Home sweet home... Well, not that much [PV: Lucrèce]

le 6/6/2018, 18:14

Istus…Sépah ne put réprimer le frisson qui lui parcouru l’échine. Cela faisait si longtemps qu’il n’y avait plus mit les pieds… A vrais dire, il s’était toujours figuré qu’il n’aurait plus aucune raison d’y venir. Et s’il tombait sur sa famille ? On racontait que des parents savent toujours reconnaître leurs enfants. Bon, ce n’était probablement que des racontars sans origines, et encore moins de véracité, mais se dire cela ne l’aidait pas vraiment à se rassurer. Il n’avait aucune envie d’être reconnu. Est-ce qu’il avait été noté qu’il avait été aperçu avec son frère en train d’aider un Marqué à s’échapper ? Il n’en avait aucune idée, et, rien que pour ça, son anonymat était ici plus important que n’importe où ailleurs.
Ceci dit, il devait avouer qu’il adorerait revoir ses parents, revoir sa sœur. Pas forcément pour leur parler, mais au moins voir comment ils se portaient. Mille questions se battaient dans sa tête dans un immense chaos. Qu’avaient ils pensé quand ils avaient réalisés la disparition de leurs deux fils ? Avaient ils été mis au courant qu’ils ont été vu traîner avec un marqué et qu’ils avaient alors prit la fuite ? Et s’ils savaient, qu’en pensaient-ils ? Eux qui avaient des esclaves laguz ? S’étaient-ils remis de leur disparition ? Sa sœur avait elle comprit de quoi il en retournait ?
Et son frère ? Avait il finit par revenir pour mettre ses plans de vengeance à exécution ? Ou était-il à présent en paix avec la mort de son compagnon ? Était-il revenu rassurer leur famille ?

« Excusez-moi, vous semblez ailleurs depuis que nous sommes arrivés…

Le chevalier rose sursauta quand son client lui adressa la parole. Paniqué, il lui offrit un sourire rassurant avant de se rappeler qu’il ne pouvait pas le voir derrière son casque. Il se racla la gorge et répondit de façon théâtrale afin de cacher son malaise :

- Inutile de vous en faire, même si je peux vous sembler distrait, je serais toujours assez présent pour intervenir si d’aventure quelqu’un essayait de s’en prendre à vous. Jamais je ne négligerais ma tâche !

L’autre cligna des yeux en le fixant un instant avant de regarder autour de lui et de taper dans ses mains :

- Bien ! Heu… Enfin… Justement… Nous sommes arrivés à présents, votre tâche s’arrête ici… C’est ce que j’essayais de vous dire depuis tout à l’heure mais vous ne sembliez pas écouter…

Contrit, Sépah s’inclina profondément :

- Pardonnez-moi pour ce manque d’attention. Je ne prétendais pas à vous manquer de respect. Je suis sincèrement désolé.

L’autre sourit, un peu gêné :

- Bah, c’est pas bien grave, vous avez fait du bon travail pendant le voyage, je ne vous en tiendrais pas rigueur !

Après avoir réglé les dernières formalités, les deux hommes se séparèrent. Le chevalier rose regarda alors autour de lui, nerveux. D’habitude, après avoir finit une mission, il traînait un peu dans la ville où il était pour se reposer, et peut-être trouver un nouveau contrat, mais il n’avait aucune envie de s’attarder à Istus. Pour la première fois depuis qu’il l’avait commandé, il regrettait son choix d’armure. Il avait l’impression que tout le monde se retournait sur lui tant le rose pétant détonnait dans la foule. Il se retint toutefois de presser le pas, et se contraint à avoir l’air serein, comme une personne n’ayant rien à se reprocher. Un simple passant. Un simple mercenaire ayant finit ce pour quoi il avait été embauché. Il se redressa un peu. Il essaya d’adopter une attitude fière.
Sa nervosité alla croissante quand il aperçut une tenue de police, et il fut bien heureux que son casque masquait son visage car il venait probablement de se décompenser à cette vision. Il avait beau se répéter qu’il n’avait rien à craindre, que c’était impossible qu’il soit reconnu, il ne pouvait s’empêcher d’être pétrit d’inquiétude. Il fixait ainsi la personne, partagé entre le mépris et l’angoisse. Il fut arraché à son état de stupeur par quelqu’un qui le bouscula sans ménagement en proférant des jurons et il réalisa qu’il s’était immobilisé en plein milieu du chemin et gênait le passage.

Sépah
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le 6/6/2018, 20:58

Un début de journée agréable... Cela faisait du bien... Il faisait un temps... Istussien. Comment cela ? Et bien, c’était un terme qu’on utilisait souvent pour ces merveilleux temps où il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid. Bref, l’équilibre parfait comme dirait Thanos. Heureusement, il n’est pas là lui, donc on peux le chasser d’un claquement de doigt. Bref, ainsi, le temps était doux, ni trop chaud, ni trop froid, ce qui permettait de convaincre les gens à sortir... Beaucoup allaient au travail là. Dans les champs, ou bien dans les magasins... Bien sûr, on est pas à l’ère du « métro-boulot-dodo », non, je vous rassure, mais on avait déjà certains qui décidaient de vivre assez loin de leur boulot, surtout chez les artisans. Car quand on est tanneur, on préfère vivre loin de son échoppe où les odeurs de carcasse et de sang étaient omni-présentes. Ainsi, certains métiers vivaient loin de leur lieu de travail..

Lucrèce avait encore du temps avant d’aller au commissariat pour travailler. Elle pouvait se soucier d’autres choses, et surtout, profiter du temps. Elle restait trop souvent enfermer, lors de ses moments de congés, à seulement se soucier et bien...De son bonsaï, faut dire... C’était son seul ami ! Donc voilà, il était très important pour la cheffe de police de se soucier de ce dernier. Mais bon, parfois, il fallait aussi savoir sortir de son cocon, et se concentrer sur ce qui se passait autour de vous ! Car parfois, vous pouvez avoir de super et merveilleuse expériences ! Des expériences qui changent votre vie ! Mais aussi des rencontres formidables, avec des personnes exceptionnels, sympathiques, mais aussi parfois...

Des rencontres... Bizarre ? Et oui, après tout, dans une ville importante comme Cerulis, on supposait qu’il y avait un bon paquet de gens chelous, ouais, c’était normal. Toute grande ville, on a un paquet de gens chelou... Après, Lucrèce ne devait pas penser cela ! Après tout, elle ne connaissait pas du tout cet homme... Elle le trouvait juste étrange pour deux raisons. D’abord, la raison insignifiante, c’était qu’il était... Planté comme un chou au milieu de la route. Planté au milieu de la route, hein, pas un chou planté au milieu de la route. Ca, on s’en fout. Enfin non, un chou au milieu de la route, c’est chelou mais... Oh et puis merde ! Non, ce qui était chelou, c’était clairement le fait que l’homme semblait... Enfin, non, il était en armure entièrement rose. Et un beau rose pétant ! Quand on comparait à la tenue noir et sobre de notre cheffe de police, ça tranchait pas mal, ça je peux vous le dire...


« MESSIRE ! »

Oh oh ! Le fameux chevalier rose devait s’inquiéter... Car tout d’un coup, la cheffe de police ne se contentait plus de le regarder, en mode « putain il est chelou lui ». Non, ce qui comptait, là, c’était le fait qu’elle commençait à aller vers lui. Et vite. Et de façon menaçante, étant donné qu’elle avait son katana sur le coté, et qu’on supposait qu’à tout moment, et bien... Elle pourrait le dégainer. Et là, ça serait flippant. Bref, elle s’approchait de plus en plus vers l’homme qu’elle avait interpellé, et là, elle était juste à côté de lui... Juste à côté... Et s’en fouta de lui, visiblement, vu qu’elle lui passa à côté, et elle commença à pointer du doigt l’homme qui venait de le bousculer. C’est alors qu’elle déclara :

« Excusez du dérangement, mais cet homme vient de voler une partie de votre armure ! »

QUOI ? Voler une partie de l’armure ? Comment ? Pourquoi ?! Et bien, je vais y répondre... Comment ? Et bien, les armures sont fait des différentes plaques d’aciers reliés par des bandes de cuir. Donc, avec un couteau, quand on est assez adroit et surtout, quand on profite que visiblement sa cible est occupé par quelques choses dans son esprit, et bien, on peut voler une partie de l’armure, discrètement. Et pour le pourquoi... Et bien, tout simplement, l’acier. L’acier, ça revend cher, une fois fondu. Et visiblement, le voleur avait du prendre l’acier de l’armure du fameux mec en armure -ouah, je me répète- comme un acier assez précieux, suffisamment pour attirer la convoitise... Et ainsi... Lucrèce devait faire ce qu’elle devait faire ! C’est à dire son job.

« N’ayez crainte. AU NOM DE LA LOI, ARRETEZ VOUS ! »

Elle cria, et l’homme, qui tentait toujours de planquer la partie d’armure dans son manteau, n’eut d’autres choix que de commencer à courir. Il avait vu Lucrèce, la « Lame froide », cheffe de police d’Istus... Putain ! Il ne l’avait pas vu au départ ! Merde merde merde ! C’était pas prévu ! C’était pas du tout prévu que ça soit la cheffe de police elle-même qui soit dans le coin. Pourquoi cette femme était-elle là d’abord ! Il maudissait Istus, assez ironique quand on se disait que la fameuse Istus n’était pas du genre à approuver ce genre de comportement,mais que voulez-vous... Ce n’était pas l’intelligence qui brillait ce genre de voleur, mais plutôt un grand appat du gain, étant donné qu’il voulait gagner le plus possible avec le fragment d’armure du pauvre Sépah... Quoiqu’il en soit, Lucrèce laissa échapper :

« Merde ! »

Mais ce fut très rapide. Très rapidement, elle se mit à courir, et ainsi, elle courrait, son katana de sorti. Elle devait absolument rattraper cet homme avait qu’il disparaisse de sa vision. Elle bousculait les gens, qui la laissait passer. Faut dire, Lucrèce était assez connu dans les services de police, et surtout... On allait pas commencer à l’empêcher de passer. D’ailleurs, les différentes personnes laissaient aussi le chemin à Sépah, qu’il tente lui aussi de commencer la poursuite, histoire de récupérer son armure ! Surtout que ça lui devait être précieux... En tout cas, la police d’Istus montrait comme toujours qu’elle se souciait de tout les citoyens de son pays, et ainsi, faisait de son mieux pour arrêter les criminels. Maintenant, est-ce que la « Lame Froide » allait y arriver ? Cela, c’était une autre question, une question pour la suite de cde RP... Donc... Comme on dit dans le métier, à vous les studios !
Lucrèce
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le 7/6/2018, 18:10

Soudain, sans crier gare, celle portant la tenue de la police d’Istus se mit à avancer droit sur lui. Le sang de Sépah se figea dans ses veines. Qu’est-ce qu’elle lui voulait ? Elle ne pouvait pas l’avoir reconnu, si ? Non, c’était impossible. Pas avec son armure, son casque et tout. Peut-être voulait elle juste lui remonter les bretelles parce qu’il gênait la circulation à rester planté comme un poteau comme ça ? Quoi qu’il en soit, il n’allait pas tarder à le savoir. Il attendit patiemment qu’elle arrive à sa hauteur et ouvrit la bouche :

« Un prob….

Mais elle le dépassa sans s’arrêter ni ralentir. Elle pointa du doigt l’homme qui lui était rentré dedans un peu plus tôt et déclara qu’il venait de voler une partie de son armure. Le chevalier sursauta. Comment un justicier comme lui avait put se laisser voler aussi bêtement ? Et quelque chose d’aussi précieux que son armure qui plus est ! Elle n’était pas juste précieuse parce qu’il l’avait faite faire spécialement pour lui, mais parce qu’elle servait à cacher son identité. Certes, ce n’était pas son casque qui lui avait été volé, mais tout de même ! Avec un morceau en moins, il se sentait comme nu ! La policière interpella alors le voleur et, comme il fuyait, se mit à lui courir après. Sépah demeura figé un instant, encore sous l’effet de la surprise, avant de se reprendre. Il était hors de question qu’il se fasse aider. Déjà, parce qu’en tant que justicier, il devait être capable de se débrouiller seul dans ce genre de situation. Ensuite, parce qu’il ne voulait pas être redevable envers la police d’Itus.
Il se lança alors à leur suite. Heureusement, il avait toujours été taillé pour la vitesse et parvint à maintenir un rythme suffisant pour ne pas se laisser distancer. Le voleur filait devant eux. Lui aussi était rapide. Ce qui était logique en soit. Quand on vit une vie de voleur, mieux vaut savoir courir vite. Il réfléchit à toute vitesse avant de lancer à l’adresse de la policière :

- N’y a-t-il pas un raccourcie que vous pourriez prendre pour essayer de le devancer et le prendre en tenaille ?

Pour être tout à fait franc, il n’avait pas réellement dan l’idée de prendre le voleur en tenaille. Il espérait plutôt pouvoir le surpasser en vitesse avant que la policière n’arrive devant pour ainsi ne pas avoir à lui être redevable.

Sépah
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le 7/6/2018, 21:03

Il y en avait toujours. Ce n’était pas possible dans une grande ville comme Cerulis de ne pas croiser voleur, tricheur, et autres escrocs. C’était juste impossible, et cela faisait que la vie d’une cheffe de police, et bien, elle était bien remplie ! Après, on n’allait pas dire qu’elle courrait tout les jours des voleurs, il ne faut pas exagéré ! Bref, elle devait faire toujours attention, et parfois, elle se retrouvait comme ça à courser des voleurs. Vous allez me dire que ce n’est pas le travail d’une cheffe de police... Et vous auriez raison. Mais bon, vous n’allez pas faire croire que notre chère cheffe de police nationale était du genre à laisser ses collaborateurs faire tout le sale boulot ? Non, elle mettait la main à la patte ! Elle le devait, en temps que policière confirmée. Bref, ainsi, elle faisait ce qu’elle estimait devoir faire...

Alors qu’elle pensait courir seule, et bien, elle fut rattrapée par le fameux Sépah -bien qu’elle ne connaissait pas son prénom, attention, elle n’avait jamais vu de personne porter de tels armures, dans sa vie-. Pourquoi pensait-elle qu’elle n’aurait pas pu se faire rattraper ? Et bien, car il était quand même en armure le coco ! Il allait vite pour quelqu’un qui avait autant de poids sur son dos... Bref, de toute façon, elle n’allait pas se plaindre d’avoir quelqu’un pour l’aider. Une poursuite avec deux personnes dans les poursuivants, c’était mieux qu’une ! Surtout que maintenant, cela voulait dire qu’ils étaient deux paires d’yeux pour justement éviter de le perdre... D’ailleurs, le fameux novuel arrivant déclara alors...

- N’y a-t-il pas un raccourcie que vous pourriez prendre pour essayer de le devancer et le prendre en tenaille ?

« Si. Mais je compte sur vous, chevalier, ne le perdez pas de vue. »

Et oui... Car si elle commençait à tenter de prendre un raccourcis elle même, et bien, elle risquait de le perdre, car le voleur regardait régulièrement s’il y avait quelqu’un derrière lui, oui ou non... Malheureusement, il y avait bien toujours la policière... Et maintenant, il y avait la policière ET celui qui avait été volé par lui... Donc, cela rendait la situation encore plus complexe, et on va le dire clairement, encore plus mauvaise pour lui. Bref, maintenant qu’elle avait son acolyte pour le courser, ce fameux voleur... Et bien, elle pouvait prendre le risque de prendre un raccourci, et ainsi, perdre de vue le poursuivi, étant donné que quoiqu’il arrive, il y aura toujours quelqu’un qui pouvait ainsi voir où il était. Donc maintenant... Et bien il n’y avait plus qu’à tenter. Comme on dit dans le jargon... ALEA JACTA EST !

