Le chevalier et la renarde [PV : Leonnard]

le 7/9/2018, 18:08

Ces moments ne cessaient de lui revenir en tête depuis qu'elle était rentrée. Ce premier et non moins étrange baiser qu'ils avaient échangés. Les suivants qui ont suivit de façon parfaitement naturels. La continuité qui lui a valu une monté de stress tant que de désir dans la chambre d'hôtel avec lui. Pour finalement terminer dans le creux de ses bras où elle était libre d'y dormir. C'était... Plutôt. Étrange. Un peu soudain. Ou. Enfin elle croit ? Quoique... Sur l'instant, tout lui semblait naturel, les vannes de Leonnard et sa manie de lui répliquer avec du mordant, de répondre à ses baisers et d'aller même en chercher. De se blottir contre lui, comme s'il était devenu parfaitement normal pour elle de le faire. Pourtant quand elle s'était réveillée le lendemain, après une nuit disons-le tout simplement excellente -elle n'avait d'ailleurs même pas voulu sortir du lit tout de suite, mais il a réussit à la motiver à se lever, de toute façon la lâcher était la meilleure solution pour la convaincre-. Même s'ils s'étaient fait des promesses. Celle de se revoir, indiquant même au jeune homme un moyen de la trouver s'il le désirait. Il lui suffit : de parler d'elle au marchand de Bestipierre dans le quartier commerçant se situant au nord de la ville, il saurait lui donner des indications plus simple une fois sur place. Même s'il l'avait accompagné jusqu'au port lui permettant de regagner ses terres plus sûr, avec la promesse de se revoir, et de s'accaparer alors l'autre pour son unique personne. La demoiselle avait l'impression... D'avoir rêvé.

Si son père ne voyait pas en sa fille bien aimé les changements de cette absence, sa mère elle s'en était aperçut. Et se garda bien de souligner à sa fille qu'elle était à ses yeux tout simplement amoureuse. Attendant sagement qu'elle se décide d'en parler. La renarde quand à elle, se faisait plus rêveuse. Elle n'avait pas perdu son sens du commerce si je puis dire, ni ses bonnes habitudes, mais il lui arrivait de s'arrêter et de se demander : Qu'est-ce qu'il est en train de faire ? Est-ce qu'il va bien ?
Comme si une part d'elle-même ne pouvait s'empêcher d'être inquiète pour sa personne, et une autre part d'espérer qu'elle n'est pas oublier. Parce qu'il pouvait être certain d'une chose, la kitsune ne l'a pas oublié. Pas du tout. Et espérait alors qu'il passe réellement, quand bien même cette envie qu'un beau chevalier blond vienne sur son cheval en armure la retrouver, lui donnait carrément un air d'autant plus rêveur.

Mais que voulez-vous, elle ne devait pas se ramollir pour autant. Et la fatigue de sa mère qui l'obligeait alors à rester alité rendait son père moins prompt à la chasse, et donc, ramener de l'argent dans leur petit foyer. Alors aujourd'hui, Astéria devait trouver quelque chose, c'était impératif.
Se rendant dans les quartiers un peu plus chics de la ville -mais aussi un peu à l'écart de effervescence-, là où il y avait sur le fond moins de passant mais plus d'argent, elle jeta son dévolue sur une femme, d'âge plutôt mur il faut l'avouer, accompagné d'un homme armée, ce dernier avait visiblement un cheval et lui servait d'escorte. Revenant de courses -vu les paquets que ses domestiques portaient derrière elle-, et portant à sa main une petite bourse qui devait contenir à ses yeux un bon paquet d'argent sonnant et trébuchant. C'était parfait. Rabattant sur sa tête la capuche de sa vieille cape sombre qu'elle avait emmenée avec elle, la demoiselle se mit à courir à toute vitesse avant de se retrouver sous une forme à quatre pattes en l'espace de quelques secondes. Si la vieille riche hurla rapidement en la voyant, la renarde se montra plus rapide encore pour attraper alors d'un bon agile ce qu'elle tenait dans la main. Bien trop effrayée de perdre un doigt ou une main, il n'y eut pas la moindre résistance. Et elle détala alors aussi sec en courant. Si elle espérait qu'un seul homme ne la poursuivrait pas avec sa lance, elle s'était fait trop d'espoir, et voilà alors un renard géant au pelage sombre fuyant un cavalier qui lui hurlait de s'arrêter.

Au tournant de la première rue, Astéria tourna. Allez. Devinez quoi. Quel est le gros cliché que la jeune femme devait faire ? Bingo ! Un cul de sac, mais elle ne se laissa pas démonter, puisqu'elle ne s'arrêta pas de courir, usant alors de la force de ses pattes pour se propulser contre le mur et bondir alors avec aisance à la hauteur du cavalier qui arrivait à l'instant juste derrière elle. Lâchant son gain pour lui attraper le bras armé, c'est de tout son poids qu'elle l'écrasa sur le sol, sonnant alors sur le champ l'homme étalé par terre. Le regard bas, le renard attrapa alors la bourse qu'elle avait laissé tombé au pied du cheval qui s'était arrêté net, se retourna et. Non. Vraiment ? Se retrouva face à deux témoins. Si elle se mit en position presque offensive pour se faire plus impressionnante et grande qu'elle ne l'était, son regard, et surtout, son cœur s'arrêta net quand son regard doré se posa sur l'une des deux personnes. Les deux témoins qui avaient certainement vu toute la scène. La personne qui était accompagné de cette jeune femme qui devait être un peu plus âgée qu'elle, ce... C'était Leonnard. Le souffle court. Astéria les regarda sur l'instant, c'était plus difficile à jauger avec sa frimousse de renard, mais elle littéralement surprise. Comme si elle se disait : Non Je rêve. Il est vraiment là ? Astéria alors se rua dans leur direction sans se préoccuper d'avantage du reste.

Ignorant l'éventuelle frayeur que cela pouvait produire de voir une telle bête courir dans votre direction. La renarde se hissa immédiatement sur ses pattes arrières pour sauter sur le jeune homme. Laissant alors sa voix s'exprimer sous cette forme.

« Leon ! »

Au moment où son corps entra en contact avec son aîné, le corps d'Astéria retrouva sa forme naturelle, faisant alors disparaître l'immense renard pour laisser place à une jeune femme d'apparence plus frêle. La capuche tombée, dévoilant sa tignasse en bataille et ses oreilles, elle s'était immédiatement accrochée à lui, l'air secouée. Plus par le faire de le voir que par le fait d'avoir littéralement écrasé un type volontairement. Cette histoire de vol était soudainement passé au second plan. Ses bras passés autours de son buste, sa tête enfouit dans son cou.

