Premier jour [PV: Lucrèce]

le 2/8/2018, 21:13

De toute ma vie, jamais je n’avais été aussi nerveuse. Aujourd’hui, aujourd’hui même, était mon premier jour dans les rangs de la police. La réalisation de mon rêve. Tous ces efforts enfin récompensés ! J’allais pouvoir, à mon tour, défendre le peuple d’Istus, défendre la justice. Tout comme on m’avait défendu quelques années auparavant lorsque j’étais en position de faiblesse…
Qu’est ce tu racontes Charlie… Tu n’es jamais en position de faiblesses ! Tu es parfaite ! La situation n’était juste pas à ton avantage ! Rien à voir !
J’inspirais profondément en m’observant dans le miroir. Je n’étais pas du genre coquette ni rien habituellement, mais il était cruciale que, pour mon premier jour,  ma tenue soit impeccable. Parfaite. Je devais à tout prix donner une excellente première impression. Je tirais une dernière fois sur mes manches, juste au cas où, n'ayant aucune envie que mes nouveaux collègues voient mes cicatrices, surtout dès mon premier jour, et me jugeait enfin satisfaite.
Ainsi fin prête, je sortis de chez moi et me mit en route. Mon cœur battait la chamade, et ce n’était pas l’idée que mon père était probablement en train de me maudire qui pourrait ruiner ma bonne humeur. Rien ne pourrait assombrir cette journée. Qu’est ce qui peut bien ruiner la réalisation d’un rêve pour lequel on a travaillé dur ?

Enfin, j’arrivais à destination. Avant d’entrer, je marquais une pause, sentant un pic de nervosité s’emparer de moi. Je pris le temps de respirer profondément pour me calmer. Je n’avais pas envie d’avoir l’air de manquer de confiance dès l’instant où mes collègues poseraient les yeux sur moi.
Puis, quand j’eus reprit le contrôle de moi-même, je me redressais fièrement  afin de pousser les porte du commissariat, et entrais enfin, prête à commencer ma première journée, le regard déterminé…
Avant de rester plantée à l’entrée, l’air soudain complètement perdue, sans trop savoir quoi faire à présent.

Pour l’excellente première impression, on repassera…

"B...Bonjour... Je suis Charlie, la nouvelle..."

Fis-je, faute de mieux.
Charlie
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le 4/8/2018, 20:06

Lundi. C’était le premier jour de la semaine, c’était le jour où tout le monde travaillait, ce qui donnait évidemment un résultat assez… Catastrophique niveau boulot. Beaucoup s’étaient reposés le jour avant, donc, le travail avait cumulé ! Et finalement, il fallait tout rattraper le plus urgemment possible… Car la Police était comme les hôpitaux, ou d’autres choses à Istus… C’est un service étatique, et il fallait donc absolument qu’il fonctionne le mieux possible. Cela allait du respect de la déesse Istus, la grande Déesse, justement, étant donné que cette dernière était quand même presque l’essence de toute chose en ces terres. Donc décider de laisser en plan l’administration qu’était la police, c’était impensable.

Un commissariat de police, de tout temps, ce fut une ruche. Un microcosme où vivaient de nombreuses personnes, et en passaient encore plus. De tout type. Du malfrat confirmé qui n’était là que pour se faire interroger, car il savait très bien que son plan parfait lui permettrait de partir, au petit bandit qui lui, allait déguster cher, car les hommes et femmes de police excédé par le comportement du premier allait se lacher sur lui, on pouvait voir de tout dans ce qui était ramené. Bien sûr, il n’y avait pas que des bandits dans les personnes de passages. Tout un tas de victimes venaient justement expliquer leur situation, venaient de se plaindre d’une querelle de voisinage, d’une agression. D’autres venaient ici pour découvrir de tragiques vérités, des terribles événements, ou au contraire, être rassuré.

Mais cela, ce ne sont que les gens de passage. Ce sont les civiles, ce sont les gens qui ne travaillent point ici. Car le principal dans un commissariat, cela reste avant tout, bien entendu, les policiers. Ces braves fonctionnaires. Et bien, pour une fois, on voyait qu’on était tôt le lundi matin, et bien tous bossaient. Oui, car ne croyaient pas que tous bossaient tout le temps ! Cela restaient des humains normaux, et bien parfois, ils glandouillaient, ils tiraient au flanc… Mais là, ce n’était pas le cas ! C’est dans ce contexte de véritable fourmilière, car les commissariats étaient un peu comme des fourmilières, toujours en action, avec une population extrêmement variée, et bien, qu’une nouvelle fourmi arrivait pour se mettre au travail. Loin d’être une cigale, elle semblait bien motivée pour le travail, bien qu’intimidée. Ainsi…


"B...Bonjour... Je suis Charlie, la nouvelle..."