Elle sauta alors sur un petit trottoir, et prit une ruelle. Elle connaissait par coeur sa ville, et tant que le fameux chevalier continuait de poursuivre le fameux voleur, et bien, elle pouvait justement tenter de le prendre à revers. Sa connaissance de la ville faisait que le plus probable, soit qu’il sorte... Juste là ! Donc, elle s’installa, et ainsi, elle ne fut pas trompée : Apparu le fameux mec qui courra encore un peu, avant de se rendre compte que merde, putain de merde... Il venait de se faire dépasser par la fameuse cheffe de police... Et comme l’autre le poursuivait, et bien, il était coincé. S’il commençait à revenir sur ses pas, il allait très vite se faire choper... Mais s’il continuait, comme ça, la devant... Et bien, il avait la terrible « Lame froide » de la police... Et elle semblait pas rigoler. D’ailleurs, elle commença à déclarer.

« Nous nous retrouvons, voleur. Je vous ordonne de vous arrêter et déposer armes et larcins. »

Elle prit sa pose habituelle quand elle faisait ce genre de déclaration. C’est à dire, les mains croisés dans le dos, tranquillement bien posé sur ses deux pieds, et regardant droit dans les yeux son interlocuteur. Elle était froide comme la glace, son regard était coupant comme une lame de rasoir, et franchement, vu la tronche qu’elle tirait, on devinait qu’elle n’allait pas apprécier si l’homme tentait quoique ce soit. On put juste entendre l’estomac de l’homme maigrichon se plaindre, avant qu’il sorte une dague... Evidemment, pensa la fameuse cheffe de police. Pourquoi se rendre bêtement, quand on pouvait risquer sa vie aussi... Elle ne comprendrait jamais les voleurs, qui ne pouvaient pas s’empêcher d’aller jusqu’au bout. Ils n’avaient aucune chance... Bref, ainsi, elle déclara, d’un ton presque agacé...

« Bien. J’aurais préféré la méthode douce... »

Le chevalier allait bientôt arriver. Et là, il allait moins faire le malin. Quoiqu’il en soit, comme l’homme était armé, elle n’avait pas d’autres choix que de sortir son katana. De suite, l’homme avala sa salive avec difficulté. Il avait une dague en main... Mais tout habitant de Cerulis savait que la cheffe de police était la terrible « Lame froide », et que si elle ne résisterait pas au moindre coup... Et bien, il fallait déjà réussir à lui en porter un... Et elle semblait pas trop enclin à laisser l’expérience arriver... Bref, le stress commençait à le prendre, ses bras tremblaient... Lucrèce voyait très bien que l’homme ne semblait pas du tout un mec expérimenté dans le vol, mais plutôt un crève la faim qui avait réussi à arriver jusqu’à Cerulis, et qui se disait qu’avec un peu de chance, le larcin lui permettrait de survivre... Quelle erreur stupide... Il allait comprendre que la Justice est impartiale, autant aux riches qu’aux pauvres !
Lucrèce
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le 9/6/2018, 19:31

Quand le chevalier rose demanda s’il y avait un raccourci qu’elle pouvait prendre, elle répondit par l’affirmative. Evidemment. Sa question n’en était pas réellement une. Il avait grandit ici. Il connaissait ces lieux et avait parfaitement la trajectoire qu’elle pouvait emprunter en tête avant de lui poser la question. Mais il ne pouvait pas juste lui dire « hey, passez par là pour lui passer devant ». Pas alors qu’il voulait laisser croire qu’il n’était pas d’ici, qu’il n’avait jamais mit les pieds à Istus auparavant. Il l’observa bifurquer dans une ruelle. Bien. Il restait donc peu de temps devant lui pour rattraper le voleur avant qu’elle ne fasse irruption devant eux. Il s’efforça de donner tout ce qu’il avait afin d’accélérer. Ce faisant, son armure redoubla de claquement et de cliquetis et l’homme devant lui tourna la tête et sursauta en le voyant ronger du terrain petit à petit avant de se mettre à aller plus vite à son tour.
Sépah fronça les sourcils sous l’effort, s’efforçant de maintenir le rythme. Encore un petit effort. Encore un tout petit peu, et il pourrait mettre sa main sur…
Soudain, l’homme devant lui pila net. Le chevalier n’avait même pas réalisé que la cheffe de police était ressortit devant eux et s’était adressée au voleur. Il tenta de freiner à la dernière minute mais rentra dans le dos de l’autre qui fit volte-face, brandissant un couteau devant lui. Sépah recula aussitôt, portant instinctivement sa main sur son épée :

« Oh, je vous déconseille d’en arriver là. Nous sommes deux, vous êtes seul. Et nous avons sans doute bien plus d’expérience que vous.

Il pesta intérieurement. Maintenant, il n’allait pas avoir d’autre choix que de remercier un membre de la police d’Istus ! Pourquoi fallait il que ça lui arrive à lui, de toutes les personnes ! Une voix lui soufflait que ça avait peut-être à voir avec le rose de son armure qui détonait dans la foule, mais il balaya cette idée sans lui accorder une seconde.

- Franchement, de tous les endroits où vous pouvez vivre une vie de voleur, pourquoi avez-vous choisit Istus ? Nan, sérieusement ? C’est le pire endroit à choisir pour défier la loi, vous devriez le savoir !

Le chevalier rose étudia l’homme rapidement. Il tremblait, c’était à peine si son couteau ne lui échappait pas des mains. Le désarmer devrais être un jeu d’enfant. Ils n’auraient même pas besoin de lui infliger la moindre blessure.
Sépah leva les yeux sur la cheffe de la police. Pouvait-il en attendre autant d’elle ? Ou risquait-elle de blesser inutilement le voleur ? Il serra les dents. C’était pour ça qu’il n’aimait pas travailler en équipe. Il s’était rendu responsable de bien trop de massacres injustifiés quand il faisait équipe avec son frère, il n’avait aucune envie de les réitérer. Il devait trouver un moyen d’éviter ça à tout prix sans donner l’impression à la représentante de la loi de lui donner des directives :

- Ranges ton couteau, et remet-moi ton armure, tu n’as simplement aucune chance face à nous. C’est l’expérience qui mènera nos lames, et la peur qui fera trembler la tienne. Tu pars avec un handicap qui ne t’assures que la défaites. Nous n’aurions besoin que d’un bref mouvement pour faire tomber ton arme de tes doigts frémissants…

Sépah
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le 9/6/2018, 22:18

Et voilà Sépah. Visiblement, l’homme connaissait aussi bien Istus. Elle ne l’avait jamais vu, donc, elle supposait qu’il ne venait pas de Cerulis. Elle l’aurait reconnu sinon. Oui,  car faut dire, une armure rose comme ça, et bien, ça ne passe pas inapperçu… Sans doute qu’il était un voyageur… Et que son armure très voyante -c’est le moins qu’on puisse dire- avait fait qu’il s’était retrouvé donc… Volé. Et ouais ! Sans aucun doute qu’il aurait été moins voyant, il se serait pas fait remarqué… Et donc, qu’il se serait pas fait volé ! Après, là, dans ce cas là, et bien… C’était un cas quasi littéral, étant donné que ouais, s’il n’avait pas eu son armure, il se serait pas fait volé, étant donné que le voleur avait voulu volé de l’acier… Mais bref, quoiqu’il en soit, grillant la préséance de la police, Sépah déclara avant que Lucrèce reprenne la parole :

« Oh, je vous déconseille d’en arriver là. Nous sommes deux, vous êtes seul. Et nous avons sans doute bien plus d’expérience que vous.

Sans aucun doute, vu comment l’homme tremblait. Il ne semblait franchement pas du tout très débrouillard, et sérieusement, inadapté au combat. Bref, cela voulait dire une chose… Il n’avait pas l’habitude de se battre. Peut-être se battait-il même sérieusement pour la première fois ? Tant mieux. Pourquoi cela ? Et bien, car Lucrèce ne voulait pas se battre. Si elle se retrouvait à combattre avec cet homme, et bien, ça serait juste pour l’immobiliser : Elle ne voulait pas se battre pour le vaincre ou le tuer, cela serait absurde. Non, elle voulait juste le mettre hors d’état de nuire, et l’arrêter… Et visiblement, c’était exactement ce que voulait Sépah. Et tant mieux ! Elle n’était pas là pour permettre une quelconque vengeance. Si l’homme voulait se venger de son voleur, et bien, il n’était pas tombé sur la bonne personne, Lucrèce l’en empêcherait.

- Franchement, de tous les endroits où vous pouvez vivre une vie de voleur, pourquoi avez-vous choisit Istus ? Nan, sérieusement ? C’est le pire endroit à choisir pour défier la loi, vous devriez le savoir ! Ranges ton couteau, et remet-moi ton armure, tu n’as simplement aucune chance face à nous. C’est l’expérience qui mènera nos lames, et la peur qui fera trembler la tienne. Tu pars avec un handicap qui ne t’assures que la défaites. Nous n’aurions besoin que d’un bref mouvement pour faire tomber ton arme de tes doigts frémissants…

« Je vous conseille d’écouter messire. »

Son interlocuteur avait entièrement raison. Après tout, oui… Elle acceptait parfaitement le fait qu’Istus était effectivement le pire endroit au monde pour enfreindre la loi. Quand on était à Istus, on n’allait pas enfreindre la loi, car c’était une très mauvaise idée… Donc, effectivement, elle approuvait tout ce qu’il disait. Enfin, elle ne savait pas si Sépah -bien qu’elle ne connaissait pas son nom, attention- disait vrai quand il mentionnait sa propre expérience avec son arme, mais voilà, en tout cas, Lucrèce maîtrisait son katana depuis bien longtemps, et elle savait parfaitement l’utiliser pour faire arrêter des petits malfrats, comme exactement ce qu’elle avait sous ses yeux. Bref, Sépah avait un peu tout dire… Mais comme elle était cheffe de la police, elle se devait donc d’être un peu plus formelle, et expliciter certaines choses !

« Vous avez déjà commis deux délits, avec vol et fuite. Ne rajoutez pas aggression envers autrui et personne dépositaire de l’autorité publique…
-
Je n’ai rien à perdre ! »


Il n’avait rien à perdre… Bon sang, cet homme était-il stupide ou faisait-il exprès… ? Elle ne savait pas. Quoiqu’il en soit, elle n’hésita pas à rappeler ce qu’il avait fait d’illégal. Ce n’était pas par plaisir, mais par une obligation. Elle devait dire les crimes commis, car tout simplement… Et bien, elle dont le dire, pour qu’il comprenne ce dont il va se faire accuser. Encore une fois, elle, elle était la police, elle ne ferait pas le jugement après. Ce n’était pas à elle de faire ça, les pouvoirs étaient séparés. Bref, la fameuse Lucrèce était intransigeante, et elle sortit son katana de son fourreau, faisant bien comprendre qu’elle ne rigolait pas… L’homme commençait un peu à paniquer, on sentait qu’il n’aimait pas du tout la situation ! On sentait que Lucrèce l’intimidait… Donc, il préféra se tourner vers le fameux Sépah, comme s’il voulait visiblement se justifier de ses actes, espérant un pardon lui permettant de s’en sortir.

« Vous… Vous avez pas besoin d’autant d’armure, et j’ai besoin d’argent !
-Je m’en fiche. »

Lucrèce le coupa violemment et sans aucune compassion. Il avait besoin d’argent ? Et ? Vraiment, et ? De nombreuses personnes tout les jours avaient besoin d’argents. Certains mendiaient, mais la plupart, et bien, ils allaient chercher un travail. Sombrer dans la criminalité car on a faim, cela restait sombrer dans la criminalité, et elle allait pas dire « oh mon pauvre, c’est bon, ça passera pour cette fois. » Non. Ce qu’il faisait, c’était violer la loi, et la loi… Et bien, on ne la viole pas. Point, à la ligne. Elle s’en fichait complètement ! Donc… Donc, il fallait qu’il comprenne que son crime n’allait pas rester impuni. On ne pouvait pas pardonner juste car « j’ai besoin d’argent ». A son stade, sinon, on ferait quoi alors ? On pardonnerait à tout le monde ? Ce n’était pas comme ça que le monde marchait. Ainsi la fameuse « Lame Froid » lança un regard froid, et commenca à donner le « reason why you suck speech » comme on dit sur TVTropes.

« Que vous ayez besoin d’argent ou non n’est pas la question. La loi est la loi, et toute personne l’enfreignant doit être sanctionnée. Je le répète une dernière fois : Rendez le métal à messire… Messire, et suivez moi au poste. »

BAM. Lucrèce fit comprendre qu’on n’échappait pas à la Loi. La Loi était la Loi, et donc, même avec les meilleurs arguments du monde, et bien, les criminels devaient passer devant la justice. Comme toujours, elle était policière. Elle n’avait pas à faire de discussion sur la moralité ou la légalité des choses. Elle… ? Et bien, elle devait faire respecter la Loi, et c’est tout. Elle n’avait pas à la questionner, la débattre, ou dire que ceci ou cela est mal ou bien. Elle devait faire juste attention que les gens respectent la loi. Maintenant, il fallait voir ce qu’allait faire l’homme. Celui-ci semblait paniquer, et tendait son couteau, tout en reculant vers Sépah, espérant presque que le fameux Sépah allait le sauver, ou ne serait-ce que le protéger… Et bien, ça ne marchait pas très bien, étant donné que Lucrèce avançait lentement, mais sûrement vers lui…
Lucrèce
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le 10/6/2018, 22:56

L’homme, désespéré, le prit à part, arguant qu’il n’avait pas besoin d’autant d’armure, et que lui avait besoin d’armure. Sépah fut agité d’un rire nerveux pendant un instant avant de se reprendre et de répondre, calmement, mettant pour une fois son surjeux de côté :

« Laissez-moi vous présentez les choses sous un autre angle, d’accord ? Avec un bout d’armure en moins, j’ai une faille importante dans ma défense qui n’échappera pas au regard de mon adversaire en cas de combat, c’est la mort assurée. Je serais donc obligé de le faire remplacer au plus vite. Je devrais confier toute mon armure pour cela. Pendant que le forgeron me fera un morceau de remplacement, impossible de reprendre mon boulot, ce qui signifie que je ne pourrais pas prendre la défense d’innocent, qui risquent donc de se faire tuer, torturer, et bien d’autres choses encore. Tout ça pour ce simple petit bout d’armure volée. Nos actions ont toujours des conséquences bien plus importantes qu’on ne veut bien l’admettre.