« C'est vraiment toi ? T'es vraiment là ? Je suis contente de te voir ! Tu.. »

Si elle s'était immédiatement serrée contre lui, elle se rendit ensuite immédiatement compte de la situation. Peut-être était-ce un peu inapproprié de lui sauter dessus comme ça. Le cœur battant, les joues en feu, le regard perdu entre la joie et l'hésitation et la gêne, elle s'était légèrement reculée, l'air timide, et intimidé par la présence de cette femme à ses côtés.

« Oh. Heu. Pardon. Tu étais occupé. Je. Heu... Bonj-Salut? »

Avait-elle fait en tournant la tête vers la jeune femme à ses côtés. Quoi ? Salut ? C'est tout ce que tu trouves à dire ? Mais c'était qui d'ailleurs ? Aucune idée.
Peut-être peut-on lui pardonner un peu sa réaction. Après tout. Trois semaines se sont écoulées depuis leur journée ensemble. Et elle appréhendait encore cette position qu'il comptait prendre avec elle. Tout ceci était encore confus. Comme un secret.. ? Pourtant, elle n'avait qu'une envie, le serrer dans ses bras. Il... Il lui a manqué. Son cœur battait à la chamade. Elle se rendit réellement compte que ce n'était pas arrivé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu...
Astéria
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le 9/9/2018, 21:17

Il était arrivé tôt le matin, son voyage ayant été plus long qu’il ne l’aurait cru. Ayant laissée Ysir à Cerulis, le jeune homme avait opté pour un voyage en carrosse, ce qui lui avait permis de légèrement se reposer en plus de réfléchir plus posément à son champ d’action pour pouvoir aider l’une de ses cousines, qui se retrouvait à nouveau dans la panade. Fidèle à elle-même, la jeune femme n’avait pas hésité à envoyer un courrier à son cousin qui comme à son habitude avait répondus à son appel au secours, ce qui lui permettait de descendre au plus vite loin de sa terre natale et de ses obligations, mais aussi, de pouvoir profiter de ce voyage pour vaquer à ses autres occupations. Et l’une d’elle, concernait une jolie renarde qu’il n’avait pas vu depuis ses trois dernières semaines. Trois semaines déjà… Quand il y pensait le chevalier se demandait si elle était toujours en attente de son arrivée. Après tout, il avait mis beaucoup de temps à descendre cette fois-ci, n’ayant eu d’autres choix que de patienter en attendant une opportunité pour enfin se dérober de la cour et de son rôle. Pensait-elle toujours à lui ? Occupait-elle toujours ses journées à vaquer à des larcins ou s’était-elle calmée sur la chose ? Il n’avait pas vraiment pour habitude de penser à quelqu’un, ni d’avoir l’esprit envahis pour une seule et unique personne, aussi, malgré la fatigue qui se lisait sous ses yeux, il était particulièrement pressé d’arriver, bien que son air nonchalant semblât en totale contradiction avec ses pensées. Quand le carrosse s’arrêta enfin vers l’entrée de la ville, Leonnard sortis sans attendre de celle-ci. Une bourse et un salue presque froid avait été adressé au cocher avant de dégourdir ses jambes dans les ruelles d’Aphreol qu’il n’avait pas foulé depuis un certain temps. Si l’envie de trouver le commerçant de bestipierre était présent dans un coin de sa tête, il ne s’en acquerra pas. Il devait d’abord aider sa cousine Adélise a régler ses soucis d’argent avant toute chose. La famille d’abord comme on dit, même si cela ne l’enchantait pas réellement de devoir user de pouvoir pour faire céder autrui. Mais avait-il le choix ? Soupirant d’un air las, ce fut après quelques longues minutes de marche rapide qu’il s’approcha enfin de l’entrée d’une bâtisse peu luxuriante. Quelques lézardes traînaient ici et là, et la manufacture semblait de bon marché, mais c’était une maison tout ce qu’il y avait de plus banale dans une zone de gens du peuple. Quand il frappa, une jolie femme blonde aux yeux noisette et en habit basique lui ouvrit avant de se mettre à sourire et d’accueillir son cousin avec une étreinte dont il serait bien passé. Bien qu’elle souhaitât l’inviter à se reposer un peu de son long voyage, le chevalier royal refusa, préférant en finir avec cette histoire qui n’en finissait pas de l’inquiéter de plus en plus.

Depuis qu’Adélise s’était mariée avec un aventurier que son cœur avait choisi, elle ne cessait de crouler sous les dettes, son mari trouvant plus intelligent de dépenser de l’argent qu’il n’avait pas, plutôt que de vivre avec ses moyens. Mari qui d’ailleurs, passer le plus clair de son temps à vagabonder qu’à rester chez lui auprès de sa femme qui finissait par tout gérer. Quand il constatait le mode de vie de sa cousine, Leonnard ne pouvait s’empêcher de culpabiliser. Peut-être aurait-il du s’interposer quand la jeune femme avait évoqué le fait de se marier avec qui elle voulait. Cela lui aurait peut-être évité des problèmes de ce genre en plus d’être malheureuse. Mais a écouter Adélise, elle ne semblait pas du tout malheureuse. Au contraire, elle semblait plus aimer cette vie simple, que celle qu’elle vivait chez son père ou tout n’était que règle et discorde. Quelques parts, ses deux-là se ressemblait sur quelques points. Ils étaient en froid avec leurs géniteurs. Et ne semblait pas vouloir recoller les morceaux. Bien que parfois la situation de Leonnard inquiétait Adélise, qui ne cessait de le questionner. Mais aujourd’hui, il n’était pas question de ce sujet, ni des autres qu’ils avaient l’habitude d’évoquer. Se promenant au bras de son cousin, la demoiselle blonde sentait qu’il y avait quelques choses de changée chez ce membre de sa famille. Il semblait moins grognon que d’habitude, plus ouvert et peut-être moins cassant dans sa façon de penser. Ce qui la titillait grandement.

