Home sweet home... Well, not that much [PV: Lucrèce]

le 25/7/2018, 22:51

Toute sa vie, Lucrèce avait grandis dans un cocon de perfection, d’ordre et de justice. La devise de sa famille était même « Ordre est perfection », jouant sur le jeu de mot « et » et « est », dont les deux sons sont proches… Bon en vrai, ça marche très certainement pas, étant donné que les Istussiens ne parlent très certainement pas Anglais. Alors, perso, quand j’imagine Istus, j’les imagine parler Allemand. Tandis que Pallas serait plutôt Russe, Terra arabe, Oghma Italien, et Trithéréon Anglais. Ouais, pas de français dans mon imagination. Un royaume français serait plutôt un royaume bien pompeux, et corrompu jusqu’à la moelle par une vieille aristocratie omniprésente, et omnipotente et… Quoi ? On s’en fout ? Ouais, totalement. On s’en fout, concentrons-nous plutôt sur Sépah et Lucrèce…

« Ne me parlez pas de justice quand vous trempez si allègrement dans le crime. Vous en salissez le nom simplement en la mentionnant ! »

Oui. Totalement oui. L’entendre parler de justice dégoûtait au plus haut point. Il n’y connaissait rien à la Justice. Il n’avait jamais cherché la Justice. Elle avait peut-être tout les défauts du monde, mais elle cherchait avant tout à rendre le monde meilleur. Elle cherchait à aider ses concitoyens. Comment pouvait-on se décrire de la « justice » quand son unique but était son petit profit personnel ? Car oui ! C’était ça son unique but ! Il comptait avant tout gagner le plus d’argent possible, pour lui, et pour sa pomme uniquement ! Donc concrètement, elle n’avait rien à dire à cette homme, de plus que Sépah venait de lui dire ! Il faisait peut-être croire qu’il ne faisait rien d’illégal, il faisait même peut-être rien d’illégal, mais il n’avait rien à voir avec ce qu’était vraiment la justice.

« - Votre règne est finit Baron. Vous allez bientôt connaître la justice d’Istus…
-Je ne peux que confirmer ses propos.
-J’attends. C’est quand vous voulez. »


Lucrèce comprenait que cela ne servait à rien de rester plus longtemps ici. Elle se leva alors, tranquillement, et jeta un regard glacial vers l’homme aveugle, qui bien entendu ne put le savoir. La fameuse Lucrèce était contente que Sépah reconnaisse la Justice d’Istus. Bien sûr, elle ne comprit pas qu’aux yeux de Sépah, il y avait une grande différence entre la Justice d’Istus, et celle que faisait appliquer la fameuse Lucrèce… Mais passons sur ce point. Elle était contente, on va pas lui retirer ça pour une fois. Surtout qu’en général, elle est rarement contente. Quoiqu’il en soit, elle était maintenant debout, tout les chiens de gardes de Baron étaient tournés vers elle, et elle comprenait bien ce qu’elle devait dire maintenant. Ainsi, elle déclara :

« Sépah. Partons. Cela ne sert à rien de rester ici. »

Lucrèce ne se faisait pas d’illusion. Même si elle était douée au katana, et même si Sépah était très doués, ils tomberaient tout les deux si une bataille éclatait. Et comme Baron n’allait rien dire de plus, cela voulait dire qu’une chose… Il fallait partir. Lucrèce remit alors bien son chapeau, réajusta sa tenue, et mit bien son katana à la ceinture, le montrant bien aux hommes de mains pour qu’ils comprennent que s’ils faisaient quoique ce soit… Et bien, ouais, elle se ferait sans doute tuer par le nombre de personnes présentes, mais elle en emporterait le plus possible avec elle. Elle se dirigea vers la porte du bar, sans chercher à vérifier que Sépah la suive ou pas. Elle devinait qu’il allait partir aussi. Il n’était pas stupide : ils n’avaient plus rien à faire ici. Mais avant de sortir, Lucrèce déclara, sans prendre la peine de se retourner :

« Nous nous retrouverons Baron. Je n’arriverai peut-être à prouver ce crime là, mais je vous ferais tomber un jour. »