C’était sans doute pour cela que, par le passé, Sépah…Enfin… Shun à l’époque, avait trouvé quelque chose de rassurant à se contenter de suivre les décisions de son frère. Aucune responsabilité, les conséquences ne lui incombaient pas… Mais tout cela, ce n’était que de la poudre aux yeux. Il avait tout de même prit part à tout ce que son frère avait entreprit et était tout de même responsable de ce qu’il avait fait, qu’il soit à l’origine de la décision ou non.
La cheffe de police annonça alors qu’elle allait emmener le voleur au poste. Ce dernier panique et recula vers le chevalier rose. Il l’observa un instant, songeur. Cet homme espérait juste se nourrir. Certes, il avait volé, et ainsi défié la justice, et en tant que serviteur de la justice, il n’était pas censé vouloir prendre sa défense mais…

« Mais ma conception de la justice est qu’il n’y a injustice que si le partie lésé le décide, s’il est en état de le décider. Je suis en état, et je n’ai aucune envie que cet homme croupisse en prison pour avoir voulut se nourrir. Je sonne peut-être comme un idéaliste, mais je suis sûr que je peut le remettre sur le droit chemin… »

Songea-t-il. Seulement voilà. Il doutait que celle qui l’avait aidé à mettre la main dessus l’entende de cette oreille. Oh, et après tout, qui ne tente rien n’a rien. Il posa un main sur l’épaule du voleur- principalement pour s’assurer qu’il ne profite pas de la distraction pour détaler avec sa pièce d’armure, il tenait à la récupérer.

- Et si je considérais qu’il ne m’avait pas volé tout compte fait ? »

Sépah
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le 12/6/2018, 22:43

Il était coincé, et n’avait aucune chance. Il ferait mieux d’abandonner, tandis qu’il était encore temps, après tout. Elle n’était pas cheffe de police pour rien. Elle n’était pas là pour se battre, mais pour maintenir l’ordre dans la ville de Cerulis, et même plus généralement en Istus. Donc, voilà… En toute logique, et bien, elle allait limiter les combats. Combattre, ce n’était que pour les cas d’extrêmes urgences. Là, elle était sûre que l’homme avait tout intérêt d’abandonner maintenant le combat, et de se rendre. Son casier judiciaire allait déjà sans assez chargé comme ça. Mieux valait alors choisir maintenant de rentrer bien sagement dans le rang, et d’affronter la justice d’Istus. Lucrèce pensait que cet homme avait de la chance. C’était en Istus qu’il était sûr d’avoir la justice la plus juste et la plus sûre. Donc…

« Laissez-moi vous présentez les choses sous un autre angle, d’accord ? Avec un bout d’armure en moins, j’ai une faille importante dans ma défense qui n’échappera pas au regard de mon adversaire en cas de combat, c’est la mort assurée. Je serais donc obligé de le faire remplacer au plus vite. Je devrais confier toute mon armure pour cela. Pendant que le forgeron me fera un morceau de remplacement, impossible de reprendre mon boulot, ce qui signifie que je ne pourrais pas prendre la défense d’innocent, qui risquent donc de se faire tuer, torturer, et bien d’autres choses encore. Tout ça pour ce simple petit bout d’armure volée. Nos actions ont toujours des conséquences bien plus importantes qu’on ne veut bien l’admettre. »

Pourquoi se justifiait-il ? La fameuse Lucrèce ne comprenait pas. Mais vraiment pas. Il n’avait pas à s’excuser : le voleur lui avait prit un de ces artefacts. Peut-être était-ce vrai, et il avait faim. Elle l’avouait, mais… Mais est-ce que cela justifiait de voler ? Bien sûr que non ! Les voleurs étaient des criminels, et il y avait toujours d’autres possibilités que voler. Voler… C’était être un lache, et choisir la situation de facilité. Car oui, voler, c’était bel et bien la solution de facilité. C’était la solution où on ne cherchait pas à fuir la pauvreté par le travail et les efforts, mais par le vol et la tricherie… Oui, ce genre de discours, c’est bien joli… Sauf que c’est assez facile à avoir, quand on était née avec une cuillère en argent dans la bouche. C’était justement ce genre de comportement qui avait poussé Arion à se suicider… Mais bref, quoiqu’il en soit, le fameux mec en armure rose alors reprit la parole…

« - Et si je considérais qu’il ne m’avait pas volé tout compte fait ? »

« Messire. Excusez moi, je ne connais pas votre nom. »

Elle déclara cela calmement, très calmement. Il fallait que Sépah comprenne que ce n’était pas comme ça que ça marchait. C’était une erreur de débutant assez classique chez les personnes qui n’avaient jamais travaillés dans la police… Penser qu’il y avait plusieurs poids et plusieurs mesures dans un crime. Sauf que non, ce n’était pas comme ça que le monde devait marcher, surtout pas en Istus. Mais bon… Pour parler de ça, cela serait peut-être plus facile si elle connaissait le nom de son interlocuteur. Elle l’appelait messire, car bon, elle ne connaissait pas son nom… Et car elle avait un respect infini envers cet homme. Après tout, en temps que touriste ou voyageur en Cérulis, et bien, il méritait le meilleur acceuil possible… Et on pouvait dire que pour le moment, c’était pas trop le cas… Pour pas dire pas du tout même !

« Mais j’ai bien peur que cela ne marche pas ainsi, malheureusement. Un crime est un crime et je ne peux laisser un criminel en liberté juste car celui-ci est pardonné par la personne accusée. Je dois au moins l’amener au poste pour savoir à qui j’ai affaire, et après, une sérieuse discussion. »

En effet. La police ne libéraient pas des criminels pris en flagrant délit, juste car le volé disait « non mais c’est bon, ça passera... » En effet, elle devait quand même l’amener au poste, pour savoir plus sur qui était cette personne. Et ouais, c’était important de savoir à qui elle avait affaire, pour pouvoir faire en sorte d’aller plus vite la prochaine fois. En effet, si monsieur voulait devenir un habitué de la police, et bien, qu’il se prépare. Ce dernier, d’ailleurs, tenait toujours son arme, tentant le plus possible d’être efficace… Et terrifiant. Sauf que cela marche moins bien quand on est le plus terrifié du lot… Bref, il fallait quand même faire attention, car il ressemblait à un animal terrifié. Et il y a rien de pire qu’un animal terrifié, c’est toujours ce dernier qui peut-être, et de très très loin, le plus redoutable… Quoiqu’il en soit, Lucrèce continua alors ses déclarations :

« Monsieur le voleur n’est peut-être pas à son premier coup. Je soupçonne même que ça a été assez récurrent chez lui... N’ai-je tord ? »

Et oui… Après tout peut-être que Sépah le pardonnait… Mais l’homme avait peut-être fait d’autres délits… Et là, on voyait l’homme devenir de plus en plus blème. On sentait que la cheffe de la police avait réussi à toucher juste, à toucher pile au bonne endroit. C’était… C’était du beau travail de la part de Lucrèce ! Mais faut comprendre que la cheffe de la police avait l’habitude. La plupart des criminels qu’on arrêtait étaient des récidivistes, qui n’avaient pas encore été attrapés. Donc, encore une fois… Peut-être que Sépah le pardonnait… Mais elle doutait que tout le monde ait la même clémence. De toute façon, la Loi était la Loi. Il fallait arrêter les voleurs, car sinon… Comment on fait ? Les voleurs peuvent s’en sortir juste avec un discours larmoyant ou bien mené ? C’était comme ça que les pires abus pouvaient passer… Et Lucrèce, elle, refusait de laisser passer ça. Pas en sa présence.

« Messire, je vais vous demander de le tenir pendant que je lui met ses menottes. Excusez moi, monsieur le voleur, mais maintenant, vous réfléchirez peut-être à deux fois avant de voler. Aucune raison n’excuse le crime. »

Le fameux homme tenait toujours son couteau, tandis que Lucrèce approchait. Acculé, il regardait successivement Lucrèce, puis Sépah. Il avait jeté le bout d’armure, comprenant que ce dernier ne servait plus à rien… Mais gardait son arme, histoire de pouvoir tenter de se défendre pour ensuite fuir… Bref… Maintenant, tout reposait en Sépah. Lucrèce, cela se voyait, faisait entièrement confiance en Sépah… Le voleur aussi faisait confiance en Sépah. Pourquoi cela ? Et bien, car dans les deux cas, les deux pensaient qu’ils devaient avoir confiance en la justice de Sépah. Qu’allait-il choisir là, maintenant ? La justice froide de Lucrèce ? Ou bien, la compassion ? C’était une question importante, mais dont seul Sépah avait la réponse… On allait bien voir ce qu’il allait faire… C’était une question importante, très importante…
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le 14/6/2018, 18:20

Elle lui demanda comment il s’appelait. Le chevalier s’inclina profondément. Très, très profondément, afin de ramasser, mine de rien, son armure. Parce que, quand même, c’était sa priorité dans l’histoire.

« On me connais sur le nom de Sépah, le chevalier rose. Je suis un mercenaire qui parcours sans relâche les terres afin d’offrir mon service et, surtout, ma justice à qui en a besoin, et qui le demande.

Tout en disant cela, il se redressa afin de fixer la cheffe de police qui s’approchait de lui, menottes en mains, pour arrêter le voleur. Ce dernier vint se serrer contre lui. Tout deux lui faisaient confiance. Quel que soit sa décision, il devait « trahir » l’un des deux.  Que choisir ? Istus ? Ou un homme affamé ? Il se glissa très légèrement devant le voleur. Vraiment pas grand-chose. Juste un ou deux centimètres de sa jambe. Moins pour le protéger pour lui faire comprendre qu’il le protégerait.

- Je comprends votre point de vue, mais il y a un petit problème. Comment peut-il y avoir crime si la personne censée être la victime ne se considère pas lésée ? Ne considère pas qu’il y a eu crime, qu’il y a eu, en l’occurrence, vol ? Vous ne compter pas décider pour moi que j’ai été volé n’est-ce pas ?

Il fixait la cheffe de police avec détermination. Il ne laisserait pas cet homme se faire arrêter. Non. Il allait l’aider à revenir sur le droit chemin, à gagner sa vie de façon juste, sans avoir besoin de recourir au vol à nouveau. Il était convaincu que c’était la bonne façon de faire, et tant pis s’il passait pour un idéaliste naïf aux yeux de celle qui l’avait pourtant aidé à récupérer son morceau d’armure !

- Cet homme n’est pas un criminel, il n’est pas responsable du vol dont vous l’accusez, et vous ne l’arrêtez pas ! Il est innocent, et je ne permettrais pas qu’un innocent soit arrêté ! Jamais ! C’est là ma justice !

Déclara t-il d’un ton catégorique en se plantant cette fois ci fermement entre l’homme et la cheffe de police. Son regard brûlait de détermination, mais ça, personne ne pouvait le voir. Ceci dit, qu’un homme en armure se tienne ainsi devant lui pour le protéger et tienne ce genre de discours devait suffire à rassurer l’homme.

Sépah
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le 14/6/2018, 21:46

Une bonne chose de fait… Elle allait pouvoir se concentrer après sur ses affaires de la journée ! Car oui, Lucrèce avait beaucoup de choses à faire… Mais ce n’était pas car elle avait beaucoup de choses à faire, qu’elle décidait de ne pas prendre en compte cette situation… Elle était policière, surtout pour ce genre d’affaire, et la plupart du temps, ses affaires se réduisaient à de l’administratif et de la paperasse… Et ouais, faut bien accepter que parfois, faut savoir faire la paperasse… Cela fait parties des règles de la police… Et si ce n’était pas la partie la plus intéressant, Lucrèce avait toujours mis un point d’honneur à être à jour sur ce point… Bien plus que Parménion s’y intéressait, on va bien l’avouer, qui lui… Etait plutôt du genre à complètement s’en foutre, et tout refiler à sa seconde… Seconde qui était… Vous l’avez dans le mille, Lucrèce.

« On me connais sur le nom de Sépah, le chevalier rose. Je suis un mercenaire qui parcours sans relâche les terres afin d’offrir mon service et, surtout, ma justice à qui en a besoin, et qui le demande. »

« Je suis enchantée de faire votre connaissance, Sépah, chevalier rose. »

Sépah, Chevalier Rose… Son surnom, Lucrèce n’allait pas le cacher, allait comme un gant au fameux Sépah, donc. Et c’était un mercenaire ? Sans doute qu’il débutait, ou qu’il n’était quasi jamais allé à Cerulis avant, car sinon, la fameuse Lucrèce l’aurait déjà entrapperçu. Hors, encore une fois, il était du genre à être assez facile à repéré… Cela n’aide pas, on va bien le dire, l’immense armure. C’est mème plutôt un gros drapeau rouge pour se faire repéré, mais bon, passons sur ce point… Bref, quoiqu’il en soit, elle avait donc affaire à un fameux mercenaire, un de ces hommes sans foi ni loi, qui visiblement, travaillaient surtout pour l’argent… Sauf qu’il travaillait lui pour… La justice ? C’était assez étrange, mais soit. Pour le moment, les deux étaient assez d’accord… Mais est-ce que cette bonne entente allait durer… Très certainement pas, étant donné ce qui suivit…

- Je comprends votre point de vue, mais il y a un petit problème. Comment peut-il y avoir crime si la personne censée être la victime ne se considère pas lésée ? Ne considère pas qu’il y a eu crime, qu’il y a eu, en l’occurrence, vol ? Vous ne compter pas décider pour moi que j’ai été volé n’est-ce pas ?

Car même s’il n’y avait pas victime, cela restait illégal de voler ? C’était pourtant assez clair comme situation. N’en déplaise à Sépah, les lois restaient les lois, et donc… Bah, quand on vole, on est puni. Point à la ligne. Pour Lucrèce, on ne pouvait pas se reposer sur les plaintes, pour les crimes… Oh bien sûr, elles aidaient, elle n’allait pas dire le contraire… Mais combien de violeur, agresseurs, voleur, etc. Restaient impunis car la victime avait trop peur de représailles ? Oh que non. La justice ne dépendait pas des victimes, mais des Lois. Les Lois étaient les Lois. Tu ne tueras point. Tu ne voleras point. Ce n’était pas car une personne s’en sortait car la victime décidait de ne pas se plaindre, qu’elle devenait innocente. Et si, elle comptait décidé ce qui avait été volé… A moins qu’eux... Elle avait une idée.

- Cet homme n’est pas un criminel, il n’est pas responsable du vol dont vous l’accusez, et vous ne l’arrêtez pas ! Il est innocent, et je ne permettrais pas qu’un innocent soit arrêté ! Jamais ! C’est là ma justice !

« Bien. Je vois que votre justice traverse un chemin long, tortueux, et bien complexe. »

Lucrèce s’inclina alors devant le fameux Sépah, montrant qu’il montrait un fini respect pour ce qu’il disait. Contrairement à Sépah qui était dans l’aggressivité, Lucrèce montrait tout l’inverse, un côté calme et serein. Lucrèce ne s’énervait quasiment jamais, elle faisait toujours en sorte de rester le plus… La plus froide possible, oui, en effet. Elle faisait alors parfaitement honneur à son surnom, qui était « La Lame Froide ». Tout le monde disait, et visiblement avec raison, qu’elle était aussi froide qu’un couteau qui se plonge dans la chair. Mais elle tentait aussi de faire en sorte que sa froideur ne soit pas gratuite, et vienne en compagnie d’un infini respect, même pour certaines choses qu’elle ne partageait pas. Car c’est ça, aussi, être une vraie cheffe de police : savoir se contrôler, et ne pas céder à ses émotions… D’ailleurs…

« Votre chemin est un chemin honorable, je ne le cache pas. Mais nos routes ne se croiseront pas, et je tiens à vous préciser que vous êtes ici en Istus. Si chacun jouait de sa justice, j’ai bien peur que nous nous retrouverions pas. »

Totalement. Après tout, la Justice, ce n’était pas quelques choses de personnels. Oh que non. La justice, c’était des lois, des règles… Un justicier solitaire devait être contrôlé, car il agissait en dehors des cadres de la Loi. A dire ça, alors, qu’est-ce qui empêchait un « justicier », ainsi, de semer le chaos en tuant des gens, juste car il estimait que sa vision de la justice était meilleure ? La justice était pour le plus grand nombre, et donc, il fallait prendre ça en compte. Voilà pourquoi Lucrèce ne pourrait pas bosser avec… je sais pas moi… mmh… Mais Batman bien sur ! Batman, le plus grand détective du monde -après Scoubidoubidou, bien sûr- ! Bref, trève de Batman et Scoubidou, plus de Lucrèce. Si Sépah était en Istus, il devait se plier aux règles d’Istus. Il pourra jouer aux justicier solitaire et sans contrôle à Trithéréon. Là bas, il sera bien reçu… Quoiqu’il en soit, la fameuse cheffe de police déclara :

« Mais soit. J’accepte de jouer votre jeu. »

Quoi ? Et bien, voyez, et jugez par vous-même. Alors que la fameuse cheffe de police jusqu’à présent avait une attitude assez agressive… Et bien, là, elle se calme, et rangea même son épée, son katana retourna dans le fourreau… Même le voleur en fut étonné, étant donné qu’il ne tenta pas de fuir, alors que la situation était bien plus avantageuse pour lui.. Franchement, là, toute la scène était étonnante… Mais sans doute qu’il y avait une raison à son comportement… Sans doute qu’elle disait ça pour une raison particulière ! Et bien, en effet, Lucrèce commenca alors à déclarer, de façon relativement calme, mais d’un ton qui se voulait quand même toujours aussi assuré, toujours autant autoritaire, comme elle avait l’habitude.

