Le chevalier et la renarde [PV : Leonnard]

le 7/9/2018, 18:08

Ces moments ne cessaient de lui revenir en tête depuis qu'elle était rentrée. Ce premier et non moins étrange baiser qu'ils avaient échangés. Les suivants qui ont suivit de façon parfaitement naturels. La continuité qui lui a valu une monté de stress tant que de désir dans la chambre d'hôtel avec lui. Pour finalement terminer dans le creux de ses bras où elle était libre d'y dormir. C'était... Plutôt. Étrange. Un peu soudain. Ou. Enfin elle croit ? Quoique... Sur l'instant, tout lui semblait naturel, les vannes de Leonnard et sa manie de lui répliquer avec du mordant, de répondre à ses baisers et d'aller même en chercher. De se blottir contre lui, comme s'il était devenu parfaitement normal pour elle de le faire. Pourtant quand elle s'était réveillée le lendemain, après une nuit disons-le tout simplement excellente -elle n'avait d'ailleurs même pas voulu sortir du lit tout de suite, mais il a réussit à la motiver à se lever, de toute façon la lâcher était la meilleure solution pour la convaincre-. Même s'ils s'étaient fait des promesses. Celle de se revoir, indiquant même au jeune homme un moyen de la trouver s'il le désirait. Il lui suffit : de parler d'elle au marchand de Bestipierre dans le quartier commerçant se situant au nord de la ville, il saurait lui donner des indications plus simple une fois sur place. Même s'il l'avait accompagné jusqu'au port lui permettant de regagner ses terres plus sûr, avec la promesse de se revoir, et de s'accaparer alors l'autre pour son unique personne. La demoiselle avait l'impression... D'avoir rêvé.

Si son père ne voyait pas en sa fille bien aimé les changements de cette absence, sa mère elle s'en était aperçut. Et se garda bien de souligner à sa fille qu'elle était à ses yeux tout simplement amoureuse. Attendant sagement qu'elle se décide d'en parler. La renarde quand à elle, se faisait plus rêveuse. Elle n'avait pas perdu son sens du commerce si je puis dire, ni ses bonnes habitudes, mais il lui arrivait de s'arrêter et de se demander : Qu'est-ce qu'il est en train de faire ? Est-ce qu'il va bien ?
Comme si une part d'elle-même ne pouvait s'empêcher d'être inquiète pour sa personne, et une autre part d'espérer qu'elle n'est pas oublier. Parce qu'il pouvait être certain d'une chose, la kitsune ne l'a pas oublié. Pas du tout. Et espérait alors qu'il passe réellement, quand bien même cette envie qu'un beau chevalier blond vienne sur son cheval en armure la retrouver, lui donnait carrément un air d'autant plus rêveur.

Mais que voulez-vous, elle ne devait pas se ramollir pour autant. Et la fatigue de sa mère qui l'obligeait alors à rester alité rendait son père moins prompt à la chasse, et donc, ramener de l'argent dans leur petit foyer. Alors aujourd'hui, Astéria devait trouver quelque chose, c'était impératif.
Se rendant dans les quartiers un peu plus chics de la ville -mais aussi un peu à l'écart de effervescence-, là où il y avait sur le fond moins de passant mais plus d'argent, elle jeta son dévolue sur une femme, d'âge plutôt mur il faut l'avouer, accompagné d'un homme armée, ce dernier avait visiblement un cheval et lui servait d'escorte. Revenant de courses -vu les paquets que ses domestiques portaient derrière elle-, et portant à sa main une petite bourse qui devait contenir à ses yeux un bon paquet d'argent sonnant et trébuchant. C'était parfait. Rabattant sur sa tête la capuche de sa vieille cape sombre qu'elle avait emmenée avec elle, la demoiselle se mit à courir à toute vitesse avant de se retrouver sous une forme à quatre pattes en l'espace de quelques secondes. Si la vieille riche hurla rapidement en la voyant, la renarde se montra plus rapide encore pour attraper alors d'un bon agile ce qu'elle tenait dans la main. Bien trop effrayée de perdre un doigt ou une main, il n'y eut pas la moindre résistance. Et elle détala alors aussi sec en courant. Si elle espérait qu'un seul homme ne la poursuivrait pas avec sa lance, elle s'était fait trop d'espoir, et voilà alors un renard géant au pelage sombre fuyant un cavalier qui lui hurlait de s'arrêter.

Au tournant de la première rue, Astéria tourna. Allez. Devinez quoi. Quel est le gros cliché que la jeune femme devait faire ? Bingo ! Un cul de sac, mais elle ne se laissa pas démonter, puisqu'elle ne s'arrêta pas de courir, usant alors de la force de ses pattes pour se propulser contre le mur et bondir alors avec aisance à la hauteur du cavalier qui arrivait à l'instant juste derrière elle. Lâchant son gain pour lui attraper le bras armé, c'est de tout son poids qu'elle l'écrasa sur le sol, sonnant alors sur le champ l'homme étalé par terre. Le regard bas, le renard attrapa alors la bourse qu'elle avait laissé tombé au pied du cheval qui s'était arrêté net, se retourna et. Non. Vraiment ? Se retrouva face à deux témoins. Si elle se mit en position presque offensive pour se faire plus impressionnante et grande qu'elle ne l'était, son regard, et surtout, son cœur s'arrêta net quand son regard doré se posa sur l'une des deux personnes. Les deux témoins qui avaient certainement vu toute la scène. La personne qui était accompagné de cette jeune femme qui devait être un peu plus âgée qu'elle, ce... C'était Leonnard. Le souffle court. Astéria les regarda sur l'instant, c'était plus difficile à jauger avec sa frimousse de renard, mais elle littéralement surprise. Comme si elle se disait : Non Je rêve. Il est vraiment là ? Astéria alors se rua dans leur direction sans se préoccuper d'avantage du reste.

Ignorant l'éventuelle frayeur que cela pouvait produire de voir une telle bête courir dans votre direction. La renarde se hissa immédiatement sur ses pattes arrières pour sauter sur le jeune homme. Laissant alors sa voix s'exprimer sous cette forme.

« Leon ! »

Au moment où son corps entra en contact avec son aîné, le corps d'Astéria retrouva sa forme naturelle, faisant alors disparaître l'immense renard pour laisser place à une jeune femme d'apparence plus frêle. La capuche tombée, dévoilant sa tignasse en bataille et ses oreilles, elle s'était immédiatement accrochée à lui, l'air secouée. Plus par le faire de le voir que par le fait d'avoir littéralement écrasé un type volontairement. Cette histoire de vol était soudainement passé au second plan. Ses bras passés autours de son buste, sa tête enfouit dans son cou.

« C'est vraiment toi ? T'es vraiment là ? Je suis contente de te voir ! Tu.. »

Si elle s'était immédiatement serrée contre lui, elle se rendit ensuite immédiatement compte de la situation. Peut-être était-ce un peu inapproprié de lui sauter dessus comme ça. Le cœur battant, les joues en feu, le regard perdu entre la joie et l'hésitation et la gêne, elle s'était légèrement reculée, l'air timide, et intimidé par la présence de cette femme à ses côtés.

« Oh. Heu. Pardon. Tu étais occupé. Je. Heu... Bonj-Salut? »

Avait-elle fait en tournant la tête vers la jeune femme à ses côtés. Quoi ? Salut ? C'est tout ce que tu trouves à dire ? Mais c'était qui d'ailleurs ? Aucune idée.
Peut-être peut-on lui pardonner un peu sa réaction. Après tout. Trois semaines se sont écoulées depuis leur journée ensemble. Et elle appréhendait encore cette position qu'il comptait prendre avec elle. Tout ceci était encore confus. Comme un secret.. ? Pourtant, elle n'avait qu'une envie, le serrer dans ses bras. Il... Il lui a manqué. Son cœur battait à la chamade. Elle se rendit réellement compte que ce n'était pas arrivé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu...
Astéria
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le 9/9/2018, 21:17

Il était arrivé tôt le matin, son voyage ayant été plus long qu’il ne l’aurait cru. Ayant laissée Ysir à Cerulis, le jeune homme avait opté pour un voyage en carrosse, ce qui lui avait permis de légèrement se reposer en plus de réfléchir plus posément à son champ d’action pour pouvoir aider l’une de ses cousines, qui se retrouvait à nouveau dans la panade. Fidèle à elle-même, la jeune femme n’avait pas hésité à envoyer un courrier à son cousin qui comme à son habitude avait répondus à son appel au secours, ce qui lui permettait de descendre au plus vite loin de sa terre natale et de ses obligations, mais aussi, de pouvoir profiter de ce voyage pour vaquer à ses autres occupations. Et l’une d’elle, concernait une jolie renarde qu’il n’avait pas vu depuis ses trois dernières semaines. Trois semaines déjà… Quand il y pensait le chevalier se demandait si elle était toujours en attente de son arrivée. Après tout, il avait mis beaucoup de temps à descendre cette fois-ci, n’ayant eu d’autres choix que de patienter en attendant une opportunité pour enfin se dérober de la cour et de son rôle. Pensait-elle toujours à lui ? Occupait-elle toujours ses journées à vaquer à des larcins ou s’était-elle calmée sur la chose ? Il n’avait pas vraiment pour habitude de penser à quelqu’un, ni d’avoir l’esprit envahis pour une seule et unique personne, aussi, malgré la fatigue qui se lisait sous ses yeux, il était particulièrement pressé d’arriver, bien que son air nonchalant semblât en totale contradiction avec ses pensées. Quand le carrosse s’arrêta enfin vers l’entrée de la ville, Leonnard sortis sans attendre de celle-ci. Une bourse et un salue presque froid avait été adressé au cocher avant de dégourdir ses jambes dans les ruelles d’Aphreol qu’il n’avait pas foulé depuis un certain temps. Si l’envie de trouver le commerçant de bestipierre était présent dans un coin de sa tête, il ne s’en acquerra pas. Il devait d’abord aider sa cousine Adélise a régler ses soucis d’argent avant toute chose. La famille d’abord comme on dit, même si cela ne l’enchantait pas réellement de devoir user de pouvoir pour faire céder autrui. Mais avait-il le choix ? Soupirant d’un air las, ce fut après quelques longues minutes de marche rapide qu’il s’approcha enfin de l’entrée d’une bâtisse peu luxuriante. Quelques lézardes traînaient ici et là, et la manufacture semblait de bon marché, mais c’était une maison tout ce qu’il y avait de plus banale dans une zone de gens du peuple. Quand il frappa, une jolie femme blonde aux yeux noisette et en habit basique lui ouvrit avant de se mettre à sourire et d’accueillir son cousin avec une étreinte dont il serait bien passé. Bien qu’elle souhaitât l’inviter à se reposer un peu de son long voyage, le chevalier royal refusa, préférant en finir avec cette histoire qui n’en finissait pas de l’inquiéter de plus en plus.

Depuis qu’Adélise s’était mariée avec un aventurier que son cœur avait choisi, elle ne cessait de crouler sous les dettes, son mari trouvant plus intelligent de dépenser de l’argent qu’il n’avait pas, plutôt que de vivre avec ses moyens. Mari qui d’ailleurs, passer le plus clair de son temps à vagabonder qu’à rester chez lui auprès de sa femme qui finissait par tout gérer. Quand il constatait le mode de vie de sa cousine, Leonnard ne pouvait s’empêcher de culpabiliser. Peut-être aurait-il du s’interposer quand la jeune femme avait évoqué le fait de se marier avec qui elle voulait. Cela lui aurait peut-être évité des problèmes de ce genre en plus d’être malheureuse. Mais a écouter Adélise, elle ne semblait pas du tout malheureuse. Au contraire, elle semblait plus aimer cette vie simple, que celle qu’elle vivait chez son père ou tout n’était que règle et discorde. Quelques parts, ses deux-là se ressemblait sur quelques points. Ils étaient en froid avec leurs géniteurs. Et ne semblait pas vouloir recoller les morceaux. Bien que parfois la situation de Leonnard inquiétait Adélise, qui ne cessait de le questionner. Mais aujourd’hui, il n’était pas question de ce sujet, ni des autres qu’ils avaient l’habitude d’évoquer. Se promenant au bras de son cousin, la demoiselle blonde sentait qu’il y avait quelques choses de changée chez ce membre de sa famille. Il semblait moins grognon que d’habitude, plus ouvert et peut-être moins cassant dans sa façon de penser. Ce qui la titillait grandement.

« Léon, si je puis me permettre j’ai l’impression que tu as changée depuis la dernière fois que je t’ai vu… Il s’est passé quelques choses dernièrement dans ta vie ? »
« Rien de spécifique. En quoi tu trouves que j’ai changé ? »
« En tout, tu m’as l’air moins mal aimable, un peu plus joviale… Aurais-tu rencontrer une personne ? Tu as typiquement les traits de quelqu’un d’amoureux ! »
« Qu’est-ce que tu racontes encore… Tu devrais arrêter avec tes romans à l’eau de rose. Ça ne te réussit pas. »

Malgré qu’il essayât de garder un air calme, l’hésitation et le ton de la voix de Leonnard suffisait à légèrement le trahir. Ce qui ne manqua pas de faire sourire Adélise qui préféra ne pas insister, cette réaction étant une réponse bien plus satisfaisante qu’un aveu en lui-même. S’engageant vers les quartiers un peu chics, le duo continua alors leur chemin d’un air tranquille quand du mouvement sur leur droite attira leur attention. Dans une ruelle qui semblait finir en cul de sac, se trouvait un homme à terre surplombée par un animal grandissant qui semblait s’attaquer à lui, ou le désarmer au vus du tintement qui s’était échappée de l’écho de l’embuscade murée. Un son étouffé s’était fait entendre de la part de l’homme qui semblait sonné et alors que le renard sembla ramasser ce qui semblait être une bourse, le regard de Leonnard se fronça. Ils étaient en train d’assister à une scène de vol et malheureusement pour eux, ils étaient devenus des témoins dérangeant pour le polymorphe qui avait remarqué leur présence. Remarquant la position offensive de l’animal, le chevalier posa avec lenteur sa main sur son épée, tout en mettant sa cousine derrière elle pour la protéger plus efficacement. S’ils étaient chanceux, le polymorphe les laisseraient tranquilles dans l’autre cas… Il serait obligé de se battre pour se défendre. Et malheureusement pour lui, l’animal semblait ne vouloir aucun témoin compromettant dans les parages et ce fut avec une vitesse incroyable qu’il se jeta droit vers le chevalier, sûrement pour l’attaquer. Ordonnant à Adélise de s’éloigner son épée se frottant contre son fourreau pour être dégainé, il n’eut le temps de l’armée pour blesser l’animal qu’il sentit une force, le faire tomber en arrière, un cri s’élevant tout comme son prénom qui semblait sortir de la bouche de l’animal…. Hein ? Attendez… C’était bien le renard qui venait de l’appeler Leon ? Essayant de se relever, le poids contre son corps semblait soudainement beaucoup moins imposant, plus léger, comme si la bête avait disparu. À la place, il retrouva les formes d’une femme et surtout une frimousse qu’il ne connaissait que trop bien. « …Astéria ? »

Inutile de dire qu’il devait tirer une tête plus que surpris, ses yeux ronds fixaient la jeune demoiselle comme s’il ne croyait pas ce qu’il vivait sur l’instant. Il s’agissait bien de la jolie voleuse qui semblait plus que ravie de le voir. Ses bras le serraient fortement et son visage semblait rayonnant, bien qu’un peu intimidée. Clignant plusieurs fois des yeux, le chevalier ne savait comment réagir. Il était bien évidement lui aussi content de le voir, mais… Elle lui avait foutus une peur bleue aussi à se jeter sur lui sous sa forme animale. Et puis…. Il avait failli la blesser à cause de ses bêtises et gravement en plus. Et… Attends ça veut dire que c’était elle, qui était en train de voler ? Son esprit ne cessait de tourner quand il prit conscience de la situation, et ce fut ainsi qu’il passa par plusieurs humeurs qu’il exprima petit à petit, au fur et à mesure qu’il parlait. « Astéria c’est vraiment toi ? Je… Je suis content aussi de te voir, mais… Mais non, attends mais tu es folle ! C’est toi !  Ça ne va pas de me faire un coup pareil ? Tu sais que j’aurais pu gravement te blesser ? Je te signale que je ne t’avais jamais vu sous cette forme et puis… Tu peux m’expliquer ce que tu faisais hein ? Et surtout ce que tu allais faire avec ça ? » Tout en gardant un ton autoritaire, le jeune homme souleva alors la bourse qui se trouvait à côté de leurs deux corps, un air vraiment mécontent sur le visage. Elle avait vraiment repris sa fonction de voleuse donc… Alors qu’il était prêt à la sermonner, il se calma quand il constata que la renarde saluait quelqu’un et ce quelqu’un n’était autre que sa cousine qui regardait les deux amants d’un air étonné, bien que très surprise. Sa journée commençait bien à tous les niveaux.

