Premier jour [PV: Lucrèce]

le 7/10/2018, 16:00

« Certains pense que c’est le meilleure moyen de rendre service à notre nation, de la protéger. Mais je ne suis pas d’accord, l’ordre intérieur est tout aussi important.

Exactement. Lucrèce approuvait totalement. Après tout, un état devait avant tout réfléchir à sa stabilité, avant de réfléchir à tenter d’affirmer certaines choses à d’autres. Bref, avant tout, garantir une sécurité locale et intérieur, avant de chercher à provoquer un ordre extérieur par la force d’une armée. Enfin de l’autre coté, dans le cas d’Istus, une armée était nécessaire pour se protéger de Pallas. Avoir comme voisin un pays aussi belliqueux… Et bien, évidemment, cela ne voulait dire qu’une seule et unique chose : Il fallait être prêt à se défendre : Ouais, notre fameuse policière pensait ouvertement que s’il se passait quelques choses, cela serait bien entendue la faute de ces maudits Pallasites ! Ce serait eux qui provoqueraient le conflits… Mais bref, concentrons-nous sur la rotisserie ! C’est l’heure de manger quand même !

Ça me va. Est-ce que vous savez s’il propose des plats sucré-salés ici ?

« Sucré-Salé ? Mmh, je ne sais point. »


Lucrèce consommait extrêmement peu de sucre. Pourtant, elle faisait partie d’une société, d’une classe sociale qui avait l’argent d’acheter du sucre ! Mais voilà, Lucrèce buvait son café noir, ne mettait que rarement du sucre, et il était rare de la voir de manger des sucreries ! Non, c’était vraiment pas son truc, et elle tentait d’éviter de consommer toutes ces sucreries qui franchement, pouvaient être mauvaises pour la santé ! Pour les dents, et cela amenait du diabète et de la grosseur, donc, il fallait éviter le plus possible ! Bon, dans les faits, fallait pas exagérer non plus, c’était pas genre t’as mangé un peu de sucrerie, et tu finis avec plus aucune dents d’utilisable, et tu es condamnée à porter une trentaine de kilos en trop. Non bien sur, bref, quoiqu’il en soit, la fameuse Lucrèce déclara.

« Je suppose que l’on peut toujours caramélisé de la viande avec du miel. Cela devrait marcher. Messire ? »

En effet, la caraméilisation de la viande était quelques choses d’assez connu, et surtout d’assez vieux, étant donné que c’était un moyen d’améliorer le goût. Le miel était évidemment très utilisé, étant donné que le miel était connu depuis l’époque paléolithique, au moins. D’ailleurs, cela faisait poser de très nombreuses questions. Bah oui, en effet, comment le premier homme préhistorique avait décidé de braver ce danger non négligeable qu’est une ruche d’abeille, pour comme ça, aller affronter des insectes qui étaient pas spécialement sympathique quand on s’attaquait à chez eux… Et en plus, décider d’une fois la quête finie, de bouffer ce qu’il avait récoltée. Alors, ouais, le résultait était sacrêment bon… Mais disons que cela avait été un risque quand même assez poussé pour cela ! Bref, quoiqu’il en soit, Lucrèce elle ne se posait PAS DU TOUT ses questions. Et ouais ! C’est triste hein ?

Elle alla discuter avec l’un des cuisiniers, qui lui confirma la possibilité de faire cela. Et ouais, pas de cartes ici, il fallait savoir ce qu’on voulait, et ce qu’on demandait aux gens. Pourquoi cela ? Et bien pour une raison relativement simple : On est pas dans un restaurant moderne. Donc, pas de sélection des menus. Dans la plupart des restaurants, on mange le plat du jour… Et c’est tout. Sauf que là, on était quand même dans du un peu plus haut niveau standing. Donc, vous pouvez deviner que c’était quand même un peu mieux dans ce qu’on peux manger, et dans surtout, le choix qu’on peut faire. On peut manger un peu plus varié que dans un restaurant… Disons traditionnel, histoire d’utiliser des termes… Bah tout à fait banal, je vois même pas pourquoi je propose. Ainsi, la fameuse Lucrèce revint avec un jeune homme, qui donc, laissa les deux demoiselles s’assoire, avant de demander ce qu’elle voulait donc !

« De la salade et des noix, avec quelques tranches de rotis. Comme toujours. »

Lucrèce déclara « comme toujours », montrant qu’elle connaissait bien visiblement ce restaurant. Et comme dit précédemment, c’était le cas, vu qu’elle avait déjà mangé ici plusieurs fois, enfaite, très souvent même. Donc, elle commandait toujours un peu la même chose, ayant comme qui dirait, ses petites habitudes. Chacun à ses petites habitudes dans ce genre de cas, et on pouvait voir que Lucrèce mangeait assez léger. Ouais, c’était important de noter, car cela expliquait pourquoi elle était vraiment fine comme une abeille -bien que proportionnellement, c’est pas spécialement fin une abeille, mais passons-. D’ailleurs, je parle beaucoup d’abeille dans ce post… Mmh… C’est étrange, il y a sans doute une raison. Quoiqu’il en soit, après avoir déclaré cela, la fameuse Lucrèce ne parla plus, vu que ce fut autour du fameux garçon de commmencer à prendre la parole :

« Je vous confirme mademoiselle que je peux faire caramélisé une viande avec du miel. Avec moi, vous savez, il y a pas que la viande qui peut être sucrée... »

Le garçon fit alors un clin d’oeil TRES lourd de sens à la fameuse Charlie. Il était entrain de la draguer comme un gros lourd. Lucrèce ne remarqua pas spécialement mais on pouvait dire qu’il était pas subtil pour deux sous. Cette grande asperge avec encore des restes d’acné sur le visage, devait être à peine plus âgé que la fameuse Charlie, sans doute dans le tout début de la vingtaine d’année, et par ces techniques et ses habitudes -et le fait que notre chère Lucrèce donc le connaissait-, cela faisait qu’il était sans doute dans ce petit restaurant depuis quelques temps déjà. Enfaite, si vous voulez la vérité et les détails, ouais, il était depuis un moment, vu qu’il était tout simplement le fils du cuisinier, ce qui fit qu’il n’eut pas à traverser la rue pour avoir son boulot. Il l’eut immédiatement ! Bref, donc, comment allait réagir Charlie devant ce visiblement gros lourd ?
Lucrèce
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le 8/10/2018, 22:03

Nous nous installâmes à table, et Lucrèce passa commande, en ajoutant un « comme toujours » qui laissait sous entendre qu’elle était une habituée des lieux. Je souris :

« Je crois comprendre que vous venez souvent manger ici ? Je suppose que ça veut dire qu’on y mange bien. Me voilà bien curieuse à présent.

Quand le cuisinier confirma qu’il pouvait caraméliser la viande avec du miel, je sentis l’eau me venir à la bouche. Parfait ! Et que personne ne me dise que je mangeais trop de sucre, parce que ce n’est absolument pas vrai ! D’accord, j’en mangeais souvent, j’avais toujours des sucreries sur moi, et tous mes repas étaient sucrés, mais ce n’était pas trop. C’était plus que la moyenne. C’est tout ! Et non, je ne cherche pas à me justifier !
Bref !
Il ajouta alors qu’il n’y avait « pas que la viande qui pouvait être sucrée », pour reprendre ses mots. Je levais alors un regard brillant, et plein d’espoir vers lui :

- C’est vrais ? Vous proposez d’autres aliments sucrés ? Oh, vous avez peut-être du chèvre chaud au miel ? C’est un délice ! Ou peut-être est-ce quelque chose que je ne connais pas encore ? Dites moi tout !

M’exclamais-je sans saisir une seule seconde son sous entendu. Alors, je vous arrête tout de suite ! Je vous vois sourire, là : « Ah, qu’est ce qu’elle est naïve cette Charlie ! » Je ne suis PAS naïve ! En d’autres circonstances, j’aurais parfaitement saisis ce qu’il voulait dire. Mais là, on parlait de sucre. Et le sucre, c’est un sujet sérieux, je ne plaisante pas avec ! Et je ne fais pas de sous entendu graveleux non plus ! Alors quand on me propose quelque chose de sucré, j’attends un délicieux met pour accompagner ma viande.

Charlie
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le 12/10/2018, 22:12

Parfait ! Plus elle restait longtemps à manger… Moins elle devrait la retenir après ! Donc, c’était pour elle importante de laisser passer le plus de temps possible, de contre-temps, etc. Très très important, en effet, car si la fameuse Charlie finissait par comprendre que Lucrèce ne faisait que gagner du temps, et bien sans aucun doute… Qu’elle continuerait de suivre la fameuse cheffe de la Police ! Bah oui, je vous rappelle qu’on parle de la fameuse Charlie, et je pense que tout le monde a compris que cette dernière était plus que fan de Lucrèce. Donc, sans aucun doute que même avec l’impression qu’elle se fait balader, et bien, ce n’est pas grave ! Tant qu’elle suit sa précieuse maîtresse, et bien, il n’y a pas de soucis ! Mais cela, Lucrèce n’en n’avait pas conscience, et donc, cela est très important de le comprendre.

« Je crois comprendre que vous venez souvent manger ici ? Je suppose que ça veut dire qu’on y mange bien. Me voilà bien curieuse à présent.

On y mangeait bien, en effet. Après, on va pas le cacher… Lucrèce n’était pas une fin connaisseuse en gourmandise et tout ça. Elle avait des bases, et avait un goût un peu raffiné de par le fait qu’elle était… Et bien… Et bien, une noble, et les nobles ne sont pas forcément raffinés, mais disons qu’ils ont souvent des connaissances plus poussés en terme de gastronomie. Enfin, ça, cela marchait surtout quand elle était chez ses parents ! Qaund elle était seule chez elle, depuis qu’elle vivait seule (enfin avec son bonsaï) et bien… Elle mangeait pas spécialement bien. Enfin, elle mangeait pas beaucoup tout court. Un peu de pain, et c’était tout ! Mais quand elle voulait manger de manière un peu plus complexe… Et bien, elle allait au restaurant. C’est bien pratique d’avoir de l’argent, n’est-ce pas ? Ouais, franchement, c’est cool...