« Donner lui le morceau d’armure tant convoitée. Allez. Je serai témoin, et je ne ferai rien. Messire le voleur, vous pourrez partir avec, fuir, et je ne vous poursuivrai pas. Honneur d’Istus… Mais vous serez aux yeux de Messire Sépah un voleur. Mais à mes yeux, vous êtes libre. Si vous n’êtes pas un criminel comme le dit mon collègue, et bien… Je suppose que vous allez lui rendre, et que vous ne mangerez pas à votre faim ce soir. »

Oh putain. Oh putain, ça c’est bas Lucrèce. L’homme alors tourna des yeux plein d’espoir vers le fameux Sépah, alors que Lucrèce regardait. C’était vicieux, car on voyait clairement que l’homme voulait le morceau d’armure, car il en avait besoin. Car il avait besoin de le vendre, pour visiblement récupérer de l’argent… Et Lucrèce, ainsi, mettait Sépah devant ces responsabilités. Il n’y avait pas de vol ? Soit. Alors, qu’il donne ce qui avait été volé au fameux voleur. Après tout, s’il n’y avait pas de voleur, alors, il pouvait récupérer l’objet. C’était important. Le rendrait-il, s’il était confié ? Très certainement pas, on sentait qu’il voulait ce métal, pour gagner son argent… Lucrèce avait donc imposé un choix cornélien au fameux Sépah, tout en se lavant elle les mains de la situation. Bref, c’était assez machiavélique… Mais de l’autre côté, la fameuse Lucrèce n’avait rien imposé. C’était lui qui s’était mis dans cette situation.

« Nous allons voir, messire Sépah, si c’est un voleur ou non. »

La policière joignit ses deux mains dans le dos, et regarda les deux. Qu’allait-il se passer ? Elle-même ne savait pas… Et qu’on soit clair, elle avait décidé de ne pas influer sur le cours des événements… Bref, Sépah avait « gagné ». Mais le risque d’une victoire à la Pyrrhus était grande maintenant. Il aurait peut-être gagné, mais on allait voir si l’homme était chaleureux lui… Et encore une fois, peut-être que cet homme était très gentil dans la vie de tout les jours… Mais là, il avait besoin du fameux argent. Il avait besoin de ce qu’il avait volé… Et franchement, les discours héroïque, c’est bien beau, mais ça ne nourrit pas son homme… Donc, voilà… Qu’allait se passer ? Et bien, cela, Lucrèce n’en savait rien. Tout ce qu’elle savait, c’est que l’homme était libre. Libre de faire ce qu’il voulait… Et que Lucrèce l’arrêterait, la prochaine fois qu’elle le verrait faire un crime… Mais pas celui-là. Là, Sépah s’était débrouillé tout seul pour se mettre dans cette situation ! Tout seul !
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le 15/6/2018, 19:44

Contre toute attente, la cheffe de police s’inclina devant le chevalier qui se détendit un peu, mais demeura sur la défensive. Qui sait, peut-être était-ce un plan pour le faire baisser sa garde et se ruer sur l’homme derrière lui ? Elle nota qu’il suivait un chemin honorable avant de lui rappeler qu’il était en Istus et que tout le monde ne pouvait pas juste décider de faire régner sa propre justice. Le justicier inclina la tête :

« Cela, je le sais bien. Je n’ai pas pour prétention de faire entrave à votre métier. S’il avait volé toute autre personne que moi, je ne me serais absolument pas opposé à son arrestation.

La suite commença à inquiéter Sépah. Elle déclara qu’elle comptait jouer son jeu et, comme pour prouver sa bonne fois, rangea son katana dans son fourreau. Le mercenaire n’était pas dupe. Méfiant, il conserva la main à proximité de la garde de son épée, dans une posture qui signalait qu’il ne comptait pas attaquer, mais qu’au premier geste suspect, il était prêt à défendre sa vie et celle de son protégé. Elle le manda alors de donner son morceau d’armure à l’homme, annonçant que, s’il fuyait avec, il ne serait pas poursuivit pour ça par la justice d’Istus, et ne serait pas considérer comme voleur. Un sourire amusé étira les lèvres du chevalier rose.

« Oh. Ce n’est que ça ? Bien. Laissez-moi d’abord-vous dire que vous avez mon respect Madame. On m’avait dépeint les représentants de la justice d’Istus comme des monstres froids qui se contentaient de suivre mécaniquement les lois sans jamais réfléchir par eux même. Vous venez de me prouvez le contraire. Que vous avez de la considération pour l’autre justice, celle qui est propre à chaque individu. il s’inclina profondément. Nos routes ne se croisent peut-être pas. Mais vous n’en demeurez pas moins respectable, et vous croyez en la voix que vous avez choisit. Bien. A présent.

Le chevalier pivota vers le voleur et lui tandis cérémonieusement son morceau d’armure :

- Tenez, c’est sans hésitation que je vous le confie. J’ai confiance en vous, je sais que vous ne fuirez pas avec, car vous avez plus à gagner à rester. Et je vous confierez le reste de mon armure aussi. Voyez-vous, une armure à besoin d’entretien, je pourrais avoir besoin d’un peu d’aide pendant quelque temps, je vous apprendrais s’il le faut. Disons, le temps de vous trouver un emploi stable ? Si ça ne vous dérange pas de vagabonder un peu avec moi… La seule pièce que je ne vous demanderais pas de nettoyer sera mon casque. Je m’en occuperais moi-même.

Il lui offrit un large sourire chaleureux avant de se rappeler que, de toute façon, l’autre ne pouvait pas le voir et songea que, parfois, ça avait quand même des désagrément de porter un casque.

Sépah
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le 15/6/2018, 22:00

La fameuse Lucrèce représentait un idéal de Justice, à la Istus. C’est à dire, une justice froide et impitoyable… Mais parfois, le côté humain de Lucrèce reprenait le pas, et donc, elle laissait passer certaines choses. En grande partie aussi car effectivement, si Sépah décidait de ne pas faire plainte… Et bien, elle devrait en théorie faire le contrôle d’identité, mais bon… Des petits malfrats, on pouvait les laisser courir… Jusqu’à ce qu’elle le revoit. Car elle savait bien que le fameux criminel retomberait bien vite dans ses travers, et donc, qu’il n’allait pas rester sage bien longtemps… C’était comme ça que marchait la plupart des criminels. Une fois criminel, et bien, on reste toujours criminel. Et c’est comme ça. On n’y pouvait rien… Mais peut-être que Sépah allait trouver un moyen de changer les avis de la fameuse cheffe de police ? Et bien, installons-nous et regardons ça.

« Cela, je le sais bien. Je n’ai pas pour prétention de faire entrave à votre métier. S’il avait volé toute autre personne que moi, je ne me serais absolument pas opposé à son arrestation. »

Visiblement, il ne se rendait pas compte qu’il faisait entrave… En faisant ce qu’il était entrain de faire ! Et ouais, faire entrave, c’était quelques choses de simple : il fallait juste… Et bien, ne pas permettre à quelqu’un de faire son boulot. Hors le boulot de Lucrèce… Et bien, c’est arrêté les personnes qui sont surprises entrain de faire un acte illégal. Comme… Je sais pas moi… Voler des choses ? Et bien, ce qu’avait fait l’homme, c’était volé un truc. Donc… Comme tu empêches Lucrèce de faire ce qu’elle doit faire… Et bien, tu fais entrave à son métier. Débile. Bref, quoiqu’il en soit, de toute façon, Lucrèce avait arrêté, et jouait maintenant le jeu de la pédagogie. On allait bien voir ce qui allait se passer. Peut-être allait-elle le regretter, mais elle pensait que ça valait le coup. Déjà pour que le fameux Sépah apprenne quelques choses de cette journée… Qu’on ne devait pas faire confiance aux criminels.

« Oh. Ce n’est que ça ? Bien. Laissez-moi d’abord-vous dire que vous avez mon respect Madame. On m’avait dépeint les représentants de la justice d’Istus comme des monstres froids qui se contentaient de suivre mécaniquement les lois sans jamais réfléchir par eux même. Vous venez de me prouvez le contraire. Que vous avez de la considération pour l’autre justice, celle qui est propre à chaque individu.  Nos routes ne se croisent peut-être pas. Mais vous n’en demeurez pas moins respectable, et vous croyez en la voix que vous avez choisit. Bien. A présent. »

Lucrèce haussa un sourcil. « monstre froid » ? « Suivre mécaniquement la loi sans jamais réfléchir ? » Visiblement, il faisait de nombreuses fautes. Déjà, elle ne représentait pas la justice. Elle ne le dira jamais assez, mais elle était policière, pas juge ou jury. Elle était là pour faire respecter les lois. Et évidemment qu’elle ne réfléchissait pas sur les lois. Ce n’était pas à la Police ni aux Juges de réfléchir sur ce sujet. C’était à l’appareil législatif. Et puis, une loi n’était pas fait pour être réfléchie, elle était là pour être appliqué, et c’est tout. Lucrèce, elle, elle était là pour vérifier que les lois soient appliqués. Et encore une fois, c’est tout. Si les policiers commençaient à débattre sur la Loi, le tout tomberait non pas dans l’anarchie, mais l’anomie. l’absence d’ordre et de loi. C’est très différent de l’anarchie, qui est un vrai système politique. D’où l’importance de différentier les deux.

« - Tenez, c’est sans hésitation que je vous le confie. J’ai confiance en vous, je sais que vous ne fuirez pas avec, car vous avez plus à gagner à rester. Et je vous confierez le reste de mon armure aussi. Voyez-vous, une armure à besoin d’entretien, je pourrais avoir besoin d’un peu d’aide pendant quelque temps, je vous apprendrais s’il le faut. Disons, le temps de vous trouver un emploi stable ? Si ça ne vous dérange pas de vagabonder un peu avec moi… La seule pièce que je ne vous demanderais pas de nettoyer sera mon casque. Je m’en occuperais moi-même. »

« Je…
-Je... »

Ouah ! Double combo ! Bravo Sépah ! Tu viens de réussir à mettre sur le cul non pas une, mais deux personnes ! Et ouais, car pour le voleur, et bien… C’était inespéré comme situation. Voilà qu’il venait de trouver un boulot, une chance de pouvoir rebondir… Et pour Lucrèce, et bien… Elle ne s’attendait pas du tout à cela. Franchement, c’était… Inattendu. C’était une situation qui était logique, et qui répondait d’ailleurs à la proposition de la fameuse cheffe de police… Mais qui était avantageuse pour tout le monde. Il avait réussi à trouver une situation où tout le monde y gagnait alors qu’au contraire Lucrèce n’imaginait qu’une situation où tout le monde perdait. En gros, que je résume un peu… Le fameux Sépah avait totalement inversé les croyences de la cheffe de Police, et pouvait être bien fier de lui...D ‘ailleurs, cela avait redoutablement bien marché, étant donné que l’homme déclara :

« Je vais prendre mes affaires, et… Et régler quelques trucs en villes. Je… je serais là ce soir, ok ? Je règle juste ce que je dois régler, c’est… ça devrait être rapide… Et je suis à vous… Merci ! Mille merci seigneur ! »

Il fila à toute vitesse, laissant même le morceau d’armure à Sépah, et fila donc… Et bien ! C’était sa première réplique composée de plusieurs mots, et on pouvait dire que c’était une très bonne réplique… Excellente même. Bref, en tout cas, on sentait tout l’espoir dans un homme, un homme qui autrefois n’en n’avait plus aucun… Mais… Qu’est-ce qu’il voulait dire par « des trucs à régler » ? Ouh là… Cela, cela pouvait être inquiétant, on allait pas le cacher… Cela pouvait être très inquiétant… Comme ça pouvait être rien du tout. Mais quand même ! Quoiqu’il en soit, le fameux Sépah avait bien gagné dans tout ça… Et Lucrèce, elle, regardait donc l’homme partir à toute vitesse, visiblement très content… Elle baissait légèrement la tête, et ne disait rien pour le moment… Etait-elle vexée ? Mécontente de ce qu’elle venait d’apprendre ? Et bien… On allait bien voir…

« … Je dois avouer que je suis impressionné messire Sépah. »

Après un blanc qui aurait pu être gênant, finalement, la cheffe de la police repris alors la parole. Et elle offrit un vrai sourire au fameux chevalier en rose. On pouvait dire que c’était plus sympathique quand elle arrivait à sourire. Elle faisait presque son âge. Bref, elle souriait légèrement, car elle avait été surprise, oui, et agréablement surprise, ce qui, on va le dire, était toujours mieux qu’avoir une mauvaise surprise. Bref, elle souriait, et s’approcha légèrement de Sépah. Oh la attention Sépah ! Une jolie policière, avec des menottes sur elle, et une belle poitrine, tu sais comment ça fini… Je vais me faire tuer par Lucrèce, je vous assure. Bref, pas d’inquiétude, elle s’approchait juste car maintenant que la situation était moins tendue, elle pouvait relacher quelques peu sa garde, et être un peu plus calme, ce qui quand même était plus agréable pour tout le monde. Elle commença à déclarer :

« Je ne pensais pas que vous trouveriez un loophole dans ma manœuvre. C’était une jolie technique de votre part. Vous avez réussi à trouver un moyen de racheter l’homme de ses péchés, tout en l’évitant de purger une peine qu’il aurait mérité, pour ses vols. »

En effet. Lucrèce décida d’aussi fermer les yeux sur d’éventuels autres crimes… Peut-être que… Peut-être qu’il y avait une autre chose ! Peut-être qu’il pouvait se rattraper, et qu’elle pouvait fermer les yeux pour une fois… Elle avait envie d’y croire. De l’autre côté, peut-être que certaines personnes se sentiraient lésée, car eux aussi ils avaient été volés par cet homme ? Mais bon, elle l’avait dit, elle l’avait dit. Elle subirait les conséquences de ses actes avec ce qu’elle devait, en temps que cheffe de police. C’était comme ça. Bref, quoiqu’il en soit, la fameuse cheffe de la police était alors tranquillement concentrée sur ce qui se passait, et après avoir semblée plutôt contente… Et bien, on sentit son caractère changer énormément, étant donné qu’elle déclara, d’une voix plus sombre, presque déçue de ce qu’elle allait dire, presque déçue de ce qu’elle devait faire remarquer…

