Premier jour [PV: Lucrèce]

le 2/8/2018, 21:13

De toute ma vie, jamais je n’avais été aussi nerveuse. Aujourd’hui, aujourd’hui même, était mon premier jour dans les rangs de la police. La réalisation de mon rêve. Tous ces efforts enfin récompensés ! J’allais pouvoir, à mon tour, défendre le peuple d’Istus, défendre la justice. Tout comme on m’avait défendu quelques années auparavant lorsque j’étais en position de faiblesse…
Qu’est ce tu racontes Charlie… Tu n’es jamais en position de faiblesses ! Tu es parfaite ! La situation n’était juste pas à ton avantage ! Rien à voir !
J’inspirais profondément en m’observant dans le miroir. Je n’étais pas du genre coquette ni rien habituellement, mais il était cruciale que, pour mon premier jour,  ma tenue soit impeccable. Parfaite. Je devais à tout prix donner une excellente première impression. Je tirais une dernière fois sur mes manches, juste au cas où, n'ayant aucune envie que mes nouveaux collègues voient mes cicatrices, surtout dès mon premier jour, et me jugeait enfin satisfaite.
Ainsi fin prête, je sortis de chez moi et me mit en route. Mon cœur battait la chamade, et ce n’était pas l’idée que mon père était probablement en train de me maudire qui pourrait ruiner ma bonne humeur. Rien ne pourrait assombrir cette journée. Qu’est ce qui peut bien ruiner la réalisation d’un rêve pour lequel on a travaillé dur ?

Enfin, j’arrivais à destination. Avant d’entrer, je marquais une pause, sentant un pic de nervosité s’emparer de moi. Je pris le temps de respirer profondément pour me calmer. Je n’avais pas envie d’avoir l’air de manquer de confiance dès l’instant où mes collègues poseraient les yeux sur moi.
Puis, quand j’eus reprit le contrôle de moi-même, je me redressais fièrement  afin de pousser les porte du commissariat, et entrais enfin, prête à commencer ma première journée, le regard déterminé…
Avant de rester plantée à l’entrée, l’air soudain complètement perdue, sans trop savoir quoi faire à présent.

Pour l’excellente première impression, on repassera…

"B...Bonjour... Je suis Charlie, la nouvelle..."

Fis-je, faute de mieux.
Charlie
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le 4/8/2018, 20:06

Lundi. C’était le premier jour de la semaine, c’était le jour où tout le monde travaillait, ce qui donnait évidemment un résultat assez… Catastrophique niveau boulot. Beaucoup s’étaient reposés le jour avant, donc, le travail avait cumulé ! Et finalement, il fallait tout rattraper le plus urgemment possible… Car la Police était comme les hôpitaux, ou d’autres choses à Istus… C’est un service étatique, et il fallait donc absolument qu’il fonctionne le mieux possible. Cela allait du respect de la déesse Istus, la grande Déesse, justement, étant donné que cette dernière était quand même presque l’essence de toute chose en ces terres. Donc décider de laisser en plan l’administration qu’était la police, c’était impensable.

Un commissariat de police, de tout temps, ce fut une ruche. Un microcosme où vivaient de nombreuses personnes, et en passaient encore plus. De tout type. Du malfrat confirmé qui n’était là que pour se faire interroger, car il savait très bien que son plan parfait lui permettrait de partir, au petit bandit qui lui, allait déguster cher, car les hommes et femmes de police excédé par le comportement du premier allait se lacher sur lui, on pouvait voir de tout dans ce qui était ramené. Bien sûr, il n’y avait pas que des bandits dans les personnes de passages. Tout un tas de victimes venaient justement expliquer leur situation, venaient de se plaindre d’une querelle de voisinage, d’une agression. D’autres venaient ici pour découvrir de tragiques vérités, des terribles événements, ou au contraire, être rassuré.

Mais cela, ce ne sont que les gens de passage. Ce sont les civiles, ce sont les gens qui ne travaillent point ici. Car le principal dans un commissariat, cela reste avant tout, bien entendu, les policiers. Ces braves fonctionnaires. Et bien, pour une fois, on voyait qu’on était tôt le lundi matin, et bien tous bossaient. Oui, car ne croyaient pas que tous bossaient tout le temps ! Cela restaient des humains normaux, et bien parfois, ils glandouillaient, ils tiraient au flanc… Mais là, ce n’était pas le cas ! C’est dans ce contexte de véritable fourmilière, car les commissariats étaient un peu comme des fourmilières, toujours en action, avec une population extrêmement variée, et bien, qu’une nouvelle fourmi arrivait pour se mettre au travail. Loin d’être une cigale, elle semblait bien motivée pour le travail, bien qu’intimidée. Ainsi…


"B...Bonjour... Je suis Charlie, la nouvelle..."

Tout le monde s’en ficha comme de l’an quarante. Personne n’avait le temps de se concentrer sur une nouvelle. Elle avait été engagée, c’est très bien, maintenant, comme tout le monde, elle savait ce qu’elle devait faire. Sans doute de la paperasse administrative, ou bien, aller vérifier que tout soit calme dans les rues. Et oui ! Quand on est nouveau, on a pas les trucs rigolos et sympa ! Non, on a les rapports à recopier -même pas à écrire, à recopier, vu qu’il faut bien envoyer les papiers aussi bien à l’administration civile qu’aux concernés-, les rues à surveiller… Bref, tout un tas de trucs qui sont pas forcément intéressant… C’est triste, mais c’est comme ça ! Tout ne pouvait être forcément intéressant et intriguant dans la vie de la police. Il y avait parfois des moments plus… Chiant, on va bien le dire.

Pauvre, pauvre Charlie. Elle venait tout juste d’arriver, et personne l’avait trouvée. Non, je n’ai pas honte. Elle est drôle. Bref, quoiqu’il en soit, son arrivée semblait pas vraiment intéressé les gens. Ils ne fallaient pas croire que les personnes ici présente, s’en fichaient par malveillance envers la pauvre nouvelle… Non, c’est qu’ils n’avaient pas le temps. Ils se concentraient sur ce qu’ils devaient faire, et donc, bien entendu, cela voulait dire qu’ils n’avaient pas de temps à consacrer à une nouvelle. Pas d’inquiétude -enfin, elle ne pouvait pas encore le savoir, mais passons sur ce point-, elle aurait sans doute avoir bientôt une soirée, une petite fête, car une nouvelle, cela se fêtait. D’ailleurs, dans des cartons, cachés, il y avait tout le matos pour ce soir, pour la dite fête. Mais ça, ça sera le soir. Là, ils fallaient bosser. D’ailleurs, en parlant de carton…

« Tenez moi ça, s’il vous plait. »

Charlie n’eut même pas le temps de réagir, quand un carton, pas très lourd mais bien remplis lui arriva dans les mains. Le carton était remplis de dossier sur parchemins, des vieilles affaires. Il y avait aussi plusieurs codex, et des livres de comptes à l’intérieur. On sentait que c’était des bouquins assez important, peut-être des preuves ou des archives manuscrites d’anciennes affaires. Bref, on sentait que ce n’était pas le carton remplis d’affaires de fête pour ce soir ! Certains seraient indignés qu’on leur donne ce genre de tâche subalterne. Et oui, surtout chez les nouveaux, quand ils entraient dans la police, il y avait une sorte d’orgeuil, de fierté… Alors se trouver à devoir… Porter des cartons… Voilà quoi. Sauf que tout le monde se serait tue en voyant qui avait confiée cette mission à la jeune Charlie, la jeune nouvelle donc…

« Pouvez-vous me suivre dans mon bureau avec ces dossiers ? Merci. »

Lucrèce. La cheffe de la police. Alors, pour l’excuser, elle n’avait pas remarquée que Charlie était nouvelle. Sinon, elle ne changeait pas : toujours sa tenue noir extrêmement sobre, elle commença à marcher vers son bureau. Oh, ne pensez pas qu’elle donnait le sale boulot à Charlie, car elle ne voulait rien porter. Elle portait une grande pile de livres dont l’équilibre semblaient plus que précaire… Bref, elle avançait vers son bureau. Beaucoup d’anciens se disaient que la fameuse Charlie avait de la chance : Aller dans le bureau de la patronne… Aussi vite, et bien quand même ! Enfin, parfois, on allait vite dans le bureau de la patronne, mais c’était pour une audition disciplinaire. Non, là, ce n’était pas le cas ! Elle y allait pour bosser ! Visiblement, la fameuse Lucrèce avait quelques choses sous le coude à étudier… Et peut-être que Charlie allait pouvoir y participer… !
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le 7/8/2018, 16:09

Je demeurais là, piétinant nerveusement le sol, sans avoir la moindre idée de ce que j’étais censée faire. Je ne pouvais décemment pas rester figée là comme un poteau, hors de question que je passe pour quelqu’un de timide ou de complètement inutile auprès de mes nouveaux collègues ! Mais je ne pouvais pas non plus les interpeller pour demander quoi faire, déjà parce qu’ils semblaient tous débordés, et ensuite, parce j’allais passer pour quelqu’un de pas autonome pour un sous.
Je n’avais pas encore décidé quelle était la meilleure marche à suivre quand un carton m’atterrit dans les bras et qu’on me demanda de le tenir. J’écarquillais les yeux :

« P…Pardon ?!

Que les choses soient claires. Je ne m’offusquais pas qu’on me demande de porter un carton. Ce serait complètement stupide. C’était plutôt par le manque d’accueil et de formule de politesse. Pas de bienvenu, pas même de bonjour. J’avais l’impression qu’on me parlait comme à un esclave laguz !
Bien sur, quelque part, au fond de moi, mon cerveau avait tiqué sur la voix. Il avait saisit, au fin fond de mes souvenirs, qu’il y avait quelque chose à propos de cette voix qui devrait me faire réagir, et me bombardait de signaux. Mais, vous savez, c’est un peu comme quand votre ami est sur le point de dire, ou de faire une bourde, et que vous lui faites de grands signes pour qu’il comprenne qu’il ne doit pas aller plus loin dans ce qu’il a entreprit, mais soit cet idiot ne vous voit pas du tout, soit il ne comprends pas pourquoi vous vous agitez, et dit, ou fait quand même sa bourde.
La personne me demanda ensuite de l’aider à amener le carton dans son bureau, et je tournai la tête pour voir à qui j’avais l’honneur.
Parlant d’honneur.
Ma mâchoire tomba tandis que je fixais mon héroïne, celle qui m’avait sauvé quelques années auparavant, celle qui était la raison pour laquelle j’avais décidé de rejoindre la police et qui… Ne se souvenait sûrement pas de moi, soyons réaliste. Mais le plus important, c’est que moi, je ne l’avais pas oublié. C’était drôle comme, la première fois que je l’avais vu, j’avais les bras chargés, et, à présent que je la voyais à nouveau, c’était elle qui venait de me charger les bras. Sentant mon visage s’empourprer, je m’empressais de m’élancer à sa suite :

- B…B…Bien sûr ! Tout de suite ! J’arrive !

Je n’arrivais pas à y croire. Mon premier jour ne pouvais pas mieux se passer ! Accompagner Lucrèce, LA Lucrèce, mon modèle, mon héroïne, dans son bureau ! C’était plus que je ne pouvais en espérer ! Le tout était de ne pas commettre de maladresse. Il ne manquerait plus que je me fasse un croche pied à moi-même et m’étale de tout mon long, éparpillant le contenu du carton.

- Je suis si heureuse de vous voir ! Je veux dire… Vous ne vous souvenez probablement pas de moi, vous devez voir de nouvelles têtes tous les jours, mais c’est vous qui m’avez inspirée à rejoindre la police. Vous étiez intervenue un jour où un homme essayait de s’en prendre à moi et… He bien… Vous étiez tellement parfaite et incroyable ! »

Je me sentis rougir encore plus à ce mots.

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le 8/8/2018, 21:18

« P…Pardon ?!

Lucrèce ne nota même pas le « pardon » énoncé par la personne ici présente. Nous sommes ici à la police, pas dans un organisme de bénévole ou de quoique ce soit du genre. Une personne se met au pas. Oui, bien sûr, « S’il vous plait », « merci », et autres commentaires du genre cela fait toujours plaisir, mais il faut bien comprendre qu’on était pas là pour ça. Non, ici, il faut se mettre dans la tête que la Police ce n’est pas un club, il faut obéir, et vite. Donc, si Lucrèce demandait de porter un carton, ce n’était pas une question ou une proposition. C’était un ordre, un ordre très clair, et son interlocutrice avait en gros un choix : Celui d’obéir. Bien sûr, ne pas le faire n’était pas acte de haute trahison, nous n’étions pas dans ce genre de situation… Mais voilà, il faut quand même appeler un chat, un chat ! Ainsi...

- B…B…Bien sûr ! Tout de suite ! J’arrive !

Voilà. Cela, c’est bien mieux. Un comportement bien plus proche de ce que doit être justement un bon policier ! Obéissance, ordre, action ! Après tout, Lucrèce faisait mettre en application ce qui était la devine des Caesar. Pas la devine de la police, mais presque : « Ordre est perfection ». Chacun était à sa place ici dans cette organisation. Plus tôt, nous avions comparés l’ensemble à une fourmilière. Et bien la comparaison était plutôt juste, car en effet, nous avions bien affaire à une fourmilière géante, ou chacun avait sa fonction, et les nouveaux arrivant ainsi allaient vite trouver leur nouvelle fonction. Bref, ainsi, Lucrèce et Charlie se dirigèrent tout deux vers le bureau de la cheffe de la Police. Une fois que Lucrèce ait posé ce qu’elle tenait elle-même… Et bien, la fameuse nouvelle pris la parole.