- C’est vrais ? Vous proposez d’autres aliments sucrés ? Oh, vous avez peut-être du chèvre chaud au miel ? C’est un délice ! Ou peut-être est-ce quelque chose que je ne connais pas encore ? Dites moi tout ! 

« Euh… oui... »


DOUCHE FROIDE ! Lui qui s’était sans doute dit que non seulement la jeune policière était de son âge, mais qu’en plus elle était charmante… Bah voilà que quand il tente de la séduire, elle parle de… Chèvre chaud ? Alors qu’on soit clair… Le fromage de chèvre, c’est bon. Enfin, c’est bon quand on aime le fromage, ce qui n’est pas mon cas… Mais bref, on va dire pour les besoins du paragraphe que c’est bon… Mais niveau drague, c’est un peu tue l’amour. Le fromage de chèvre, ça sent, c’est pas spécialement séducteur… Bref, alors qu’il pensait que sa référence était bien clair, et qu’il était impossible de la rater, et bien, cela faisait que quand il se rendit compte que ouaip, son interlocutrice a bien réussi à pas capter… Et bien, on peut dire qu’il resta assez perplexe ! Donc, finalement, après un petit blanc...

« Oui… oui, c’est possible ! Je… »

Mais il avait finalement réussi à se ressaisir ! Après tout, même s’il avait affaire à une fille un brin chelou, et bien, il devait quand même faire son taff’ ! Celui de serveur, et prendre les commandes des gens ! Donc, s’il faisait bien son boulot, son père ne lui ferait pas de commentaire, et de toute façon, il oublierait bien vite cette fille chelou. Tant pis ! Tu trouveras d’autres filles, mais un conseils, toi, évite le sucre, garçon. Car tu as encore de l’acne, et on sait que c’est à cause d’une alimentation trop riche. Or, bien entendu, dans un monde de J-RPG, bah, c’est important de ne pas avoir d’acne, car bon… Même les ados ils ont des peaux super belles ! Hors, ce n’est pas du tout réaliste, et… Et quoi encore ? Je suis encore entrain de digresser ? Bah ouais, mais que voulez-vous, ce n’est pas facile de faire des longs paragraphes à chaque fois ! Parfois, faut un peu improviser un petit peu !

« Je vais en cuisine ! Je vous prépare ça ! Saluuut ! »

Le Salut était un peu exagéré, et s’installa un blanc assez gênant. Pourquoi cela ? Car il fallait VRAIMENT être stupide pour ne rien remarquer, ou alors, être absolument concentrée à 200 % sur le sucre… Ce qui était le cas de Charlie. Elle pensait avant tout au sucre. Vous savez ce qu’on dit « Sugar before sex ! » Quoi ? On ne dit pas tout à fait ça ? Enfaite, on dit pas du tout ça ? Oh bah zut alors ! Bref, en tout cas, le départ du serveur avait été marquante, on pouvait dire que c’était sans aucun doute assez awkward. Le serveur n’avait pas été naturel du tout, et on sentait presque qu’il aurait pu dire « Ouais, je pars, car ma pauvre vieille, tu es complètement tarée ! Faut vraiment que t’ailles consulter ». Ce qui ne serait pas très gentil. Heureusement, Lucrèce était gentille, elle, et ainsi, elle déclara tranquillement à son interlocutrice…

« … Ma chère Charlie, je pensais que j’étais désespérantes, mais j’ai trouvé pire. Contente de l’apprendre. »

La vie amoureuse de Lucrèce était encore plus vide et déserte que le désert du Sahara. Qui est plutôt peuplée enfaite, mais on va prendre la vision stéréotypés habituels ! C’est plus utile et efficace dans la version actuelle. Bref, quoiqu’il en soit, la fameuse Lucrèce s’amusait bien. Et… bah, c’était une très bonne chose ! Qui aurait pensée qu’en faisant son job, pour une fois… Notre chère cheffe de la police qui avait plutôt tendance à rester sobre, ne rien dire, ne jamais chercher à s’amuser, et bien là, s’amuse un peu ? Bon, d’accord, là, c’était pas très gentil, cela se faisait quand même quelques peu au détriment de Charlie. Mais encore une fois, pas de soucis ! Comme Charlie vénérait Lucrèce, elle allait lui pardonner ! Bien entendue ! C’est comme ça que ça marche n’est-ce pas ? Bref, à vous les studios.
Lucrèce
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le 13/10/2018, 17:30

Je sentis un étrange malaise s’installer après que j’ai demandé au serveur s’ils avaient du chèvre au miel. Est-ce que ça voulait dire qu’ils n’en avaient pas ? Craignait-il que je m’emporte de voir mon souhait ne pas pouvoir être réalisé ? Ce n’était pas bien grave, je pourrais me satisfaire d’autre chose. Mais finalement, le jeune homme sembla se ressaisir et confirma qu’il pouvait faire ça avant de partir, en lançant un grand « salut » bien trop appuyé pour qu’il soit naturel. Je le fixais en clignant des yeux sans comprendre. Qu’est ce qui venait se passer au juste ? Avais-je manqué quelque chose ? Était-ce si étrange pour eux, une cliente qui demandait de la viande, et du fromage avec du miel ?
Je tournais un regard interrogatif sur Lucrèce, pensant pouvoir être éclairée sur la situation. Elle sembla s’en amuser car elle nota que j’étais « plus désespérante qu’elle ». J’étais encore plus perdue. Plus désespérante ? C'est-à-dire ? Avais-je commis une erreur ? J’ouvris la bouche pour répondre :

« Ne dites pas ça, vous n’êtes pas désespérante !

Bon, ce n’est pas exactement ce que j’avais eu en tête à l’origine, mais ça me semblait important à préciser. Je n’arrivais pas à croire que Lucrèce, LA Lucrèce, venait de dire d’elle-même qu’elle était désespérante ! Si l’exemple même de la perfection était désespérant, qu’étions-nous.
Ceci dit, je devais avouer que j’ignorais totalement de quoi nous parlions exactement. Mais je ne pouvais pas croire que Lucrèce ne soit pas parfaite sur quelque domaine que ce soit. Encore une fois, la perfection ne peut avoir de défaut, n’est-ce pas ?

- Heu… Mais, en fait… Pourquoi serais-je désespérante ? Qu’est ce qui vient de se passer ? Je dois avouer que je n’ai pas tout compris. On parlait de sucre, et d’un coup, ce jeune homme semblait si mal à l’aise… J’ai dit quelque chose qu’il fallait pas ?

Demandais-je ensuite, l’air toujours aussi perdue.

Charlie
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le 13/10/2018, 22:35

Maintenant, il n’y avait plus qu’à attendre ! Les femmes allaient avoir le repas, mais il fallait attendre, tout simplement car la nourriture, cela ne se fait pas en quelques minutes… Ou alors, c’est mauvais signe, et ça veut dire que vous allez manger de la grosse merde, ce qui arrive parfois, mais bon, en général, on tente d’éviter, car franchement, bah la merde en repas, c’est pas très bon et… OUI C’EST BON ! ON A COMPRIS ! Voilà ce que vous avez sans doute envie de me dire après ce début qui se veut très maladroit. Bref, les deux jeunes dames, même Lucrèce n’était pas très âgé, hein, on va bien le dire, pouvaient maintenant discuter en paix. Il n’y avait pas grand monde. Un gros moine, qui dévorait avec appétit un bon morceau de viande, avec des champignons… On pouvait le voir tranquillement… Une jeune demoiselle qui faisait le ménage, sans doute la fille du propriétaire, qui venait tout juste d’entrer… Et enfin, un guerrier borgne qui lui, se contentait d’une choppe d’un alcool peu cher… Bref, un ensemble aussi hétéroclite qu’habituel dans ce type de lieu… !

« Ne dites pas ça, vous n’êtes pas désespérante !

« Oh euh merci ! »

Elle fut confuse pendant un petit, très court, mais petit moment ! En effet, elle avait oubliée qu’elle avait mentionnée qu’elle-même était désespérantes ! Et surtout, choses importantes à préciser dans ce genre de cas… Avec ce genre de commentaire, qu’est-ce qu’on attends ? Et bien, on s’attend à ce que d’abord, la personne se défende ! C’était logique. D’abord, elle se défendait des accusations, des remarques faites sur l’humour… Puis si elle appréciait beaucoup la personne, elle défendait la personne qui s’était auto-critiqué en disant des phrases assez classiques, du genre « Tu exagères », « Faut pas abuser », ou bien « franchement, tu devrais pas dire ça, t’es pas comme ça ! » Et plein d’autres phrases du genre, on pourrait augmenter et multiplier les exemples. Mais là, Charlie avait montré encore une fois son fanboysme, en commençant direct par mentionné que non, Lucrèce n’était pas désespérante ! Donc, pendant un moment, la fameuse Lucrèce eut littéralement un bug en monde « hein heu quoi ? » … Avant d’entendre la suite des déclarations de Charlie, qui était presque aussi amusante que la réaction de Lucrèce !

- Heu… Mais, en fait… Pourquoi serais-je désespérante ? Qu’est ce qui vient de se passer ? Je dois avouer que je n’ai pas tout compris. On parlait de sucre, et d’un coup, ce jeune homme semblait si mal à l’aise… J’ai dit quelque chose qu’il fallait pas ?

