"J'aurais mieux fait de rester chez moi, à faire des chaises en bois..." [PV : Raviel]

le 18/4/2018, 17:49

Stupide marchait, mais pas comme à son habitude. D’habitude, le fier âne marchait seul, tirant sa carriole. Là, il était délesté de sa carriole... Et entouré par deux chevaux, qui l’empêchait de quitter le chemin... L’âne farouche n’appréciait guère la situation. Il était du genre têtu, et du genre à ne pas du tout apprécié quand quelqu’un lui forçait une direction. D’ailleurs, on pouvait le dire sans problème... Il n’y avait qu’une seule et unique personne qui arrivait à lui imposer une direction, comme ça... Et c’était Dalila ! Les autres, ils pouvaient se gratter pour imposer quoique ce soit à Stupide... Sauf sous la contrainte... Et là, c’était le cas, étant donné que l’âne avait bien compris qu’il passerait de vie à trépas dans le cas où il décidait à commencer à tenter de désobéir... Donc... Pour le moment, il fallait obéir.

Sur la carriole de Dalila, maintenant attaché à deux chevaux, et bien... On trouvait deux hommes, qui n’avaient rien à faire là. D’ailleurs, le bois semblait fatigué, étant donné qu’il était pas habitué à porter deux hommes d’entre 70 et 90 kilos, tandis que Dalila toute légère devait en peser cinquante à tout casser. Pourquoi ils étaient deux ? Et bien... Le premier, un peu plus maigre et fin, avec une tête de fouine, et un cimeterre à la ceinture, tenait un désinfectant, c’est à dire de l’alcool de mauvaises qualité, et des bandages. L’autre était torse nu, et se faisait soigner... Cet homme ventripotent, ayant planté sa hache dans le bois de la carriole -bonne idée pour la foutre en l’air mais passons- avait un bandage qui s’installait autour de son gros ventre... Une flèche s’était plantée à l’intérieur, et il avait fallu la retirer. Heureusement, l’archère qui l’avait planté n’usait pas de poison... Heureusement...

L’homme se faisant soigner cracha à l’intérieur de la carriole. Et le crachat arriva directement dans la face de la pauvre captive, la légitime propriétaire de la carriole... La marchande Dalila. La jeune demoiselle avait perdue ses superbes robes, pour être uniquement habillée d’une chemise de lin qui arrivait au bas de ses cuisses, et sinon, ses sous-vêtements. On lui avait retiré ses robes, pour l’attacher, étant donné qu’attacher quelqu’un portant une robe, on risquait plus de l’étrangler qu’autres choses. Certains des brigands n’auraient pas eu de soucis à l’étrangler, surtout après ce qu’elle avait fait... Mais elle valait plus vivante que morte. Les brigands comptaient bien profiter de cette jeune demoiselle pour gagner le plus d’argent possible ! Déjà, ils avaient toutes ses marchandises. La viande séché, la bière, tout cela c’était pour ce soir. Le reste, ils allaient soit le vendre, soit le garder pour eux... Et ils allaient bien profiter quoiqu’il arrive !

Bon sang de bonsoir... Mais qu’est-ce que donc qui s’était passé ?! Et bien... Dalila était une marchande qui voyageait seule dans le désert. Et parfois... Et bien, il y avait des chemins qui se passaient mal. C’était malheureusement ce qui était arrivé. Elle avait tenté de fuir, mais les huit brigands qui l’avaient poursuivi, n’avaient pas hésité à continuer la poursuite. Aujourd’hui, ils n’étaient plus que sept. Lors de la fuite, Dalila était montée sur sa carriole, et avait tiré avec son arc et ses flèches. Elle avait pu tiré 12 flèches, avant de se prendre elle-même une flèche. Sur les 12, 3 seulement avait touché. Une dans un cheval. Une autre dans le ventre de celui qui se faisait soigner... Et enfin, une dernière dans la gorge de celui qui semblait être le chef des brigands. Sans chefs, ils avaient néanmoins réussi à capturer Dalila quand elle s’était prise une flèche dans la cuisse...

D’ailleurs, Dalila saignait toujours, et elle se sentait faible... On ne l’avait pas soigné, on avait juste laissé la flèche... Pour éviter l’hémorragie. Encore une fois, ils ne voulaient pas la tuer... Mais si elle mourrait d’une gangrène, c’était pas leur soucis... Dalila avait mal, et elle avait envie de pleurer, mais elle se retenait. D’habitude, elle avait toujours réussi à échapper aux brigands... Cette fois, ce ne fut pas le cas. Elle avait été capturée, et elle serait sans doute soit tuée, soit libérée au prit d’une très forte rançon... Soit... Elle préférait pas penser ce que pourrait faire ses hommes. Elle avait mal de toutes façons, et cela n’aidait pas du tout à un processus de pensée normal, si vous voulez mon avis...

Quoiqu’il en soit, d’un seul coup, la carriole fut pris d’un grand élan de vitesse. Dalila sentit un livre lui tomber dessus, suivis d’un sac de patate. Aie. La prochaine fois, elle rangerait mieux sa carriole. Elle tenta de tourner sa tête, mais elle était gênée par les cordes. Elle ne pouvait même pas demandée ce qui se passait, vu qu’elle était bailonnée. Ainsi, elle ne pouvait pas savoir que si la carriole s’était emballée... C’était que les brigands avaient vu un autre malheureux. Quel jours de chance pour eux ! Cela était de loin la première fois que DEUX voyageurs solitaires se promenaient sur la même route, la même journée ! C’était la journée du jackpot... bref, tout les brigands se lançaient à l’attaque. Ils n’étaient plus que sept, dont un blessé... Mais cela allait suffire pour capturer ce voyageur tout seul... Sans leur chef, il perdait grandement leur capacité à être raisonnable, on pouvait le confirmer avec leur actions...


« A L’ATTAQUE ! CAPTUREZ MOI CE VOYAGEUR SOLITAIRE !!! »

Espérons qu’il aura plus de chance que moi... Pensa Dalila...
Dalila
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le 21/4/2018, 13:50

Le soleil brûlait bien haut et fièrement dans le ciel, les vents arides battaient la mer infinie de sable qu'était le désert d'Oghma.. Ce lieu avait vu le voyage d'un jeune homme commencer, il y a déjà 17 ans de ça..
Le dit jeune homme s'ennuyait sur son cheval, d'ailleurs. Cela faisait déjà quelques jours qu'il était sur le chemin de sa prochaine destination.. Où allait-il ? Lui même n'en était pas sûr !
C'était par lassitude et automatisme qu'il mélangeait habilement son deck, sa possession la plus précieuse. Un soupir. Était-ce vraiment utile de piocher une carte maintenant ? Dans l'espoir qu'elle prédise quelques chose qui chassera son ennui ? Enfin, ça ne pouvait pas faire de mal, pas vrai ?

La première carte du paquet fut tirée, révélant ainsi au voyageur un présage de son avenir proche. Le nombre de carte, et leur position indique le laps de temps et la précision de la lecture, mais pour une journée, et une question aussi simple que celle du garçon, une seule suffisait amplement...

-"Le cinq de coupes ?.. Wow, j'aurais mieux fait de m'abstenir en fait.."

Cette carte signifiait perte, tristesse et désespoir, ce qui n'était pas forcément de bonne augure pour la suite du voyage... Qui sait, peut-être que le karma venait récolter son dû, à celui qui avait abandonné ses proches à la Tour ?

Poussé par une curiosité presque morbide, il voulut finalement continuer son tirage, mais à peine posait il la main sur sa prochaine carte que..

-"A L’ATTAQUE ! CAPTUREZ MOI CE VOYAGEUR SOLITAIRE !!!"

Évidemment. Quoi de mieux que des bandits pour chasser l'ennui ? Beaucoup de choses en fait. 'Chier. Et bien sûr, ceux-là n'étaient pas du genre bandits volubiles qui aiment bien discuter avec leur proies, ce qui facilitait fortement la tâche de les pacifier au jeune voyageur, soit par un bluff éhonté, soit en s'humanisant auprès d'eux, devenant presque leur ami avant de filer en douce.

Les bandits de grand chemin ne sont pas tous des mauvais bougres, bien souvent ils ont pas le choix, et suffit de parler, et souvent leur donner une petite compensation, faut le reconnaître, pour trouver un terrain d'entente !

Mais là, on pouvait toujours tenter un bluff, comme un animal qui se dresse et montre les crocs pour se rendre plus imposant...

-"Ô BANDITS ARROGANTS ! OSERIEZ-VOUS VOUS EN PRENDRE À MOI ? LE GRAND RAVIEL-SAMA ?!"

Leur charge ne fléchissant pas, la panique commença à s'insinuer dans le cœur de la proie, mais sa voix ne faiblit pas, alors qu'il pointa sa main vers le premier agresseur, encore loin.

-"ah oui apparemment oui ahem SI VOUS NE RECULEZ PAS MA TERRIBLE MAGIE VOUS RÉDUIRA EN POUSSIÈRE, MANANTS !"

Certains eurent une légère hésitation, mais les autres chargeaient têtes baissée sur leurs chevaux..

What. D'habitude leur chef les arrête pour au moins vérifier si le gamin qui hurle est vraiment mage ?..

Wait. Ils chargent tous comme des dératés...OH MERDE ILS ONT PAS DE CHEF.


Panique. Puis le bandit le plus proche de prit un trait de flamme droit dans le visage..

Si il n'était pas mort, ça laisserait des marques.

Raviel n'eut cependant même pas le temps de se féliciter qu'il dû en projeter un autre.

Ça ne fit que frôler un autre assaillants, mais celui-ci tomba de selle et s'écrasa dans le sable, surpris.

À peine deux sorts basiques lancés, et le mage amateur sentait la fatigue le gagner, et son bluff tombait sans doutes en pièces vu l'envergure peu impressionnante de ses boules de feu..

Mais avant d'être rattrapé, il eu le temps d'en lancer une dernière, qui en effet toucha sa cible, mais au même moment, un autre malotrus passait à côté du jeune garçon, et lui asséna un violent coup à l'arrière du crâne lors de sa charge.

Il ne perd pas complétement conscience, mais s'écrase tout de même au sol tel un pantin auquel on a coupé les ficelles, et c'est dans  un état de semi conscience qu'il est dépouillé et attaché, avant d'être simplement balancé dans la carriole, qui semble faire tâche au milieu de bandits assoiffés de sang...

Ce fut un peu plus tard que la conscience lui revint pour de bon, et que ses grands yeux dorés s'écarquillèrent à la vue d'une autre prisonnière..

La journée commençait mal. Mais bon, à partir du bas, on be peut que remonter, pas vrai ? De plus, il n'était pas seul dans cette galère, et deux têtes valent mieux qu'une seule !
Raviel
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le 24/4/2018, 11:57

Les secousses faisaient très mal à la fameuse Dalila. Sa cuisse la faisait souffrir, étant donné que la flèche était encore dedans... Et qu’elle ne pouvait rien faire pour tenter de la retirer, vu que... Bah, elle était attachée. Solidement attachée, vu qu’elle était véritable saucisonnée, ce qui empêchait toute manœuvre... Bref, elle avait mal, elle était fatiguée, elle en pouvait plus. Elle perdait du sang en plus, et elle savait que si elle perdait trop de sang... Et bien, elle n’allait sans doute pas survivre, et cela était de plus en plus probable que cela arrive. Elle n’avait pas envie de mourir, pas comme ça. Elle était une marchande pas une guerrière, et mourir comme ça, d’une gangrène, ou d’une hemorragie, et bien... Cela n’était pas trop dans ses planning. Dans son planning, enfaite, la mort venait tout à la fin, logique, et de préférence le plus tard possible. Le soucis, c’est que s’il y a quelques choses qu’on ne choisit pas, c’est bien sa fin... Enfin, si parfois, mais c’est un autre sujet...

Comment cela se passait à l’extérieur ? Et bien, vu la cavalcade, et les cris qui étaient poussés, la fameuse Dalila ne pouvait pas trop savoir. Alors, oui, il se passait des choses. Cela, elle l’avait bien compris, et encore une fois, cela s’entendait. Cela se battait, et elle n’avait aucune idée des événements qui se passaient ! Pourvu que le cavalier solitaire arrive à s’en sortir. Elle pensait cela pour deux raisons. La première était qu’elle espérait qu’il ne subisse pas le même sort qu’elle, car franchement, cela ne serait pas cool pour lui. La seconde raison... Et bien, c’est tout simplement qu’elle espérait qu’en s’enfuyant, il puisse revenir avec des soldats, et ainsi, la libérer... Cela serait possible après tout ?! Elle espérait... Mais... Mais son espoir fut vainc, et ses espérances furent vite brisés.

Mais... Mais malheureusement, elle avait beau espéré, visiblement, Oghma semblait dans ses mauvais jours pour ses deux sujets, étant donné que le second n’eut pas plus de chance que la première... L’homme fut jeté, comme un vulgaire sac à patate dans la carriole. C’était un jeune homme, aux cheveux sombres, mais l’obscurité de l’ensemble rendait difficile la possibilité de voir quel couleur cela était exactement. Bref, elle était là, et elle se sentait mal... Mais au moins, elle avait un co-détenu. Cela avait un certain avantage, étant donné que cela voulait quand même dire qu’elle aurait peut-être la chance de pouvoir discuter avec lui... Un minimum... Elle voulait... Juste... Parler... Un tant soit peu... Juste... Un... Tout petit peu...

Sauf qu’elle n’eut pas cette chance. Grandement affaiblie par sa blessure, elle n’arriva pas à rester éveillée suffisamment longtemps, et donc, elle termina pas sombrer dans l’inconscience. Sa tête blonde tomba alors contre les planches de bois, tandis que ses cheveux blonds en pagailles venaient se mettre un peu partout, couvrant légèrement son visage. Là, comme ça, elle avait l’air, la pauvre fille, vraiment pathétique. Pas dans le sens actuel du terme, mais dans le sens ancien « ce qui apporte la pitié », le premier sens du pathétisme. Et c’est vrai qu’elle faisait pitié, cette pauvre fille. Sa jambe était en sang, son visage était face contre bois, et ses cheveux donnaient une impression de malaise, comme si elle était déjà un futur cadavre... Et vu le sang qui coulait toujours de sa plaie, où la flèche était planté... Cela risquait d’arriver... Vraiment.

« Toi. Là. »

Et oui ! Car si Dalila était encore évanouie, Raviel ne l’était pas... Combien de temps était passé ? Suffisamment pour qu’il fasse froid. Assez froid. Et cela allait devenir de pire en pire. On pouvait entendre les rires... Ils profitaient des marchandises de Dalila, visiblement, buvant et mangeant. Seul l’un des hommes était entré, et venait de jeter à la figure de Raviel un linge mouillée, et des bandages sales, puis jeta un seau avec de l’eau, dont la moitié se renversa par terre à cause de la violence du jet. Raviel fut alors détaché... Que voulait-il faire ? Et bien, tout simplement, il désigna Dalila, qui était toujours allongée par terre, les cheveux blonds en bataille, et le sang qui tachait aussi bien sa jambe que le sol par terre...

« Soigne là. Et fait le bien, sinon, elle va clamser, t’as vu comment elle est faible la gamine. »

Mais attendez... Raviel n’est pas médecin ! C’est un mage ! Pas un médecin ni un manieur de bâton ! Et bien... Vous aviez affaire à des bandits qui n’avaient même plus de chefs. Il ne fallait pas s’étonner que leur Q.I. ensemble atteignait environ la moyenne d’un homme normal. Pour eux, mage, soigneurs, manieurs de bâtons, et mec qui lit des livres, et bien tout ça, c’était un peu la même chose, on pouvait bien le dire. Oui, même ceux qui lisaient des romans, c’était la même chose que tout simplement être mage, c’était pour dire le niveau intellectuel du bousin... Il était pas bien haut, et le pire, c’est qu’ils étaient sans doute très fiers d’être stupide, genre « OUAIS ON EST CON, ET ON EST LES MEILLEURS PARMI LES CONS D’ABORD ! »... Ou un truc du genre... Bref...

Qu’allait faire maintenant Raviel ? Les hommes buvaient et mangeaient sans la moindre surveillence, et il était libre, ayant été détaché. Il pourrait aisément voler un cheval et fuir. Mais... Il restait Dalila, toujours inconsciente, évanouie, et donc, à la merci des différents criminels ici présent. S’il partait maintenant, il aurait des chances, des grandes chances même, de s’en sortir sans trop de difficulté. Néanmoins, il laisserait sans doute Dalila mourir, ou survivre si elle a énormément de chance, mais toujours captive... S’il prenait le temps de soigner Dalila, il pourrait perdre la seule chance de fuir possible... Bref, c’était un choix cornélien qui s’offrait à Raviel, un choix qui pourrait tout changer. L’intelligence dirait qu’il faudrait fuir avec un des chevaux... La moral dirait qu’il faudrait soigner Dalila... Que faire... ?
Dalila
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le 24/4/2018, 23:46

Depuis le début de son voyage, Raviel n'avait jamais été ainsi saucissonné, et ça le vexait grandement. Vraiment beaucoup. Être assommé, d'accord. Être blessé, ça peut encore aller.
Mais dépouillé et attaché comme un vulgaire saucisson ?
Non. C'était inadmissible. Il se vengerait ! Car personne, je dis bien PERSONNE, n'attache le grand Raviel-Sama contre son gré ! Surtout si on s'amuse à côté ! Qu'ils sont bruyants !..

Maaaais monologuer intérieurement ne ferait pas avancer la situation, malheureusement, sinon notre cher Raviel aurait déjà conquis Gaïa toute entière. Deux fois.

Donc, il ravala son égo surdimensionné pour se concentrer sur sa situation, et par extension celle de sa compagne d'infortune.. Qui semblait fortement affaiblie, au point de s'écrouler au sol, tristement. Première chose qu'on pouvait remarquer était sa longue chevelure dorée.. Mais elle semblait terne, comme ayant perdu son rayonnements, sa vie.. Sa tenue semblait très simple, quant à elle, une simple blouse en lin, et pas grand chose d'autre, mais ce qu'on voyait surtout était la flèche qui sortait de sa cuisse, et le sang qui maculait le sol, la peau de porcelaine de la jeune fille et ses beaux cheveux... Il sentit malgré lui un pincement de pitié et de tristesse intense à la vue de cette scène. Mais ce n'est pas comme si il pouvait y faire quelque chose.. Attaché comme il était, il était peut-être condamné à la regarder se vider de son sang, sans pouvoir réagir ? Est-ce donc cela que la destiné à décidé ? Qu'une flamme, qui aurait pu brûler encore longtemps soit soufflée juste devant lui, le brûlant au passage avant de s'éteindre à jamais ?..


"Toi. Là."

Apparemment, non. Sur le Cinq de Coupes, seulement trois sont renversées.. Les deux coupes toujours dressées montrent qu'il y a toujours un espoir ! Peut-être y aurait-il bientôt un moyen de s'échapper ?! Peut-être qu-

-"SBREHBLBL"

Un linge mouillé venait de lui atterrir en pleine figure. Ainsi que des bandages pas très propres. Et un blonk suivit d'un sploutch signifiait également l'arrivée d'un seau d'eau..

Et on le détachait ?!

"Soigne la. Et fait le bien, sinon, elle va clamser, t’as vu comment elle est faible la gamine."

Nani? Et ils laissent même le devin sans surveillance ?! Mais.. Voilà le coup de pouce du destin !

MAIS CHOSE IMPORTANTE D'ABORD !.. OUF ! Ils n'ont pas pensé à vérifier la doublure de la tenue du mage, où se cachait son bien le plus précieux.. Son deck de cartes ! Sans lui, s'évader n'aurait servi à rien, car sans lui, Raviel ne pourrait plus gagner sa vie, ni recevoir les messages de la destinée.. Il pouvait donc s'enfuir sans problèmes ! L'alcool imbibant à présent les hors-la-loi les empêcheraient sûrement de s'apercevoir de sa fuite jusqu'à demain au moins, et il serait en sécurité !

Juste devant la porte, la poignée de la liberté en main, Raviel s'était cependant arrêté d'un coup. Ce serait sûrement sa seule occasion ! Pourquoi hésitait-il ? Lui, représenté par l'arcane du Diable ?!..

-"Je.. Pardon de vous laisser ainsi, mademoiselle ?... Non ?..."

Un long soupir, et un volte-face.

-"Pourquoi ?"

Il mit le linge à tremper puis se mit à nettoyer la plaie, laissant pour le moment la flèche enfoncée dans la chair.

-"Pourquoi je fais ça bordel ? Je pourrais me barrer.."

Il détacha enfin la jeune fille, utilisant les cordes la retenant à peine quelques instants plus tôt comme un garot, qui empêcherait la fuite de ce qui lui restait de sang une fois la flèche retirée, gardant un calme incroyable au vu de la situation, si on exclut son monologue.. Ça aide d'avoir vécu dans une caravane continuellement harcelée par les éléments et les bandits..

-"Je pourrais être loin, sain et sauf, et non, je gâche peut-être ma seule chance pour.. pour.. une inconnue !"

Nettoyant les bandages, tentant de se rapeller quoi faire, il continuait à râler contre sa propre décision. Un couteau et du désinfectant. De l'alcool. Peut-être qu'il y avait ces choses ici ? Le garot la ferait tenir un peu plus longtemps.. Fouille fouille fouille... Un couteau, un peu émoussé, mais un couteau quand même ! Maintenant, l'alcool.. il faudra ouvrir la porte et avoir de la chance, qu'ils soient de bonne humeur..

-"Messieurs ?! Puis-je avoir une flasque d'alcool fort ?"

Un gros monsieur mit debout, et demanda la raison de la réclamation de leur prisonnier, il avait pas le droit de se saouler en sauvant la jeune fille !

-"C'est pour la sauver que je demande ça, il faut désinfecter la plaie !" bande d'abrutis de pochetrons de merde !.. Se retint-il d'ajouter à la fin..

On lui donna une flasque de rhum, avec méfiance tout de même, mais leurs craintes furent éloignées quand il referma la porte de la roulotte derrière lui : Il ne voulait pas s'enfuir.. Quel plan de génie de lui demander de sauver l'autre gamine, au mage !

-"Bon, ça, c'est bon.. Allez, tiens bon maintenant."

Il se mit à désinfecter le couteau.

-"Tiens bon. C'est bientôt fini. Ça va faire un peu mal, mais tout ira bien."

Une prière silencieuse, puis il se mit à agrandir la blessure, aspergeant en même temps la plaie de désinfectant de fortune.. La douleur ressentie par la jeune fille serait sans doute intense, mais il fallait bien agrandir la plaie pour retirer la tête de la flèche sans qu'elle se détache..

-"Désolé. Désolé. Désolé. Tiens bon. Mord sur le baillon, ça t'aideras. Tiens bon. C'est bientôt fini. Je te le promets." Dit-il, posant son instrument par terre, avant d'aller cherche la pointe de la munition dans la plaie. -"Moi c'est Raviel, ton co-détenu. Je vais maintenant retirer la flèche, ok ? Tout ira bien. Après je vais mettre un bandage, et ce sera fini.. Je tires à trois.. ok ?.. Allez.."

"TROIS !"


Tchak. La flèche était retirée. Malgré le garrot, le sang coulait encore plus, maculant le sol, la jeune femme, et Raviel, qui s'empressa d'enrouler la plaie avec un bandage.