Tout le monde s’en ficha comme de l’an quarante. Personne n’avait le temps de se concentrer sur une nouvelle. Elle avait été engagée, c’est très bien, maintenant, comme tout le monde, elle savait ce qu’elle devait faire. Sans doute de la paperasse administrative, ou bien, aller vérifier que tout soit calme dans les rues. Et oui ! Quand on est nouveau, on a pas les trucs rigolos et sympa ! Non, on a les rapports à recopier -même pas à écrire, à recopier, vu qu’il faut bien envoyer les papiers aussi bien à l’administration civile qu’aux concernés-, les rues à surveiller… Bref, tout un tas de trucs qui sont pas forcément intéressant… C’est triste, mais c’est comme ça ! Tout ne pouvait être forcément intéressant et intriguant dans la vie de la police. Il y avait parfois des moments plus… Chiant, on va bien le dire.

Pauvre, pauvre Charlie. Elle venait tout juste d’arriver, et personne l’avait trouvée. Non, je n’ai pas honte. Elle est drôle. Bref, quoiqu’il en soit, son arrivée semblait pas vraiment intéressé les gens. Ils ne fallaient pas croire que les personnes ici présente, s’en fichaient par malveillance envers la pauvre nouvelle… Non, c’est qu’ils n’avaient pas le temps. Ils se concentraient sur ce qu’ils devaient faire, et donc, bien entendu, cela voulait dire qu’ils n’avaient pas de temps à consacrer à une nouvelle. Pas d’inquiétude -enfin, elle ne pouvait pas encore le savoir, mais passons sur ce point-, elle aurait sans doute avoir bientôt une soirée, une petite fête, car une nouvelle, cela se fêtait. D’ailleurs, dans des cartons, cachés, il y avait tout le matos pour ce soir, pour la dite fête. Mais ça, ça sera le soir. Là, ils fallaient bosser. D’ailleurs, en parlant de carton…

« Tenez moi ça, s’il vous plait. »

Charlie n’eut même pas le temps de réagir, quand un carton, pas très lourd mais bien remplis lui arriva dans les mains. Le carton était remplis de dossier sur parchemins, des vieilles affaires. Il y avait aussi plusieurs codex, et des livres de comptes à l’intérieur. On sentait que c’était des bouquins assez important, peut-être des preuves ou des archives manuscrites d’anciennes affaires. Bref, on sentait que ce n’était pas le carton remplis d’affaires de fête pour ce soir ! Certains seraient indignés qu’on leur donne ce genre de tâche subalterne. Et oui, surtout chez les nouveaux, quand ils entraient dans la police, il y avait une sorte d’orgeuil, de fierté… Alors se trouver à devoir… Porter des cartons… Voilà quoi. Sauf que tout le monde se serait tue en voyant qui avait confiée cette mission à la jeune Charlie, la jeune nouvelle donc…

« Pouvez-vous me suivre dans mon bureau avec ces dossiers ? Merci. »

Lucrèce. La cheffe de la police. Alors, pour l’excuser, elle n’avait pas remarquée que Charlie était nouvelle. Sinon, elle ne changeait pas : toujours sa tenue noir extrêmement sobre, elle commença à marcher vers son bureau. Oh, ne pensez pas qu’elle donnait le sale boulot à Charlie, car elle ne voulait rien porter. Elle portait une grande pile de livres dont l’équilibre semblaient plus que précaire… Bref, elle avançait vers son bureau. Beaucoup d’anciens se disaient que la fameuse Charlie avait de la chance : Aller dans le bureau de la patronne… Aussi vite, et bien quand même ! Enfin, parfois, on allait vite dans le bureau de la patronne, mais c’était pour une audition disciplinaire. Non, là, ce n’était pas le cas ! Elle y allait pour bosser ! Visiblement, la fameuse Lucrèce avait quelques choses sous le coude à étudier… Et peut-être que Charlie allait pouvoir y participer… !
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le 7/8/2018, 16:09

Je demeurais là, piétinant nerveusement le sol, sans avoir la moindre idée de ce que j’étais censée faire. Je ne pouvais décemment pas rester figée là comme un poteau, hors de question que je passe pour quelqu’un de timide ou de complètement inutile auprès de mes nouveaux collègues ! Mais je ne pouvais pas non plus les interpeller pour demander quoi faire, déjà parce qu’ils semblaient tous débordés, et ensuite, parce j’allais passer pour quelqu’un de pas autonome pour un sous.
Je n’avais pas encore décidé quelle était la meilleure marche à suivre quand un carton m’atterrit dans les bras et qu’on me demanda de le tenir. J’écarquillais les yeux :

« P…Pardon ?!