« Ah… Jeune demoiselle... »

OH MON DIEU ! C’est mauvais signe ! Très mauvais signe ! Mais d’abord, mentionnons la fameuse confusion de la fameuse Charlie… En effet, elle ne semblait franchement avoir rien captée ! Mais alors rien du tout ! Elle était désespérantes… Alors, bien sur, dans ce domaine… Mais bref, pourquoi je dis que c’est « mauvais signe ! Très mauvais signe ! » en exagérant absolument allègrement ? Et bien, tout simplement car la fameuse Lucrèce s’était permise de dire… « Jeune demoiselle ». Déjà, on va rappeler à bon entendeur que Lucrèce a en ce moment 28 ans. Elle n’en n’a pas 75 ans, elle n’a pas 50 ans, elle n’a même pas encore 30 ans ! Bref, ainsi, elle n’était pas si vieille, et franchement, on va pas exagérer, elle va pas quand même commencé à sortir « jeune demoiselle » à une demoiselle de … Dix ans sa cadette. Ouais, d’accord dit comme ça, on pouvait quand même reconnaître que Lucrèce n’avait pas entièrement tord… En effet, son interlocutrice était vraiment jeune. 18 ans, tu sortais à peine de l’adolescence… Et cela expliquait sans doute beaucoup de chose ! Donc, ainsi, la cheffe de la police décida d’expliciter un peu ce qu’elle voulait dire à sa cadette…

« Le jeune homme faisait ce qu’on appelle une tentative de… Séduction. »

TIN TIN TIN ! Alors, là, si Charlie ne comprenait pas, et bien… Faudrait vraiment faire quelques choses. Genre un cours pour les « personnages définitivement des gros nazes en amours », un truc du genre, genre t’invites presque TOUT les persos du forum, y comprit les deux demoiselles là, et tu donnes comme professeur, je sais pas moi, Constantine ! (Flash info spécial : Très mauvaise idée.). Bref, quoiqu’il en soit, on sentait que la fameuse Lucrèce décidait de se lancer dans un sujet qu’elle ne connaissait pas, mais au moins, cela pouvait amener de la discussion… Et puis, là, franchement, elle avait pas tord, mais bon… Même un aveugle aurait vu cela ! Il aurait de suite compris ! C’était vraiment facile à deviner qu’elle était entrain de se faire draguer, mais que le tout avait… Comment dire… Dégénérer ? Ouais, c’était un peu le mot ! Bref, la fameuse cheffe de la police décida d’expliciter un peu le tout !

« Vous avez du lui taper dans l’oeil. Cela arrive à votre âge, vous arrivez à l’âge adulte, et lui aussi. Il avait les hormones en folie je suppose. »

Sérieux, Lucrèce, tu fais genre tu t’y connais, mais on va le dire clairement… Lucrèce n’avait jamais eu la moindre relation amoureuse. Ce qu’elle connaissait de l’amour ? Alors, accrochez vous car c’est du lourd qui approche… Et bien rien du tout ! À part… Les romans à l’eau de rose ! Et ouais, elle en avait lu pas mal. Alors, attention, elle ne croyait pas en tout, mais disons qu’elle avait donc une vue assez… Peu développée sur la question. Bref, la cheffe de la police expliquait qu’ainsi, visiblement, les deux avaient l’âge où on commençait à s’intéresser soit aux garçons, soit aux filles, suivant ce qui arrivait dans leur vies ! Bref, donc, les hormones les poussaient parfois à draguer quelques peu maladroitement ! Et voilà ce qui s’était arrivé, et que Lucrèce avait remarquée… Et qu’elle avait trouvée le tout assez rigolo, étant donné que cela montrait que visiblement, Charlie non seulement n’avait rien compris, mais aussi, qu’elle avait foutu un ENORME vent à son interlocuteur de tout à l’heure ! Et cela… Franchement, cela n’a pas de prix, c’est moi qui vous le dit !
Lucrèce
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le 14/10/2018, 21:05

Je dévisageais longuement ma supérieure, essayant de discerner si elle était sérieuse, ou si elle était juste en train de faire une blague. Si tel était le cas, elle savait paraître très sincère, je n’y voyais que du feu.

« Attendez, vous êtes en train de me dire que CA c’était une tentative de séduction ? Mais… Ça n’y ressemblait pas. Je veux dire, il s’y prenait très mal. "Il n’y a pas que la viande qui est sucrée" pour moi, ça veut juste dire "On propose d’autres aliments sucré", pas "Je vous trouve très attirante". Il y avait des tas d’autres moyens de s’y prendre. Comme…. Je sais pas moi "Hey, moi aussi je suis particulièrement friand du sucre, si vous avez le temps après mon travail, je pourrais vous présenter ma boutique de confiserie favorite, je suis sûr que vous allez adorer !" Et ensuite, si la personne accepte, il aurait put profiter de la sortie pour embrayer sur d’autres conversations. Bon, ce n’est pas comme s’il aurait eu la moindre chance avec moi, mais quand même, quand on me promet du sucre, je n’attends rien d’autre que du sucre. Ça ne se fait pas de donner de faux espoir aux gens en guise de technique de drague !

Oui, cela me semblait relativement important à préciser. Je n’avais aucune intention de tomber amoureuse de qui que ce soit. Le problème de l’amour, c’est que c’est un sentiment beaucoup trop fort, et qu’il se mettrait irrémédiablement au travers de la justice. Imaginez, vous tombez amoureux de quelqu’un, et vous découvrez après coup que c’est un dangereux criminel, mais vous êtes tellement amoureux que vous décidez de le couvrir, ou vous vous voilez la face et refusez de l’admettre malgré les évidences ? Non. Hors de question que je m’encombre d’un tel sentiment.
Je me renfrognais :

- Je devrais peut-être lui conseiller des cours de drague quand il reviendra ?»

Suggérais-je sans réalisais que j’aggraverais plus encore le malaise pour le jeune homme.

Charlie
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le 16/10/2018, 22:13

Plus qu’à attendre. Il fallait attendre un moment, car les plats ça se faisait pas aussi rapidement qu’aujourd’hui. Faut bien se dire qu’avec nos moyens de cuissons actuels, on a accéléré par 2 presque les temps de cuissons. Mais à l’époque certains plats mettaient très très longtemps à cuire. Voilà pourquoi les plats qu’on prenait dans ce genre de lieu étaient souvent des plats assez simple, assez rapide, tout simplement car on a pas le temps de faire des plats compliqués. Genre vous demandez pas une choucroute ou un pot-au-feu à l’époque dans un restaurant ! Car ce genre de plat, vous le faites le matin avant d’aller au travail, au champ, etc. Et vous le consommez le soir. Oui, je sais ce que vous allez dire : cela explique beaucoup d’incendie. Et vous auriez entièrement raison, faut bien le dire !

« Attendez, vous êtes en train de me dire que CA c’était une tentative de séduction ? Mais… Ça n’y ressemblait pas. Je veux dire, il s’y prenait très mal. "Il n’y a pas que la viande qui est sucrée" pour moi, ça veut juste dire "On propose d’autres aliments sucré", pas "Je vous trouve très attirante". Il y avait des tas d’autres moyens de s’y prendre. Comme…. Je sais pas moi "Hey, moi aussi je suis particulièrement friand du sucre, si vous avez le temps après mon travail, je pourrais vous présenter ma boutique de confiserie favorite, je suis sûr que vous allez adorer !" Et ensuite, si la personne accepte, il aurait put profiter de la sortie pour embrayer sur d’autres conversations. Bon, ce n’est pas comme s’il aurait eu la moindre chance avec moi, mais quand même, quand on me promet du sucre, je n’attends rien d’autre que du sucre. Ça ne se fait pas de donner de faux espoir aux gens en guise de technique de drague !

« On raconte que les baisers des personnes aimant le sucre sont sucré... »

Ouah, elle était remontée la Charlie ! On sentait qu’elle prenait très au sérieux sa « perfection »… Lucrèce, en disant cela, était assez réveuse, comme si elle s’en fichait un peu de toute la longue tirade de Charlie… On pourrait presque mal comprendre la phrase, et croire que Lucrèce a envie de tenter le baiser avec Charlie ! Mais je vous rassure, il n’y aura pas de cela ici, pour une raison assez simple… Elles ont quand même 10 ans d’écart ! Et ouais on oublie car Lucrèce paraît un peu plus jeune qu’elle est, et Charlie l’inverse, mais voilà, quand même ! Bref, aussi, d’où venait cette phrase ? Et bien, enfaite, ça venait des lectures d’adolescente de Lucrèce. En effet, elle avait lu cela dans quelques ouvrages donnant des conseils aux jeunes pucelles sur l’avenir amoureux de leur vie… Conseils qui, si vous voulez mon avis, étaient plus mauvais qu’autres choses… Mais bref, quelqu’un d’autres avaient des conseils…

- Je devrais peut-être lui conseiller des cours de drague quand il reviendra ?»

« Son honneur masculin risque d’en prendre un coup. Amusez-vous. »

En effet, il faut bien se dire qu’à cet âge, on a beaucoup d’orgueil ! Déjà qu’il devait ronger son frein sur le fait que sa splendide technique de drague n’est pas marchée… Alors, imaginez si quand il revient, Charlie enfonce le clou ! En plus, cela voudrait dire qu’elle a remarqué sa drague, mais qu’elle l’a ignorée ! Ouh là ! Jeune demoiselle, c’est le meilleur moyen pour que tu finisses attachée, bâillonnée, saucisonnée même dans l’arrière d’un coffre d’une voiture ! Hein ! Attendez non, je dis n’importe quoi, il y a pas de voiture… Et les Wyvernes ni les Pégases n’ont de coffres dans leur dos… Donc, c’est bon Charlie, c’est ok ! Aucun risque ! Vas-y ! Comme dit Lucrèce, amusez vous !