-"Voilà, voilà, ça ira mieux. Tout va s'arranger. Et.. " Il retira enfin le baillon. -"Voilà. Tout ira bien. Comment tu t'appelles ?"

Maculé de sang, haletant maintenant que l'adrénaline retombait enfin, Raviel n'était sans doute pas rassurant, mais sa voix calme et douce tentait tant bien que mal d'apaiser la blessée...
Raviel
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le 25/4/2018, 21:15

Inconsciente, elle ne pouvait pas savoir qu’elle était entrain de se faire soigner... Cela était plutôt logique. Difficile de savoir ce qu’on te fait quand tu es évanouie. Elle avait été détachés, mais elle gardait encore son bâillon, qui allait être utile pour la suite, mais j’en dis pas plus. Quoiqu’il en soit, la jeune demoiselle aux cheveux blond respirait bruyamment, tandis que le sang avait bien taché sa carriole... Elle n’avait rien pu faire de plus. Dire qu’elle avait combattu en espérant pouvoir s’en sortir, et que finalement, c’était le fait d’avoir combattu... Qui allait la tuer. Car oui, plus rien... Elle n’avait plus aucun espoir. Comme le seul autre captif avait été attaché, et bien, elle allait mourir comme ça, sans pouvoir rien faire... C’était... Cela devait arriver... Au moins... Elle... N’aura pas revu... Sa mère... Elle ne... la décevrait pas une dernière fois... Sauf que...

«  … peu mal, mais tout ira bien. »

Ses mots sauvèrent littéralement la jeune demoiselle, qui grâce au couteau qui trancha alors après dans sa jambe, la réveilla d’un seul coup, l’empêchant de sombrer dans une inconscience encore plus profonde. Ce fut cela véritablement qui la sauva. Sauf qu’elle ne pouvait le savoir. Elle ouvra alors ses deux grands yeux verts en direction de la personne. C’était l’autre captif, qui ainsi, était libérée. Les yeux... C’est là qu’on dit souvent qu’on voit « l’âme » d’une personne. Et effectivement, beaucoup d’émotion passait par les yeux... Et là, on voyait toute la terreur, une véritable terreur dans les yeux de la jeune marchande, terreur qui fut visiblement vue et comprise par Raviel, qui commença à déclarer :

-"Désolé. Désolé. Désolé. Tiens bon. Mord sur le baillon, ça t'aideras. Tiens bon. C'est bientôt fini. Je te le promets. Moi c'est Raviel, ton co-détenu. Je vais maintenant retirer la flèche, ok ? Tout ira bien. Après je vais mettre un bandage, et ce sera fini.. Je tires à trois.. ok ?.. Allez.."

ATTENDEZ ! Elle n’était pas prête ! Elle n’était pas du tout prête ! Elle ne voulait pas ! Elle... Elle commença à mordre son bâillon, alors qu’il allait sans doute commencer à faire le décompte... Sauf que...

"TROIS !"

« MMMMMH ! »


Le hurlement, bien qu’étouffé par le bâillon, put être entendu dans toute la zone du désert, et fut accompagnée par des rires gras de la part des différents brigands qui étaient alors toujours présent dehors, autour du feu de camp qu’ils avaient fait en jetant des affaires de Dalila qui s’enflammaient bien, et toujours entrain de manger et boire aux frais de la marchande. Bref, quoiqu’il en soit, Raviel terminait son travail, qui franchement, était bon pour un débutant comme lui. Dalila avait été bien soignée. Alors, évidemment, elle était encore faible, et il faudrait sans doute qu’elle mange un peu de viande rouge pour résoudre l’anémie... Mais bon, ce n’était pas le moment... Pour le moment, c’était le moment de la discussion, car le fameux Raviel avait terminé de détaché la jeune marchande, en retirant son bâillon. Après cela, il s’installa à côté d’elle, un peu couvert de sang, et déclara :

-"Voilà, voilà, ça ira mieux. Tout va s'arranger. Et.. Voilà. Tout ira bien. Comment tu t'appelles ?"

« … Salaud... »

Ouh là ! C’était pas très gentil ça... Est-ce que Raviel avait entendu... ? C’était possible que oui, comme c’était possible que non. En effet, il fallait bien comprendre qu’elle avait dit ça dans sa barbe, juste après qu’elle ait retrouvée la possibilité de parler. M’enfin, quoiqu’on dise, ça restait pas très gentil de ta part, jeune demoiselle ! Il venait quand même de te sauver la vie. Après tout, en théorie, Dalila n’avait pas d’envie suicidaire, donc, c’était peu probable qu’elle lui dise « salaud » juste car elle avait été sauvée. On va même dire, cela serait plutôt assez illogique. Donc, pourquoi disait-elle ça ? Elle avait sans doute une vraie raison... Mais que diable était-elle donc cette raison ? Et bien, elle expliqua, quand elle déclara simplement, un peu plus fort pour qu’il puisse bien entendre...

« T’avais dis... Que tu retirerais à trois... Et t’as retiré de suite... »

Avant de commencer ce paragraphe, il faut bien que vous compreniez quelques choses. Ce n’est pas car un paragraphe est long, que beaucoup de temps se passent entre deux lignes de dialogue. Parfois c’est le cas, mais je l’indique. Et là, il faut comprendre qu’entre la ligne précédente, et la ligne suivante, et bien... Il n’y avait pas de temps qui passait ! Elle déclarait très vite ce qu’elle disait. Cependant, parfois on a beaucoup à dire. Et là, c’était le cas. Dalila ne connaissait pas les techniques de soin, donc, elle ne savait pas qu’en effet, c’était quelques choses de classique de faire ce genre de pratique quand on devait retirer une flèche, ou un éclat dans la chair de quelqu’un. Si on lui faisait un vrai décompte, il avait le temps de stresser, et donc, il allait avoir encore plus mal. Mieux valait faire la technique de Raviel... D’ailleurs, Dalila déclara, après, montrant bien que tout ce qu’elle avait dit précédemment était peu important.

« Merci... Merci beaucoup Raviel... Je... Je te dois la vie. »

Elle s’inclina brièvement, grimaçant de douleur. Sa jambe la faisait souffrir le martyr, et il fallait bien le dire, elle allait encore avoir mal pendant longtemps... En tout cas, elle avait bien raison, en effet... Elle avait risquée sa vie là, elle aurait pu mourir. Mais heureusement, ce n’était pas le cas... Raviel l’avait sauvée. Il était intervenu, et l’avait soignée. Certes, c’est vrai qu’il avait un coup qui pouvait être interprété comme quelques choses de pas gentil... Mais quand même ! Elle était en vie grâce à lui, et... Et elle devait le remercier. Elle lui devait la vie, littéralement, et elle devait lui repayer cela... C’était la moindre des choses après tout. Mais pour le moment, elle avait plus important, beaucoup plus important... Elle devait répondre à sa demande, donné un tout petit peu auparavant :

« Je... Je m’appelle Dalila. Je suis la vraie propriétaire de cette carriole. Et celle qui possède les victuailles et objets dont ses brigands profitent... »

Voilà, elle se présentait simplement, en temps que « Dalila ». Après tout c’est ce qu’elle était. Et après, elle expliqua pourquoi elle était là. Cela pouvait peut-être surprendre Raviel, car bon... Dalila était jeune pour déjà arpenter les routes de son pays comme ça, à la recherche de clients potentiels... Mais sans doute pas, étant donné que lui-même semblait être quelqu’un d’itinérent. Cela voulait dire qu’on avait deux enfants de Oghma, qui tout deux vivaient leur vie autrement que dans les bouquins et dans les académies de magies. C’était quand même rare ! D’habitude, les mages d’Oghma était tous des rats de bibliothèques. Et là, surprise, deux voyageurs. Dans la même journée ! Et capturée par le même groupe ! Comme quoi le hasard faisait... Bon là, très mal les choses, car aucun des deux n’auraient aimé être capturés. Mais au moins, le fait qu’ils soient deux les avaient sauvé !

« Raviel... ? Tu... Tu vas t’enfuir c’est ça ? »

Dalila demanda tranquillement cela... Et elle regardait son interlocuteurs de nouveau de ses grands yeux verts. Elle voulait lui demander quelques choses... Quelques choses qui était très très important... Et ainsi, elle continua alors sa déclaration...

« Peut-tu sauver Stupide ? C’est l’âne qui est avec les chevaux. C’est un bon âne. Je... Je ne veux pas qu’ils le transforment en saucisson comme ils disent. C’est... C’est un peu l’un de mes seuls amis... »

Attendez quoi ? Alors, oui, les brigands menaçaient vraiment la transformation en saucisson pour ce pauvre âne. Mais le plus inquiétant... C’était le sous-entendus que faisait Dalila... Ne voulait-elle pas fuir ? Bah... Si... Mais quand on voyait son état... Elle était encore faible, grelottait de froid -le désert, c’est très froid la nuit-, et surtout, elle ne pourrait pas courir si la situation dégénérait... Au moins, en offrant son âne... Elle rachetait un peu ce que Raviel aurait fait pour elle. Avec un peu de chance, le jeune homme saurait bien s’en occuper. Et pour elle... Sans doute que quand ses poivrots auraient terminés de décuvés, et découvert qui ne restait que la jeune fille, elle finirait très très très mal... Mais de toute façon, à ce stade... Si elle fuyait sans sa carriole et son fond de commerce, elle était finie. Elle était morte.
Dalila
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le 26/4/2018, 19:32


Long soupir. Il avait eu peur, il faut dire qu'il ne s'était pas préparé au cri poussé par la jeune femme, même si il s'y était attendu. Sauver une vie est bien plus terrifiant qu'on pourrait croire, apparemment..

« … Salaud...»

N-nani ? D'où vient cette insulte ?! Qui ose ainsi dénigrer les efforts de Raviel-Sama !?.. Wait, c'est la fille qu'il vient de soigner qui vient de l'insulter ? Pou-..

«T’avais dis... Que tu retirerais à trois... Et t’as retiré de suite... »

... -"Ah.. Ahahah !"

Un rire joyeux, insouciant, comme si la situation n'était pas si dramatique qu'il semblait, il se retint de lâcher un "quel nom à rallonge ! T'en as pas un plus court ?" et puis..

« Merci... Merci beaucoup Raviel... Je... Je te dois la vie. »

Un sourire fatigué, c'était agréable de se faire remercier comme ça.. Ça fait bizarre..
Elle s'inclina légèrement, ce qui a eu l'air de la fair souffrir.. Il faudrait du temps avant que ça ne guérisse complètement...

« Je... Je m’appelle Dalila. Je suis la vraie propriétaire de cette carriole. Et celle qui possède les victuailles et objets dont ses brigands profitent... »

Dalila.. Elle était donc marchande.. Un peu comme notre protagoniste actuel ! Il ne put d'ailleurs réprimer un léger sourire.. Deux être si semblables, capturés par le même groupe de fripouilles le même jour.. Impossible que ce ne soit qu'une coïncidence, c'était un signe du destin. Pas de doute là dessus, si il avait pu continuer son tirage, il n'y a aucun doute que cette rencontre aurait été prédite..

-"C'est un plaisir de te rencontrer, Dalila, malgré les circonstances moins que favorables.."

Mais il était tout de même curieux.. Il est rare que des gens aussi jeunes parcourent le monde comme ils le faisaient tout les deux.. Il devait y avoir une bonne raison à la situation de cette demoiselle aux grand yeux verts.

Était-elle semblable à la sienne ? Un acte de lâcheté en face d'un présage de catastrophe ? Ou totalement différente ? Il faudrait en discuter une fois sorti de ce mauvais pas. Car il n'était pas question de rester ici.. Le cerveau du jeune homme était en ébullition.. Ils sortiraient d'ici, coûte que coûte.

« Raviel... ? Tu... Tu vas t’enfuir c’est ça ? Peut-tu sauver Stupide ? C’est l’âne qui est avec les chevaux. C’est un bon âne. Je... Je ne veux pas qu’ils le transforment en saucisson comme ils disent. C’est... C’est un peu l’un de mes seuls amis... »

Bien sûr qu'il allait s'échapper, quelle question ? Il allait... Wait..

-"Bien sûr, je.. Attends.. Quoi ?"

Son regard se durcit. S'embrasant froidement.

-"Tu viens d'insinuer quoi à l'instant ?.."

Il fixa son regard dans celui de la marchande. Et sans lui laisser le temps de se justifier, il continua.

-"Non. Je ne sauverais pas Stupide. Tu sais pourquoi ? ON le sauvera. Ensemble ! Tu penses que je t'aurais juste soignée pour t'abandonner à un sort pire que la mort ?! Tu te fous de moi !?"

Bien qu'il ne parlait pas trop fort pour ne pas alerter les gardes, ses mots étaient prononcés avec force. Non mais pour qui elle se prenait ?! Il avait fait l'effort de la sauver, perdant peut-être la seule occasion de le faire sans problème, sans accrocs !

-"Écoute moi bien, Dalila. Si j'avais voulu te laisser là, je l'aurais fait bien plus tôt. J'ai eu plusieurs occasions de partir jusqu'à maintenant. J'ai même hésité à le faire, plusieurs fois. Mais je suis toujours là. Donc si tu penses que je vais te laisser ici, tu tu fourres le doigt dans l'oeil aussi profondément que la flèche que j'ai retiré de ta jambe. Capiche ? On va s'en sortir."

Son regard s'adoucit à sa dernière phrase. Il avait bien compris qu'elle pensait sans doute n'être qu'un poids mort, mais Raviel avait fait un investissement en la sauvant, et il comptait bien le voir arriver à fruition.

Un soupire, puis le retour de son sourire habituel. Une chose venait de le frapper, quelque chose venait de faire tilt...

-"Le grand Raviel-Sama s'en sort toujours, ne t'en fais pas ! Mais cette fois-ci, sans même le savoir, ce sera toi qui nous donnera le moyen de récupérer nos biens, en plus de s'échapper..."

L'alcool était la solution.. Car si Raviel avait bien remarqué quelque chose, c'était que des bandits sans chefs ne sont pas plus économes et sensés que n'importe quel soiffard à la taverne du coin, et donc, ils finiraient forcément par tous s'endormir... Il se mit à expliquer ce fait pourtant si simple à déduire, un sourire confiant au visage... Mais il restait un détail..

-"Une fois tout ces idiots endormis, on pourra sortir d'ici, détacher leur chevaux, récupérer Stupide et Cheval, les harnacher à la carriole, récupérer nos affaires, et s'enfuir dans la nuit.. Mais que fait-on des bandits ? Si un seul se réveille.. On est foutus. L'option la plus safe serait de.. Les exécuter pendant leur sommeil. T'en penses quoi ?"

Il n'avait jamais tué de ses propres mains. Il l'avait fait avec la magie, mais il est facile de faire ainsi que de tenir une lame. Il l'avait fait, sans le savoir, par la fuite..

Et la fuite était définitivement plus simple.

Avisant le couteau ayant servi d'outil chirugical de fortune, il tourna son regard vers Dalila, en attendant sa réponse.

Décidément, cette nuit risquait d'être bien longue..
Raviel
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le 26/4/2018, 22:45

Dalila n’avait pas envie de rester. Surtout qu’elle devinait qu’une jeune fille comme elle au milieu de ce genre de brigands… Elle risquait pas de tenir long feu. Elle le savait bien, elle en avait bien conscience. Mais que pouvait-elle faire d’autre ? Elle était un fardeau pour son interlocuteur. Tout seul, il pouvait fuir, avec elle… Il se referait capturer, sans aucune hésitation. Le pire, c’est qu’à son sens, c’était de la logique pur. Surtout comme elle était blessée, le temps qu’elle soigne, elle risquait fort de ne pas tenir un trajet dans le désert, ainsi, avec seulement un cheval et un âne. Même sur le dos de Stupide, elle souffrirait le martyr, et obligerait son coéquipier à longuement s’arrêter pour faire des pauses puis… Ils n’avaient plus leur équipement ! Partir en cavalier seul dans le désert était déjà dangereux, mais en plus avec une blessée ? Tout montrait bien que cela serait extrêmement risqué… Et ainsi...

-"Bien sûr, je.. Attends.. Quoi ?"

Pendant un temps, un petit temps, car la fameuse Dalila n’était pas stupide, elle crut que son interlocuteur allait être raisonnable, et n’allait pas jouer les héros. Après tout, avec tout ce qu’elle pensait, et bien, elle se rendait bien compter qu’essayer de la sauver également était une technique totalement suicidaire, et que franchement, ils risqueraient plus qu’autres choses… Elle ne savait pas ce que voudrait faire d’elle les brigands, mais elle savait que s’ils étaient pris à tenter de fuir… Ils ne survivraient pas. Ils seraient sans douté tué sur le champ, dépouillé du peu d’affaires qui leur restaient, et leur corps nus seraient alors abandonnés aux quelques charognards du déserts… Bref, en peu de temps, il ne resterait alors véritablement plus rien d’eux… Bref, ainsi, elle espéra pendant un petit moment qu’il soit raisonnable… Mais malheureusement...

-"Tu viens d'insinuer quoi à l'instant ?.."

Ouille. Il avait parfaitement compris ce qu’elle insinuait, qu’elle insinuait qu’en effet, elle pensait que le plus sage serait de fuir… Mais oui, que voulez-vous ! Bien entendu qu’elle voulait se sauver, et s’en sortir, mais le soucis, c’est que parfois, faut se rendre compte de la vérité, de ce qu’ils peuvent faire dans une situation donnés ! Ce qu’elle avait insinué ? La triste réalité. Elle était inutile, un poids, un fardeau, comme toujours… Sa mère confirmerait. Quel incapable, cette fille ! Incapable de faire quoique ce soit ! Incapable de faire de la magie ! Incapable de se sauver de vulgaires brigands ! Elle était un poids, un fardeau, un boulet inutile pour toute personne… Elle ne pouvait rien faire…

-"Non. Je ne sauverais pas Stupide. Tu sais pourquoi ? ON le sauvera. Ensemble ! Tu penses que je t'aurais juste soignée pour t'abandonner à un sort pire que la mort ?! Tu te fous de moi !? Écoute moi bien, Dalila. Si j'avais voulu te laisser là, je l'aurais fait bien plus tôt. J'ai eu plusieurs occasions de partir jusqu'à maintenant. J'ai même hésité à le faire, plusieurs fois. Mais je suis toujours là. Donc si tu penses que je vais te laisser ici, tu tu fourres le doigt dans l'oeil aussi profondément que la flèche que j'ai retiré de ta jambe. Capiche ? On va s'en sortir."

… Raviel arrivait presque à la convaincre… Oui, il arrivait presque à la convaincre. Bon… Pour ce qui était le fait qu’il avait hésité à partir, elle en doutait fort peu. Franchement, à sa place, elle n’était PAS DU TOUT sur qu’elle serait resté, elle pensait qu’elle serait partie comme ça, elle s’en serait sortie… Mais non, lui, il était resté. Elle souria un peu faiblement, en le regardant. Elle avait visiblement en face d’elle un véritable héros à l’ancienne, ce genre de personne qui bien que cela était dangereux pour lui, bien que lui-même avait des doutes… Franchement, c’était assez rare de rencontrer de telles personnes dans le désert. On disait souvent que le désert était remplie de héros solitaire, oui, mais on en voyait peu. On voyait surtout des gens qui cherchaient avant tout à survivre dans ce milieu extrêmement hostile.

-"Le grand Raviel-Sama s'en sort toujours, ne t'en fais pas ! Mais cette fois-ci, sans même le savoir, ce sera toi qui nous donnera le moyen de récupérer nos biens, en plus de s'échapper..."

« Bien mais... »

Ouais, totalement un héros… Il en avait même les maniérismes. « Raviel-sama » ? C’était visiblement un grand homme. Elle n’en doutait point. Après tout, après tout ce qu’il avait fait, et bien, cela était logique de voir en lui un véritable héros, sans doute quelqu’un de faire de grandes choses, et dont, visiblement, sauver des jeunes prisonnières aux yeux d’émeraudes et aux cheveux d’or. Dalila donc s’installa un peu mieux, grimaçant un peu à cause de sa jambe, et se positionna proche de son interlocuteur pour qu’il puisse parler, sans que les brigands dehors puissent entendre. Car ils suffisaient qu’un tendent suffisamment bien l’oreille, et ils seraient tout les deux perdus… Donc, elle était proche, prête à écouter bien ce qu’il allait dire… Et ainsi, elle écouta les déclarations de son interlocuteur :

-"Une fois tout ces idiots endormis, on pourra sortir d'ici, détacher leur chevaux, récupérer Stupide et Cheval, les harnacher à la carriole, récupérer nos affaires, et s'enfuir dans la nuit.. Mais que fait-on des bandits ? Si un seul se réveille.. On est foutus. L'option la plus safe serait de.. Les exécuter pendant leur sommeil. T'en penses quoi ?"