« C’est assez admirable, mais bien sûr, tout ne pourra être aussi simple, malheureusement. Si seulement je pouvais faire pareil et convaincre les déviant de rentrer dans le droit chemin. Mais malheureusement, c’est impossible.  »

Elle baissa la tête… Tant de négativitité ! Mais ça, c’est du Lucrèce tout cracher. Comme toujours, elle ne voit que le mal… Sur elle, c’était pareil. On sentait la pointe de l’épée de la critique qu’elle s’enfonçait dans le ventre comme un samouraï le fait après le déshonneur. Vous voyez un peu où je veux en venir ? Oui, en même temps, ce n’était pas trop difficile, on va bien l’avouer. Bref, la fameuse cheffe de police cacha son visage avec son chapeau. Elle allait devoir revenir à son boulot, et reprendre sa vie. Après tout, ce n’était pas car un criminel avait réussi à retrouver le bon chemin, que tous allaient y arriver. Oh… Et elle se rendait compte qu’elle n’aurait pas du dire ça. Sans aucun doute que son interlocuteur allait tenter de prouver que le chemin d’Istus était mauvais… Elle aurait mieux fait de se taire, elle supposait… Bref, quoiqu’il en soit, on allait bien voir ce qui allait se passer !
Lucrèce
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le 20/6/2018, 19:01

Le voleur et la cheffe de police semblèrent tout deux surpris par la proposition de Sépah qui sentit sa poitrine gonfler de fierté. L’homme lui remit le bout d’armure avant de partir régler quelque dernières affaires. Concrètement, s’il l’avait voulut, le mercenaire aurait put partir à ce moment là. Il avait son armure, l’homme était libre, il avait tout ce qu’il avait voulut. Mais il n’était pas ce genre de personne. Son offre était sincère. Et il allait attendre le retour de l’homme. L’abandonner à présent était l’assurer de replonger dans une vie de vol et de crime jusqu’à ce qu’il se fasse pince à nouveau et finisse ses jours en prison. Il voulait sincèrement lui offrir sa chance.
Il regarda l’homme partir avant de reporter de nouveau son attention sur la cheffe de la police qui s’était adressée à lui :

« Pour être tout à fait honnête, madame, chercher une échappatoire à la situation dans laquelle vous m’aviez poussé n’était aucunement mon intention. J’avais en réalité prévu dès l’instant dès l’instant où j’ai dit que je ne le considérais pas comme voleur de lui proposer de se joindre à moi. Je suis intimement que tout ce dont il avait besoin, c’était d’une seconde chance, de toute reprendre à zéro, d’un nouveau départ. Peut-être que je me trompe, peut-être que je fais fausse route, mais je resterais vigilant.

Soudain, la cheffe de police s’assombrit. Le chevalier rose pouvait presque sentir le monde venir s’écrouler sur ses épaules et voir le nuage gris et pluvieux se déverser sur elle. Il la fixa avec une surprise manifeste. Comment en étaient ils arrivés là ? Comment la conversation avait elle prit une tournure si négative ?

- Non. En effet. Tout ne peut pas être aussi simple. Moi-même j’adapte ma justice aux situations. Et vous… He bien, vous vous devez de faire selon les lois. Mais c’est bien pour ça que vous êtes là non ? Parce qu’il ne suffit pas toujours d’un sourire et de mots doux pour remettre quelqu’un sur le droit chemin. Il faut bien protéger les citoyens d’Istus, non ?

Il ne put s’empêcher d’avoir un goût amer sur la langue en prononçant ces mots. Les citoyens d’Istus à protéger devrait comprendre les marqués, tués, et les laguz, réduits à l’esclavage. Mais premièrement, il n’était pas là pour ça, deuxièmement, la conversation ne s’y prêtait pas, troisièmement, il n’était pas son frère. Certes, il voulait que les choses change à Istus. Il aimait Istus, c’était l’endroit où il était né, où il avait grandit, où vivait sa famille. Mais les choses ne changeraient pas en les confrontant à l’aveugle avec la première personne croisée dans la rue. Il se contenta alors de chasser ces pensées de son esprit et se concentra sur la cheffe de police, attendant sa réponse, espérant trouver un moyen de lui remonter le moral, au moins juste un peu…

Sépah
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le 21/6/2018, 08:29

L’homme était parti, et Lucrèce se dit qu’il avait de la chance… Combien de volé pardonne à leur voleurs ? Franchement, à part dans les contes de fées, cela n’arrivait quasi jamais… Pourquoi cela ? Et bien, car beaucoup de gens tueraient plutôt que remettre en cause leur notion de propriété privée. Ce qui était à eux, étaient à eux, et personnes d’autres n’avaient le droit d’y toucher. C’était une vision parfois un peu triste, parfois qui entrainait des crimes -tuer quelqu’un, juste car il t’a volé… Bah, c’est un crime, c’est interdit par la Loi. Tu peux te défendre, en effet, mais bon dans ce genre de cas, c’est genre « je lui ai tiré une flèche dans le dos… Mais j’étais dans mon droit, il était dans mon territoire… » Cela, c’était des soucis qu’elle connaissait surtout en campagne. Ce genre d’évènements en ville, c’était quand même plus rare.

« Pour être tout à fait honnête, madame, chercher une échappatoire à la situation dans laquelle vous m’aviez poussé n’était aucunement mon intention. J’avais en réalité prévu dès l’instant dès l’instant où j’ai dit que je ne le considérais pas comme voleur de lui proposer de se joindre à moi. Je suis intimement que tout ce dont il avait besoin, c’était d’une seconde chance, de toute reprendre à zéro, d’un nouveau départ. Peut-être que je me trompe, peut-être que je fais fausse route, mais je resterais vigilant. 

« Je ne sais pas si vous l’être le plus stupide ou le plus gentil de la planète. »

Un mélange des deux sans doute. Lucrèce ne comprenait pas comment les gens parfois pouvaient être si indulgent, et au contraire, être très agressif. On passait du tout u rien.Visiblement, il voulait permettre une seconde chance à cet homme, et cela… Dès le début ? Franchement, c’était admirable, elle n’avait rien d’autres à dire… Mais si c’était admirable, cela ne voulait pas dire que c’était raisonnable. Après, elle parlait à un mec qui se balladait en armure intégrale rose… Donc, pouvait-on vraiment le qualifier de raisonnable ? Il était peut-être fou, mais il avait bon fond… Et cela, c’était l’essentiel, on pouvait bien le dire. Quoiqu’il en soit, la fameuse policière écouta ses déclarations suivantes :

- Non. En effet. Tout ne peut pas être aussi simple. Moi-même j’adapte ma justice aux situations. Et vous… He bien, vous vous devez de faire selon les lois. Mais c’est bien pour ça que vous êtes là non ? Parce qu’il ne suffit pas toujours d’un sourire et de mots doux pour remettre quelqu’un sur le droit chemin. Il faut bien protéger les citoyens d’Istus, non ?

« En effet. C’est ma mission première. »

Protéger le peuple. Toutes les polices du mondes disaient cela. Y comprit certaines polices que l’histoire a reconnu comme… Les pires moments de l’histoire de l’humanité ! Ainsi, on peut citer La NKVD, la GESTAPO, la STASI… Bref, que des trucs extrêmement sympathique. Et la police d’Istus dans tout ça… Et bien, on ne pouvait pas la comparer à ses organismes de polices totalitaire. Déjà, car d’un point de vue technologie, progression de l’espionnage et des moyens de contrôle, on était sur du grand écart de catégorie mondiale, si vous voulez mon avis. Mais genre, catégorie mondiale, genre il y en a pas, va falloir en créer une et ça fait vachement chier, car c’est toujours chiant de créer des catégories. Bref, la mission première de la fameuse Lucrèce était de protéger les citoyens… Mais…

« La mission seconde est de faire respecter les lois, car celles-ci représentent l’ordre. Sans ordre, il n’y a pas de société. D’où notre effort à appliquer la loi quelques soit le cas. »

Elle abusait un peu, mais elle n’avait pas totalement tord. Enfaite, vous êtes dans le théorie de Hobbes. Vous savez, le mec qu’a donné son nom au tigre dans Calvin et Hobbes. Mate tes références, bon sang de bonsoir. Bref, donc, Hobbes, dans son Leviathan, avait grosso-modo déclaré que l’homme, à l’état de nature, était un être violent, qui se battaient, qui n’hésitaient pas à faire des meutres et des viols… Et bien, justement, c’était toujours selon Hobbes, la création de la société avait réussie à réduire la violence, justement, on la contenant par la société, la création de loi. Cela entrain en contradiction avec la théorie Française de Jean-Jacques Rousseau, qui croyait l’inverse ! En gros, l’état de nature était composé de gros hippies joyeux et gentils, tandis que c’était la société qui apportait la violence à l’homme…

« Ne serait-ce pas injuste qu’un riche échappe grâce à son argent à la justice ? Et bien... »

Ouh la, terrain glissant… Pourquoi cela ? Et bien, tout simplement, elle n’était pas non plus dans la véritée totale là… En effet, beaucoup de nobles échappaient à la justice, quand le crime n’était pas trop grave. Bien sur, un crime de haute trahison, par exemple, un noble sera puni de la même façon qu’un roturier, car il était très important dans le fonctionnement de l’état… Mais la différence, la grande différence, c’est pas tant que Lucrèce ferait deux poids deux mesures. Non, elle ne mentait pas. Mais les nobles avaient bien plus de protections, de connaissances juridiques, d’aides de notaires et d’avocats… Bref, ainsi, ils pouvaient se défendre bien plus sereinement que monsieur tout le monde, on va bien le dire...

« Pour ne pas être hypocrite, il faut savoir punir tout le monde de la même façon, en appliquant les lois. »

Voilà, là, vous avez la théorie… Et franchement, on peut ne pas être d’accord… Mais elle se tenait ! L’idée qu’un crime était un crime, et quelques soit la situation, et bien, il était puni de la même façon… On pouvait ne pas être d’acord dans le sens un crime pouvait s’adapter suivant la situation… Tout le monde, dans les faits, ne puniraient pas de la même façon un enfant et un riche qui volent… Mëme Lucrèce. Et ouais, elle disait tout ça, mais il y avait quand même une légère, très légère, franchement pas si grave, différence entre ce qu’elle disait et ce qu’elle faisait… Et là, on veanti d’avoir un exemple. Bien qu’objectivement Lucrèce aurait du arrêter cet homme… Et bien, elle a décidé de jouer le pari de Sépah… Pari gagnant ou perdant ? Et bien, on verra ça plus tard…
Lucrèce
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le 22/6/2018, 22:36

Le chevalier ne put s’empêcher de sourire en entendant le discours de la cheffe de police. C’était normal, après tout, qu’elle raisonne ainsi après tout, au vu du poste qu’elle avait. On ne donnait probablement pas le poste au premier révolutionnaire venu. D’autant qu’étant lui-même issu de la noblesse d’Istus, il était parfaitement placé pour savoir qu’avec un peu d’argent, un noble pouvait échapper facilement à la justice, et que, là où cette somme sacrifiée signifiait juste qu’il pourrait s’offrir une frivolité en moins, un pauvre ne pouvait pas se le permettre au risque de mourir de faim. Elle conclut en affirmant que la loi se devait d’être la même pour tous afin de ne pas être hypocrite. Ce qui était hypocrite aux yeux de Sépah.
Il leva un instant les yeux au ciel, regrettant de ne pas avoir la culture de sa sœur. Mais il songea à un livre qu’il avait lut une fois, sur la justice, peu après sa séparation avec son frère. Il résumait à peu près tout ce qui n’allait pas dans cette façon de raisonner. Il l’affectionnait beaucoup, mais, qui sait, peut-être la cheffe de police accepterait t-elle d’y jeter un œil s’il le lui donner ? Il doutait qu’elle changerait radicalement de point de vue, mais s’il pouvait commencer à la faire réfléchir, c’était un début…

« Je ne vous ferais pas l’outrage de vous signaler que les riches peuvent en effet échapper à la justice en graissant la patte des bonnes personnes, je devine à la façon dont vous vous êtes interrompu que vous vous en êtes rappelé toute seule. En outre…

Il reporta son attention sur son interlocutrice avant de continuer :

- Il y a un philosophe qui considère que la justice ne peut pas être définie dans l’absolu . Parce que des mêmes faits peuvent au final être grandement différents selon tout un tas de critère. Oh, je simplifie énormément. Je ne suis qu’un mercenaire, je suis loin d’être un intellect. Mais, selon lui, il est nécessaire, avant de définir le juste, il est nécessaire de définir une hiérarchie des valeurs de la société.

Il afficha un air songeur. On pouvait sentir que le sujet le touchait énormément au fait qu’il avait totalement abandonné son surjeux, il était dans son élément, il n’avait plus besoin de faire semblant pour avoir l’air à l’aise.

- Le simple fait que des gens par le passé aient écrits des textes de loi ne signifie pas qu’elles sont justes… Après, j’ai conscience que votre travail n’est pas de les remettre en question, vous ne pouvez pas vous lever demain et décider de but en blanc de ne plus faire respecter les lois et de ne plus arrêter les criminels, ce serait l’anarchie, dans le pire des cas. Et dans le meilleur… He bien, vous serez destitués de vos fonctions et tout ça n’aurait servit à rien. Ceci dit, si jamais vous avez un peu de temps, et que vous désirez creuser un peu la réflexion…

Il fouilla dans son sac pour en sortir le livre dont il parlait.

- Je peux toujours vous confier ceci. En dédommagement pour les troubles que je vous ai causé. Je me doute bien que vous et moi ne seront probablement jamais d’accord sur notre conception de la justice, mais un peu de curiosité ne fais de mal à personne ? »

Il ponctua ces mots d’un sourire inutile.
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le 24/6/2018, 09:00

La cheffe de police allait bientôt partir. Après tout, elle allait devoir faire en sorte qu’elle retourne à son travail, bientôt : Car au dirait pas, mais elle devait aller bosser ! Et surtout, elle devait arrêter d’embêter ce pauvre homme. Et oui, voilà un classique de Lucrèce. C’était toujours ainsi, c’est elle qui embêtait, c’est elle qui posait problème, ce n’était pas du tout Sépah qui poserait problème, donc, mais au contraire, c’était elle qui posait soucis. Et oui, le célèbre principe de Lucrèce, de s’il y a un soucis, c’est sans doute ma faute. Un grand classique pour la fameuse cheffe de police, elle ne changeait pas… La fameuse cheffe de police donc écouta les déclarations de Sépah, se demandant ce qu’il allait dire.

« Je ne vous ferais pas l’outrage de vous signaler que les riches peuvent en effet échapper à la justice en graissant la patte des bonnes personnes, je devine à la façon dont vous vous êtes interrompu que vous vous en êtes rappelé toute seule. En outre…

Elle grimaça. Cela ne faisait JAMAIS plaisir d’entendre ça. En gros, c’était exactement comme un coup de poing dans la gueule. Imaginez, vous rencontrez une médecin, et vous lui dites « non mais il y a des médecins qui font ça que pour le fric. » Il va pas aimer. Pas du tout. Bah, Lucrèce c’est pareil. Oui, une minorité de personnes dans la justice et la police étaient corrompus… Mais c’était une minorité. Donc, le rappeler comme ça… Elle n’aimait que peu. Mais elle devait être calme et digne de sa fonction, donc, elle ne déclara rien. Elle fit même disparaître sa grimace, pour revenir à une mine froide, la mine qui faisait qu’on l’appelait la lame froide, d’ailleurs. Donc, ainsi, elle écouta la suite des déclarations, qui la réchauffa un petit peu, dieu merci !