« Léon, si je puis me permettre j’ai l’impression que tu as changée depuis la dernière fois que je t’ai vu… Il s’est passé quelques choses dernièrement dans ta vie ? »
« Rien de spécifique. En quoi tu trouves que j’ai changé ? »
« En tout, tu m’as l’air moins mal aimable, un peu plus joviale… Aurais-tu rencontrer une personne ? Tu as typiquement les traits de quelqu’un d’amoureux ! »
« Qu’est-ce que tu racontes encore… Tu devrais arrêter avec tes romans à l’eau de rose. Ça ne te réussit pas. »

Malgré qu’il essayât de garder un air calme, l’hésitation et le ton de la voix de Leonnard suffisait à légèrement le trahir. Ce qui ne manqua pas de faire sourire Adélise qui préféra ne pas insister, cette réaction étant une réponse bien plus satisfaisante qu’un aveu en lui-même. S’engageant vers les quartiers un peu chics, le duo continua alors leur chemin d’un air tranquille quand du mouvement sur leur droite attira leur attention. Dans une ruelle qui semblait finir en cul de sac, se trouvait un homme à terre surplombée par un animal grandissant qui semblait s’attaquer à lui, ou le désarmer au vus du tintement qui s’était échappée de l’écho de l’embuscade murée. Un son étouffé s’était fait entendre de la part de l’homme qui semblait sonné et alors que le renard sembla ramasser ce qui semblait être une bourse, le regard de Leonnard se fronça. Ils étaient en train d’assister à une scène de vol et malheureusement pour eux, ils étaient devenus des témoins dérangeant pour le polymorphe qui avait remarqué leur présence. Remarquant la position offensive de l’animal, le chevalier posa avec lenteur sa main sur son épée, tout en mettant sa cousine derrière elle pour la protéger plus efficacement. S’ils étaient chanceux, le polymorphe les laisseraient tranquilles dans l’autre cas… Il serait obligé de se battre pour se défendre. Et malheureusement pour lui, l’animal semblait ne vouloir aucun témoin compromettant dans les parages et ce fut avec une vitesse incroyable qu’il se jeta droit vers le chevalier, sûrement pour l’attaquer. Ordonnant à Adélise de s’éloigner son épée se frottant contre son fourreau pour être dégainé, il n’eut le temps de l’armée pour blesser l’animal qu’il sentit une force, le faire tomber en arrière, un cri s’élevant tout comme son prénom qui semblait sortir de la bouche de l’animal…. Hein ? Attendez… C’était bien le renard qui venait de l’appeler Leon ? Essayant de se relever, le poids contre son corps semblait soudainement beaucoup moins imposant, plus léger, comme si la bête avait disparu. À la place, il retrouva les formes d’une femme et surtout une frimousse qu’il ne connaissait que trop bien. « …Astéria ? »

Inutile de dire qu’il devait tirer une tête plus que surpris, ses yeux ronds fixaient la jeune demoiselle comme s’il ne croyait pas ce qu’il vivait sur l’instant. Il s’agissait bien de la jolie voleuse qui semblait plus que ravie de le voir. Ses bras le serraient fortement et son visage semblait rayonnant, bien qu’un peu intimidée. Clignant plusieurs fois des yeux, le chevalier ne savait comment réagir. Il était bien évidement lui aussi content de le voir, mais… Elle lui avait foutus une peur bleue aussi à se jeter sur lui sous sa forme animale. Et puis…. Il avait failli la blesser à cause de ses bêtises et gravement en plus. Et… Attends ça veut dire que c’était elle, qui était en train de voler ? Son esprit ne cessait de tourner quand il prit conscience de la situation, et ce fut ainsi qu’il passa par plusieurs humeurs qu’il exprima petit à petit, au fur et à mesure qu’il parlait. « Astéria c’est vraiment toi ? Je… Je suis content aussi de te voir, mais… Mais non, attends mais tu es folle ! C’est toi !  Ça ne va pas de me faire un coup pareil ? Tu sais que j’aurais pu gravement te blesser ? Je te signale que je ne t’avais jamais vu sous cette forme et puis… Tu peux m’expliquer ce que tu faisais hein ? Et surtout ce que tu allais faire avec ça ? » Tout en gardant un ton autoritaire, le jeune homme souleva alors la bourse qui se trouvait à côté de leurs deux corps, un air vraiment mécontent sur le visage. Elle avait vraiment repris sa fonction de voleuse donc… Alors qu’il était prêt à la sermonner, il se calma quand il constata que la renarde saluait quelqu’un et ce quelqu’un n’était autre que sa cousine qui regardait les deux amants d’un air étonné, bien que très surprise. Sa journée commençait bien à tous les niveaux.

« Euh… Bonjour… Astéria c’est ça ? Leon… Tu peux m’expliquer ? »
« … C’est… Une longue histoire… » Un peu gêné par la situation, le jeune homme s’était étonnement gratté l’arrière de la tête, n’osant regarder sa cousine qui avait affiché un grand sourire. Elle venait de comprendre, ou du moins, elle pensait avoir compris.
« Je vois. Eh bien Astéria je suis enchantée de te rencontrer. Je me nomme Adélise et si on veut continuer les présentations, je pense qu’on devrait aller ailleurs. Et cela tombe bien, je connais un coin parfait où tu pourrais échapper à tes poursuivants. »

Tendant sa main à la renarde, la jeune femme fit signe à elle et à Leon de la suivre loin de la ruelle, ses pas la menant vers une maison qui semblait abandonnée depuis un moment, mais où il était possible de rentrer grâce à une planche qui cachait une entrée secrète.

« Voilà, on va rester ici le temps que ça se calme dehors, ce qui va nous permettre de faire plus ample connaissance. »
« Comment tu connais cet endroit ? »
« Ne change pas de sujet Leon ! Et de plus c’est un secret ! » Se tournant vers la polymorphe, la jeune femme semblait totalement ignorer son cousin, pour mieux gratiner la voleuse avec de nombreuses questions qui lui titillait l’esprit. « Alors ma petite Astéria, c’est quoi ta relation avec mon cousin ? Tu es une amie ? Une simple connaissance… Où tu es celle qui lui fait chavirer le cœur ? »
« Fous-lui la paix et l’importune pas avec tes questions débiles ! »
« C’est pour ça que tu étais pressé avoue ! Parce que tu voulais la retrouver hein ? … Mais dit-Moi quel âge as-tu ? » S’approchant de la renarde, Adélise ne se gêna pas pour maintenir longuement le menton d’Astéria entre sa main, tournant son visage sous toutes les coutures avant de s’exclamer. « … Leon ne me dit pas que tu as osé pervertir une jeune demoiselle dans la fleur de l’âge ! »
« Adélise tu me fatigues… »
« Il ne t’as pas maltraité ? Ni obligée à faire des choses que tu ne veux pas ? Il ne t’a pas pris ton innoc… »
« Adélise ça suffit ! »

La voix du chevalier se fit tellement forte que la jolie blonde arrêta alors ses questions, un sourire amusé flottant sur ses jolies lèvres rosées.