« Je... Je n'ai jamais donné la mort de… Si prêt… Je… Je ne sais pas si j’en serais capable. »

Elle disait cela, en tremblant un peu. Elle avait déjà tuée. Elle l’avait même fait aujourd’hui, vu que si ce groupe était aujourd’hui sans chef, c’était grâce -ou à cause suivant de quel côté on se met-, de Dalila qui avait réussi à décocher une flèche en plein dans la gorge de ce dernier. Bref, de proche… Elle pensait ouvertement qu’elle serait totalement incapable de tuer quelqu’un. Elle tremblerait trop, elle hésiterait au pire moment… Et donc, elle n’arriverait pas à faire ce qu’elle devait faire. C’était triste, mais c’était comme ça… Quoiqu’il en soit, le plan de Raviel avait de nombreuses, très nombreuse même qualités. Et surtout il réglait certains problèmes que Dalila avait pensé, comme le fait qu’elle garderait alors son fond de marchandise, légèrement diminué mais c’est mieux que rien… Et elle pourrait se reposer, et guérir tranquillement…

« Je ne risque pas d’être très utile, messire Raviel. Je risque de marcher difficilement pendant quelques temps… je pourrais difficilement marcher dans le sable. Et en tuer un… Cela risque de faire du bruit. Le moindre bruit, et ils nous tueront tout les deux... Il y a un autre soucis : ils ont bien pillé notre réserve d’eau et d’alcool… Bon, l’alcool, c’est cher, mais c’est pas grave… Mais l’eau... »

Mais il y avait des soucis, des gros soucis, qui faisaient que le plan restait quand même extrêmement risqué, même s’il était moins que celui de partir en douce. Enfaite, l’un des grands dangers… C’était que Dalila ne connaissait pas par coeur tout le désert. Personne ne le connaissait, c’était impossible. Et ils avaient voyagés… Longtemps. Très longtemps. Peut-être toute une journée. Donc, ils s’étaient éloignés des routes habituels que Dalila prenait. Donc, même libre… Et bien, ils risquaient d’être prisonnier de la plus dangereuses des prisons… Le terrible désert. Et tout les jours, des gens mourraient à cause de cette endroit maudit. Dalila, en temps qu’enfant du désert, connaissait les risques. Raviel sans doute aussi. Mais même à eux deux, le tout était dangereux… Quoiqu’il en soit, Dalila réfléchissait. Ils buvaient sans compter, et n’hésitaient pas à gaspiller de l’eau… Ils étaient stupide, oui… Mais sans doute pas au point de gaspiller une ressource aussi précieuse dans le désert… Cela voulait dire…

« Ils doivent avoir un point de ravitaillement en eau quelques parts. »

Mais oui ! Chaque voyageur s’aventurant dans le désert avant souvent ses propres combines pour récupérer des précieuses ressources comme l’eau, ou la nourriture… Chaque voyageurs. Elle avait ses contacts, par exemples, ses endroits qu’elle connaissait comme sa poche, car encore une fois, partir dans le désert, sans la moindre préparation, équivaudrait à un véritable suicide. Sans aucun doute, Raviel avait ses propres techniques, ses propres contacts, ses propres lieux de ravitaillements… Et sans doute qu’ils étaient tout aussi bons, voir meilleurs que ceux de Dalila ! Chacun avait ses propres techniques, et tant qu’on se débrouillait dans le désert, cela allait. Car oui, il faut bien comprendre que dans le désert, il y a un seul et unique but… Survivre et arriver à son but… Bon, ça fait deux, mais quand même ! Ainsi notre fameuse Dalila réfléchissait à quelques choses, et déclara…

 "Une technique plus simple serait peut-être… De les empoisonner ? "

ALORS CA C’EST BIEN UNE TECHNIQUE D’ASSASSINAT DE FEMME ! HEIN ! EMPOISONNER ! Voilà ce que dirait les plus machos, donc stupide, d’entre vous. Et il faut comprendre qu’ils auraient « raisons », dans le sens où en effet, pendant longtemps, les empoisonnements avec plantes, tout aussi efficace que les dagues, poignards, et autres armes, et avec l’avantage non négligeable d’être infiniment plus discret… Combien d’empoisonneur et d’empoisonneuse avaient ainsi échappés jusqu’à leur mort à eux, aux enquêteurs ? Bref, le poison était une arme redoutable, et dont, surtout quand on était stupide, et bien… On ne le remarquait pas…

« On fait semblant de les obéir pendant un moment, on devient leur esclaves, obéissant, et au moment T quand on découvre leur ravitaillement, et où on se trouve dans le désert… On les empoisonne… Avec ça. »

Elle se leva, grimaçant encore une fois, et s’approcha alors de ses étagères. Heureusement, elles n’avaient pas toutes été fouillés surtout celle où elle cherchait. Elle cherchait alors dans différents pots qu’elle descendit sur une petite table de la carriole. Elle était très très discrète pour ne pas se faire entendre… On voyait deux types de pots. Des pots blancs avec des fleurs violettes qui contenaient du thé, des herbes médicinales, des herbes aromatiques, etc. Et des pots blancs, avec des fleurs fanés dessus… C’était le code pour Dalila pour comprendre que les plantes ici présentes, séchés, et conservés, n’étaient pas des plantes qu’on pouvait utiliser pour se faire un couscous par exemple… Ou alors, on risquait de rendre le couscous… Un peu… Original… Bref, elle montra alors le contenu d’un pot à son interlocuteur…

« Larrea tridentata. Une plante du désert. Toxique. Ou encore de l’Euphorbe… J’ai pas mal de plantes ici pouvant tuer en un coup… »

La plupart des plantes du désert étaient des plantes toxiques ! Pourquoi cela ? Et bien, quand vous êtes une plante comestible dans le désert… Et bien on vous bouffe. Bah oui, c’était logique, c’était comme ça que fonctionnait la chaine alimentaire. Donc, Darwin oblige, celle qui pouvait le plus se développer, et ainsi se reproduire, était celle qui était toxique. Après, l’ironie, et l’intelligence de l’homme, faisait que ses plantes autrefois laissés tranquilles justement car elles étaient toxiques, avaient été récupérés par Dalila car justement… C’était des puissants poisons, qui pourraient alors être utilisés n’importe quand… Bref, c’était ce que pensait Dalila ! Maintenant, elle ne faisait qu’une proposition. Elle n’était pas une très grande et douée héroïne comme était le fameux Raviel… Enfin, héros, vu qu’il était doté d’un organe repro… Oh on va pas entrer dans les détails. Ainsi, se réinstallant devant Raviel, elle déclara :

« Je vous laisse choisir, Messire Raviel. Tenter maintenant, en prenant un risque, ou attendre ? »

Cruel dilemme t’attends, mon cher Raviel ? Que faire ? Partir maintenant était bien dangereux, très dangereux même ! Mais rester avec ses brigands étaient aussi dangereux. Surtout pour Dalila. Ne venait-elle pas dire qu’elle accepterait ainsi d’être presque une esclave pour les brigands, pour que le plan marche ? Oui, elle l’avait dit. Mais elle pesait le pour et le contre, et là, désolé Raviel, mais elle pensait que son plan était le meilleur car il était celui qui se reposait le plus sur la raison. Et même si elle n’avait jamais réussi à faire le moindre sortilège de sa vie, et bien… Notre chère Dalila était quand même une fille de raison, qui pensait comme les mages, c’était à dire, de façon analytique. Mais c’était au Héros, au vrai, qui était bien présent devant elle, qu’elle se devait d’attendre ses déclarations. Sans aucun doute qu’il saurait exactement quoi faire ! Cela ne faisait véritablement aucun doute !
Dalila
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le 30/4/2018, 10:32


Raviel ne savait absolument pas ce qu'il faisait. Mais genre, vraiment pas. Ça ne lui ressemblait même pas de vouloir jouer au héros comme ça ! Pourquoi s'obstinait-il ? Pourquoi voulait-il absolument sauver cette jeune fille, lui qui avait abandonné tout ceux qu'il avait jamais aimé à La Tour ? Essayait-il inconsciemment de se racheter une conscience ? Non, sans doute pas, sinon il l'aurait fait bien plus tôt.

Ce fut à la suite de son petit speech "héroïque" qu'il remarqua un changement dans le comportement de la jeune marchande... Elle souriait, bien que faiblement, et ses yeux semblaient afficher du.. Respect ? De l'admiration ?..

What ?

Raviel en fut légèrement déstabilisé.. C'était sans doute son imagination, il n'était qu'un bon à rien avec une grande gueule après tout, rien de vraiment hors du commun. Enfin, bien sûr, il ne se l'avouerait jamais. Lui, le Grand Raviel-Sama, ne peut se permettre de voir sa confiance s'écrouler !

« Je... Je n'ai jamais donné la mort de… Si prêt… Je… Je ne sais pas si j’en serais capable. »

Un sourire compatissant.. Lui non plus ne se sentait pas prêt.. Mais si il le fallait pour la préserver du danger, alors il lui faudrait le faire. Accomplir une œuvre de mort, souffler autant de vies, comme si de rien n'était... Une tâche toute trouvée pour Le Diable.

« Je ne risque pas d’être très utile, messire Raviel. Je risque de marcher difficilement pendant quelques temps… je pourrais difficilement marcher dans le sable. Et en tuer un… Cela risque de faire du bruit. Le moindre bruit, et ils nous tueront tout les deux... Il y a un autre soucis : ils ont bien pillé notre réserve d’eau et d’alcool… Bon, l’alcool, c’est cher, mais c’est pas grave… Mais l’eau... »

Wait wait wait... MESSIRE Raviel?! Elle se mettait à le vouvoyer ?...

What. Even.

Bon, il ne faut quand même pas mentir, c'était agréable d'être considéré ainsi.. Surtout par une jolie demoiselle ! C'était comme dans les histoires que lui racontaient chaque soir, à lui et à tout les enfants de la caravane d'ailleurs, le vieux Bill. Où le preux héros finit toujours par vaincre le mal, avec honneur et bonté, et par sauver la demoiselle en détresse...

Oh no. Sans même le savoir consciemment cet abrutis venait de se mettre encore une fois dans une situation trop grande pour lui. Mais bien sûr, ça il ne le saurait sans doute que trop tard : Comme d'habitude.

Mais revenons à la suite de l'argumentation de la jeune marchande.. Elle soulevait un point important, auquel Raviel n'avait bien sûr pas pensé : Les réserves d'eau.. Ce qui, par conclusion logique pour toute personne cherchant à survivre intelligemment au Désert...

« Ils doivent avoir un point de ravitaillement en eau quelques parts. »

En effet, Raviel lui même avait plusieurs combines pour récupérer le précieux liquide qui lui permettrait de survivre à la chaleur du désert. Et si ces bandits, malgré l'absence de tête pensante, étaient toujours en vie, ils devaient forcément en avoir aussi..

« Une technique plus simple serait peut-être… De les empoisonner ? »

Raviel haussa un sourcil. Proposition inattendue, il faut dire. Mais il faudrait voir ce qu'elle avait en tête..

« On fait semblant de les obéir pendant un moment, on devient leur esclaves, obéissant, et au moment T quand on découvre leur ravitaillement, et où on se trouve dans le désert… On les empoisonne… Avec ça. »

Elle si mit à fouiller difficilement dans sa carriole, puis dénicha enfin ce qu'elle cherchait, un petit récipient décoré de fleurs fanées..

« Larrea tridentata. Une plante du désert. Toxique. Ou encore de l’Euphorbe… J’ai pas mal de plantes ici pouvant tuer en un coup… »

... Oh okay. Et dire que Raviel avait failli goûter ce qu'il y avait dans ces trucs... Une sueur froide plus tard, il fallait peser le pour et le contre des plans, surtout que Dalila reprenait la parole..

« Je vous laisse choisir, Messire Raviel. Tenter maintenant, en prenant un risque, ou attendre ? »

Encore une fois, ce "Messire Raviel" fut doux à ses oreilles. Lui qui n'était qu'un être insignifiant dans la grandeur du désert, lui qui mentait et trichait à longueur de journée, lui qui profitait de son don unique à ses propres fin..

Les deux faces de cette pièce étaient agréables à revêtir.. Le Diable et.. Sous son nouveau jour, qui était il ? Que faisait il ?..

Les cartes répondraient. Passant sa main dans sa poche secrète, il en sorti son précieux deck, qu'il se mit à mélanger.

-"Ce choix, ce dilemme, cette responsabilité, je l'accepte. Je ferais honneur à la confiance que tu mets en moi, je ferais mon possible pour être celui que tu semble voir devant toi en ce moment ! Mais je ne peut prendre une telle décision sans consulter mon âme, mes cartes, elles m'ont aidé à maintes reprises, à faire les décisions les plus difficiles..."

Il piocha la première carte. Un sourire presque rassuré. Un regard nostalgique.

-"The Star. Après la chute de la Tour, l'Étoile reconstruit, régénère.. Après un désastre, c'est l'espoir, et la foi en sois et en ceux autour de nous qui nous sauverons. L'Étoile est l'espoir qui brille au bout du chemin.."

Cette carte était la préférée de son père, car elle était pleine de bienveillance, de foi en l'humanité, en ses pairs...
Une foi que Raviel a perdu il y a quelques temps.

-"Père... Je t'ai abandonné à la tour.. Alors pourquoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ?.. Peut-être que la prochaine carte me le dira ?.."

Flick.

-"Strength. La Force. Mais aussi la compassion et le courage. Sur cette carte, la relation entre la femme et le lion n'est pas une de domination, mais de balance... Car c'est ensemble que leur véritable force se révèle."

La carte qui avait toujours le mieux représenté ses parents. Décidément, c'était un message précis que voulait lui faire passer la destinée.. Mais quoi exactement ? Ce serait vérifié à la dernière carte...

Flick.

Un sourire mélancolique. Un regard déterminé.

-"... Heh.. The Devil. Le Diable. La représentation même des péchés qui retiennent l'humanité d'atteindre leur plein potentiel. Le mensonge. L'avarice... Et bien d'autre choses.. Le Diable ne souhaite rien d'autre que son propre bonheur, doit-il faire de la vie des autres un enfer pour y parvenir..."

Un soupir. Il remit les cartes dans son deck, qu'il rangea à nouveau dans sa poche...

-"Après ce tirage, je peux prendre ma décision.. En toute honnêteté, ton plan semble le meilleur..."

Il laissait un petit blanc dans sa phrase, regardant la jeune femme dans les yeux.

-"Cependant ! Je ne peux accepter de le suivre. "

Mais pourquoi donc ?! Son esprit logique lui criait d'entendre raison ! Son plan comportait moins de dangers immédiats et mortels qu-

-"Pourquoi ? C'est simple !" Jamais le Diable ne s'abaisserait à faire des courbettes à ces abrutis ! Mais surtout.."Ce plan est beaucoup trop risqué pour ton bien être ! Maintenant que tu es soignée, qui sait ce qu'ils tenteront de faire ? Et je ne pourrais que regarder, impuissant, car on aura laissé passer une chance de les éliminer à leur moment le plus vulnérable. Ils ont ingurgité des quantités astronomiques d'alcool, ils ne seront pas frais avant un bon moment.. Ainsi, c'est notre chance ! De plus ! Où que nous soyons, nous avons la carte la plus précise de Gaïa avec nous..."

Un sourire radieux, visant à chasser tout les doutes de la demoiselle. Il n'était lui même pas absolument sûr de sa manœuvre, mais, si il se souvenait bien de ce que lui avait appris son père...

-"Les étoiles sont tout ce dont nous avons besoin. De plus ! Sachant que ces bandits sont sept, je pense six par ma faute en fait plutôt, ils ont forcément de plus grandes réserves d'eau.. Et une fois leur propriétaires nourrissant les habitants du désert, on pourra se servir. "

Il avisa son couteau "chirugical".

-"Bien sûr, je ne te demande pas de prendre la vie de qui que ce soit... Je m'en chargerait. Je teindrais mes mains de ce péché, pour que les tiennes restent pures, Dalila."

C'était une phrase digne d'une histoire non ? Mais il leur fallait maintenant attendre que tout ces mécréants, qui avaient osés faire du mal à Raviel-sama, et à Dalila aussi, s'assoupissent... Pour la dernière fois.
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le 30/4/2018, 17:39

Dehors, les brigands semblaient se calmer un peu, remarqua Dalila. Il faut dire, la nuit venait vraiment de commencer à s’installer, et dans la carriole, il faisait très sombre. Dalila devait s’approcher de Raviel pour véritablement bien le voir, et ainsi, être proche de lui. Bref, quoiqu’il en soit, maintenant la nuit avait commencé à vraiment s’installer, et il commençait à faire vraiment froid. Peu vêtue, la fameuse Dalila grelottait un peu, mais elle tentait de le cacher le plus possible, étant donné que son interlocuteur ne devait absolument pas s’inquiéter pour elle. Sinon, elle montrerait qu’elle était faible et inutile, comme quand sa mère lui disait cela… Bref, elle écouta alors les déclarations de son interlocuteur :

-"Ce choix, ce dilemme, cette responsabilité, je l'accepte. Je ferais honneur à la confiance que tu mets en moi, je ferais mon possible pour être celui que tu semble voir devant toi en ce moment ! Mais je ne peut prendre une telle décision sans consulter mon âme, mes cartes, elles m'ont aidé à maintes reprises, à faire les décisions les plus difficiles..."

Il était si rigolo, si admirable… C’était vraiment un héros, exactement comme elle s’imaginait. Enfaite… Elle imaginait autre chose aussi… Elle le voyait un peu comme… Un chien. Un gentil toutou tout mignon et gentil. Alors, attention, c’était ABSOLUMENT PAS une insulte, et aussi bizarre que cela puisse paraître… Et bien, c’était un vrai compliment. Un vrai compliment, je vous dis ! Car il était aussi héroïque qu’un fidèle canin, prêt à attaquer s’il fallait, prêt à aider n’importe qui, et surtout… Avec un tel enthousiasme qu’on ne pouvait qu’être charmée ! Bref, un vrai héros canin, comme elle admirait, et comme elle adorait. Elle avait totalement envie de le faire confiance, et de se lancer à corps perdu dans sa croisade pour se sauver… Bref, ainsi, elle décida de s’installer un peu plus confortablement, et d’écouter ce qu’il allait proposer, en lisant donc dans ses cartes, visiblement :

-"The Star. Après la chute de la Tour, l'Étoile reconstruit, régénère.. Après un désastre, c'est l'espoir, et la foi en sois et en ceux autour de nous qui nous sauverons. L'Étoile est l'espoir qui brille au bout du chemin. Strength. La Force. Mais aussi la compassion et le courage. Sur cette carte, la relation entre la femme et le lion n'est pas une de domination, mais de balance... Car c'est ensemble que leur véritable force se révèle. ... Heh.. The Devil. Le Diable. La représentation même des péchés qui retiennent l'humanité d'atteindre leur plein potentiel. Le mensonge. L'avarice... Et bien d'autre choses.. Le Diable ne souhaite rien d'autre que son propre bonheur, doit-il faire de la vie des autres un enfer pour y parvenir..."

« Je… Je vois… ? »


Alors, autant le dire de suite… Dalila était une BILLE dans tout ce qui était du genre jeu de carte, divination, etc. Pourquoi elle avait tenté de s’intéresser à une époque, quand elle voulait absolument trouver un moyen de compenser le fait qu’elle n’avait pas de magie… Mais cela n’était jamais allé suffisamment loin pour que cela soit véritable utile, si vous voulez mon avis. Donc, elle n’avait pas compris quelques choses… Mais elle tenta ! Alors, elle supposait que la Force, c’était Raviel. Il était la force, le courage, le héros de cette aventure ! Le diable, par contre, ce n’était pas du tout difficile à deviner. Le diable, c’était les brigands dehors. Ils étaient mauvais, méchants, et franchement, ils puaient du cul. Bref, c’était pas des gentils et on pouvait dire qu’ils étaient pas sympa du tout… Et enfin… Elle était… L’étoile ? Possiblement ? Sans doute car elle était blonde… Euh… Elle savait pas trop. Bref, heureusement, Raviel lui semblait savoir ce qu’il faisait, étant donné qu’il déclara :

-"Après ce tirage, je peux prendre ma décision.. En toute honnêteté, ton plan semble le meilleur..."

« Ah ! »


Pfiou. Elle se sentait libérée d’un poids. Elle pensait ouvertement que son plan était plus sûre et meilleure. Le plan de Raviel n’était pas mauvais, qu’on soit clair, mais il reposait sur bien trop d’imprévu. S’il y avait le moindre homme qui n’avait pas bu, s’il y avait le moindre sommeil léger, s’il y avait le moindre bruit qui réveillait l’un des hommes, s’il y avait le moindre piège… Et bien, tout le plan tombait à l’eau… Et si le plan tombait à l’eau, ils seraient perdus. Sans compter que franchement, elle n’avait aucune idée de où ils étaient. Elle avait comaté pendant un long moment, et elle ne connaissait pas le désert par coeur. Faut dire, personne ne connaît le désert par coeur. Pour beaucoup, cette immense ensemble de sable restait bien souvent un grand mystère, mystère qui risque d’engloutir toute personne non prudente… Bref, heureusement que son interlocuteur était assez raisonna…

-"Cependant ! Je ne peux accepter de le suivre. "

« Que ?! Pourquoi ? »


Ce fut l’effet d’une véritable douche froide sur la marchande ! Attendez, qu’est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi ? Oh Oghma, pourquoi ne voulait-il pas écouter la voix de la raison ? Préférait-il son plan ? Ou bien refusait-il l’idée d’être serviteur de ses brigands pendant un moment ? Ouais, elle imaginait que pour un héros telle que lui, cela ferait du mal à l’égo… Mais parfois, il fallait savoir être plus prudent, et se mettre de côté, si on ne voulait pas d’ennuis… Bref, c’était la théorie de la fameuse Dalila… Mais elle se trompait. Ce n’était pas pour des raisons égoïste qu’il s’inquiétait, mais au contraire ! Enfin, c’est ce qu’il allait dire, et surtout, surtout, surtout… C’est ce que Dalila allait comprendre, vu qu’elle était totalement convaincue qu’elle avait affaire à un véritable héros !

-"Pourquoi ? C'est simple ! Ce plan est beaucoup trop risqué pour ton bien être ! Maintenant que tu es soignée, qui sait ce qu'ils tenteront de faire ? Et je ne pourrais que regarder, impuissant, car on aura laissé passer une chance de les éliminer à leur moment le plus vulnérable. Ils ont ingurgité des quantités astronomiques d'alcool, ils ne seront pas frais avant un bon moment.. Ainsi, c'est notre chance ! De plus ! Où que nous soyons, nous avons la carte la plus précise de Gaïa avec nous..."

Mais… Mais elle était prête. Elle savait bien ce qui risquait. Qu’est-ce qu’ils tenteront de faire ? Elle avala sa salive avec difficulté, et quand elle vit le peu de vêtement qui lui restait… -Heureusement, elle avait encore des magnifique robes, sans aucun doute, quelques part. Faudra qu’elle cherche dans sa carriole- Mais ouais… On devinait relativement aisément ce qui risquait alors d’arriver à une jeune fille dans ce genre de situation… Elle n’avait pas trop envie, mais elle avait peur que ce plan soit quand même le plus sûre. Oui, c’était risquée pour elle, mais elle contentaient les brigands, peut-être qu’elle pourrait s’en sortir sans trop de risque pour son intégrité… De l’alcool, quelques mots doux suffiraient peut-être… Oui, d'accord, elle se faisait des illusions, mais... Mais parfois, il fallait savoir se sacrifier ! On avait pas le choix, il fallait le faire, car c'était l'unique solution...! Bref, quoiqu’il en soit, Raviel expliqua…

-"Les étoiles sont tout ce dont nous avons besoin. De plus ! Sachant que ces bandits sont sept, je pense six par ma faute en fait plutôt, ils ont forcément de plus grandes réserves d'eau.. Et une fois leur propriétaires nourrissant les habitants du désert, on pourra se servir. "

Oui, enfin, elle n’avait pas vu de carriole pour les brigands, cela supposait donc qu’ils n’avaient que des gourdes. Ils avaient sans doute du se reposer sur les réserves d’eaux qu’ils comptaient voler… elle n’aimait pas du tout cela, en plus… Oui, ils pourraient utiliser la nuit pour se répérer, mais les étoiles n’étaient pas aussi fiable que les cartes du désert qu’elle utilisait. Sauf que ses cartes, on est pas dans des cartes IGM hyper précise. Il fallait qu’elle sache à peu près où elle était pour pouvoir les utiliser. C’était des cartes d’utilisation, avec des détails, pas des cartes IGM. Enfin, le ciel restait quand même à son sens assez hasardeux. Elle n’avait jamais voyagé en pleine nuit dans le désert. C’était beaucoup trop dangereux… Parfois, le soleil de midi était moins risqué que la terrible nuit et ses prédateurs… Bref, elle ne comprenait pas son choix, mais

-"Bien sûr, je ne te demande pas de prendre la vie de qui que ce soit... Je m'en chargerait. Je teindrais mes mains de ce péché, pour que les tiennes restent pures, Dalila."

« Bien, messire. Si c’est ce que vous décidez, je l’approuve complètement. »

Et oui, Dalila était obéissante, et franchement… Raviel l’avait sauvée. Il savait ce qu’il faisait, sans aucun doute. Il était plus douée qu’elle, qui était certes une habituée du désert… Mais qui n’était pas une véritable héroïne comme Raviel était un héros ! Elle se leva tranquillement, grimaçant à cause de sa blessure qui lui faisait quand même bien mal, il faut bien l’avouer, et commença à chercher… Que cherchait-elle ? C’était une bonne question. quoiqu’il en soit Raviel devait sans doute être contente qu’elle ne cherchait pas… Finalement après un long moment à farfouiller dans ses affaires, il faut dire, les fameux malotrus avaient pas mal foutu le bordel dans sa carriole avant de la balancer dedans comme un vulgaire sac à ordure, et bien… Elle arriva finalement à trouver ce qu’elle cherchait ! C’était un éventail à papier. Elle se tourna alors vers le fameux Raviel, et lui fit un grand sourire…

« Mais… Je vous prie de m’excuser… »

Elle s'approcha alors de Raviel... Et...