« Euh… Bonjour… Astéria c’est ça ? Leon… Tu peux m’expliquer ? »
« … C’est… Une longue histoire… » Un peu gêné par la situation, le jeune homme s’était étonnement gratté l’arrière de la tête, n’osant regarder sa cousine qui avait affiché un grand sourire. Elle venait de comprendre, ou du moins, elle pensait avoir compris.
« Je vois. Eh bien Astéria je suis enchantée de te rencontrer. Je me nomme Adélise et si on veut continuer les présentations, je pense qu’on devrait aller ailleurs. Et cela tombe bien, je connais un coin parfait où tu pourrais échapper à tes poursuivants. »

Tendant sa main à la renarde, la jeune femme fit signe à elle et à Leon de la suivre loin de la ruelle, ses pas la menant vers une maison qui semblait abandonnée depuis un moment, mais où il était possible de rentrer grâce à une planche qui cachait une entrée secrète.

« Voilà, on va rester ici le temps que ça se calme dehors, ce qui va nous permettre de faire plus ample connaissance. »
« Comment tu connais cet endroit ? »
« Ne change pas de sujet Leon ! Et de plus c’est un secret ! » Se tournant vers la polymorphe, la jeune femme semblait totalement ignorer son cousin, pour mieux gratiner la voleuse avec de nombreuses questions qui lui titillait l’esprit. « Alors ma petite Astéria, c’est quoi ta relation avec mon cousin ? Tu es une amie ? Une simple connaissance… Où tu es celle qui lui fait chavirer le cœur ? »
« Fous-lui la paix et l’importune pas avec tes questions débiles ! »
« C’est pour ça que tu étais pressé avoue ! Parce que tu voulais la retrouver hein ? … Mais dit-Moi quel âge as-tu ? » S’approchant de la renarde, Adélise ne se gêna pas pour maintenir longuement le menton d’Astéria entre sa main, tournant son visage sous toutes les coutures avant de s’exclamer. « … Leon ne me dit pas que tu as osé pervertir une jeune demoiselle dans la fleur de l’âge ! »
« Adélise tu me fatigues… »
« Il ne t’as pas maltraité ? Ni obligée à faire des choses que tu ne veux pas ? Il ne t’a pas pris ton innoc… »
« Adélise ça suffit ! »

La voix du chevalier se fit tellement forte que la jolie blonde arrêta alors ses questions, un sourire amusé flottant sur ses jolies lèvres rosées.

« Ne prends pas la moue voyons ! Je te taquine juste ! » Puis regardant à tour de rôle les deux amants, la jolie blonde s’exclama à nouveau. « Je suppose que ça fait longtemps que vous ne vous êtes pas vu. Je vais vous laisser seul quelques instants, le temps de voir ce qu’il se passe. N’en profitez pas hein ! »

Et sans même laisser le temps à qui que ce soit de répondre ou de réagir, la jeune femme s’échappa alors, laissant les deux amants enfin seuls tous les deux à l’abri de tous les regards. Si cette situation aurait dû ravir le chevalier, il s’en retrouva décontenancé. C’était à croire que chacune de ses retrouvailles avec la renarde étaient rocambolesques, mais surtout… Au vus de leur situation, comment devait-il réagir ? La réponse aurait pus être simple pour n’importe qui, mais pas pour lui. Certes ce qu’ils avaient vécus ce soir-là, à la fête des amoureux avait donné un virage à leur relation, mais… Depuis tout ce temps, est-ce que la renarde le voyait toujours ainsi ? Avait-elle toujours ses mêmes sentiments pour lui ? N’osant regarder franchement celle-ci, Leonnard croisa les bras, son regard visant la sortie par laquelle sa cousine était sortie. Sans qu’il le veuille, son visage s’était doucement empourpré malgré son air qu’il voulait sérieux et nonchalant comme à son habitude. Il fallait qu’il dise quelques choses, qu’il brise ce silence qui s’était installée depuis le départ d’Adélise. « Tu… » Il marqua une pause tout en se raclant la gorge avant de reprendre plus posément. « Tu as l’air d’aller bien. » Et ce fut tout. Rien d’autre ne semblait lui venir à l’esprit. C’était particulièrement gênant, mais après tout, il était lui aussi novice dans ce genre de choses. Et même si parfois il se montrait confiant, il était incapable de savoir quelle réaction avoir face à la demoiselle.
Leonnard
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le 10/9/2018, 18:53

Ce ruer sur quelqu'un alors qu'on a la forme d'un renard gigantesque, c'est certainement la plus mauvaise des idées. Surtout quand la personne en question est un chevalier, et donc une personne sachant très bien se servir de l'épée qu'il porte, et ayant les réflexes aiguisés. Pourtant, tout ceci était soudainement devenu bien secondaire pour Astéria. Pour la seule et unique raison, qu'elle n'avait qu'une envie, se jeter sur cet homme. Cet homme qu'elle espérait du fond de son jeune cœur revoir pour pouvoir le serrer dans ses bras. Heureusement, plus de peur que de mal, puisque l'arme n'eut aucune utilité, retrouvant alors le contact qu'elle connaissait de Leonnard durant un bref instant. Oscillant alors entre la surprise, la joie, et une certaine timidité. Et le pauvre homme ne semblait pas mieux lotie. Il semblait content, mais en même temps inquiet et.. fâché ? Fixant la bourse qu'il était en train de lui agiter sous le nez en guise de sermon, la demoiselle se dépêcha de l'attraper lorsque la jeune femme blonde qui les regardait d'un air crédule prit la parole, espérant alors faire oublier ce petit détail de rien du tout, tout en l'accrochant rapidement à sa hanche. Enfin.. Cela restait un détail qui permettrait à ses parents d'être tranquille, avec tout ce qu'il y avait là-dedans. C'était juste énorme pour eux. Affichant une moue comme pour signifier : Mais rien du tout que vas-tu t'imaginer. Elle ne semblait cependant pas faire la fier devant lui et... Elle ? Le regard de cette fille pesait sur elle. Ce qui lui faisait se demander en boucle : mais bon sang qui est-ce ?

Adélise. Au moins, c'est un prénom. L'air un peu penaude devant son aînées, elle se releva alors timidement, attrapant cette main tendu d'un air peu assurée. Cette dernière semblait bavarde et surtout ravie ? Les invitant alors à les suivre pour se mettre à l'abri des regards et se faire oublier. Il est vrai, on devait être en train de la chercher. Alors la renarde la suivie l'air une peu curieuse il faut l'avouer. Et elle n'était pas au bout de ses peines. À peine que le petit groupe se trouve à l'écart, que la Adélise en question n'hésita pas un seul instant à mettre les pieds dans le plat, sous les yeux incrédule de la renarde qui avait le regard qui oscillait entre Leonnard comme pour chercher des réponses à ses questions non dites, et la concernée, se demandait sérieusement, que voulait-elle ? Ses oreilles se dressèrent quand elle lui demanda ce qu'elle était pour Leonnard sans le moindre détours.

« Ah... Ah ! Heu ! C'est.... Nous.. Heu... »

Et perdit dans l'instant qui suivie tous ses moyens quand elle lui demanda si elle était « celle qui lui fait chavirer le cœur » ? Faisait-elle réellement une telle chose ? Est-ce vraiment... Enfin je veux dire. Est-ce qu'elle peut vraiment voir les choses ainsi ? Pivoine, tout ce qu'elle trouva à faire c'est bégayer, contrairement à Leonnard qui lui ne perdait pas de sa voix pour lui dire d'arrêter. Pas de quoi arrêter sa cousine -puisqu'elle avait au moins maintenant l'information-. Pauvre d'elle, l'air hagard et les yeux ronds quand elle l'observa de près sans une once de gêne.

« J-j'ai... Dix.. Dix-....s- »

Ok, jamais elle n'arriverait à essayer de faire semblant de répondre, le joue lui monta au joue, et le regard se fit fuyant devant ces insinuation qui lui rappelait forcément leur dernière soirée passé ensemble. De quoi alimenter le flux de pensée de sa cousine, alors que le pauvre Leonnard n'avait rien fait de bien méchant ce soir loin. Du moins, il ne lui a rien prit par la force, et surtout pas sa première fois. Alors elle secoua la tête, puisqu'elle était incapable de répondre, ce fut pour elle la seule façon qu'elle trouva de s'exprimer, tout en essayant de s'éventer pour reprendre son souffle, le regard bas, ce dernier oscillait entre Adélise et Leonnard qui semblait tant agacé que gêné par cette situation. Le silence ne vint que lorsqu'elle concéda à arrêter de poser des questions gênantes pour leur laisser un bref instant de répit. Un répit qui se traduisit par un silence complet, voir même gênant. Le cœur battant, la gorge et les lèvres sèches, la demoiselle hésitait. Comme si elle ne savait si elle avait le droit. Alors elle releva son regard vers lui. Et elle comprit. Il semblait... Comme elle. Hésitant. Comme s'il ne savait comment prendre ses retrouvailles. Comme s'ils ignoraient s'ils pouvaient reprendre les choses comme il les avaient laissés, c'est à dire avec des promesses et des caresses. Devant ce fait et l'affirmation maladroite de son chevalier, Astéria eut sur le coup un rire presque nerveux, qui semblait au moins avoir l'effet de lui détendre les traits.

La jeune renarde se rapprocha alors de Leonnard, se planquant alors face à lui, quand bien même son regard et visage déviait sur le côté. D'une main qui se voulait le plus assurée possible, elle l'apposa sur la joue de son amant. Avec tendresse.

« T'es un peu bête parfois Leonnard... »

Souffla-t-elle sur un ton qui se voulait légèrement moqueur, mais surtout tendre. Elle n'était pas mieux. Son regard se faisant plus sérieux et surtout, amoureux.

« Tu m'as l'air fatigué un peu toi. »

Avait-elle remarqué. Parce que je suppose que c'est ce qu'il ce passe quand on aime quelqu'un, on remarque immédiatement quand quelque chose ne va pas. Même quelque chose d'aussi infime. Elle ne s'en rendait même pas compte. Ses doigts glissant avec tendresse sur sa joue, la demoiselle lui fit tourner la tête dans sa direction pour se hisser sur la pointe des pieds et lui offrir un baiser relativement chaste mais non moins tendre. C'était exactement comme dans ses souvenirs. Les joues empourprée. Elle ajouta.

« … Tu... Tu m'as manqué... J'avais peur... Que tu m'oublies. »

Immédiatement son autre bras se passa autours de sa nuque pour pouvoir le serrer contre elle, comme si cela soulageait la jeune femme de faire ça. Elle se rassurait ainsi.

« Ta.. Cousine a l'air gentille. J'suis désolée, j'voulais pas vous déranger, j'espère que tu auras le temps de passer me voir après. »

Les oreilles basses, elle s'adressait à lui, mais en réalité, elle ignorait totalement si la cousine en question était à même de l'entendre. Dans son cœur, il n'y avait que lui, et elle ne voulait qu'une chose, être dans ses bras. Et se rappeler de la chaleur de ses lèvres sur les siennes. Astéria avait encore du mal à le réaliser, avait-elle réellement le droit de le voir comme son chevalier ? Rien qu'à elle ? Vraiment ?
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le 10/9/2018, 21:49

S’il s’était imaginé plusieurs fois la scène de leur retrouvaille, la réalité était très loin de ressembler à la fiction qu’il s’était faite quelques jours plus tôt. Il était aussi très loin d’être aussi confiant qu’il l’avait espéré, et bien qu’il essayât de le cacher, il était plus gêné et hésitant qu’autre chose. Et ce dialogue qu’il avait osé sortir… Il y avait franchement de quoi avoir honte, mais plutôt que le montrer, le jeune homme préféra éviter le regard de sa belle, de façon à garder toute contenance. Surtout que bon… Elle était en train de rire face à ses dires maladroits. Bon certes, ça semblait être un rire nerveux, mais quand même, il y avait de quoi mal le prendre non ? Voyant de l’agitation du coin de l’œil, le chevalier ne tourna aucunement sa tête quand la demoiselle s’approcha de sa personne, à contrario, il le fit quand celle-ci énonça qu’il était bête, son air nonchalant détaillant alors le visage de sa belle amante, avant de se détourner d’elle d’un air boudeur, non sans une remarque à son encontre. Même si elle l’avait dit d’un ton moqueur et tendre. « T’es mal placée pour me dire ça… » C’est vrai quoi, c’était lui qui avait tenté de briser le silence, elle, elle avait fait quoi ? C’était clairement la poêle qui se fout du chaudron. Mais bon… Bien que d’origine il est du genre rancunier, inutile de dire qu’avec la renarde il ne le serait pas. Après tout, c’était typiquement le genre de réaction qu’il aurait eu si cela avait été elle. Soupirant d’abdication, la main du jeune homme s’approcha alors de celle de la jeune femme, qu’il souleva du long de son corps, pour mieux l’entrelacée contre la sienne. Son regard sanguin se plongeant dans ses yeux d’or. Il avait l’impression que ça faisait une éternité qu’il ne l’avait pas vue, ni touché. Des années qu’il n’avait pas entendue sa voix, ni senti sa présence. Et étrangement… Cela lui faisait du bien de retrouver tout cela, de retrouver ce doux contact entre eux, d’admirer son regard envoutant qui commençait déjà à l’hypnotiser.