« Ne prends pas la moue voyons ! Je te taquine juste ! » Puis regardant à tour de rôle les deux amants, la jolie blonde s’exclama à nouveau. « Je suppose que ça fait longtemps que vous ne vous êtes pas vu. Je vais vous laisser seul quelques instants, le temps de voir ce qu’il se passe. N’en profitez pas hein ! »

Et sans même laisser le temps à qui que ce soit de répondre ou de réagir, la jeune femme s’échappa alors, laissant les deux amants enfin seuls tous les deux à l’abri de tous les regards. Si cette situation aurait dû ravir le chevalier, il s’en retrouva décontenancé. C’était à croire que chacune de ses retrouvailles avec la renarde étaient rocambolesques, mais surtout… Au vus de leur situation, comment devait-il réagir ? La réponse aurait pus être simple pour n’importe qui, mais pas pour lui. Certes ce qu’ils avaient vécus ce soir-là, à la fête des amoureux avait donné un virage à leur relation, mais… Depuis tout ce temps, est-ce que la renarde le voyait toujours ainsi ? Avait-elle toujours ses mêmes sentiments pour lui ? N’osant regarder franchement celle-ci, Leonnard croisa les bras, son regard visant la sortie par laquelle sa cousine était sortie. Sans qu’il le veuille, son visage s’était doucement empourpré malgré son air qu’il voulait sérieux et nonchalant comme à son habitude. Il fallait qu’il dise quelques choses, qu’il brise ce silence qui s’était installée depuis le départ d’Adélise. « Tu… » Il marqua une pause tout en se raclant la gorge avant de reprendre plus posément. « Tu as l’air d’aller bien. » Et ce fut tout. Rien d’autre ne semblait lui venir à l’esprit. C’était particulièrement gênant, mais après tout, il était lui aussi novice dans ce genre de choses. Et même si parfois il se montrait confiant, il était incapable de savoir quelle réaction avoir face à la demoiselle.
Leonnard
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le 10/9/2018, 18:53

Ce ruer sur quelqu'un alors qu'on a la forme d'un renard gigantesque, c'est certainement la plus mauvaise des idées. Surtout quand la personne en question est un chevalier, et donc une personne sachant très bien se servir de l'épée qu'il porte, et ayant les réflexes aiguisés. Pourtant, tout ceci était soudainement devenu bien secondaire pour Astéria. Pour la seule et unique raison, qu'elle n'avait qu'une envie, se jeter sur cet homme. Cet homme qu'elle espérait du fond de son jeune cœur revoir pour pouvoir le serrer dans ses bras. Heureusement, plus de peur que de mal, puisque l'arme n'eut aucune utilité, retrouvant alors le contact qu'elle connaissait de Leonnard durant un bref instant. Oscillant alors entre la surprise, la joie, et une certaine timidité. Et le pauvre homme ne semblait pas mieux lotie. Il semblait content, mais en même temps inquiet et.. fâché ? Fixant la bourse qu'il était en train de lui agiter sous le nez en guise de sermon, la demoiselle se dépêcha de l'attraper lorsque la jeune femme blonde qui les regardait d'un air crédule prit la parole, espérant alors faire oublier ce petit détail de rien du tout, tout en l'accrochant rapidement à sa hanche. Enfin.. Cela restait un détail qui permettrait à ses parents d'être tranquille, avec tout ce qu'il y avait là-dedans. C'était juste énorme pour eux. Affichant une moue comme pour signifier : Mais rien du tout que vas-tu t'imaginer. Elle ne semblait cependant pas faire la fier devant lui et... Elle ? Le regard de cette fille pesait sur elle. Ce qui lui faisait se demander en boucle : mais bon sang qui est-ce ?

Adélise. Au moins, c'est un prénom. L'air un peu penaude devant son aînées, elle se releva alors timidement, attrapant cette main tendu d'un air peu assurée. Cette dernière semblait bavarde et surtout ravie ? Les invitant alors à les suivre pour se mettre à l'abri des regards et se faire oublier. Il est vrai, on devait être en train de la chercher. Alors la renarde la suivie l'air une peu curieuse il faut l'avouer. Et elle n'était pas au bout de ses peines. À peine que le petit groupe se trouve à l'écart, que la Adélise en question n'hésita pas un seul instant à mettre les pieds dans le plat, sous les yeux incrédule de la renarde qui avait le regard qui oscillait entre Leonnard comme pour chercher des réponses à ses questions non dites, et la concernée, se demandait sérieusement, que voulait-elle ? Ses oreilles se dressèrent quand elle lui demanda ce qu'elle était pour Leonnard sans le moindre détours.

« Ah... Ah ! Heu ! C'est.... Nous.. Heu... »

Et perdit dans l'instant qui suivie tous ses moyens quand elle lui demanda si elle était « celle qui lui fait chavirer le cœur » ? Faisait-elle réellement une telle chose ? Est-ce vraiment... Enfin je veux dire. Est-ce qu'elle peut vraiment voir les choses ainsi ? Pivoine, tout ce qu'elle trouva à faire c'est bégayer, contrairement à Leonnard qui lui ne perdait pas de sa voix pour lui dire d'arrêter. Pas de quoi arrêter sa cousine -puisqu'elle avait au moins maintenant l'information-. Pauvre d'elle, l'air hagard et les yeux ronds quand elle l'observa de près sans une once de gêne.

« J-j'ai... Dix.. Dix-....s- »

Ok, jamais elle n'arriverait à essayer de faire semblant de répondre, le joue lui monta au joue, et le regard se fit fuyant devant ces insinuation qui lui rappelait forcément leur dernière soirée passé ensemble. De quoi alimenter le flux de pensée de sa cousine, alors que le pauvre Leonnard n'avait rien fait de bien méchant ce soir loin. Du moins, il ne lui a rien prit par la force, et surtout pas sa première fois. Alors elle secoua la tête, puisqu'elle était incapable de répondre, ce fut pour elle la seule façon qu'elle trouva de s'exprimer, tout en essayant de s'éventer pour reprendre son souffle, le regard bas, ce dernier oscillait entre Adélise et Leonnard qui semblait tant agacé que gêné par cette situation. Le silence ne vint que lorsqu'elle concéda à arrêter de poser des questions gênantes pour leur laisser un bref instant de répit. Un répit qui se traduisit par un silence complet, voir même gênant. Le cœur battant, la gorge et les lèvres sèches, la demoiselle hésitait. Comme si elle ne savait si elle avait le droit. Alors elle releva son regard vers lui. Et elle comprit. Il semblait... Comme elle. Hésitant. Comme s'il ne savait comment prendre ses retrouvailles. Comme s'ils ignoraient s'ils pouvaient reprendre les choses comme il les avaient laissés, c'est à dire avec des promesses et des caresses. Devant ce fait et l'affirmation maladroite de son chevalier, Astéria eut sur le coup un rire presque nerveux, qui semblait au moins avoir l'effet de lui détendre les traits.