« Par contre... »

Elle fit une petite pause, et attrapa une carafe d’eau. Regardant si celle-ci n’était pas trop sale -je vous rappelle qu’on est dans une époque où le lave vaisselle n’existe pas, donc, n’imaginez pas une vaisselle tout le temps propre tout le temps, et je viens de dire deux fois tout le temps, c’est super maladroit comme formule, mais j’m’en fous car Yolo d’abord, ne dites pas yolo c’est stupide, dites plutôt carpe diem, c’est pareil sauf que c’est en latin et que cette phrase est beaucoup trop longue je sais même pas ce que je disais au début ! Bref, ainsi, elle vérifia rapidement qu’il n’y ait pas de soucis, et se versa alors un peu d’eau… D’ailleurs, chose amusante, elle portait l’eau comme on porte le vin… Comme quoi, ses habitudes d’alcooliques n’avaient pas complètement disparu… Bref… Après ce moment de blanc, de pause qui devait sans doute être intenable, insoutenable même, et bien, la fameuse Lucrèce déclara, le verre à la main :

« Je ne savais pas que vous vous y connaissiez autant ! »

Oh la taquine… Faut dire, vu ce qu’elle avait dit, elle montrait déjà qu’elle s’y connaissait plus en la matière… Lucrèce pensait, un peu en mode vieille conne, on va pas se cacher, que c’était sans doute lié à l’âge ! Et ouais ! Elle pensait vraiment ça. Elle… Elle était trop vieille pour s’y connaître vraiment… Maintenant, c’était place aux jeunes ! Ce sont eux qui s’y connaissent en amour, elle… Elle, elle doit laisser sa place… Quoique finalement. Alors qu’elle buvait un peu de l’eau dont elle s’était servi, soudainement, elle laissa échapper un petit sourire… Oh bon sang… Vous savez, ce genre de petit sourire, ou vous vous dites… « Ouh là… Qu’est-ce qu’elle prépare... » Et bref, après un petit blanc, elle posa sa tête sur ses deux mains croisés, et laissant échapper un petit sourire, de nouveau, elle déclara :

« La proposition est pour moi aussi ? »

Elle plaisantait bien sûr. Cela faisait plaisir à voir, car elle se détendait vraiment. Pourquoi arrivait-elle tout d’un coup à se détendre, comme ça, alors qu’elle avait toujours eu du mal ? Et bien, c’était peut-être car justement, Charlie l’admirait et la vénérait. Et Lucrèce n’avait pas spécialement envie de cela… Donc, en toute logique, elle ne tentait pas de se forcer à être à son rang, pour que les gens ne la jugent pas… Elle pouvait être normal, car son but, c’était de paraître normal. Chose qu’autrefois, et bien, elle n’avait jamais eu. C’était assez intéressant, et surtout, cela faisait du bien ! Beaucoup de bien. Cela changeait énormément de ce qu’elle était d’habitude. Elle était plus libre… Mais ne croyez pas, cela ne serait que temporaire. Elle redeviendrait aussi sérieuse et coincée dès que ce moment de détente sera passée. Et le pire, c’est qu’elle ne le remarquera même pas, c’est bel et bien ça le pire, si vous voulez mon avis.
Lucrèce
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le 17/10/2018, 21:49

Je fus très surprise quand, après ma tirade un poil trop passionné- je m’en rendis compte sitôt après- Lucrèce me répondit, la mine rêveuse, que les baisers des personnes aimant le sucre sont sucrées. Alors, concrètement, je n’en avais aucune idée, allez savoir pourquoi je ne me suis jamais embrassée, mais je fus surtout étonnée par le fait que sa réponse semblait relativement déconnectée de ce que je venais de dire. Est-ce qu’elle m’avait écouté ? Est-ce que je l’avais ennuyé et qu’elle s’était perdu dans ses pensés ? Quoi qu’il en soit, ses paroles mystérieuses mes perturbèrent énormément.
Quand je proposais le plus sérieusement du monde de lui donner des conseils de drague, ma supérieur nota que son honneur masculin risquait d’en prendre un coup, et, soudain, mon idée me semblait bien moins brillante. Bien que l’idée de mettre encore plus de malaise entre nous lorsqu’il reviendrait était, je devais l’avouer, amusante, j’avais sincèrement le désir de l’aider à s’améliorer à l’origine, pas de le heurter. Mais, après tout, je ne pouvais pas le laisser continuer à draguer des jeunes femmes de la sorte n’est-ce pas ? Il n’aurait aucune chance le pauvre !
Soudain, Lucrèce m’arracha à mes pensées en lâchant un inquiétant « Par contre ». Puis, au lieu de continuer, elle me laissa stresser en attrapant une carafe d’eau pour se verser à boire. Quand enfin elle reprit, ce fut pour noter que je semblais m’y connaître en drague. Je clignais des yeux avec surpris :

« Vous pensez ? Je dois vous avouez que la drague est quelque chose dont je ne me suis jamais vraiment soucié. J’ai juste pensé à ce que j’aurais aimé.

Répondis-je en haussant les épaules, gênée. Mais je n’étais pas au bout de mes peines ! Soudain, un sourire se dessina sur le visage de ma supérieure qui entrelaça ses doigts pour poser sa tête sur ses mains. Je me sentais affreusement nerveuse. Et là, dans le plus grand des calmes, elle me demanda soudainement si la proposition tenait aussi pour elle.
Soit je devins pâle comme un mort, soit rouge comme une tomate, mais je suis sûre que Lucrèce put voir immédiatement à quel point sa question m’avait stressé.

– Je… Heu… Ne pense pas être qualifiée pour… Enfin… Vous êtes… Et je suis….

Balbutias-je, saisissant machinalement mon verre pour jouer nerveusement avec. J’avalais ma salive avant de conclure :

- Enfin, je suppose que si vous y tenez… Mais je ne vous promets rien.

Charlie
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le 19/10/2018, 23:16

C’était rare, très rare qu’une cheffe de quelques chose d’aussi important que la police puisse vraiment discuter tranquillement avec une de ces subordonnées. Tout simplement car bien souvent, quand t’es cheffe de police, tu ne peux pas passer du temps avec les petites recrues. Heureusement, Lucrèce avait bien avancé dans son boulot, donc, elle avait le droit à une journée plus calme, et donc, elle avait moins de boulot à faire… Et c’était bien pratique ! Et donc, elle était un peu tranquille, et elle pouvait discuter avec la fameuse Charlie, et découvrir un peu plus sur elle, sur son caractère, ce qu’elle pensait, etc. On va pas dire, mais là, on est proche d’un Fire Emblem ! C’est comme ça que ça fonctionne pour le développement des personnages, n’est-ce pas ? Bref, concentrons-nous un peu sur les propos…

« Vous pensez ? Je dois vous avouez que la drague est quelque chose dont je ne me suis jamais vraiment soucié. J’ai juste pensé à ce que j’aurais aimé.

« Vous avez bien raison. »

En effet, il n’y avait pas de « règles » pour la drague. Genre, pas un ouvrage qui vous apprends comme ça, comment faire de la drague. Et c’est tout ! Et si vous en voyez un dans une FNAC ou un truc du genre, et bien, ne le prenez pas ! Car chacun avait sa façon de tenter de séduire, et plus encore, chaque personnes avait sa façon de réagir face à la séduction. Parfois, des personnes trouvent une drague lourde, limite de l’harcèlement, et quelques temps plus tard, d’autres trouvent ça normal ! Et ouais, arrêtez de croire, Lucrèce, Charlie, qu’il n’y a qu’une seule et unique façon de draguer ! Donc, tes cours, je ne suis pas sûr qu’il puisse être très utile, ma chère Charlie ! Bien que tu avais visiblement des gens intéressés, étant donné que comme dit précédemment, la fameuse Lucrèce semblait pour… Ce qui marqua son interlocutrice, étant donné que celle-ci commença à déclarer, confuse…

Je… Heu… Ne pense pas être qualifiée pour… Enfin… Vous êtes… Et je suis….

Oh… ? Elle avait du mal… à dire ce qu’elle voulait dire ? Lucrèce, qui avait visiblement décidée d’embrasser totalement une carrière de troll (non pas à la Eric Zemmour, je vous rassure), continuait de sourire, laissant se dépatauger… Le fameux serveur, s’il était encore dans le coin, pourrait se délecter de cette vengeance encore chaude. Après que ça soit lui qui galère, et qui sache pas ne quoi dire… Et bien, voilà ! C’était au tour de notre chère Charlie, d’être coincée… On sentait qu’elle ne savait absolument pas quoi dire, étant donné que la fameuse cheffe de la police l’avait un peu pris au piège ! Bref, Lucrèce était paisiblement entrain d’écouter, laissant la fameuse policière se dépatauger avec ses propos, regrettant sans doute ce qu’elle avait dit ! Finalement, elle arriva à déclarer :

- Enfin, je suppose que si vous y tenez… Mais je ne vous promets rien.

« Ahahahaha ! »


Et beh ! Cela éclata, et elle ne put se retenir ne serait-ce qu’une seconde ! Elle n’aurait pas cru que la fameuse Charlie croit aussi vite, et autant à ce qu’elle avait dit. Bref, cela faisait bien un moment que Lucrèce ne s’était pas permis de rigoler comme ça ! Faut dire, la situation était vraiment cocasse. Ce n’était pas tout les jours que vous voyez une cheffe de police demander en blaguant à une de ces élèves, collègues, bref, le terme que vous voulez, de lui apprendre à… Draguer ! Et ouais, cela change des discussions sur quel goût à le café dégueulasse qu’on prend dans la salle de repos, ou bien quels sont les prochaines affaires à traités ! Quand je vous dis qu’on voit pas ça tout les jours, je ne vous ment guère ! Bref, ainsi, après avoir un peu rigolé, la fameuse Lucrèce se calma, et déclara toujours avec son ton extrêmement calme, celui qu’elle avait presque toujours, avec son petit sourire :

« Je plaisante, Charlie. Je n’ai pas l’âge d’être votre mère, mais pas je dois avoir presque 10 ans de plus que vous. Vous êtes une jeunette. »