« Comme tu as pu le constater par toi-même, la route d’ici à Cerulis est plutôt longue, mais ne t’en fais pas cela ira. » Un peu de repos, et il n’y paraitra plus, il aurait tout le temps de se reposer ce soir. Et puis… Là tout de suite maintenant il ne pensait plus trop à la fatigue à vrai dire. Sans se mentir, c’était plus la jolie brune face à lui qui envahissait ses pensés et bientôt même son esprit. Quand elle lui tourna la tête, il se laissa faire sans résister, laissant même ses lèvres cueillir les siennes docilement. Il devrait plus souvent lui laisser prendre les devants, et face à cette réflexion mentale, Leonnard se mit à légèrement sourire avant de doucement enlacer la renarde contre lui. C’était foutu, il n’allait plus pouvoir lui résister à présent. L’engrenage était lancé. Son air candide lui avait terriblement manqué. « Je mentirais si je disais que cette peur n’était pas réciproque… Tu m’as manqué aussi Astéria. » Il fut étonné par la simplicité dont il avait fait preuve pour sortir ses quelques mots, lui qui d’habitude n’aimait pas exprimer ses émotions, l’avait fait avec une facilité déconcertante. Profitant du rapprochement de son amante, le chevalier en profita pour glisser sa main de libre contre son visage, caressant du bout de son pouce sa peau laiteuse. Mais son geste s’arrêta quand la demoiselle lui parla alors de sa cousine, lui rappelant ce pourquoi il avait mis la priorité : Adélise et ses dettes. Affichant une moue contrariée, le blond soupira alors, continuant de garder la jeune femme dans ses bras, sans vraiment vouloir la lâcher malgré ses devoirs. « Ouais Adélise est plutôt sympas, je pense que tu t’entendras bien avec. » Il hésitait à lui expliquer la situation, à lui demander de patienter jusqu’à son retour, mais… Avait-il seulement l’envie de le faire ? « Tu ne nous déranges pas vraiment. J’ai juste un problème à régler qui ne sera pas vraiment long. Tu peux nous accompagner si tu veux, car de toute façon, c’est un problème que je vais devoir gérer seul. » Regardant la demoiselle droit dans les yeux, le jeune blond s’approcha alors de sa belle voleuse, commençant à diminuer la distance entre eux pour mieux rapprocher son visage du sien. Ses mains glissèrent avec douceur contre son corps, l’une se permettant de glisser contre ses hanches d’un air assuré. « Mais avant toute chose… » Son regard commençait à se faire brûlant, ses lèvres s’approchant petit à petit des siennes pour lui offrir un baiser brûlant. Ou du moins, c’est ce qu’il voulut lui faire croire, car soudainement et sans prévenir, il s’était reculé pour installer entre eux une jolie bourse sonnante qu’il avait réussi à lui dérober de sa hanche. « Tu as deux secondes pour m’expliquer le pourquoi du comment de ce vol. » Et au vus de son regard sévère, inutile de dire qu’il ne se laisserait pas entourlouper par des mensonges. Après tout, on ne se refait pas, quand on est un chevalier — royal de surcroît — on continue à faire régner l’ordre, mais si c’est contre une personne aimée.
Leonnard
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le 10/9/2018, 23:51

Il ne leur avait pas fallut grand chose pour finalement redevenir aussi proche qu' à leur séparation. C'est comme si rien ne s'était passé, par la moindre distance, pas la moindre attente rien. Tout était exactement comme dans ses souvenirs. Ces souvenirs qu'elle espérait presque ne pas avoir inventé pour une raison obscur. Il était bien là, devant elle, avec son air boudeur qu'elle aimait tant. Alors elle lui souriait, lui et ses réflexion, et son air soit disant distant. Alors qu'il lui suffisait de s'approcher pour finalement retrouver le contact de sa main dans la sienne, ses lèvres un bref instant retrouvé, et ses bras autours d'elle. Durant un instant, Astéria semblait littéralement aux anges, contente de l'avoir retrouvée. S'il était fatigué, elle n'aura qu'à s'assurer à ce qu'il dorme bien le soir, en espérant pouvoir passer une partie de la journée au moins en sa compagnie, ne voulant pas pour autant totalement évincer la place de sa cousine ainsi. Mais actuellement, elle l'avait presque oublié. Elle avait tout oublié. Il n'y avait plus que Leonnard et elle dans son esprit. Et pire encore, son cœur s'accéléra devant ses propos, qui ne faisaient pourtant que renchérir sur ce qu'elle avait déjà dit elle-même. Comme si.. une part de son esprit se refusait à comprendre pourquoi Leonnard pourrait-il craindre qu'elle ne l'oubli. Leonnard était quelqu'un d'important, avec des tas de choses à faire, des devoirs à accomplir, des attentes à combler, elle n'était juste rien à côté. Et pourtant, elle en était extrêmement touchée, c'est peut-être pour ça qu'elle avait eu le sourire aux lèves encore une fois, et qu'elle se laissait alors faire à sa tendre étreinte. Fermant même légèrement les yeux au contact de sa main sur son visage.

« Il n'y avait pas de raison... » 

Avait-elle soufflé. Leonnard n'était en rien qu'un simple coup de cœur. Il était bien plus que ça. On ne désire pas avoir un coup de cœur entièrement rien que pour ça, on n'espère pas revoir aussi rapidement un coup de cœur passager. On ne s'inquiète pas sans raison pour ce dernier. Non. Il avait envahit son esprit bien plus que de raison. Et en cet instant, son cœur battant et ses joues pivoines lui rappelaient tout ce qu'elle avait ressentit, à quel point tout était réel. Elle-même était en réalité incapable de savoir ce dont elle serait capable pour lui.

Le regard plongé dans le sien, dévorant cette nuance légèrement sanguine qu'elle appréciait tant, elle effleura de la pointe de ses doigts sa joue quand il énonça un problème qu'il était venu régler pour sa cousine. Lui proposant de les accompagner.

«  Tu es sûr ? ... » Elle hésita un instant. « Ce n'est pas tout seul, on est là après tout. Je peux même manger quelqu'un pour toi si tu veux. »

Plaisanta-t-elle. Même si en réalité, elle n'avait aucune idée de ce qu'il comptait faire. Après tout, elle pouvait cette-fois ci se transformer, contrairement à Cerulis où elle était coincé sans sa pierre.
Mais immédiatement, elle oublia tout. À l'instant même où il lui lança ce fameux regard. Plein d'envie et de sous-entendu. Soufflant sur ses lèvres, toujours plus proche. Attendant déjà cet instant où il allait l'embrasser. Il faut l'avouer, elle resta.. totalement con devant lui quand il se déroba pour lui présenter la bourse et demander une fois de plus des explication l'air sévère. Clignant des yeux, Astéria n'avait pas encore comprit ce qu'on venait de lui retirer. C'est... C'est cruel ! Fixant l'air bête ses yeux, ses oreilles se couchèrent sur le champ en arrière, elle voulait y faire voir une certaine colère avec la honte, mais en réalité, c'était juste de la pure frustration. Vu ce qu'elle lui avait fait subir la dernière fois, je suppose que c'est de bonne guerre.

« T-Tu... Comment tu oses me refuser un baiser pour ça ! »

Oui, il l'avait bien eu. Oui. Elle l'avait voulu ce baiser. Oui... Il se fait désirer en plus. Il avait tout gagné. Gonflant les joues en détournant légèrement les yeux pour essayer de s'échapper à la sentence, elle ne semblait sur le fond pas tant décidé que ça à esquiver, ou même lui mentir. Ce serait stupide et inutile.

« C'est... C'est pour mes parents. Voilà. Je voulais leur rapporter ça ce soir. Cette femme a tellement d'argent que ça lui changera rien du tout, c'est comme si elle les avait perdu ! »

Sa main se serra dans la sienne qu'il tenait toujours, tandis que l'autre s'accrocha à son épaule. Elle n'avait même pas fait de mouvement pour essayer bêtement de le récupérer. Fais assez étonnant, puisqu'elle se serait jeté en temps normal sur la personne lui ayant reprit son larcin.

« Pis en plus... Je pourrais prendre un truc cool pour manger si tu viens dîner. Quelque chose de vraiment bon, que t'aimerais. »

Si elle avait essayé de lui tenir un peu tête jusqu'à maintenant, son regard semblait exprimer de la gêne. Cela lui avait effleuré l'esprit, de garder quelques pièces pour elle, et pour lui acheter quelque chose qui lui ferait plaisir. Histoire d'avoir un repas peut-être plus copieux, ou meilleur, quelque chose qui serait à son goût. La demoiselle se hissa sur la pointe des pieds, soufflant alors contre ses lèvres, elle s'en mordait pas les doigts, mais les lèvres.

« Depuis trois semaines tu n'es plus là pour chasser les mauvais rêves. Tu ne vas pas me refuser le baiser du chevalier en prime.. ? »

Elle en mourrait d'envie la pauvre. C'est qu'elle y avait tellement cru sur l'instant. Ayant profité de cette douce référence à cette nuit passé ensemble. De loin la meilleure de toute, pour sûr.
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le 11/9/2018, 20:12

Elle ne semblait pas comprendre pourquoi cette peur était partagée, répondant même qu’il n’y avait pas de raison à ce qu’elle l’oublie ainsi dans les méandres de sa mémoire. Pourtant Leonnard avait toutes les raisons du monde de ressentir ce genre de sentiment. Après tout, des années les séparaient, et même si on dit qu’un homme plus mûr attire plus facilement les jeunes demoiselles, il avait vécu assez de relation pour connaître des finalités différentes, lui-même ayant fait l’expérience de certaines de son propre chef. Mais étonnement, il ne préféra pas partager ce qu’il pensait de tout cela, préférant plutôt se concentrer sur sa charmante renarde et son charme irrésistible. Laissant ses bras l’étreindre, tout en lui indiquant qu’elle pouvait venir s’incruster, le chevalier n’avait pus retenir un rire amusé quand elle lui annonça qu’elle pourrait manger quelqu’un pour lui. C’était un peu extrême, mais ça restait adorable, bien que très sincèrement, il se passerait bien de voir sa chère et tendre se transformer en renarde mangeuse d’humain. « J’en prends note ! Bien qu’à mon avis, tu risques une indigestion à manger tout et n’importe quoi. » Puis il la regarda un nouveau, un sourire tendre flottant sur son visage. « C’est vraiment quelques choses que je dois gérer seul, donc au pire tu tiendras compagnie à Adélise, sauf si cela te gêne, ce que je pourrais clairement comprendre… » Avec ses nombreuses questions gênantes et sans gêne, Adélise n’avait pas dû faire bonne impression sur Astéria, ou du moins, son comportement ferait sûrement réfléchir à deux fois la voleuse. Rester seule avec elle, risquerait sûrement d’être intense pour ne pas dire risquée pour son intégrité. Ah c’est sûr que la gêne et la honte risquerait de l’envahir plus d’une fois, mais après tout, c’était à la polymorphe de décider, chose qu’il respecterait. Après tout, même si Adélise était curieuse et indiscrète, elle n’en restait pas moins une personne de confiance, à l’écoute des autres.

Mais très sincèrement, ce n’était pas vraiment cela qui turlupinait intérieurement Leonnard, mais plus le fait que sa délicieuse amante avait été prise en flagrant délit de vol sous ses yeux pour la deuxième fois. Alors pour mieux lui amener le sujet, il usa d’une technique fourbe, mais pour le moins efficace. C’est vrai qu’user de ses charmes pour mettre le nez de la renarde dedans, était des plus sadiques, mais si grâce à cela, il pouvait lui faire prendre conscience de ses actes, ce n’était pas plus mal. « J’ose tout simplement. » Face à son air boudeur, le jeune homme n’en démordit pas, son regard se faisant toujours aussi sévère, en plus d’être en attente d’une bonne explication. Elle semblait frustrée, voir mécontente de ce coup qu’il y a fait. Son regard s’était détourné du sien, mais même si elle semblait ne pas apprécier la situation, elle lui expliqua alors le pourquoi de son geste, sans trop détailler plus que cela. Pourquoi ses parents avaient-ils besoin d’une telle somme ? Étaient-ils dans la détresse ? Avaient-ils quelqu’un à rembourser ? Étaient-ce tout simplement pour survivre ? Quel qu’en soit la raison, Leonnard doutait que sa famille soit d’accord avec les agissements de leur fille unique, et sûrement qu’il réagirait tout comme lui s’il l’apprenait. « Même si ça ne lui change rien, tu n’as pas à la voler Astéria. Ce n’est pas une méthode saine pour venir en aide à tes parents. » Oui c’était facile à dire, surtout venant de quelqu’un qui vivait d’une famille noble et riche, et sûrement que ses paroles seraient mal perçues par de nombreuses personnes, mais il avait des principes et même s’il connaissait la dureté qui accompagnait très souvent la vie des gens du peuple, il était persuadé que rejoindre le crime et le délit, apportait plus son lot de malheur que de bonheur, même éphémère soit-il. « Si cela te pousse à voler, je préfère encore ne pas venir dîner. Tu sais que tu pourrais te faire attraper un jour ? Ou même pire, tu pourrais te faire gravement blesser. Imagine si tu n’avais pas désarmé cet homme ou pire que je me serais armée avant que tu te jettes sur moi ? Tu penses qu’ils auraient réagi comme tes parents ? » S’arrêtant de parler, il approcha sa main du menton de son amante, l’obligeant alors à lever le regard pour mieux avoir son attention. « Comment tu penses que j’aurais réagis si je t’avais vraiment blessé là-bas ? »

Restant quelques minutes à la regarder intensément comme pour lui faire comprendre la dureté de ses paroles et de son inconscience, Leonnard laissa sa main regagner son corps, son autre main se dérobant de celle de la renarde pour mieux se croiser avec l’autre. Son air antipathique ressortait beaucoup plus quand il adoptait cette position, et surtout, il obligeait la renarde à se reculer un peu pour s’éloigner de ses lèvres. Préférant la frustrer que de lui donner satisfaction. « Il fallait réfléchir avant. Il est hors de question que je t’accorde quoi que ce soit, tant que tu ne prendras pas conscience que tu prends des risques inconsidérés. » Oui, il était sévère, mais c’était pour son bien.
Leonnard
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le 15/9/2018, 18:21

Rester avec sa cousine n'avait rien de bien dérangeant à ses yeux. La jeune femme semblait très.. Curieuse, et partir assez rapidement dans ses questions et même spéculations o'combien gênantes pour la demoiselle, surtout pour une demoiselle n'ayant que peu d'expérience et ne se trouvant pas tellement à l'aise sur le sujet. Mais une part d'elle avait envie de connaître ce fragment de famille et de vie qui lui appartenait. C'est pourquoi elle avait timidement répondu tout de même, repoussant d'un bloc toute volonté de s'éloigner de lui. En réalité, elle voulait seulement être certaine que tout irait bien pour lui, et qu'elle ne les dérangeaient pas éventuellement dans un moment familiale.

