’arriverait jamais à s’en tenir là. Il avait bien trop envie d’elle. Qu’il avait été idiot de jouer à ce jeu dangereux, mais il l’était encore plus, de vouloir le continuer. « Tu te sens prise au piège avec moi ? » Puis, sans attendre de réponse, il glissa ses lèvres contre la nuque de la voleuse, embrassant la base de son cou, tout en remontant jusqu’à ses tempes, avant de rejoindre ses lèvres qu’il ressouda de nouveau aux siennes. Ses baisers n’avaient plus rien de chastes. Ils étaient passionnés, profonds et pourtant si tendre. Il ne cessait de les approfondir, voulant sentir encore plus cette langue contre la sienne. Sans prévenir, il se releva alors, ses mains attrapant la taille de la renarde qu’il souleva pour l’installer sur ses genoux, ses lèvres faisant taire la moindre réaction. Profitant de cette position, il laissa cette fois, sa main droite glisser contre la cuisse de sa jolie amante, caressant cette peau nue jusqu’à son genou avant de remonter avec tendresse s’arrêtant à la base de son t-shirt. Son autre main était revenue contre le creux de son dos effectuant parfois de légère pression pour qu’Astéria se rapproche de sa personne. Si pendant un moment il était resté hésitant, à ne pas savoir s’il s’abstenait ou non de franchir les limites, il s’y risqua après une brève réflexion. Au pire, la demoiselle l’arrêterait au mieux… Il verrait en conséquence.

Avec une douceur désarmante, il souleva avec soin le t-shirt de sa belle laguz, laissant sa main s’approcher de sa taille qu’il caressa avec habilité, comme s’il manipulait une œuvre d’art fragile. Glissant le long de son corps, il profita de la chaleur qui se dégageait de son épiderme, découvrant alors son ventre, ses hanches, sans oser trop s’aventurer encore, comme s’il attendait une permission, une bénédiction silencieuse. Comme charmée par ce corps qu’il découvrait avec lenteur, il laissa sa main gauche glisser à son tour sous son t-shirt pour caresser cette fois-ci son dos. Joueur, il s’amusait à suivre la ligne de sa colonne, remontant avec lenteur ses doigts, effleurant ce creux si délicat, si affriolant. Décollant ses lèvres des siennes pour laisser le temps à la voleuse de se remettre, il s’engouffra à nouveau dans son cou alternant entre baiser et langue qui goûtait sans vergogne à cette peau vibrante. En cet instant, il était incapable de réfléchir, incapable de se freiner, il voulait juste la sentir fébrile entre ses mains, la sentir brûlant de désir pour son chevalier. Que ses pensées ne soient tournées que vers lui, et lui seul.
Leonnard
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