N’exagère pas Lucrèce. Charlie a 18 ans, tu en as 28. Tu n’es donc que âgé d’une dizaine d’année de plus. C’est pas si important. Il y a des couples qui se forment malgré ce genre de différence d’âge, et pas forcément que fait pour gagner le plus d’argent possible en espérant devenir veuf ou veuve le plus vite possible ! Bref, cela n’était PAS le cas de Charlie et Lucrèce. Leur relation deviendrait peut-être amicale, on l’espère, mais pour le moment, il faut bien comprendre qu’elle est purement et strictement professionnelle. Et ouais ! Bref, donc, elle n’allait pas demander des conseils de séductions à sa subordonnée ! Cela ne ferait pas de sérieux. Surtout que franchement… Des cours de séductions ? Etait-ce ne serait-ce que possible d’abord ? Et puis, quel intérêt ? Franchement, aucun ! Car en effet, Lucrèce avait une vision assez tranchée, et la « Lame Froide » n’allait pas cacher sa vision sur la question, en effet :

« Puis, ces questions ne m’ont jamais intéressée. Je vis seule, et je finirai vieille fille. J’ai un bonsaï, cela me suffit. »

Et ouais ! Elle le disait ouvertement, ne tentait absolument pas de le cacher… Elle allait finir vieille fille, et elle le savait bien. Et elle en était bien contente. Le seul truc qu’elle regrettait dans cela, c’est que finir vieille fille voudrait dire la fin de sa famille de leur côté. Pas d’inquiétude, cela ne voudrait pas dire la fin de la famille tout court ! Elle avait des cousins et des cousines, le nom Caesar ne disparaîtrait pas. Mais elle, c’était très peu probable qu’elle trouve un époux. De toute façon, elle avait déjà vingt-huit ans. Ce n’était pas à cet âge qu’elle allait trouver un homme et faire des enfants ! Oh que non ! Bref, la fameuse cheffe de la police avait mentionné cela sans soucis aucun. Et puis, de toute façon, elle avait le plus important… Et ouais… le plus important, cela restait bien entendu… Le bonsaï ! Mais oui, le précieux bonsaï ! Le plus grand allié de notre chère Lucrèce, sans aucun doute.
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le 20/10/2018, 22:53

Alors que, avec milles efforts, j’avais enfin réussi à répondre à Lucrèce que, si elle tenait vraiment à ce que je lui donner des cours de drague, elle éclata soudain de rire. Figurez-vous la scène. J’étais déjà extrêmement gênée, j’avais envie de disparaître, de m’enterrer, de me faire oublier tant la demande de ma supérieure m’avait mise mal à l’aise. Et, quand je pensais enfin m’être dépêtrée de cette situation, elle riait ! J’avais l’impression qu’elle faisait tout pour m’achever. En y réfléchissant bien, peut-être était-ce cela ? Peut-être me testait-elle ?
Alors que j’avais la sensation que j’aurais eu le temps de détaler comme un lapin au moins dix fois- ou peut-être le temps me paraissait il plus longs à cause de la nervosité ?- Lucrèce arrêta finalement de rire pour enfin me répondre, sans toutefois se départir d’un sourire, pour me dire qu’elle… plaisantait. Je me sentis très stupide. Très, très stupide. J’avais prit tout ce qu’elle avait dit au sérieux, l’idée qu’elle puisse être en train de plaisanter ne m’avait pas même effleuré. Je me sentis rougir jusqu’aux oreilles, ne sachant plus ou me mettre.

« Je… Je me disais bien que c’était une demande étrange…

Marmonnais-je entre mes dents, abaissant ma casquette dans une vaine tentative de cacher mon visage écarlate. Lucrèce ajouta alors qu’elle ne s’était jamais intéressée à la drague, et qu’elle savait qu’elle finirait par vivre seule avec son… bonsaï…

- C’est ce qu’il y a de plus sage à faire de toute façon. L’amour… Je ne vois pas ce qu’on peut tirer de bon dans ce sentiment, ça risque juste de nous aveugler et de se mettre en travers de la justice. Au moins, votre bonsaï ne risque pas de s’avérer être un dangereux criminel qu’il vous faudra arrêter. »

Répondis-je, sautant sur cette occasion pour essayer de lui faire oublier ma grande gêne évidente.

Charlie
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le 22/10/2018, 23:49

Pauvre, pauvre Charlie ! Ouais, cela ne faisait aucun doute, sans doute que cette dernière devait se dire que son idole n’était pas tout à fait comme elle l’avait imaginée… Car elle ne devait sans doute pas l’avoir imaginée ainsi ! Enfin, cela serait le plus probable -mais possible pas le cas, c’est toujours possible après tout de se tromper. Bref, quoiqu’il en soit, elle avait été mise mal à l’aise par la fourbe cheffe de la police, qui l’avait fait sans pitié aucune ! Quoiqu’il en soit, Lucrèce voyait le male à l’aise de son interlocutrice… Qui visiblement, après s’être rendue compte que tout cela n’était qu’une immense plaisanterie, était plus rouge qu’une pivoine (ce qui est quand même très fort, mais passons) ! Elle tentait de le cacher, et cela donnait un côté adorable à la scène. Car oui, Lucrèce trouvait Charlie adorable, mais c’était assez logique… Elle n’était qu’une enfant, enfin, à peine sortie de son adolescence… D’ailleurs, ces déclarations l’illustraient.

« Je… Je me disais bien que c’était une demande étrange…

« Hihi. Je m’excuse. »

La sale troll. Si elle s’excusait, faut bien imaginer qu’elle assumait complètement. Mais encore heureux, c’était fini maintenant, la jeune femme allait arrêter d’embêter sa cadette, et allait la laisser tranquille, histoire qu’elle se remette déjà de ses émotions. Car ouais, c’est important de se remettre de ces émotions après avoir été trollé ainsi ! Bref, que Charlie se rassure, la fameuse Lucrèce avait fini de son côté, elle ne comptait pas troller plus la pauvre jeune femme, qui pouvait donc se remettre de ses émotions tranquillement, étant donné que maintenant, Lucrèce allait reprendre son sérieux. D’ailleurs, ses déclarations sur le mariage, on pouvait dire que cela illustrait bien un peu ce qui se passait, étant donné que la femme avait dit cash ce qu’elle pensait. Visiblement, cette méthode de parler semblait inspirer son interlocutrice, car celle-ci expliqua alors, en étant presque tout autant, si ce n’est plus, cash que la cheffe de la police :

- C’est ce qu’il y a de plus sage à faire de toute façon. L’amour… Je ne vois pas ce qu’on peut tirer de bon dans ce sentiment, ça risque juste de nous aveugler et de se mettre en travers de la justice. Au moins, votre bonsaï ne risque pas de s’avérer être un dangereux criminel qu’il vous faudra arrêter. »

« Je n’aurais pas mieux dit. »

Ce qui était triste dans les déclarations de Lucrèce, et ce que pensait la fameuse cheffe de la police… C’est bon sang de bonsoir… Quel coup avait pu-t-elle entendre, ou un petit copain avait-il pu lui faire, pour qu’elle pense cela à 18 ans… Pour la fameuse cheffe de la police, il n’y avait que deux possibilités. La première possibilité était une rupture d’amour d’adolescent… Cela arrivait, et c’était parfois très dur pour l’un, l’autre, voir les deux ! Mais franchement, à ce point… Soit cela avait été extrêmement violent, soit elle exagérait. Ce qui faisait, pensa Lucrèce, qu’une seconde possibilité était en soi beaucoup plus probable… Le fait que son père -ou sa mère- ait quitté son conjoint-e- et que depuis, elle ne croit plus en cela… C’était bien possible. Possible même qu’il soit un criminel ? Mmh...

« Mon seul regret sera de ne pas avoir d’enfants. Je ne pourrais donc pas transmettre mon héritage... »

En effet, elle devait bien avouer, le fait de n’avoir aucun enfant ne lui plaisait plus trop. Mais bon, elle avait 28 ans… Serait-elle franchement prête, à cette âge, à se lancer dans l’aventure de la maternité ? Franchement, elle avait des doutes. La maternité, ce n’est pas du tout quelques choses que tu peux prendre à la légère. Heureusement, cette aventure se faisait à deux, et elle n’avait pas de second joueur pour ce mode co-op. Charlie était encore jeune, elle, elle avait encore du temps avant de se concentrer sur toutes ses questions… Après, vous allez me dire « ouais, mais Lucrèce est encore loin de la ménopause ! » Et vous auriez raison. Mais avoir un enfant, cela voulait aussi dire l’éduquer. Et cela voudrait dire qu’elle aurait presque 50 ans quand il serait adulte… Et si elle mourrait avant en mission ? Bref, avec tout ça, elle préférait mettre de côté l’idée d’enfant… Mais elle avait encore quelques choses à expliciter… En effet, elle n’avait pas été clair sur un point, et ainsi :

« Oh, bien sûr, je parle d’héritage intellectuel, culturel. Je vous rassure. »

Oui, car c’est aussi important ! Comme dit précédemment, elle avait des cousins et cousines, dont certains étaient déjà mariés, et avaient déjà des héritiers, donc, l’héritage « matériel » des Caesar n’étaient pas du tout dans le moindre risque… Non, elle parlait de ses expériences, sa vie en temps que policière, mais aussi sa vie de famille… En faite, en quelques sortes, avoir de nouveaux un enfant, pour elle, cela pourrait vouloir dire une chose… Et bien, cela pourrait vouloir dire qu’elle pourrait rattraper certaines erreurs qu’elle avait fait avec Arion. Hors, vous imaginez bien la culpabilité qu’elle avait vis-à-vis de son fameux petit frère… Bref, une situation bien complexe, et il faut pas le cacher, hein, c’était une bonne chose qu’elle n’ait pas d’enfants, car cela serait la foire à des bourdes, en pensant bien faire… Bref, ainsi, alors qu’elle cogitait, elle demanda soudainement :

« J’y pensais, vous venez d’une famille qui voulait faire de vous une soldat… Vous venez d’où, de quel milieu, exactement ? Si ce n’est pas indiscret. »