« Ça ne me dérange pas du tout. »

C'est simplement ce qu'elle avait répondu, avec son petit air adorable. Air qui l'était presque resté jusqu'à ce qu'il ne lui fasse un rappel à l'ordre plutôt intransigeant sur le vol qu'elle avait effectué plus tôt et dont il avait été témoin. Frustrant alors la jeune femme à un niveau qu'elle n'aurait jamais cru un jour possible. Mais ça, c'est parce que c'était lui, tout simplement. N'importe qui d'autre aurait voulu la faire se remettre en question ainsi en lui donnant une leçon, se serait vu alors reprendre son bien pour partir en courant. Mais bien sûr que les paroles de Leonnard l'affectait. Bien plus que de raison, elle était touché, et ce en plein cœur. Esquivant le regard, le fuyant et répondant de manière tant vague que timide. Le jeune homme ne semblait pas décidé à laisser le poisson être noyé pour son plus grand malheurs, restant alors sur ses positions sur le fait qu'elle n'avait pas à voler.

La tête de la jeune femme se fit plus basse et honteuse, regardant alors parfois le sol, parfois ses propres pied ou l'herbe qui avait reprit ses droits dans cet endroit isolé du reste de la ville. Visuellement, elle ressemblait presque à une enfant qu'on était en train de gronder, et qu'elle était en train de bouder. Pourtant, son regard n'exprimait en rien de la simple bouderie. Parce qu'elle le savait tout ça. C'est pas très bien de voler. C'est un peu dangereux, elle en avait déjà fait les frais, et là voilà à devoir de l'argent à un type pour qu'il la laisse tranquille et ne la dénonce pas, ressentant également à son égard une certaine reconnaissance de lui avoir permis de gagner plus pour payer le traitement de sa mère. Traitement qui était encore à prendre.

« Je... »

Avait-elle soufflé. Tellement bas, qu'il n'avait pas dû l'entendre, juste voir ses lèvres bouger, avant de se prendre une question qui faisait mal, il faut l'avouer : que dirait ses parents si un jour elle se loupait au point de se faire attraper ou blesser ? Ils seraient mort d'inquiétude. Ils ne seraient pas content. Et s'en serait voulu d'avoir certainement laissé la demoiselle dans ce mode de vie sans s'en être rendu compte. Astéria est encore jeune, et même des personnes plus âgés font et feront de mauvaises décisions comme elle en faisait parfois. Son cœur se brisa au moment où il l'obligea à soutenir son regard, énonçant alors l'accident que cela aurait pu produire, s'il s'était défendu face à elle plus tôt, pouvant alors provoquer malgré lui un drame. Son cœur s'est brisé, parce qu'elle s'est demandé alors : Est-ce qu'il ressentirait la même chose que si c'est moi qui le perdait ou le voyait blessé ? Ou serait-ce différent ? Et cette transposition lui fit monter les larmes aux yeux, ces derniers restants humides sans jamais laisser la moindre goutte couler. Pourtant, il pouvait parfaitement le voir, cette frustration, cette tristesse, et cette honte. Si Astéria avait un regard très expressif, et une manie à exprimer sa joie assez aisément, il est étonnant de découvrir qu'elle se refuse à laisser ses peines et problèmes filtrer, du moins le plus possible. Certainement n'avait-elle pas encore l'habitude, ni même conscience de la valeur qu'elle pouvait avoir aux yeux de Leonnard.

« J-je sais pas... »

Avait-elle bêtement murmuré de sa toute petite voix. Si quelqu'un était dans les parages autres que lui, il n'aurait pas pu l'entendre. Quand elle s'est retrouvé alors avec cette distance entre eux mise volontairement par le chevalier intransigeant, la demoiselle s'échappa à nouveau à son regard, le baissant sur le champ, autant que ses oreilles. Ses dents mordillaient avec nervosité sa lèvre inférieur. Ses doigts se serraient au tissus de ses vêtements quand elle n'était pas en train de les agiter dans tous les sens. La honte prise à la gorge, une bataille se jouait dans son regard. Cette part d'elle-même qui ne voyait pas quoi faire ni quoi répondre, simplement parce qu'elle ne savait pas comment se sortir de cette situation et aider aussi efficacement ses parents. Autant que l'autre qui ne voulait pas mentir à Leonnard, mais ne semblait pas prête à se confier, simplement parce qu'elle n'aime pas le faire, minimisant alors sa situation personnel pour ne pas entacher celle de la personne qu'elle aime, déjà présente pour aider sa cousine. Il y a des choses plus importantes...

« J'avais douze ans... Je sais faire que ça... ça aidait mes parents... énormément. C'est... Oui je suis stupide... »

Elle avait douze ans, ce n'était qu'une enfant. Elle s'est faite attraper et depuis elle doit alors de l'argent, une prise comme aujourd'hui lui permet de la tranquillité pour un moment. Que ferait-on d'une incapable comme elle sinon ?
Ses ongles se plantèrent de façon répétés dans dos de sa main, comme cherchant à se reprendre. Elle ne voulait pas lui mentir, mais elle ne voulait pas le dégoûter. Parce qu'elle le sait, il est chevalier, un grand chevalier et elle. Elle n'est qu'une sale petite chapardeuse.
Plantée comme un i devant lui, elle ne fit pas le moindre geste pour revenir et forcer quelque chose. Elle n'oserait pas de toute façon. Son regard fuyant exprimant certainement bien plus qu'elle n'en disait réellement, ses sentiments, sa peine, mais aussi cette peur de le décevoir parce qu'elle ne savait comment résoudre. Tout n'est pas aussi simple.

« Je suis désolée de te décevoir Leonnard. »

Si son regard avait effleuré le sien durant un bref instant, il retrouva immédiatement sa position vers le sol. Il est rare pour Astéria de s'écraser ainsi devant quelqu'un, elle qui a une fierté mal placé pour un rien. Mais cette vérité qu'elle connaissait déjà, avait un impact plus grand de la bouche de celui qu'elle aimait, et qu'elle avait peur de perdre. Astéria donnait l'impression d'être un rocher debout en pleine tempête, elle restait debout, droite, mais elle était érodé par la vague, et loin d'être si forte que cela. Elle n'est qu'une renarde.

« Je.. pourrais essayer de chasser. Ce que tu préfères. Si.. si tu veux. »

Avait-elle dit alors. Essayant de rattraper une face qu'elle avait déjà perdu.
Elle réalisa qu'elle avait le souffle coupé, alors elle se remit à respirer. Les épaules affaissées. Incapable de savoir quoi faire, ni quoi rajouter, elle était une pauvre idiote planté devant lui. Le cœur serré. Comment avait-il pu prendre autant d'importance à ses yeux ? Durant une demi-seconde elle l'a regardé : Ah. C'est donc ça aimer.
Astéria
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le 19/9/2018, 13:56

Il ne pouvait laisser passer une telle chose, il ne pouvait laisser la demoiselle risquer sa vie ainsi, pour des larcins. C’est pour cela qu’il s’était permis de lui faire un semblant de morale, de lui mettre le nez dans ses problèmes pour qu’elle prenne conscience de l’ampleur et du drame que cela peut engendrer. Il ne le faisait pas par plaisir et il aurait été mentir que de dire que la voir ainsi torturée ne lui faisait pas rien. Pourtant, il continuait à prendre cet air strict, à ne rien montrer de ce qu’il ressentait. Il restait droit, inflexible et terriblement patient. Après s’être exprimé, il s’était tut volontairement, attendant que la renarde se confie, ou tout simplement qu’elle prenne enfin conscience des conséquences de ses actes. À aucun moment il ne semblait réagir, son regard ayant toute son attention rivée sur cette demoiselle en proie à la honte et à la tristesse qui se lisait le plus dans son regard. Elle semblait hésitante à répondre, ne sachant que faire, que dire face à de tel propos, face à une telle prise de lucidité. Au fond, Leonnard savait qu’elle n’était pas bête, qu’elle avait ses raisons et qu’il ne serait pas aisé de la décrocher de cette manie qu’elle exécutait depuis toute jeune. Mais… S’il pouvait changer cela, s’il pouvait lui faire abandonner cette lubie, alors il était prêt à tenter. Même si cela devait se solder par plusieurs échecs, car il était persuadé qu’elle pouvait venir en aider à ses parents autrement qu’en usant de tel stratagème.

Sentant le regard de son amante se faire plus fuyant, le chevalier intensifia le sien malgré lui, et ce fut face à une certaine phrase qu’il se déforma légèrement, son visage essayant de masquer une contrariété qu’il n’avait pus retenir. Je suis désolée de te décevoir. Ses mots raisonnaient en lui comme un glas glaçant dans son esprit. Elle n’aurait pus choisir de meilleur mot pour le déstabiliser pour lui faire perdre sa muraille jusqu’ici impénétrable. Déception. C’était un mot qu’il avait trop entendu dans sa jeunesse et qu’il détestait entendre, mais surtout c’était les souvenirs qu’il avait en lien avec, qui le dégoûtait le plus. Il n’arrivait même plus à se concentrer sur les paroles de la renarde, tout ce qu’il avait envie à présent… C’était la prendre dans ses bras. Bien que cette envie fût en totale contradiction avec son discours d’avant, et son comportement d’un peu plus tôt. Mais… Il était hors de question, qu’il lui laisse penser de telles inepties. Ce fut donc sans prévenir, que le jeune homme attrapa avec force cette main, qui semblait enfoncer des ongles sur le dos de sa comparse, tirant sur celle-ci pour user de l’attraction de sa force, pour attirer le corps de son amante contre le sien, ses bras l’enveloppant alors quand elle fut enfin positionnée contre lui. Contre toute attente, il se recula légèrement, comme s’il donnait l’impression de regretter son geste, mais ce ne fut que pour mieux attraper le menton de sa belle, de façon à mieux déposer ses lèvres contre les siennes. Son bras entourant sa taille, l’autre se déposant contre sa nuque, il lui offrait un baiser inattendu, mais différent de ce qu’il lui avait offert jusqu’là. Un peu comme s’il profitait de cet élan pour exprimer son propre ressentiment : Le fait qu’il tenait à elle. S’arrêtant dans cet échange, le chevalier profita de son éloignement pour se pincer légèrement ses lèvres, son regard sanguin se plongeant dans les iris dorées de sa jolie polymorphe. Comment un tel sentiment, pouvait le déstabiliser autant ? « Je t’interdis de dire que tu m’as déçu. » Son regard était sérieux, comme pour lui faire comprendre qu’elle ne devait pas penser à sa place. « Surtout quand ce n’est pas le cas. » Ce n’était peut-être pas l’impression qu’il avait donnée de part son comportement et pourtant, il était réellement sincère. Il n’était pas déçu par la demoiselle, car au fond, il pouvait comprendre ses agissements, même s’il ne l’approuvait pas. « Je veux juste que tu comprennes que ce que tu fais n’est pas une solution qui résoudra tous tes problèmes. »

Se détendant peu à peu, la main de Leonnard se déposa alors sur la joue de la polymorphe, caressant du pouce sa pommette, comme s’il voulait chasser la tristesse qui avait habité ses traits. « Il y a une raison pour que tu voles une telle somme pour aider tes parents ? » Car mine de rien, la bourse était assez conséquente pour nourrir une famille pendant quelques temps, mais plus une grande famille, qu’une petite famille comme celle d’Astéria. « Vous avez des problèmes à régler ? Comme des dettes par exemple ? » Après tout, il l’avait bien vu avec sa cousine, les dettes arrivaient plus vite qu’on ne le pensait et si jamais Astéria et sa famille se trouvait dans cette position, peut-être qu’il pourrait en profiter pour aussi régler celle de la petite famille. Certes, il ne connaissait pas grand-chose de leur histoire, tout comme elle ne connaissait rien de la sienne, mais après tout… C’était le moins qu’il puisse faire non ?
Leonnard
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le 19/9/2018, 19:03

Il était rare qu'Astéria n'en mène pas large devant quelqu'un. Mis à part ses parents qui peuvent avoir le derniers mots, elle est typiquement le genre de jeune demoiselle qui n'aime pas qu'on lui fasse des reproches à tout va, même quand elle sait pertinemment avoir tord, comme c'était le cas dans la situation actuelle. Mais comme tout jeune un peu bête sur les bords, et un peu fier, ça aime toujours croire ou faire croire qu'elle a toujours raison. Mais elle ne tenait pas exactement la même position avec Leonnard non plus. Tout simplement parce que ses paroles avaient de l'importance. Ce qu'il pensait d'elle aussi. Autant qu'elle se sentait respectueuse envers lui, de la même façon que l'on respecte quelqu'un que l'on affectionne, tout simplement. Si Astéria peut se montrer assez « fourbe » en cachant aisément ce qui peut la tracasser, il est facile de lire en elle, et c'est une fille assez simple sur le fond, exprimant ce qu'elle ressentait avec assez de facilité pour qu'on ne puisse pas remettre en doute ses paroles. Si elle vous dit quelque chose, c'est qu'elle le pense. Et si elle ne savait que répondre réellement à Leonnard, c'est qu'elle se sentait désarmée face à lui. Il avait raison. Elle avait tord, elle se sentait bien bête et petite, et cela la peinait de le voir à la voir si loin d'elle et si proche. Craignant alors de commettre des bêtises qui pourrait rompre quelque chose qu'elle avait alors commencé à effleurer avec lui. Alors oui, Astéria n'avait rien trouvé de mieux que de simplement s'excuser. Certainement cela ne résolvait rien, elle ne promettait rien -ce serait mentir dans l'état actuelle des choses et ça elle ne pouvait se le permettre-, mais elle s'excusait. Parce qu'elle ne voulait pas le décevoir.

La déception est quelque chose de tellement grand et fort, surtout pour quelqu'un que l'on aime. Pouvant alors sur-planter tous le reste, tout ce qui a de l'importance. Et si cette phrase était sortie toute seule de ses lèvres, Astéria ne pensait pas un seul instant que c'est ce qui ferait alors défaillir Leonnard, qui lui ferait alors quitter sa position fermée.
Quand la main de ce dernier attrapa la sienne qui était sujette à son angoisse qui la prenait au ventre. La demoiselle releva son regard surprit dans sa direction, aussi rapidement qu'elle se retrouva alors blottie contre son torse. Instinctivement, son souffle se coupa, avant d'avoir le cœur qui se mit à battre à cent à l'heure. D'un geste, ses bras passèrent instinctivement dans le dos de ce dernier, comme si elle ne craignait qu'il ne s'éloigne à nouveau d'elle. Mais il n'en était rien, au contraire même, d'une tendresse presque nouvelle, il lui avait relevé le visage pour l'embrasser sur le champ, sans dire un mot de plus. Et en réalité, elle n'avait pas eu besoin d'autre chose pour sentir une vague de chaleur lui réchauffer les joues, et se sentir rassurée. Sentir son bras autours d'elle, et sa main sur sa nuque, c'était quelque chose qui lui avait tellement manqué qu'elle avait eu l'impression de fabuler presque. Mais non, c'était vrai, il était là en train de l'embrasser avec tendresse. Les mains de la demoiselle se serrèrent alors en toute simplicité dans son dos, fermant les yeux pour en profiter, et n'osant que timidement les ouvrir que lorsqu'il rompit le contact. Ne l'avait-elle réellement pas déçus ? Elle se le demandait presque, il semblait pourtant l'être plus tôt. Mais peut-être n'est-ce pas exactement ce qu'il voulait faire passer comme ressentiment.. L'air timide, elle se mordilla alors la lèvre, ne détachant plus son regard du sien.