- Il y a un philosophe qui considère que la justice ne peut pas être définie dans l’absolu . Parce que des mêmes faits peuvent au final être grandement différents selon tout un tas de critère. Oh, je simplifie énormément. Je ne suis qu’un mercenaire, je suis loin d’être un intellect. Mais, selon lui, il est nécessaire, avant de définir le juste, il est nécessaire de définir une hiérarchie des valeurs de la société.

« Ce n’est pas faux. Mais qui alors choisis la « hiérarchie des valeurs » ? C’est bien joli de dire ça, mais un crime reste un crime. Si un homme tue un autre homme, même avec de bonnes raisons -exception légitime défense-, cela reste un meurtre. »

Eheh. Ce n’était pas tant volontaire, mais le cas du meurtre était très bon… Non ? Car si vous utilisez le terme « Oui, mais la préméditation rend ça pire ! » Sauf que oui, mais s’il y a préméditation, et bien, c’est un assassinat, c’est plus un meurtre. Si le meurtre est accidentel, ce n’est plus un meurtre, c’est un homicide accidentel. Donc, le meurtre était très précis, mais pouvait être varié. Tué car l’homme était entrain de voler ? Meurtre. Tuée car une femme trompait son époux ? Meurtre. Tué car l’homme jouait de la flute trop mal… Sérieusement ? Bon, bah même dans ce cas stupide, c’est un meurtre. Donc, le meurtre, sauf le cas de la légitime défense, restait un cas, où effectivement, au sens de Lucrèce disait, un crime qui restait toujours relativement la même chose.

- Le simple fait que des gens par le passé aient écrits des textes de loi ne signifie pas qu’elles sont justes… Après, j’ai conscience que votre travail n’est pas de les remettre en question, vous ne pouvez pas vous lever demain et décider de but en blanc de ne plus faire respecter les lois et de ne plus arrêter les criminels, ce serait l’anarchie, dans le pire des cas. Et dans le meilleur… He bien, vous serez destitués de vos fonctions et tout ça n’aurait servit à rien. Ceci dit, si jamais vous avez un peu de temps, et que vous désirez creuser un peu la réflexion…Je peux toujours vous confier ceci. En dédommagement pour les troubles que je vous ai causé. Je me doute bien que vous et moi ne seront probablement jamais d’accord sur notre conception de la justice, mais un peu de curiosité ne fais de mal à personne ? »

« Merci beaucoup. Je l’étudierai avec attention. »

Grande consommatrice de livre, aussi bien des fictions que des ouvrages historiques, philosophiques, mathématiques, et scientifiques, elle ne disait pas non à une nouvelle lecture. C’était vraiment très gentil de sa part, et elle avait hâte de lire ça. Peut-être que cela serait un torchon idéologique anti-Istus… Mais il faut bien dire qu’elle en avait lu de ces torchons… C’était important pour démontrer justement ce genre d’arguments. Si au contraire, l’ensemble était intelligent, et critiquait avec intelligence les faiblesses de la politique d’Istus, et bien, elle irait voir ce que cela disait exactement, et verrait si cela peut-être intéressant. Quoiqu’il en soit, elle allait bien l’étudier, cela Sépah pouvait en être sûr. Lucrèce n’était pas du genre à mentir dans ce genre de cas. Pas du genre à mentir tout court enfaite.

« Et bien messire, je vais vous souhaiter une bonne journée. Profitez bien de votre séjour en Cerulis, et excusez de mon comportement. »

Lucrèce montrait comme toujours un respect infini et total de la politesse, s’inclinant alors devant son interlocuteur. Son comportement en effet envers autrui pouvait être critiquable étant donné que… Et bien, elle avait quand même tentée d’imposer sa vision, alors qu’après tout, elle était cheffe de la police. Elle n’avait pas à faire cela. Elle devait faire respecter la loi. Si quelqu’un n’était pas d’accord avec les idéaux d’Istus, mais ne commettait pas de blasphèmes ou d’actes illégaux selon la Loi… Et bien, elle n’avait pas à critiquer l’homme. C’était comme ça. Donc, elle s’excusait. Elle espérait que l’homme, malgré ces critiques d’Istus incessantes, sauraient quand meme profiter de la fameuse grande capitale d’Istus, capitale de beauté, d’ordre et de perfection. Et ainsi, sur ses mots, elle se retira tranquillement.

La journée se passa calmement… Pour tout dire, il ne se passa pas grand-chose. Lucrèce eut surtout beaucoup de paperasse à faire… Et oui, une énorme partie du travail de Lucrèce était administratif. Pour beaucoup, du côté administratif, Lucrèce était une ENORME amélioration depuis Parménion, l’ancien chef de police, qui était… Quand même dire… Disons que niveau paperasse, il se laissait pas mal aller, car il s’en fichait pas mal… C’était pas trop son truc tout ce genre de truc. Lui, il préférait largement faire de la chasse au criminel… Et laissait tout à sa seconde. Depuis que Lucrèce était cheffe de la police, elle avait gardé ce travail administratif, et elle déléguait plus le contrôle, et la surveillance de la ville à ces hommes et femmes qui travaillaient donc pour la police d’Istus.

Finalement le soir tomba. Lucrèce avait fini sa journée, et rentrait tranquillement… Elle en aurait des choses à raconter à son bonsaï. Si Sépah la croisait, il pourrait être content. Elle tenait sous son bras le fameux livre, et il y avait un marque page au dixième du livre à peu près, ce qui montrait qu’elle l’avait commencé… Tient, en parlant de Sépah, elle traversait la fameuse ruelle où en théorie, les deux devaient se retrouver… Et elle trouva d’ailleurs le fameux chevalier à l’armure rose… Mais pas le fameux voleur. Elle haussa un sourcil. Instinctivement, elle se dirigea alors d’un pas dirigée vers son interlocuteur de ce matin, et fit un léger signe d’inclinaison en sa place, pour lui souhaiter une bonne soirée… Avant de déclarer tranquillement, en se plantant comme un piquet, comme elle avait l’habitude.

« Tient ? Messire le voleur ne deviez pas vous retrouver à cette heure ? Vous croyez qu’il a eu des soucis ? »

Elle avait fait, par curiosité, quelques recherches sur l’homme, et avait été rassurée en confirmant que ce n’était qu’un petit malfrat de rien du tout. C’est juste qu’il avait visiblement malheureusement rencontré de mauvaises personnes. C’était comme ça, cela marchait ainsi. Bien souvent, les criminels les plus capturés, étaient les petits poissons, plutôt inoffensif. Oh, bien sûr, il fallait les punir, mais c’était pas eux les plus dangereux. Mais cela, au fond, ici, elle s’en fichait. Là, le plus important… Et bien, c’était donc le cas du voleur. Pourquoi n’était-il pas revenu ? Sépah pouvait en tout cas être content, on pouvait remarquer que la fameuse cheffe de police n’était pas en mode « Il est coupable, il est retourné au crime, sans aucun doute. » Non, ce qui lui faisait peur, c’est qu’il ait eu des ennuis. Et là, ça changeait déjà beaucoup de ce qu’elle avait dit un peu plus tôt, n’est-ce pas ?
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le 26/6/2018, 20:38

Sépah sentit son cœur se gonfler en voyant la cheffe de police accepter de prendre l’ouvrage qu’il lui tendait. Même si au final, cela ne changeait rien, même si elle rejetait en bloc tout ce qu’elle lirait, cela signifiait tout de même qu’elle voulait bien donner une chance à ce que le philosophe avait à dire. Et c’était un bon début.
Il salua joyeusement son interlocutrice avant de reprendre sa route, tuant un peu le temps en attendant que son protégé ait finit les dernières affaires qu’il avait à régler. Quand il jugea que cela faisait suffisamment de temps que l’homme était partit, il revint sur ses pas pour l’attendre. Et il attendit, attendit, attendit. Étrangement longtemps. Et le chevalier commençait à s’inquiéter. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Un accident ? Était-il tombé subitement malade ? S’était il fait agresser ? Une de ses anciennes victime l’avait elle reconnu et faite arrêté par un autre policier ? Peut-être était-il juste en train de dire au revoir à ses amis… Il s’était peut-être fait des amis dans la rue, et les adieux étaient plus difficiles que prévus… Ou peut-être avait il trouvé un travail miraculeusement ? Bon… D’accord, lui-même n’y croyait pas vraiment à celle là…
Alors qu’il s’efforçait de ne pas se laisser aller à avoir des pensés négative- ce qui devenait de plus en plus dur au fur et à mesure que le temps s’étirait, il aperçut de nouveau la cheffe de police, tenant à la main le livre qu’il lui avait prêté, qu’elle avait manifestement commencé à lire. Elle venait de nouveau vers lui afin de l’interroger justement à propos de l’homme qu’il attendait. Sépah grimaça :

« Tiens… C’est aussi ce que vous vous dites ? J’étais justement en train de me demander s’il ne lui était pas arrivé quelque chose de fâcheux… Je ne voudrais pas abuser de vous mais… Est-ce que vous savez s’il se serais passé quelque chose dans la ville depuis notre conversation ? Si vous avez la moindre petite information qui pourrait m’être utile, je serais preneur.

Interrogea t-il en piétinant nerveusement le sol, sincèrement inquiet que son protégé ait fait une mauvaise rencontre.

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le 26/6/2018, 22:19

Lucrèce ne pouvait pas laisser un citoyen ou un visiteur dans la panade. En théorie, elle aurait pu rentrer chez elle se reposer de sa journée de paperasse… Mais non, elle devait aider son interlocuteur… Déjà, car ce dernier lui avait offert un livre… Et car… Et car voilà ! De toute façon, c’était son boulot… Après, peut-être avait-elle été négative, et que tout simplement, Sépah l’avait envoyé chercher quelques choses, et qu’il attendait tout simplement son retour. Parfois, il ne sert à rien de surinterprété et les solutions les plus simples sont les meilleurs… Mais d’autres fois, et bien, au contraire, les théories se vérifient… Et bien entendue, ici, nous étions dans le deuxième cas… Bah oui, sinon, il y aurait pas de RP, et on aurait l’air très con… Faut réfléchir un peu, mes cocos… Bref, Lucrèce écouta Sépah alors…

« Tiens… C’est aussi ce que vous vous dites ? J’étais justement en train de me demander s’il ne lui était pas arrivé quelque chose de fâcheux… Je ne voudrais pas abuser de vous mais… Est-ce que vous savez s’il se serais passé quelque chose dans la ville depuis notre conversation ? Si vous avez la moindre petite information qui pourrait m’être utile, je serais preneur.

« Malheureusement, je n’ai point d’information sur son devenir actuel. »

En effet, Lucrèce n’avait pas fait suivre l’homme. Elle n’avait pas les hommes ni le temps pour le faire faire… Donc, elle ne savait pas exactement où il pourrait être… Si elle commençait à surveiller tout le monde, et bien, elle n’aurait plus aucun homme. Ah… L’ultime flicage, la surveillance absolue et constante… Voilà un rêve de bien des totalitarismes… Quels totalitarisme n’avait pas rêvés de ce genre de flicage ? Que le moindre geste et fait de tout les concytoyens soient constamment surveillées ? Bref un rêve liberticide de dictateur… Et là, quelques choses qui aurait été bien pratique pour savoir ce que faisait ce mec… Mais bref… Lucrèce déclara alors, après un petit moment de pause…

« J’ai cependant un peu étudié son dossier, et je sais qu’il traînait beaucoup près de l’auberge des trois connétables. Et quand je dis beaucoup, je parle, tout le temps. Voulez-vous que je vous y accompagne. »

C’était le meilleur plan pour le moment… Car en effet, Cerulis était une ville très grande. Si on commençait à chercher dans toute la ville où est-ce que ce connard pourrait être, et bien, on pourrait en avoir pour toute la nuit. Surtout que dans ce genre de cas, vous savez bien comment ça se passe. Vous vous dites « Bon, il est où Trouduc ? » Comme il arrive pas, bah, vous commencez à le chercher. Et évidemment, Trouduc, eh bien ce connard, il arrive ! Et il vous trouve pas, vu que vous êtes partis à sa recherche… Donc, imaginez à l’époque où le téléphone portable n’existe pas… Bref, vous voyez une petite vision de ce qu’est l’enfer. Deux personnes qui se cherchent dans une ville, mais qui n’arrivent pas à se croiser. Et non si vous vous demandez, ce paragraphe n’est pas tiré de fait réel…

L’auberge des trois Connétables étaient loin d’être une auberge mal famée. C’était pas la meilleure auberge de la capitale, mais elle était largement acceptable, on y mangeait et dormait bien. C’était tout ce qui importait à la plupart des visiteurs… C’était aussi un lieu de richesse, et parfois même de luxure, mais rien d’officiel… Lucrèce avait fait plusieurs descente dans cet auberge à l’époque de Parménion, et ce dernier n’avait jamais réussi à trouver quoiques ce soit qui puisse justifier la fermeture… Même la présence de personnes odieuses, qui franchement… qui oserait se mettre à collaborer avec eux ? Elle en avait des doutes, mais elle pouvait bien dire personne… Surtout un homme, obèse et dont les cheveux commençaient à manquer sur le crane… Mais qui par ses vêtements, ses lunettes noir, et son air malicieux qui se voyait sur son visage, arrivait à attirer foule… Et qui visiblement, avait entendu quelqu’un. Ce fut un jeune homme blond qui lui chuchota quelques choses à l’oreille… Quand Lucrèce vit cela, elle ne put que soupirer, et s’approcha alors de l’homme en déclarant :

« -Baron.
-Tient, mais si ce n’est pas cette chère Lucrèce ! Installe toi... »

L’homme avec des lunettes noirs invita la cheffe de la police à s’installer à côté de lui… Il semblait sympathique et souriant… Mais on sentait aussi qu’il était aussi menaçant qu’il pouvait être sympathique. Quand on regardait sous ses lunettes noirs, on remarquait qu’il n’avait pas des yeux qui suivaient les mouvements… Il était aveugle ! D’où le fait qu’il portait des lunettes noirs en intérieur, et qu’il semblait avoir du mal à suivre… Cela était étonnant de le voir alors à une table de poker… Et encore plus de le voir avec tout l’argent qu’il avait avec lui… Sans doute qu’il savait extrêmement bien triché, ou bien qu’il avait une chance de cocu. Bref, Lucrèce semblait assez… Énervée de sa présence. Elle déclara alors qu’elle tentait de partir…

« -Baron, je n’ai pas le temps…
-Il y a toujours le temps… Tu amènes un homme ? Je crois entendre une armure... Il sait jouer aux cartes… ? Allez, installe-le. Fait pas ta timide, la « Lame Froide ». »

Le jeune homme qui avait prévenu le fameux Baron tira deux chaises, pour laisser s’installer aussi bien Sépah que Lucrèce. Le jeune homme était taillé comme une allumette. Maigre, grand, sec, avec un regard assez froid, mais d’un bleu tellement profond qu’il semblait pouvoir glacé la moindre personne qui plongerait un peu trop dans son regard. Il portait de nombreux couteaux sur lui… Bref, on sentait qu’il ne rigolait pas. Lucrèce soupira, et décida de s’installer. Plusieurs hommes tournèrent le regard vers elle, sauf Baron qui ne pouvait rien voir… Visiblement, ils étaient content d’avoir une femme à table, on sentait que le tripot en accueillaient rarement. Mais beaucoup se ravisèrent en se rappelant que c’était l’une des femmes les plus mortelles de Cerulis… Donc mieux valait pas l’énerver… Cela semblait plus safe, mystérieusement.