On va pas le cacher… Cette déclaration était bien entendu en lien avec la théorie auxquel elle avait pensé un peu plus tôt… Bref, Lucrèce, pour avoir plus de renseignements, et bien, avait deux choix. Le premier, le plus simple, serait tout simplement de lancer une enquête. Elle aurait très vite tout les renseignements qu’elle voudrait… Mais elle aimait tout autant tenter avant la seconde possibilité : demander à Charlie ! Alors, qu’on soit clair, elle avait totalement confiance en cette dernière, et même si ses parents avaient fait des actes répréhensibles, et bien… Charlie n’en serait pas responsable… Et ouais, c’est important à faire noter ! Bref, ainsi, elle attendait une réponse. Par contre, je vous rappelle qu’on parle de Lucrèce. Dans le cas où Charlie ne donnerait de réponse… Et bien, tant pis, elle tenterait d’autres moyens d’avoir ces renseignements. Mais bref, tout cela, nous allons trop vite comme d’hab ! A vous les studios !
Lucrèce
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le 24/10/2018, 19:11

Lucrèce présenta ses excuses et, bien qu’elle ne semblait pas le regretter le moins du monde, je les acceptais tout de même volontiers. Pas parce qu’elle était ma supérieure ou mon idole, mais parce qu’il avait s’agit là d’une blague inoffensive, pas d’une moquerie ouverte. Je n’avais aucune raison de lui en tenir rigueur.
Après ma tirade sur le sentiment amoureux, elle déclara qu’elle n’aurait pas mieux dit, ce qui m’arracha un sourire. Voir mon idole approuver ma façon de raisonner avait quelque chose de gratifiant et d’encourageant. A présent, je savais que ma logique était la bonne, et que je devais continuer sur cette voie.
Elle expliqua ensuite qu’elle regretterait tout de même de ne pas pouvoir transmettre son héritage. Je m’apprêtais à répondre que je pouvais comprendre- mon père regretterais également que notre lignée direct s’arrête avec moi- mais elle s’empressa d’ajouter qu’elle parlait d’héritage intellectuel et culturel. Je refermais ma bouche un instant, songeant à ses propos avant de répondre :

« Oh, mais ça peut toujours se faire. L’héritage intellectuel peut se transmettre à n’importe quelle personne plus jeune que vous, en qui vous auriez suffisamment confiance. Pas besoin qu’il s’agisse là de votre enfant.

Bon, il me semble nécessaire de préciser quelque chose à ce point de la conversation. Parce que je me rends compte à présent qu’on pourrait croire que j’étais en train de dire « Hey, tu pourrais transmettre ton héritage intellectuel et culturel à MOI ». Mais non. Ce n’était pas du tout ce que j’avais en tête. Je n’aurais jamais eu cette prétention. C’est de Lucrèce dont nous parlons que diable ! Il faut vraiment mériter un tel traitement en se montrant exceptionnel !
Soudain, elle me prit de court en posant une question sur ma famille. Je me crispais. Avec mon père qui était toujours en froid avec moi, c’était un sujet que je n’aimais pas aborder. Mais je répondis tout de même :

- Mon père est un ancien soldat. Ma mère aussi était dans l’armée avant que la maladie ne…

Je m’interrompis, crispant ma main sur mon bras. J’aimerais dire que, depuis le temps, j’avais correctement fait son deuil, mais en réprimant mes émotions comme mon père me l’avait ordonné, je n’avais jamais vraiment put lâcher prise dessus.

- C’est sans doute pour cela qu’ils tenaient à ce que je devienne soldat aussi, ils voulaient que je suive leurs traces.

Ce que j’aurais sans doute fait sans jamais songer à mes propres désirs si je n’avais jamais rencontré Lucrèce. Mais je ne regrettais absolument pas ma décision. Vivre selon mes propres ambitions avait quelque chose de plus gratifiant que de juste suivre une voie qui nous avait été toute tracée. J’espérais juste que mon père me le pardonnerais un jour…

- Pourquoi cette question ? »

Charlie
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le 27/10/2018, 21:51

L’attente était un peu longue, mais on pouvait sentir que ça commençait. Et quand je dis sentir, je ne fais point l’usage du sens figuré ! Cela sentait ! Enfin, le plat de Lucrèce pas vraiment, étant donné qu’à part les morceaux de viandes, et bien… Pas grand-chose étant donné que c’était de la salade et des noix. Mais le plat de Charlie, assez différents, et composé d’élément bien plus olfactif (je vous rappelle qu’on n’utilise pas « odorant » en général, c’est négatif comme terme), et bien, cela sentait. Je tiens à préciser qu’écrire ce genre de paragraphe alors que t’es au régime, c’est une torture. Voilà, cela, c’est dit. Bref, ainsi, les plats qui mijotaient tranquillement, doucement pour les personnes qui étaient présentes… Elles allaient pouvoir bientôt manger, mais pour le moment, elle dévorait surtout des paroles de l’autre, les buvant allègrement.

« Oh, mais ça peut toujours se faire. L’héritage intellectuel peut se transmettre à n’importe quelle personne plus jeune que vous, en qui vous auriez suffisamment confiance. Pas besoin qu’il s’agisse là de votre enfant.

Ce n’était pas faux. Après tout, on pouvait léguer ses connaissances à n’importe qui. D’ailleurs, si on prends la police… Au fond, en temps que cheffe de la police, l’une de ces missions, n’était-ce pas justement de permettre à diffuser la connaissance de son action, de ce qu’elle pensait ? Si, tout à fait, c’était aussi ça qu’elle devait faire. C’était aussi ça qu’elle avait comme mission, maintenant qu’elle était cheffe de police. Elle devait former, elle devait entraîner, elle devait faire en sorte que la Police devienne un milieu qui soit le plus efficace possible. Donc, au fond, ouais, son héritage, si elle faisait bien son travail… Et bien, ouais, elle ne l’aurait pas perdu, par un manque d’enfant. Surtout, pensa-t-elle, avec des personnes aussi motivées et douées que Charlie. Là, elle aurait un bel héritage. Quoiqu’il en soit, Charlie commença alors à discuter…

- Mon père est un ancien soldat. Ma mère aussi était dans l’armée avant que la maladie ne…C’est sans doute pour cela qu’ils tenaient à ce que je devienne soldat aussi, ils voulaient que je suive leurs traces.

« Toutes mes condoléances. »


Oups… Là, elle avait fait une boulette. Si je ne l’ai pas reproduit dans le texte, il faut bien imaginer qu’il y eut un blanc, une petite coupure entre les deux déclarations de la fameuse Charlie, montrant bien qu’elle n’était pas encore à l’aise… De suite, Lucrèce pensa que le deuil devrait être récent. Engagée dans la police alors que sa mère était décédée… Elle pensa qu’elle allait devoir faire des recherches sur cette femme. Avec un peu de chance, elle allait pouvoir récupérer le carnet militaire de la dame, et rendre les hommages à cette femme au nom de la Police. Cela ferait peut-être un peu de baume au coeur pour Charlie, de se dire qu’elle n’était pas toute seule dans la détresse. Car le soutien, c’était essentiel dans ce genre de situation. Sans soutien, le désespoir pouvait très très vite arriver. Elle en savait quelques choses. Bref, ainsi, alors qu’elle était plongée dans ses pensées, et bien, elle fut coupée par un :

- Pourquoi cette question ? »

« Une cheffe n’a pas le droit d’en savoir plus sur ses camarades ? »


Elle déclara cela calmement, avec un léger sourire. Son objectif ? Et bien, assez simple, elle n’était pas dupe, et avait bien sentit qu’il y avait quelques choses qui clochait avec la pauvre fille. Elle ne savait pas quoi, mais il y avait bien quelques choses. Donc, elle tentait de rendre la discussion de nouveau un peu plus joyeuse… Mais très vite, elle comprit qu’elle n’avait visiblement pas pris la bonne technique, car en effet, cela ne semblait pas la bonne chose à dire… Ouais, pensa-t-elle, faut vraiment qu’elle apprenne à mieux parler aux gens, car visiblement, elle ne savait toujours pas le faire. Donc, elle décida alors de jouer comme si de rien n’était passé, même si après le fameux garçon de cuisine, pour Charlie elle-même, cela semblait être au tour de Lucrèce d’être gênée… Bref, ainsi, elle déclara

« Plus sérieusement, j’ai eu une histoire très distante avec ma famille. Si un jour j’en fonde une, j’aimerai ne pas répéter les erreurs... »

En effet, il est vrai que ce fut sans doute la distance qu’imposa les parents de Lucrèce qui avait grandement contribué à ce qui s’était passé. Lucrèce se souvenait de son père comme quelqu’un de distant, comme sa mère aussi. Pourtant, elle savait qu’elle était aimé par ces derniers. Après tout, lors de ces deux ans de dépression, et bien, elle n’avait jamais été laché, jamais mise de côté, on l’avait soutenu à 200 %. Mais elle avait manqué de chaleur humaine, jamais son père l’avait prit dans ses bras… Cela expliquait aussi pourquoi, en quelques sorte, elle était devenue ce qu’elle était devenue… C’est à dire la « Lame Froide », c’est comme ça qu’on l’appelle… Donc, on ne pouvait guère dire que c’était un échec pour Lucrèce. Elle avait bien tournée ! Hein ? Donc, pourquoi on se plaint ? Et bien…

« Parfois ça amène des drames… »

De nouveau, elle détourna le regard. Comme quoi, visiblement, le deuil n’était pas que d’un côté, la différence est que cela faisait déjà presque 10 ans que le fameux Arion avait été fauché dans la fleur de l’âge par Lucrèce. Enfin, indirectement. Bref, Arion, lui, il avait manqué de chaleur humaine. Tout ce drame ne se serait jamais passé, s’il avait eu cette chaleur humaine, si devant son échec, son humiliation, son père n’avait pas été froid et sans âme, s’il avait soutenu son pauvre garçon perdu. Mais vous connaissez le dicton ? Avec des si, on fait de la musique, on coupe du bois, on met Paris en bouteille et Lutèce en amphore, mais on ne refait point des histoires, et ainsi, celle-ci était déjà écrite dans le marbre et le sang. Lucrèce pensait à cela. Si seulement tout, oui, tout s’était passé autrement… Si seulement. C’est alors qu’elle pensait à tout cela, qu’apparu alors devant son nez un bol en terre cuite, suivant d’une planche de bois et…