*SCHBLAF* !

Elle frappa alors avec son éventail à papier, lui foutant la gifle de sa vie ! Oh que oui, cela avait été une belle giffle. Franchement, on peut le dire, c’est du 10/10, bravo Dalila… Mais une question, une toute petite question pouvait quand même se poser… Et sans aucun doute que le fameux Raviel cela posait, car il était un garçon intelligent, cela ne fait aucun doute… Bref, une toute petite question qui était… MAIS POURQUOI ELLE A FAIT CA L’AUTRE GAMINE ?! Pauvre Raviel ! Lui qui disait des choses plutôt censé, et bien voilà qu’il se fait gifler comme le dernier des malotrus ! Bon sang, c’était une relation bizarre qui se posait entre Raviel et Dalila, moi je vous dis, à base d’admiration, de malentendu, de comparaison à un chien, et voilà, maintenant de gifle ! Heureusement, la fameuse Dalila allait quand même expliquer pourquoi elle avait fait ça… Et elle avait une bonne raison…

« Ne soyez pas stupide messire ! J’aiderai, vous ne pouvez pas tuez SIX personnes comme ça, sans vous faire remarquer ! C’est un miracle si on arrive à en tuer trois chacun, sans que personne ne remarque ! N’oubliez pas qu’il y a des alcoolique qui ont le sommeil très léger, car ils deviennent paranoïaque ! Vous êtes un héros, et c’est beau, mais vous serez un héros mort si vous ne faîtes pas attention… Je… Je peux vous être utile !!! »

Elle ne criait pas, mais elle parlait un peu plus fort, haussant le ton. Elle n’était pas stupide, je vous rassure. Bref, quoiqu’il en soit, elle montrait justement qu’elle était prête, et surtout… Qu’elle ne voulait pas que Raviel soit le seul qui risque sa vie. Il avait déjà risqué sa vie -ah bon ? Je crois que notre Dalila nationale est entrain d’un peu romancée ce qui vient de se passer- pour sauver la sienne, en la soignant… Alors, il fallait qu’elle fasse quelques choses. Cela pouvait limite être mignon, héroïque, si on ne se rappelait pas que c’était lié au fait que notre chère Dalila avait un énorme complexe liée à son enfance, et qu’elle sentait l’omniprésence, l’obligation d’absolument montrer qu’elle était capable, qu’elle était digne, qu’elle pouvait faire quelques choses… Bref, on sentait le désespoir et la détresse dans la dernière partie de sa phrase, désespoir et détresse qu’elle remarqua, et qu’elle cacha :

« Imaginez ce qu’ils ferait à une pauvre demoiselle, complice de meurtre… ? »

Elle fit un air mignon, en se montrant légèrement… En effet, Raviel s’il était surpris serait sans aucun doute tué. S’il avait de la chance, immédiatement… S’il n’avait pas de choix… Et bien, sans aucun doute qu’il serait longuement torturé avant d’être tué. Bref, la grande joie comme on dit… Mais Dalila, elle, seulement complice… Sans doute que ces maudits brigands décideraient de ne pas la tuer tout de suite. Mais passons, car là, elle ne disait pas cela pour véritablement y penser, mais convaincre le fameux Raviel qu’il ne devait pas faire ça tout de suite. Et aussi pour se convaincre elle-même qu’elle ne faisait pas ça uniquement car elle sentait le besoin d’être utile, le besoin de montrer qu’elle était capable de faire quelques choses… Bref, vous comprenez un petit peu sa situation, je l’espère. Ainsi, la fameuse Dalila récupéra ses flèches, que ses idiots avaient laissés dans la carriole, et ainsi, elle déclara :

« Je vous suis. Avec mes flèches, je suis prêt à transpercer la… La gorge de ses hommes. »

Elle ne savait pas s’il comptait encore attendre, donc, elle suivrait obéissante dès qu’il le dirait. Elle avait encore mal à la jambe, donc, elle devinait qu’elle serait peut-être pas assez efficace… Mais elle se devait d’aider Raviel. Et elle comptait bien le faire… Car c’était son devoir. Elle avait été déjà sauvée une fois. Elle comptait bien aider le fameux Raviel. Elle réfléchissait un peu… Et prit finalement son arc qu’elle réinstalla dans le dos. Mieux valait qu’elle ait son arme s’il fallait. Encore une fois, si Raviel lui disait de poser son arme, elle obéirait. Pareil s’il disait qu’elle devait rester dans la carriole, et que c’était un ordre… Mais quoiqu’il arrive, elle ferait ce qu’elle pourrait pour s’en sortir. Surtout quand elle était guidée par un tel héros ! Un héros qui ressemblait beaucoup à un gentil toutou tout tout mignon, mais quand même ! Bref, maintenant, il fallait voir ce que son interlocuteur allait dire.
Dalila
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le 1/5/2018, 19:18

« Bien, messire. Si c’est ce que vous décidez, je l’approuve complètement. »

Ouf ! Raviel était rassuré, il n'aurait pas à la mettre en danger, ni la faire observer son oeuvre sanglante... Pourquoi est-ce qu'il s'inquiète autant de ça ?! Ça ne lui ressemble pourtant pas ! Il ne remarquait qu'à moitié les mouvement de la jeune marchande, perdu dans son monologue intérieur...

Peut-être étais-ce dû au fait que c'était la première fois qu'il était fait prisonnier ? Et ça le paniquait, vraiment. Mais la lueur d'espoir qu'était sa libération, et le fait de ne point être seul le poussait à ainsi jouer au héros ? À vouloir à tout prix sauver la demoiselle en détresse ? Ça aidait également qu'elle soit plutôt jolie.. Ahem ! Cela n'était que secondaire, car...

« Mais… Je vous prie de m’excuser… »

Elle se mit à approcher du jeune homme, dont les grand yeux dorés n'exprimaient que surprise et interrogation.

-"Qu'y a t'i-SBREH"

Il venait de se prendre une incroyable gifle de la part de la fille qu'il essayait tant bien que mal de sauver. Se tenant la joue, les yeux larmoyants, il semblait tout penaud, trahis par la seule personne en qui il avait placé sa confiance autre que lui même. Un peu un air de chien battu, pour tout dire.. Mais heureusement cette agression avait une bonne raison, et elle allait bientôt être expliquée.

« Ne soyez pas stupide messire ! J’aiderai, vous ne pouvez pas tuez SIX personnes comme ça, sans vous faire remarquer ! C’est un miracle si on arrive à en tuer trois chacun, sans que personne ne remarque ! N’oubliez pas qu'il y a des alcoolique qui ont le sommeil très léger, car ils deviennent paranoïaque ! Vous êtes un héros, et c’est beau, mais vous serez un héros mort si vous ne faîtes pas attention… Je… Je peux vous être utile !!! »

Elle marquait des points. De très nombreux points. Raviel avait oublié ce trait, lui qui se vantait pourtant de pouvoir manipuler n'importe qui à sa guise. Mais ça à part, deux choses le frappèrent...

Un héros ? D'accord, il jouait au héros, mais il était loin d'en être un !.. Mais encore une fois, être reconnu comme tel était plutôt agréable..

Ensuite, ce fut la force, presque le désespoir de la dernière phrase.. Il y avait quelque chose de profondément enfouis derrière tout ça. Mais quoi ? Il faudrait y réfléchir..

« Imaginez ce qu’ils ferait à une pauvre demoiselle, complice de meurtre… ? »

Elle fit une sorte d'air très mignon, en changeant légèrement de position, révélant... Le diseur de bonne aventure détourna légèrement le regard, l'air gêné, essayant d'éviter de fixer sa co-détenue, et plutôt de se concentrer sur ce qu'elle disait.. ET NON ON IMAGINE PAS ÇA NON PLUS. Même si elle marquait ainsi encore plus de points.. Et oui, si il mourrait, la pauvre Dalila serait ainsi exposée à encore plus de dangers... C'était pessimiste, mais si il y passait, il vaudrait mieux pour elle mourir avec lui...

« Je vous suis. Avec mes flèches, je suis prêt à transpercer la… La gorge de ses hommes. »

On pouvait bien voir la détermination de la jeune demoiselle, qui n'était peut-être pas si sans défenses que ça.. Ça le fit sourire. Et oui. Il se mit même à rire. Doucement, pour ne pas alerter les bandits dehors, tout en se tenant la joue toujours endolorie..

-"... Pardon. J'ai été stupide de t'écarter ainsi. Sans toi je me ferais sûrement tuer.. Et comme l'ont dit The Star et Strength, j'ai besoin de toi, de te faire
pleine confiance.. Alors pardonne ma stupidité Dalila.


Un soupir.

-"Je placerait toute ma confiance en tes flèches pour me protéger, d'accord ? Et j'investirait tout mon pouvoir dans ta protection. Ainsi, rien ne pourra nous arriver !

Un grand sourire. Tant qu'elle était là, il ne lui faudrait pas fléchir, il lui faudra faire de son mieux tout du long. Il lui faudrait repousser ses limites ! il était le Grand Raviel-Sama, après tout !

Il ouvrit discrètement la porte, laissant la clarté lunaire, et l'air frais de la nuit, pénétrer dans la petite carriole.. Environs quatre bandits étaient déjà au sol, un autre était assis, sur le point de tomber, et le dernier..

-"Son of a... Il a mon tome !.."

Et oui, le dernier jouait avec le précieux tome de Feu de Raviel ! Qui sentit une colère sourde monter en lui, il avait du travailler durement pour maitriser cette magie ! Et cet imbécile jouait avec comme un bambin !..

Refermant la porte, déjà car cette vue l'insupportait, et ensuite car la jeune demoiselle semblait avoir très froid, ce qui est compréhensible au vu de sa tenue.. légère.

-"On a encore un peu de temps avant de passer à l'action.. Donc autant discuter un peu, pas vrai ?

Comment ça va ?.. MAIS NON NE SOIS PAS STUPIDE, RAVIEL, BIEN SÛR QUE ÇA VA PAS ! Bon sang je sais pas quoi dire.. Heu.. Belle nuit deh-OH PAR OGHMA JE SUIS PATHÉTIQUE.

Pitié, aidez-le.
Raviel
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le 2/5/2018, 21:02

Avait-elle été un peu trop… dur ? Elle ne savait pas trop… Oh lala ! Si ça se trouve, elle avait fait une grosse boulette ! Si ça se trouve, il allait pas du tout aimer ce qu’elle avait fait. Après tout, c’est vrai qu’elle n’était qu’une petite marchande, et donc, elle n’avait pas forcément de quoi dire dans ce genre de situation… C’était peut-être une très mauvaise idée ce qu’elle faisait, et elle ferait tout tomber à l’eau. Après tout, elle n’était pas une fille capable, elle était une incapable qu ratait tout… N’est-ce pas ? Bref, elle avait sans doute été… En même temps, son interlocuteur était un véritable héros, et surtout… Elle devait se racheter pour ce qu’elle avait reçu ! Elle ne pouvait pas laisser son interlocuteur comme ça prendre tout les risques, et elle, comme ça, restée bien tranquillement à l’abri… Non, ce n’était pas une bonne chose ! Elle devait justement faire en sorte que tout le monde soit en sécurité, quitte à sauver l’homme s’il fallait !

-"... Pardon. J'ai été stupide de t'écarter ainsi. Sans toi je me ferais sûrement tuer.. Et comme l'ont dit The Star et Strength, j'ai besoin de toi, de te faire pleine confiance.. Alors pardonne ma stupidité Dalila.

The Star ? Strengh ? Qui était-ce déjà… ? Ah oui ! Elle se rappelait, c’était les cartes ! Oui, voilà, elle s’en souvenait ! Bon sang, elle se devait d’être plus attentive, ce n’était pas très sérieux… Bref, en tout cas, elle comprit que visiblement son interlocuteur avait en tout cas acceptée sa proposition… Et qu’on soit clair, c’était le plus important. Franchement, pour elle c’était très important. Elle ne pouvait pas du tout accepter le fait de laisser son interlocuteur prendre tout les risques : Oui, Raviel était un héros, mais quand même ! Elle ne voulait pas qu’il prenne autant de risque, et si ça se trouve, qu’il meurt. C’était vraiment dangereux… Et donc… Visiblement, il avait suffisamment confiance en elle pour accepter qu’elle puisse venir l’aider ! De suite, cela l’encouragea. Le fait qu’elle pouvait faire cela, cela la motivait pour justement faire de son mieux dans cette mission.

-"Je placerait toute ma confiance en tes flèches pour me protéger, d'accord ? Et j'investirait tout mon pouvoir dans ta protection. Ainsi, rien ne pourra nous arriver !

« Jejejejeje… !!! »

Elle avait rougi ! Elle avait rougi, moi je vous le dis ! Et ça rime ! Bref, en effet, cela se voyait bien, ses deux joues avaient pris une légère teinte rosé quand son interlocuteur lui avait dit ça. Ensemble rien ne pourrait les arrêté ? C’était la première fois que quelqu’un lui disait ça. Les gens avaient plutôt tendance, surtout dans ce genre de situation, à avoir plutôt méfiance, surtout des marchands. Après tout, les marchands n’avaient pas bonne réputation, et Dalila comprenait très bien. Elle même pensait surtout en terme de profit, ce qui faisait que plusieurs personnes avaient tendance à un peu s’inquiéter sur la fiabilité. Puis, en plus, dans cette situation, comme elle était blessée, et bien… Et bien, cela faisait qu’elle aurait encore plus de mal à être utile. Mais elle avait son arc et ses flèches… Donc, elle se devait d’être le plus utile possible. Rien que pour sa vie, car après tout… là, ce n’était pas une question d’argent, mais une question de vie ou de mort.

En tout cas, le fameux Raviel semblait regarder la situation. De là où elle était, Dalila ne pouvait pas voir, mais mieux valait qu’elle reste discrète. En effet, elle était quand même censée être très blessée -et elle l’était- et être entrain de se faire soigner. Si elle commençait à regarder ce que faisait les brigands, ceux-ci pourraient avoir la puce à l’oreille qu’un mauvais coup se tramait… Et cela serait très mauvais pour les deux. Raviel déclara quelques chose, mais Dalila n’arriva pas à saisir ce qu’il déclara, elle ne comprit pas. Ce n’était pas grave, vu que visiblement, il l’avait plus dit pour lui-même que pour elle, mais quand même, elle aurait bien aimé savoir. Quoiqu’il en soit, une fois qu’il termina de regarder, le jeune homme se tourna alors de nouveau vers la jeune demoiselle aux cheveux d’or, et déclara :

-"On a encore un peu de temps avant de passer à l'action.. Donc autant discuter un peu, pas vrai ?

« En effet. Mieux vaut attendre que la nuit soit bien tombée. »

C’était plus sûre. Tant que la lumière pourrait venir d’autres sources que le feu, et bien, il y avait un risque. Evidemment, comme ils étaient dans un désert, ils laisseraient le feu allumé. Sinon… Et bien… Et bien, nos deux protagonistes n’auraient même pas besoin d’aller les assassiner. Si le froid de la nuit ne les tuait pas, et bien, cela serait les animaux sauvages… Bref, donc, seul le feu allait devoir être la source de lumière dans ses assassinats qui allaient devoir être le plus discret possible, surtout. Discrétion… Mais ils devaient encore attendre un peu. Tant qu’ils ne seraient pas sur à 100 % et bien… Ils devaient rester sur leur gardes… Mais visiblement, les deux décidèrent de se torcher avec la prudence, étant donné qu’ils décidèrent… De discuter tranquillement ! Et bien… On pouvait dire qu’ils étaient tout deux aussi stupide l’un que l’autre.

« Alors, donc… Vous… Vous faîtes quoi dans la vie ? »

Une question intéressante, après tout… Raviel semblait voyageur, mais dans le désert… Et bien, les voyageurs solitaires étaient quand même très rare ! Il fallait connaître bien le désert pour faire ce genre de choix… Alors quels genre de personnes pouvaient décider de faire cela ? Et bien, premièrement, il y avait les marchands, comme elle. C’était les principaux voyageurs, car il fallait bien qu’ils amènent leur marchandise d’un point A à un point B. Bref, les marchands… Il y avait aussi les chasseurs de trésors, qui allaient souvent dans le désert, à la recherche de danger ou de trésors perdus dans les sables du désert. Après tout, dans les déserts, on y trouvait des pierres précieuses, des objets perdus, et même parfois des coffres au trésor ! Enfin, un dernier type de personne pouvait décider de prendre ce genre de risque… Qui donc ? Et bien… C’était les mercenaires. Après tout, quand tu étais mercenaire, tu t’attendais à avoir des missions qui t’amène dans le désert. Pour Dalila, sans doute que Raviel était soit l’un soit l’autre… Bref, elle se présenta plus en détail alors :

« Je suis une marchande depuis bien longtemps, personnellement. Ma famille est… Enfin, du côté de mon père ont toujours été marchands. »

Oui. Oui, elle devait préciser, car il n’y avait que son côté paternel qui venait du monde de la marchandise. Et c’était une grande famille, vu que dans beaucoup de lieu où Dalila allait, elle était décrite comme « la fille du marchand », connue et reconnue pour être justement la dernière héritière d’une grande famille de marchand, et tous supposaient que ses propres enfants, quand elle en aurait, sauront eux-même des marchands. C’était certain même, si vous voulez mon avis… Mais du côté de sa mère, et bien… Là, ce n’était pas la même chose. En effet, après tout, son père était marchand, mais sa mère était mage ! Oh oui, elle s’en souvenait bien, vu qu’elle n’avait jamais réussi, elle, à être une bonne mage, à être à la hauteur de sa mère… Elle n’avait jamais réussi à être une bonne fille, donc, elle déclara :

« Je… Je ne sais pas faire grand-chose de ma vie… »

Penser à sa mère fit de suite renaître ses troubles intérieurs, son gros problème qu’elle avait c’est à dire, elle n’avait aucune confiance en elle. Elle ne se voyait pas du tout comme une grande marchande, étant donné qu’elle vivait dans l’ombre de sa famille. Comment être une grande marchande quand tout le monde dans ta famille EST un grand marchand ? Et elle n’avait même pas réussi à contenter sa mère… Donc, au final, et bien, elle se disait qu’elle ne valait pas grand-chose. Elle ne savait pas faire grand-chose, et donc, elle se disait que peut-être que finalement, ça aurait été mieux si les brigands s’étaient débarrassés d’elle… Evidemment, elle n’allait pas le dire… Pour une raison assez simple. Pourquoi cela ? Et bien, car elle savait qu’elle avait tord. Personne n’aurait gagné -sauf les brigands- si elle avait été tué par ses derniers. Même elle, elle le savait. Le soucis, c’est qu’elle avait cette voix dans sa tête, qui lui disait presque qu’elle ne vallait rien…

« Quel honneur pour moi de rencontrer quelqu’un comme vous… Je… »

Cela faisait que Raviel, en comparaison… Et bien, c’était quelqu’un d’incroyable. Encore une fois, pourtant, Dalila n’avait pas vu grand-chose de lui, mais quand même ! Il avait affronté tout seul les brigands, et c’était absolument incroyable ! Et puis, il l’avait soigné. C’était surtout ça. Elle regarda son bandage, légèrement rouge, elle saignait encore un peu, et se disait que sans lui, et bien, elle ne serait plus de ce monde. Et cet homme ne semblait même pas être un soigneur ! Ce qui faisait qu’elle avait été peut-être été la première personne à se faire soigner par lui ! Bref, il était tout ce qu’elle n’était pas. Doué, spontané, efficace… Elle était tout l’inverse. Elle réfléchissait beaucoup, oui, mais elle ne faisait pas grand-chose. La preuve, même son plan était de la reflexion, avec absolument très peu d’action. Elle n’avait même pas réfléchit à ce qu’elle aurait fait pour les empoisonner !

« Je ne l’ai pas fais proprement, donc…  Merci beaucoup messire… Sans vous, je serais sans doute morte, ou pire… C’est… Je suis très heureuse que vous m’ayez sauvée. »

Et comment qu’elle était heureuse ! C’était l’avantage globalement quand on survivait, on était plutôt content. Enfin, ça dépendait de la situation mais… Bon, on s’en fout, concentrons-nous plutôt sur la fameuse Dalila. Elle regardait Raviel, et même si son discours était parfois un peu hésitant, on sentait qu’elle était vraiment heureuse. Déjà, cela se voyait à son sourrire ! On sent qu’elle avait un peu de mal avec les discours personnels, et donc, qu’elle faisait de son mieux. Qu’on se rassure, quand elle tentait de vendre quelques choses, elle était bien plus douée. Mais c’est que la jeune demoiselle avait prit l’habitude de porter un masque pour être sûre qu’elle soit en sécurité. C’était chouette, certes, mais cela avait ses défauts, et il faut bien le dire, cela faisait qu’elle n’avait pas beaucoup d’amis. Mais c’est pas grave. Là, elle avait rencontré un véritable héros… Et cela faisait énormément plaisir !
Dalila
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le 2/5/2018, 22:59

Râlant toujours un petit peu pour son précieux tome servant à présent de jouet pour ces attardés, Raviel se rendit quand même compte que discuter était pas forcément très.. Safe ? Mais bon, autant passer le temps agréablement, car si ça se trouve.. Bah ce sera la dernière discussion de la vie du jeune homme. Mais il était tout de même confiant.. Les cartes étaient de leur côté, tant qu'ils étaient ensembles, unis par le destin et leur confiance en l'un l'autre... AHEM. Passons à la suite !

Oui, alors, Dalila venait de sortir Raviel du pétrin dans lequel il s'enfonçait joyeusement, ne sachant pas quoi dire.

« Alors, donc… Vous… Vous faîtes quoi dans la vie ? »

Que fait Raviel dans sa vie ? Mentir, voler, arnaquer.. Occasionnellement sauver des demoiselles en détresses... La routine, quoi ! Mais plus sérieusement.. Bah pas grand choses. Errer de villes en villages en espérant se faire de l'argent sur le dos des pauvres gens vivants là, alors que comme son père il pourrait plutôt essayer de vraiment aider les gens, gratuitement.. C'est plutôt meh comme backstory pour un "héros", pas vrai ? Mais apparemment, la dite demoiselle était d'humeur locace...

« Je suis une marchande depuis bien longtemps, personnellement. Ma famille est… Enfin, du côté de mon père ont toujours été marchands. »

Ooh ? Fille de marchand ? Ce n'est pas si différent de notre cher Raviel ! Mais que c'était mystérieux, quelle était donc la spécialité du côté maternel ? Si elle n'en parle pas, c'est que ça doit être difficile pour elle, ou juste privé. Mais que de mystère ! C'est délicieux !

« Je… Je ne sais pas faire grand-chose de ma vie… »

Je suis sûr que ce n'est pas vrai !, voulu répondre Raviel, mais c'était pas poli de couper la parole. Et puis.. Au fond, n'étaient ils pas aussi semblables que différents à la fois ? L'un dont l'égo surdimensionné l'empêchait de voir ses faiblesses, et l'une dont le manque de confiance semblait l'empêcher de reconnaître ses qualités.. C'en était presque poétique, pas vrai ?