Tout à fait. Elle le fera tomber. Et elle le mettra devant ses crimes, pour qu’il y réponde. Et elle… Elle ne fera rien d’illégale. C’est surtout ça qui l’importait. Pour elle, tremper dans le crime pour réussir à arrêter un criminel était inacceptable. Alors, vous allez me dire… « Oui mais si genre un enfant est sur le point de mourir, est-ce que Lucrèce ferait quelques choses d’illégal ? » Et bien… Laissez moi répondre à cette question… Elle ne sait pas. Elle ne sait pas ce qu’elle ferait, car elle n’a jamais été confrontée à une telle situation… Bref, quoiqu’il en soit, elle sortit alors du lieu, et elle déclara une fois dehors à son interlocuteur :

« Messire Sépah. »

Elle déclara cela sans le regarder. Si ça se trouve, même, elle parlait toute seule, cela serait possible, étant donné que Sépah aurait très bien pu décider de ne pas la suivre, et de rester pour casser la gueule à Baron. D’ailleurs, tout ce qui va suivre, va être dit alors qu’elle ne regarde pas son interlocuteur, chose extrêmement pas naturel, mais qui me permet de pas jouer le personnage de mon partenaire (particulier) de RP ! Et oui, car faut pas jouer les partenaires de RP, sinon, bah, c’est pas très sympa… Bref, quoiqu’il en soit, elle s’était stoppée, et un vieux reflexe qu’elle avait quand elle avait honte… Et bien, elle couvrit la haut de sa tête, ses yeux, avec son chapeau, et baissa la tête, comme une écolière qu’on aurait surpris entrain de chipper des cookies dans une jarre (et non pas dans un Jean-Michel Jarre)…

« Je tiens à m’excuser. Je suis tout à fait impuissante devant vous, et je n’ai rien pu faire. Je pourrai vous dire que j’ai honte… mais ce n’est pas ça qui redonnera vie à cette homme. »

Tout à fait. Cela ne servait à rien qu’elle se flagelle là. De toute façon, ne vous inquiétez pas, elle le ferait… Le plus ironique, mais elle n’allait pas le dire du tout… C’est que si elle l’avait arrêté, peut-être que l’homme serait encore en vie. Mais bien sur, elle allait pas le dire. Tout ce qui s’était passé était entièrement de sa faute, à ses yeux, donc, elle se refusait de sous-entendre que quelqu’un d’autre pourrait en avoir la responsabilité. Non, ce n’était pas dans son caractère. Bref, ainsi, la fameuse policière avait honte, mais elle ne comptait pas le dire. Après, bien entendue, technique célèbre d’orateur… En disant « je pourrai vous dire que j’ai honte », elle faisait comprendre à son interlocuteur que : Oui. Oui, elle a honte. Vous voyez la technique ? Bref, quoiqu’il en soit, elle continua de parler :

« Sépah ? Savez-vous pourquoi je suis devenue policière ? »

Non, bien sur que non, c’était une question rhétorique.

« J’ai cherché à m’ôter la vie. Mais j’ai survécu miraculeusement. C’est là que je me suis dis que je me devais de protéger ce pays. Beaucoup pensent que je suis aveuglement les lois de ce pays… Et c’est vrai. »

Bien euh, merci ma poule de raconter ta vie mais… Mais… Bon, allez, vous avez compris, je suis méchant avec cette pauvre Lucrèce. Bref, ainsi, elle avait parfaitement conscience de ce qu’on disait. Bah oui, ne croyait pas que les policiers, dans notre monde, ils ont pas consciences qu’on les insulte. Ne pensez pas qu’un professeur, que vous insultez entre amis, et bien, il n’a pas conscience qu’on l’insulte quand il a le dos tourné. Mais Lucrèce, malgré les insultes, et bien, continuait son rôle. Elle était cheffe de police. Elle n’avait pas le temps de s’arrêter et se dire « oh mon dieu on m’insulte ! C’est si triste et si méchant ! RT si tu pleures à chaque fois ! ». Non bien sûr que non. Pourtant, ses erreurs... Elle avait réfléchit. Elle était même passé à faire l'irrémédiable. De peu elle avait survécu. De très peu. Bref, elle continua alors ses déclarations.