- Je suis si heureuse de vous voir ! Je veux dire… Vous ne vous souvenez probablement pas de moi, vous devez voir de nouvelles têtes tous les jours, mais c’est vous qui m’avez inspirée à rejoindre la police. Vous étiez intervenue un jour où un homme essayait de s’en prendre à moi et… He bien… Vous étiez tellement parfaite et incroyable ! »

« Oh euh... »


De suite Lucrèce fut gênée. Pourquoi cela ? Et bien car son interlocutrice avait TOTALEMENT raison. Dans quel sens ? Et bien, elle ne se souvenait PLUS DU TOUT de son interlocutrice. Elle avait sauvée des gens durant des missions. Parfois plus par accident, parfois le but de la mission était de sauver des gens. Enfin, parfois les policiers sauvaient sans le savoir des personnes. Un homme violent et alcoolique, arrêté et emprisonné pour dégradation de bien publique, pouvait parfois sauvée sa femme qu’il battait régulièrement, et dont l’arrestation de l’époux avait permit de faire autre chose, de partir donc s’occuper autrement ! Ainsi, vous comprenez bien l’importance pour la fameuse Lucrèce de continuer sa mission. Elle savait qu’elle sauvait des gens, et qu’on soit clair… C’était ça avant tout son but. Donc…

« Je suis fortement heureuse de savoir que mon action vous ait motivé à rejoindre la police. Vous êtes la bienvenue parmi nous. »

La fameuse Lucrèce Caesar s’inclina alors. En effet, savoir que ce qu’elle faisait pouvait faire naître des vocations, c’était le genre de joie qu’elle adorait avoir. Savoir qu’une personne avait été touchée par la grâce de la divine Istus, inspirée par les actions de la Police. Et cela au point de vouloir rejoindre un corps de police ou de justice. N’était-ce pas une chose formidable ? C’était le plus important pour elle. Oh, bien sur, permettre l’arrestation de criminel, c’était bien. C’était important. Mais le plus important, c’était de faire comprendre l’importance de la justice et de sa protection. Elle n’était pas immortelle, et elle le savait bien. Un jour, elle succomberait, et donc, il faudrait qu’elle passe la main à d’autres personnes. Et des personnes motivée, comme Charlie, vu ce que cela semblait, c’était le principal.

« Je suis donc Lucrèce Caesar. Ne me voyez pas comme une cheffe… Euh... »

Elle s’arrêta un cours instant… Pourquoi cela ? Et bien, tout simplement car… Comme dit précédemment, elle n’avait aucune idée de à qui elle parlait ! Heureusement elle savait une chose : c’était une nouvelle recrue… Et le dossier des nouvelles recrues du mois était donc sur son bureau. Donc, discrètement, même si cela fut assez aisé à remarquer, la jeune femme regarda le dossier, et pu voir que cela était très certainement « Charlie ». En effet, elle arriva à lire une rapide description de la personne. Et oui, pas de photographie, les tomes photographiques étaient extrêmement rare, donc, on allait pas s’amuser à en avoir. Et pas de dessin. Les dessinateurs sont rares et chers. Une simple description physique, précise et rigoureuse, suffit largement dans ce genre de cas. Quoiqu’il en soit, Lucrèce alors repris.

« Charlie. Ne me voyez pas ainsi. Sachez que je serais à vos côté pour tout. »

En effet, Lucrèce était cheffe de police, mais comme elle le disait elle même, elle ne l’était que de façon temporaire. N’importe quel personne assez douée, elle comptait bien le laisser prendre sa place, et elle même continuer comme seconde, associée, etc. Elle ne s’estimait pas spécialement comme une bonne cheffe, d’où l’importance pour elle de faire comprendre que tout les policiers étaient égaux. En effet, même s’il y avait une hiérarchie à respecter, elle ferait toujours en sorte que tout le monde se retrouver à sa place, et que surtout, personne ne se sente laisser sur le côté, abandonner ou ignorer par la police et la Loi. Hors de question. Donc, elle décida de préciser encore un peu plus ses propos à sa fameuse interlocutrice...

« Nous formons une équipe aux yeux d’Istus, et n’oubliez pas, notre crédo est de protéger Cerulis et ses habitants, que cela soit d’autrui que d’eux-même. »

Sans doute que Charlie connaissait tout cela, pensa la fameuse Lucrèce… Mais voilà, mieux valait répéter un peu tout cela, histoire que tout soit clair. Quoiqu’il en soit, maintenant, elle commença à vider les cartons, ranger les papiers, et regarda Charlie rapidement, lui faisant un signe de la tête pour comprendre qu’il fallait qu’elle aide. En effet, il y avait de nombreux cartons, de nombreux documents, et on pouvait voir des classeurs, des tiroirs, et tout un tas d’autres moyens de rangement. Quelques choses qui pouvait bien faire peur pour quelqu’un qui ne connaissait pas. Et ouais, ! C’était le baptème du feu. Pour certains, c’étaient des affrontements contre des ennemis… Pour d’autres, c’était de ranger des livres et des papiers importants. Et qu’on soit clair… Beaucoup préféreraient la lame d’un Pallastite sous la gorge, plutôt qu’à ranger toute cette paperasse.
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le 12/8/2018, 20:00

Apprendre que ses actions avaient permit de créer une vocation sembla la réjouir. C’était normal après tout, non ? Qui ne serait pas fier d’apprendre qu’il a servit de model à de futurs générations ? Elle m’invita ensuite à ne pas la considérer comme une cheffe, et, tandis qu’elle cherchait dans un dossier- probablement après mon nom, au vu de son hésitation- je me sentis rougir. Jamais je ne pourrais la considérer comme une égale ! Pas elle !

« Oh… heu… D’accord cheffe!… heu... Très bien… Si vous y tenez…  Un model alors ? Un exemple à suivre ? Un mentor peut-être ? Non, c’est peut-être trop demander ça. Quoi qu’il en soit, je suis heureuse de pouvoir faire équipe avec vous ! Quel meilleur accomplissement pour un rêve que de se retrouver à travailler avec son héroïne ?

Je m’inclinais à mon tour, mettant dans ce geste tout le respect que j’éprouvais envers ma supérieure.

- Je vous promets de travailler dur à la protection de cette ville, et de ses habitants ! Je donnerais tout ce que j’ai, et je ne serais satisfaite de mon travail que lorsqu’il sera parfait. Je ferais tout pour vous ressembler !

Puis, pour prouver toute la volonté que j’avais de bien faire, j’obéis, et entrepris de ranger avec applications et concentration. Maintenant, soyons clair ; mes parents m’avaient destiné à un avenir de soldat, j’ai passé bien plus de temps dans ma vie à m’entrainer à parfaire mon maniement de la lance, de l’arc et de l’épée, qu’à trier de la paperasse. De même, une fois que j’ai décidé de rejoindre la police, et que j’ai suivit un entrainement plus spécialisé, ce n’est pas vraiment le genre de chose auquel j’ai été entraînée. Alors je ne vais pas prétendre être une pro du tri- pas encore !- mais j’étais déterminée à prouver ma motivation, et je ne travaille jamais à moitié. Après tout, mes parents m’ont appris à ne jamais me contenter d’autre chose que de la perfection.
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le 15/8/2018, 21:25

Lucrèce était-elle une fée du logis ? Disons que non, ça serait exagéré de dire qu’elle était à ce point une fan de nettoyage. Disons qu’un maniaque pourrait largement faire remarquer des taches, des défauts dans le rangement, etc. Mais disons qu’effectivement, elle préférait largement quand tout était propre, nickel, et qu’ainsi, il n’y avait nul soucis pour se retrouver. Une cheffe de la Police se doit d’avoir un bureau impeccable. Elle se débrouillait toute seule la plupart du temps, mais quand quelqu’un était dans son bureau avec elle, et bien, cette personne aidait ! C’était comme ça. Elle faisait pareil quand elle accompagnait des inspecteurs, et elle les regardait ranger. Pourquoi cela ? Et bien, car elle ne supportait pas ceux qui ne faisaient rien. Donc, si des gens rangeaient, que cela soit elle ou quelqu’un d’autres, et bien, voilà.

« Oh… heu… D’accord cheffe!… heu... Très bien… Si vous y tenez…  Un model alors ? Un exemple à suivre ? Un mentor peut-être ? Non, c’est peut-être trop demander ça. Quoi qu’il en soit, je suis heureuse de pouvoir faire équipe avec vous ! Quel meilleur accomplissement pour un rêve que de se retrouver à travailler avec son héroïne ? 

C’était… Gênant… ! Elle n’avait pas l’habitude d’être prisée ainsi ! Elle n’était que… Que… Enfin, tout cela, elle voulait bien l’être ! Une mentor, un exemple à suivre… Elle voulait bien l’être, non dans le sens qu’elle estimait qu’elle en ferait une, même pas une bonne, un, mais juste une, mais voilà, si quelqu’un voulait s’inspirer d’elle… Qui le fasse. Il avait le droit. Bref, ce qu’elle estimait, c’est que si on voulait s’inspirer d’elle, pourquoi pas… Mais elle devait être un tremplin. Elle était loin d’être aussi bonne, et il fallait s’inspirer de mieux qu’elle après. Comme de la famille royale. Et surtout, d’Istus elle même ! Istus était la perfection même, sans aucun doute ! Bref, quoiqu’il en soit, elle écouta la suite des déclarations !

- Je vous promets de travailler dur à la protection de cette ville, et de ses habitants ! Je donnerais tout ce que j’ai, et je ne serais satisfaite de mon travail que lorsqu’il sera parfait. Je ferais tout pour vous ressembler !

« J’ai de grands espoirs pour vous. »


Elle fit un sourire à Charlie. Elle termina de ranger quelques livres… Puis sauta et s’installa sur son bureau. Elle était petite, donc, elle avait cette habitude quand elle parlait à des gens. Après Charlie n’était pas bien grande non plus, donc voilà, cela ne changeait pas grand-chose entre les deux femmes, on va bien le dire, mais quand même ! Bref, c’était plus une habitude. Là, si un habitué du commissariat passait, il saurait ce que ça veut dire… La fameuse Lucrèce allait vouloir parler. Dès qu’elle s’installait sur son bureau, c’est qu’elle avait envie de parler. Si elle s’installait DERRIERE son bureau, cela voulait dire par contre qu’on était VACHEMENT dans la merde, car ça voulait dire qu’elle était un peu en conseil de discipline, ou pire… Une interrogation de suspect. Et là, c’était moins drôle.

« Bien. Si vous voulez bien, parlez moi un peu de vous. »

Heureusement ici, pas d’interrogation de suspect… Mais un peu le même principe ! Dans le sens où là, ce n’était pas la fameuse Lucrèce qui allait parler, mais son interlocutrice. De plus, cela venait des conseils que Lucrèce avait glané à droite et à gauche. Pour se faire des amis, il fallait qu’elle connaisse mieux sur les gens. Elle l’avait lu dans le livre « Comment vous faire des amis sans problème ? » Oui. Oui Lucrèce avait acheté un livre ainsi. Oui, vous pouvez tous rigoler. ALLEZ TOUS AVEC MOI ? AHAHAHAHHAHAHA ! Bref, donc, ainsi, la fameuse Lucrèce compris qu’elle ne pouvait pas dire que ça ! Fallait en effet développé un petit peu son propos. Donc, elle commença à déclarer, tranquillement :

« J’ai eu votre dossier, je l’ai lu, sans soucis, vous êtes bonne pour entrer dans la police, mais j’aimerai savoir un peu plus sur vos préférences. »

En effet, il était très important pour Lucrèce d’en savoir plus. Oh, ce n’était pas que pour faire plaisir. Après tout, c’était aussi pour mettre Charlie au plus vite dans les bonnes fonctions. Contrairement à ce qui avait été dis en introduction, Lucrèce n’appréciait pas trop la méthode de mettre les nouveaux sur les bonnes grosses taches nazes. Elle préférait en savoir plus, et les mettre d’abord sur ce qu’ils préféraient faire… Dans la mesure du possible bien sûr. Cela restaient des débutants. Après, elle verrai s’ils étaient bon à ça. Sinon, elle les mettait ailleurs, et ainsi, elle finissait pas spécialiser bien ses troupes. Le défaut ? Et bien, des hommes qui parfois avaient du mal à quitter leur spécialité, et donc, moins efficace en générale. Moins touche à touche. Et oui, pas que des qualités dans un choix.

« Quels armes maniez vous ? Que préférez vous ? Travaux de bureau, ou plutôt au contraire sur le terrain ? Dîtes moi tout. »

Les armes étaient une question qui intriguaient beaucoup Lucrèce, car elle avait affaire à une armée extrêmement hétéroclite sur la question. Certains membres de la police étaient des anciens militaires, donc, des anciens soldats, qui maniaient de nombreuses armes, souvent la lance et l’épée, qui était la base de toute armée, on va bien le dire. Pour ce qui est des autres membres, certains avaient des armes plus exotiques, et elle en faisait partie. Le katana était une sorte de sabre assez particulier, basé sur les coups rapides et le tranchant de sa lame. Donc, bref, pas l’arme à la portée de n’importe qui. En savant comment son interlocutrice se débrouillait avec ces questions, et bien… Elle allait pouvoir donc mieux la gérer. Et après tout, en temps que cheffe de la police… Et bien, c’était ça, et de très loin le plus important pour elle. Gérer ces troupes.
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le 17/8/2018, 18:30

Les paroles de Lucrèce me firent chaud au cœur. Peut-être disait-elle ça à toutes les recrues pour les motiver. Peut-être le pensait-elle sincèrement. Quoi qu’il en soit, ses paroles me flattèrent. Comprenez, mon idole venait de dire qu’elle avait de grands espoirs pour moi ! Evidemment que c’est le genre de chose qu’on aime entendre ! Les affaires rangées, Lucrèce monta ensuite sur son bureau, et, sans crier gare, me demanda de parler de moi, comme ça, de but en blanc. Je sentis la panique monter en moi. Qu’est ce que c’était que ça ? Un genre de test ? Qu’est ce que j’étais censé répondre ? Quel genre de réponse attendait-elle ? Je sentis mon cœur s’emballer à l’idée de répondre une énormité. Fort heureusement pour moi, elle précisa ensuite ses attentes ; elle désirait connaître mes préférences, les armes que je maniais, si j’étais plus faite pour la paperasse ou le terrain. Bon, ça n’avais pas l’air d’être une question piège tout compte fait. Je me redressais, droite comme un i, avant de répondre :

« Mes parents m’on fait initialement suivre un entrainement pour devenir soldat. J’ai ainsi appris à manier la lance, l’arc, et l’épée. Mais mon arme de prédilection reste la lance. Je serais plus à l’aise sur le terrain, mais je m’assurerais de n’atteindre que la perfection quelque soit la tâche que vous m’attribuiez.

Déclarai-je solennellement tout en réfléchissant aux informations supplémentaires que je pouvais donner.

- Je donne toujours le meilleurs de moi-même, et je ne laisse jamais mes émotions entraver mes actions, ainsi que la justice !

Inutile de préciser que c’était justement parce que mon père m’avait entraînée à devenir soldat que j’étais désormais en froid avec lui. Et parce que j’avais appris à n’accepter que la perfection, et à supprimer mes émotions, que j’avais dut prendre l’habitude de me blesser pour y parvenir. Ce n’était certainement pas le genre de choses que j’avais intérêt à dire, et dont j’avais envie de parler tout court.
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le 18/8/2018, 20:41

Est-ce que Lucrèce faisait cela à tout les nouveaux ? Oui… Et non. Dans les faits, le mieux serait qu’elle le fasse à tout les nouveaux. Et franchement, elle aurait envie de le faire à tout les nouveaux, quel qu’ils soient… mais dans les faits, elle n’avait pas le temps. Elle n’avait pas le temps de rencontrer tout les nouveaux. Bon, il y en avait pas tant que ça non plus. Bref, enfaite, dans le cas de Charlie, c’était un énorme coup de bol. Quand elle avait commencé à discuter avec la fameuse Charlie, et bien, cela n’aurait jamais eu lieu, si par hasard, elle n’avait pas donné le carton à la fameuse nouvelle ! Dans énormément de cas, elle aurait tout simplement donné à un policier, et cela se serait arrêté ici… Mais là, voilà qu’elle donnait à la fameuse Charlie… Gros gros coup de bol, cela ne faisait pas de doute.