Que les choses soient claires. Je ne m’offusquais pas qu’on me demande de porter un carton. Ce serait complètement stupide. C’était plutôt par le manque d’accueil et de formule de politesse. Pas de bienvenu, pas même de bonjour. J’avais l’impression qu’on me parlait comme à un esclave laguz !
Bien sur, quelque part, au fond de moi, mon cerveau avait tiqué sur la voix. Il avait saisit, au fin fond de mes souvenirs, qu’il y avait quelque chose à propos de cette voix qui devrait me faire réagir, et me bombardait de signaux. Mais, vous savez, c’est un peu comme quand votre ami est sur le point de dire, ou de faire une bourde, et que vous lui faites de grands signes pour qu’il comprenne qu’il ne doit pas aller plus loin dans ce qu’il a entreprit, mais soit cet idiot ne vous voit pas du tout, soit il ne comprends pas pourquoi vous vous agitez, et dit, ou fait quand même sa bourde.
La personne me demanda ensuite de l’aider à amener le carton dans son bureau, et je tournai la tête pour voir à qui j’avais l’honneur.
Parlant d’honneur.
Ma mâchoire tomba tandis que je fixais mon héroïne, celle qui m’avait sauvé quelques années auparavant, celle qui était la raison pour laquelle j’avais décidé de rejoindre la police et qui… Ne se souvenait sûrement pas de moi, soyons réaliste. Mais le plus important, c’est que moi, je ne l’avais pas oublié. C’était drôle comme, la première fois que je l’avais vu, j’avais les bras chargés, et, à présent que je la voyais à nouveau, c’était elle qui venait de me charger les bras. Sentant mon visage s’empourprer, je m’empressais de m’élancer à sa suite :

- B…B…Bien sûr ! Tout de suite ! J’arrive !

Je n’arrivais pas à y croire. Mon premier jour ne pouvais pas mieux se passer ! Accompagner Lucrèce, LA Lucrèce, mon modèle, mon héroïne, dans son bureau ! C’était plus que je ne pouvais en espérer ! Le tout était de ne pas commettre de maladresse. Il ne manquerait plus que je me fasse un croche pied à moi-même et m’étale de tout mon long, éparpillant le contenu du carton.

- Je suis si heureuse de vous voir ! Je veux dire… Vous ne vous souvenez probablement pas de moi, vous devez voir de nouvelles têtes tous les jours, mais c’est vous qui m’avez inspirée à rejoindre la police. Vous étiez intervenue un jour où un homme essayait de s’en prendre à moi et… He bien… Vous étiez tellement parfaite et incroyable ! »

Je me sentis rougir encore plus à ce mots.

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le 8/8/2018, 21:18

« P…Pardon ?!

Lucrèce ne nota même pas le « pardon » énoncé par la personne ici présente. Nous sommes ici à la police, pas dans un organisme de bénévole ou de quoique ce soit du genre. Une personne se met au pas. Oui, bien sûr, « S’il vous plait », « merci », et autres commentaires du genre cela fait toujours plaisir, mais il faut bien comprendre qu’on était pas là pour ça. Non, ici, il faut se mettre dans la tête que la Police ce n’est pas un club, il faut obéir, et vite. Donc, si Lucrèce demandait de porter un carton, ce n’était pas une question ou une proposition. C’était un ordre, un ordre très clair, et son interlocutrice avait en gros un choix : Celui d’obéir. Bien sûr, ne pas le faire n’était pas acte de haute trahison, nous n’étions pas dans ce genre de situation… Mais voilà, il faut quand même appeler un chat, un chat ! Ainsi...

- B…B…Bien sûr ! Tout de suite ! J’arrive !

Voilà. Cela, c’est bien mieux. Un comportement bien plus proche de ce que doit être justement un bon policier ! Obéissance, ordre, action ! Après tout, Lucrèce faisait mettre en application ce qui était la devine des Caesar. Pas la devine de la police, mais presque : « Ordre est perfection ». Chacun était à sa place ici dans cette organisation. Plus tôt, nous avions comparés l’ensemble à une fourmilière. Et bien la comparaison était plutôt juste, car en effet, nous avions bien affaire à une fourmilière géante, ou chacun avait sa fonction, et les nouveaux arrivant ainsi allaient vite trouver leur nouvelle fonction. Bref, ainsi, Lucrèce et Charlie se dirigèrent tout deux vers le bureau de la cheffe de la Police. Une fois que Lucrèce ait posé ce qu’elle tenait elle-même… Et bien, la fameuse nouvelle pris la parole.