« -Sépah, Baron est un homme puissant et riche. Irréprochable, bien que magouilleur. Il ne fait jamais rien d’illégal… lui-même.
-Trop d’honneur, « Lame Froide ». Tu veux jouer, petit ? »

L’homme offrit un sourire carnassier. Il battait des cartes, alors que son second était toujours à côté de lui, toujours aussi grand et sec, et regardait l’homme en armure. Il passa rapidement sa main dans ses cheveux blonds coupés extrêmement court… Il semblait pas à l’aise d’avoir à la table de son patron un homme en armure… Tandis que ce dernier, lui, cela semblait bien l’amuser… Lucrèce supposait même que s’ils avaient été tout les deux invités à la table, c’est à cause de la drole de pair qu’ils formaient. Un chevalier tout de rose vêtu, et une policière tout de noir vêtu… Cela détonne, il y a rien à dire de plus… Lucrèce se disait qu’il allait falloir le faire parler. Si quelqu’un savait ce que cet homme était devenu… C’était lui. Lucrèce souffla le nom de l’homme à Sépah : C’était un dénommé Barnabé Frolles. Peut-être que « Baron » connaîtrait qui était cet homme ? La question méritait de se poser…
Lucrèce
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le 9/7/2018, 23:26

Sépah grimaça derrière son casque quand Lucrèce lui indiqua qu’elle n’avait pas d’informations sur ce qu’avait fait l’homme. Cependant, elle réveilla aussitôt un peu d’espoir en lui en l’informant sur l’endroit où il passait tout son temps. Une auberge. Le chevalier avait beau être originaire d’Istus, il ne connaissait absolument pas cette auberge. Il faut dire qu’un jeune noble n’avait aucune raison d’aller trainer dans une auberge, pas vrais ?

« Avec plaisir ! Je vous suis infiniment reconnaissant pour votre aide.

Il suivit le pas de la chef de police, veillant cette fois à ne laisser personne lui rentrer dedans pour ne pas se faire piquer un bout d’armure. Une fois mais pas deux. Et puis, si sa nouvelle recrue était en danger, il n’avait pas le temps d’attraper un nouveau voleur, et encore moins de débattre à nouveau pour lui sauver la vie. Le duo arriva finalement à la fameuse auberge des trois connétables. Elle s’approcha d’un homme manifeste en soupirant, et s’adressa à lui en l’appelant Baron. Le chevalier resta en retrait pour écouter l’échange. L’homme entendit le cliquetis de l’armure du justicier et l’invita à s’asseoir. Celui-ci grimaça, peu enclin à perdre son temps avec le fameux Baron. Il n’était absolument pas le genre de personne qu’il lui plaisait de côtoyer. Un homme tira deux chaises pour les « inviter » à s’asseoir. Ou plutôt pour les inciter, au regard glacé qu’il posait sur eux, et aux nombreux couteaux dont il disposait. Mais Sépah n’était pas du genre à se laisser intimider. S’il avait sut tenir tête à son propre frère qu’il avait toujours suivit comme un model, il ne comptait pas se courber devant le premier caïd venu. Lucrèce lui expliqua alors que Baron ne faisait jamais rien d’illégal par lui-même. Un sourire amer étira les lèvres du justicier. Il haïssait ce genre de personnes qui pensaient pouvoir échapper à la police en se débarrassant du sale boulot. Manque de chance pour lui, Sépah n’était pas la police. Si l’homme avait quoi que ce soit à voir dans la disparition subite de son protégé, il allait en baver, qu’il se soit lui-même salit les mains ou non.

- Désolé, je ne suis pas ici pour jouer, et encore moins pour vous grossir votre porte monnaie. Je suis ici à la recherche de quelqu’un, et je n’ai guère de temps à perdre.

Et pour preuve, il n’y avait aucun surjeux dans sa façon de parler, il allait droit au but, tout ce qui l’intéressait était de retrouver son protégé, de le sauver s’il le fallait, et de punir ceux qui pourraient lui avoir fait du mal alors qu’il allait l’amener sur une route droite et juste.
Sépah
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le 10/7/2018, 21:13

Lucrèce n’appréciait pas ce genre de cadre. Nous étions dans un espace qui respectait la Loi, c’était un fait, mais qui ne la respectait pas non plus, et ça, tout le monde le savait. Encore une fois, ce n’était pas un mystère, ce n’était pas un secret… Ou alors, si c’était un secret, c’était genre le secret le moins bien gardé du monde, on va bien le dire. Tout le monde je dis bien, tout le monde savait par coeur que Baron versait dans des affaires illégales. Mais encore une fois, sans preuve, le côté légaliste d’Istus ne permettait pas du tout d’arrêter l’homme. Dans un état comme Pallas, cela poserait moins de soucis, où là, il se ferait défoncer, point à la ligne, mais dans un état comme Istus où on respectait la Loi à la lettre… Et bien, un criminel versé dans la Loi pouvait très bien se débrouiller sans soucis.

- Désolé, je ne suis pas ici pour jouer, et encore moins pour vous grossir votre porte monnaie. Je suis ici à la recherche de quelqu’un, et je n’ai guère de temps à perdre.

« Mmh... »

L’homme posa sa tête sur son poing, tandis qu’il réfléchissait. Les différents hommes qui étaient toujours avec lui, un petit peu une sorte de cour personnel, était tous entrain de regarder aussi bien Sépah que la fameuse « Lame Froide ». Les deux faisaient peur à cette cour, étant donné que l’une était cheffe de police, donc évidemment, un petit peu leur ennemi numéro 1 dans leur crime… Et l’autre, et bien… Ils ne savaient pas du tout qui s’était mais il semblait absolument convaincu dans ce qu’il voulait faire, et surtout, il semblait passablement énervé. Le soucis, le gros soucis, c’est que personne n’avait aucune idée des raisons de son énervement, et de pourquoi il était comme ça. Sans doute pour une bonne raison… Qui recherchait-il ? Et bien, il pourrait le dire tout simplement ! De toute façon, personne n’osa parler quand Baron déclara, sans bouger la tête.

« Il se peut que je sache des choses…
-Baron, l’homme en question s’appelait Barnabé Frolles . Tu n’aurais jamais entendu parler de lui, je suppose. »


Lucrèce était extrêmement, comment dire… On sentait l’ironie dans sa voix. Elle savait que l’homme avait quelques choses à voir avec la disparition de Frolles. Pourquoi cela ? Et bien, une supposition. L’auberge des trois connétables étaient donc l’un des lieux principaux où le fameux Baron venait… Et donc, si Barnabé y allait souvent, c’était sans doute pas pour y loger, mais bel et bien pour retrouver ce qui avait pu être un patron… Bref, qu’est-ce qui s’était passé ? Et surtout, si le fameux Baron savait des choses… Qu’est-ce qu’il allait demander ? Là, c’était une question pointilleuse et difficile à savoir. Encore une fois, elle avait affaire à un homme qui n’avait jamais rien fait d’illégal. Elle n’avait jamais pu -malgré son envie- l’arrêter… Car cela aurait été illégal. Rien ne permettait de le mettre en garde à vue…

« François ?
-Oui messire ? »

L’aveugle discuta à voix très basse avec le jeune maigre, taillé comme une allumette. Impossible d’entendre ce qu’il lui disait, l’homme hocha vivement de la tête, et sorti un couteau, et commença à se faire les ongles. Qu’avait-il pu bien dire ? Visiblement, Lucrèce n’avait pas affaire à une destruction de preuve. Encore une fois, elle savait que Baron n’était pas stupide. Elle avait le droit de faire arrêter l’homme si elle souspçonnait une destruction de preuve. Cela faisait parti des droits de la Police… Mais malheureusement, là, l’homme se faisait tranquillement les ongles, comme si… Et bien, rien n’avait été dit. Comme si cela n’avait eu aucune importance… Bref, Baron, quoiqu’il en soit, recommença à parler aux deux, après avoir été un moment dans sa bulle avec son homme de main.

« Il se peut que j’ai des informations sur lui. Mais il se peut que cela ne vous plaise pas forcément. Ou que cela vous plaise.
-Ne joue pas à ce petit jeu avec moi, Baron.
-Je croyais que tu chassais ce genre de petite vermine, « Lame Froide » ? »

Lucrèce lança un regard tellement meurtrier, franchement, si un regard pouvait tuer, Baron aurait été foudroyé sur place. Sans aucune hésitation. Elle détestait quand on utilisait ses techniques contre elle. Bien entendue qu’elle chassait ce genre de vermine… Mais là, elle n’était pas là pour parler d’elle… Donc, Baron n’avait qu’à fermer sa gueule. Sauf que Baron n’était pas du genre à fermer sa grande bouche, au contraire, il était plutôt du genre à constamment parler, parler, et encore parler, car il savait qu’il pouvait le faire. Il ne voyait peut-être plus, mais il en savait plus que bien des gens dans cette ville… Donc, il savait que personne ne pouvait le faire taire. Car si on le faisait taire, et bien, on se privait de ce qu’on voulait savoir. Bref, savoir et pouvoir, deux mots qui riment, et qui vont ensemble, qui fonctionnent ensemble… Bref, Baron alors recommença à parler, non pas vers Lucrèce, mais vers son interlocuteur du moment : Sépah.

« Qu’aurais-je à gagner à t’en parler, gamin ? »

L’homme déclara cela, tandis que les hommes de mains gardaient au cas où leurs armes à porté. L’auberge des trois connétables autorisaient de garder ses armes, ce qui n’était pas illégal encore une fois, se remémorait Lucrèce. C’était au choix du gérant. Bref, quoiqu’il en soit, Lucrèce devinait pourquoi ils gardaient leur armes. Ils se méfiaient d’une réaction agressive de Sépah… Etant donné que le jeune homme dans son armure rose avait déjà montré son énervement peu avant… Et que Baron jouait allègrement avec cela, étant donné qu’il déclarait d’un ton mielleux, ce qu’il voulait savoir… Bref, qu’allait faire Sépah dans cette situation ? Lucrèce se disait que le plus important, c’est surtout que Sépah conserve son calme. C’était très important qu’il ne cède pas à l’énervement… Bref, la cheffe de Police tentait de rester au cas où, elle aussi, prête à attaquer. Nous sommes dans une magnifique impasse mexicaine.
Lucrèce
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le 17/7/2018, 20:01

Quand Lucrèce dévoila l’identité de l’homme qu’ils cherchaient à Baron. Maintenant qu’il y pensait, Sépah ne savait pas lui-même comment il s’appelait avait. Il se sentit rougir à cette idée, heureusement, son casque suffisait à cacher cela. Quand il entendit le nom du nouveau protégé du chevalier, l’aveugle se pencha sur son acolyte pour discuter à voix basse. Le chevalier serra les dents. Il n’appréciait pas ça. Il ne l’appréciait pas du tout. Cela ne rendait l’homme que plus coupable à ses yeux. Mais il attendit patiemment que l’homme s’adresse de nouveau à eux, essayant de faire son malin. De gagner du temps peut-être ? Ou de les énerver ? Mais cela ne prendrait pas sur le mercenaire. S’il était en effet plus qu’agacé, voir son frère sombrer petit à petit dans une voix sombre qu’il appelait justice lui avait apprit l’importance du self-contrôle. S’il laissait ses émotions s’exprimer en premières, alors ce ne serait pas la justice qu’il rendrait. Le fameux Baron s’adressa finalement à lui, demandant ce qu’il avait à gagner s’il lui révélait ce qu’il savait sur Barnabé. Une affreuse grimace tordit le visage du chevalier rose. S’il n’avait pas eu son casque, il se serait efforcé de la réprimer, mais, étant donné que, de toute façon, personne ne pouvait la voir, il ne se donna pas cette peine.

« La satisfaction d’avoir fait une bonne action une fois dans votre vie, ça vous étoufferais hein ? Il faut toujours que ce soit une histoire de profit avec vous ?

Ce devait être l’un des exemples de types qui avaient poussés Conrad à mépriser Istus. Malheureusement pour Baron, Sépah n’était pas un policier. Il était un justicier. Et il n’avait que faire du fait qu’aux yeux d’Istus, le type n’avait rien fait d’illégal. S’il réalisait qu’il avait bel et bien magouillé quelque chose de pas net, il s’arrangerait pour faire tomber sa justice. Ceci dit, pour l’heure, il ne savait rien de cet homme. Mieux valait continuer à faire équipe avec la cheffe de police.

- Ceci dit, si vous avez des informations au sujet de Barnabé, je vous conseillerais de nous les délivrer, et de ne pas faire entrave à la justice."

Ajouta t-il d'un ton neutre, ne trahissant plus la moindre émotion.
Sépah
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le 18/7/2018, 21:36

Lucrèce regardait les deux, qui se tenaient en chien de faïence. Qu’on soit clair, il était clair ici qu’il y avait un Champion, Baron, et un Challenger, Sépah… Et que concrètement, elle, elle se retrouvait à être une arbitre… Non pas par plaisir, car concrètement, elle était dans le camp de Sépah dans ses idées, ses envies… Mais sa fonction la forçait à devoir regarder avant tout le respect de la Loi… Et oui, même dans une situation comme celle-ci, Lucrèce ne pouvait que s’aveugler dans sa vision obsolète de la Loi. La Loi qui réponds à tout. C’est pour ça qu’un homme intelligent comme Baron s’en sortait. Car il connaissait aussi bien la Loi que Lucrèce… Et donc, il n’avait rien, mais alors rien à se reprocher. On ne pouvait rien lui critiquer, c’est bête hein ? Et ouais… Quoiqu’il en soit, Sépah avait prit la parole, et en effet, déclara :

« La satisfaction d’avoir fait une bonne action une fois dans votre vie, ça vous étoufferais hein ? Il faut toujours que ce soit une histoire de profit avec vous ?

Tss. En quoi une bonne action serait vraiment utile ? Pour qui que ce soit ? Il n’était pas un enfant de coeur. Est-ce que son interlocuteur avait franchement la moindre connaissances des réalités de la vie ? Les bonnes actions cela ne servait à rien. C’était juste un ramassis de connerie. On pouvait faire des bonnes actions à ses proches… Mais pourquoi à cette homme ? L’humanité était sale, et il bénissait sa cécité pour ne pas voir la pourriture humaine. Mais s’il y avait une chose qu’il savait bien… C’était que le monde était aussi dégueulasse qu’on pouvait croire. Donc, il fallait être aussi dégueulasse que celle-ci pour y survivre. Ce jeune homme ne le savait pas encore, mais un jour, il allait découvrir la réalité de ce monde, et là… Il s’en mordrait les doigts. Mais ce jeunot décida de continuer de parler…

- Ceci dit, si vous avez des informations au sujet de Barnabé, je vous conseillerais de nous les délivrer, et de ne pas faire entrave à la justice."