« V-Vraiment.. ? Même pas un peu ? »

Pouvait-il réellement agir de cette façon uniquement parce qu'il s'inquiétait pour elle ? Réellement ? C'était presque trop pour être vrai, et pourtant, Astéria serait capable de bien des choses pour le préserver. Elle ne se rendait juste pas encore totalement compte à quel point. Une de ses mains vint se glisser par dessus la sienne, la pressant ainsi d'avantage contre sa joue.
Elle ne pouvait indécemment pas le déranger avec ses histoires, ses broutilles. Elle... S'en sortira comme une grande n'est-ce pas ? L'air un peu hésitante, la demoiselle semblait chercher à tout prix à nouer des contacts physiques avec lui pour parler, pour se détendre et se remettre de cette situation inconfortable dans laquelle elle était, et qu'elle avait au fond mérité dans un sens. C'est entièrement de sa faute. Leonnard avait raison, ses parents n'apprécieraient pas qu'elle vole, surtout sa mère, surtout si cet argent lui sert à elle.

« Non... Ils n'ont pas de dettes, c'est pour qu'ils n'en aient pas que je fais ça. Pour qu'ils ne se fassent pas avoir, ou devancer par le temps d'une façon ou d'une autre. M-Ma mère a besoin de soin. Si en général les médicaments peuvent être obtenu sans trop de mal, les visites médicales coûtent une fortunes. »

Son regard se baissa un instant, ils n'ont pas de dette eux, oui eux. Elle avait eu tellement peur sur l'instant, elle avait cru à cette époque que sa mère allait mourir. Mais on grossit toujours dans ce genre de moment, correctement prise en charge et dans les temps, sa mère avait le loisir de continuer de profiter de la vie sans trop de soucis. Elle était juste un trou financier, mais ils ne sont pas bien nombreux à devoir se nourrir, et semblent toujours s'être débrouillés ainsi. Sans compter l'aide de leur fille non négligeable quand elle ramène un paquet comme aujourd'hui.

« Elle en a eu il y a peu, et elle est dans l'incapacité de chasser convenablement pour rapporter de l'argent. C-C'est tout. »

… Son regard se perdit un instant dans la couleur sanguine des siennes, elle semblait gênée.

« N-ne t'en fais pas ! Tu es là  pour aider ta cousine, pas pour traiter les petits affaires des pauvres gens ! Tu peux passer quand même si le cœur t'en dis, ils seraient ravie. »

Ses doigts caressèrent alors légèrement sa main avec une certaine tendresse. En réalité, sa présence lui rendait tout tellement plus beau et facile à ses yeux. Il était une source de courage juste en étant là. Et au fond, même ses parents -en particulier sa mère- seraient très ouverts et ravie de la présence du chevalier.

« A-Ah je dis pas que tu dois les rencontrer là maintenant ! Ce... C'est. Enfin... Tu fais comme tu veux ! »

Soudainement, elle avait eu peur, peur de l'effrayer, d'aller trop vite, et de le rebuter. C'est pourquoi elle s'était immédiatement caché le visage, contre lui, dans le creux de son cou, contre son odeur qu'elle affectionnait. Ce n'est qu'à cet instant, à se reprendre contre lui, dans cet étreinte aussi douce qu'affectueuse, qu'elle murmura dans le creux de son cou, ses oreilles tournées sur le côté.

« … Ta cousine nous regarde depuis le buisson à droite... »

Près de l'entrée qu'ils avaient empruntés. Si elle était discrète, très il faut l'avouer, l'ouïe naturellement fine d'Astéria lui avait permit de l'entendre. Certainement l'aurait-elle remarquée plus tôt, si elle n'était pas tant obnubilée par le jeune homme contre lequel elle était. Sa main se serra un peu plus dans son dos à cet instant.
Astéria
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le 20/9/2018, 14:15

Si ses bonnes résolutions s’étaient brisées avec une simple phrase, il était évident que cette proximité avec la demoiselle lui avait manqué même si sur le coup il n’en montra rien. À peine avait-il eu finis de l’embrasser qu’il se languissait déjà du prochain baiser à venir, mais pour le moment, il n’en était pas là. Il était bien trop préoccupé à faire comprendre son ressentis envers sa belle renarde pour penser à autre chose. S’il avait été clair sur ses paroles, elle n’avait pas totalement suffi pour convaincre la jolie brune qui semblait demander une dernière confirmation. Souriant légèrement, le chevalier se pencha à nouveau vers elle, mais cette fois pas pour l’embrasser non, mais plus pour capter de nouveau son attention, pour que son regard accroche le sien et constate cette sincérité qui semblait briller dans le fond de ses pupilles. « Il faudra que tu apprennes à me faire totalement confiance et à me croire quand je te dis quelques choses. » Et comme pour appuyer ses paroles, il étreignit un peu plus la renarde contre lui par la force de son seul bras, sa main continuant de caresser son visage tout en profitant de la main de la renarde qui s’était glissée par-dessus la sienne. Tandis que l’ambiance s’était légèrement radoucit et que son amante semblait plus détendue, Leonnard profita de ce rapprochement, pour poser de nouvelles questions à la concernée, décidant de découvrir le pourquoi, du comment de cette profession qu’elle semblait continuer malgré les risques. Il savait qu’il y avait une raison, mais il ne la connaissait pas encore et autant dire qu’il était déterminé à la connaître.

Dès qu’il eut finis son petit interrogatoire, Leonnard attendit avec patience qu’Astéria se décide enfin à lui parler, son regard détaillant chaque mimique qu’elle pouvait lui offrir. Elle semblait hésitante, un peu sur la réserve, mais cherchant à en sortir pour pouvoir s’exprimer. Voyant qu’elle semblait vouloir un peu plus de contact de sa part, le blond attrapa alors la main de la polymorphe, scellant ses doigts au sien pour lui offrir un peu de réconfort de part la chaleur de sa main. Puis, quand elle osa enfin se confier, le chevalier ne perdit pas la moindre miette de ses explications. Alors comme cela, sa mère était malade ? Face à cette révélation, son regard s’était légèrement endurci, se perdant alors dans le vide, comme s’il réfléchissait. C’était donc cela qui la motiver à voler. Pour aider sa mère à combattre la maladie qui la rongeait. Bien que cela été mal, il ne pouvait que comprendre désormais. Sûrement qu’il en aurait fait de même s’il avait été dans la situation de la jeune femme. « Je vois… » Il n’ajouta rien de plus, ne sachant trop quoi dire face à cela. Si la maladie l’empêchait de vivre confortablement, peut-être que celle-ci était grave ? Il n’osait pas vraiment le demander, de peur d’attrister son amante, mais en tout cas, si elle devait recevoir des soins et des visites médicales, c’est que celle-ci n’était pas bénigne. Alors qu’il commençait à réfléchir à un moyen d’aider efficacement la petite famille, Leonnard fut aussitôt attirer par le regard de sa belle, qui lui lança des paroles pour le moins lassante il fallait l’avouer. Il n’était pas là pour traiter les petites affaires des pauvres gens hein ? Face à ses mots, le jeune homme n’avait pus retenus son soupir las et d’un air peu engageant, il enleva son bras du corps d’Astéria, pour mieux approcher sa main de sa joue qu’il pinça alors, sans aucune douceur. « Depuis quand tu fais partie des pauvres gens ? Certes je suis venu pour aider ma cousine, mais je suis aussi venu pour toi au cas où tu l’aurais oubliée et au vus de tes indications et de celle qu’on m’aurait donné, j’aurais sûrement fini chez tes parents. »

Relâchant la joue de la voleuse, Il est vrai que c’était une éventualité à laquelle il avait pensé et qui l’avait légèrement inquiété, mais vu qu’elle était là à présent, il n’avait plus besoin de se retrouver là-bas n’est-ce pas ? Pensant qu’elle plaisantait sur le coup, le jeune homme se trouva fort bête quand elle se justifia alors, ajoutant qu’il n’était pas obligé de les rencontrer maintenant. Elle était vraiment sérieuse ? Elle voulait vraiment que lui, Leonnard, rencontre ses parents ? Lui qui ne s’entendait déjà pas avec les siens ? Pendant un instant, le jeune homme se retrouva à gratter l’arrière de son crâne d’un air gêné. Est-ce que c’était une bonne idée ? N’est-ce pas précipité ? Après tout… Depuis le jour de la fête à Cerulis, cela ne faisait que la deuxième fois qu’ils se revoyaient. Pourtant, il devait bien avouer qu’il avait l’impression que la renarde alimentait sa vie depuis longtemps déjà. « Pourquoi pas ? Si cela te convient et que ça ne dérange pas tes parents… » Il serait mentir que cela ne le stresserait pas le moins du monde, mais il était évident qu’il ne montrerait rien de tout cela. Il n’était pas vraiment du genre à se faire aimer, mais peut-être qu’avec les parents d’Astéria cela serait différent ? Il avait l’impression que cette petite famille était unique, et que l’amour de chacun alimentait celle-ci, la rendant agréable et presque enviante il fallait l’avouer. Bien sûr, il se doutait qu’il ne serait pas à l’aise, lui qui n’avait connus que le conflit parental se demandait s’il arriverait à se sentir bien dans une telle ambiance, mais… Il pouvait toujours essayer n’est-ce pas ?

Essayant de penser à autre chose qu’à ce conflit intérieur qui était en train de l’envahir, le chevalier profita du rapprochement de la voleuse, pour laisser son parfum enivrer ses sens, sa main glissant contre sa chevelure qui lui avait manqué. Mais soudain, en entendant les paroles de la jeune femme, il se figea alors. Sa cousine les regardait ? Depuis quand ? Combien de temps ? Sentant alors la gêne le submerger telle une vague violente, le jeune homme éloigna son amante par réflexe, son visage s’empourprant alors, mais impossible de savoir si c’était à cause de la colère ou de la honte de s’être fait surprendre. Puis, il s’avança de l’entrée d’un air contrarié, s’approchant de l’entrée pour s’exprimer à voix haute et claire. « Adélise je te donne trois secondes pour sortir de ta cachette et pas une de plus… » Les bras croisés, l’air renfrogné, le jeune homme ne semblait pas relâcher son regard sur le buisson qui s’agita soudainement, laissant une jolie demoiselle blonde sortir de sa cachette d’un air contrarié.

« T’es pas drôle Leon ! Tu aurais pu me laisser en profiter encore un peu ! Ce n’est pas souvent que je te vois être aussi mignon ! »
« Que… Arrête tes bêtises et dit-moi s’il y a du nouveau. »
« Ils ont arrêtées les poursuites en se disant que le voleur devait être loin à présent, donc Astéria, je te conseille de garder cette jolie somme avec toi ! » Affichant un sourire à la polymorphe, la blonde se tourna vers son cousin, un air amusé sur le visage. « De toute façon, la bourge qu’elle a volé ne mérite pas de retrouver son dû et de toute façon, elle ne lui à même pas voler le quart de sa fortune donc bon… Autant en faire profiter ses parents plutôt que de rendre ça à une pingre. Ils ont bien plus besoin. »
« Ne la conforte pas dans cette idée s’il te plait… »
« Si les gens comme elle et mon père, pouvaient partager leur fortune au lieu de la dépenser dans des futilités, les gens comme Astéria n’auraient pas à voler pour survivre. Mais bon c’est un autre sujet qu’on ne ferait pas d’évoquer. »

Face aux propos de sa cousine, Leonnard n’eut d’autres réponses qu’un soupire entendu. Il savait qu’elle n’avait pas tort, toutefois, changer les mœurs semblaient une chose bien impossible tant l’argent semblait s’accrocher aux gens qui le possédaient en opulence. Mais comme disait Adélise, cela était un autre sujet et maintenant que le danger était écarté pour la renarde, ils pouvaient reprendre leur route.

« Il est temps d’y aller. Si tu n’y vois pas d’inconvénient Adélise je te confie Astéria, le temps que je règle tes affaires. »
« Pas de soucis ! Tu n’as qu’à nous retrouver chez-moi ! Je te promets que je m’occuperais bien d’elle ! »

Peu convaincue par les paroles de sa cousine, Leonnard leva longuement ses yeux au ciel, avant de disparaître à son tour de l’entrée de façon à régler au plus vite cette histoire de dette pour retrouver la pauvre renarde qu’il avait osée confier à l’une des membres de sa famille. De son côté Adélise semblait ravie de se retrouver seule à seule avec la jeune demoiselle, et tout en l’invitant à aller dehors, elle la conduisit jusqu’à chez elle, non sans lui adresser quelques paroles. « Je n’avais jamais vus mon cousin comme cela avec quelqu’un. Il semble vraiment amoureux de toi tu sais. Je comprends mieux pourquoi il me semblait différent. Mais de ce que je vois, il n’est pas le seul à être amoureux n’est-ce pas ? » Affichant un grand sourire, l’ancienne noble semblait dévisager Astéria, mais non pas avec un air jugement, plus comme si, elle voulait la connaître plus en détail. « Vous, vous êtes rencontrés comment avec Leon ? Est-ce que c’était pendant les rares fois où il venait à Aphreol ? Non parce que, vus comment les laguz et polymorphes sont vus à Cerulis, je doute que vous vous voyez rencontrés là-bas… » Pour le moment, la jeune cousine ne semblait curieuse, mais pas trop, pas comme au début où elle semblait plus indiscrète qu’autre chose. Elle voulait juste connaître les circonstances de la rencontre de ses deux-là et pourquoi pas en savoir plus par la suite. Et quoi de mieux qu’un habitat pour avoir le droit à de nombreuse confession, car à force de marcher, leur pas les avaient enfin amenés dans la bâtisse de la demoiselle. De l’extérieur, la maisonnette ne semblait pas bien grande en plus d’avoir du vécu. Les meubles étaient loin d’être luxueux tout comme la déco qui était plutôt basique en plus de contenir des objets d’explorations. Ce qui était plutôt étonnant quand on connaissait les origines de l’ex noble. « Vas-y installe-toi et mets-toi à l’aise, ce n’est pas bien grand, mais nous serons mieux pour papoter ! » S’asseyant face à la renarde, Adélise regardait celle-ci avec curiosité, attendant enfin qu’elle lui raconte ce qu’elle voulait tant savoir. Autant dire qu’elle n’était pas prête à lâcher le morceau.
Leonnard
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le 21/9/2018, 00:25

Pourrait-elle faire confiance réellement à Leonnard ? Avoir une confiance aveugle en tout ce qu'il pourrait dire ? Si Astéria est du genre crédule assez aisément, elle n'en reste pas moins quelqu'un de naturellement suspicieux. Comme tous le monde me direz-vous. Et si l'idée que Leonnard puisse lui accorder autant d'attention et de tendresse relevait encore d'une fiction qu'elle avait du mal à prendre pour une réalité. Elle ne se permettrait pas l'ombre d'un instant de le traiter de menteur, et préfère aisément le croire. C'est peut-être parce qu'elle le croyait réellement que son visage laissait afficher un sourire aussi timide que discret. Parce qu'elle était juste heureuse d'entendre ces mots, qu'ils lui soit destinés. Qu'il soit là pour elle tout simplement, et qu'elle puisse alors profiter de la chaleur de son étreinte.