« Mes parents m’on fait initialement suivre un entrainement pour devenir soldat. J’ai ainsi appris à manier la lance, l’arc, et l’épée. Mais mon arme de prédilection reste la lance. Je serais plus à l’aise sur le terrain, mais je m’assurerais de n’atteindre que la perfection quelque soit la tâche que vous m’attribuiez.

« Mmh. »


Pas mal. Même excellent. Surtout la combinaison arc, et lance/épée. Que quelqu’un maîtrise la lance et l’épée, c’était relativement classique. Les deux armes étaient souvent en effet enseigné en même temps, et demandait des formations différentes, mais pas si loin dans certains aspects. Mais maîtriser l’arc en plus ! Cela demandait énormément de travail. Déjà, car maîtriser un arc est totalement différent et ne demande pas les même chose que maîtriser les armes blanches. Pas la même musculation, par exemple. Donc, voilà que la fameuse Lucrèce voyait quelqu’un qui maîtrisait els deux… pas mal du tout ! Après le risque était toujours un éparpillement des compétences, quelques choses qui pouvait toujours arriver. Mais bref, Charlie tenait visiblement à la rassurer sur ses talents.

- Je donne toujours le meilleurs de moi-même, et je ne laisse jamais mes émotions entraver mes actions, ainsi que la justice !

« Parfait. Mais n’oubliez pas. »


En effet, les émotions étaient souvent une source de conflit. Quand on entre dans la police, une question était souvent posée, et si on fait ne serait-ce qu’hésiter, c’était une mauvaise chose : Est-ce qu’on pourrait arrêter notre père, car on découvre que celui-ci fait quelques choses d’illégal ? Et ouais, question complexe hein ? Lucrèce disait ouvertement que oui. Elle serait capable d’arrêter le patriarche des Caesar si ce dernier se révélait faire des activités illégales. Cependant, dans les faits, il fallait bien imaginer qu’il y avait une grande différence entre ce qu’on disait, et ce qu’on serait capable de faire. Là, Lucrèce n’imaginait même pas la possibilité que son père soit dans ce genre d’affaire. Mais bref, vous avez un peu compris… De toute façon, il fallait là s’intéresser à la deuxième partie de ce qu’avait dit Lucrèce. Car en effet, elle avait dis « N’oubliez pas »… Quoi donc ? Et bien écoutons.

« Nous ne sommes pas là pour faire justice. Nous sommes des policiers, non des juges. Nous sommes là avant tout pour faire respecter la Loi. »

Très important. La police n’était pas là pour faire justice. Un homme qui en tuait un autre devait être arrêté par la police. Un homme qui en volait un autre, devait lui aussi être arrêté. Et les deux devaient être arrêté de la même façon : De préférence sans violence, et surtout sans mise à mort, même si dans le cas du tueur, Lucrèce estimait qu’il méritait largement la mort. Néanmoins, ce n’était pas à elle de dire cela. Ce n’était pas à elle de donner la mort à un criminel. Même un abject violeur et tueur d’enfant, devait être arrêté, et ensuite juger. Là, le juge était celui qui de part sa fonction d’homme de Loi, pouvait alors le condamner à mort, comme il méritait, toujours selon Lucrèce bien entendue. Beaucoup de policiers, surtout débutant, faisait l’erreur de se prendre pour des justiciers. Ils ne l’étaient pas. Ils étaient des… Bah, Lucrèce va le dire, donc, écoutons plutôt que parler !

« La Loi est notre Crédo. »

Oh oui. Pour Lucrèce, c’était ça le plus important. Ne jamais perdre de vue la Loi. Ils n’étaient pas tant des personnes là pour faire agir la justice, mais ils devaient être des véritables serviteurs de la Loi. La Loi était absolue, et elle devait être respectée en toute circonstance. Quoiqu’il arrive. Les circonstances attenuantes existaient, mais elles ne justifiaient jamais un crime. Ainsi, un homme entre chez vous et tente de vous voler… Vous le tuez ? Vous êtes un meurtrier. Alors, attention, il y avait aussi les cas de légitime défense… Mais ceux-ci existent dans la Loi. Tant que la Loi disait queqlues choses, la fameuse Lucrèce considérait alors que c’était important. Bref, ainsi, après avoir suffisamment rangé, la fameuse policière déclara tranquillement :

« Voulez-vous bien me suivre… ? »

Sans attendre la réponse, elle se dirigea tranquillement vers le couloir qu’elles avaient traversés un peu plus tôt… Mais ne retournait pas vers l’entrée. Nope ! Elles partaient plutôt au contraire vers le fond du bâtiment, vers la cour intérieur. Le centre de police, ou commissariat, au choix, de Cerulis était dans un très bel immeuble qu’on appelle « entre cours et jardin », avec donc, comme le nom l’indique subtilement, une cour, et un jardin. La cour, à l’extérieur, était là justement pour que les gens puissent venir au commissariat… Mais attention, le jardin n’était absolument pas un jardin. C’était plutôt un lieu d’entrainement pour les policiers. On trouvait ainsi un grand ensemble de sable, des coffres, et tout un tas de mannequin qui avaient déjà pas mal de marques dessus. Un gros policier d’ailleurs s’entrainait et suait en frappant violemment un mannequin. Il s’inclina alors, et Lucrèce et lui discutèrent un peu… Avant que ce fameux policier lui confit alors du matériel, et s’assoit sur un banc, buvant une bonne quantité d’eau.

« Attrapez. »

Elle jeta une lance en bois, une lance d’entrainement. Elle même avait une épée en bois. Visiblement, elle invitait la fameuse Charlie à montrer un peu ses talents… Mais problème ! Elle ne l’avait pas dis explicitement ! Donc, qu’est-ce que cela voulait dire ? Charlie allait-elle oser prendre donc l’arme d’entrainement, et tenter de lever la main sur son idole ? Allait-elle avoir le courage ? Car, oui, il fallait un sacré courage pour oser donc lever la main sur une personne qu’on considérait comme son modèle, l’exemple même de ce qu’on voulait être ! Bref, une situation extrêmement amusante pour nous, lecteur de ce RP… Mais il faut savoir que Lucrèce ne faisait pas du tout ça pour piéger son interlocutrice ! Pas du tout ! Non, elle n’avait même pas pensé que Charlie pourrait être éventuellement gêné à l’idée d’attaquer sa cheffe…
Lucrèce
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le 20/8/2018, 22:07

Je retins une grimace. Oui, je le savais, et je savais que je devrais le garder en tête. Nous étions la police, pas les juges. Nous étions chargés d’arrêter les gens, et non de prendre les décisions quant à leurs sanctions. Et cela me frustrais quelque part. Parce que, si on me demandait, la justice devrait se montrer intransigeante, quelque soit le crime commis par la personne, et que, parfois, les décisions de justice ne me semblaient juste pas suffisante. Mais ce n’était pas mon domaine. J’allais juste devoir l’accepter. Je hochais la tête :

« Je tâcherais de garder cela en tête en toute circonstance !

Répondis-je. Lucrèce m’invita ensuite à la suivre, et je lui emboîtais le pas. Nous traversâmes le couloir que nous avions emprunté plus tôt, mais je notais avec curiosité qu’elle ne me nous mena pas de nouveau vers l’entrée. Au contraire, elle prit la direction opposée. Je me retins l’interroger et continuais de la suivre docilement. Je ne tarderais pas à voir ce qu’elle avait derrière la tête de toute façon, et avoir la chance de pouvoir continuer à marcher aux côtés.
Finalement, nous arrivâmes à ce qui semblait être l’endroit où s’entrainaient les policiers. Je sentis mon cœur s’emballer, elle n’allait quand même pas vouloir voir mes compétences ? J’étais sûre d’elles, ce n’était pas le problème. Mais entre s’entrainer toute seule chez moi, et devant mon modèle, c’était deux choses différentes. Lucrèce prit une lance en bois qu’elle me lança, et je sentis la nervosité me gagner alors que je l’attrapais. Si, c’était bien ce qu’elle semblait avoir derrière la tête.
Je m’efforçais de respirer profondément, fermant les yeux. Ce n’était pas le moment de perdre le contrôle de mes émotions. Surtout après lui avoir dit que je serais capable de les laisser de côté quand il le faudrait.

Quand je rouvris les yeux, je réalisais que ma supérieure était toujours devant moi, une épée d’entrainement à la main. Et tout mon travail de respiration destiné à me calmer fut presque aussitôt ruiné. Devoir lui faire une démonstration de mes talents était déjà de quoi me rendre nerveuse, mais devoir l’affronter ELLE ?! Je sais que je suis parfaite, mais elle l’est plus encore !
Attendez… Ce n’est pas paradoxal ?
Peu importe. Inspirant à fond, je m’efforçais d’avoir une prise ferme sur ma lance. C’était mon héroïne ! Mon modèle ! Mon idole ! Mon… Enfin, vous avez compris l’idée. Je devais mettre de côté mon stress, et lui montrer de quoi j’étais capable ! Je devais à tout prit l’impressionner !
J’essayais de me remémorer tout ce que j’avais appris.
Mon esprit était… vide. Complètement vide. Pas vide dans le sens « vide d’émotions ». Plutôt vide dans le sens où la nervosité m’empêchait de me rappeler de mes années d’entrainement. Je serrais les dents, furieuse contre moi-même. Mais il fallait bien commencer, je ne pouvais pas tergiverser plus longtemps, j’allais devoir me fier à mon instinct. Je me mis correctement en position.

- Je suis prête !

Annonçais-je d’une voix que j’espérais déterminée.
J’attaquais. Profitant de la portée de ma lance pour essayer de la maintenir à distance. Ne surtout pas la laisser approcher.

Charlie
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le 23/8/2018, 10:15

Lucrèce aimait bien croiser le fer avec les personnes du commissariat. Par exemple, monsieur qui était assit ici, et qui buvait l’eau à faire rougir de honte un dromadaire, et bien, était un expert à la hache, et il ne fallait pas le prendre à la légère car monsieur était doté d’un fort embonpoint. S’il voulait te détruire avec sa hache, il pouvait. Certes, il bougeait peu, et lors de leur entraînement, Lucrèce avait remarquée que si elle touchait régulièrement Michel -car il s’appelle Michel. Et oui, on hérite pas tous d’un nom classe- et bien… Le moindre coup qui réussirait à la toucher, et elle avait perdu. Et heureusement que ce n’était que des armes d’entraînement… Car franchement, une vraie arme, elle n’aurait pas survécu. Bref, ainsi, elle découvrait plus sur les hommes et femmes qui travaillaient pour elle.

- Je suis prête !

« Parfait. »


Et donc, c’était au tour de Charlie d’y passer. Avant toute chose, Lucrèce s’inclina, poliment, devant celle qui allait être son adversaire ! Il fallait montrer une politesse extrême avec qui on se battait. Après tout, c’était quand même important à mentionner ! Mais une fois cela fait, Lucrèce se mit de suite en position. Position stable, on sentait toute sa vitesse, étant donné que ses pieds effleuraient à peine le sol, elle était une danseuse qui n’hésitaient pas à commencer une valse qui allait être redoutable. Alors, heureusement, elle n’avait pas son fameux katana, ce redoutable sabre qu’on connaissait bien pour être redoutable, capable de faire bien des dégâts quand il était manié avec précision… Là, heureusement, cela n’était donc qu’une épée d’entraînement, assez proche d’un katana pour être dans la zone de confort de la cheffe de police.

Son adversaire, elle, avait une lance. La lance avait un avantage certain sur l’épée, et il était fréquent que de même niveau, entre quelqu’un à l’épée et quelqu’un à la lance, c’était régulièrement celui qui avait la lance qui gagnait. Pourquoi cela ? Et bien, la lance permettait d’éloigner une épée, et d’empêcher de s’approcher, où, on va bien avouer, c’était surtout au contact que l’épée pouvait être redoutable. La hache aussi était limité, mais sa puissance faisait qu’il était rare qu’une lance arrive à contrer la fameuse lance, qui était envoyé valdaguer au moindre contact. La lance avait des défauts, que Charlie maîtrisait sans doute. Après tout, elle était donc une fille qui avait eu l’entraînement pour l’armée… Donc voilà !

Donc, on pourrait croire que Lucrèce était désavantagé, et donc… Qu’elle allait galéré et qu’elle n’allait pas y arriver ! Oh, oui, on pouvait penser cela… Mais il fallait donc se dire qu’on manquait donc de connaissance sur Lucrèce, si on pensait cela ! Oh oui ! Car Lucrèce savait les faiblesses de l’épée face à la lance. Donc, elle était plutôt entrain de se préparer à cela… Charlie, de son côté, l’empêchait d’approcher… Qu’importe donc ! Elle commença à harceler son adversaire, donnant régulièrement des coups presque inoffensif, mais suffisamment présent pour déstabiliser, frappant régulièrement dans la lance pour que celle-ci tremble parfois assez violemment. Ce genre de situation était là pour pousser son adversaire à l’erreur, et ainsi, créer des ouvertures, qui lui permettraient de prendre l’avantage.


« Votre garde ! Revoyez-votre garde que diable ! »

Toujours difficile à digérer quand on est contre Lucrèce… Elle était tout aussi intransigeante avec les autres qu’elle était avec elle-même. Après un soucis qui avait son importance… Et bien, ce qu’elle disait en contradiction avec ce qu’elle faisait, l’affaiblissant elle. Pourquoi cela me diriez-vous avec des yeux exhorbitées d’interrogation ? (PS : Si c’est le cas, calmez-vous bon sang, c’est qu’un RP!) Bref, ainsi, tout simplement car elle voulait pousser Charlie à l’erreur, mais qu’elle faisait en sorte que cette dernière les corrige immédiatement. Par exemple, la stature de Charlie était beaucoup trop statique. Il fallait qu’elle bouge ! Lucrèce avait l’impression d’affronter un mannequin de cire, qui n’osait rien faire -ce qui est une caractérestique assez commune des poupées de cire… Celui de pas pouvoir faire grand-chose...- Bref, la fameuse cheffe de police voulait que Charlie corrige presque immédiatement !