« Quel honneur pour moi de rencontrer quelqu’un comme vous… Je… »

POUR MOI AUSSI ME RENCONTRER SERAIT UN HONNEUR !.. Raviel, non.

Revenons à nos moutons. Donc, en plus de flatter l'égo du diseur de bonne aventure, ce qui n'était somme toute pas difficile, mais, "quelqu'un comme vous" ? Bon, d'accord elle prenait Raviel pour un héros, mais quand même..

« Je ne l’ai pas fais proprement, donc…  Merci beaucoup messire… Sans vous, je serais sans doute morte, ou pire… C’est… Je suis très heureuse que vous m’ayez sauvée. »

Bon. Ok. Il ne faut pas mentir encore une fois, mais c'était agréable de se faire appeler "messire" et tout ça, mais.. Un grand soupir. Il fallait au moins lui donner plus de matière à réfléchir, au lieu de l'enfermer dans une admiration aveugle.. C'est paradoxal pour quelqu'un comme Raviel, pas vrai ?..

-"Ce n'était rien, tu ne devrais même pas me remercier pour ça, tu sais ? Je.. Pour tout dire, je suis marchand moi aussi, en quelques sortes.."

Et oui, il ne faut pas oublier que contrairement à l'homme de bien qu'était son père, le fils préférait son propre bien être à celui des autres.. Avare et Orgueilleux, il ne vit que pour lui même et personne d'autre. N'avait-il pas été fait prisonnier, aurait-il à peine pris le temps de regarder Dalila ? Il n'en était pas sûr.

Montrant ses cartes, se mettant à jouer avec distraitement, il continuait son récit..

-"Diseur de bonne aventure itinérant, voilà ce que je suis. Je vends des rêves, de l'espoir, et des écrans de fumée. Je suis né dans le désert, et y ai toujours vécu avec la caravane marchande de mes parents.. Mon père m'a tout appris sur la cartomancie.

De nombreux souvenirs heureux lui revinrent en mémoire... Les histoires du vieux Bill, les aventures des marionnettes de Linda, les tours de magie d'Aron.. Un soupir.

-"Alors, je ne pense pas que quelqu'un comme moi mérite vraiment d'être appelé Messire... Pour le moment. Le Grand Raviel-Sama.. N'est qu'un arnaqueur et un menteur. Seules mes cartes n'ont jamais menties.. Mais au moins, ce soir, j'ai découvert que je pouvais encore faire le bien.. Alors merci à toi, Dalila. Qui sait ? Si je ne t'avais pas rejoint comme prisonnier, ou si je t'avais abandonnée, peut-être ne l'aurais-je jamais su ?"

Un léger sourire éclairait le visage du jeune homme.. Voilà, il s'attendait à voir apparaître le mépris, le dégoût, et à la disparition des "messires" et de l'admiration.. Se mentir aussi longtemps à sois même.. N'aide pas à avoir une bonne image du personnage derrière le masque. M'enfin, elle méritait au moins de savoir avec qui elle partageait cette geôle.
Raviel
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le 3/5/2018, 20:45

Elle voulait vraiment en savoir plus sur Raviel. Après tout, il était quand même celui qui l’avait sauvée ! Elle était sûre qu’il avait une super histoire à raconter. Vu son parler, il avait même peut-être des origines nobles, ce qui justifierait encore plus qu’elle l’appelle « messire » ! Bref, elle était très intéressée… Mais faut dire elle avait tendance à être assez curieuse Ce qui était une qualité quand on était une marchande. Faut être curieux quand ta vie justement tu la passes à récupérer des objets pour ensuite les revendre. On dit souvent, quand on est chez les anglosaxons « Curiosity kills the cat. » Ce qui ne veut pas dire que la sonde spatiale tue des chats -cela serait très original, il faut bien le dire-, mais cela voulait dire que la curiosité était dangereuse. Mais comme tout danger, cela pouvait être bénéfique pour quelqu’un…

-"Ce n'était rien, tu ne devrais même pas me remercier pour ça, tu sais ? Je.. Pour tout dire, je suis marchand moi aussi, en quelques sortes.."

Oh ! C’était intéressant ! Ce n’était pas ce dont elle s’intéressait, mais cela faisait qu’il y avait visiblement des liens entre eux deux. En même temps, c’est vrai que les marchands étaient des véritables rouliers du désert, qui traversait longuement cette étendue de sable, en prenant en compte tout les risques qui existaient. Le fait que Raviel soit d’une origine marchande comme elle, et bien, cela l’intéressait. Sans doute n’avait-il pas pris la même voie que ses parents cependant. Pourquoi cela ? Et bien, tout simplement car Raviel était sans caravane, carriole, où même quoique ce soit pour avoir ses marchandises… SAUF s’il l’avait perdu à cause du combat. C’était possible, après tout, elle n’était pas encore sortie depuis qu’elle s’était fait attachée et enfermée dans sa propre carriole. Il y avait peut-être des choses qu’elle avait raté ! Quoiqu’il en soit elle écouta soigneusement quand il expliqua !

-"Diseur de bonne aventure itinérant, voilà ce que je suis. Je vends des rêves, de l'espoir, et des écrans de fumée. Je suis né dans le désert, et y ai toujours vécu avec la caravane marchande de mes parents.. Mon père m'a tout appris sur la cartomancie.

Là, c’était très intéressant. Dalila, depuis qu’elle se rendait compte qu’elle ne savait pas faire de la magie, n’aimait pas les mages, et les diseurs de bonnes aventures. Et oui, il fallait bien le dire, elle n’aimait pas ça du tout. Car pour elle, cela la rappelait la magie. Donc Dalila à la fois y croyait et n’y croyait pas. Elle voulait ne pas y croire, car elle voulait que cela n’existe pas, elle voulait que cela soit que des bobards, car elle voulait ainsi croire que d’autres comme elles voulaient profiter de la magie, alors que comme elle justement, ils ne maîtrisaient aucunement la magie. Elle voulait croire que c’était entièrement du fake. Sauf que non, elle y croyait, car elle avait baignée toute sa vie dans la magie. C’était drôle, car sa mère ne croyait pas du tout en ce genre de magie, vu qu’elle avait une vision de la magie quasi scientifique… Mais bon, quoiqu’il en soit, le fameux Raviel reprit la parole alors :

-"Alors, je ne pense pas que quelqu'un comme moi mérite vraiment d'être appelé Messire... Pour le moment. Le Grand Raviel-Sama.. N'est qu'un arnaqueur et un menteur. Seules mes cartes n'ont jamais menties.. Mais au moins, ce soir, j'ai découvert que je pouvais encore faire le bien.. Alors merci à toi, Dalila. Qui sait ? Si je ne t'avais pas rejoint comme prisonnier, ou si je t'avais abandonnée, peut-être ne l'aurais-je jamais su ?"

« Ne dîtes pas ça. »

Elle coupa de suite Raviel. C’était un phénomène classique chez les gens qui se dévalorisaient. Ils ne pouvaient pas du tout accepter que d’autres se dévalorisent. Pourquoi cela ? Et bien, tout un tas de raison… Parfois, c’est car en toute logique, si eux se voyaient comme des moins que rien… Et bien, quelqu’un se dévalorisant devant eux voulaient dire qu’ils étaient ENCORE moins que ce qu’il pensait ! Vous comprenez ? Mais là, ce n’était pas le cas. Pourquoi Dalila disait cela ? Et bien car elle n’y croyait pas une seconde. Oh, si elle croyait au fait qu’il était un charlatan, qu’il faisait des arnaques et des mensonges… Mais ça, elle s’en fichait, cela ne la gênait pas. Que disait son père déjà ? Ah oui. « Si tu es bon à quelques choses, profite en pour en vivre. » Si c’était ça le talent de Raviel, où était le problème ? Bref, Dalila devait prouver que son interlocuteur était un héros, et elle allait le faire.

« Vous êtes un vrai héros. Même si vous faîtes pas des choses honnêtes, vous avez le coeur au bon endroit, et c’est le principal. Ce que vous dîtes n’a pas de sens, car… Vous n’auriez pas pu me laisser. Le fait que vous m’ayez sauvé, prouve que vous n’auriez laissé personne dans une telle situation. »

Voilà ! Alors, Dalila n’avait pas tout à fait raison. En effet, il fallait comprendre que dans d’autres situations, parfois, on accepte de sauver, et parfois non. Après tout, si Dalila n’avait pas été une mignonne fille blessée, aurait-il fait cela ? C’était une bonne question. Pour Dalila, elle n’avait pas de doute, il l’aurait fait. Car il n’avait pas envie d’abuser d’elle, de sa confiance, ou de ses marchandises. Depuis le début, il n’avait jamais parlé de récompense, ou de quoique ce soit du genre. Il n’avait même pas profité de la situation, quand elle l’avait béni pour partir ! Il s’était même proposé de s’attaquer tout seuls à ses brutes. Comment pouvait-on croire qu’il était un mauvais gars comme ça ? Bien sur, il était peut-être roublard, sans doute même que dans un jeu de rôle, on le mettrait dans la case « Chaotic Good »… Mais cela n’avait pas d’importance. Le plus important, c’était qu’il y avait dans son coeur. Il avait grandit, et il était là, le sauveur d’une fille brisée, perdue, et blessée… Comment pouvait-on se voir mal ? Elle continua alors :

« Je suis marchande, mon but est d’arnaquer mes clients pour me faire du profit. Puis, je suis une menteuse moi aussi. Je suis… Je devrais être une magicienne. »

En effet, les marchands avaient toujours pour but de gagner des marges dans leur ventes. c’était comme ça. Cela faisait d’elle une mauvaise personne ? Peut-être. Mais cela, et bien, cela n’avait pas d’importance… De toute façon, il fallait bien se dire qu’à l’origine… Elle n’aurait même pas du être marchande. Surtout dans un milieu presque exclusivement masculin, d’ailleurs. C’était pour cela que beaucoup la nommait « la FILLE du marchand ». Même son père au début ne voulait pas qu’elle soit marchande… Mais il faut bien se dire que comme quand elle avait tenté de faire de la magie, cela n’avait pas du tout marché… Et bien, elle n’avait pas eu le choix. Elle avait du se tourner vers le fait d’être une marchande, car elle ne pouvait pas faire ce que ses parents auraient au départ attendu d’elle. Ainsi, perdue dans ses pensées, et dans le besoin absolument intense de se confesser, de ses problèmes et ses péchés, elle déclara :

« Mais j’ai jamais réussi et ma mère me déteste à cause de ça. Elle est partie, car elle estimait qu’elle n’avait rien à faire avec moi. Car je n’étais pas mage. »

Elle avait avouer sa vie, sa plus grande honte, le fait de ne pas réussir à faire de la magie, et ainsi, d’avoir sans le vouloir, chasser sa mère de chez elle. Elle était responsable : Si elle avait pu être ce qu’elle devait être… Et bien, tout cela ne serait jamais arrivé, sa famille aurait vécu heureuse. Mais non, il avait fallu qu’elle soit une petite bonne à rien. Elle se retenait mais penser à son échec lui donnait presque envie de pleurer. De pleurer en disant qu’elle était bonne à rien, à part être blessée, être en détresse, avoir besoin d’aide, et surtout… Qu’elle ne faisait que décevoir les gens. C’était comme ça, elle ne faisait que décevoir, elle ne faisait qu’être inutile. C’est… C’est pour cela qu’elle ne voulait pas que Raviel pense que ce qu’il pensait… elle voulait le consoler… Elle voulait qu’il soit rassuré, elle voulait réussir à quelques choses, c’est à dire, montrer à quelqu’un qu’il valait quelques choses.

« Ainsi je…
-ALORS ELLE EST GUERIE ?! »


PUTAIN DE MERDE ! Qu’est-ce que c’était que ça ? Alors que Dalila voulait finir sa phrase, et bien, elle fut empêchée… Par quelqu’un… Mais qui donc, me demanderiez-vous surpris, etonné, et surpris ! Et bien, c’était le gros brigands de tout à l’heure, celui qui jouait avec le tome. D’ailleurs, maintenant, peut-être que Raviel l’avait reconnu, c’était lui qui avait demandé à Raviel de soigner Dalila… Et celui qui s’était prit une flèche dans le ventre par Dalila. Et il semblait pas content. Il tenait encore le tome de Raviel, sa précieuse arme, dont plusieurs pages avaient été froissés, voir certaines arrachés… Bref, visiblement, l’homme n’avait eu véritablement aucun respect avec le livre… Mais ce n’était pas tant le problème ici. Il monta alors dans la carriole, et poussa littéralement le pauvre Raviel, profitant de sa force, et de sa surprenante rapidité ! Car le salaud, il était pas lent !

« POUSSE TOI GROSSE MERDE ! »

Il avait poussé Raviel exactement comme ce qu’il pensait de lui. Pour lui, Raviel n’avait aucun intérêt, c’était juste un gamin inutile qui en plus, n’avait rien de précieux… Par contre la petite marchande… Déjà, elle avait eu le culot de tuer leur chef, ce qui était quand même pour lui franchement pas cool ! Merde, ils avaient besoin de leur chef, c’était lui qui permettait de bien répartir l’argent de ce qu’ils voulaient… Mais bon… Au moins, elle avait l’avantage d’avoir plein de truc dans sa carriole. Plus encore vu qu’il était COMPLETEMENT bourrée, et bien, il n’avait absolument aucune idée de servait la moitié des choses… Mais quand même ! Puis, elle avait un autre avantage… Elle était une fille ! Et des filles, et bien, ils n’en voyaient pas assez souvent, et puis ils se faisaient casser la gueule en général par ses mesdames… Mais là, elle était petite et fragile !

« T’AS TUE NOTRE CHEF PETITE MERDE… Je… Putain j’ai envie de gerber… Ton alcool c’est de la merde... »

Pas vraiment. Mais même un alcool pas mauvais, comme celui de Dalila, qui était acceptable sans plus, risquait de vite devenir à gerber… Quand on en buvait autant que lui ! Et ouais, c’était pas du tout l’alcool de Dalila le soucis, mais disons que le soucis était… le sol et la coupe d’alcool disons, si vous voyez ce que je veux dire. Malheureusement, le dit soucis était plus qu’un soucis pour tout le monde, vu qu’il attrapa à la gorge Dalila et la plaqua contre le mur de la carriole, faisant tout trembler d’un seul coup. Plusieurs ustensiles de cuisines tombèrent sur le sol, et un vase qui avait l’air assez précieuse se brisant en mille morceau. Dans le sable, dehors, visiblement, le sommeil était très lourd, et donc, personne n’eut de réaction, tout le monde s’en fichait de voir ce gros balourd faire ce qu’il faisait… Ou alors, ils étaient tous si enivrées qu’ils s’en foutaient complètement… Possible aussi.

« Je suis un peu bourré... MAIS ELLE A L’AIR MIGNONNE… HIPS !
-A… A l’aide messire... »

Dalila couinait, alors qu’elle se faisait étrangler. Elle était extrêmement fragile, blessée, peu vêtue, bref, elle était même le symbole de la faiblesse et la fragilité. L’avantage, c’était que cette grosse merde s’attaquant à une marchande désarmée et sans défense, et bien… Tournait le dos à Raviel. Il était pas si grand, il fallait bien le dire, même s’il faisait plus grand que Dalila, mais c’est que Dalila était toute petite. Il tenait bien la jeune demoiselle aux cheveux d’or, qui s’agitait autant que possible, donnant des faibles coups de pieds, couinant de douleur à cause de sa jambe et de son cou qui lui faisait de plus en plus mal… Et surtout, tentait de desserrer l’emprise de l’homme avec ses mains, des reflexes pour tenter de se sauver… Vite Raviel ! Il était temps de refaire le héros, vu que t’as douté de toi ! Il est temps de prouver que le héros qui sommeille en toi est toujours bien présent !!! VAS-Y !!!!
Dalila
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le 4/5/2018, 22:39

« Ne dîtes pas ça. »

N-nani ? Il n'avait pas pu continuer son monologue à lui qu'il se trouvait interrompu par Dalila ! Mais pourquoi ne pas dire ça ? Il ne faisait que décrire la vérité, pourtant, sur ce qu'il était.. Mais elle semblait avoir une explication..

« Vous êtes un vrai héros. Même si vous faîtes pas des choses honnêtes, vous avez le coeur au bon endroit, et c’est le principal. Ce que vous dîtes n’a pas de sens, car… Vous n’auriez pas pu me laisser. Le fait que vous m’ayez sauvé, prouve que vous n’auriez laissé personne dans une telle situation. »

Raviel faillit partir d'un rire amer, oh que si il aurait pu, oh que si il aurait probablement laissé qui que soit d'autre mourir et ce serait enfuit. Mais quelque chose l'avait poussé à la sauver, quoi ? Il n'en avait aucune idée. Mais maintenant qu'il avait fait un pas sur cette voie, il se devait de continuer jusqu'au bout, de faire en sorte que rien ne lui arrive.. Après tout, les cartes elles mêmes lui avaient confirmé, le lien entre les deux était bien présent.

« Je suis marchande, mon but est d’arnaquer mes clients pour me faire du profit. Puis, je suis une menteuse moi aussi. Je suis… Je devrais être une magicienne. »

Ohh ? Elle "devrait" être magicienne ? Intéressant.. Mais il est vrai que le métier de commerçant implique souvent le mensonge..
Cependant, le placement du "je suis une menteuse, moi aussi", était bizarrement placé, comme si elle se sentait coupable de ne pas avoir tout avoué dès le départ.. C'était normal ! Raviel ne lui avait bien énoncé qu'un faible résumé de son histoire à lui.. En omettant les passages les plus honteux bien sûr..

Mais la jeune femme semblait vouloir déballer son sac, avouer ce qui lui pesait sur le cœur, peut-être suite à l'auto-dénigration de Raviel ?..

« Mais j’ai jamais réussi et ma mère me déteste à cause de ça. Elle est partie, car elle estimait qu’elle n’avait rien à faire avec moi. Car je n’étais pas mage. »

Oooh.. Compréhensible qu'elle complexe à propos de beaucoup de choses.. Il avança sa main, dans une tentative de geste de réconfort, lui montrer qu'il était avec elle..

« Ainsi je…
-ALORS ELLE EST GUERIE ?! »

WHAT THE FUCK ?! Quelqu'un venait d'ouvrir très fort la porte, et Raviel eut à peine le temps de se retourner et d'apercevoir le gros lard qui le balança directement sans ménagement sur le côté en hurlant..

« POUSSE TOI GROSSE MERDE ! »

Ah bah bravo, c'est bien la politesse !..

-"Mé..SBREH.OUCH"

Aïe. Il venait de se prendre l'arrière du crâne dans une étagère. La vision du jeune homme se brouilla, sa conscience vacillant, prête à s'éteindre à tout moment...

Mais il se devait de tenir bon. Il devait. Tenir. Bon...

Les mots étaient flous. Il entendait pas bien.. Elle aurait.. Tué leur chef ?... Elle était peut-être.. Plus forte qu'elle ne semblait ?.. Ce sale type serait peut-être bientôt à terre ?..

« Je suis un peu bourré... MAIS ELLE A L’AIR MIGNONNE… HIPS ! »

En effet.. Elle est très mignonne.. Ses longs cheveux blonds, et ses beaux yeux verts... Très mignonne.. Wait..

Délirait-il ? Son cerveau avait-il souffert suite au choc violent ? Peut-être, peut-être pas, mais ses pensées étaient en effet extrêmement confuses... Ce livre au sol.. Ce livre rouge, autrefois si propre, et maintenant sale et malmené... Aron lui avait donné ce livre.. Comme cadeau d'au-revoir.. Il était son second trésor, avec les cartes de son père...

Mais il était faible. Seul. Il ne pouvait rien faire. Il ne pourrait pas se battre. Il allait mourir.

« -A… A l’aide messire... »

... Dalila. La jeune et jolie marchande. Elle était en danger. Ses yeux d'émeraudes criaient à l'aide...

LÈVE.. TOI ! RAVIEL !

Un pied puis l'autre. La main posée sur le tome, tombé près de lui quand le gros bandit l'avait lâché pour mettre ses gros doigts sur le cou délicat de la demoiselle..

La haine. Un fort sentiment de haine pure envers ce singe malodorant. L'inquiétude. Allait-elle s'en sortir ? Le doute... Serait-il capable de tenir sa promesse ?..

-"Gros porc.. Lâche.. Là !"

L'air s'emplit d'abord d'une lumière magique, suivit par la déflagration de petites flammes, directement dans le dos du sujet de sa haine. Qui se mit à hurler, lâchant sa proie pour se retourner vivement, vers son agresseur.. Qui se précipita pour le faire taire en lui enfonçant son couteau "chirugical" dans la gorge, étouffant son cri dans une gerbe de sang...

La collision du gros corps potelé avec le sol fit tanguer la petite carriole.. Le silence se refit pesant et complet.. Pour le moment..

C'est tremblant et couvert de sang que Raviel se précipita vers Dalila, ses grands yeux dorés pleins d'inquiétude..

-"Je suis là, tout vas bien ! Je suis là, c'est fini.. Ça va, Dalila ?!"

La nuit allait encore être très longue...
Raviel
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le 5/5/2018, 20:40

Elle… Elle ne pouvait plus respirer… Raviel avait été projeté, et… Pitié… Utilisez moi, mais… Préservez mes amis et ce à qui je tiens… C’était triste, mais elle pensait à Stupide et Raviel, aussi bien son âne qui était son unique ami… Et de l’autre côté, Raviel qu’elle venait certes de rencontrer, mais qui était si sympathique, et qui avait tant fait pour elle… Mais malheureusement, elle n’avait rien pu faire pour lui revaudre ça. Elle avait rien pu faire… Elle était inutile, et elle allait sans doute disparaître ainsi… Oh Maman… Elle avait presque l’impression de la voir… Elle sentait qu’elle n’était pas loin, bien qu’elle était en théorie à Volaris… Mais elle avait l’impression que celle-ci la regardait… Oh Mère… Tu m’as manquée… Elle sentait sa conscience partir en même temps que ses tentatives pour respirer… Cela faisait si mal, mais elle pouvait peut-être trouver un échappatoire  dans ce qui était entrain de lui arriver…

-"Gros porc.. Lâche.. Là !"

Sauf que non ! De la magie fut utilisé ! Maman ? Non mieux ! Raviel ! En effet, le fameux interlocuteur de Dalila avait usé de sa magie, là, maintenant, frappant le gros lard, qui lacha alors Dalila qui s’écrasa au sol comme un pantin désarticulé. Elle laissa échapper un petit cri, alors que sa jambe lui fit un mal de chien… Et surtout, ses poumons lui brulèrent alors qu’elle récupéra de l’air. Cela avait été très brutal, il faut bien le dire… Mais ça y est ! Elle pouvait respirer ! Et cela, on allait bien le dire, et bien… Cela sauvait la vie ! Elle respirait, alors qu’elle était à terre. Pendant ce temps là, le fameux Raviel planta son arme dans la gorge de celui qui était venu les agresser. Un coup propre et rapide qui montrait que Ouah ! Le fameux Raviel pouvait presque songer à une reconversion dans l’assassinat ! Quoiqu’il en soit, ce fut très efficace, étant donné que l’homme succomba à la blessure, et tomba, faisant trembler la carriole… Un moment de silence prit tout le lieu, tout le désert, avant que Raviel fonce vers Dalila en déclarant :

-"Je suis là, tout vas bien ! Je suis là, c'est fini.. Ça va, Dalila ?!"