« Mais à mon sens, c’est l’unique manière de protéger les habitants de cette ville contre autrui… Et contre eux même. »

Han c’est si beau… Cela serait plus si elle ne venait pas de prouver qu’elle avait été incapable de punir un homme qui clairement bah… Avait fait une menace sur un habitant de cette ville, et qu’il était mort… Bref, Lucrèce avait bien conscience qu’elle avait été une incapable, là, une véritable incapable, et qu’elle était indigne de sa fonction. L’avantage, c’est qu’elle s’était toujours considérée comme indigne de sa fonction. Donc sur ce point, cela ne change pas beaucoup… Bref, la fameuse cheffe de police déclarait cela, toujours, en sachant très bien ce qui allait lui retomber dessus. Elle le mériterait, mais au moins, son interlocuteur aurait compris, bien compris, pourquoi elle faisait ça. Il y avait une raison, une vraie raison. Ce n’était pas juste gratuit ou stupide. Non, elle faisait ça car elle tentait vraiment de s’améliorer. Donc… Donc, il fallait voir ce qui allait se passer maintenant !
Lucrèce
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le 27/7/2018, 20:43

L’homme était sûr de lui. Sûr qu’ils ne lui mettraient jamais le grappin dessus. Sûr qu’il ne serait jamais arrêté. Sûr qu’il continuerait ses magouilles dans un secret de polichinelle. Mais le chevalier lui arracherait son air sûr de lui. Tôt ou tard. Lucrèce déclara qu’il étaient temps qu’ils partent, parce qu’ils n’avaient plus rien à faire ici. C’était vrai. Ils ne pouvaient rien tirer de plus de Baron, et ce n’était pas en traînant dans le bar qu’ils pourraient faire régner la justice. Il suivit donc la chef de police, demeurant sur ses gardes au cas où les hommes décideraient qu’ils n’avaient pas envie de courir le risque de les laisser sortir en vie.
Une fois sortis du bar, à la grande surprise du mercenaire, la cheffe de police présenta ses excuses sans lui adresser un regard. Elle s’excusa parce qu’elle avait été impuissante. Parce que Barnabé était mort. Sépah secoua la tête :

« Ne vous blâmez pas de la sorte. Personne n’aurais put prévoir, quand nous l’avons rencontré tantôt, le tragique sort qui l’attendait. Il n’y a d’autres responsables que Baron et ses hommes. Il est peut-être trop tard pour Barnabé, mais pas pour ce qui pourraient être ses futures victimes.

Il fixa Lucrèce un long moment, s’abstenant de commentaire sur son opinion de la justice d’Istus. De la ville en tout cas. Que si elle protégeait réellement les innocents, elle ne fermerait pas les yeux sur l’esclavagisme, ou l’assassinat. Que le fonctionnement actuel défendait les criminel plus qu’il ne défendait les innocents, et que Baron en était la preuve. Confronter la cheffe de police aussi ouvertement n’était certainement pas la meilleure méthode pour lui faire ouvrir les yeux sur la réalité de sa ville. Le livre qu’il lui avait donné, peut-être ?

- Je suppose qu’il est temps que nos chemins se séparent ? Afin que la justice ne souffre plus d’aucun délai ? Mais je suis certains que nous nous reverrons un jour.

Quoique les termes ne seront pas forcément aussi courtois à leurs prochaines rencontres. Qui sait… En tout cas, une chose était sûre, c’est que le chevalier n’avait pas confiance en la police pour arrêter Baron. Ce genre de vermine savait s’arranger pour avoir les lois de son côté, Lucrèce ne saura jamais lui mettre la main dessus. S’il voulait pouvoir mettre un terme à ses agissements, il lui fallait se séparer de la cheffe de police, et qu’elle n’ai pas vent de ses actions. Sous aucun prétexte.
Sépah
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le 27/7/2018, 22:37

Lucrèce avait cette mauvaise tendance, très mauvaise, à toujours se critiquer. Toujours dire qu’elle faisait du mauvais travail. Pourtant, il y avait forcément un décalage entre ce qu’elle disait et la réalité… Car qu’on soit clair, si elle était si mauvaise qu’elle disait, et bien… Cela ferait longtemps qu’elle ne serait plus cheffe de police. On va même dire que cela serait très peu probable qu’elle soti ne serait-ce que cheffe de police ! Elle serait tout en bas de la hiérarchie de la police… Si elle n’avait pas été virée immédiatement ! Donc, on comprenait bien qu’elle avait tendance à être beaucoup trop sévère avec elle-même. Elle devait apprendre à arrêter de s’accuser de tout les tords du monde, et reconnaître un peu plus ce qu’elle faisait de bien. Car oui, malgré ce qu’elle disait, elle faisait des bonnes choses aussi !

« Ne vous blâmez pas de la sorte. Personne n’aurais put prévoir, quand nous l’avons rencontré tantôt, le tragique sort qui l’attendait. Il n’y a d’autres responsables que Baron et ses hommes. Il est peut-être trop tard pour Barnabé, mais pas pour ce qui pourraient être ses futures victimes. 