Elle continuait cependant d’attaquer, d’harceler son adversaire. Elle était très mobile, très rapide, et donc redoutable pour ses adversaire. Sa vitesse faisait qu’il fallait faire attention. Elle pouvait être imprévisible, et un coup imprévisible qui touche, cela pouvait faire bien mal. Elle savait aussi de l’autre côté que son adversaire devait être un peu intimidée, devait avoir quelques hésitations sur quoi faire… Oh, pas du tout car Lucrèce connaîtrait l’admiration qu’avait la fameuse jeune femme pour la cheffe de police ! Oh, non pas du tout. Non, c’est que le fameuse cheffe de police savait que beaucoup de nouveaux avaient des doutes quand il s’agissait de s’entraîner avec elle. En mode « est-ce que j’ai le droit de gagner » ? C’est vrai que certains cheffes, surtout dans l’armée, empêchait volontairement les gens inférieures dans la hiérarchie à gagner. Pour maintenir leur statut. Ce n’était pas le cas de Lucrèce, heureusement.
Lucrèce
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le 25/8/2018, 21:40

Malgré le désavantage évident qu’elle avait face à ma lance, Lucrèce ne se laissait pas démonter, bien au contraire. Rien d’étonnant à ça. Premièrement, elle avait sûrement déjà dut s’entrainer face à des personnes maniant la lance, elle devait savoir comment palier au désavantage. Deuxièmement. Hé bien, c’est de Lucrèce dont nous parlons bon sang ! Et elle est parfaite ! Sans défaut, rien ! Evidemment qu’elle sait comment se battre contre une lance !

Quoi qu’il en soit, elle s’arrangeait pour ne me laisser aucun répit, et n’hésitait pas à frapper dans ma lance, provoquant des vibrations particulièrement désagréables, avant de me rappeler à l’ordre quant à ma garde. Je serrais les dents. Non pas que les paroles de ma supérieure m’avaient frustrées, mon père avait toujours été particulièrement intransigeant avec moi, n’acceptant que la perfection lors de nos entrainements. Et je n’en attendais pas moins de moi-même. J’avais l’habitude.
Non, au contraire, j’étais furieuse contre moi-même. Ce n’était pas dans mes habitudes d’être aussi peu… parfaite. J’avais tout intérêt à me reprendre au plus vite. Je devais faire mes preuves, bon sang ! Quand j’étais plus jeune, mon père m’avait entrainé à ce genre de situations, celles où mon adversaire savait comment s’y prendre face à une lance. Il fallait juste que je me reprenne, que je me secoue un peu !

Pour commencer, j’étais beaucoup trop statique et crispée. Si crispée que les coups que Lucrèce portait sur ma lance étaient bien plus efficaces qu’ils n’étaient censés être. Je me concentrais sur ses mouvements, afin d’être prête à esquisser un mouvement d’esquive quand son épée fusa dans ma direction. Puis, je repris assauts. A chaque mouvement, je visais un nouveau point, cherchant à la pousser à laisser une ouverture et à l’épuiser, ouvrant l’œil.

Mais cela me demandais des efforts de concentration particulièrement inhabituels et exceptionnels pour que je parvienne à ce résultat… Et je devais faire des efforts supplémentaires pour ravaler ma colère et ma frustration, parce que le résultat n’était pas parfait. Je devais vraiment offrir un spectacle pitoyable, j’étais en train de me ridiculiser. Assurément, ma supérieur allait se demander ce que je faisais ici…

Charlie
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le 25/8/2018, 23:07

Son adversaire était troublée. Cela se sentait, cela se voyait. Les coups de la cheffe de police était bien plus efficace qu’ils devraient l’être, et la jeune femme aux cheveux d’ébène devinait que c’était du au fait que son adversaire était loin d’être dans son assiette. Que se passait-il ? Le fait de voir cela montrait bien que ce n’était pas quelques choses de naturel… Cela se voyait quand quelqu’un n’était pas dans son assiette, ou n’arrivait pas à faire quelques choses que d’habitude il arrive sans difficultés… Cela se voit parfaitement. Et là… Et bien, Charlie n’était pas dans un état habituelle, mais clairement dans un état montrant une gène, un soucis vis à vis de la situation donnée… Pourquoi cela ? Et bien, Lucrèce ne pouvait pas savoir. Elle n’était ni devine, ni maîtresse de la situation avec précision…

Mais elle avait des théories. Cela pouvait être des causes externes, ou des causes internes. Pour les causes externes, elle décida de repousser l’idée. En effet, le climat semblait tout à fait correct, et il n’y avait pas de parasite. Ou alors, c’était juste le fait que quelqu’un observait la situation qui la rendait ainsi ? Michel était en effet toujours ici, et regardait le match… Bon, restons alors sur les causes internes. Elle ne semblait pas en douleur ou en gène, donc, ce n’était pas qu’elle avait mangé quelques chose de pas bon ! Bref, donc, c’était sans doute le fait qu’elle affrontait sa cheffe. Trop de nouveaux mettaient trop de choses sur elle… Et donc, ils étaient mal à l’aise devant elle… Voilà aussi pourquoi elle se faisait quasiment aucun amis… Sa position l’en empêchait grandement, il faut bien imaginer…

Mais bref, même si la fameuse Charlie était mal à l’aise… Et bien, tant pis pour elle ! Il fallait bien qu’elle comprenne que ce n’était pas dans une garde d’enfant. À la police, et bien, les gens mal à l’aise font… Du travail de bureau, et c’est très bien, car c’est toujours nécessaire. Donc ce paragraphe ne contiendra aucune insulte ou condescendance envers les employés de bureaux, qui font souvent un travail exemplaire, et surtout qui sont nécessaire dans une organisation aussi importante qu’est la police. Bref, tout ça pour dire, que si Charlie était amenée à subir ce genre de pression, et bien, il fallait qu’elle fasse attention. Parfois, il était nécessaire pour la Police d’Istus d’intervenir dans des cadres complexes. Si elle était mal à l’aise durant un entraînement, qu’est-ce que ça serait en mission ? Après les deux cadres étaient différents.

Elle commença alors à donner des coups plus violents. Elle envoyait valdinguer la lance, profitant que Charlie était passé en mode attaque. Cela se voyait, sa position était plus incertaine, mais ces coups étaient donc plus redoutables… Bref, une technique plus dangereuse qu’autre chose… Mais qui pouvait porter ses fruits. Nous verrons ça plus tard, mettez ça de côté… Bref, Lucrèce avait évidemment du mal à réussir à tout contrer, ayant une arme qui avait une moins bonne portée… Mais elle avait décidée de s’approcher, et de contrer de plus en plus, plutôt que simplement bloquée… Elle voulait bien faire comprendre que le choix stratégique de la fameuse jeune demoiselle aux cheveux bleu en face d’elle

Elle repoussa alors la lance, et commença à faire une attaque plongée. La vitesse de Lucrèce était redoutable, elle était entièrement paré à la vitesse, et donc, cela voulait tout dire. Si on arrivait pas à retenir ses ouvertures, elles se faufilaient dedans… Et là, c’était le cas. Arrivait donc le gros défaut de la lance, et bien… Lucrèce maintenant qu’elle s’était faufilée, était libre d’accès. Et là, cela aurait pu faire mal avec des vrais armes, car sérieusement, elle était presque en position de lui fracasser le crane. On sentait une puissance et une fureur dans ses yeux… Mais aucunement chaude. Charlie voyait typiquement ce que voyait les ennemis de Lucrèce, quand ils avaient décidés de la nommer « Lame froide »… La terrible fureur froide, celle d’une femme qui n’avait plus de volonté. Rien qu’à voir ses yeux, on ne voyait aucune étincelle de vie, d’enthousiasme, comme si elle faisait ça, point. Mais tout d’un coup, alors qu’elle aurait pu donner un coup, elle s’arrêta, et recula de quelques pas en rangeant son arme.


« Félicitation. Vous avez gagné. Je pensais pas que j’avais été touchée, mais j’ai du mal faire attention. »

Elle révéla son bras, et on pu voir une légère égratignure, trois fois rien, mais qui avait une petite perle de sang. Cela montrait qu’elle avait été touchée. Hors, un entraînement, c’était aux yeux de Lucrèce, un peu comme un duel ! Donc, elle avait échouée son Duel. Elle ne fit alors de commentaire sur la technique de Charlie. Celle-ci était aux yeux de la fameuse Lucrèce un peu contestable, mais il fallait bien faire remarquer que finalement, et bien c’était la technique qui avait réussi à porter ses fruits. Bref, elle s’inclina devant la fameuse Charlie, tandis que Michel, lui, se leva, et alla féliciter à son tour Charlie. Ce n’était pas tout les jours que quelqu’un arrivait à vaincre la fameuse cheffe de la police de Cerulis ! Ce dernier déclara alors à la nouvelle qu’elle devrait vraiment être très forte, et venir souvent s’entraîner. Bref du beau baume au cœur pour celle qui avait tant doutée d’elle si peu. Même Lucrèce lui souriait !
Lucrèce
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le 29/8/2018, 00:02

Malgré l’avantage qu’était censé me conférer ma lance, Lucrèce avait clairement prit le dessus. Je parvenais à peine à rassembler mes esprits, à me battre correctement. Si mon père me voyait en cet instant, nul doute qu’il aurait renié avoir le moindre lien avec moi, ou simplement me connaitre. Soudain, je sus que j’avais perdu. Ma supérieure parvint à écarter ma lance, ce qui, l’écrasante majorité du temps, et signe que vous allez perdre. Elle en profita d’ailleurs immédiatement pour plonger, profitant de l’ouverture qu’elle avait ainsi crée.
Mais alors qu’elle avait l’occasion de décrocher la victoire -probablement la plus facile de sa carrière, soyons honnête, ma performance a été pitoyable- elle s’arrêta brusquement. Son mon regard hébété, elle recula, rangea son arme, et déclara que j’avais gagné. Que c’était moi qui avait gagné ! Et pour le prouver, elle me montra une légère égratignure sur son bras, avant de s’incliner, tandis que le collègue qui nous rejoignait pour me féliciter.

Quant à moi… J’étais juste frustrée. Ce n’était pas une victoire. C’était ma plus pitoyable performance. J’avais sans doute été meilleure la première fois que j’avais posé les mains sur une lance ! Je n’avais pas été parfaite. Et je ne méritais en aucun cas des félicitations ! Mon père m’aurait fait continuer l’entrainement jusqu’à ce que je sois parfaitement parfaite. Sans le moindre défaut ! Jamais il n’aurait toléré un tel spectacle. Je m’inclinais, espérant ne pas paraître trop rigide et crispée :

« Merci. Mais, avec tout le respect que je vous dois, je ne pense pas mériter ces félicitations. Je n’ai aucun mérite dans cette victoire. Je n’ai pas du tout été performante. Je n’ai pas été parfaite. Je vous présente mes excuses pour ne pas avoir été à la hauteur, et je vous promets de me reprendre en main.

Répondis-je humblement, m’efforçant de contenir ma frustration. La dernière chose dont j’avais envie après cette pitoyable démonstration, c’était d’arriver à un point où je ne parvenais plus à contenir mes émotions.

- Je continuerais à travailler dur, je promets que mes erreurs d’aujourd’hui ne se reproduiront plus. »


Charlie
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le 29/8/2018, 22:45

Un duel était un duel… Enfin, non, dans les faits, c’était plus compliqué, car il y avait énormément de type de duel… Là, nous avions affaire à un type de duel très répendu, peut-être le plus répendu, c’est à dire, le Duel au premier sang ! C’est à dire le premier qui avait la moindre blessure était donc décrété comme perdant. Ce genre de duel avait souvent une grande importance, car cela permettait de régler les problèmes d’honneurs, et les conflits d’intérêts, sans finir avec des morts. C’était souvent bien mieux. Il y avait au contraire les Duels à mort. Cela ne finissaient qu’une fois que l’un des duellistes étaient donc décédés. Evidemment, ces duels étaient officiellement interdit, pour éviter que des conflits privés finissent en bain de sang… Et puis, là, c’était plus un entraînement qu’un Duel !

« Merci. Mais, avec tout le respect que je vous dois, je ne pense pas mériter ces félicitations. Je n’ai aucun mérite dans cette victoire. Je n’ai pas du tout été performante. Je n’ai pas été parfaite. Je vous présente mes excuses pour ne pas avoir été à la hauteur, et je vous promets de me reprendre en main.

« Hein ? »

Hein ? Oui, bon, d’accord, elle avait eu quelques hésitations, mais c’était normal. Mais surtout à quoi ça servait de se flageller ainsi ? Et ouais, là, on avait un cas flagrant de « C’est l’hôpital qui se fout de la charité », mais puissance 10 000. Car vous connaissez quelqu’un qui arrête pas de se flageller, de dire que ce qu’elle fait est mauvais, etc. ? Et bien, oui, vous avez bien deviné… C’est Lucrèce ! Comme quoi, si elle avait tendance à être très sévère avec elle-même et avec les autres… Et bien, voilà, on voyait bien que ce n’était pas le cas sur ne pas s’apprécier. D’ailleurs, chose amusante, le fameux Michel qui était toujours à côté semblait d’accord avec Lucrèce, ne comprenant pas ce qu’avait la fameuse Charlie. Elle n’était pas sérieuse ? Elle avait gagnée contre Lucrèce quand même !

- Je continuerais à travailler dur, je promets que mes erreurs d’aujourd’hui ne se reproduiront plus. »

« Les résultats, Charlie. »


Lucrèce n’était pas dans la pensée « la fin justifie les moyens. » Par exemple, elle ne ferait jamais quoique ce soit d’illégal pour pincer un criminel. Même pour sauver une vie, c’était pour vous dire… Mais quand même, il fallait quand même avant tout réfléchir aux résultats. Là, bien qu’elle avait quand même eu du mal pendant le combat, elle avait quand même gagnée. Elle avait même, pensait Lucrèce, profiter de ce qu’elle avait fait. Lucrèce avait eu très confiance en elle, voyant les erreurs de son adversaire… Et donc, elle avait pu frapper juste, et gagner donc la bataille. Cela était un fait, ainsi, elle avait donc gagnée son combat. Peut-être avait-elle été pas terrible dans ce combat, Peut-être avait-elle une technique perfectible… Mais elle avait quand même gagnée. C’est d’ailleurs ce que la cheffe de police expliqua, les bras croisés dans le dos, comme elle avait l’habitude.