« Je n’ai bien peur que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne ici... »

Il déclara cela avec un sourire carnassier. On sentait qu’il n’avait pas peur de son interlocuteur… Tout simplement car ce dernier pourrait faire ce qu’il voulait pour tenter de l’intimider… ? Et bien il ne le voyait pas. Et oui. Toute sa vie il avait été aveugle. Faible à cause de cela. Abandonné. Ignoré. Mais il s’était vengé de la vie. Il avait montré sa puissance. Maintenant, sa cécité était une force. Personne n’irait l’insulter, tout le monde savait sa puissance, et s’il était incapable de se battre… Il avait largement de quoi se battre pour lui, avec lui… Bref, l’homme savait que maintenant, sa revanche sur la vie était finie, achevée. Il profitait confortablement de la vie, faisant ce qu’il savait le plus… Et surtout profitant de sa formidable intelligence. Car il était malin. C’était un rusé renard…

« -Baron je…
-Voyons, « Lame Froide », je vous conseille de vous taire. »

Lucrèce fut choquée. Après un moment de silence, elle avait tentée de parler, étant donné qu’elle voulait faire en sorte que la situation ne dégénère pas. Elle savait bien que Baron était une crapule… Mais tant qu’il avait rien faire d’illégal, et bien, elle ne pouvait rien faire. Ils n’avaient même pas de preuve que Barnabé avait eu le moindre contact avec l’homme… Donc, impossible de prouver qu’il serait en cas d’entrave à la justice ou de non-assistance à personne en danger… Mais bref, là, elle était choquée. Lui dire…. À elle… De se taire ? Mais elle n’était pas une simple demoiselle qu’on envoie balader bon sang de bonsoir ! Elle était quand même chef de la police ! Bref, elle n’allait pas se laisser marcher sur les pieds comme ça… Et elle allait lui dire deux mots sur son comportement, car là, ce n’était plus possible… Malheureusement elle fut coupée dans sa tentative, comme vous pouvez le voir :

« -Pardonnez moi, Baron, puis-je…
-André ? Sert un verre à madame, elle apprécie ça en général. »

Si Sépah décida de regarder Lucrèce, là, maintenant, il put voir tout l’horreur dans les yeux de Lucrèce, et comment elle s’arrêta nette, devant le verre qu’on lui servait. Bon sang… Pourquoi il avait dit ça ? S’il avait seulement servi le verre, elle n’aurait eu aucun problème… Elle était sevrée, enfin, elle croyait l’être… Mais pour qu’il dise ça ainsi, comme ça… Est-ce que cela ne voulait pas dire… Qu’il… Qu’il savait ? Qu’il savait qu’elle avait été une alcoolique… ? Non, c’est pas possible, le secret avait été soigneusement cachée par les Caesar… Mais s’il avait trouvé un moyen de le savoir… Et que… Elle était piégée, paralysée… On sentait l’horreur dans ses deux yeux, et sa main trembler… Elle repoussa très lentement le verre, que André, lui rapprocha de nouveau, le remplissant. Ce jeune homme, toujours aussi sec, avait un regard sans émotion, obéissant et c’est tout… Quoiqu’il en soit, l’obèse reprit la parole…

« -Donc, je disais, vous venez à la mauvaise porte. Je n’ai rien à voir avec tout ça. Barnabé venez parfois jouer ici, enfin, plutôt perdre… Et il a du se faire des ennemis. Cela arrive. »

Outch… le sous-entendu était clair. Et il faisait bien comprendre qu’il n’avait rien à voir avec tout ça… Bref, qu’est-ce qu’avait fait l’homme ? Dette de jeu ? Action illégale… ? Tant de questions… Pour un devenir totalement incertain. Cela faisait que personne ne pouvait savoir. Quoiqu’il en soit, maintenant, Lucrèce était bien mal à l’aise. Elle avait peur depuis qu’elle pensait que le Baron savait peut-être certaines choses sur elle, et de l’autre côté, elle devinait que si ça se trouve… Sépah allait pêter les plombs. Est-ce que cela allait finir en baston généralisée ? Est-ce qu’elle allait devoir le lendemain signer de nombreux papiers expliquant le décès de plusieurs personnes… ? Elle n’en savait rien, mais à son tour, elle avait la main sur son katana, un peu comme tout less hommes plus ou moins liés à Baron avaient leurs mains sur les leurs… Si la bataille débutait, elle comptait bien défendre Sépah.
Lucrèce
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le 21/7/2018, 22:04

Sépah fixait froidement Baron quand il lui répondit que ce n’était pas comme ça que les choses fonctionnaient ici. Oui. Il avait cru comprendre ça. Sa question était purement rhétorique. L’homme ne semblait pas inquiété par le mercenaire. Pour l’instant, il n’en avait aucune raison. Pour l’instant. Mais il aurait bien tort de ne pas se méfier. Lucrèce tenta d’intervenir mais l’homme l’intima aussitôt au silence. Le chevalier rose serra les poings. Comment se permettait-il de parler ainsi à une représentante de la justice ?! Il avait gagné bien trop d’assurance depuis le temps qu’il agissait, impuni, il était vraiment tant que la justice frappe, d’une façon ou d’une autre. Lucrèce demeura silencieuse un instant, manifestement sous le choc- qui pourrait le lui reprocher ?- avant de vouloir intervenir à nouveau poliment. Mais Baron l’interrompit à nouveau pour demander à l’un de ses hommes de lui servir un verre d’alcool.
Le mercenaire le dévisagea. De toute évidence, il n’avait aucune envie que la cheffe de police se mêle à leur échange. Mais lui n’avait aucune intention de le laisser la traiter de la sorte. Il repoussa sèchement le verre :

« Je vous rappelle que Madame est ici avec moi à la recherche d’un homme, il serait très mal venu de faire taire une représentante de la justice n’est-ce pas ? Ou de la faire boire alors qu’elle mène l’enquête sur une disparition.

L’homme affirma ne rien savoir sur Barnabé. Sépah le fixa longuement. Etait t-il honnête ? Ou était-ce un mensonge ? Impossible de savoir. Quoi qu’il en soit, qu’il soit ou non responsable de la disparition de son protégé, le chevalier rose comptait bien s’occuper du cas Baron. Les types de son espèce, qui parvenaient habilement à échapper à la justice, étaient son domaine de prédilection. Le seul problème était qu’il n’agissait pas sans client, afin de ne pas imposer ses actions comme Conrad. De plus, même si Baron était en effet suspect, il ne s’était pas encore assez penché sur son cas pour savoir s’il trempait en effet dans des affaires louches. Et il doutait que la cheffe de police d’Istus accepte de faire appelle à sa justice. Bien au contraire. Elle devait être du genre à ne croire qu’aux lois, on ne devait pas nommer n’importe qui chef de police après tout ! Surtout à Istus !
Quoi qu’il en soit, le justicier choisit de ne pas engager de combat. pas encore. Il se tourna vers Lucrèce.

-Avec-vous une autre idée de piste à creuser ? »

Sépah
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le 22/7/2018, 10:02

Baron était puissant, sans aucune hésitation. C’était le genre de personne qu’il ne fallait pas prendre à la légère… Sous le risque de disparaître mystérieusement, de mourir rapidement, mais toujours à cause d’accidents… Bref, c’était sans doute ce qui était arrivé à Barnabé, penserait Lucrèce… Si elle était en état de vraiment penser. Et oui, il faut bien le dire, elle n’était pas vraiment en état de penser, de réfléchir… Elle était tétanisée à l’idée que son secret le plus sombre soit révélable. Car oui, certains portaient sur la conscience des secrets très sombres, comme Sépah juste avant. Mais Lucrèce… Et bien, elle, c’était juste que c’était une pauvre alcoolique, une femme qui avait cédée à la bouteille. Et qui en avait honte. Extrêmement honte. Bref, quoiqu’il en soit, la fameuse cheffe de police écouta alors les déclarations :

« Je vous rappelle que Madame est ici avec moi à la recherche d’un homme, il serait très mal venu de faire taire une représentante de la justice n’est-ce pas ? Ou de la faire boire alors qu’elle mène l’enquête sur une disparition. »

Lucrèce se dit qu’elle devra remercier Sépah. Celui-ci ne semblait pas avoir remarquée son malaise à propos de l’alcool. Tant mieux, il n’avait rien à savoir. Il n’avait rien à savoir sur elle, elle et l’alcool. C’était un secret. Et elle ne voulait que personne le sache. Maintenant qu’elle pensait que Baron le savait… Et bien, il avait un secret qui était extrêmement problématique pour elle. Un secret qui lui donnait un poids. Mais l’action de Sépah redonnait force et vigueur à la chaffe de polcie. Après tout, elle était représentante de la justice d’Istus, et elle n’allait pas se faire marcher sur les pieds par ce criminel, bien qu’il ne faisait rien d’illégal dans les faits ! Ainsi, elle écouta les déclarations de son interlocuteur.

« -Avec-vous une autre idée de piste à creuser ? »

« Baron. »


Lucrèce avait regardé le fameux Sépah. Elle sentait qu’il avait besoin de son aide. De son soutien. Bon sang de bonsoir, pour une fois, Lucrèce, elle, la femme derrière le poste, avait envie de parler, d’agir, de ne pas se fermer à cause de sa fonction et de ses règles. Elle avait envie de montrer qu’elle n’était pas une arbitre, mais qu’elle était libre de dire ce qu’elle voulait. Et de profiter alors de ce libre arbitre. Elle n’était pas là pour assister à un match entre Sépah et Baron. Déjà car en temps que cheffe de la police, c’était elle qui dominait la ville de Cerulis, qui devait absolument la protéger, et faire en sorte qu’elle reste digne… Et des individus comme Baron était typiquement ce qu’elle détestait le plus. Ainsi, elle se leva, et plaqua ses mains sur sa table, faisant que certains hommes mirent leur mains aux armes, tandis que d’autres louchèrent sur le corps de la policière, rappelant bien leur manque d’intelligence…

« Vous l’avez fait tuer, n’est-ce pas ? »

Elle déclara cela cash, sans aucune mise en scène ou tentative d’adoucir le propos. Elle avait fait cela de façon parfaitement réfléchi : c’était une accusation, pur et dur. Elle disait ouvertement que Baron l’avait fait tuer. Elle ne savait pas comment. Elle ne savait pas par quel moyen. Elle avait quelques idées dans quel objectif. Et elle était presque sûr de pourquoi. Mais tout ce qu’elle disait pour le moment, c’était un fait pur et dur. Qu’elle croyait dur comme fer. Bref, l’accusation était maintenant faite. Elle savait qu’elle devait appuyer ses propos par deux choses… Deux choses sans laquelle, ce qu’elle faisait n’avait aucun intérêt, et concrètement… Bah, ce n’était que du vent… Et ces deux choses transparurent alors dans les déclarations suivantes, aussi bien de Lucrèce que de Baron :

« Barnabé a perdu de l’argent, il vous en devait, et quand il a voulu tourner la page, vous l’avez fait tuer. C’est cela ? Je suis sûr qu’il n’est pas le premier à tomber.
-Théorie intéressante, mais vous avez des preuves ?
-Aucune. Comme toujours. Mais je vous ferai tomber. Et contrairement à vous, sans magouille. »


Lucrèce regarda l’aveugle dans les « yeux », bien qu’il ne pouvait pas savoir. On sentait que l’aide de l’aveugle était crispé, et qu’il lui faudrait qu’un mouvement, pour attaquer la cheffe de police… Chose que la cheffe de police semblait parfaitement avoir compris. Bref, en quelques minutes, la situation semblait s’être inversée. Autrefois, c’était Sépah qui était à la gorge de son interlocuteur et Lucrèce qui tentait de calmer le jeu… Mais… Le tout s’était inversé. Pourquoi ? Peut-être à cause de la référence à l’alcool. Peut-être un ras le bol de ce mec qui avait toujours réussi à s’en sortir alors que Lucrèce était persuadée à plus de 300 % qu’il était responsable et coupable de bien des crimes ? Peut-être un mélange des deux ? Quoiqu’il en soit, Baron ne semblait nullement décontenancé, et déclara à Sépah :

« Admire, chevalier, la débandade et l’apogée de l’hypocrisie d’Istus. Elle se dit défenseuse de la justice, mais elle ne peut rien faire. »

Peut-être que Baron et Sépah, dans d’autres circonstances, auraient pu parfaitement s’entendre. Peut-être que Sépah aurait pu même travailler pour Baron. Qui sait. Les deux n’aimaient pas vraiment la justice d’Istus… Et Baron ne les appréciait pas pour des raisons assez proche de celle de Sépah, il faut bien le dire. Ce jeune homme à qui la vie lui avait tout refusé à cause de ces yeux qui ne fonctionnaient pas, prenait une revanche sur la vie. Mais la justice d’Istus, si… Lâche, vil, inintéressante et bloquant tout le monde… Il était foncièrement contre cette justice, qui était plus dangereuse qu’utile pour le moment. Il le pensait très clairement. Bref, là, les deux étaient opposés… Mais peut-être que dans un univers parallèle, ils auraient été parfaitement d’accord, et auraient travaillés ensemble, Baron dans la lumière de la justice, ou dans un autre monde, Sépah dans l’ombre des magouilles… Et dans ces deux cas, avec Lucrèce dans les roues, car symbole de la Justice Intransigeante d’Istus.
Lucrèce
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le 22/7/2018, 19:13

Sépah sourit intérieurement en voyant Lucrèce reprendre du poil de la bête, se levant, plaquant brusquement les mains sur la table, rendant nerveux certains des hommes de Baron. Elle accusa presque ouvertement celui-ci d’avoir tué Barnabé. L’homme ne se démonta pas, sûr de lui, sûr que la cheffe de police ne trouverait rien pour le faire accuser. Mais si Barnabé était vraiment mort, alors le mercenaire aurait la preuve que Baron magouillait bel et bien dans l’ombre. Certes, il n’agissait pas sans client, mais il était large sur sa conception de client. Une personne assassinée pouvait compter comme un client. Il ne quitterait pas Istus tant que les agissements de ce type n’avaient pas prit fin.
Bien que la situation semblait brusquement inversée, Baron continuait à jouer le malin. Il prit le chevalier rose à partit, raillant la justice d’Istus. Le justicier lui lança un regard venimeux. Oui, il trouvait la justice d’Istus exécrable, mal faite, et souvent hypocrite. Mais cet homme n’avait aucun droit de le prendre à partit à ce sujet. Pas alors qu’il exploitait ces défauts ! A ses yeux, il était bien pire que Conrad, qui s’était certes laissé porter par la haine, mais qui pensait sincèrement bien faire. Lui assurait juste la croissance de son petit royaume égoïste.

« Ne me parlez pas de justice quand vous trempez si allègrement dans le crime. Vous en salissez le nom simplement en la mentionnant !

Cracha le mercenaire du ton le plus glacial qu’il n’avait jamais employé auparavant. Il était furieux. Furieux contre ce type qui vivait entièrement du crime et se permettait de blâmer la justice comme s’il n’était pas le premier responsable dans cette histoire. Furieux contre cette ville qui laissait des gens de sa trempe vivre sans être inquiétés mais qui tuait des innocents, comme Harvey.
Mais il ne devait pas se laisser porter par ses émotions. Il ferma les yeux et se remémora le visage défiguré par un hideux masque de haine de son frère le jour où il avait voulut se venger aveuglément d’Istus. Pour rien au monde il ne devait devenir comme lui.

- Votre règne est finit Baron. Vous allez bientôt connaître la justice d’Istus…

Si, derrières ces menaces, il pouvait simplement sembler indiquer qu’il avait confiance en Lucrèce pour faire arrêter Baron, qu’il avait confiance en la ville pour le juger, il n’en était rien. Il ne parlait pas de la justice de la ville. Il parlait de la justice de la déesse. Et il ne considérait absolument pas que la ville représentait la justice de sa déesse.


Sépah
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