Quand bien même elle devait justifier un minimum les raisons de son vol, effleurant alors brièvement un sujet pouvant paraître fâcheux aux yeux du jeune homme, ne l'empêchant pas de réprimander pour autant une nouvelle fois la demoiselle. Décidément, comment un chevalier tel que lui pouvait s'être entiché d'elle ? Ou plutôt. Comment une renarde comme elle avait-elle pu s'attirer les faveurs d'un chevalier d'Istus ainsi ? Bonne question, mais elle n'en a pas la réponse, et en réalité, elle ne veut pas y réfléchir. Se frottant la joue légèrement rougit par cette maltraitance de l'extrême ! -sisi c'est très vilain de tirer la joue-, la demoiselle ne sût afficher autre chose qu'une mine gênée devant lui.

« Aie Aie Aie... »

Avait-elle soufflé sur l'instant. Bien sûr qu'il ne lui avait pas fait mal, ce serait le comble, bien sûr que ces aies manquaient de conviction, mais c'était sa façon de réagir devant ses mots. Il n'avait pas tord après tout, encore une fois.
Tout ça pour au final faire une proposition foireuse et non voulu qui sonnait à ses oreilles comme un : et si tu rencontrais mes parents ? Même si sur le principe, cela ne dérangeait pas le moins du monde la demoiselle. Il faut avouer... Que c'était peut-être un peu trop rapide pour le pauvre Leonnard. Cela lui mettait un poids sur les épaules en plus, une pression. Pourtant, elle était certaine, ses parents aimeraient forcément Leonnard, chacun à leur façon c'est tout, mais les choses se passeraient bien. Bien mieux qu'avec la mère de ce dernier, du peu qu'elle en avait vu, cette femme lui avait presque glacé le sang à quel point elle se montrait froide avec autrui, mais surtout son propre fils. Avait-elle toujours été comme ça ? Si la question lui titillait bien sûr l'esprit, elle se garda bien de poser tel quel des questions. Elle aurait certainement bien assez d'occasion de parler de sa famille plus en détail en tête à tête avec ce dernier. Pourtant, à sa grande surprise, malgré l'hésitation qui s'était faite lisible sur les traits du jeune homme, il avait accepté sans trop ciller. De quoi lui faire hausser les sourcils. Vraiment ? Il voulait bien ? Bien évidement la surprise était lisible sur son visage, mais au fond, cela lui faisait extrêmement plaisir, alors elle s'était empressée de se blottir contre lui avec tendresse, renouant alors avec lui ce contact doux et chaud qu'elle appréciait tant.

« Cela ne les dérangera pas assurément.. »

Lui avait-elle murmuré. Comme pour le rassurer ? Un petit peu ? Forcément que cela se passerait bien, elle en était certaine.
Mais pas le temps de profiter de cet instant de tendresse offert entre eux qu'une troisième personne -à ne pas oublier quand même- se manifesta de façon... Originale... Soit... En restant caché pour les regarder depuis un buisson. Quelle est cette drôle d'idée ? Pauvre Leonnard, à peine l'information donnée, le voilà à reculer l'air embarrassé ? Ou fâché ? Astéria misait d'avantage sur l'embarras tout de même, souriant d'un air amuser en le voyant aller chercher cette dernière de son air mécontent qu'elle connaissait bien déjà. Adélise devait encore plus le connaître encore. Riant de façon discrète, Astéria se planta alors à côté des deux jeunes gens, oscillant entre la moquerie et le sérieux. Entre la romance cachée de Leonnard et l'argent volé par Astéria. Se grattant la joue, n'osant pas réellement récupérer cet argent qui lui avait été confisqué, elle ne pouvait cependant qu'approuver : elle ne devait pas le rendre. C'est un coup à se faire découvrir son identité, en plus de se faire tout simplement attraper. Si elle avait un avis à donner sur cette histoire de riche et de pauvre, elle se garda bien de le faire, de toute façon, en tant que pauvre, il était évident quelle était sa façon de voir les choses. Mais sur le fond, Astéria ne s'était jamais réellement plainte de son manque d'argent, trouvant toujours le moyen de pallier à ça ou de faire simplement avec.

« Ils ont bien raison, je serais normalement déjà loin. »

C'est ce qu'elle avait simplement commenté à cette conversation. Pour finalement observer alors son amant qui se décida à régler les affaires de sa cousine sur le champ et donc laisser Astéria au bon soin de cette dernière. Si l'idée qu'il s'en aille et la laisse seule avec sa famille avait quelque chose d'un peu stressant, Astéria n'en montra rien du tout, persuadé que les choses se passeront à merveille, agitant alors timidement la main devant le blond qui s'éloigna.

« A tout à l'heure alors. »

Le regardant partir de son regard brillant, regard qui n'avait certainement pas échappé à la belle demoiselle à ses côtés, la renarde qui souhaitait rester maître d'elle-même se retrouva bêtement à rougir devant l’affirmation de cette dernière. Elle ne l'a jamais vu comme ça avec quelqu'un d'autre ? Il est vraiment amoureux ? Assurément qu'elle l'était aussi ? Le cœur battant soudainement à cent à l'heure, la demoiselle se gardait bien de regarder la jeune femme qu'elle suivait dans les yeux.

« J-je... On.. Je l'aime.. beaucoup... »

Tu aurais pû dire que tu l'aimais tout court pauvre nouille ! Mais certainement n'avait-elle pas osé. De toute façon, cela se voyait, comme le nez au milieu de la figure, comme ses oreilles sur sa tête. C'était évident, elle était amoureuse, totalement.

« C'est à Terra que nous nous sommes rencontrés. J'ai.. Essayé de lui voler son cheval. En vain, et quand il m'a surpris dessus, il a finalement accepté de m'apprendre à monter, alors.. nous avons passé une partie de l'après-midi ainsi. Mais.. nous nous sommes revus dans des circonstance assez.. exceptionnelles à Cerulis et puis.. voilà.. ! »

Exceptionnelles c'est peu de le dire en effet. Se retrouver dans la chambre de Leonnard suite à une invitation de la Déesse locale pour finalement passer une journée avec lui à se faire passer pour un couple c'est... Étrange. Amusant avec du recul mais étrange. Et dire que les choses se sont terminées ainsi entre eux. Elle en souriait presque avec une certaine tendresse à cette pensée.
Entrant dans la demeure modeste de la jeune femme, Astéria tiqua cependant sur ce fait, Leonnard n'était-il pas genre.. super riche ? Ce n'est pas le cas pour elle aussi ? Quand bien même cette maison avait à ses yeux rien d’exceptionnel, en bien ou mal. Elle semblait parfaitement correct à ses yeux. S’asseyant timidement à la place indiqué, il était temps de parler, en attendant le retour de son chevalier.

« C'est très bien je trouve, tu sais, j'habite dans le camp qui se trouve au nord d'Aphreol. On s'est installé ici avec une tente à l'origine. Mais.. Je croyais que Leonnard était noble, ce n'est pas.. ton cas.. ? »

Demanda-t-elle timidement. Visiblement, Astéria portait un certain intérêt à la famille du jeune homme. Une part d'elle-même se sentait peut-être concernée. Tortillant ses cheveux entre ses doigts son regard vagabonda sur la pièce, s'arrêtant alors forcément sur un objet qui avait de quoi attirer son attention, instinctivement, elle s'était levé, contournant alors la table pour s'approcher du meuble où divers souvenirs étaient posés en guise de décoration, preuve de voyage à travers le monde ? Mais un petit cadre s'y trouvait, un portrait familial y était représenté, reconnaissant alors sans mal alors le jeune Leonnard entouré de ses cousines et d'adultes qu'elle ne connaissait guère. Astéria releva son regard vers Adélise, avant de retourner alors timidement à sa place, se grattant la joue.

« Je ne sais pas trop s'il est si différent avec les autres, mais il a toujours été très gentil je trouve. Je me dis, que ce n'est pas parce qu'il fait la tête qu'il est méchant ou pas content. J'ai l'impression.. que c'est comme ça que tu le vois aussi. Vous avez l'air de bien vous entendre, ça me rassure un peu. Je ne suis passée qu'un très bref instant chez lui, et sa mère m'a fait.. un peu froid dans le dos, autant que je me dis maintenant que je l'aurais volontiers sauté dessus. »

.. Se rendant compte que c'était un peu bizarre comme façon de penser peut-être, elle tenta de se rattraper.

« Ah heu ! Enfin, pas pour la manger ou ! … Enfin. J'dois vraiment passer pour une sauvage parfois. »

C'était carrément culotté d'avoir émis un tel avis sur la mère de Leonnard en ne l'ayant vu qu'un bref instant non ? Un peu. Que penserais Leonnard ? Elle en riait, mais c'était un peu nerveux. Une part d'elle-même ne pouvait pas s'empêcher de s'intéresser à sa vie. C'est logique non ? Quand on est amoureuse.
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le 21/9/2018, 12:56

Sur la route qui menait jusqu’à chez elle, Adélise avait pris la parole pour s’exprimer sur son ressentis concernant la relation de son cousin et de la jeune polymorphe, mais aussi pour assouvir sa curiosité concernant la rencontre de ses deux êtres que tout opposait. Quand on connaissait l’aversion que Cerulis portait aux laguz, il était étonnant de voir un chevalier royal de cette contrée vouer un tel amour à l’un de ses ennemis. Surtout quand celui-ci était réciproque. Il suffisait de voir comment la renarde dévorait son amant des yeux pour voir à quel point elle était mordue de lui. Chose qui amusait grandement la jeune cousine qui trouvait cette petite demoiselle, très mignonne. Mais si la confidence des sentiments d’Astéria était adorable, il fallait que les circonstances de leur rencontre l’étaient encore plus, bien que pour ne pas le cacher, celle-ci étonna l’ex noble qui la regarda tout d’abord avec un air amusé, avant de paraître étonnée. « Mon dieu, tu n’avais pas froid aux yeux de voler le cheval d’un chevalier royal. Je t’avoue par contre que sa réaction m’étonne quelques peu… Je l’aurais plus vu à te chasser d’avoir essayée de voler Ysir que de t’apprendre à le chevaucher. » Sûrement qu’il y avait une explication à cela, mais sûrement que la demoiselle ne devait pas l’avoir. Leonnard pouvait être tellement imprévisible parfois. « Vous vous êtes vraiment revus à Cerulis ? Comment est-ce possible ? Il a dû te libérer ? Tu avais été faite esclaves ? Quelques choses comme cela ? » Si la petite voleuse était présente face à elle, c’est que Leonnard avait dû veiller à ce qu’elle sorte de la ville en vie, ou quelle avait dû se débrouiller pour le faire d’elle-même ? Cette histoire lui piquait grandement sa curiosité et tout en écoutant la réponse, la petite discussion du dehors avait été l’occasion de rendre la marche plus mouvementée et moins longue, et ce fut quand elles arrivèrent devant la bâtisse de la demoiselle blonde que celle-ci invita Astéria à entrer et s’installer de façon à continuer la conversation entre elles, pour mieux apprendre à se connaître.

Plaçant une remarque sur la grandeur des lieux, Adélise afficha alors un sourire quand la renarde lui répondit positivement, et tout en lui racontant son habitant, la brunette se permis une question qui ne fit pas perdre le fin sourire qu’Adélise abordait. C’était une question légitime, surtout quand on connaissait la vie du jeune homme et la sienne fut un temps. « Ça l’était… Jusqu’à ce que j’ose me marier avec un roturier. Dans la noblesse, on n’apprécie pas trop quand on sort de la normalité… » Ses mains se joignant devant elle, Adélise avait doucement fermé son regard, comme si elle reprenait conscience de la dureté de sa décision. Encore aujourd’hui, elle ne regrettait rien et si cela était à refaire, elle le referait sans hésiter. Ouvrant les yeux en sentant soudainement du mouvement, l’ex noble observa d’un air attendri la polymorphe qui semblait très curieuse concernant une photo qu’elle regardait. Quand elle retourna à sa place, elle l’écouta avec soin, son regard se plongeant dans ses yeux dorés qui semblaient exprimer de la sincérité. Le chevalier n’avait pus trouver meilleure demoiselle, c’est ce qu’elle pensait intérieurement. « Oh… Tu as donc rencontré tante Léceline… » Soudainement, le regard de la jolie blonde s’était assombri, non pas à cause de la remarque d’Astéria, mais plus à cause de son propre ressentiment par rapport à sa tante. « Ne t’en fais pas, je te comprends. Tante Léceline n’est pas vraiment une femme… Facile dirions-nous. Ce n’est sûrement pas à moi de te le dire, mais… Cette femme déteste autant son mari, comme elle déteste son seul enfant. » Détournant son regard de la brune pour mieux l’apposer sur le portrait qui se tenait non loin d’eux, Adélise soupira longuement. Elle savait que ce n’était pas son rôle d’expliquer une telle situation à la jeune femme, mais connaissant son cousin, elle doutait qu’il ne s’exprime sur la chose. Ce sujet étant assez délicat.

« Tu sais dans la noblesse, on ne se marie pas par amour. C’est un devoir, pour garder les richesses et une certaine prestance. Les parents de Leonnard n’ont pas échappé à la règle, tout comme mon père et feu ma mère, bien que de notre côté, nous avons eu plus de chance. » Se levant alors, la blonde s’approcha à son tour du cadre qu’elle attrapa alors, déposant celui-ci sur la table, comme pour mieux faire voir à Astéria ce petit portrait de famille. « Comme tu peux le constater, Leon est le seul garçon. À l’époque, il était très gentil et dévoué envers ses parents. Mais comme il était le seul homme héritier, on lui demandait beaucoup trop d’effort, tout comme on lui déposait trop de responsabilité et de pression sur les épaules. » Marquant une pause, la jeune femme reprit en se tournant cette fois vers son interlocutrice. « Il devait être parfait en tout, aucune erreur ne lui était tolérer, malgré ses efforts, ce n’était jamais assez. Il a enduré pendant longtemps, jusqu’à craquer et devenir l’effronté qu’il est aujourd’hui. Il reste gentil, mais beaucoup ne voit que l’arrogance et l’orgueil qu’il affiche. Je suis contente de voir que tu ne t’es pas arrêté qu’à sa tête de mal aimable. » Tout en accompagnant ses dernières paroles, Adélise avait attrapée l’une des mains de la renarde, comme pour lui témoigner de l’affection qu’elle lui portait. Avant de doucement la relâcher pour reprendre une posture droite sur sa chaise. « Nous, nous entendons, car nous, nous ressemblons je suppose et quelques parts, s’il s’occupe autant de moi c’est sûrement par culpabilité… C’est lui qui a tout mis en œuvre, pour que je puisse me marier avec l’homme que j’aimais. Il a affronté mon père pour me permettre d’être libre. Et je pense qu’il en paye encore les pots cassés de sa part... Il s’est engagé à m’aider quel que soit le problème qui m’accable. Il est le seul à m’avoir tendu la main, comme je l’ai fait pour lui à l’époque. » Un air mélancolique semblait se dessiner sur le visage de la demoiselle blonde. Tout cela n’était pas vraiment jouasse comme histoire, mais peut-être que cela aiderait Astéria à mieux comprendre la vie que pouvait endurer certains nobles.