« Vous avez eu des erreurs, mais vous avez remporté la victoire. Si vous réfléchissez ainsi, et bien, j’ai échoué sur toute la ligne, car malgré votre, je cite, « piètre performance », et bien, j’ai quand même perdu, cela veut-il dire que je suis donc extrêmement mauvaise ? »

OUAH ! LA TECHNIQUE ! Là, je pense que cela allait sans doute aller beaucoup BEAUCOUP plus loin que Lucrèce pensait. Car en disant cela, elle allait très certainement pousser la fameuse Charlie à se répendre en excuses car celle-ci allait croire qu’elle était fautive, et qu’à cause d’elle, Lucrèce sous-entendait qu’elle était extrêmement mauvaise. Oh, petite remarque bien énervante, mais quand vous dîtes « je cite », là, comme Lucrèce a fait… Bah ne faites JAMAIS comme Lucrèce. Quoi donc me demanderiez vous… ? Et bien, dire « je cite », et ne pas citer. Car Charlie n’avait jamais dis cela. Ok, c’est ce qu’elle avait sous entendu, et elle aurait pu parfaitement le dire… Mais elle ne l’a pas dis ainsi. Bref, quoiqu’il en soit, Lucrèce décida de conclure sur le sujet, vu qu’il n’y avait à son sens rien d’autres à dire !

« N’oubliez pas que la perfection est une chimère, et il n’y a que dans l’ordre et l’humilité que vous la trouverez. Vous avez gagné. »

« Ordre est perfection ». C’est la devise des Caesar après tout ! Bref, Lucrèce considérait que chercher la perfection était une chimère, qui était aussi dangereuse que profiteuse. Elle pouvait profiter à la personne qui la cherchait, étant donné que cela pouvait les pousser à deviner meilleurs… Mais il fallait très attention que cela ne devienne pas un moyen de fanfaronner par fausse modestie. Et là, Lucrèce n’en disait rien, mais elle avait un peu l’impression que la fameuse Charlie baignait dans la fausse modestie. Ce qui n’était sans doute pas le cas, pensait-elle. Mais il faudra qu’elle apprenne à mieux connaître la fameuse demoiselle. Histoire de pouvoir être sûre de bien la cerner. C’était après tout assez important… Mais là, ce n’était pas le temps… Il fallait retourner au boulot… Mais une chose inattendue arriva alors, étant donné qu’un policier s’approcha d’elle, et déclara :

« Bien, vous devriez trouver…
-Madame ?
-Quoi donc ? »


Elle fut interrompu. Elle demanda ce qui se passait, mais elle fut un peu éloignée de Charlie. Ouh là ! Qu’est-ce que cela voulait dire ? Est-ce que les archives avaient découvert qu’enfaite Charlie était un espion infiltré de Pallas, ici pour faire tomber le système policier de Cerulis, avant de libérer une horde de canard sur la ville, créant ainsi le chaos dans la capitale de ces rivaux ?! Euh, on va se calmer, je pense. Bref, quoiqu’il en soit, le policier et Lucrèce semblait là abonner aux messes basses, étant donnés qu’ils discutaient. Ils étaient visiblement très concentrés sur leurs discussions, et faisaient bien attentions à ce qu’ils ne soient pas audible. Cependant, malgré cela, et bien, quelques bribes de phrases purent être audible… Et donc, potentiellement écoutable par Charlie…

« bien, d’accord, je la garde avec moi. Cela ne […] être trop dur. Oui oui. A ce soir. On sort pour ... »

Elle se tourna alors vers Charlie, abandonnant le policier qui retrouvait à son travail, sans doute lié aux messes basses d’eux deux, et elle déclara :

« Changement de programme, Charlie. Nous sortons, nous devons… Hum… Contrôler… Le… Euh… Si des gens ne… Nous sortons, venez ! Nous devrions trouver ! »

Ouh là… C’était louche, cela… Quoiqu’il en soit, la fameuse Lucrèce attrapa alors Charlie par le poignet, et obligea la fameuse Charlie à sortir par une sortie dérobée du commissariat de police. Lucrèce connaissait bien cette sortie dérobée, car c’était la sortie qu’utilisait autrefois Parménion pour fuir quand il avait de la paperasse à faire. Lucrèce avait mit un an avant de découvrir le subterfuge, et ainsi, Parménion avait eu l’engueulade de sa vie… Mais bref, tout cela était du passé… Enfin, pas tout à fait, car celle-ci, qui n’avait donc pas servi depuis bien des années, venait d’être utilisée… Bref, les deux policières étaient maintenant dans une rue assez passante de Cerulis… Mais qu’allaient-elles pouvoir bien faire ? Cela c’était une bonne question, surtout pour Lucrèce, justement !
Lucrèce
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le 2/9/2018, 00:42

Mes collègues semblaient surpris de me voir rejeter ainsi leurs félicitations. N’avaient il donc pas vu ma piètre performance ? Pensait il vraiment que ces mouvements digne d’une débutante méritaient des éloges ? Une fois que j’eu promit de travailler dur pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise plus, ma supérieur me répondit par « les résultats ». Je clignais des yeux sans être sûre de comprendre où elle voulait en venir, et attendit qu’elle développe sa pensée.
Ce qu’elle fit d’ailleurs, croisant les bras dans son dos. Elle confirma que j’eu des erreurs, avant de souligner que j’avais tout de même remporté la victoire. Je grimaçais. J’avais gagné, certes. Par chance. Et il n’y avait aucun mérite à cela. Ce n’était pas grâce à mes capacités, à mon entraînements, encore moins parce que j’avais été parfaite. On ne félicite pas quelqu’un qui a gagné aux dés…
Mais alors que je songeais à cela, elle souligna soudain que, si ma performance était pitoyable, la sienne devait l’être plus encore, puisqu’elle avait perdu. J’écarquillais les yeux, horrifiée à l’idée que mes propos aient put sous-entendre une telle chose.

« Non, non, non ! Votre performance était… Parfaite. Juste. Parfaite. Comment pourrait-il en être autrement ? Vous êtes Lucrèce !

Protestais-je. Mon idole conclut alors en déclarant que la perfection était une utopie, quelque chose qu’il nous était impossible d’atteindre. De tout ce qu’elle avait put déclarer, ce fut le plus dur à digérer. Ce fut bien simple, je refusais de l’avaler. Comment pouvions-nous servir la justice si nous n’atteignions pas la perfection ? Mais avant que je n’eus le temps d’exprimer mes doutes, un autres policier arriva et prit Lucrèce à part. J’observais la scène avec surprise, mais, comme ils parlaient à voix basse et qu’il était évident qu’il s’agissait d’une conversation que je n’étais pas censée entendre, je ne cherchais pas à écouter et prétendis m’absorber dans la contemplation des armes d'entraînements. Finalement, ma supérieure revint vers moi, et je tournais un regard interrogatif vers elle. Mais, plutôt que de m’expliquer de quoi il en retournait, elle balbutia… quelque chose dont je parvins à peine à tirer les moindre sens. Juste qu’on devait sortir. Puis, à ma grande surprise, elle m’attrapa par le poignet et m’emmena dehors, par une autre porte. J’avais beau ne pas comprendre ce qui se passait, je voyais clairement que ce n’était pas quelque chose de normal. Surtout quand nous fûmes sorties, et que mon idole ne semblait guère sûre de ce que nous étions censées faire. J’hésitais. Étais-je autorisée à l’interroger à ce sujet ? Je me raclais la gorge, mal à l’aise :

- Excusez-moi… Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris ce que nous étions censées faire…

Fis-je d’un ton hésitant.
Charlie
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le 2/9/2018, 13:41

La perfection… Pendant longtemps Lucrèce avait pensée comme Charlie. Elle avait voulu atteindre la perfection… Et elle pensait l’avoir atteint. Après tout, elle était bonne en vraiment tout. Après, elle n’était pas excellentissime. Elle aurait eu une éducation non à la maison, comme elle a eu, elle s’en saurait rendu compte, mais passons. Très bonne, elle avait donc touché la perfection. Puis, elle en avait vu les conséquences. Elle avait longuement vu Arion, mais ne s’était jamais intéressé à lui. Elle avait vu sa jalousie mais ne l’avait jamais prise en compte. Elle avait vu la dépression du garçon, mais ne s’en était jamais vraiment rendu compte. Et donc, vous comprenez le final de cela ? Et bien, cela avait fini par le suicide d’Arion. Comment pouvait-elle dire qu’elle avait frollé la perfection, quand le résultat avait été la mort d’un être cher ? Impossible, en effet.

Mais oublions un peu le passé, pour se concentrer sur le futur. Enfin, non le présent, mais c’est tellement plus classe de dire le futur. Après être sortie par cette sortie dérobée, les deux femmes étaient maintenant dehors. Et… Et Lucrèce ne savait pas quoi faire dans cette situation. En effet, il fallait bien dire, elle avait accepté la requête de ces collaborateurs, mais sans trop réfléchir aux conséquences de cela… Elle devait faire quelques choses maintenant… Et ce quelques choses, et bien, c’était occupé son interlocutrice… Pendant un temps. Cela allait être embêtant… Car elle n’avait aucune idée de quoi faire ! Ce n’était pas du tout sa spécialité ! Réfléchit Lucrèce… Bon sang, sauf qu’elle ne trouvait absolument pas d’idée !


- Excusez-moi… Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris ce que nous étions censées faire…

« Euh… C’est que…
-Mesdames… ? »


SAUVEE PAR LE GONG ! Et oui, Charlie avait bien compris qu’il y avait quelques choses de bizarre, et donc, en toute logique… Et bien, elle mentionnait qu’elle ne savait pas ce que les deux femmes allaient devoir faire. Pas de mission clair. Le pire, c’est que Lucrèce n’avait pas été très maligne. Elle aurait juste pu dire : « vous allez patrouiller aujourd’hui dans la ville, je ne veux pas revoir dans ce commissariat avant... » et BAM ! Problème réglé ! Sauf que voilà, elle avait pas pensé à cela… Et puis, le soucis, c’est que cela aurait pu paraître agressif. Le soucis, c’est que maintenant, bah fallait bien trouver une idée… Cela tombait bien ! Car quelqu’un s’était approchée, sans doute attirer par le fait que les deux femmes portaient l’uniforme… Donc, cela pouvait être utile…

« Vous tombez bien mes enfants… Mon chat Pupuce est montée à un arbre, ne veut pas en descendre… Si vous pouviez… Oh... »

La vieille dame était une petite mamie comme on peut l’imaginer. La petite mamie générique quoi. Cheveux blanc, chandail sur les épaules aux couleurs criardes, rides profondes sur son visage, et avec une canne. Une CANNE quoi. Et en plus, elle possédait un chat. Un chat nommé « Pupuce ». Non mais sérieusement ? Le narrateur, on sent deux possibilités. Première, il est ivre mort dans un caniveau et… Bon, ok, soyons sérieux. Première possibilité, c’est ironique, et il profite des clichés, deuxième possibilité, c’est pas ironique, et il a fait le truc le plus cliché possible. Bref, quoiqu’il en soit, il est vrai que dans cette situation, la vieille dame avait besoin d’aide. On devinait bien qu’elle n’allait pas avec ses membres usés, grimper elle-même à l’arbre ! Cela ne serait pas possible. Quoiqu’il en soit, Lucrèce voulu répondre, et se tourna alors vers son interlocutrice, ce qui amena alors cette dernière à déclarer :

« Madame Lucrèce, je ne vous avez pas reconnu… C’est une nouvelle recrue ? »

En effet, comme dit précédemment, la vielle dame avait approchée dans le dos de Lucrèce. Pas assez discrètement pour poignarder Lucrèce, je vous rassure. Bref, quoiqu’il en soit, elle ne l’avait pas reconnue de dos… Mais de face, il aurait été difficile pour elle de ne pas reconnaître la fameuse Lucrèce, cheffe de police, et une figure assez connue en Cerulis. Beaucoup reconnaissaient sans trop de soucis la fameuse Lucrèce, étant donné que la cheffe de police était assez connue pour ses actions, et le fait qu’elle tentait de rester proche du peuple. Par contre, la vieille dame qui connaissait pas mal de policier, ne connaissait absolument pas l’autre demoiselle qui accompagnait la dite Lucrèce, et qui semblait bien plus jeune. Cela l’avait amenée à faire la théorie tout à fait plausible qu’elle soit une nouvelle recrue… Chose que Lucrèce juste confirma, en décidant de la présenter à son interlocutrice :

« Oui. Je vous présente Charlie. Une jeune recrue prometteuse. Charlie ? Je pense que nous avons trouvé notre mission. Nous devons sauvé Pupuce. »

PARFAIT ! Elle pouvait remercier la vieille dame. Maintenant elles avaient leur première mission. Ok, cela n’allait pas durer toute l’après-midi ! Mais quand même ! Ravie, la vieille dame trouvait presque amusant que la cheffe de la police elle-même vienne pour quelques chose d’aussi triviale. Je veux dire, elle adorait Pupuce, et cette pauvre veuve n’avait bien plus que Pupuce, et sa fille qui était dans l’armée, et donc pas prête à lui faire un petit fils ou une petite fille… Donc, perdre Pupuce serait extrêmement triste pour elle… Mais que la cheffe de police elle même vienne sauver Pupuce… Là, c’était quand même sacrément cocasse ! Quoiqu’il en soit, les deux femmes accompagnèrent la dame agée jusqu’à son jardin, où un beau cerisier avait un fruit étrange… Un fruit félin !

« C’est un cerisier, ça casse, faîtes attention…
-Ne vous inquiètez pas… La courte échelle, Charlie, s’il vous plait... »


Ainsi, la mission avait commencé ! Pupuce, le chat, était tranquillement dans l’arbre, et miaulait misérablement ! Bref, il fallait aller le chercher… Donc, il fallait monter à l’arbre. Lucrèce fut alors aidée par la fameuse Charlie, et commença à grimper elle-même. Elle n’était pas mauvaise grimpeuse, bien qu’elle n’était pas non plus exceptionnelle, on va bien le dire. Disons qu’elle se démerdait pas si mal. Bref, elle grimpait tranquillement… Sans prendre malheureusement garde à ce qu’avait dit la fameuse vieille dame ! Elle lui avait dit « de ne pas s’inquiéter »… Ce qui n’était pas très utile, et était surtout un moyen de retirer alors le risque… Sauf que cela ne marchait pas. On pouvait être bonne grimpeuse, et ne pas avoir peur des arbres...