La jeune renarde se rapprocha alors de Leonnard, se planquant alors face à lui, quand bien même son regard et visage déviait sur le côté. D'une main qui se voulait le plus assurée possible, elle l'apposa sur la joue de son amant. Avec tendresse.

« T'es un peu bête parfois Leonnard... »

Souffla-t-elle sur un ton qui se voulait légèrement moqueur, mais surtout tendre. Elle n'était pas mieux. Son regard se faisant plus sérieux et surtout, amoureux.

« Tu m'as l'air fatigué un peu toi. »

Avait-elle remarqué. Parce que je suppose que c'est ce qu'il ce passe quand on aime quelqu'un, on remarque immédiatement quand quelque chose ne va pas. Même quelque chose d'aussi infime. Elle ne s'en rendait même pas compte. Ses doigts glissant avec tendresse sur sa joue, la demoiselle lui fit tourner la tête dans sa direction pour se hisser sur la pointe des pieds et lui offrir un baiser relativement chaste mais non moins tendre. C'était exactement comme dans ses souvenirs. Les joues empourprée. Elle ajouta.

« … Tu... Tu m'as manqué... J'avais peur... Que tu m'oublies. »

Immédiatement son autre bras se passa autours de sa nuque pour pouvoir le serrer contre elle, comme si cela soulageait la jeune femme de faire ça. Elle se rassurait ainsi.

« Ta.. Cousine a l'air gentille. J'suis désolée, j'voulais pas vous déranger, j'espère que tu auras le temps de passer me voir après. »

Les oreilles basses, elle s'adressait à lui, mais en réalité, elle ignorait totalement si la cousine en question était à même de l'entendre. Dans son cœur, il n'y avait que lui, et elle ne voulait qu'une chose, être dans ses bras. Et se rappeler de la chaleur de ses lèvres sur les siennes. Astéria avait encore du mal à le réaliser, avait-elle réellement le droit de le voir comme son chevalier ? Rien qu'à elle ? Vraiment ?
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le 10/9/2018, 21:49

S’il s’était imaginé plusieurs fois la scène de leur retrouvaille, la réalité était très loin de ressembler à la fiction qu’il s’était faite quelques jours plus tôt. Il était aussi très loin d’être aussi confiant qu’il l’avait espéré, et bien qu’il essayât de le cacher, il était plus gêné et hésitant qu’autre chose. Et ce dialogue qu’il avait osé sortir… Il y avait franchement de quoi avoir honte, mais plutôt que le montrer, le jeune homme préféra éviter le regard de sa belle, de façon à garder toute contenance. Surtout que bon… Elle était en train de rire face à ses dires maladroits. Bon certes, ça semblait être un rire nerveux, mais quand même, il y avait de quoi mal le prendre non ? Voyant de l’agitation du coin de l’œil, le chevalier ne tourna aucunement sa tête quand la demoiselle s’approcha de sa personne, à contrario, il le fit quand celle-ci énonça qu’il était bête, son air nonchalant détaillant alors le visage de sa belle amante, avant de se détourner d’elle d’un air boudeur, non sans une remarque à son encontre. Même si elle l’avait dit d’un ton moqueur et tendre. « T’es mal placée pour me dire ça… » C’est vrai quoi, c’était lui qui avait tenté de briser le silence, elle, elle avait fait quoi ? C’était clairement la poêle qui se fout du chaudron. Mais bon… Bien que d’origine il est du genre rancunier, inutile de dire qu’avec la renarde il ne le serait pas. Après tout, c’était typiquement le genre de réaction qu’il aurait eu si cela avait été elle. Soupirant d’abdication, la main du jeune homme s’approcha alors de celle de la jeune femme, qu’il souleva du long de son corps, pour mieux l’entrelacée contre la sienne. Son regard sanguin se plongeant dans ses yeux d’or. Il avait l’impression que ça faisait une éternité qu’il ne l’avait pas vue, ni touché. Des années qu’il n’avait pas entendue sa voix, ni senti sa présence. Et étrangement… Cela lui faisait du bien de retrouver tout cela, de retrouver ce doux contact entre eux, d’admirer son regard envoutant qui commençait déjà à l’hypnotiser.

« Comme tu as pu le constater par toi-même, la route d’ici à Cerulis est plutôt longue, mais ne t’en fais pas cela ira. » Un peu de repos, et il n’y paraitra plus, il aurait tout le temps de se reposer ce soir. Et puis… Là tout de suite maintenant il ne pensait plus trop à la fatigue à vrai dire. Sans se mentir, c’était plus la jolie brune face à lui qui envahissait ses pensés et bientôt même son esprit. Quand elle lui tourna la tête, il se laissa faire sans résister, laissant même ses lèvres cueillir les siennes docilement. Il devrait plus souvent lui laisser prendre les devants, et face à cette réflexion mentale, Leonnard se mit à légèrement sourire avant de doucement enlacer la renarde contre lui. C’était foutu, il n’allait plus pouvoir lui résister à présent. L’engrenage était lancé. Son air candide lui avait terriblement manqué. « Je mentirais si je disais que cette peur n’était pas réciproque… Tu m’as manqué aussi Astéria. » Il fut étonné par la simplicité dont il avait fait preuve pour sortir ses quelques mots, lui qui d’habitude n’aimait pas exprimer ses émotions, l’avait fait avec une facilité déconcertante. Profitant du rapprochement de son amante, le chevalier en profita pour glisser sa main de libre contre son visage, caressant du bout de son pouce sa peau laiteuse. Mais son geste s’arrêta quand la demoiselle lui parla alors de sa cousine, lui rappelant ce pourquoi il avait mis la priorité : Adélise et ses dettes. Affichant une moue contrariée, le blond soupira alors, continuant de garder la jeune femme dans ses bras, sans vraiment vouloir la lâcher malgré ses devoirs. « Ouais Adélise est plutôt sympas, je pense que tu t’entendras bien avec. » Il hésitait à lui expliquer la situation, à lui demander de patienter jusqu’à son retour, mais… Avait-il seulement l’envie de le faire ? « Tu ne nous déranges pas vraiment. J’ai juste un problème à régler qui ne sera pas vraiment long. Tu peux nous accompagner si tu veux, car de toute façon, c’est un problème que je vais devoir gérer seul. » Regardant la demoiselle droit dans les yeux, le jeune blond s’approcha alors de sa belle voleuse, commençant à diminuer la distance entre eux pour mieux rapprocher son visage du sien. Ses mains glissèrent avec douceur contre son corps, l’une se permettant de glisser contre ses hanches d’un air assuré. « Mais avant toute chose… » Son regard commençait à se faire brûlant, ses lèvres s’approchant petit à petit des siennes pour lui offrir un baiser brûlant. Ou du moins, c’est ce qu’il voulut lui faire croire, car soudainement et sans prévenir, il s’était reculé pour installer entre eux une jolie bourse sonnante qu’il avait réussi à lui dérober de sa hanche. « Tu as deux secondes pour m’expliquer le pourquoi du comment de ce vol. » Et au vus de son regard sévère, inutile de dire qu’il ne se laisserait pas entourlouper par des mensonges. Après tout, on ne se refait pas, quand on est un chevalier — royal de surcroît — on continue à faire régner l’ordre, mais si c’est contre une personne aimée.
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le 10/9/2018, 23:51