- Je suis si heureuse de vous voir ! Je veux dire… Vous ne vous souvenez probablement pas de moi, vous devez voir de nouvelles têtes tous les jours, mais c’est vous qui m’avez inspirée à rejoindre la police. Vous étiez intervenue un jour où un homme essayait de s’en prendre à moi et… He bien… Vous étiez tellement parfaite et incroyable ! »

« Oh euh... »


De suite Lucrèce fut gênée. Pourquoi cela ? Et bien car son interlocutrice avait TOTALEMENT raison. Dans quel sens ? Et bien, elle ne se souvenait PLUS DU TOUT de son interlocutrice. Elle avait sauvée des gens durant des missions. Parfois plus par accident, parfois le but de la mission était de sauver des gens. Enfin, parfois les policiers sauvaient sans le savoir des personnes. Un homme violent et alcoolique, arrêté et emprisonné pour dégradation de bien publique, pouvait parfois sauvée sa femme qu’il battait régulièrement, et dont l’arrestation de l’époux avait permit de faire autre chose, de partir donc s’occuper autrement ! Ainsi, vous comprenez bien l’importance pour la fameuse Lucrèce de continuer sa mission. Elle savait qu’elle sauvait des gens, et qu’on soit clair… C’était ça avant tout son but. Donc…

« Je suis fortement heureuse de savoir que mon action vous ait motivé à rejoindre la police. Vous êtes la bienvenue parmi nous. »

La fameuse Lucrèce Caesar s’inclina alors. En effet, savoir que ce qu’elle faisait pouvait faire naître des vocations, c’était le genre de joie qu’elle adorait avoir. Savoir qu’une personne avait été touchée par la grâce de la divine Istus, inspirée par les actions de la Police. Et cela au point de vouloir rejoindre un corps de police ou de justice. N’était-ce pas une chose formidable ? C’était le plus important pour elle. Oh, bien sur, permettre l’arrestation de criminel, c’était bien. C’était important. Mais le plus important, c’était de faire comprendre l’importance de la justice et de sa protection. Elle n’était pas immortelle, et elle le savait bien. Un jour, elle succomberait, et donc, il faudrait qu’elle passe la main à d’autres personnes. Et des personnes motivée, comme Charlie, vu ce que cela semblait, c’était le principal.

« Je suis donc Lucrèce Caesar. Ne me voyez pas comme une cheffe… Euh... »

Elle s’arrêta un cours instant… Pourquoi cela ? Et bien, tout simplement car… Comme dit précédemment, elle n’avait aucune idée de à qui elle parlait ! Heureusement elle savait une chose : c’était une nouvelle recrue… Et le dossier des nouvelles recrues du mois était donc sur son bureau. Donc, discrètement, même si cela fut assez aisé à remarquer, la jeune femme regarda le dossier, et pu voir que cela était très certainement « Charlie ». En effet, elle arriva à lire une rapide description de la personne. Et oui, pas de photographie, les tomes photographiques étaient extrêmement rare, donc, on allait pas s’amuser à en avoir. Et pas de dessin. Les dessinateurs sont rares et chers. Une simple description physique, précise et rigoureuse, suffit largement dans ce genre de cas. Quoiqu’il en soit, Lucrèce alors repris.

« Charlie. Ne me voyez pas ainsi. Sachez que je serais à vos côté pour tout. »

En effet, Lucrèce était cheffe de police, mais comme elle le disait elle même, elle ne l’était que de façon temporaire. N’importe quel personne assez douée, elle comptait bien le laisser prendre sa place, et elle même continuer comme seconde, associée, etc. Elle ne s’estimait pas spécialement comme une bonne cheffe, d’où l’importance pour elle de faire comprendre que tout les policiers étaient égaux. En effet, même s’il y avait une hiérarchie à respecter, elle ferait toujours en sorte que tout le monde se retrouver à sa place, et que surtout, personne ne se sente laisser sur le côté, abandonner ou ignorer par la police et la Loi. Hors de question. Donc, elle décida de préciser encore un peu plus ses propos à sa fameuse interlocutrice...