Sauf qu’un cerisier, ça casse. Même comme on est pas si lourd ! Je veux dire, Lucrèce n’était pas lourde. Elle était pas maigrichone, il faut bien l’avouer, et avait eu de la chance dans sa… Capacité pulmonaire, disons, mais voilà, elle n’était pas grosse et lourde. Malheureusement, un cerisier, ça peut casser meme avec des gens faible. Un gros oiseau de proie peut casser une branche sur par son poids à lui ! C’est pour vous dire ! Bref, ainsi, Lucrèce tomba. De suite, elle eut le reflexe de se tourner, tentant de tomber sur ses mains… Elle n’était pas très haute, donc cela allait, personne n’aurait trop mal… Sauf que Charlie, était… JUSTE EN DESSOUS ! TIMBER ! Heureusement la branche n’était pas tombée sur la pauvre policière, et cela n’allait pas faire trop mal, ni à l’une ni à l’autre, mais quand même... La cheffe de police tomba sur Charlie, et se retrouva allongée sur elle, ventre contre ventre, bien que Lucrèce était un peu avancée sur Charlie, faisant que les têtes ne touchaient pas… Mais que la tête de Charlie était plus bas disons, au niveau… Voilà…


« Outch… Il faut une autre tech… OH DESOLEE ! »

Elle se leva, libérant la pauvre Charlie de sa poitrine. Et beh ! Charlie, t’auras été la première personne à profiter de cela ! Dawn a eu la vue, lors d’un RP précédent… Ouah, on serait dans un certain genre de film, le RP changerait vivement de tournure. Heureusement là, c’est tout public, et surtout, cela allait donner un GROS COUP à la « perfection » de Lucrèce, aux yeux de Charlie… Disons que cela la rendait plus humaine, avec des gènes, des échecs, et un gros côté ridicule qui faisait plaisir à voir. Mais vraiment. Bref, ainsi, Pupuce en attendant était montée encore plus haut, étant donnée qu’elle avait eu peur de ce qui s’était passé… La technique de Lucrèce n’était visiblement pas la bonne technique. Que faire alors ? On allait voir si la fameuse Charlie avait une idée de son côté… Si elle s’était remise de cette chute de poitrine dont elle avait eu le spectacle, bien entendue !
Lucrèce
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le 5/9/2018, 20:53

Lucrèce ne semblait pas bien décidée sur ce que nous étions censée faire, ce qui était définitivement suspect. Mais je n’eu pas le temps de réfléchir à la question car une vieille dame intervient, afin de nous demander de sauver son chat qui s’était coincé dans un arbre. J’inclinais respectueusement la tête quand ma supérieure me présenta en saluant la citoyenne avant de les suivre jusqu’à un cerisier où était en effet perché un félin qui miaulait en nous observant. La propriétaire de l’animal nous mit en garde contre la fragilité de l’arbre avant que ma cheffe ne me demande de lui faire la courte échelle pour l’aider à grimper. Je m’exécutais aussitôt, songeant qu’à tous les coups, le Pupuce serait assez sournois pour monter d’un coup quand elle arrivera à sa hauteur.
Mais en fait il n’eut pas besoin de nous faire ce sale coup.
En effet, alors que Lucrèce grimpait vers lui, j’entendis un craquement sinistre qui ne pouvait signifier qu’une seule chose. Avant que je n’eu le temps de réagir, elle tomba droit sur moi. Côté positif de la chose : je pus amortir sa chose. Côté moins positif, je me retrouvais avec le visage dans sa poitrine. Chose qui est déjà assez gênante en soi, mais qui l’était plus encore compte tenue qu’il s’agissait de ma supérieur et idole.
Ma cheffe se releva presque aussitôt, en s’excusant, et je me levais à mon tour en bafouillant :

« P… Pardonnez-moi

Pardonner quoi au juste ? Je ne sais pas vraiment. Ce n’est pas comme si je m’étais volontairement positionné de sorte à la recevoir ainsi. Mais j’étais tellement gênée que j’avais à tout prix voulut dire quelque chose, et c’était tout ce qui m’étais venu à l’esprit.
Je fixais le chat, réfléchissant à une autre méthode, essayant de ne pas penser au fait que j’avais probablement viré au rouge tomate.

- J’ai entendu dire une fois que les chats savent toujours redescendre par eux-mêmes, même si parfois ils sont un peu… timides. Peut-être utiliser quelque chose de suffisamment attrayant- et odorant- pour l’appâter, et le convaincre de descendre ?

Suggérais-je avec une moue dubitative.
Charlie
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le 5/9/2018, 21:54

Mon dieu la gène. Encore une fois, la scène faisait très manga plein de fan service… Mais nous sommes dans Fire Emblem ! Nous sommes dans un jeu plein de fanservice ! On voit rien, mais je vous rappelle que le support entre Chrom et Daraen, c’est quand même, « Je te vois à poil ! », puis « je te vois à poil à mon tour ! » ET BAM mariage. Beaucoup critiquent mais je trouve ça extrêmement cohérent avec Chrom. Je veux dire… C’est Chrom. Chrom… C’est le mec on peut dire tout ce qu’on veut sur ce qu’il a fait, j’le croirais. Genre « Oh, Chrom a mangé une orange sans la peler » Ouais. Je le crois. « Oh, Chrom vient de se marier avec une fille qui vient juste le rencontrer ! » Ouais. Crédible. « Oh, Chrom vient de faire l’amour à un cactus ! » Ouais. Typiquement Chrom. Bref, je crois que je digresse un peu comme un saligaud, donc, revenons un peu à ce qui était entrain de se passer du côté de nos deux policières…

« P… Pardonnez-moi 

« Non, pardonnez-moi. »


OH NON VOUS ALLEZ PAS COMMENCER ! Nous car je connais ça ! Hein ! T’as une qui commence à dire « désolée », l’autre répond qu’elle est encore plus désolée… Et ainsi, cela peut durer extrêmement longtemps. Bref, on sentait la gène. Que cela soit Charlie ou Lucrèce, on sentait que l’épisode allait longuement rester dans leur têtes. Oh, sans doute que quand les deux seront vieilles, à la retraite, et se raconteront des anecdotes, celle-ci sortira régulièrement, et les deux vieilles femmes en rigoleront ! Mais pour le moment c’était… Le malaiiiise ! Faut imaginer là une petite voix qui chantent. Ouais, car je l’ai fais en disant ce que j’écrivais, mais… ça marche pas trop à l’écrit, car je peut pas mettre le petit air. J’aurais pu mettre la note de musique. Bref, quoiqu’il en soit, Charlie proposa une idée.

- J’ai entendu dire une fois que les chats savent toujours redescendre par eux-mêmes, même si parfois ils sont un peu… timides. Peut-être utiliser quelque chose de suffisamment attrayant- et odorant- pour l’appâter, et le convaincre de descendre ?

« Bonne idée.
-Euh... »


L’idée de Charlie était excellente. Lucrèce et Charlie se rendaient bien compte : elles ne pouvaient pas atteindre le chat. Alors pourquoi pas réussir à faire descendre le dit chat ? Car oui, en effet, Charlie avait totalement raison… Les chats ne se coinçaient pas dans les arbres. Enfaite, s’ils restaient dans les arbres, bien souvent, c’est juste… Qu’ils avaient envie de rester dans l’arbre. Bah ouais ! Ce sont des chats ! Ils aiment les arbres. Donc, beaucoup de chats qui étaient « coincés » dans des arbres, enfaite, c’est juste qu’ils n’avaient pas envie de descendre du dit arbre, tandis que leur maître ou maîtresse, lui -ou elle- le voulait ! Quoiqu’il en soit l’idée de Charlie était donc excellente.. Mais elle avait un soucis. Et ouais. Un vrai soucis… Ce que la vieille dame expliqua en déclarant :

« Pupuce ne mange que du poisson de meilleure qualité... »

Lucrèce tira une tête de dix kilomètres de long. Du poisson de meilleure qualité ? Alors, rapidement, il faut bien préciser… Nous sommes dans un monde médiéval fantastique. Oublions le médiéval, et réfléchissons : un chat. Pas de croquette… Donc le chat se nourrissait surtout de la vermine, mais quand le chat était domestiqué, on rajoutait souvent les morceaux de viandes ou de poisson qu’on ne mange pas. Même constat pour les chiens. Mais ceux-ci, chats et chiens, étaient bien moins gras que le sont les animaux de nos jours, ils mangeaient bien moins. Bref, ainsi, la vieille dame montrait qu’elle était assez fortunée. Alors, pas que le poisson coûte cher. Le poisson au Moyen Âge coûtait moins cher que la viande. Mais avoir l’argent de nourrir son chat avec du vrai poisson… Ouah ! Bref, quoiqu’il en soit cela voulait dire… ELLIPSE !

Ainsi, les deux femmes sortirent de la poissonnerie. Lucrèce était mécontente, et visiblement, la « Lame Froide » était pas si « froide » que ça. Au contraire, elle bouillait. Je serais Pupuce… Et bien, j’obéirais direct, si je veux pas accompagner le poisson acheté, histoire de faire des sushi au poisson et au chat… Bref, quoiqu’il en soit, les deux femmes retournèrent vers le fameux cerisier, où Pupuce n’avait toujours pas bougée. Encore heureux. Je crois que le pire, à ce stade, c’est que Pupuce décide de descendre toute seule pendant l’absence des deux policières. Je crois que Lucrèce abbaterai l’arbre à coup de katana. Heureusement, donc, Pupuce était toujours là, et regardait d’un air méfiant les deux femmes, pas décidés à descendre… Mais cela changea grandement quand Lucrèce révela ce qui avait été acheté… Un magnifique maquereau, tout à fait prêt à être cuisiné… Et ainsi, elle déclara :


« Pupuce… Venez… Nous…
-Miaou ! »


EH BEH ! Ce fut efficace ! Lucrèce n’eut pas le temps de finir sa phrase, que Pupuce semblait déjà sous le charme. Et ainsi, il fonça alors de branche en branche, tel un Tarzan citadin (car ouais, je rappelle qu’on est quand même en ville) et surtout félin (car Tarzan n’avait pas été élevé par des chats, sinon, il aurait dormi sur les notes de Jane), et sauta sur la tête de Lucrèce, puis fonça attraper le poisson… En s’installant rapidement sur la tête de la cheffe de police, il en profita, non volontairement quand même, on va le rappeler, c’est un chat, pas un maître du mal particulièrement démoniaque, pour enfoncer le chapeau de Lucrèce sur les yeux. Celle-ci maugréa quelques jurons bien senti, et releva la casquette… Pour remarquer que maintenant, Pupuce s’accrochait à la casquette de Charlie !

« PUPUCE C’EST UN ORDRE, DESCENDEZ DE LA TETE DE MA COLLEGUE ! »

Pupuce ne semblait pas motiver, s’accrochait bien au chapeau de Charlie ! Bon sang de bonsoir, ce chat était enragé ! Alors, heureusement non, car je ne pense pas que Pasteur soit dans le coin, sur Gaïa, à faire son travail, non pas de pasteur, mais son travail sur le vaccin contre la rage ! Non, la chatte était surtout entrain de défendre deux choses. Deux choses importantes. La première était le poisson qu’elle avait gagnée… Un peu injustement, on va bien l’avouer, et surtout… Deuxièmement, son nouveau territoire, qui était visiblement le chapeau de Charlie. Bon sang de bonsoir, cette mission de sauvetage de chat devenait de plus en plus risqué ! Espérons que ça allait sous le chapeau, qu’il n’y avait pas de soucis… Bref, quoiqu’il en soit, comment réagissait Charlie ? On allait avoir !
Lucrèce
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le 24/9/2018, 18:20

Après m’être excusée contre toute logique- parce que, soyons honnêtes, je n’avais rien fait de mal concrètement- Lucrèce présenta à son tour ses excuses, ce qui me mit presque plus mal à l’aise que la raison pour laquelle on s’excusait en premier lieu. Fort heureusement d’ailleurs, car, muette de gêne, je ne pus insister pour qu’elle accepte mes excuse, et cet échange s’arrêta là, au lieu de continuer indéfiniment dans un comique de répétition à l’effet plus ou moins réussi.
Après avoir exposé mon idée à ma supérieur, elle déclara que c’était une bonne idée, et entendre mon modèle de toujours dire que j’avais eu une bonne idée n’était pas que peu gratifiant. Toutefois, je retombais de haut quand la vieille dame que nous essayions d’aider nous informa que son félidé ne se nourrissait que de poisson de meilleure qualité. Pendant un instant, je caressais très sérieusement la perspective de caillasser le chat pour le forcer à descendre, de lui-même, ou de chute. Mais ni la vieille dame, ni Lucrèce n’accueilleraient cette proposition avec enthousiasme, et je me refusais à décevoir ma cheffe si tôt.
C’est alors avec beaucoup d’amertume que je l’accompagnais pour aller chercher l’appât à chat, jurant que si le félon félin avait osé descendre de ce fichu arbre pendant notre absence, je l’empalerais au sol pour qu’il ne le quitte plus jamais. Fort heureusement, à notre retour, il était toujours perché, et j’aurais juré qu’il s’amusait beaucoup de la situation. Lucrèce leva le poisson acheté pour que le chat puisse le voir et, à peine eu-t-elle commencé à l’appeler, il bondit en miaulant de bonheur et choisit, en guise de perchoir, la tête de ma supérieur. J’écarquillais les yeux, profondément outrée :

« Descendez immédiatement ! Comment osez-v…

Je n’eu guère le loisir de finir ma phrase. Sitôt son poisson saisit, ce stupide chat avait bondit sur ma tête. Point positif, il m’avait obéit et avait laissé Lucrèce tranquille. Point négatif, il s’agrippait à présent comme un beau diable à ma casquette, toutes griffes dehors. Ma belle casquette, il allait finir par l’abîmer avec ses vilaines griffes !

- Descendez immédiatement ! Les têtes des policiers ne sont pas des perchoirs à chats ! Et rangez vos griffes !

Je me retins de justesse d’accompagner mes paroles de jurons bien sentis, parce que la vieille dame n’apprécierait sûrement pas que j’insulte son compagnon félin. Même s’il le méritait bien ! Ce chat avait le diable dans le ventre !
Je m’efforçais de réfléchir à toute vitesse. Si j’essayais de le faire descendre, et qu’il tombait, il risquait d’essayer de s’accrocher au premier truc venu. Or, le premier truc venu, c’était moi. Ou bien il m’attaquerait les mains et en ferait de la charpie. Je n’avais rien dans mes poches qui puisse servir à me sauver la mise. Je doutais que les chats raffolent des bonbons. A la limite un bonbon au lait aurait peut-être put faire l’affaire, mais pas alors qu’il avait déjà un délicieux poisson dans la gueule. D’un autre côté, je n’avais aucune autre idée. Même si j’étais sûr de me heurter à un échec cuisant de honte, je m’agenouillais lentement, prenant garde de ne pas déséquilibrer le bougre félin- la dernière chose dont j’avais envie, c’était bien qu’il bascule en avant et tente de se rattraper sur mon visage, brrr. Puis, une fois agenouillée, je fouillais dans ma poche après la forme typique de mes bonbons au lait. Soyons honnête, ce fut encore plus dur que de m’agenouiller, vous n’avez pas idée de nombre de sucreries que je peux engouffrer là-dedans. Enfin, je sortis la-dite confiserie et la tendit devant la tête du chat, espérant que l’odeur du lait l’appâte suffisamment.