Il ne leur avait pas fallut grand chose pour finalement redevenir aussi proche qu' à leur séparation. C'est comme si rien ne s'était passé, par la moindre distance, pas la moindre attente rien. Tout était exactement comme dans ses souvenirs. Ces souvenirs qu'elle espérait presque ne pas avoir inventé pour une raison obscur. Il était bien là, devant elle, avec son air boudeur qu'elle aimait tant. Alors elle lui souriait, lui et ses réflexion, et son air soit disant distant. Alors qu'il lui suffisait de s'approcher pour finalement retrouver le contact de sa main dans la sienne, ses lèvres un bref instant retrouvé, et ses bras autours d'elle. Durant un instant, Astéria semblait littéralement aux anges, contente de l'avoir retrouvée. S'il était fatigué, elle n'aura qu'à s'assurer à ce qu'il dorme bien le soir, en espérant pouvoir passer une partie de la journée au moins en sa compagnie, ne voulant pas pour autant totalement évincer la place de sa cousine ainsi. Mais actuellement, elle l'avait presque oublié. Elle avait tout oublié. Il n'y avait plus que Leonnard et elle dans son esprit. Et pire encore, son cœur s'accéléra devant ses propos, qui ne faisaient pourtant que renchérir sur ce qu'elle avait déjà dit elle-même. Comme si.. une part de son esprit se refusait à comprendre pourquoi Leonnard pourrait-il craindre qu'elle ne l'oubli. Leonnard était quelqu'un d'important, avec des tas de choses à faire, des devoirs à accomplir, des attentes à combler, elle n'était juste rien à côté. Et pourtant, elle en était extrêmement touchée, c'est peut-être pour ça qu'elle avait eu le sourire aux lèves encore une fois, et qu'elle se laissait alors faire à sa tendre étreinte. Fermant même légèrement les yeux au contact de sa main sur son visage.

« Il n'y avait pas de raison... » 

Avait-elle soufflé. Leonnard n'était en rien qu'un simple coup de cœur. Il était bien plus que ça. On ne désire pas avoir un coup de cœur entièrement rien que pour ça, on n'espère pas revoir aussi rapidement un coup de cœur passager. On ne s'inquiète pas sans raison pour ce dernier. Non. Il avait envahit son esprit bien plus que de raison. Et en cet instant, son cœur battant et ses joues pivoines lui rappelaient tout ce qu'elle avait ressentit, à quel point tout était réel. Elle-même était en réalité incapable de savoir ce dont elle serait capable pour lui.

Le regard plongé dans le sien, dévorant cette nuance légèrement sanguine qu'elle appréciait tant, elle effleura de la pointe de ses doigts sa joue quand il énonça un problème qu'il était venu régler pour sa cousine. Lui proposant de les accompagner.

«  Tu es sûr ? ... » Elle hésita un instant. « Ce n'est pas tout seul, on est là après tout. Je peux même manger quelqu'un pour toi si tu veux. »

Plaisanta-t-elle. Même si en réalité, elle n'avait aucune idée de ce qu'il comptait faire. Après tout, elle pouvait cette-fois ci se transformer, contrairement à Cerulis où elle était coincé sans sa pierre.
Mais immédiatement, elle oublia tout. À l'instant même où il lui lança ce fameux regard. Plein d'envie et de sous-entendu. Soufflant sur ses lèvres, toujours plus proche. Attendant déjà cet instant où il allait l'embrasser. Il faut l'avouer, elle resta.. totalement con devant lui quand il se déroba pour lui présenter la bourse et demander une fois de plus des explication l'air sévère. Clignant des yeux, Astéria n'avait pas encore comprit ce qu'on venait de lui retirer. C'est... C'est cruel ! Fixant l'air bête ses yeux, ses oreilles se couchèrent sur le champ en arrière, elle voulait y faire voir une certaine colère avec la honte, mais en réalité, c'était juste de la pure frustration. Vu ce qu'elle lui avait fait subir la dernière fois, je suppose que c'est de bonne guerre.

« T-Tu... Comment tu oses me refuser un baiser pour ça ! »

Oui, il l'avait bien eu. Oui. Elle l'avait voulu ce baiser. Oui... Il se fait désirer en plus. Il avait tout gagné. Gonflant les joues en détournant légèrement les yeux pour essayer de s'échapper à la sentence, elle ne semblait sur le fond pas tant décidé que ça à esquiver, ou même lui mentir. Ce serait stupide et inutile.

« C'est... C'est pour mes parents. Voilà. Je voulais leur rapporter ça ce soir. Cette femme a tellement d'argent que ça lui changera rien du tout, c'est comme si elle les avait perdu ! »

Sa main se serra dans la sienne qu'il tenait toujours, tandis que l'autre s'accrocha à son épaule. Elle n'avait même pas fait de mouvement pour essayer bêtement de le récupérer. Fais assez étonnant, puisqu'elle se serait jeté en temps normal sur la personne lui ayant reprit son larcin.

« Pis en plus... Je pourrais prendre un truc cool pour manger si tu viens dîner. Quelque chose de vraiment bon, que t'aimerais. »

Si elle avait essayé de lui tenir un peu tête jusqu'à maintenant, son regard semblait exprimer de la gêne. Cela lui avait effleuré l'esprit, de garder quelques pièces pour elle, et pour lui acheter quelque chose qui lui ferait plaisir. Histoire d'avoir un repas peut-être plus copieux, ou meilleur, quelque chose qui serait à son goût. La demoiselle se hissa sur la pointe des pieds, soufflant alors contre ses lèvres, elle s'en mordait pas les doigts, mais les lèvres.