« En effet. »


En effet. Elle arrêterait Baron, en usant de moyens légaux. Et si quelqu’un tentait de le faire tomber en usant de moyen illégaux… Elle le débusquerait et le faire tomber à son tour. La justice d’Istus frapperait toute personne qui cherchait à y désobéir. Et elle le garantissait. Elle garantissait qu’ici… C’était sa vie. Sa capitale. Et elle ferait tout pour qu’Istus y soit bien. Et elle voyait en Sépah, une personne certes critique des règles et de façons de faire d’Istus, mais elle voyait en lui un vrai défenseur de la justice… Pour combien de temps ? Cela dépendait uniquement du fameux Sépah. S’il décidait d’être sage, il aurait aucun mal à rester avec Lucrèce. S’il faisait des erreurs aux yeux de la cheffe de la Police, cela ne ferait aucun doute que son avis changerait. Car elle était cheffe de police. Elle ne pouvait laisser des sentiments privés falsifiaient son jugement irréprochable.

- Je suppose qu’il est temps que nos chemins se séparent ? Afin que la justice ne souffre plus d’aucun délai ? Mais je suis certains que nous nous reverrons un jour.

« J’en suis sûre aussi. »


Bien entendu… Ils se reverraient, cela ne faisait aucun doute. Maintenant, la grande question… Dans quel contexte ils se reverraient ? En temps qu’amis ? Alliés ? Ennemis ? Concurrents ? Tant de possibilités. Nous étions dans un carrefour entre les deux personnages. Lucrèce ne pouvait pas savoir ce que pensait véritablement Sépah de lui. Déjà le heaume donnait le grand soucis du fait qu’il était très difficile pour elle… De comment dire… De savoir ce qu’il pensait vraiment. Voilà pourquoi c’était gênant les masques. Il faut bien dire que plus de 50 % de tout ce qu’on comprends de quelqu’un passe par les gestes, les expressions du visage, etc. Bref, ainsi Lucrèce ne pouvait que difficilement savoir ce que pensait Sépah d’elle… Mais à l’inverse.

« Ce fut un plaisir, messire Sépah. Vous êtes un homme très intéressant. Je lirais avec enthousiasme ce que vous m’avez offert. »

Et oui ! Le livre ! Le fameux bouquin ! Vous ne l’avez pas oublier j’espère ! Sépah lui avait donné de quoi qu’elle se renseigne. Bref, la fameuse Lucrèce avait pour le moment une vision positive de son interlocuteur. Elle pensait vraiment que ce dernier était quelqu’un de très intéressant… Et… Elle était pas du tout d’accord avec sa vision de la Justice. Mais heureusement, il n’essayait pas de l’imposer en Cerulis. Oui, car concrètement, ce n’est pas qu’elle ne voulait pas, mais surtout, elle ne pouvait pas le laisser mettre en œuvre sa justice en Istus. Ce n’était pas possible. Istus avait sa justice comme symbole. Donc, bien entendu… Vous devinez à quel point il fallait qu’elle soit respectée en ces terres… Et surtout en sa capitale, où quand même, c’était important, très important qu’elle soit respectée.

« N’oubliez pas qu’Istus vous acceuillera toujours en son sein. Quelques soient vos actions passés, quelques soient ce que vous faîtes. Agissez en respectant la Justice, et vous serez ainsi chez vous ici. »

Pour Sépah, ce qui se passerait après, serait un moment assez clef dans sa relation avec Istus. S’il décidait de suivre les conseils de Lucrèce, il se faisait un allié. S’il faisait justice lui-même… Et bien, sans aucun doute que Lucrèce le saurait parfaitement à un moment où à un autre… Donc, peut-être se ferait-il une ennemi. Une ennemi qui avait conscience du bien fondé de sa quête, mais qui ne pouvait l’accepter… Bref, un moment clef, qui pourrait bien être très intéressant à voir. quoiqu’il en soit, pour cette nuit, c’était la fin. Lucrèce allait rentrer chez elle. Il était très tard, et demain, comme tout les matins, la cheffe de police allait se lever très tôt, pour être à son poste la première… Bref quoiqu’il en soit, la cheffe de police s’inclina de nouveau devant son interlocuteur, puis tourna sur ses talons, et disparus dans les pénombres de la nuit...
Lucrèce
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