- Tu sens ça ? Tu le veux ? Si tu le veux, tu dois descendre…

Puis, je redescendis le bras pour déposer le bonbon à terre, à contrecœur- quel gâchis ! Et encore plus en sachant parfaitement que ça ne marcherait probablement pas !


Charlie
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le 26/9/2018, 10:49

La police de Cerulis, messieurs-dames ! On peut dire que c’est du haut niveau. Du très haut niveau. La police a affronté des terribles menaces, des gens qui menaçaient parfois la sécurité nationale. Et là, certes, nous n’avions affaire qu’à une nouvelle recrue, mais quand même il y avait la cheffe de la police ! Et là, le plus terrible ennemi qu’ils ont jamais eu à affronter… UN CHAT ! Ouais, franchement, dit comme ça, ça fait assez humiliant. Mais ça vaaaa c’est de l’humour vous me direz… Ouais, bah, c’est pas gentil ! Pourtant, on sentait que les deux femmes faisaient des efforts pour enfin rendre justice à cette pauvre grand-mère qui demandait son pauvre chat. Espérons que la mère Michelle décide de mieux garder sa boule de poil à partir de maintenant… Bref, quoiqu’il en soit...

- Descendez immédiatement ! Les têtes des policiers ne sont pas des perchoirs à chats ! Et rangez vos griffes !

Le plus drôle, dans cette situation, c’est qu’aussi bien Charlie que notre chère Lucrèce avait un parlé tout à fait inadapté. Je veux dire, c’est un chat ! Bordel de bon sang de bonsoir ! C’est un chat, il s’en fiche des règles et des lois, car un chat il en a rien à battre. Un chat, il fait ce qu’il veut, il est YOLO total ! Les chats, c’est le Yolo, ne l’oubliez jamais. Le chat, et bien, il fait ce qu’il veut. Et si t’es pas content, et bah il s’en fout ! Bref, il allait falloir plus que des mots pour convaincre le chat de partir volontairement de sa tête. Car comme l’a très bien dit Charlie, et chose qu’avait pensée Lucrèce… Si on tentait de chasser le chat sans son accord, il risquait de tomber et de se raccrocher avec ses griffes… Sur Charlie. Qui, on sait clair, n’apprécierait que guère l’expérience, car bon… C’était guère agréable d’avoir un chat qui descends toute griffe sortie sur toi.

- Tu sens ça ? Tu le veux ? Si tu le veux, tu dois descendre…

« Miaou ! »


Le chat vu le bonbon au lait, et sembla intéressée… Heureusement que notre chère Charlie aimait les sucreries, car sinon, sans doute que Lucrèce aurait du aller chercher de nouveau du poisson hors de prix… Et qui sait, peut-être que pas bête, il aurait compris le truc, et serait alors sauté sur la tête de la fameuse policière… Et ainsi de suite, vous imaginez bien qu’au bout d’un moment, et bien, il peut ainsi devenir… MAÎTRE DU MONDE !!! Oui, ça n’a rien à voir… Bref, quoiqu’il en soit après un moment d’hésitation, le chat descendit enfin de la tête de Charlie. Là, alors, avec une facilité déconcertante, comme si son objectif était de faire rager absolument les deux policières, la grand-mère récupéra son chat… Bien ! Maintenant que la mère Michelle a récupérée son chat, on en est débarassé ? Et bien, non, pas tout à fait…

« Vous voyez, c’était pas si difficile… Ahlala, Lucrèce les jeunes re…
-Oh, madame, je crois que nous avons oublié de fermer… un suspect… Sur le feu… Enfin, au revoir ! »

Elle attrapa la manche de Charlie, et sans lui demander aucunement son avis, parti le plus vite possible. Ouais, la gentille grand-mère de tout à l’heure semblait peu à peu se transformer en horrible mégère, bon moyen de vous rappeler que non, toutes les grands-mère ne sont pas des gentiles mamies… Certaines sont des horribles créatures que même Satan, prince des ténèbres, hésiterait par deux fois avant de commencer à embêter ! Bref, quoiqu’il en soit, ainsi, les deux femmes avaient donc lâchement fuit l’affrontement mais pas d’inquiétude ! Elles repartaient pour revenir plus forte plus tard bien sûr ! Ouais, bien sûr… Bien sur que non, elles se cassaient pour mettre le plus de distance entre elles et la vioque !

« Première leçon de votre chef, Charlie, sachez… Le meurtre de plaignant est parfois très tentant, mais totalement prohibé. »

Voyons, Lucrèce ! Un peu de sérieux ! L’humour n’était pas la spécialité de la fameuse cheffe de la police, mais quand elle en faisait, il faut imaginer un humour aussi sombre et noir que mon café -d’ailleurs, pour l’anecdote, si on se rencontre, sans sucre mon café merci-… Bref, c’est vrai qu’entre le poisson hors de prix, et surtout, le fait qu’elles seraient restés un tant soi peu plus longtemps, elles auraient eu le droit à toutes les débilités du genre « C’était mieux avant »… Et bien, on pouvait dire que si ce n’était pas une solution, et bien, parfois, le meurtre de plaignant pouvait avoir quasi raison d’arriver… Parfois, on se disait que certains meurtrier avaient peut-être pas si tord… Mais passons, car évidemment, le tout était une tentative d’humour de la part de la cheffe de la police. Concentrons-nous alors

« M’enfin, cela nous permet d’être dans le quartier le plus huppé de la ville. Sachez que c’est un endroit paradoxal. »

Ah oui c’est vrai ! Avec tout ça, je me souviens même plus où les deux femmes étaient allés ! Et bien, elles étaient arrivés dans les haut quartiers de Cerulis. Lucrèce indiqua la grande avenue, qui amenait au palais, et commença à la marcher tranquillement. Sans être des quartiers Hausmaniens, car le Baron Hausman n’existe pas vraiment dans cet univers -si un mec fait un perso qu’il appelle « Baron Haussman », je le bute-, on pouvait dire quand même qu’on avait affaire à des grandes avenues bien confortable pour les personnes qui marchaient, mais aussi pour les chevaux. La rue était assez passante, et l’heure du déjeuner approchait. Lucrèce pensait d’ailleurs qu’elle allait sans doute inviter la fameuse Charlie à manger. Après tout, elle devait encore la retenir un moment… Donc, il fallait bien trouver des choses à faire. Elle commença à déclarer, pour expliciter ce qu’elle avait voulu dire avant…

« Bien que plein de richesse, c’est l’endroit le plus sur. Mais c’est aussi là que sont installé les criminels les plus tenaces : les nobles criminels. Ceux-ci estiment que par leur richesse, ils sont intouchables. »

Un gros gros soucis pour les policiers. Les nobles étaient presque intouchable… Ou disons qu’il fallait sortir la cargaison de preuves pour réussir à les faire tomber. En marchant, Lucrèce regarda un grand manoir bien gothique aux grandes lucarnes menaçante, triangulaire, et un blason ornée de la devise « Ordre est perfection ». Le manoir des Caesar. Bref, en effet, si un policier décidait de s’attaquer aux haut de la noblesse Istusienne, il fallait qu’il soit prêt. La moindre erreur, et c’était fini de lui, et même Lucrèce ne pourrait pas le sauver. Chez les jeunes motivée, et bien, il fallait bien faire l’effort de les prévenir. Dans leur enthousiasme, ils peuvent se dire, avec raison, que ce n’est pas car le coupable est noble qu’il va s’en sortir… Mais si le policier ne prenait pas énormément de précaution pour soutenir son accusation, il allait droit, je dis bien, droit à sa perte… Cela ne faisait aucun doute…

« Mais le plus important, c’est qu’il faut toujours comprendre que personne n’est au dessus de la Loi. Pas même nous. »

Autre point très important pour un policier : Un policer ne pouvait pas se mouiller dans des affaires compromettantes pour faire tomber des criminels… Cela c’était des points que tout les policiers n’étaient pas d’accord, et même ceux qui étaient d’accord, n’étaient pas d’accord entre eux. L’exemple de Parménion était flagrant sur ce point. Parménion ne voulait pas non plus que les policiers fassent des choses illégales pour arrêter des criminels. Mais lui, il le refusait car il avait peur pour ses hommes et femmes qui risquaient ainsi de perdre la vie parfois, dans des situations bien souvent extrêmement risquées ! D’où le fait qu’il ordonnait donc l’interdiction. Lucrèce, c’était plus une volonté de respect absolu de la loi qui la poussait à dire ça. C’est vrai, à ses yeux, comment être représentant de la justice, quand toi-même tu ne respectes pas la loi ? Impossible.
Lucrèce
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le 27/9/2018, 21:30

Fort heureusement pour moi, mon plan fonctionna contre toute attente. Le filou félin s’intéressa à ma confiserie ainsi sacrifiée et descendit de son perchoir improvisé pour bondir dessus. A peine les pattes posées au sol, il fut aussitôt cueillit par sa propriétaire, qui, bien au contraire de nous remercier, nous signala que récupérer son matou n’avait pas été si difficile. Je sentit ma mâchoire se décrocher d’un coup à ces mots, vlam. Avait-elle été victime d’une cécité et d’une surdité soudaine pendant qu’on lutait contre son stupide chat qui menaçait nos visages de ses redoutables griffes ?!
Elle s’apprêtait à se lancer dans une tirade commençait par « les jeunes » qui ne présageaient absolument rien de bon pour mes nerfs déjà en pelote. Fort heureusement, Lucrèce intervint, avec une excuse tellement improvisée à la dernière minute qu’elle ne faisait aucun sens. Avec un peu de mauvaise fois, on pourrait prétendre qu’elle venait d’avoir qu’on brûlait les suspect en prison. Elle m’attrapa ensuite ma manche et m’entraina au loin sans me laisser de chance de protester. Ceci dit, ce n’est pas comme si j’avais quelque chose à redire. Je n’avais aucune envie de passer une seconde de plus avec cette vieille bique et son démon.
Oups. Ce n’est pas forcément une manière appropriée de parler d’une citoyenne de la part d’une policière…
Quand nous fûmes à distance raisonnable, ma supérieure nota avec humour qu’il était interdit de tuer les plaignants, même quand cela était très tentant. Ce à quoi je répondis en riant :

« La plaignante n’était pas la seule que j’avais envie d’assassiner ceci dit. Mais j’ignore comment la viande de chat se cuisine.

Cette touche d’humour était la bienvenue, le rire permettait de chasser toute la tension de mon corps, et de ne pas me retrouver dans l’incapacité de gérer des émotions trop fortes. Notre marche nous avait amené dans les quartiers huppés que Lucrèce entreprit de me présenter comme paradoxales. Sûr, mais cachant les criminels les plus tenaces, usant de leur richesse et de leurs relations pour échapper à la loi.
Un frisson me parcourut. Il était hors de question de laisser qui que ce soit échapper à la loi, mais, pour l’heure, je n’étais qu’une débutante dans la police. J’avais sûrement encore beaucoup à apprendre si je voulais pouvoir les faire tomber sans me casser les dents. Pourtant, cette simple idée suffit à me mettre hors de moi, et je me mis à serrer les poings sans m’en rendre compte. Ces types avaient du toupet pour oser se croire au dessus de la loi ! Ma supérieur m’arracha à mes pensés en me rappelant que, nous non plus, non n’étions pas au dessus de la loi. J’écarquillais les yeux :

- Bien sûr que non ! De quel droit pourrions-nous faire arrêter des gens pour avoir violé la loi si pour cela nous ne l’avons pas respecté nous même ? Nous nous devons de la représenter, d’être irréprochables ! Pas de jouer les petits justiciers du dimanche ! »

Répondis-je en grimaçant, songeant que, si elle se sentait obligée de le souligner, c’est que certains collègues devaient penser qu’il était nécessaire de contourner la loi pour la faire régner.

Charlie
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le 28/9/2018, 17:36

Charlie était jeune et naïve, cela ne faisait aucun doute. Lucrèce n’était pas vieille pour autant, mais avec un chef comme Parménion, elle avait du vieillir vite. Très vite. À raison ? Peut-être pas forcément. Peut-être s’était-elle très souvent forcée à vieillir, car elle croyait qu’il le fallait, pour le bien de la police. Et ouais, elle s’était quasi interdite d’avoir une époque adulte. Elle était passée de l’adolescente prétentieuse à la vieille conne. C’était quasi triste. Mais bref, pourquoi dire tout cela ? Car Lucrèce cela faisait huit ans qu’elle était dans les engrenages de la Police, et très rapidement, elle était montée en grade, jusqu’à arrivée à là, maintenant, son poste actuel, celui de cheffe de la police. Un poste qui lui permettait de bien voir à quel point tout cela était parfois très, très très compliquée. Parfois même trop, si vous voulez mon avis. Mais quoiqu’il en soit, quand elle écouta les déclarations de Charlie, elle ne put que répondre :

- Bien sûr que non ! De quel droit pourrions-nous faire arrêter des gens pour avoir violé la loi si pour cela nous ne l’avons pas respecté nous même ? Nous nous devons de la représenter, d’être irréprochables ! Pas de jouer les petits justiciers du dimanche ! »

« Vous seriez étonner par le nombre de personnes qui seraient en désaccord avec vous. Y comprit au sein même de vos collègues. »

En effet, beaucoup de policiers s’étaient parfois proposés pour faire des actions totalement illégales, pour démanteler des groupes. Rejoindre des cartels de combats illégaux, se faire passer pour l’un des leurs, et ainsi, plus tard les faire tomber… Technique louable, selon certains, vu que tout n’était que supercherie, moyen de faire tomber un criminel. Sauf qu’en faisant ça, soit-même on se mouillait dans des supercheries, et bien, ne fait-on pas un crime ? Peut-on faire quelques chose d’illégal pour empêcher quelques choses d’illégal ? Oui, peut-être, mais n’est-ce pas de l’hypocrisie ? Tant de question, tant de problème à répondre dans ce genre de soucis. Voilà l’une des raisons pourquoi Lucrèce l’empêchait. Il fallait passer par d’autres méthodes. Oui, d’accord… Mais dans ce cas, quels méthodes ?