« Depuis trois semaines tu n'es plus là pour chasser les mauvais rêves. Tu ne vas pas me refuser le baiser du chevalier en prime.. ? »

Elle en mourrait d'envie la pauvre. C'est qu'elle y avait tellement cru sur l'instant. Ayant profité de cette douce référence à cette nuit passé ensemble. De loin la meilleure de toute, pour sûr.
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le 11/9/2018, 20:12

Elle ne semblait pas comprendre pourquoi cette peur était partagée, répondant même qu’il n’y avait pas de raison à ce qu’elle l’oublie ainsi dans les méandres de sa mémoire. Pourtant Leonnard avait toutes les raisons du monde de ressentir ce genre de sentiment. Après tout, des années les séparaient, et même si on dit qu’un homme plus mûr attire plus facilement les jeunes demoiselles, il avait vécu assez de relation pour connaître des finalités différentes, lui-même ayant fait l’expérience de certaines de son propre chef. Mais étonnement, il ne préféra pas partager ce qu’il pensait de tout cela, préférant plutôt se concentrer sur sa charmante renarde et son charme irrésistible. Laissant ses bras l’étreindre, tout en lui indiquant qu’elle pouvait venir s’incruster, le chevalier n’avait pus retenir un rire amusé quand elle lui annonça qu’elle pourrait manger quelqu’un pour lui. C’était un peu extrême, mais ça restait adorable, bien que très sincèrement, il se passerait bien de voir sa chère et tendre se transformer en renarde mangeuse d’humain. « J’en prends note ! Bien qu’à mon avis, tu risques une indigestion à manger tout et n’importe quoi. » Puis il la regarda un nouveau, un sourire tendre flottant sur son visage. « C’est vraiment quelques choses que je dois gérer seul, donc au pire tu tiendras compagnie à Adélise, sauf si cela te gêne, ce que je pourrais clairement comprendre… » Avec ses nombreuses questions gênantes et sans gêne, Adélise n’avait pas dû faire bonne impression sur Astéria, ou du moins, son comportement ferait sûrement réfléchir à deux fois la voleuse. Rester seule avec elle, risquerait sûrement d’être intense pour ne pas dire risquée pour son intégrité. Ah c’est sûr que la gêne et la honte risquerait de l’envahir plus d’une fois, mais après tout, c’était à la polymorphe de décider, chose qu’il respecterait. Après tout, même si Adélise était curieuse et indiscrète, elle n’en restait pas moins une personne de confiance, à l’écoute des autres.

Mais très sincèrement, ce n’était pas vraiment cela qui turlupinait intérieurement Leonnard, mais plus le fait que sa délicieuse amante avait été prise en flagrant délit de vol sous ses yeux pour la deuxième fois. Alors pour mieux lui amener le sujet, il usa d’une technique fourbe, mais pour le moins efficace. C’est vrai qu’user de ses charmes pour mettre le nez de la renarde dedans, était des plus sadiques, mais si grâce à cela, il pouvait lui faire prendre conscience de ses actes, ce n’était pas plus mal. « J’ose tout simplement. » Face à son air boudeur, le jeune homme n’en démordit pas, son regard se faisant toujours aussi sévère, en plus d’être en attente d’une bonne explication. Elle semblait frustrée, voir mécontente de ce coup qu’il y a fait. Son regard s’était détourné du sien, mais même si elle semblait ne pas apprécier la situation, elle lui expliqua alors le pourquoi de son geste, sans trop détailler plus que cela. Pourquoi ses parents avaient-ils besoin d’une telle somme ? Étaient-ils dans la détresse ? Avaient-ils quelqu’un à rembourser ? Étaient-ce tout simplement pour survivre ? Quel qu’en soit la raison, Leonnard doutait que sa famille soit d’accord avec les agissements de leur fille unique, et sûrement qu’il réagirait tout comme lui s’il l’apprenait. « Même si ça ne lui change rien, tu n’as pas à la voler Astéria. Ce n’est pas une méthode saine pour venir en aide à tes parents. » Oui c’était facile à dire, surtout venant de quelqu’un qui vivait d’une famille noble et riche, et sûrement que ses paroles seraient mal perçues par de nombreuses personnes, mais il avait des principes et même s’il connaissait la dureté qui accompagnait très souvent la vie des gens du peuple, il était persuadé que rejoindre le crime et le délit, apportait plus son lot de malheur que de bonheur, même éphémère soit-il. « Si cela te pousse à voler, je préfère encore ne pas venir dîner. Tu sais que tu pourrais te faire attraper un jour ? Ou même pire, tu pourrais te faire gravement blesser. Imagine si tu n’avais pas désarmé cet homme ou pire que je me serais armée avant que tu te jettes sur moi ? Tu penses qu’ils auraient réagi comme tes parents ? » S’arrêtant de parler, il approcha sa main du menton de son amante, l’obligeant alors à lever le regard pour mieux avoir son attention. « Comment tu penses que j’aurais réagis si je t’avais vraiment blessé là-bas ? »

Restant quelques minutes à la regarder intensément comme pour lui faire comprendre la dureté de ses paroles et de son inconscience, Leonnard laissa sa main regagner son corps, son autre main se dérobant de celle de la renarde pour mieux se croiser avec l’autre. Son air antipathique ressortait beaucoup plus quand il adoptait cette position, et surtout, il obligeait la renarde à se reculer un peu pour s’éloigner de ses lèvres. Préférant la frustrer que de lui donner satisfaction. « Il fallait réfléchir avant. Il est hors de question que je t’accorde quoi que ce soit, tant que tu ne prendras pas conscience que tu prends des risques inconsidérés. » Oui, il était sévère, mais c’était pour son bien.
Leonnard
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le 15/9/2018, 18:21

Rester avec sa cousine n'avait rien de bien dérangeant à ses yeux. La jeune femme semblait très.. Curieuse, et partir assez rapidement dans ses questions et même spéculations o'combien gênantes pour la demoiselle, surtout pour une demoiselle n'ayant que peu d'expérience et ne se trouvant pas tellement à l'aise sur le sujet. Mais une part d'elle avait envie de connaître ce fragment de famille et de vie qui lui appartenait. C'est pourquoi elle avait timidement répondu tout de même, repoussant d'un bloc toute volonté de s'éloigner de lui. En réalité, elle voulait seulement être certaine que tout irait bien pour lui, et qu'elle ne les dérangeaient pas éventuellement dans un moment familiale.