« Je… Je crois... »


Elle tremblait comme une feuille, ou non… Plus comme un petit animal terrifiée. Faut dire il y avait de quoi. Elle avait failli se faire étrangler. La peau blanche de la jeune demoiselle marquait énormément, il faut bien le dire, et on voyait sur son cou, la marque des doigts de l’homme qui venait de tenter de l’étrangler. Bref, elle croyait qu’elle allait bien, elle ne savait pas trop. Sa jambe lui faisait un mal de chien après sa chute, et son cou lui faisait encore mal étant donné qu’il venait tout juste d’être maltraitée… Mais sinon, elle pensait qu’elle allait bien. Disons qu’il n’y avait pas trop d’impression qu’elle allait vraiment mal. Donc… Elle supposait que cela allait. Enfin, elle espérait, étant donné qu’elle n’avait pas pu vérifier. Mais comment elle allait, cela n’était pas le plus important… Non, là, elle avait quand même bien plus important à demander et à dire pour son interlocuteur…

« Me… Messire… Vous… Vous m’avez encore sauvée… Merci… »

En effet ! Dalila avait encore eu besoin de Raviel. Et il n’avait pas hésité. Vu la situation, le côté très exigue de la carriole, etc. Et bien, on pouvait le dire, cela aurait pu être TRES très dangereux pour lui. Mais qu’importe, il avait prit le risque sans faire la moindre hésitation. Il avait prit le risque, car il voulait sauver la pauvre Dalila, qui avait été dans une situation où elle aurait pu très certainement mourir. Et il l’avait fait, sans la moindre hésitation. Dalila remerciait, et même si elle était toute tremblotante, et bien… Elle devait se reprendre. Après tout, Raviel lui était resté calme et avait réussi à la sauver ! Donc, elle se devait d’être à la hauteur ! Elle se devait d’être à la hauteur… Même si elle ne l’était pas. Elle ne l’était pas, car elle était ridicule, incapable, impossible pour elle de faire quoique ce soit d’utile… Elle avait juste besoin d’être sauvée… Elle déclara encore tremblottante…

« Eh… Je dois être ridicule hein ? Sauvée deux fois en une soirée… Je suis sincèrement désolée. Je… Je vous revaudrais ça. »

Elle allait devoir revaloir ça à son interlocuteur… Là, elle lui était totalement redevable. Pour le coup, en tout cas, il n’y avait plus de doute… il était vraiment un héros ! Un vrai héros qui l’avait sauvé deux fois ! Sans lui, là, il n’y avait plus de doute… Elle ne s’en serait pas sortie indemne. L’homme qui l’avait agressé avait été tellement alcoolisé qu’il aurait pu la tuer, sans même faire attention… D’ailleurs, alors qu’il avait visiblement d’autres… Volontés en tête disons, il n’avait même pas remarquée qu’il était entrain de l’étrangler. Bref, elle allait devoir faire quelques choses. Se relevant, remettant bien sa chemise de lin qui était toujours l’une des rares choses qui couvrait sa dignité -mais elle n’avait pas le temps de mettre l’une de ses robes, cela prendrait trop de temps-, et bien…  Après avoir respiré profondément pour bien retrouver tout son calme, et ainsi redevenir utile à ses yeux, elle déclara :

« … Nous n’avons plus le choix maintenant. »

En effet… Maintenant, ils allaient devoir combattre. Son regard croisa pendant un instant celui de son interlocuteur, et ce dernier pu voir la peur qu’il y avait dans les yeux de Dalila. Elle se croyait prête au combat… Mais elle ne l’était pas vraiment enfaite. Mais qu’importe. Ce n’était pas comme si de toute façon, elle avait le choix. Ils devaient s’en sortir maintenant, car ils avaient un cadavre dans la carriole. D’ailleurs, la carriole et les affaires de Dalila étaient tachées de sang… Un beau mélange, qui franchement, montrait bien que les deux n’avaient pas eu d’autres choix que de combattre. Dalila était un peu inquiète… Comment ses ivrognes n’avaient pas pu entendre cela ? Ils étaient très certainement réveillés, prêt à leur tendre une embuscade pour les tuer le plus rapidement possible. C’était ça le plus probable. Donc, elle discrètement passa la tête pour voir comment cela se passait dehors… Et ce qu’elle vit va vous surprendre ! N’hésitez pas à continuer la lecture !!!

« C’est un miracle, mais visiblement, aucun ne se sont réveillés. Ils dorment tous… On va pouvoir les éliminer, un par un. »

En effet, c’était un miracle… Et assez pitoyable de la part de cette bande d’ivrogne ! Et ouais, ils étaient resté entièrement endormie, totalement saoulé par l’alcool qu’ils avaient bu dans des consommations gargantuesques. Dalila, sérieusement, pensait pas que c’était possible de boire autant, et se dire qu’ils auraient très certainement du mourir en théorie en buvant tout ce qu’elle avait… Elle voulait dire, elle avait quand même une bonne quantité d’alcool avant que ses derniers commencent à boire. Quoiqu’il en soit, bravo à Dalila, qui avait réussi après tout à reprendre son calme. Cela n’avait pas été facile, mais c’est bon. Elle… Elle allait bien, elle avait repris son calme, et donc, malgré eux, ils allaient pouvoir prendre la seconde partie du plan : c’est à dire l’attaque. Ils n’auraient pas pensé que le seul qui resterait éveillé vienne jusqu’à eux pour mourir… Alors… Dalila commença à s’installer, prenant son arc, et ayant son carquois bien remplis des flèches qu’elle avait encore, et elle déclara…

« Je vous couvre. Mais nous sommes dans le noir… Cela risque d’être compliqué. Je compte sur vous, mon héros. »

ELLE L’AVAIT DIT ! Mais pas le temps de faire la fête. Elle sortit alors, et regarda la scène… Et banda son arc… Elle devait être concentrée. Le moindre bruit suspect par l’un de ses endormis, et elle tirerait vite une flèche dans la tête. Heureusement qu’ils étaient massif. Une cible endormie, elle ne devrait pas avoir de mal à les toucher, mais elle devait rester prudente. Après tout, un échec ne serait pas pardonnable, et elle… Elle était quand même bien à l’abri, éloignée. Stupide et les chevaux regardaient la situation, eux, parfaitement calme, bien que Stupide semblait particulièrement remonté contre ceux qui l’avaient capturés. Elle attendait maintenant Raviel. Encore une fois, elle lui demandait le plus difficile, et elle le savait bien. Elle lui vaudrait tout, vraiment tout, à son héros. Sans lui, elle ne s’en serait jamais sorti. Voilà pourquoi là, pour la première fois, elle devait le protéger. Son héros.
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le 8/5/2018, 23:35


La jeune femme tremblait, elle semblait si fragile, si vulnérable... Son cou si délicat était encore marqué, et son visage encore empreint de souffrance.. Sa jambe était toujours blessée, après tout. Elle rassura le Raviel tout paniqué avant de le remercier..

« Me… Messire… Vous… Vous m’avez encore sauvée… Merci… »

Encore une fois, il n'avait pu faire autrement que de tenter de sauver la petite marchande. Il avait même prit une vie pour elle. Encore toute tremblotante, elle se mit à nouveau à se rabaisser.. Ce qui commença à énerver notre "héros" préféré.

« Eh… Je dois être ridicule hein ? Sauvée deux fois en une soirée… Je suis sincèrement désolée. Je… Je vous revaudrais ça. »

Un soupir. Non, elle n'était pas ridicule, pas le moins du monde. Si c'était lui qui avait été plaqué au mur, étouffé, il serait sans doute mort si il n'avait pas reçu de l'aide. Il pouvait bien se l'avouer pour le coup.. Mais ce qui était certain, c'est que la destinée était bien de leur côté, sinon pourquoi est-ce que le type qui faisait joujou avec son tome le lui aurait apporté sur un plateau ? (Pas littéralement, hein, c'est une métaphore. Pauvre tome maltraité...) Il y avait de l'espoir.

C'est alors que Dalila se releva, remettant en place sa fine tenue (Alors que Raviel ne fixait PAS DU TOUT, vous n'avez aucune preuve), et prononça ces quelques mots, lourds de sens et d'implications..

« … Nous n’avons plus le choix maintenant. »

En effet.. Avec un mort, ce qui laissait 5 bandits, ils n'auraient pas d'autre choix que tous les exterminer. Ça ne réjouissait que peu notre cher protagoniste, car vu le boucan incroyable qu'avait déclenché la chute du gros malotru... Mais son regard croisa un instant celui de sa complice, et il put y lire l'appréhension et la crainte.. C'était compréhensible, lui même avait peur de ce qu'il pouvait se passer dehors.. Étaient-ils tous prêts à les massacrer ? Peut-être mettraient-ils la carriole en feu ?..

« C’est un miracle, mais visiblement, aucun ne se sont réveillés. Ils dorment tous… On va pouvoir les éliminer, un par un. »

N-nani, ils dorment encore ?! Un miracle, en effet ! Décidément, malgré leur situation, la chance leur souriait tout au long de cette épreuve ! Il était vrai que cette chance impliquerait de mettre fin à des vies, mais peut-être était-ce là leur destinée ? Fauchés par le Diable durant leur sommeil ? Peut-être que certains se réveilleront et se battront, mais vu la quantité d'alcool ingérée.. Il était à parier qu'ils ne seraient pas vraiment en état de se défendre de manière cohérente. Ce qui était encore une bonne chose.. Tandis que la jeune fille s'était enfin calmée, et préparait son arc pour passer à l'action, Raviel était en plein monologue intérieur, pour se motiver, se calmer, et faire taire ses craintes. Il se leva (en apparence seulement) calmement, à la suite de Dalila..

Il est vraiment temps de passer à l'action, dans le noir de la nuit, sous la lueur des étoiles, le sable se teinterait du rouge écarlate du sang impur de ces chi-

« Je vous couvre. Mais nous sommes dans le noir… Cela risque d’être compliqué. Je compte sur vous, mon héros. »

Autre chose devint instantanément écarlate, et ce fut le visage du présumé "héros".

-"Jejejepardonquoi?!"

"Mon héros" ?! Oh oh ! Le petit Raviel n'était ni prêt, ni habitué à une telle appellation ! Mais il lui fallait reprendre son calme, la demoiselle étant déjà sortie, il prit quelques secondes pour se remettre les idées en places. Héros n'était pas ce qu'il pensait devenir, quand il se racontait ses propres possibles épopées.. Il avait même déjà plusieurs idées d'alias plutôt classes si jamais un de ces événements venaient à se réaliser ! Mais.. Ahem, ce n'était pas le sujet, là, il allait égorger des bandits endormis. Il sortit donc dans la nuit, à la suite de la jeune femme.. En effet, les malfrats dormaient toujours. C'était une véritable aubaine et un miracle, car ce serait sans doute leur seule chance de les exterminer.. Bon, allez Raviel, il faut y aller, la jolie demoiselle te regarde et te protège !.. Mais avant toutes choses, on chuchote doucement à l'attention de la dite demoiselle..

-"Je met ma vie entre tes mains, mon Étoile. On s'en sortira.."

N-N-NANIII ?! "Mon Étoile" !? On pourrait se demander d'où cela sort, cette appellation si tendre et mignonne, digne d'une belle histoire d'amour.. MAIS RAPPELEZ VOUS ! L'une des trois cartes tirées plus tôt par Raviel était l'Étoile, qui représentait en effet la personne de Dalila, qui brille comme un rayon d'espoir pour notre cher Diable !

M'enfin, tout cela est secondaire au vu de la tâche funèbre à laquelle Raviel va devoir à présent s'atteler, et ainsi, s'approchant furtivement de sa première cible, le bruit des pas inaudible grâce au sable.. Mettant la main sur la bouche crade du truand, il enfonça vivement sa courte lame dans sa gorge. Il fut mort en un instant. Son sang éclaboussant sa couche et son assassin.. Et de un, plus que quatre...

Le deuxième fut rapidement éliminé, encore une fois, d'un coup profond au cou..

Le troisième, cependant.. Raviel commit une erreur. Son coup ne fut pas assez rapide, et, trop confiant, il n'avait pas mit la main pour étouffer un potentiel cri, le malfrat se réveilla et put mettre en garde ses confrères avant d'être réduit au silence...

Oups.

En plus, ils étaient tout près, donc Raviel aurait pas le temps de lancer des boules de feu, si il était chanceux, juste une.

Double oups.

Mais Dalila était là ! Donc il n'avait pas peur, et n'était pas inquiet le moins du monde ! Bon, pour la bonne mesure il a quand même reculé vite fait et sorti son tome, et se prépare à lancer sa bouboule de feu dans sa tronche d'ivrogne..

Que vas-t'il se passer ? La coordination et synchronisation des deux jeunes gens seront-elles suffisantes pour s'occuper de ces bandits ? Vous le saurez au prochain épisode !
Raviel
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le 10/5/2018, 19:59

Dalila était prête. Il fallait l’être, car il allait être TRES important d’être ultra concentrée. Et quand on dit ultra concentrée, c’était vraiment comme ça. La jeune demoiselle aux cheveux d’or savait qu’elle n’aurait pas le choix, et qu’elle n’aurait pas la possibilité de rater. Elle allait devoir réussir son coup, si elle devait en tirer. Si tout se passait bien... Et bien, sans doute qu’elle n’aurait aucune flèche à décocher... Mais dans le pire des cas peut-être que tous allaient se réveiller dès que la mission allait commencer ! C’était vraiment le pire des cas, et qu’on soit clair... Et bien, si cela arrivaient, Dalila pensait ouvertement qu’ils n’auraient aucune chance, et qu’ils seraient très certainement mort...

-"Je met ma vie entre tes mains, mon Étoile. On s'en sortira.."

« Jejejepardonquoi ?! »

Tient, une impression de déjà vu. Et ouais ! La fameuse Dalila avait réagis... Un peu de la même façon qu’avait réagis un peu plus tôt le fameux Raviel ! C’est à dire, une grande confusion devant une marque d’affection verbale... Sauf que dans le cas de Dalila, c’était d’autant plus drôle que bah... C’était elle qui avait commencé à faire ce genre de marque d’affection ! Donc concrètement, elle réagissait alors de façon assez ironique, car jeune fille... C’est toi qu’a commencé ce petit jeu ! Donc, t’as rien à dire ! Sale gamine. Bref, quoiqu’il en soit, elle devait rester concentrée. Après tout, on était pas dans une situation aussi simple qu’une simple discussion de séduction où deux amoureux qui ne s’en rendent pas compte commençait à s’échanger sans le remarquer spécialement des mots doux...

Non, là, elle était concentrée, et après sa petite « panique », entre guillemet car c’était difficile d’appeler ça réellement une panique, plutôt une petite gène d’adolescents... Qui n’avait pas vraiment sa place quand allait commencer une véritable lutte pour la survie ! Et ouais ! Quand même, ça calme un minimum, quand on dit les choses ainsi, n’est-ce pas ? Bref, ainsi, elle avait son arc en main, et était prête à tirer ses flèches. Les flèches devaient vraiment être utilisé en cas d’extrême urgence. Si elle commençait à les utiliser avant, il y avait vraiment le risque que ça se fasse remarque, et que ça pose problème... bref, mieux valait donc être prudent, et les garder. Comme on dit, il faut plusieurs corde à son arc, et quand il s’agit de tuer des brigands, et bien... Avoir la corde de son arc bandée, justement, ça peut faire la différence.

Raviel se débrouilla alors merveilleusement bien, Dalila n’avait rien d’autres à dire. Le jeune homme, qui pourtant n’était pas un assassin, arrivait miraculeusement bien à passer dans les ombres pour se débarrasser des hommes qui étaient encore en vie. Le premier succomba sous la lame de son ami... Puis, un second y passa. Dalila était véritablement admirative devant une telle réussite ! C’était si impressionnant, il était si douée ! Il fallait vraiment être un héros comme Raviel pour réussir ça ! Surtout que maintenant, elle savait qu’il n’était pas combattant à l’origine, renforçant encore plus l’exploit de ce qu’il faisait ! Bref, elle était impressionnée par ses talents, son sang-froid, sa réussite...

Sauf que malheureusement... La chance décida de rompre court à la traditionnelle phrase « jamais deux sans trois ». Si le troisième fut bien exécuté à son tour, il eut le temps de réveiller ses deux comparses, qui franchement, n’était pas frais. Dalila alors tira de suite une flèche... Mais aussi bien Raviel que le fameux mec purent remarquer que la flèche rata largement sa cible, Dalila ayant trop tremblée... Bravo, t’es inutile ! Bref, Raviel était pour le moment coincé... Heureusement, il n’avait pas que son fameux couteau, il avait aussi, et ça, c’était très précieux... Son tome ! Bien qu’il avait subit le sort de ce balourd qui reposait maintenant pour l’éternité dans la carriole, en espérant qu’il n’allait pas rester pour l’éternité dans la carriole, et bien.. Le tome fonctionnait toujours ! Ainsi, Raviel put usée de magie, et faire en sorte qu’une boule de feu entre en contact avec l’un des brigands...

De suite, une fois que la boule de feu eut aveuglée l’homme... Et bien, il n’eut pas le temps de faire une seconde action. Une nouvelle flèche siffla, et cette fois, lui toucha en plein dans le crane ! Elle avait profité du bref instant lumineux intense, provoquée par l’attaque magique de son interlocuteur, pour pouvoir faire siffler une flèche jusqu’à ses oreilles. D’ailleurs, ce fut bien efficace, étant donné que l’homme succomba à la flèche... Plus qu’un ! Plus qu’une personne, et ça serait bon ! Dalila le cherchait du regard, où était-il ? Où était-il ? Il fallait absolument le trouver le plus rapidement possible, à un moment où il n’était pas encore dangereux, étant donné qu’il n’avait pas encore récupéré son arme... Au bout d’un petit moment, non aidée par l’obscurité, elle le remarqua enfin, et déclara alors :


« ATTENTION DERRIERE VOUS ! »

Malheureusement, son cri fut inutile. Il était si proche du but ! A ce moment là, il ne restait plus donc qu’un seul homme... Mais il frappa de sa hache Raviel. Dans l’obscurité, Dalila n’eut aucune idée de ce qui s’était passé exactement. Avait-il été frappé par le plat de la hache, par le tranchant, le manche ? Même si ça se trouve, par le poing ? Elle savait pas, elle avait juste vu une forme être projeté dans le sable, et ainsi, c’était sans doute Raviel. De suite, elle banda son arc, et tira une flèche qui toucha le brigand en plein dans la colonne vertébrale. Furieux, il se tourna... Oh oh... Mauvaise idée... De suite, une nouvelle flèche bandée extrêmement vite, vint se loger dans la tête du brigand, qui tomba à la renverse... Visiblement, il était mort sur le coup... Tant mieux, cela voudrait dire qu’il n’avait pas trop souffert ! Bref quoiqu’il en soit...

« Non, non non ! Monsieur ! Monsieur Raviel ! »

Dalila paniquait complètement. Elle sauta de sa carriole, mais sa jambe pas encore assez habituée après ce qu’elle avait eu -il faut se rappeler qu’elle était encore bandée, ne réponda pas suffisament bien, et … Et bien elle se cassa la figure dans le sable. De suite, elle se releva. Elle n’avait pas le temps de franchement se concentrer sur sa douleur. Il fallait qu’elle aille voir comment allait son fameux Raviel, il fallait que son héros soit en bonne santé, car elle ne pourrait pas accepter que cela finisse mal... Ils avaient réussi ! Ils avaient gagnés... Ils avaient gagnés, ils s’en étaient sortis ! Donc... Donc, ça pouvait pas finir ainsi ! Non, absolument pas ! Elle voulait qu’ils puissent repartir tout les deux sain et sauf... Pas que l’un d’entre eux soient obligés d’être emporté par la faucheuse aussi jeune...

« Par pitié, allez bien, messire... ! »

Elle était arrivé à lui, et le palpa de suite. Elle fut rassurée, rien ne semblait manquer. Il semblait y avoir une tête, deux bras, deux jambes, un torse... Peut-être que cela devait être assez gênant pour Raviel s’il était conscient ! Mais bref, elle voulait voir s’il y avait quelques choses, mais elle ne pouvait pas voir suffisamment bien ! Heureusement, le corps était encore chaud. Donc, même s’il était inconscient, ce qu’elle ne savait pas, dans la panique, peut-être était-il encore juste trop endolori pour vraiment bouger, et bien, il n’était pas mort au moins ! Elle regarda autour d’elle... Le feu ! Elle avait besoin de feu pour mieux voir, mieux comprendre... Elle fonça vers le feu, retombant à cause du sable, et attrapa donc un bâton qui était encore dans le feu. Elle se brûla les doigts, ça faisait mal, mais c’était pas grave... Tout ce qu’elle voulait, c’était être sûre que son héros soit en vie.
Dalila
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le 13/5/2018, 20:31

Ok peut-être qu'il paniquait un petit peu quand même. Surtout en voyant la flèche de Dalila atterrir aussi loin de la cible initiale. Heureusement qu'il était le grand Raviel-Sama ! Le plus puissant (pas vraiment) de tout les mages d'Oghma ! Donc il allait sans peine s'occuper de ce malotrus d'une incroyable boule de feu tout à fait basique en fait !.. Bon, c'est le résultat qui compte, et le résultat justement..

Il a une flèche plantée dans le crâne ! Ah ah ! Voici la force de leur duo, rien ne pourrait les arrêter ! Raviel commençait à prendre la pose, mais.. IL Y EN AVAIT UN AUTRE !

« ATTENTION DERRIERE VOUS ! »

-"N-nani-SBREHFLF"

Il venait de se prendre un terrible coup de hache. Tombant au sol, sa conscience vacillant, notre protagoniste sentait l'ombre de l'inconscience l'attirer vers le néant... Les mots de Dalila, il les entendait comme de loin, la seule lueur d'espoir dans cette obscure nuit..

Il se sentait poisseux, de sang et de sable.. Ensuite, une lumière se rapprocha, entrouvrant les yeux, il la vit.. Elle ressemblait presque à un ange, ça lui amena un léger sourire sur les lèvres. Il était désolé, triste, de devoir lui faire ça, de périr ici..

Maculé du sang de nombreuses personnes, dont celui de la jeune marchande, et de celui de tout ceux dont il a provoqué la mort.. C'était une fin propice pour le Diable..

-"Da.. Dalila.. Pardon..."

Il émit un faible toussotement, tendant la main vers la demoiselle, peut-être pour la dernière fois..

-"Je suis désolé.. Mais c'est la.. Fin.."

Son regard d'ambre cherchant celui d'émeraude de Dalila, il put lui offrir un léger sourire..

-"Heh.. On aurait pu.. *Toux* Adieu, mon.. am.."

Sa main retomba, inerte. Ses yeux se refermaient, et tout son corps se détendit...

.
.
.

Quelques secondes plus tard, avant qu'on ne puisse deviner la supercherie, notre cher Raviel se mit à rire joyeusement ! Mais comment ? Et bien, le coup de hache, porté dans l'obscurité, l'avait frappé du plat de la lame ! Bon, ça faisait très mal, même que sans doute il y avait un truc de cassé, c'était loin d'être mortel ! Il n'avait juste pas pu résister à une telle opportunité de facétie..

Quel gamin, décidément !

-"Ahah.. Pardon, c'était beaucoup trop tentant.. Et quels beau tirs ! Sans toi, je serais sans doute vraiment mort !.. Merci pour ça.."