Elle regardait la façade de sa propre maison, enfin, la maison de sa famille. Une question qu’on demandait souvent aux policiers débutants. Lucrèce pensait à un autre, quelqu’un d’autre qui s’était fait justice soi-même. Une situation beaucoup plus complexe… Celui d’Arion. Elle repensait à son frère. Il s’était fait justice lui-même, et pour se soigner de ce qui s’était passé, de cette honte, de ce mal-être, il avait eu deux choix. Se tuer, ou la tuer. Lucrèce pensant que peut-être que cela aurait été mieux s’il avait prit sa lance, et qu’il l’aurait enfoncer dans son ventre à elle. Peut-être aurait-il enfin pu retrouver de l’amour pour soi. Peut-être que c’était la haine qui lui avait manquée pour ressentir l’amour. Lucrèce ne savait pas. Toute sa vie, elle s’était conformément appliquée à respecter les règles et les lois… Et c’est tout. Bref quoiqu’il en soit, elle déclara alors :

« Parfois, certains estiment qu’il est important de se rendre justice soi-même. Parfois, l’impossibilité de l’action des forces de l’ordre fait monter les tensions, et l’irréparable arrive. »

Le second cas était très courant. Combien de fois un mari ou une épouse avait été arrêté après avoir assassiné son conjoint(e) et son amant(e) ? En se justifiant que jamais la justice n’aurait réparé cette douleur née dans le cœur, et qu’iel n’avait pas eu d’autre choix que de devoir le faire ? Situation horriblement compliquée. Pareil avec tout les cas très courant et tout autant problématique que les abus de légitime défense. Que dire d’un commerçant qui assassinait un voleur chez lui. Surtout quand le dit voleur avait un poignard à sa ceinture, prêt lui-même à l’utiliser et tuer s’il le fallait ? Voilà pourquoi Lucrèce interdisait à ces hommes d’être juge. Il fallait obéir à la Loi, juste la Loi. Après, c’était à la justice de prendre le relai. En gros, un moyen assez lâche me diriez vous, de se débarrasser du problème et de le refiler à quelqu’un d’autre… ? Ouais, c’est un peu ça, vous n’auriez pas tord.

« N’oubliez jamais que vous ne devez jamais avoir entièrement confiance en quelqu’un. Vous pouvez être trahie à tout moment. »

Ouh… C’est sombre ça. Pourtant, Lucrèce disait cela, mais elle n’avait jamais pour le moment, connu de vrai trahison. Elle avait eu cette chance. Il n’y avait sans doute rien de pire qu’une trahison dans la vie. Vous faites confiance en quelqu’un, et parfois, vous vous rendez compte que vous n’auriez jamais du faire confiance en cette personne. Vous auriez du l’abandonner à son sort… Que faire quand vous sauvez quelqu’un, et qu’il vous trahit en retour ? Que faire quand vous aviez confiance en votre partenaire, et qu’il tente de vous tuer quand l’occasion se présente ? ‘Que faire quand vous aviez grandis avec un compagnon, et que ce dernier finalement trahis vos convictions, et ce pourquoi il avait juré ? Lucrèce n’avait pas connu ça, mais elle savait que cela arrivait à des personnes, tout les jours. Que Charlie se tienne prête alors. Dans la police, on ne pouvait pas se permettre de laisser passer ça.

« Même moi, peut-être qu’un jour, vous devrez m’arrêter. »

C’était sans doute impensable pour Charlie. Vous imaginez ? Votre chef qui vous sort comme ça, au sein de la police, que peut-être un jour, c’est la cheffe de la police elle-même qui se fera arrêter pour un crime. Dans la réalité, cela n’arrive jamais, les chefs de police sont intouchables, et ne tombent que dans deux cas… Et ouais, on est pas dans Phoenix Wright où littéralement le chef de la police, deux procureurs en chefs, et quatre procureurs se sont fait arrêter ! Non, les deux cas sont dans le meilleur des cas, après que le chef de la police est arrêté volontairement son poste, pour une retraite, qu’il se fait alors arrêter… Ou dans les trois quart du temps, c’est quand un mouvement politique fait vascillé le siège de la police. Lucrèce n’était pas dupe, et savait bien que si un jour, la royauté avait grief contre elle, elle tomberait. Quelques soit la raison. Et peut-être que Charlie serait la personne qui l’amènerait vers une cellule. Qui sait.
Lucrèce
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le 3/10/2018, 21:07

Je ne pus m’empêcher de grimacer aux paroles de Lucrèce. Il ne pouvait pas y avoir tant de personnes que ça qui pensait acceptable d’outrepasser la loi pour mettre la main sur ceux qui la violaient ? C’était juste contre-productif et hypocrite ! De quel droit nous comporterions-nous comme si les lois ne nous concernaient pas quand ça nous arrangeait ?  
Je me repris rapidement afin d’écouter, non, de boire la suite des paroles de ma supérieure. Elle m’expliquait comment, parfois, certains se sentent obligé de se rendre justice eux même, comme notre impossibilité d’action fait monter des tensions jusqu’à ce que l’irréparable arrive. Je hochais la tête sans répondre, sentant déjà la nervosité me gagner à l’idée de devoir gérer ce genre de situation. J’avais beau avoir été élevée dans l’idée que j’étais parfaite, parce que je ne tolérais rien d’autre de ma part que la perfection, il s’agissait là de choses auxquelles je n’avait jamais été confrontée auparavant. Et je craignais les faux pas. Je me demandais si j’avais les nerfs pour faire face à ça.
Je n’eu pas le temps d’exprimer mes doutes- et ce n’est pas comme si j’y comptais de toute façon- car ma cheffe m’expliqua ensuite que je ne devais faire confiance à personne, car n’importe qui pourrait me trahir un jour. Je redressais vivement la tête avec surprise. Je veux dire. Oui, n’importe qui sait qu’il risque de se faire trahir un jour, à moins qu’il ne soit complètement stupide ou naïf, ou les deux. Mais de là à dire, comme ça, au détour d’une conversation, qu’il ne fallait faire confiance à personne… Lucrèce avait beau dire ça, je ne m’imaginais pas avoir une confiance aveugle envers elle.
Et BAM ! Alors que je venais tout juste de penser ça, elle ajouta que je devrais peut-être l’arrêter un jour, elle aussi. Je reculais vivement, comme si elle venait de me frapper violemment. Et, avait dire, c’était un peu la sensation que j’avais. Je secouais la tête avant de répondre avec bien plus de véhémence que je ne l’aurais voulut :

« Vous ?! Non, c’est impossible !

Je me sentit rougir aussitôt et m’interrompis un bref instant avant d’ajouter pour essayer de me rattraper :

- Je veux dire… Je ne vois pas quelle raison j’aurais de vous arrêter un jour. Vous êtes un exemple à suivre pour tous, que pourrait on bien vous reprocher ?

Je piétinais nerveusement le sol.

- Enfin… Je tâcherais de garder vos paroles à l’esprit, je vous en fait la promesse.

Charlie
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le 4/10/2018, 22:25

Lucrèce était ainsi resté un long moment, comme ça, sans bouger, à juste regarder la façade du bâtiment, son bâtiment, son hôtel particulier. Tant de questions, tant de reflexion avait-elle. Et elle se disait parfois « Bon sang, Lucrèce, tu n'as que 28 ans, et tu résonnes déjà comme si tu étais au crépuscule de ta vie... » Mais en même temps, on pouvait mourir à 28 ans ! Cela arrive ! Il n'y avait pas d'âge pour se questionner, questionner ce qu'on fait, ce qu'on est. Mais le soucis avec la fameuse cheffe de la police, c'est qu'elle se questionnait bien trop. Beaucoup trop. Elle ne faisait que ça, continuellement... Et elle ne se posait jamais, pour tenter de laisser aller son esprit un peu, à un peu de repos... Bref, la fameuse Lucrèce se reconcentra sur les déclarations de son interlocutrice, qui semblait visiblement marquée par les déclarations de Lucrèce. La preuve, sa réaction fut épidermique, voyez-vous ça :

« Vous ?! Non, c’est impossible ! Je veux dire… Je ne vois pas quelle raison j’aurais de vous arrêter un jour. Vous êtes un exemple à suivre pour tous, que pourrait on bien vous reprocher ?

Mmh... Il faudra absolument régler ça... En effet, la fameuse cheffe de la police, Lucrèce, je le rappelle au cas où même si c'est aussi utile que bouffer des castors à l'huile de palme, est bien, n'aurait jamais pensé que quelqu'un puisse avoir autant...De... Comment dire... Enthousiasme ? Vénération ? Un peu un mélange de tout cela ? Bref, la fameuse Lucrèce n'aurait jamais pensé que Charlie la vénère ainsi... Hors, cela était une mauvaise chose. Très bonne, si elle tentait de prendre le pouvoir ou se faire aduler, mais Lucrèce se détestait. Et voilà pourquoi elle était gênée. Elle se demandait comment Charlie pouvait l'aimer ainsi...Et surtout, elle estimait qu'elle devait être digne de l'appréciation qu'avait la policière pour sa supérieure. Sauf que... Comment ?! Comment pouvait-elle rendre la monnaie, quand elle n'avait rien ? Bref, elle était bloquée, et sans le savoir, Charlie mettait dans une position très inconfortable la fameuse Lucrèce.

- Enfin… Je tâcherais de garder vos paroles à l’esprit, je vous en fait la promesse.

« C'est bien. »


Au moins, elle écoutait. Cela voulait dire qu'elle appréciait beaucoup Lucrèce, qu'elle considérait ses paroles comme paroles d'évengile, oui, MAIS, elle avait quand même un minimum de reflexion. Tant qu'on réfléchissait par soi-même, c'était le principal. Avec le temps, et quand elle allait prendre des jalons, cela allait s'améliorer, sans aucun doute. Après tout, elle avait à faire à une jeune demoiselle. C'était encore normal à cette époque d'avoir des mentors, des idoles, des professeurs... C'était plus tard qu'on pouvait commencer à acquérir une plus grande indépendance de pensée. Donc, enfaite, en y repensant, il n'y avait rien de bien étonnant dans les déclarations de Charlie. Juste comme dit précédemment, le fait que Lucrèce se sentait mal à l'aise, car elle estimait qu'elle était indigne de cela, mais bon... Vous connaissez un peu Lucrèce ! Elle reprit alors la parole, et déclara :

« Vous êtes jeune et prometteuse. J'étais plus âgée que vous, quand je suis rentrée dans la police, vous saviez ? »

Lucrèce aimait les gens. Ce n'était pas une misanthrope, comme le devienne beaucoup de personne qui se déteste. Donc, ainsi, on sentait les compliments dans ce qu'elle disait, en destination de la fameuse Charlie. Bien sûr, pour le moment, cela reposait sur pas grand chose, et ces compliments pourraient très bien disparaître derrière des déclarations beaucoup plus... Acerbe, si la policière se révélait mauvaise, et surtout ne faisait aucun effort. Autre point important, l'âge. Lucrèce avait rejoint la police à 20 ans, mais elle avait déjà l'air plus âgée, presque la même apparence qu'elle avait aujourd'hui. Se défoncer le foie à coup de bouteille ça n'aide pas en même temps à paraître plus jeune. Là, son interlocutrice semblait vraiment jeune, très jeune, sans doute n'était-elle adulte que depuis peu. Cela rassurait aussi sur certaines déclarations. Comme dit précédemment, elle allait murir.

« Beaucoup préfère l'armée à la police... »

Sans être Pallas non plus, où là, presque toutes personnes capable tentait la carrière militaire, Istus connaissait cela aussi. Enfaite, n'importe quel pays avec une armée professionnel, dans un caractère médiéval, prenait souvent la voie de l'armée plutôt que celle des forces intérieures, car déjà, c'était beaucoup plus « facile » dans le sens, beaucoup moins contraignant ! Non que l'armée soit laxiste, mais il était souvent plus facile de monter en grade et en puissance dans une armée, que dans une force intérieur. En effet, la police était souvent un milieu très important dans la sphère politique et gangréné par quelques familles. De plus, il est plus facile de combattre autrui que parfois des personnes de sa propre nation. Car n'oubliez jamais que si l'armée combattait en général l'ennemi extérieur, la police elle s'occupe de l'ennemi... Intérieur. Bref, alors que les deux femmes marchaient tranquillement, Lucrèce s'arrêta et déclara :

« Il va être l'heure de manger. Je vous invite ? »

Elle fit un sourire à son interlocutrice. On pouvait voir une petite rotisserie, qui bien que modeste, devait être un peu chic pour rester dans ses quartiers, et surtout devait suffisament être bonne. Lucrèce connaissait bien cette rotisserie. On pouvait voir des poulets entrain de cuire, mais aussi d'autre types de viandes. Végétariens passaient votre chemin. Avec la viande, souvent, on pouvait avoir un peu de lentilles, de fayots, de légumes verts, etc... Bref, des féculents tout à fait classiques, on sentait que la boutique était connu de Lucrèce. Cette dernière ne rentra pas néanmoins : En effet, peut-être que son interlocutrice n'avait pas envie de manger dans ce type de lieux. En effet, cela restait assez populaire comme lieux pour se substanter, cela ne fait aucun doute... Mais que voulez-vous ! Le principal, c'est de manger ! Et toujours pour Lucrèce, de retenir Charlie... C'était très important.
Lucrèce
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le 6/10/2018, 22:52

Entendre votre idole vous dire que vous êtes prometteur, croyez moi que ça a de quoi vous réchauffer le cœur. Le démon poilu et sa harpie de propriétaire semblaient désormais bien loin derrière moi, et j’avais la sensation de flotter sur un nuage. Je savais que je ne devais pas laisser les compliments me monter à la tête, mais ce n’était de toute façon pas mon genre de relâcher mes efforts, j’avais bien le droit d’apprécier un peu.
Quand Lucrèce aborda subitement le sujet de l’armée, je redescendis brusquement sur terre. L’image de mon père, qui m’adressait à peine la parole depuis que je lui avais annoncé que j’allais rejoindre la police plutôt que de suivre son exemple et intégrer l’armée, s’imposa à mon esprit. Il avait prit ma décision comme une trahison personnel et j’ignorais s’il me pardonnerait un jour. Le sujet demeurait assez sensible pour moi.

« Certains pense que c’est le meilleure moyen de rendre service à notre nation, de la protéger. Mais je ne suis pas d’accord, l’ordre intérieur est tout aussi important.

Répondis-je, le regard perdu dans le vague. Heureusement, ma supérieure finit par proposer d’aller manger quelque part. Je souris et hochais la tête, espérant pouvoir en profiter pour changer de sujet. Nous étions devant une rôtisserie et je me retrouvais à hésiter. Ce n’étais pas que manger de la viande me dérangeais, mais je préférais mes repas accompagné de quelque chose de sucré. Pommes chaudes, miel, n’importe quoi. J’ignorais totalement s’ils en proposaient. D’un autre côté, je n’avais pas envie de faire ma difficile en présence de Lucrèce. Finalement, je me dis que je n’allais pas mourir si je ne mangeais pas du sucre sur un repas- et puis, j’avais encore des bonbons sur moi pour me rattraper. Aussi, je finis par hocher à nouveau la tête, mais je ne put m’empêcher d’ajouter :

– Ça me va. Est-ce que vous savez s’il propose des plats sucré-salés ici ?

Charlie
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