« Nous formons une équipe aux yeux d’Istus, et n’oubliez pas, notre crédo est de protéger Cerulis et ses habitants, que cela soit d’autrui que d’eux-même. »

Sans doute que Charlie connaissait tout cela, pensa la fameuse Lucrèce… Mais voilà, mieux valait répéter un peu tout cela, histoire que tout soit clair. Quoiqu’il en soit, maintenant, elle commença à vider les cartons, ranger les papiers, et regarda Charlie rapidement, lui faisant un signe de la tête pour comprendre qu’il fallait qu’elle aide. En effet, il y avait de nombreux cartons, de nombreux documents, et on pouvait voir des classeurs, des tiroirs, et tout un tas d’autres moyens de rangement. Quelques choses qui pouvait bien faire peur pour quelqu’un qui ne connaissait pas. Et ouais, ! C’était le baptème du feu. Pour certains, c’étaient des affrontements contre des ennemis… Pour d’autres, c’était de ranger des livres et des papiers importants. Et qu’on soit clair… Beaucoup préféreraient la lame d’un Pallastite sous la gorge, plutôt qu’à ranger toute cette paperasse.
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le 12/8/2018, 20:00

Apprendre que ses actions avaient permit de créer une vocation sembla la réjouir. C’était normal après tout, non ? Qui ne serait pas fier d’apprendre qu’il a servit de model à de futurs générations ? Elle m’invita ensuite à ne pas la considérer comme une cheffe, et, tandis qu’elle cherchait dans un dossier- probablement après mon nom, au vu de son hésitation- je me sentis rougir. Jamais je ne pourrais la considérer comme une égale ! Pas elle !

« Oh… heu… D’accord cheffe!… heu... Très bien… Si vous y tenez…  Un model alors ? Un exemple à suivre ? Un mentor peut-être ? Non, c’est peut-être trop demander ça. Quoi qu’il en soit, je suis heureuse de pouvoir faire équipe avec vous ! Quel meilleur accomplissement pour un rêve que de se retrouver à travailler avec son héroïne ?

Je m’inclinais à mon tour, mettant dans ce geste tout le respect que j’éprouvais envers ma supérieure.

- Je vous promets de travailler dur à la protection de cette ville, et de ses habitants ! Je donnerais tout ce que j’ai, et je ne serais satisfaite de mon travail que lorsqu’il sera parfait. Je ferais tout pour vous ressembler !

Puis, pour prouver toute la volonté que j’avais de bien faire, j’obéis, et entrepris de ranger avec applications et concentration. Maintenant, soyons clair ; mes parents m’avaient destiné à un avenir de soldat, j’ai passé bien plus de temps dans ma vie à m’entrainer à parfaire mon maniement de la lance, de l’arc et de l’épée, qu’à trier de la paperasse. De même, une fois que j’ai décidé de rejoindre la police, et que j’ai suivit un entrainement plus spécialisé, ce n’est pas vraiment le genre de chose auquel j’ai été entraînée. Alors je ne vais pas prétendre être une pro du tri- pas encore !- mais j’étais déterminée à prouver ma motivation, et je ne travaille jamais à moitié. Après tout, mes parents m’ont appris à ne jamais me contenter d’autre chose que de la perfection.
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le 15/8/2018, 21:25

Lucrèce était-elle une fée du logis ? Disons que non, ça serait exagéré de dire qu’elle était à ce point une fan de nettoyage. Disons qu’un maniaque pourrait largement faire remarquer des taches, des défauts dans le rangement, etc. Mais disons qu’effectivement, elle préférait largement quand tout était propre, nickel, et qu’ainsi, il n’y avait nul soucis pour se retrouver. Une cheffe de la Police se doit d’avoir un bureau impeccable. Elle se débrouillait toute seule la plupart du temps, mais quand quelqu’un était dans son bureau avec elle, et bien, cette personne aidait ! C’était comme ça. Elle faisait pareil quand elle accompagnait des inspecteurs, et elle les regardait ranger. Pourquoi cela ? Et bien, car elle ne supportait pas ceux qui ne faisaient rien. Donc, si des gens rangeaient, que cela soit elle ou quelqu’un d’autres, et bien, voilà.

« Oh… heu… D’accord cheffe!… heu... Très bien… Si vous y tenez…  Un model alors ? Un exemple à suivre ? Un mentor peut-être ? Non, c’est peut-être trop demander ça. Quoi qu’il en soit, je suis heureuse de pouvoir faire équipe avec vous ! Quel meilleur accomplissement pour un rêve que de se retrouver à travailler avec son héroïne ? 

C’était… Gênant… ! Elle n’avait pas l’habitude d’être prisée ainsi ! Elle n’était que… Que… Enfin, tout cela, elle voulait bien l’être ! Une mentor, un exemple à suivre… Elle voulait bien l’être, non dans le sens qu’elle estimait qu’elle en ferait une, même pas une bonne, un, mais juste une, mais voilà, si quelqu’un voulait s’inspirer d’elle… Qui le fasse. Il avait le droit. Bref, ce qu’elle estimait, c’est que si on voulait s’inspirer d’elle, pourquoi pas… Mais elle devait être un tremplin. Elle était loin d’être aussi bonne, et il fallait s’inspirer de mieux qu’elle après. Comme de la famille royale. Et surtout, d’Istus elle même ! Istus était la perfection même, sans aucun doute ! Bref, quoiqu’il en soit, elle écouta la suite des déclarations !