Ça ne l'empêchait pas d'être reconnaissant, tout de même. Et puis, ils s'en étaient sortis !

Bon, je suis d'accord, il mérite une baffe quand même, surtout que la pauvre jeune fille s'est brûlée les mains par sa faute ! Ce qu'il n'a pas remarqué, cet abrutis !

Maintenant, quelle sera la réaction de la petite marchande face à la "blague" de cet idiot.. Rien n'est moins sûr !
Raviel
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le 15/5/2018, 21:44

Dalila utilisait la lumière du feu pour voir le fameux Raviel. Bon sang, il semblait souffrir ! Pourquoi elle avait raté ?! Pourquoi elle n’avait pas réussi à le tuer avant ! Elle était inutile... Encore... Qu’est-ce qu’elle pouvait faire ? Elle devait pouvoir faire quelques choses ! Il y avait forcément quelques choses à faire dans ce genre de situation ! Que... Qu’avait fait Raviel quand c’était elle qui était blessé... ? Il avait prit de l’eau ! Et faire un bandage ! Bon sang, elle connaissait les gestes de premier secours, faut bien le dire... Mais la panique la prenait complètement, elle perdait tout les réflexes élémentaires, qu’elle connaissait pourtant par cœur... Que faire ? Que pouvait-elle faire ? Et bien... Elle eut sa réponse quand Raviel commença à parler, prouvant qu’il était encore en vie...

-"Da.. Dalila.. Pardon..."

« Raviel ! »


Elle hurla le nom, et dans la panique, fait quelques choses d’extrêmement stupide : Elle jeta sa torche improvisée. Ainsi, les deux adolescents se trouvèrent tout les deux dans le noir. Dalila s’approcha suffisament prêt pour que le visage, les yeux surtout, se voient... Le miroir de l’âme, les yeux... Deux yeux d’or qui plongeaient dans deux yeux d’émeraudes... Il... Il s’excusait... Mais non, ce n’était pas lui qui devait s’excuser ! Pas lui du tout ! C’était elle qui... Qui... Si elle avait été plus rapide... Si elle avait fait de son mieux... Si elle avait réussi son tir... Sans doute que cela ne serait jamais arrivé... Elle voulait pleurer, elle voulait hurler, mais pour le moment, elle se devait de faire beaucoup plus dur... Infiniment plus dur même si vous voulez mon avis... Elle devait écouter ce qu’il disait... Elle devait écouter Raviel dire... Ce qui semblait être ses derniers mots... Ses dernières paroles... Son dernier souffle.

-"Je suis désolé.. Mais c'est la.. Fin.. Heh.. On aurait pu.. *Toux* Adieu, mon.. am.."

« Non... NON ! Ce n’est pas possible ! Ca... Ca peut pas finir ainsi... »

Encore... Comme avec sa mère... à cause du fait qu’elle était inutile et bonne à rien... Elle... Elle perdait encore quelqu’un car elle n’avait pas été capable de faire quoique ce soit d’utile dans sa vie. Raviel confirmait malgré lui, par sa mort, qu’elle était rien, qu’une fille inutile, qu’un échec vivant... Qu’elle ne méritait pas de se faire des compagnons ou que des gens l’aiment. Pourquoi cela ? Et bien, car toutes les personnes qui s’attachaient à elle... Mourraient, tout simplement. Ils perdaient la vie, et elle ne les reverrait plus. Plus jamais. Raviel... Raviel... Son héros... Celui sans qui elle serait morte à cette heure si... Sa jambe lui faisait mal, comme pour lui rappeler à quel point elle était un échec... Elle ne pouvait rien faire pour lui... A part pleurer, pleurer et encore pleurer, vu qu’elle ne savait faire que ça...

« Beuaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

Alors abandonné sur le sable, le feu s’éteignit. Les deux étaient maintenant dans le noir, et Dalila s’était posée sur le corps encore chaud de Raviel... Elle sentait encore le coeur battre, mais elle devinait que cela n’allait pas durer très longtemps. Ce qu’on pouvait entendre ? Des pleurs, encore des pleurs d’une jeune fille qui venait de perdre... De perdre... Cependant... Alors qu’elle s’y attendait pas du tout, qu’elle « acceptait » le fait qu’il était mort, bien qu’elle ne le voulait pas... Quelques choses vint rompre cette instant assez triste mais mignon, ou Dalila pleurait sur la poitrine de Raviel... Et ce quelque chose, qu’est-ce que cela pouvait bien être... A part Raviel lui-même qui commença à déclarer :

-"Ahah.. Pardon, c'était beaucoup trop tentant.. Et quels beau tirs ! Sans toi, je serais sans doute vraiment mort !.. Merci pour ça..

« ... »


On put voir ses grands yeux d’or... Mais alors, sans doute qu’ils ne seront jamais aussi grand que ce jour si cela vous intéresse. Ainsi, la jeune demoiselle aux cheveux d’or était entrain de le regarder. Elle était complètement interdite. Elle ne pouvait pas voir son visage, enfin, que très mal, car la source de lumière était loin. D’ailleurs, l’émotion faisait qu’elle ne remarquait pas, mais il commençait vraiment à faire froid, et tout était noir. Donc, Raviel avait une fille peu vêtue sur lui, dans le noir et dans le froid. On va dire que ça va jaser. Bref, quoiqu’il en soit, la situation dura facilement une vingtaine de seconde, comme ça, nos deux protagonistes ne disant rien, restant interdit tout deux, l’un visiblement fier de sa blague, et l’autre...

« IDIOT ! »

L’autre qui venait de réagir ! Elle avait frappé Raviel ! Alors que ce dernier se rassure... Cela faisait pas mal du tout, Dalila n’avait aucune force, juste assez pour le faire tomber dans le sable, et se retrouver avec Dalila sur lui. Encore une fois, maintenant voilà qu’il est couché sur le sol avec une demoiselle peu vêtu sur lui. Cela va VRAIMENT jaser dans les chaumières, mon cher... Bref quoiqu’il en soit, le coup avait été porté avec le fond du coeur... Et si on pouvait dire une chose, c’est que... Et bien, elle n’avait pas tord. On pouvait le dire, il avait quand même été un gros con. Et vous savez le pire ? C’est que sans doute que Raviel était fier de lui, et qu’il trouvait qu’il venait de faire une excellente blague... Sauf que non, c’était une blague de très mauvais goûts, franchement... C’est pas bien Raviel ! Pas bien du tout ! Méchant Raviel ! Pas bien ! Ainsi, pendant ce temps là, que faisait Daila ?

« IDIOT ! IDIOT ! IDIOT ! IDIOT ! »

Et bien, elle continuer de « frapper » le fameux Raviel. Encore une fois, « frapper » pouvait sembler être un bien grand mot... Et on va bien le dire, il l’était. Car franchement, ses coups étaient faiblard, et donc, ils servaient surtout à montrer que la fameuse Dalila était vraiment... Comment dire... Pas vraiment furieuse... Plutôt qu’elle faisait ça, franchement, comme pour vérifier qu’il était encore en vie, comme pour vérifier qu’il soit bien là... mais quoiqu’il en soit, et bien, cela voulait dire ce que cela voulait dire : Elle continuait à donner ses petits coups de poings... Pendant pas trop longtemps. Après le cinquième ou le sixième, elle s’arrête, mais resta bien collée à la poitrine du fameux Raviel, et commença à déclarer, d’une voix assez faible et tremblante...

« J’ai eu si peur... J’ai eu si peur... Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ! »

Bah bravo ! T’as fait pleurer une fille ! Espèce de looser ! Faut dire, pour Dalila, c’était logique. Elle avait clairement des sentiments pour le fameux Raviel. Quoi donc exactement ? C’était une bonne question, on pouvait difficilement savoir ce que voulait dire... Même si beaucoup interprêterait ça comme de l’amour, et franchement, ils n’auraient pas tord. Mais Dalila connaissait mal tout ça. Bref, maintenant, elle avait arrêtée de frapper, et elle mentionnait à quel point elle avait eu peur... Elle avait eu énormément peur, peut-être plus encore que quand c’était elle qui avait manquée de peur... Encore une fois, sa mort... Et bien, peut-être qu’elle le méritait... Mais Raviel... Son héros ! Bon sang, non, elle ne pouvait pas accepter ! Elle ne pouvait pas accepter qu’à cause d’elle -oui, car c’est Dalila, évidemment qu’elle va forcément penser que c’est entièrement et totalement de sa faute...

« Bouhouhou... »

Elle pleurait bien dans ses bras. Elle s’était blottie littéralement contre lui, montrant que si elle lui en voulait un peu, et bien, elle restait comme ça. Maintenant, elle était bien coincée contre lui... Et franchement, elle ne voulait pas bouger. Elle laissait couler ses larmes de frustrations, de peur, et de joie, tout ses sentiments qui s’étaient mélangés en quelques minutes en elle dans un cocktail qu’on pouvait décrire au mieux d’explosif véritablement. D’ailleurs, ce cocktail explosif, et bien... Il avait explosé véritablement, étant donné que la jeune demoiselle avait bien pleurée et franchement... Et bien, Raviel, t’avait intérêt à assurer, si tu voulais te faire pardonner. Cela ne sera pas trop trop dur... Mais quand même ! T’as fait pleurer une fille, espère de looser ! Et une fille aussi mignonne que Dalila, et bien, tu l’as fais pas pleurer bordel de merde ! Cela ne se fait pas ! Une fille moche ok, mais pas Dalila !
Dalila
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le 20/5/2018, 16:28



Petit Raviel était tout fier de sa blague. Il arborait un grand sourire, les yeux pétillants.. La comparaison du narrateur de Dalila ne pouvait être plus vraie.. On dirait un chien. Tout fier de sa bêtise. Ce fut suivi par un silence qui semblait durer une éternité.. Peu à peu, son sourire s'effaça pour laisser place à la confusion, pourquoi elle riait pas ? Il allait bien ! C'était le principal, non?.. Décidément.. Quel..

« IDIOT ! »

Merci jeune fille ! C'est le mot parfait ! Le coup le pris par surprise. Bon, ça a pas fait trop mal, mais notre abrutis national s'était tout de même retrouvé couché par terre, désormais avec une jeune femme sur lui.

Wat. Oh boi ça devient dangereux. Surtout vu la tenue de la dite jeune femme. Heureusement que c'est en plein milieu du désert, sinon... Bah je vous laisse imaginer les rumeurs. Ahem.

Mais Raviel nageait dans l'incompréhension, pourquoi se faisait-il ainsi attaquer ! C'était qu'une blague !..

Bon, faut le pardonner, il n'a clairement pas eu ce genre de contacts sérieux auparavant..

« IDIOT ! »

Et ne sais donc pas gérer ce genre de situation.. Correctement ? Se tournant donc vers l'humour pour tenter de calmer la seriosité (Ça se dit ? Non hein ? Bon, pas grave.) de la situation.

« IDIOT ! »

Et bah... Son sens de l'humour est pas non plus adapté. Et ce fait, même si ça peut sembler évident..

« IDIOT ! »

Bah c'est seulement maintenant qu'il comprends un peu le pourquoi de cette réaction, que c'est vraiment un sacré..

« IDIOT ! »

Voilà. Mais il ne comprenait bien sûr pas tout. Des sentiments étrangers, inhabituels s'étaient glissés dans son cœur. Habituellement, il se serait juste enfui tout seul, habituellement, il ne se serait JAMAIS mit en danger en sachant pertinemment qu'il y en avait.

Mais il avait tout fait pour elle.

Pourquoi ? Il ne le comprendra sans doute que plus tard.. En même temps, il connaît rien aux relations interpersonnelles de ce genre là !

Mais les coups s'étaient arrêtés de pleuvoir, il ne restait que les sanglots de la petite marchande, plaquée contre lui..

« J’ai eu si peur... J’ai eu si peur... Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ! »

Sanglots bientôt transformés en pleurs. Ce qui, a sa grande surprise, fut aussi douloureux pour notre protagoniste que le coup de hache qu'il avait subi... L'entendre et la sentir pleurer contre lui ainsi, ça faisait mal. Pourquoi donc ? Il ne comprenait pas. Du tout.

« Bouhouhou... »

C'était évidemment sa faute. Sa blague était débile, en fin de compte. Il poussa un long soupir.. Et entoura Dalila de ses bras, une action qui se voulait réconfortante..

-"T'as raison.. Je suis vraiment un idiot, hein ? Je suis désolé de t'avoir fait peur comme ça... En rétrospective, si ça avait été toi, par terre couverte de sang... J'aurais probablement réagit de la même façon. Je suis désolé, mon Étoile.. Un Diable tel que moi ne mérite pas que tu t'inquiètes pour lui.. "

Il resserra son étreinte. Il ne s'était jamais montré ainsi envers quiconque depuis son départ de la caravane, révélant enfin ses pensées profondes, d'habitude enterrées profondément dans sa psyché.

-"Je ne mérites pas tes larmes.. Mais je ferais tout pour ne plus jamais les faire couler.. Je t'en fais le serment. Jamais plus je ne te ferais du mal. Personne ne te feras souffrir tant que je serais là. Et tant que tu seras là, je sais que je pourrais tout encaisser.. Telle sera notre Force. "

Il faisait bien sûr référence à ses cartes, sans trop comprendre les sous-entendus possible.. Mais il pensait chacun de ses mots. Ainsi enlacés dans le sable, c'était.. Agréable. Il n'avait pas non plus spécialement envie de bouger.. Mais bientôt il faudrait se mettre en route..
Raviel
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le 20/5/2018, 22:32

Idiot ! Idiot ! Idiot ! Oui, j’en profite, maintenant que notre chère Dalila avait arrêté de le dire… Et bien, c’était au tour du narrateur de le dire ! Et ouais ! Chacun son tour, c’est comme ça que ça marche ! Bref, quoiqu’il en soit… Et bien, on pouvait dire que le qualificatif « d’idiot » était sans doute le meilleure qualificatif possible pour décrire notre cher Raviel. Idiot, car c’était pas trop faible, il avait vraiment fait quelques choses qu’il n’aurait pas du faire… Mais ce n’était pas trop fort non plus. Et oui, c’est aussi important de mentionner cela ! Car il fallait bien dire qu’il n’avait pas voulu faire du mal à Dalila. Il n’avait pas voulu la blesser, lui faire peur… Ce n’était pas un connard ou un salaud. Non, c’était juste un idiot. Ce n’était pas si grave, mais il fallait le dire. Il était un idiot.

-"T'as raison.. Je suis vraiment un idiot, hein ? Je suis désolé de t'avoir fait peur comme ça... En rétrospective, si ça avait été toi, par terre couverte de sang... J'aurais probablement réagit de la même façon. Je suis désolé, mon Étoile.. Un Diable tel que moi ne mérite pas que tu t'inquiètes pour lui.. "

Le diable… Elle ne comprenait pas tout ça, il faut bien dire… Mais elle voudrait bien lui faire comprendre que non, il n’était pas comme ça. Il n’était pas du tout comme ça. C’est juste que… Que… Elle n’avait pas encore la force de véritablement dire ce qu’elle voulait dire, mais quand même ! Bref, quoiqu’il arrive, elle écoutait bien ce qu’il disait, alors qu’elle se serrait le plus fort qu’elle pouvait contre lui… Un peu comme un moyen de s’assurer qu’il était toujours en vie, qu’il n’allait pas disparaître, là, devant elle, sans qu’elle puisse rien faire. Bref… On sentait la peur de la jeune fille, qui même quand on lui avait bien dit et rappelé que ce n’était qu’une blague… Et bien, elle s’inquiétait quand même. Elle avait été terrifiée par ce qui avait pu arriver… Et donc, elle n’allait pas le lacher de sitôt !

-"Je ne mérites pas tes larmes.. Mais je ferais tout pour ne plus jamais les faire couler.. Je t'en fais le serment. Jamais plus je ne te ferais du mal. Personne ne te feras souffrir tant que je serais là. Et tant que tu seras là, je sais que je pourrais tout encaisser.. Telle sera notre Force. "

« Chu… Chut… »

Elle déclara cela, alors qu’il faut bien l’avouer, elle entendait sans écouter. Oui, car il faut bien distinguer « écouter » et « entendre », deux sens très différents. Là, elle avait entendu toute la phrase, mais elle n’avait véritablement écouté que le début… Pour le moment. Et ce début, et bien… Elle ne l’aimait pas. Elle n’aimait pas ce qu’il disait. Elle n’aimait pas du tout, car cela lui faisait penser à ce qu’elle disait elle. « elle ne mérite rien » « elle est une incapable », bref, des tas et des tas de pensées qui avaient toujours parasitée la pauvre jeune demoiselle aux cheveux d’or, il faut bien l’avouer… Elle ne voulait vraiment pas les entendre de la bouche de son interlocuteur, et encore moins pour se critiquer lui-même. Non, elle ne voulait pas qu’il se critique. C’était un héros, un vrai ! Pas un diable ou quoique ce soit du genre, truc muche qu’elle n’avait pas trop compris il faut bien l’avouer.

« Vous… Vous méritez ses larmes… Je… Je veux juste… Vous gardez égoïstement… Être sûr que vous êtes en vie et que vous allez bien... »

Elle le tenait alors dans ses bras, et ne déclara plus rien, sanglotant juste encore un peu. Elle gardait bien précieusement son interlocuteur, rien qu’à elle. Oui, elle était marchande. Elle était donc égoïste par nature, penserait beaucoup de gens, qui avaient les clichés très présent autour de la profession de marchands… Et bien, pour une fois, alors que d’habitude elle combattait férocement ses clichés car elle les trouvait injuste. Et bien là… Elle acceptait totalement l’idée d’être considérée comme « égoïste ». Oui, elle l’était, car elle ne voulait pas voir Raviel partir. Elle voulait le garder, rien que pour elle ! Bref, elle était dans une situation assez classique, où il faut bien le dire, elle passait clairement pour une enfant ! Une grande enfant, vu qu’elle était adolescente en vraie, mais quand même ! Donc, elle restait comme ça, en le gardant comme sa propriété, sa propriété rien qu’à elle !

Combien de temps était passé ? Dix minutes, au moins, dix minutes de silence, juste parfois brisé par quelques sanglots, même si ces derniers étaient clairement entrain de se calmer visiblement. Peu à peu, elle reprenait son calme, et alors qu’elle avait serré un petit peu de temps auparavant comme un fou le pauvre Raviel. Elle s’éloigna tranquillement, pas de façon « je veux plus vous voir », mais plutôt comme un câlin qui prend fin. Bah oui, car à part que vous décidez de garder pendant toute votre vie votre partenaire entre vos bras -ouah, on peut déjà parler de partenaire pour ces deux là ? Cela va vite, si je tourne le dos, ils auront sans doute déjà fais un gamin ses tourtereaux !- il faut bien que les câlins, et bien ils s’achèvent un jour ! C’est le cycle des câlins !

« Merci, messire. »

Elle avait retrouvée son calme ! Visiblement, on retrouvait ici la Dalila qu’on connaissait bien. Calme, un peu d’éloignement, et surtout, une politesse absolument extrême. C’était un peu drôle de se dire que peu avant elle le frappait de ses petits poings, en sortant des « idiots » ! comme ça en boucle ! Mais non, là, on était de retour avec notre Dalila nationale, qui disait tout le temps « désolée » et « merci ». Un peu tout le vocabulaire de Dalila, si on retirait le vocabulaire de marchande, qui occupait quand même une énorme partie de tout ce que disait la fameuse jeune demoiselle aux cheveux d’or ! Bref, elle avait dit « merci »… Maintenant qu’est-ce qu’on fait quand on vient de dire merci ? Et bien… Quand on s’appelle Dalila… On redit merci ! Car une fois, ça ne suffit pas !

« Merci de tout ce que vous avez fait. Nous… »

Elle trembla légèrement, et passa ses mains autour de ses bras… Elle grelottait un peu, faut dire… Vu sa tenue, on devinait qu’elle devait pas avoir chaud. La tenue qui claquait à cause du vent, tenue franchement inappropriée pour une jeune demoiselle de bonne éducation. Et ouais, Dalila, il va falloir bientôt que tu te rhabille bien, car sinon, tu vas passer pour une demoiselle de mœurs légère ! Et imagine la réputation que gagnerait ton commerce ! Disons qu’il aurait plus de réputation, mais pas pour les bonnes raisons ! Après… Et bien, il y avait autre chose à faire remarquer, autre chose qui était fort intéressant… Elle n’avait pas fini sa phrase ! Elle n’avait pas finie, et donc, elle avait été coupée par quelques choses… OH JE SAIS ! Un des brigands revenait en zombie pour bouffer le cerveau de Raviel ! Et bien… C’est pas du tout ça !

« Attendez… Je serais votre force ?! Euh… ! Ohohoh ! Je… Je ne suis pas digne… ! Je… Je suis qu’une petite marchande incapable ! »

Roh… Dalila… Arrête de te sous-estimer ! T’as quand même bien assurée avec tes flèches, il faut bien le dire ! Bref, en tout cas, on pouvait revoir là, la différence entre « écouter » et « entendre » de toute à l’heure. Car oui, égalité des sexes obliges, et bien… Après que ça soit Raviel qui était idiot, et bien, c’était au tour de la fameuse Dalila d’être une idiote ! Et ouais, en effet… Il faut bien comprendre que la fameuse Dalila avait compris « qu’elle » serait la force de Raviel… Mais comment l’être, quand on était juste… Bah… Dalila ! En effet, à ses yeux, il y avait visiblement une grosse erreur sur la personne ! C’était tellement mignon, elle était totalement confuse… Et cela se voyait d’autant plus quand elle commença à parler, peu de temps après. En effet, ses déclarations furent alors :

« Enfin… Merci messire… Vous êtes si formidable… Je… Euh… Merci… »

Elle rougissait comme une tomate. Heureusement que les deux étaient un peu dans le noir… C’était adorable. Et ouais… Autant ne plus le cacher ! Elle était tombée amoureuse de Raviel. Oui, c’était le coup de foudre. Alors, il faut comprendre à quel point elle avait du mal. Déjà, elle avait du mal avec des simples « amis », alors… Imaginez un peu avec quelqu’un avec qui elle a des sentiments amoureux… ? Et ouais, vous avez compris, elle était un peu perdue. Mais en tout cas, elle se sentait très proche de Raviel, et si elle savait qu’ils ne pourraient rester ensemble tout le temps, et bien… Maintenant, ils allaient pouvoir reprendre la route ensemble. Et ouais, ils allaient avoir encore beaucoup de chemin à faire ensemble… Et ensemble, peut-être que peu à peu, Dalila allait avoir moins de difficulté, et être moins rouge, qui sait ! Roh, c’est pas gentil de la taquiner comme ça, mais bon, faut bien…
Dalila
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le 9/6/2018, 23:36



« Chu… Chut… »

Ah, tiens, enfin quelqu'un qui demande à l'autre de se taire. Alléluia ! Mais Raviel ne s'attendait pas à la suite, par contre. Lui qui s'attendait à des remontrances concernant ses mots, fut extrêmement surpris..

« Vous… Vous méritez ses larmes… Je… Je veux juste… Vous garder égoïstement… Être sûre que vous êtes en vie et que vous allez bien... »

Et il se mit à rougir comme un idiot, sans même vraiment comprendre pourquoi. Enfin, mis à part qu'elle était vraiment trop mignonne, et que ces mots avaient fait battre son cœur bien plus fort qu'à l'accoutumée...