« Oh !
-Vos plats, mesdemoiselles. »


Ah bah oui ! C’est vrai que les plats s’étaient fait attendre, mais voilà, l’attente était maintenant finie ! Cela avait surpris Lucrèce ! Ce fut le même jeune homme que tout à l’heure, mais n’espérait pas relancer la discussion, voir même la séduction… Visiblement, le temps en cuisine l’avait permis de sortir de sa confusion -peut-être s’était-il frappé tout seul durant ce temps d’ailleurs ?- et finalement, son orgueil masculin était touché ! Peut-être pensait-il que son pouvoir de séduction était très bon, et que la fameuse Charlie n’avait juste rien compris ? Quoiqu’il en soit, visiblement, il partit aussi vite qu’il était arrivé. Mais au moins… Et bien le principal était là ! En effet, les plats étaient là, aussi bien celui de Lucrèce que celui de Charlie. D’ailleurs, Charlie avait le droit à une belle part, Lucrèce se demandait même comment elle allait manger tout ça ! Elle paraissait maigrichone pourtant…
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le 30/10/2018, 19:57

Lucrèce me présenta ses condoléances, je sentais bien que mes paroles, ainsi que mon propre malaise l’avaient mit mal à l’aise, elle craignait probablement d’avoir réveillé des blessures récentes. Je m’efforçais de sourire :

« Ne vous en faites pas, j’ai sut le mettre de côté depuis le temps.

Dis-je bien que mon langage corporel, comme ma main et mon sourire crispés, disait probablement l’exact opposé. Elle me répondit ensuite qu’elle voulait juste en savoir plus sur ses camarades, ou plutôt, demanda si elle n’avait pas le droit d’en savoir plus. Je ris :

- Si, bien sûr. Je suppose qu’il est juste intriguant de voir quelqu’un poser des questions sur votre famille comme ça.

Répondis-je. Elle expliqua ensuite avoir eu une relation distante avec sa propre famille, qu’elle ne souhaitait pas reproduire car cela pouvait amener à des drames. J’ouvris la bouche sans parvenir à répondre quoi que ce soit tandis que ma supérieure détournait le regard. Heureusement, le jeune homme arriva à ce moment là pour déposer les plats que nous avions commandé, me permettant de rassembler mes esprits et prendre le temps de trouver quelque chose à répondre. Le serveur, lui, s’éclipsa à toute vitesse comme s’il voulait couper court à toute possibilité de conversation. Au temps pour ma proposition de le conseiller. De toute façon, ce n’était pas le plus important. Je reportais mon attention sur Lucrèce :

- Je suis désolé.

Soufflais-je, ne trouvant rien d’autre à dire.

- Je suppose que c’est normal, d’être décidé à ne pas vouloir reproduire trait pour trait l’éducation de nos parents. C’est humain. Par exemple, si je devais fonder une famille- ce qui n’arrivera pas, entendons nous- mais dans l’hypothèse folle ou ça arrivais, il est hors de question pour moi d’imposer son avenir à une éventuelle descendance comme mes parents l’on fait. »

Je goutais une bouchée de mon plat et fermait les yeux avec délice. C’était parfait. Un régal.

Charlie
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le 5/11/2018, 22:27

Intriguant de poser des questions sur la famille… mmh… Elle était peut-être allé un peu trop loin. Il fallait qu’elle fasse attention : il arrivait plus d’une fois qu’on se craque, et qu’on énerve les gens, parfois, en posant juste des questions, parfois juste en discutant ! Et là, Lucrèce se disait que cela pourrait arriver si elle ne faisait pas attention. Et bon, on va pas le cacher, personne n’avait envie que l’un de ses coéquipiers, ou une de ces subordonnées commencent à avoir des doutes sur des choses aussi essentiels que « Puis-je travailler avec mes collègues ? » Et ouais, si la question se posait, c’est que le soucis était déjà palpable… Vous avez bien compris ? Bref, donc, Lucrèce n’avait pas envie d’être responsable de ce genre de mauvaise ambiance. Ce n’était pas acceptable dans la police…

- Je suis désolé.

Pas de réponse, la gène était bien pesante de tout les côtés. Enfaie, on avait l’impression que ni l’une ni l’autre ne s’était rendus compte que leurs remarques pouvaient être gênantes, et quand l’inévitable est arrivé… Bah voilà ce qui arrivait ! Bref, les deux commençaient à manger, dans un silence assez pesant, comme illustrant tout le mal à l’aise des deux… Heureusement que les repas étaient là, d’ailleurs, car si le mal à l’aise était venue avant les plats, cela aurait été encore plus gênant ! Mais là, ça va, comme j’ai dis… Enfin, va, c’est un bien grand mot. Disons que ça passait sans trop de soucis, comme on dit. Enfin, dans le cadre d’un RP qui va décrire des petits plats, je devrais plutôt dire, sans trop de sushis… Ahahah ! Quoi ? Que… Que je sorte ? Bon bah ok… Je sors de suite…

- Je suppose que c’est normal, d’être décidé à ne pas vouloir reproduire trait pour trait l’éducation de nos parents. C’est humain. Par exemple, si je devais fonder une famille- ce qui n’arrivera pas, entendons nous- mais dans l’hypothèse folle ou ça arrivais, il est hors de question pour moi d’imposer son avenir à une éventuelle descendance comme mes parents l’on fait. »

« C’est une bonne philosophie. Un enfant doit être guidé, point forcé. »

Point très important. Les enfants devaient garder une certaine liberté. C’était très important pour leur épanouissement personnel… Mais je ne vais pas plus développer cela, pourquoi ? Et bien,car je l’ai déjà fais. Là, nous allons retourner un peu sur ce qui se passait… Et bien devant nos yeux ! Alors que Lucrèce mangeait paisiblement un morceau de salade, et bien, son interlocutrice, elle, était plus… Intéressé. Autant Lucrèce semblait manger sans grande émotion, naturellement, sans vraiment même être intéressé par son repas, Charlie, elle adorait. On sentait qu’elle aimait le sucre, et que là, visiblement, le cuistot avait assuré pour faire en sorte que le sucre soit parfaitement mariné avec les plats justement utilisés ! Cela donna une idée de discussion à la fameuse Lucrèce, qui déclara :

« Eh beh, je serais bien incapable de manger ça. Vous avez un sacré coup de fourchette. Enfin, ne vous inquiétez pas ! Ca ne se voit pas. Enfin… Dans le sens vous n’êtes pas… Euh… Euh... »

MON DIEU CETTE ENVOLEE ACROBATIQUE QUI FINIT DANS LE MUR ! Là, vous voyez, ça, ce type, c’est la spécialité de notre fameuse chère Lucrèce. Mais vous allez me dire « mais pourquoi elle ne se tait pas tout simplement ? » Et bien, car elle n’ose pas non plus laisser le silence s’installer trop longtemps… Enfaite, vous pouvez expliquer cela assez aisément par un « Elle veut bien faire ». Elle veut tenter d’être moins timide, et socialement awkward, sauf qu’elle n’est pas très doué, et que bien trop souvent, et bien… Cela dégénère ! Donc, voilà. Enfaite, c’est même assez chouette, car cela me permet de vous rappeler que quelqu’un de timide, n’est pas forcément quelqu’un qui n’ose pas parler. Parfois, t’as des timides qui au contraire, tente de parler, mais leur « awkwarditude » naturel, fait qu’ils ont tendances bah… à intervenir aux pires moments possibles… Et comme pour illustrer ses propos…

« Mmh… Je crois que vous avez remarqué que je ne suis guère doué pour discuter dans la vie de tout les jours. »

Ouais… En effet… Il fallait qu’elle tente de faire des phrases plus simple, et qu’elle tente moins de s’aventurer dans plus de discussion… Reste simple Lucrèce… Reste simple ! C’est toujours ce que lui avait dit, avec beaucoup d’amicalité, le fameux Parménion, son prédécesseur en temps que chef de la police ! Il fallait qu’elle ne cherche pas à compliquer les choses, qu’elle reste calme, et qu’elle soit toujours plutôt motivée, qu’elle discute de chose simple… Plutôt de faire ce qu’elle avait tendance à faire… C’est à dire dramatiser dès que possible, prendre tout au sérieux. Bref, la nature même de notre chère Lucrèce. Après, vous pourriez me dire « Ouais, mais, c’est pas facile de faire quelques choses dont on a pas l’habitude, quelques choses qui n’est pas du tout dans notre nature »… Et vous auriez raison !

« Je maîtrise mieux l’acier que parler avec autrui... Vous connaissez le petit surnom qu’on me donne, sans doute. »

« Lame froide ». ouais, cela, sans doute qu’elle connaissait. Presque tout le monde connaissait la fameuse Lucrèce sous son petit surnom. C’était le genre de surnom que presque tout le monde utilisait. Aussi bien ses adversaires que ses alliés, ses amis que ses ennemis… Cela illustrait très bien deux choses : Premièrement, le fait qu’elle était une combattante à l’épée. On ne dirait pas, mais c’était important aux yeux de beaucoup de ses alliées comme de ces adversaires ! Et « froide »… Et bien, pas besoin d’être un génie pour comprendre pourquoi. Elle paraissait froide, elle paraissait distante… Et elle l’était un peu. Mais là, elle montrait les efforts qu’elle pouvait tenter, et cela, et bien, cela ne fait aucun doute… C’est beau ! Très beau même ! Bref, en un mot comme en cent, on pouvait dire que la fameuse Lucrèce avait fait de son mieux, pour discuter !
Lucrèce
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le 9/11/2018, 18:01

Alors que j’engloutissais mon repas avec grand appétit et délice, Lucrèce nota qu’elle en serait bien incapable avant de s’empresser d’essayer d’ajouter avec grande maladresse qu’on ne voyait pas que je mangeais autant. Je souris avant d’avaler la bouchée que je venais de prendre pour répondre avec amusement :

« Oui, je suppose que j’ai de la chance de ce côté. On ne va pas dire que je fasse preuve de beaucoup de retenue pour peu qu’il y ait du sucre dans mon plat.