- Je vous promets de travailler dur à la protection de cette ville, et de ses habitants ! Je donnerais tout ce que j’ai, et je ne serais satisfaite de mon travail que lorsqu’il sera parfait. Je ferais tout pour vous ressembler !

« J’ai de grands espoirs pour vous. »


Elle fit un sourire à Charlie. Elle termina de ranger quelques livres… Puis sauta et s’installa sur son bureau. Elle était petite, donc, elle avait cette habitude quand elle parlait à des gens. Après Charlie n’était pas bien grande non plus, donc voilà, cela ne changeait pas grand-chose entre les deux femmes, on va bien le dire, mais quand même ! Bref, c’était plus une habitude. Là, si un habitué du commissariat passait, il saurait ce que ça veut dire… La fameuse Lucrèce allait vouloir parler. Dès qu’elle s’installait sur son bureau, c’est qu’elle avait envie de parler. Si elle s’installait DERRIERE son bureau, cela voulait dire par contre qu’on était VACHEMENT dans la merde, car ça voulait dire qu’elle était un peu en conseil de discipline, ou pire… Une interrogation de suspect. Et là, c’était moins drôle.

« Bien. Si vous voulez bien, parlez moi un peu de vous. »

Heureusement ici, pas d’interrogation de suspect… Mais un peu le même principe ! Dans le sens où là, ce n’était pas la fameuse Lucrèce qui allait parler, mais son interlocutrice. De plus, cela venait des conseils que Lucrèce avait glané à droite et à gauche. Pour se faire des amis, il fallait qu’elle connaisse mieux sur les gens. Elle l’avait lu dans le livre « Comment vous faire des amis sans problème ? » Oui. Oui Lucrèce avait acheté un livre ainsi. Oui, vous pouvez tous rigoler. ALLEZ TOUS AVEC MOI ? AHAHAHAHHAHAHA ! Bref, donc, ainsi, la fameuse Lucrèce compris qu’elle ne pouvait pas dire que ça ! Fallait en effet développé un petit peu son propos. Donc, elle commença à déclarer, tranquillement :

« J’ai eu votre dossier, je l’ai lu, sans soucis, vous êtes bonne pour entrer dans la police, mais j’aimerai savoir un peu plus sur vos préférences. »

En effet, il était très important pour Lucrèce d’en savoir plus. Oh, ce n’était pas que pour faire plaisir. Après tout, c’était aussi pour mettre Charlie au plus vite dans les bonnes fonctions. Contrairement à ce qui avait été dis en introduction, Lucrèce n’appréciait pas trop la méthode de mettre les nouveaux sur les bonnes grosses taches nazes. Elle préférait en savoir plus, et les mettre d’abord sur ce qu’ils préféraient faire… Dans la mesure du possible bien sûr. Cela restaient des débutants. Après, elle verrai s’ils étaient bon à ça. Sinon, elle les mettait ailleurs, et ainsi, elle finissait pas spécialiser bien ses troupes. Le défaut ? Et bien, des hommes qui parfois avaient du mal à quitter leur spécialité, et donc, moins efficace en générale. Moins touche à touche. Et oui, pas que des qualités dans un choix.

« Quels armes maniez vous ? Que préférez vous ? Travaux de bureau, ou plutôt au contraire sur le terrain ? Dîtes moi tout. »

Les armes étaient une question qui intriguaient beaucoup Lucrèce, car elle avait affaire à une armée extrêmement hétéroclite sur la question. Certains membres de la police étaient des anciens militaires, donc, des anciens soldats, qui maniaient de nombreuses armes, souvent la lance et l’épée, qui était la base de toute armée, on va bien le dire. Pour ce qui est des autres membres, certains avaient des armes plus exotiques, et elle en faisait partie. Le katana était une sorte de sabre assez particulier, basé sur les coups rapides et le tranchant de sa lame. Donc, bref, pas l’arme à la portée de n’importe qui. En savant comment son interlocutrice se débrouillait avec ces questions, et bien… Elle allait pouvoir donc mieux la gérer. Et après tout, en temps que cheffe de la police… Et bien, c’était ça, et de très loin le plus important pour elle. Gérer ces troupes.
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le 17/8/2018, 18:30