« Mais assez parlée de ça. Moi aussi je veux en apprendre plus sur toi ma chère ! Tu as des frères et sœurs ? Ou tu es fille unique ? Comment sont tes parents ? Ils sont tout deux polymorphes ou l’un des deux est humain ? Et dernière question… Tu penses vraiment qu’ils vont aimer Leon en le voyant ? » Tant de question qui lui titillait l’esprit et dont elle avait hâte d’en entendre la réponse.
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le 21/9/2018, 20:07

Il est vrai que voler le cheval d'un chevalier royale, c'est un peu la pire idée qu'Astéria aurait pu avoir. Mais.. pour sa défense, elle ignorait alors que le cheval appartenait à une telle personne quand elle l'a croisé. Et puis... Il faut avouer qu'avec du recul, elle était persuadé d'avoir fait au final le bon choix, après tout, cela lui avait permis de rencontrer Leonnard, et quand on voit l'avancé actuelle de leur relation, on peut se douter qu'elle ne le regrette absolument pas. Comme quoi, le hasard des rencontres se fait de façon bien étrange. Elle en souriait presque à cette pensée, savoir qu'elle avait eu la chance de le rencontrer et qu'il lui ai en plus déjà gentiment apprit quelque chose à cette époque, de quoi en rire maintenant. Même si elle ne saurait elle-même expliquer pourquoi Leonnard avait décidé subitement de l'aider au lieux de la punir, ou de la chasser. C'était une première, qu'un vol ou tentative de vol se termine de cette façon, c'était inédit, mais elle ne s'en plaindrait assurément pas. Peut-être qu'un jour elle lui poserait la question. Au lieux de ça, elle se hata de répondre aux interrogation d'Adélise, préférant visiblement rester assez vague. En réalité, la réponse était selon elle tellement étrange, qu'il était presque difficile pour elle de lui apporter une réponse précise. Après tout... Astéria avait presque été kidnappé quand même. Par une Déesse ? Vraiment ? Pour la déposer dans la chambre de Leonnard, cela ne devait pas être dû au hasard. Ou... Elle n'en sait rien.

« C'est... Un peu compliqué. En vrai, j'ai été kidnappé par une Déesse.. je crois.. ? Enfin, je me suis retrouvée là-bas, et Leonnard m'a aidé à en sortir. N'échappant pas à une volonté de ma part de profiter de la fête qui se déroulait en ville. Du coup... On va dire qu'il m'a aidé à échapper au pire tout en passant une journée aussi surprenante qu'agréable ? Pour moi en tout cas, ça l'était. »

Et le sourire qu'elle avait démontrait alors le fond de sa pensée. C'était bizarre en y repensant, mais c'était une bonne chose, et un bon souvenir qu'elle n'oublierait certainement pas. Je pense que ses parents n'auraient pas de « premier rendez-vous » aussi épique que le sien à raconter.

Mais trêve de bavardage sur la route, maintenant qu'elles sont installés dans la petite demeure de la cousine de Leon, les voilà disposés à échanger un peu plus au calme. Sans Leonnard pour s'offusquer par la gêne, certainement que la cousine ne se gênerait pas pour aborder des sujets qui pourraient embarrasser le pauvre chevalier. Mais c'est visiblement Astéria qui mit les pieds malgré elle dans quelque chose de sensible -en même temps la question était pertinente- évoquant la situation d'Adélise pour le moins étonnante.
Alors elle avait perdu sa noblesse en épousant un roturier ? Elle veut dire... Un gars comme est Astéria ? Sans titre, sans argent en particulier, rien ? L'air un peu surprise, elle garda tout de même son calme. Cela ne faisait que lui apporter des questions sur sa propres situation, mais elle se tût sur ce point, préférant évoquer la mère de Leonnard et le lien qui unissait les deux cousins ensemble. Leur famille semblait totalement différente de celle de la renarde, ce qui avait le mérite d'un peu la déstabiliser. Si elle était née dans un monde sans argent où il faut se débrouiller comme on peu pour gagner sa vie et sa nourriture. Elle avait eu la chance de naître dans une famille certes, petite, mais particulièrement aimante et au final simple. Ce qui... Était loin d'être le cas des deux jeunes gens.

Léceline. Ainsi, voilà le nom de cette femme qui avait ce regard si froid et dur. Et les mots d'Adélise ne faisait que renforcer alors ce mépris et crainte qu'elle avait éprouvé en la regardant. Si elle n'était pas encore sous le charme de son fils à cet instant, elle n'avait guère apprécié ce regard qu'elle lui avait adressé. Tout simplement... Parce qu'il n'est à ses yeux pas normal qu'une mère déteste son mari, ni son enfant. L'air attristé par cette annonce, la renarde garda le silence, préférant laisser le loisir à la jolie blonde de s'exprimer, expliquant alors de façon plus clair la situation dans laquelle ils étaient, situation qui devait être au final être propre à beaucoup d'autres nobles. Leur vie est... Dur. Pourquoi faut-il toujours se la compliquer ? Quand ce n'est pas l'argent, la fatigue qui se faire difficile, ils trouvent alors toujours le moyen de se la compliquer. Les oreilles basses, son regard exprimait un mélange de tristesse et de sérieux à ce qu'elle racontait. Oscillant alors avec la tristesse de ce qu'avait dû ressentir Leonnard, de la situation compliqué dans laquelle Adélise se trouvait elle-même. Un mépris pour ces adultes qui ne semblent jamais satisfait et qui veulent alors laisser leurs enfant dans ce même sentiment. Et enfin, une affection pour Leonnard et même Adélise. Ce soutient qui semblait les lier, et cette envie de les encourager. Mais il fallait se rendre à l'évidence, Astéria ne pourrait.. rien pour les aider ? Son regard suivait le mouvement des mains d'Adélise d'un œil attentif, quand elle lui avait rapporté la photo qu'elle ne pouvait s'empêcher de regarder, sur ces mains qui se sont liées aux siennes. Tout ceci était compliqué, mais Astéria était en partie heureuse de l'apprendre. Peut-être un jour pourrait-il aborder tout ceci avec Leon, mais il est encore trop tôt, alors elle n'en dira rien pour l'instant, par respect pour lui.

« Tu dois te dire que ça me dépasse un peu tous ça, c'est nouveau, ça me semble.. étrange comme façon de faire. Et tu as raison. Je suis p'tête pas bien placé pour avoir un avis mais... Je suis contente si t'as pu trouver le bonheur Adélise ! Je ne te connais pas tant que ça, mais tu m'as l'air d'être quelqu'un de bien ! Si tu as besoin d'aide n'hésites pas d'accord ? Je ne sais pas faire grand chose, mais.. je peux faire de mon mieux ! »

Et comme pour appuyer ses propos, Astéria avait parlé alors tout en se déplaçant pour se retrouver aux côtés de la jeune femmes pour poser ses mains sur les siennes, le sourire un peu simple aux lèvres, et sa queue lui chatouillant les bras, comme pour se montrer rassurante, aussi simpliste qu'elle semblait l'être. Son sourire était quelque chose qu'elle semblait vouloir communiquer, de la même façon qu'elle avait réussit à le faire d'une certaine façon avec Leonnard.

« Oh, tu sais ma vie est moins remplie que tout ce que tu as pu me raconter. Je suis fille unique, je suis née à Terra dans un village de polymorphe comme moi. Du genre curieux et voyageur, je suis partie avec mes parents à travers le pays puis jusqu'ici, et ce pendant des années. Nous nous sommes installés dans le coin finalement, comme nous sommes une famille de kitsune, mes parents sont chasseurs. »

C'était... Un bon résumé de la vie plutôt simple qu'elle avait mené. Si Adélise avait vécu dans une cage doré luxueuse, Astéria a grandit alors dans la forêt et sur le bord des routes. L'un avait reçus certainement la meilleure des éducations possible, alors que l'autre n'avait apprit que ce qui était nécessaire pour vivre. Des opposés qui pourtant se retrouvaient liés.
Rougissant très légèrement à l'évocation de la rencontre potentielle entre ses parents et le jeune homme qui avait conquis son cœur, Astéria semblait cependant assez sûre d'elle.

« Ils sont à la cool mes parents si tu veux tout savoir. I-Il est respectueux de moi, de ce fait, il n'y a pas de soucis, ma mère voudra apprendre à le connaître pour sûr, et lui souhaiter le meilleur. Mon père... Aaah. Il l'aimera bien c'est sûr, il faudra juste qu'il se fasse à l'idée qu'il n'est plus le seul homme dans ma vie je crois. Mais ils sont très ouvert d'esprit. »

Astéria avait légèrement rit à l'évocation de son père. Il était un peu maladroit, un peu trop foufou parfois, mais il n'était pas méchant, et aimait sa fille profondément, son unique enfant, sa princesse comme il aime l'appeler. Et il était évident que son bonheur est la seule chose qu'il souhaitait, et qu'il serait ravis si Leonnard était capable de lui apporter d'une certaine façon. Oui, c'est certain, ses parents ne seront jamais un problème, à moins que les choses ne tournent mal, mais ils ne le sont pas, contrairement aux parents de Leonnard qui pourraient mettre leur grain de sel.

« Je me sent bien avec lui, j'aimerais l'aider. J'ai l'impression d'être toute petite face à vos histoires de famille. Mais j'aimerais qu'il soit heureux comme tu as réussit à l'être. »

Son regard se posa sur le cadre qu'elle attrapa entre ses mains, fixant alors le petit garçon qui était dessus.

« Est-ce que tu crois qu'il devra se marier pour préserver ses richesses lui aussi.. ? »

Demanda-t-elle alors d'une petite voix. En réalité, Adélise n'était peut-être pas la mieux placer pour répondre à cette.. Question. Mais c'est un fait non négligeable. Il est noble et destiné à de grande chose, si Astéria n'est destiné à rien, l'homme dont elle s'est entichée est bien plus que ça. En réalité, Astéria se doutait qu'on demanderait assurément ça à Leonnard, mais la question serait plutôt, que ferait-il ? Son regard se porta sur la jeune femme, ses oreilles vrillèrent alors en direction de l'extérieur, comme si elle entendait quelqu'un arriver. Alors la renard opta pour un sourire, une mine plus détendu. Elle se posait trop de question, elle n'avait pas à lui répondre, alors elle apposa sa main sur son poignet pour lui dire : ça va pas la peine. Merci Adélise.
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le 21/9/2018, 23:08

Il était vrai que l’explication d’Astéria concernant son séjour à Cerulis était un peu tiré par les cheveux. Être kidnappée par une déesse… C’était bien la première fois que l’ex-noble entendait parlait d’une telle chose. Un doute c’était installé dans son esprit ne sachant si elle devait croire ou nos les dires d’Astéria à ce sujet. Après tout, elle ne semblait pas mentir, ses traits, ne soulignaient aucune forme de malhonnêteté et puis… Quel aurait été son intérêt de calomnier sur un tel sujet ? Aucun, on est d’accord. Imaginant donc la scène, Adélise voyait clairement comment les choses avaient dû se dérouler. Leon en mode grognant obliger de suivre une Astéria tout heureuse dans un environnement de fête. L’idée d’un tel tableau l’avait doucement fait glousser, mais elle s’était aussitôt calmée en voyant l’air adorable de la jeune polymorphe. Elle semblait vraiment dingue de son cher cousin.

Dès qu’elles furent dans la bâtisse de la dénommée, Les jeunes femmes profitèrent d’être enfin seules sans éléments perturbateur pour parler avec sincérité. Si Astéria s’était montrée curieuse sur des sujets sensibles, Adélise, lui répondait d’un ton patient, lui expliquant alors l’envers du décor concernant sa famille et celle de son cousin. Le sujet n’était pas vraiment rose, il semblait même plutôt sombre et compliqué, surtout pour quelqu’un comme Astéria qui ne devait pas avoir connaissance de ce genre d’univers. Mais comme la voleuse était honnête avec elle, la jolie blonde en avait fait de même, se doutant que si jamais cela venait à se savoir, elle se ferait sûrement taper sur les doigts par le chevalier grincheux. Mais au fond, ce n’était rien, elle avait l’habitude de se faire réprimander par celui-ci. Que cela soit pour son bien ou non. Taisant alors les histoires de sa famille et du chevalier royal, Adélise se tourna vers la renarde quand celle-ci se rapprocha d’elle. Elle était si mignonne, si bienveillante. Elle comprenait maintenant pourquoi Leonnard avait craquée pour une telle demoiselle. Elle semblait certes un peu sauvageonne, mais elle avait le cœur sur la main. Il n’aurait pus trouver meilleure femme à aimer pour sûre. « … Merci Astéria. Ton offre me touche. Tu sais c’est valable pour toi aussi. Si jamais tu as besoin de parler, ou juste besoin d’aide, n’hésites pas à venir me voir. Je me ferais un plaisir de t’accueillir. » Elle ne connaissait la polymorphe que depuis peu et pourtant, elle commençait déjà à s’attacher à celle-ci. Comment aurait-il pu en être autrement ? Répondant à son sourire, Adélise préféra changer de sujet pour rendre l’ambiance un peu moins pesante, et ce fut tout naturellement qu’elle détourna le sujet sur la jeune laguz, lui posant de simple question sur elle et sa famille. En écoutant le résumé d’Astéria, l’ex-noble pouvait sentir tout l’amour qui se dégageait de son histoire. Elle vivait certes, une vie simple et peut-être miséreuse par moment, mais elle semblait tellement heureuse et épanouie. « Tu as peut-être une vie moins remplie comme tu sembles le dire, elle n’en reste pas moins palpitante. Tu as beaucoup voyagé de ce que tu en dis. Tu ne devrais pas te sous-estimer tu sais. Je pense que tu as dû apprendre plus de choses que moi en tout ce temps. »