« Ça ne me dérange pas du tout. »

C'est simplement ce qu'elle avait répondu, avec son petit air adorable. Air qui l'était presque resté jusqu'à ce qu'il ne lui fasse un rappel à l'ordre plutôt intransigeant sur le vol qu'elle avait effectué plus tôt et dont il avait été témoin. Frustrant alors la jeune femme à un niveau qu'elle n'aurait jamais cru un jour possible. Mais ça, c'est parce que c'était lui, tout simplement. N'importe qui d'autre aurait voulu la faire se remettre en question ainsi en lui donnant une leçon, se serait vu alors reprendre son bien pour partir en courant. Mais bien sûr que les paroles de Leonnard l'affectait. Bien plus que de raison, elle était touché, et ce en plein cœur. Esquivant le regard, le fuyant et répondant de manière tant vague que timide. Le jeune homme ne semblait pas décidé à laisser le poisson être noyé pour son plus grand malheurs, restant alors sur ses positions sur le fait qu'elle n'avait pas à voler.

La tête de la jeune femme se fit plus basse et honteuse, regardant alors parfois le sol, parfois ses propres pied ou l'herbe qui avait reprit ses droits dans cet endroit isolé du reste de la ville. Visuellement, elle ressemblait presque à une enfant qu'on était en train de gronder, et qu'elle était en train de bouder. Pourtant, son regard n'exprimait en rien de la simple bouderie. Parce qu'elle le savait tout ça. C'est pas très bien de voler. C'est un peu dangereux, elle en avait déjà fait les frais, et là voilà à devoir de l'argent à un type pour qu'il la laisse tranquille et ne la dénonce pas, ressentant également à son égard une certaine reconnaissance de lui avoir permis de gagner plus pour payer le traitement de sa mère. Traitement qui était encore à prendre.

« Je... »

Avait-elle soufflé. Tellement bas, qu'il n'avait pas dû l'entendre, juste voir ses lèvres bouger, avant de se prendre une question qui faisait mal, il faut l'avouer : que dirait ses parents si un jour elle se loupait au point de se faire attraper ou blesser ? Ils seraient mort d'inquiétude. Ils ne seraient pas content. Et s'en serait voulu d'avoir certainement laissé la demoiselle dans ce mode de vie sans s'en être rendu compte. Astéria est encore jeune, et même des personnes plus âgés font et feront de mauvaises décisions comme elle en faisait parfois. Son cœur se brisa au moment où il l'obligea à soutenir son regard, énonçant alors l'accident que cela aurait pu produire, s'il s'était défendu face à elle plus tôt, pouvant alors provoquer malgré lui un drame. Son cœur s'est brisé, parce qu'elle s'est demandé alors : Est-ce qu'il ressentirait la même chose que si c'est moi qui le perdait ou le voyait blessé ? Ou serait-ce différent ? Et cette transposition lui fit monter les larmes aux yeux, ces derniers restants humides sans jamais laisser la moindre goutte couler. Pourtant, il pouvait parfaitement le voir, cette frustration, cette tristesse, et cette honte. Si Astéria avait un regard très expressif, et une manie à exprimer sa joie assez aisément, il est étonnant de découvrir qu'elle se refuse à laisser ses peines et problèmes filtrer, du moins le plus possible. Certainement n'avait-elle pas encore l'habitude, ni même conscience de la valeur qu'elle pouvait avoir aux yeux de Leonnard.

« J-je sais pas... »

Avait-elle bêtement murmuré de sa toute petite voix. Si quelqu'un était dans les parages autres que lui, il n'aurait pas pu l'entendre. Quand elle s'est retrouvé alors avec cette distance entre eux mise volontairement par le chevalier intransigeant, la demoiselle s'échappa à nouveau à son regard, le baissant sur le champ, autant que ses oreilles. Ses dents mordillaient avec nervosité sa lèvre inférieur. Ses doigts se serraient au tissus de ses vêtements quand elle n'était pas en train de les agiter dans tous les sens. La honte prise à la gorge, une bataille se jouait dans son regard. Cette part d'elle-même qui ne voyait pas quoi faire ni quoi répondre, simplement parce qu'elle ne savait pas comment se sortir de cette situation et aider aussi efficacement ses parents. Autant que l'autre qui ne voulait pas mentir à Leonnard, mais ne semblait pas prête à se confier, simplement parce qu'elle n'aime pas le faire, minimisant alors sa situation personnel pour ne pas entacher celle de la personne qu'elle aime, déjà présente pour aider sa cousine. Il y a des choses plus importantes...

« J'avais douze ans... Je sais faire que ça... ça aidait mes parents... énormément. C'est... Oui je suis stupide... »

Elle avait douze ans, ce n'était qu'une enfant. Elle s'est faite attraper et depuis elle doit alors de l'argent, une prise comme aujourd'hui lui permet de la tranquillité pour un moment. Que ferait-on d'une incapable comme elle sinon ?
Ses ongles se plantèrent de façon répétés dans dos de sa main, comme cherchant à se reprendre. Elle ne voulait pas lui mentir, mais elle ne voulait pas le dégoûter. Parce qu'elle le sait, il est chevalier, un grand chevalier et elle. Elle n'est qu'une sale petite chapardeuse.
Plantée comme un i devant lui, elle ne fit pas le moindre geste pour revenir et forcer quelque chose. Elle n'oserait pas de toute façon. Son regard fuyant exprimant certainement bien plus qu'elle n'en disait réellement, ses sentiments, sa peine, mais aussi cette peur de le décevoir parce qu'elle ne savait comment résoudre. Tout n'est pas aussi simple.

« Je suis désolée de te décevoir Leonnard. »

Si son regard avait effleuré le sien durant un bref instant, il retrouva immédiatement sa position vers le sol. Il est rare pour Astéria de s'écraser ainsi devant quelqu'un, elle qui a une fierté mal placé pour un rien. Mais cette vérité qu'elle connaissait déjà, avait un impact plus grand de la bouche de celui qu'elle aimait, et qu'elle avait peur de perdre. Astéria donnait l'impression d'être un rocher debout en pleine tempête, elle restait debout, droite, mais elle était érodé par la vague, et loin d'être si forte que cela. Elle n'est qu'une renarde.

« Je.. pourrais essayer de chasser. Ce que tu préfères. Si.. si tu veux. »

Avait-elle dit alors. Essayant de rattraper une face qu'elle avait déjà perdu.
Elle réalisa qu'elle avait le souffle coupé, alors elle se remit à respirer. Les épaules affaissées. Incapable de savoir quoi faire, ni quoi rajouter, elle était une pauvre idiote planté devant lui. Le cœur serré. Comment avait-il pu prendre autant d'importance à ses yeux ? Durant une demi-seconde elle l'a regardé : Ah. C'est donc ça aimer.
Astéria
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