Les paroles de Lucrèce me firent chaud au cœur. Peut-être disait-elle ça à toutes les recrues pour les motiver. Peut-être le pensait-elle sincèrement. Quoi qu’il en soit, ses paroles me flattèrent. Comprenez, mon idole venait de dire qu’elle avait de grands espoirs pour moi ! Evidemment que c’est le genre de chose qu’on aime entendre ! Les affaires rangées, Lucrèce monta ensuite sur son bureau, et, sans crier gare, me demanda de parler de moi, comme ça, de but en blanc. Je sentis la panique monter en moi. Qu’est ce que c’était que ça ? Un genre de test ? Qu’est ce que j’étais censé répondre ? Quel genre de réponse attendait-elle ? Je sentis mon cœur s’emballer à l’idée de répondre une énormité. Fort heureusement pour moi, elle précisa ensuite ses attentes ; elle désirait connaître mes préférences, les armes que je maniais, si j’étais plus faite pour la paperasse ou le terrain. Bon, ça n’avais pas l’air d’être une question piège tout compte fait. Je me redressais, droite comme un i, avant de répondre :

« Mes parents m’on fait initialement suivre un entrainement pour devenir soldat. J’ai ainsi appris à manier la lance, l’arc, et l’épée. Mais mon arme de prédilection reste la lance. Je serais plus à l’aise sur le terrain, mais je m’assurerais de n’atteindre que la perfection quelque soit la tâche que vous m’attribuiez.

Déclarai-je solennellement tout en réfléchissant aux informations supplémentaires que je pouvais donner.

- Je donne toujours le meilleurs de moi-même, et je ne laisse jamais mes émotions entraver mes actions, ainsi que la justice !

Inutile de préciser que c’était justement parce que mon père m’avait entraînée à devenir soldat que j’étais désormais en froid avec lui. Et parce que j’avais appris à n’accepter que la perfection, et à supprimer mes émotions, que j’avais dut prendre l’habitude de me blesser pour y parvenir. Ce n’était certainement pas le genre de choses que j’avais intérêt à dire, et dont j’avais envie de parler tout court.
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le 18/8/2018, 20:41

Est-ce que Lucrèce faisait cela à tout les nouveaux ? Oui… Et non. Dans les faits, le mieux serait qu’elle le fasse à tout les nouveaux. Et franchement, elle aurait envie de le faire à tout les nouveaux, quel qu’ils soient… mais dans les faits, elle n’avait pas le temps. Elle n’avait pas le temps de rencontrer tout les nouveaux. Bon, il y en avait pas tant que ça non plus. Bref, enfaite, dans le cas de Charlie, c’était un énorme coup de bol. Quand elle avait commencé à discuter avec la fameuse Charlie, et bien, cela n’aurait jamais eu lieu, si par hasard, elle n’avait pas donné le carton à la fameuse nouvelle ! Dans énormément de cas, elle aurait tout simplement donné à un policier, et cela se serait arrêté ici… Mais là, voilà qu’elle donnait à la fameuse Charlie… Gros gros coup de bol, cela ne faisait pas de doute.

« Mes parents m’on fait initialement suivre un entrainement pour devenir soldat. J’ai ainsi appris à manier la lance, l’arc, et l’épée. Mais mon arme de prédilection reste la lance. Je serais plus à l’aise sur le terrain, mais je m’assurerais de n’atteindre que la perfection quelque soit la tâche que vous m’attribuiez.

« Mmh. »


Pas mal. Même excellent. Surtout la combinaison arc, et lance/épée. Que quelqu’un maîtrise la lance et l’épée, c’était relativement classique. Les deux armes étaient souvent en effet enseigné en même temps, et demandait des formations différentes, mais pas si loin dans certains aspects. Mais maîtriser l’arc en plus ! Cela demandait énormément de travail. Déjà, car maîtriser un arc est totalement différent et ne demande pas les même chose que maîtriser les armes blanches. Pas la même musculation, par exemple. Donc, voilà que la fameuse Lucrèce voyait quelqu’un qui maîtrisait els deux… pas mal du tout ! Après le risque était toujours un éparpillement des compétences, quelques choses qui pouvait toujours arriver. Mais bref, Charlie tenait visiblement à la rassurer sur ses talents.

- Je donne toujours le meilleurs de moi-même, et je ne laisse jamais mes émotions entraver mes actions, ainsi que la justice !