Ma cheffe nota ensuite qu’elle n’était pas douée pour discuter dans la vie dans la vie de tous les jours. Ce que j’avais en effet remarqué. Pour peu, un regard aurait put croire que c’était moi la supérieure, et Lucrèce la nouvelle soucieuse de ne pas commettre d’impair qui faisait attention au moindre mot qu’elle prononçait.

- J’ai vu ça oui. Et je connaissais aussi votre surnom, mais je pensais qu’il faisait mention de l’image que vous donniez au criminel plus que vos talents sociales.

Je marquais une pause, hésitant un instant avant de reprendre :

- Mais, si je peux me permettre, je crois que vous vous mettez trop de pression. J’ai l’impression que vous faites extrêmement attention à ce que vous dites pour ne pas dire ne moindre mot de travers, pour que l’autre personne ne puisse absolument pas mal interpréter vos propos. Mais, dans un contexte de vie de tous les jours, est-ce si dramatique ? Si quelqu’un interprète mal ce que vous dite, ne suffit il pas de vous excuser et d’expliquer que vous vous êtes mal exprimé ? A la limite, ça jettera un froid sur la conversation un instant, mais ce sera rapidement oublié. Pas de quoi se mettre la pression, je rougis. Enfin, ce n’est que mon avis, je peux dire des conneries. »

M’empressais-je d’ajouter. C’était l’hôpital qui se fou de la charité que de m’entendre dire qu’il ne fallait pas se mettre trop de pression à propos de quelque chose quand, rien que ce matin, je m’étais mit une pression monstre juste pour me préparer , et encore une autre quand Lucrèce m’avait proposé un entrainement, bref, j’étais mal placée pour parler.

Charlie
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le 11/11/2018, 11:27

La discussion était intéressante, et choquerait sans doute pas mal d’autres milieu. Pourquoi donc me demanderiez-vous ? Encore une fois, excellente remarque, je vois que j’ai affaire à des gens qui sont sérieux, et qui pose des questions. Vous savez quoi ? C’est une très bonne chose. Vous êtes curieux, et moi j’aime ça, j’aime les gens curieux, cela montre… Quoi ? J’tente encore de gagner des lignes ? Bon sang, vous êtes curieux, mais vous êtes aussi intelligent. C’est très bien, je… Ok ok je reprends. Bref, pour beaucoup, la bienséance serait pas du tout présente, là, dans cette discussion. Car normalement, et bien, sans doute qu’une cheffe de police et qu’une de ces collègues ne devraient pas parler de tant de choses… Mais d’un côté ou l’autre, les langues étaient déliés, et cela, c’était une bonne chose. Ainsi...

- J’ai vu ça oui. Et je connaissais aussi votre surnom, mais je pensais qu’il faisait mention de l’image que vous donniez au criminel plus que vos talents sociales.

« De nos jours, c’est l’usage qui est utilisé… Mais à l’origine, voyez-vous, ce sont mes collègues qui l’ont formé, mécontent de ce que je faisais. »

En effet, il fallait toujours faire attention avec les surnoms et ces trucs du genre. Bien souvent, à l’origine, ils avaient un sens bien différents du sens d’aujourd’hui. Vous voulez un exemple ? Et bien, je vais en donner un qui n’a rien à voir avec les surnoms, mais qui montre bien les évolutions. « Pathétique », à l’origine n’a ni de sens mélioratif ni péjoratif. Cela veut tout simplement dire « qui apporte la pitié. » Ainsi, un homme qui pleure sa femme, c’est pathétique au sens premier du terme. Or, vous connaissez tous le sens moderne. Bah là, c’est l’inverse. À l’origine, on utilisait pour se moquer de Lucrèce, car il faut bien imaginer que son ascension rapide n’avait pas fait que des heureux. Oh non, loin de là même. Elle avait eu énormément de petites critiques assassines dans son dos… Mais ça, franchement, ça allait… Tant que ce n’était pas des révélations sur son passé. Bref, elle écouta alors :

- Mais, si je peux me permettre, je crois que vous vous mettez trop de pression. J’ai l’impression que vous faites extrêmement attention à ce que vous dites pour ne pas dire ne moindre mot de travers, pour que l’autre personne ne puisse absolument pas mal interpréter vos propos. Mais, dans un contexte de vie de tous les jours, est-ce si dramatique ? Si quelqu’un interprète mal ce que vous dite, ne suffit il pas de vous excuser et d’expliquer que vous vous êtes mal exprimé ? A la limite, ça jettera un froid sur la conversation un instant, mais ce sera rapidement oublié. Pas de quoi se mettre la pression, je rougis. Enfin, ce n’est que mon avis, je peux dire des conneries. »

« Vous avez raison, je pense. Cependant... »

Franchement, on avait là une totale inversion de la situation… Comment cela me demanderiez-vous ? Et bien tout simplement, disons que normalement, on devrait avoir la cheffe, Lucrèce, qui discute, enseigne, etc, à son élève qui serait donc, en toute logique, Charlie. Néanmoins, et bien, Charlie ici était entrain d’enseigner à la fameuse Lucrèce comment faire, ce qu’elle devait faire, etc. Et on allait pas le cacher, bah… Ces conseils… Ils sont plutôt bons hein ! Elle donnait des conseils tout à fait valable, et des conseils à écouter franchement ! Mais… Lucrèce visiblement avait quelques choses à redire… Quoi donc ? Et bien, sans doute quelques choses d’extrêmement important, sans doute quelques choses de décisif dans cette déclaration, sans doute...

« Des bêtises, Charlie. Des bêtises. »

Non. Juste une reprise sur un gros mot. Et oui, il fallait être poli dans la vie, franchement. On ne dit pas « des conneries », on dit, des « bêtises ». C’est très important de faire la différence, car l’un, voyez-vous, c’est un gros mots. Hors, vous le savez bien, il ne faut pas dire de gros mots. Ou du moins, faut faire attention aux gros mots dans la vie de tout les jours. Car les gros mots, on va bien le dire, bah, ça pue du cul. Comme la fondue. Quoi ? J’en ai dis ? Mais oui, mais moi j’ai le droit, car je suis narrateur, et le narrateur, bah personne ne lit ses paragraphes. D’ailleurs, je suis sûr que vous n’avez pas lu la plupart des paragraphes, et donc, vous ne savez pas que j’ai dis énormément de bêtises au cours de ces RP. C’est important à faire noter, car voilà, Lucrèce venait de faire remarquer donc ce petit abus de langage…

« Faites attention, néanmoins, toutes nos déclarations ont un poids. Parfois, vous découvrez trop tard que certains de vos mots ont été blessant, mauvais, et… Enfin, cela peut mal tourner. »

Encore une fois, elle parlait en connaissance de cause. Oh, oui, dans sa jeunesse, elle ne pensait pas au poids de ces déclarations, elle s’en fichait même ! Elle parlait, et que les autres s’adaptent à ses propos… Puis, il y eut le suicide d’Arion, qui changea absolument tout à ses pensées. Et quand je dis absolument tout, et bien c’est absolument tout, cela ne fait aucun doute. Depuis, elle faisait bien attention à tout ses propos. On pouvait dire qu’elle faisait enfaite l’erreur inverse. Bon sang de bonsoir, il y avait bien, sans aucun doute, un juste milieu dans tout ça ! Sans doute qu’il y avait un moyen d’un côté ne pas dire des choses qui peuvent blesser sans aucune considération, et de l’autre, faire attention à tout ce qu’on dit ! Bref, voilà, comme toujours, il faut pas se fermer dans un certain point, il faut juste être ouvert, voilà… Quoiqu’il en soit, Lucrèce déclara alors :

« Bon, j’ai terminé. »

Quoi ?! Et ouais, je vous rappelle que Lucrèce n’avait pas pris grand-chose à manger ! Donc, voilà ce qui arrivait… Elle avait déjà finis. D’ailleurs, elle s’essuya tranquillement la bouche, et reposa tranquillement ses couverts, avec une gestuelle typiquement noble. On sentait, que cela soit dans sa façon de manger, ou dans sa façon de faire, de se tenir à table, qu’elle avait toujours été éduquée comme une noble, et donc, devait se tenir à table ! Oh, bien entendue, je ne dis pas ça en mode « Ouais, Charlie, elle se tient trop mal à table ! Bouh ! Pouce rouge ! ». Non, non, c’était juste pour montrer que si Lucrèce n’en parlait pas spécialement, on sentait dans ses actions, son comportement, ce qu’elle faisait, et bien, il y avait de la noblesse… Elle regarda alors Charlie, puis encore une fois, confuse...

« Ne vous pressez pas, surtout ! »

Ouais, elle avait pas pensée que le plat de Charlie était plus riche, plus lourd, donc, demandait plus de temps à manger. Déjà, on allait pas le cacher, Lucrèce mangeait trop vite. C’est pas bon pour la santé ! Faut pas le cacher, manger trop vite, c’est mauvais pour la santé, et ce qui est mauvais pour la santé, et bien, c’est pas bon pour la santé (merci Captain Obvious !) Bref, ainsi, elle se servit un peu d’eau, et commença à boire. Elle sentait qu’elle avait encore fait une boulette socialement parlant, mais bon… Comme l’avait dit Charlie, il fallait pas que cela soit perçu comme « elle panique ». Ohlala… Charlie devait se demander comment une telle femme pouvait gérer la police… Heureusement qu’elle n’était pas comme ça, quand il s’agissait de se concentrer sur les actions de la police hein !
Lucrèce
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