Il voulait dire quelque chose, exprimer ses pensées et sentiments, mais.. Il n'en trouva point la force. Ironique, au vu de la carte les symbolisant, il ne put se résoudre à briser un tel moment.. Car après tout.. Lui aussi était égoïste et possessif, et lui aussi voudrait la garder rien que pour lui, à jamais.. Mais il était effrayé par cette perspective, lui qui s'était juré de ne jamais s'attacher, de peur de tout perdre, de se reculer de tout ce qui pourrait le blesser... N'était-ce pas ce que le grand monsieur avait toujours dit ? De ne se préoccuper que de sois-même ?...

Ainsi, bien une dizaine de minutes passèrent, les deux jeunes gens blottis dans les bras l'un de l'autre.. Un contact qui était loin de déplaire au jeune homme, qui, si on lui en donnait l'occasion, ne voudrais jamais la lâcher... Mais comme tout moment agréable, il faut que ça se termine, et notre protagoniste en était bien conscient. Ainsi, après cette tendre étreinte, nos deux tourtereaux aveugles (Ça va vite, quand même, non ? Ces jeunes, décidément !) se séparèrent.

Et ce fut la jeune fille qui prit en premier la parole.

« Merci, messire. Merci de tout ce que vous avez fait. Nous… »

Aww. Elle le remerciait. Encore. C'était amusant de voir le nombre de remerciements et d'excuses qui sortaient de la bouche de la petite marchande. Mais elle n'avait point terminé sa phrase.. Pourquoi donc ? Et bien la réponse ne se fit pas attendre..

« Attendez… Je serais votre force ?! Euh… ! Ohohoh ! Je… Je ne suis pas digne… ! Je… Je suis qu’une petite marchande incapable ! »

Elle est adorable. Beaucoup trop mignonne. Mon cœur. Hnng.

Voilà ce qui est passé par la tête de notre protagoniste, qui sentit son petit cœur battre à la chamade.

« Enfin… Merci messire… Vous êtes si formidable… Je… Euh… Merci… »

Il ne savait absolument plus quoi faire. La Grand Raviel-Sama, capable de retourner le cerveau de n'importe qui, ne savait pas comment réagir face à cette jeune fille... Cette jeune fille dont il était sans doutes tombé amoureux...

Raviel n'avait jamais eu d'amis autre que sa famille et les autres voyageurs de sa caravane, mais il n'avait jamais connu l'amour... Donc.. Il ne savait vraiment pas comment réagir... Et ainsi il revint à ce qu'il connaissait : ses cartes..

-"Dalila.. Tu n'es pas une incapable. Loin de là. Tu m'as sauvé la vie, toi aussi... Tu n'as pas à te sous estimer ainsi... Tu es mon Étoile, tu es l'espoir qui me guide dans les ténèbres.. Donc oui, tu es ma Force.. Comme je serais la tienne.. Nos destinées elles même sont liées.."

Une profonde inspiration. Il prit les mains de la jeune femme dans les siennes.. Il fallait bientôt se mettre en route, mais d'abord, il lui fallait mettre quelque chose au point.. Et dire quelque chose qu'il ne pensait jamais dire auparavant.

-"Tu n'as pas à me remercier, ni à me vouvoyer ou m'appeler "Messire", d'accord ? Je ne mérite rien de tout ça.. Et ça me ferait plaisir que tu sois un peu plus familière avec moi... Heh.."

Il s'était retourné pour prononcer cette dernière phrase, dans un vain espoir de cacher son embarrassement... Mais avait gardé sa mains dans la sienne.. Sans trop savoir pourquoi, il appréciait ce contact physique.. (Handholding.. How lewd.. Quel pervers ce Raviel !)

Mais maintenant, il faut récupérer les affaires que les bandits avaient injustement dérobées.. Et fouiller les corps aussi..

-"Allons-y, il faut récupérer nos affaires, et voir si ils n'avaient rien d'intéressant sur eux.. Ensuite, on reprendra la route..."

Il hésitait cependant à lâcher Dalila, comme effrayé qu'elle puisse disparaître... C'était mignon ! Mais pas forcément pratique, non ?..
Raviel
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le 10/6/2018, 10:47

Ils étaient en vie… Franchement, c’était si inespérée que la fameuse Dalila n’en voulait pas à Raviel… Alors, oui, sans aucun doute, quand ils seront mariés, et bien, elle rappellera souvent cet événements, en disant qu’il avait été idiot mais… Quoi ? Je vais un peu vite en besogne ? Ils sont pas encore au mariage ? Oui, c’est vrai. Peut-être suis-je un peu rapide… Mais quand même ! On sentait qu’elle était amoureuse, et cela semblait être le cas aussi de son interlocuteur… Faut dire, il y a-t-il meilleur comme rencontre que se retrouver capturer par des bandits, puis les massacrer en couple ? Franchement, si ça, c’est pas adorable, alors, je sais pas ce qu’il vous faut et… Quoi ? On me souffle dans l’oreille de me taire, ou de revenir à ce RP ? Et bien… Et bien, ouais, d’accord, on va le faire, on va retourner au RP si vous le voulez bien…

-"Dalila.. Tu n'es pas une incapable. Loin de là. Tu m'as sauvé la vie, toi aussi... Tu n'as pas à te sous estimer ainsi... Tu es mon Étoile, tu es l'espoir qui me guide dans les ténèbres.. Donc oui, tu es ma Force.. Comme je serais la tienne.. Nos destinées elles même sont liées.."

Elle commença à rougir, mais très fortement. Faut dire… Quel compliment elle venait d’avoir ! C’était franchement excellent, et… Très gênant pour la fameuse jeune marchande, qui, on sentait, n’avait pas l’habitude des compliments. Oh non, elle n’avait pas l’habitude du tout, elle avait plutôt l’habitude qu’au contraire, on soit plutôt entrain de la critiquer, de dire qu’elle n’avait pas bien fait… Bref, els habituels critiques que sa mère lui avait fait… Et ouais, elle n’était toujours pas sortir de là. Elle avait vraiment besoin d’un psychologue, ou d’un truc du genre. Mais comme on est dans Fire Emblem, on est pas là pour ça ! Malheureusement, c’est que dans les conversations de soutiens que les personnages peuvent gérer leur problèmes psychologiques ! Et ouais, pas de bol, mais c’est comme ça ! Faut respecter les règles les cocos !

-"Tu n'as pas à me remercier, ni à me vouvoyer ou m'appeler "Messire", d'accord ? Je ne mérite rien de tout ça.. Et ça me ferait plaisir que tu sois un peu plus familière avec moi... Heh.."

« Je… Je vais tenter… Raviel. »

Elle chuchota le nom, tout prêt de son corps, alors qu’elle restait proche de lui. Les deux éaient rouger, gênée, et on sentait que l’un et l’autre comprenait ce que l’autre ressentait pour l’un -ouah, cette phrase était inutilement compliquée dis donc !- mais qu’ils étaient encore trop timide, pas assez douée pour réussir à savoir comment gérer ça… Bref, en un français moins compliqué, et bien… Les deux étaient amoureux, les deux savaient que l’autre étaient amoureux… Mais comme ils avaient tout deux étaient élevés sans qu’on tienne compte de leur sociabilité, ils ne savaient pas quoi faire. Après, si ça pouvait les rassurer… De nombreux enfants ne savaient pas gérer leur première relation amoureuse et… Quoi ? Ils sont tout les deux adolescents ? Oh, désolé ! Ils sont tellement mignons qu’ils avaient l’air de jeunes enfants. Désolé, my bad, c’est ma faute, c’est entièrement ma faute !

-"Allons-y, il faut récupérer nos affaires, et voir si ils n'avaient rien d'intéressant sur eux.. Ensuite, on reprendra la route..."

« En effet... »


Ils eurent du mal à se séparer, mais en effet, ils devaient se préparer. La nuit était encore profonde, noir et froide, mais on sentait qu’ils étaient tout les deux prêt à continuer… Ils devaient partir, car rester au milieu du désert… C’était bien beau d’être amoureux, mais vous savez quoi ? Être intelligent, c’est aussi une bonne idée ! Donc, voilà, ils repartaient tout les deux pour leurs futurs aventures… Mais vous inquiétez pas ! Ce n’est pas la fin du RP ! Oh, non, il y a encore de nombreuses aventures dans le désert pour ses deux là… Car ils n’étaient pas encore tirés d’affaires ! Ils devaient encore maintenant rentrer dans une ville, ou un campement, s’ils ne voulaient pas mourir à cause du terrible désert… Mais ce n’était pas encore le temps de s’inquiéter de cela… Là, l’important, c’était de se concentrer sur ce qui se passait là, maintenant, c’est à dire, l’état des lieux…

« Quels bandes de… Raah ! Ma carriole, ma belle carriole… Mon fonds de commence a prit un sale coup... »

Vous remarquez qu’elle ne s’intéressa pas aux cadavres… Et ouais, après l’adrénaline, disons qu’elle se rendait compte de ce qu’elle avait fait… Et là, c’était assez… Mitigé. D’un côté, elle savait qu’elle devait le faire… Mais autant de cadavres et de sang… Et c’était elle qui avait fait cela ? Mieux vallait ne pas se concentrer là dessus. Un peu dans le principe « si je ne m’y intéresse pas, c’est comme si ça n’avait jamais existé. Bien sur, dans les faits, vous savez bien que ça ne marche jamais comme ça… Mais bon, que voulez vous ! Notre chez Dalila marchait ainsi, donc, fallait comprendre qu’elle n’allait pas changer ainsi. Bref, quoiqu’il en soit, la jeune demoiselle aux cheveux d’or, se plaignait, et il y avait de quoi. Son fonds de commence avait pas mal douillé dans toute cette histoire, et elle avait perdue pas mal dans l’histoire… Elle allait vite devoir se remettre, et ainsi, elle déclara :

« Je vais devoir vendre vite et pas cher pour récupéré de l’argent rapidement… Haaan... »

Elle soupira, montrant bien plus d’agacement, que de tristesse. En effet, dans ce genre de cas, elle allait devoir vendre à prix cassé, pour récupérer un fonds et… Ouais, elle se rendait compte qu’elle allait devoir repartir de presque zéro. Cela la déprimait presque… Mais bon, cela n’était pas grave. L’important, c’était qu’elle soit en vie. Tant que tu es en vie, et bien, tu peux toujours repartir ! Et elle était une marchande dans le sang ! Elle n’avait pas la moindre once de magie dans le sang… Mais au moins, elle était une marchande corps et âme ! Donc, elle allait se rattraper ! Bref, elle commençait déjà à atteler Stupide, qui était bien contente de revoir sa chère marchande. On sentait que la blessure la gênait encore un peu… Mais ça allait ! Elle pouvait le faire. Elle se devait de se montrer forte, c’était essentielle… Mais elle devait aussi se soucier de Raviel… Donc, elle déclara alors :

« Et toi ? Ca va Raviel ? Tes affaires sont en sécurités ? Bonne état ? »

Elle offrit un sourire à son interlocuteur. On sentait qu’elle faisait comme si toutes ses atrocités n’avaient jamais arrivés… Elle ne voulait pas parler des meurtres, donc, elle parlait de Raviel… En plus c’était important ! Pourquoi cela ? Et bien, elle ne savait pas ce qu’il avait perdu dans l’histoire ;.. Dans le pire des cas, et bien peut-être avait-il tout perdu ? Non, elle ne devait pas imaginer ça ! Son héros était plus fort que ça, et sans doute qu’il avait tout prévu ! Donc, ainsi, elle se rassurait en disant qu’il était bien plus intelligent qu’elle, donc, qu’il avait sans doute tout gérer… Malheureusement, on ne peut pas toujours tout gérer, ma chère Dalila ! Même quand on est « ton héros » ! Bref, ainsi, la question avait tout sa légitimité… Et on allait bien voir ce qu’allait répondre le fameux Raviel…
Dalila
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le 13/11/2018, 09:03

L'entendre ainsi prononcer son nom embrasa le petit cœur du petit Raviel, dont le kokoro allait déjà pas mal doki doki. Mais oui, faut bien reprendre cette mirobolante aventure, car bah mourir maintenant de froid serait extrêmement stupide. Surtout après avoir réussi l'évasion. Mais la Nuit, Raviel-Sama connait bien ! Il faut se tenir au chaud, mais au moins, on se perd moins facilement qu'en journée, car sur la voute céleste, une carte infaillible est dressée... Les étoiles, si on les a étudiées comme Raviel, permettent de se diriger aussi bien sur une mer d'eau que de sable... Bien que le but premier de l'apprentissage de notre diseur de bonne aventure était tout d'abord.. bah.. divinatoire, ces connaissances le servent bien aujourd'hui ! Mais oui, assez monologué, allons voir ce que fait notre ami...

Oh bah il a ses mains dans les cadavres. D'accord.

Pendant que la jolie demoiselle examinait ses stocks et sa cariolle, l'autre vautour fouillait déjà dans les bourses et poches de leurs ex-geôliers... Ce qui en soit était pas complétement stupide, car si il y avait bien un endroit où il risquait de retrouver l'Or volé, c'était bien...

-"Héhé.. Jackpot.."

Bon, oui, ça paraît cold-hearted as fuck, comme si il s'en fichait d'avoir prit toutes ces vies... Mais faut pas oublier qui est Raviel, surtout maintenant que le moment de vulnérabilité est passé, il va sans doute reconstruire son illusion de Raviel-Sama, pas forcément pour Dalila, mais principalement pour lui, qui après tout ça, sent bien que son égo en a pris un coup.

Et bah l'égo et les mensonges de Raviel on prit de la place dans son quotidien. Sans eux.. Il se sent un peu.. vulnérable...

Bon, laissons la séance de psychologie pour plus tard, et revenons à nos moutons ! Raviel avait récupéré son capital, et même bien plus, des affaires des bandits, qu'il avait pillées avant même de vérifier sa propre marchandise, qui n'a pas forcément grande valeur, pour être honnête. Sauf un seul objet. Mais il y a peu de chances pour que cet objet spécifique aie subi des dommages.. Pas vrai ?.. Mais.. Et bah c'était pas mal ! Bon, une partie appartenait sans aucuns doutes à Dalila, donc faudra commencer à lui rendre ce qui lui appartient.. Mais avant, allons vérifier les quelques affaires encore sur ce cher Cheval...

-"Oh merde. Wait."

Nani nani, Raviel-Kun ? Quelque chose ne va pas ? Ce pourrait-il que quelque chose lui soit revenu à l'esprit, maintenant qu'il sprinte vers Cheval, un air légèrement paniqué au visage...

-". . . NOOOON ! CES ENFOIRÉS ! J'Y CROIS PAS !.."

Oh, la demoiselle venait de poser une question, que notre protagoniste n'avait donc pas entendue... Cependant, la suite y répondrait tout de même...

-"Ils l'ont cassée..."

Dit-il, des débris translucides dans les mains... Mais qu'est-ce que c'est donc ?..

-"La boule de cristal qui m'avait coûtée si cher... Est cassée..."

Ah, il est dans le sable, maintenant. Bon, pas en larme non plus, mais on sent qu'il est franchement pas content. C'était du vrai Cristal en plus ! Il avait vérifié ! Comment est-ce que ça avait pu arriver ?!

-"Sans boule, l'ambiance sera moins mystérieuse, tout est gâché... Je vais devoir encore dépenser une fortune pour en acheter une..."

Bon, maintenant il se relève, c'est déjà ça, et il remet le cadavre de sa boule dans l'emballage.. Rest in Pieces, sweet ball..

La perte de Boule de Cristal-Chan mise à part, le reste est en état, donc tout n'est pas perdu ! C'est l'un des avantages de se promener avec des marchandises qui valent (pour la plupart) pas grand chose ! Ahah !.. Ah...

Bon, oui, avec le pillage des corps sans vie et la vérification de l'état de ses choses, il avait pas forcément pu voir si tout allait bien du côté de cette chère Dalila.. Chose à laquelle il décide de remédier de suite en se tournant vers elle..

-"Ok. Presque tout va bien de mon côté. Et chez toi ? Pas trop de casse j'espère ?."


(hrp : BOI J'AURAIS DÛ RÉPONDRE BIEN PLUS TÔT, DÉSOLÉ POUR LE RETARD ASTRONOMIQUE, mon IRL m'a rattrapé et j'ai pas pû prévenir ! Donc désolé, et voilà, en espérant que ce soit bon !)
Raviel
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le 15/11/2018, 19:53

Refaire un stock, pour un marchand, cela pouvait être compliquée, mais cela n’était jamais catastrophique, on ne va pas le cacher. Après tout, dans la vie d’un marchand c’était ça aussi. C’était des moments qu’on appelle « à vide », et des moments « à plein ». Mais attention, c’est l’exacte inverse de ce que VOUS vous appelez à vide et à plein. Et ouais, c’est un peu compliqué, mais voilà, vous imaginez bien que c’est toujours comme ça que ça marche. Bref, donc, quand un magasin est à « vide », ce n’est pas que les affaires marchent mal, mais que tout simplement, le fonds de commerce est plutôt vide. À l’inverse, donc, comme le tout était « à plein », c’est que vous aviez des réserves. Ainsi, suivant les raisons, et bien, vous devinez que cela changeait énormément les choses. Si vous êtes à vide, car vous avez tout vendus, c’est le jackpot ! Mais si c’est car vous avez été cambriolé… Et bien, c’est moins bon. Bien moins bon pour vous...

Mais Dalila n’était pas la seule à plaindre, visiblement ! Et ouais ! Après tout, il y avait aussi notre cher Raviel à côté ! Dalila n’écoutait pas, mais ce dernier parlait assez fort… Et étant naturellement curieuse… Et bien, elle se retrouve à écouter ! Ooooh ! Pas bien de la part de notre Dalila nationale, hein, on ne va pas le cacher. Bref, visiblement, il y avait une chose qui n’était pas chouette du tout qui était arrivé au pauvre Raviel… Sa boule de cristal avait été détruite ! Oh mon dieu ! Cela voulait dire donc qu’il avait perdu l’un de ces outils de travail… C’était exactement comme si elle avait perdu un élément important de sa carriole… Donc, relativement complexe de vivre après… Pauvre pauvre Raviel… Après tout ce qu’il avait fait, ce maudit Oghma ne semblait toujours pas chercher à lui rendre un peu de chance… Ce maudit dieu n’avait visiblement aucune gène, cela ne faisait aucun doute !

-"Ok. Presque tout va bien de mon côté. Et chez toi ? Pas trop de casse j'espère ?."

« Presque… ? »

Elle ne devait pas dire qu’elle avait écoutée comme une voleuse ! Cela ne se faisait pas ! Surtout que bah, entre collègue, et bien, cela pouvait être mauvais… Et puis, voilà, cela se faisait pas. Même si sa mère était méchante, et bien, même avec elle elle ferait attention… Non, je déconne, pas avec sa mère. Mais bref, quoiqu’il en soit, la jeune demoiselle aux cheveux blond était bien gêné pour le pauvre… En effet, visiblement, pour ne pas l’inquiéter, et bien, il mentait allègrement. Il disait que presque tout allait bien sauf que non ! Déjà, elle se souvenait que son précieux tome avait été abimé, puis, il avait perdu un objet important… Bref, c’était extrêmement gênant, elle se retrouvait à faire comme si de rien n’était, alors que dans les faits, et bien, le pauvre n’avait pas eu de chance du tout !

« Mmmh... »

Cependant, bah… Inutile de le cacher ! Elle le savait ! Elle savait bien ce qui s’était passée. Donc, vous imaginez bien que ses neurones tournaient à plein régime ! Et quand je dis plein régime, ça veut dire… Plein régime ! Ouais, je suis pas très douée visiblement pour certaine formulation. Bref, en un mot comme en cent, elle réfléchissait à comment aider le fameux Raviel ! Après tout, et bien… Il méritait de l’aide ! Il avait tant fait pour elle ! Encore une fois, s’il n’avait pas été là, elle serait morte à l’heure qu’il est… Et donc, elle ne serait plus en vie… Et ouais, ce paragraphe, je galère on sent. Faut dire, c’est le dernier que j’écris, donc, voilà. Puis j’ai faim, je suis au régime, j’en ai marre… Quoi comment ça on s’en fiche ? Mais euh. C’est pas gentil ça mes amies. Bref, ainsi, la fameuse demoiselle déclara :

« Tenez… Euh, une seconde ! »

La jeune femme tenta de tendre quelques choses, avant de se rappeler bah… Qu’elle avait rien entre les mains. Un peu confuse, elle retourna dans sa carriole, et récupéré son or. Ah oui, j’en ai pas parlé ! Et bien, tant mieux… Car on va pouvoir en parler… Et bien maintenant. Ainsi, il fallait bien imaginer que notre chère Dalila avait donc cachée son or, dans sa carriole. Tant mieux, me diriez-vous ! Les voleurs ne l’ont donc pas… Si. Si, ils ont trouvés l’or. Comment ça me diriez-vous ? Et bien, rappelez vous qu’ils gardaient la carriole… Et la jeune fille ensanglantée dedans ! Vous faites le calcul, et bien vous devinez donc ! Et ouais, tout simplement, l’or était restée dans la carriole, car aux yeux des voleurs, et bien, cette carriole était entièrement à eux. Bref, ainsi, la jeune fille arriva finalement enfin avec ce qu’elle voulait, et déclara :

« Avec cet or, vous pourrez racheter la bou… Ce qui a été brisé ! Enfin perdu ! Enfin plus là !!! Ohlalala ! »

Ouais, elle avait finalement décidée au dernier moment… De faire les deux enfaite. De faire genre elle n’a rien entendue, mais quand même aider… Ce qui rendait ça… Assez… Compliqué à dire. Bah ouais, ma puce, tu choisis l’un ou tu choisis l’autre. Mais tu fais pas genre un putain de mélange entre les deux ! Bah ouais, mais que voulez-vous… C’est notre chère Dalila, et… Dois-je rappeler qu’elle était pas très douée à l’oral ? Bref, elle paniquait un peu, et dès qu’elle commençait à paniquer, elle perdait ses moyens. Heureusement qu’elle était pas comme ça avec ces clients, car sinon, bonjour le massacre. Vous imaginez ? Bref, quoiqu’il en soit, elle décida de couper court à ces tentatives de se rattraper, et préféré s’étaler tout du long, sans aucune grâce… Bref, de failer totalement !

« Bref, n’hésitez pas à vous servir… Ca vous sera utile, me… Raviel, ça te sera utile ! »

Tient ! On sentait qu’elle avait encore un peu de mal. Faut dire elle était quand même, notre chère Dalila, que quelques minutes après ce moment où elle était entrain d’appeler Raviel « Mon héros », et toute sorte de nom ainsi, montrant une véritable admiration pour le dit Raviel. Devoir revenir justement à des termes plus classiques… Bah, c’était un peu compliqué ! Surtout quand on parle de Dalila, c’est à dire, je rappelle encore, une grosse boulette ! Maintenant la question… Est-ce que Raviel allait accepter le cadeau ? La fameuse Dalila semblait déterminée à donner… donc, on pouvait deviner que s’il refusait, ça risquait de vite devenir comique, avec elle qui insiste et l’autre aussi… Bref, on allait voir ce qu’on allait voir. Vous me connaissez ? Mais oui ! Il ne faut pas aller plus vite que la musique !
Dalila
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