« Parfait. Mais n’oubliez pas. »


En effet, les émotions étaient souvent une source de conflit. Quand on entre dans la police, une question était souvent posée, et si on fait ne serait-ce qu’hésiter, c’était une mauvaise chose : Est-ce qu’on pourrait arrêter notre père, car on découvre que celui-ci fait quelques choses d’illégal ? Et ouais, question complexe hein ? Lucrèce disait ouvertement que oui. Elle serait capable d’arrêter le patriarche des Caesar si ce dernier se révélait faire des activités illégales. Cependant, dans les faits, il fallait bien imaginer qu’il y avait une grande différence entre ce qu’on disait, et ce qu’on serait capable de faire. Là, Lucrèce n’imaginait même pas la possibilité que son père soit dans ce genre d’affaire. Mais bref, vous avez un peu compris… De toute façon, il fallait là s’intéresser à la deuxième partie de ce qu’avait dit Lucrèce. Car en effet, elle avait dis « N’oubliez pas »… Quoi donc ? Et bien écoutons.

« Nous ne sommes pas là pour faire justice. Nous sommes des policiers, non des juges. Nous sommes là avant tout pour faire respecter la Loi. »

Très important. La police n’était pas là pour faire justice. Un homme qui en tuait un autre devait être arrêté par la police. Un homme qui en volait un autre, devait lui aussi être arrêté. Et les deux devaient être arrêté de la même façon : De préférence sans violence, et surtout sans mise à mort, même si dans le cas du tueur, Lucrèce estimait qu’il méritait largement la mort. Néanmoins, ce n’était pas à elle de dire cela. Ce n’était pas à elle de donner la mort à un criminel. Même un abject violeur et tueur d’enfant, devait être arrêté, et ensuite juger. Là, le juge était celui qui de part sa fonction d’homme de Loi, pouvait alors le condamner à mort, comme il méritait, toujours selon Lucrèce bien entendue. Beaucoup de policiers, surtout débutant, faisait l’erreur de se prendre pour des justiciers. Ils ne l’étaient pas. Ils étaient des… Bah, Lucrèce va le dire, donc, écoutons plutôt que parler !

« La Loi est notre Crédo. »

Oh oui. Pour Lucrèce, c’était ça le plus important. Ne jamais perdre de vue la Loi. Ils n’étaient pas tant des personnes là pour faire agir la justice, mais ils devaient être des véritables serviteurs de la Loi. La Loi était absolue, et elle devait être respectée en toute circonstance. Quoiqu’il arrive. Les circonstances attenuantes existaient, mais elles ne justifiaient jamais un crime. Ainsi, un homme entre chez vous et tente de vous voler… Vous le tuez ? Vous êtes un meurtrier. Alors, attention, il y avait aussi les cas de légitime défense… Mais ceux-ci existent dans la Loi. Tant que la Loi disait queqlues choses, la fameuse Lucrèce considérait alors que c’était important. Bref, ainsi, après avoir suffisamment rangé, la fameuse policière déclara tranquillement :

« Voulez-vous bien me suivre… ? »

Sans attendre la réponse, elle se dirigea tranquillement vers le couloir qu’elles avaient traversés un peu plus tôt… Mais ne retournait pas vers l’entrée. Nope ! Elles partaient plutôt au contraire vers le fond du bâtiment, vers la cour intérieur. Le centre de police, ou commissariat, au choix, de Cerulis était dans un très bel immeuble qu’on appelle « entre cours et jardin », avec donc, comme le nom l’indique subtilement, une cour, et un jardin. La cour, à l’extérieur, était là justement pour que les gens puissent venir au commissariat… Mais attention, le jardin n’était absolument pas un jardin. C’était plutôt un lieu d’entrainement pour les policiers. On trouvait ainsi un grand ensemble de sable, des coffres, et tout un tas de mannequin qui avaient déjà pas mal de marques dessus. Un gros policier d’ailleurs s’entrainait et suait en frappant violemment un mannequin. Il s’inclina alors, et Lucrèce et lui discutèrent un peu… Avant que ce fameux policier lui confit alors du matériel, et s’assoit sur un banc, buvant une bonne quantité d’eau.

« Attrapez. »

Elle jeta une lance en bois, une lance d’entrainement. Elle même avait une épée en bois. Visiblement, elle invitait la fameuse Charlie à montrer un peu ses talents… Mais problème ! Elle ne l’avait pas dis explicitement ! Donc, qu’est-ce que cela voulait dire ? Charlie allait-elle oser prendre donc l’arme d’entrainement, et tenter de lever la main sur son idole ? Allait-elle avoir le courage ? Car, oui, il fallait un sacré courage pour oser donc lever la main sur une personne qu’on considérait comme son modèle, l’exemple même de ce qu’on voulait être ! Bref, une situation extrêmement amusante pour nous, lecteur de ce RP… Mais il faut savoir que Lucrèce ne faisait pas du tout ça pour piéger son interlocutrice ! Pas du tout ! Non, elle n’avait même pas pensé que Charlie pourrait être éventuellement gêné à l’idée d’attaquer sa cheffe…
Lucrèce
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