Aux yeux de la blonde, l’éducation des nobles n’étaient pas vraiment une réussite en soit. Quand elle fut partie de chez son père, il lui avait fallu du temps pour apprendre à cuisiner et comprendre comment fonctionner des tâches quotidiennes que n’importe quelle femme savait faire. Elle s’était très souvent sentie perdue et avait dû demander plus d’une fois de l’aide à ses voisines. Mais maintenant elle était capable de se comprendre et de se débrouiller, chose qu’Astéria devait sûrement mieux faire qu’elle. Continuant donc de nouvelle question, Adélise voulait maintenant connaître l’avis de la renarde concernant la rencontre entre ses parents et son amoureux. Si le visage rougissant de celle-ci, l’avait fait sourire, son attention fut plus grande quand elle s’exprima à nouveau. Au moins, elle était rassurée d’entendre que Leonnard serait bien reçu, même si elle redoutait légèrement la rencontre avec le père. « J’aimerais tellement pouvoir voir cela ! J’espère que cela ira avec ton père quand même, mais au vus de ta confiance, je pense qu’il n’y a pas de soucis à se faire. Pauvre Leon, il doit tellement être anxieux à l’idée de rencontrer tes parents. J’espère qu’il fera bonne impression ! » De nouveau, la jolie blonde s’était mise à glousser. Elle aurait voulu être une petite souris pour au moins voir la scène, mais tout ce qu’elle pouvait faire s’était imaginer et espérait que tout se passe bien pour le petit couple. Si l’ambiance s’était détendue quelques peu, les craintes de la renarde ne tardèrent pas à faire surface, expliquant alors ce qu’elle pensait de tout ce qu’elle avait appris. Bien que le sujet ne semblât pas jouasse, Adélise lui adressa un fin sourire comme pour la réconforter. « Ta simple présence suffit tu sais. Je te conseille vraiment de ne pas te mêler de nos affaires de familles. Cela ne ferait qu’envenimer les choses crois-moi. Reste -toi-même et soutient le, à ta façon. Il n’y a que comme ça que tu pourras l’aider. »

Cela ne serait sûrement pas facile à entendre, mais pour la blonde, il était primordial de prévenir la renarde sur le sujet. Elle ne connaissait que trop bien les répercussions qui pourraient peser sur la jeune femme et Leonnard si jamais elle venait à s’en mêler. Espérant que la jeune femme comprenne son discours, Adélise ne tarda pas alors à agrandir son regard face à la soudaine question qu’Astéria lui posait. Est-ce que Leonnard devrait se marier pour préserver les richesses de sa famille ? Face à cette question, l’ex-noble s’était soudainement tut, son regard se fermant comme si elle réfléchissait. Bien évidemment elle connaissait la réponse, mais devait-elle offrir celle-ci à la renarde ? Devait-elle chercher à la rassurer ou juste lui dire la vérité telle quelle ? Elle ne savait que faire, que dire, laissant alors un silence s’installer sur la petite bâtisse. Elle lui devait la vérité, cela lui semblait comme une évidence. Alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la bouche pour le lui dire, la gestuelle de son interlocutrice eu vite fait de l’intriguer, et alors qu’elle senti la main de la brunette sur son poignet la porte s’ouvrir enfin, laissant entrevoir un jeune chevalier las, mais annonciateur de bonne nouvelle. Du moins, c’est ce qu’elle espérait, car sa tête ne laissait pas sous-entendre de bonne chose.

« Tu devrais être tranquille pendant un temps. Par contre ça serait bien que tu dises à ton crétin de mari de ne pas dépenser de l’argent qu’il n’a pas à tout va… »
« Je sais qu’au fond tu aimes bien Sten, malgré ce que tu sembles faire croire. En tout cas merci Leon, j’espère que je n’aurais plus à t’embêter de la sorte… »
« Tu ne devrais pas trop espérer… Tu sais bien que tu ne fais qu’attirer la poisse sur toi. »
« Eh qu’est-ce que tu insinues ! Fais gaffe où je lance les histoires honteuses de ton enfance à Astéria ! »

Grimaçant face à cette remarque, le chevalier soupira alors en signe d’abnégation, jusqu’à ce qu’il remarque le petit cadre dans les mains de sa chère et tendre amante. Aussitôt, son regard se fit alors plus dur, ses bras se croisant sur un air moralisateur.

« J’espère que ce n’est pas le portrait de famille qu’elle tient dans ses bras. »
« Si tout à fait ! Le fameux portrait ou tu es tout mignon dessus ! D’ailleurs si tu veux Astéria, je peux te l’offrir ! Est-ce que tu le ve… »
« Hors de question ! Tu n’as pas intérêt à faire ça Adélise ! »
« Roh rabat joie va ! Puisque c’est comme ça, file d’ici avec ta belle ! Tu as une belle famille à aller voir il me semble ! Aller ouste, hors de chez moi et tu as intérêt à bien te conduire chez eux ! » Tout en poussant le jeune couple vers la porte de sortie, Adélise semblait déterminer à se débarrasser du duo qu’elle n’hésita pas à mettre à la porte, sous l’air incrédule de Leonnard.
« Non mais eh oh Adélise ! Qu’est-ce qui te prend ? »
« Il me prend que tu as finis avec mes histoires donc maintenant profite de cette adorable jeune fille, tu viendras me voir un autre jour ! Aller bon vent ! » Alors qu’elle allait fermer la porte, celle-ci se rouvrir alors légèrement, laissant entrevoir un sourire gai à travers celle-ci. « Oh Astéria ? J’ai été ravie de faire ta connaissance, passe me voir à l’occasion d’accord ? »

Puis la porte se referma alors, tout en laissant un loquet se faire entendre. Face à la réaction de sa cousine, Leonnard se gratta alors l’arrière du crâne tout en lâchant un soupir contrarié. « Elle n’en fait toujours qu’à sa tête… » Avec douceur, il se tourna alors vers sa belle renarde d’un air un peu moins las et contrarié. Au moins, grâce à son efficacité concernant les dettes de sa cousine, il pouvait enfin passer du temps avec sa jolie polymorphe. Et chose encore mieux que cela, il n’aurait pas besoin d’arpenter la ville, ni accoster des gens pour la retrouver, vu qu’elle était là, face à lui. « Elle ne t’as pas trop ennuyée j’espère ? En tout cas, elle à l’air de bien t’aimer… Je ne sais pas si c’est une bonne chose, mais cela me rassure. » Au fond, bien sûre que si cela était une bonne chose que les deux femmes s’entendent à merveilles, mais le problème c’est qu’Adélise pouvait être du genre à ne pas garder sa langue dans sa poche, surtout quand elle aime un peu trop une personne qu’elle sentait de confiance. « D’ailleurs, j’ose espérer qu’elle ne t’a pas raconté des anecdotes de notre enfance ou autre chose me concernant… » Au fond, ce n’était pas vraiment les quelques souvenirs qu’ils avaient partagés qu’il redoutait le plus, mais plus des choses qu’ils n’avaient pas vraiment envie de partager avec la renarde. Ou du moins, qu’il ne voulait pas lui imposer, tant cela lui paraissait dérisoire et barbant.
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le 22/9/2018, 11:47

Le visage d'Astéria se ferma légèrement à l'avertissement non négligeable d'Adélise, la prévenant alors qu'elle ne devait pas se mêler de leurs affaires familiales qui semblaient compliqués. Pour le coup, elle voulait bien la croire c'est vrai... Ces histoires la dépassaient et ce en tellement de points. Elle n'y connaissait rien en noblesse, et de toute façon, elle n'était qu'une roturière dont ils se moquaient éperdument dans le meilleure des cas, si ce n'était pas du mépris qu'elle pourrait avoir. En plus de ne pas réellement comprendre ce genre de lien et problème qu'il pouvait y avoir dans une famille. Peut-être ne ferait-elle qu'envenimer les choses. Peut-être... Ne ferait-elle que poser des soucis supplémentaire à Leonnard en souhaitant de tout son cœur écrire une histoire avec lui, quelque chose, de sérieux, de tangible. Ignorant réellement de quoi l'avenir sera fait avec cette famille difficile, Astéria ne pourrait promettre que tout irait pour le mieux, qu'elle fermerait les yeux, mais elle ferait de mieux pour soutenir Leonnard, dans toutes les décisions qu'il prendrait. Elle espérait. Une part d'elle même craignait tout ça, se disant qu'elle s'embarquait dans quelque chose de trop grand pour elle, qu'elle s'était éprise d'un homme que l'on voudrait alors marier de gré ou de force à une demoiselle qui le mérite bien mieux. Comment avait-elle fait pour charmer un chevalier royal ? Cela lui semblait encore irréaliste. Et si l'angoisse qu'il doive alors se lier à une autre ne pouvait s'empêcher de la titiller, Astéria se ravisa. Préférant qu'Adélise ne lui réponde pas. Que la proposition arrive, c'était une évidence, elle le savait, mais ce n'était pas à elle de lui répondre, il est de toute façon trop tôt. En cet instant, malgré son âge relativement jeune, Astéria fit preuve d'une maturité presque étonnante, tant de son regard que ses traits, puisqu'elle arrêta d'elle même cette conversation, en silence à sa collègue féminine, pour tourner la tête vers la porte d'entrée, où le chevalier fit son apparition.

À sa vue, son cœur se mit à battre plus vite, sa simple présence lui réchauffait le cœur. Et un sourire timide s'afficha alors en le regardant s'approcher pour annoncer des plutôt bonnes nouvelles à sa cousine. Si elle pouffa d'amusement à la boutade d'Adélise, elle ria de bon cœur devant la gêne de son amant sur le cadre qu'elle tenait entre ses mains.

« Il est très jolie ce portrait je trouve moi. »

Bien sûr, il ne l'était que pour les deux personnes qu'elle connaissait dessus, surtout lui, évidement. Mais elle se releva pour le reposer alors avec attention à sa place, si l'idée d'avoir une image de son bougon préféré aussi mignon qu'il était dans sa jeunesse était tentant, il était bien sûr évident qu'il appartenait à Adélise et y avait bien plus sa place ici. Souriant d'une manière quelque peu espiègle avant de le rejoindre pour se planter à côté de lui. Enfin tout ça, c'était avant de se faire chasser sans plus de cérémonie de la maison, se retrouvant l'air surprise sur le palier de la porte désormais fermée. Surprenant.

« O-oh heu.. D-D'accord ? »

Lâcha-t-elle un peu décontenancé, mais non sans adresser un sourire à la jolie demoiselle avant qu'elle ne referme à nouveau la porte cette fois-ci comme il se doit. Non sans avoir laissé aux pied de Leonnard le sac contenant les affaires qu'il avait emmener pour le séjour. Ah oui, c'était une chasse en bonne et due forme. Se retrouvant bête devant lui, son regard se planta dans les siens. Et immédiatement, elle chassa loin tous les tourments qui l'avaient angoissés le plus loin possible, s'accrochant à ce regard sanguin qu'elle aimait tant. Un sourire plus doux vint se déposer sur ses lèvres alors qu'elle se hissait sur la pointe des pieds pour s'approcher, donnant l'impression qu'elle allait lui chercher un baiser léger, mais non c'était juste pour le regarder avec un sourire en coin légèrement taquin. Il n'était pas le seul à l'avoir dans son répertoire eh ouais !

« Hmmm je ne sais pas.... Peut-être ! » Fit-elle sur un ton qui sonnait de toute façon faux tellement il était moqueur. Avant de se détendre. « Tout s'est très bien passé, si tu veux savoir, elle m'a surtout posé des questions sur moi et raconter à quel point tu l'aidais. Je préférerais avoir toutes ces anecdotes sur ton enfance de ta bouche. »

Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, inutiles ou utiles. Qu'importe, Astéria est de nature très curieuse, mais elle l'était encore plus quand cela le concernait. Avec timidité, la demoiselle glissa sa main jusqu'à la sienne, comme pour nouer à nouveau un contact avec lui. Elle le sait quelque peu pudique sur cette relation dont ils ne disaient jamais réellement le nom, mais.. elle aimait bien. Et puis, après tout c'est elle qui va la guider cette fois.

« Je dois passer pour payer les frais de ma mère, nous pourrons après déposer tes affaires chez moi après si tu veux ça te sera plus pratique. »

Il était encore tôt, mais il serait plus à l'aise sans ce sac non ? Lui souriant avec tendresse, elle l'invita à la suivre dans les rues d'Aphreol qu'elle connaissait plutôt bien, suivant les rues pour déboucher dans une allée plus grande, et plus commerçante aussi. Et prendre la direction de la clinique assez grande qui s'y trouvait. Le monde affluait, que ce soit en patient, visiteur ou même simplement employés en tout genre. Se frayant un chemin dans cette populace pour atteindre le guichet, le jeune homme qui le tenait eut un regard qui sous-entendait qu'il connaissait déjà Astéria, un sourire en coin aux lèvres. Il faisait plus âgée qu'elle, peut-être dans la tranche d'âge de Leonnard, peut-être un peu plus même.

« Oooh mais qui voilà, tu es là pour régler la note de ta mère c'est ça ? T'as encore trouver de quoi payer tu es sûre de toi ? »
« Ne pose pas de question dont t'as déjà la réponse. C'est combien cette fois-ci ? »
« Attend je regarde.... Hmmm... Le médecin a réclamé cinquante pièces cette fois. L'examen a duré un moment, et il a prit en charge le premier traitement et fournit les médicaments dans la foulé. »

A ces mots, la demoiselle se tourna vers Leonnard, ce dernier ayant gardé la bourse qu'elle avait volé plutôt, comme pour lui demander le droit de prendre cet argent. La somme était conséquente, surtout pour des gens comme eux pour sûr. Mais cette bourse la couvrait largement. Et elle obtenu alors cette dernière pour sortir la somme demandé et la poser sur le comptoir. En ramassant l'argent, voyant la demoiselle remettre cette bourse au blond, il ne pût s'empêcher de faire un commentaire salé.

« Tu as donc enfin écouté mes conseils pour gagner plus vite de l'argent ! Tu sais, je peux être bon client moi aussi ma douce renarde. »
« Ah Ah Ah. Tu es hilarant, tu peux rayer le nom de ma mère dans le registre par la même occasion tout est en règle ! »

L'homme ria et se contenta alors de lui faire un salut de la main tout en rayant en effet le dit nom de la mère, signifiant qu'elle avait payé dans les temps ce qu'elle devait. Heureusement, le médecin accepte que le paiement se fasse en plusieurs fois, et sur un certain laps de temps. Respirant un grand coup une fois à l'extérieur pour s'en remettre. La demoiselle se tourna vers Leonnard.

« Désolée... Ce n'était pas très palpitant mais c'est une bonne chose de f- »
« Astééériaaaa ! » Une masse lui sauta dessus, des bras musclé passé autours de la taille de la jeune femme, des lèvres posés sur sa joue. « Tu es là princesse ! Alors du temps à accorder à ton prince ? »
« … Qu- prince de rien du tout oui ! Tu vois pas je suis occupée Rick ? Et surtout accompagnée ! »
« Oh... Tu me présentes... Ton nouvel ami ? Je ne l'ai jamais vu dans le coin, un nouveau ? »

Si Astéria était déjà en train d'essayer de lui faire retirer les bras autours d'elle et repousser le bras tendu cette tête, elle ne semblait pas aussi sèche qu'avec l'homme de la clinique. Juste... Un petit peu las d'un vieil ami qu'on voit comme un pot de colle. Un pot de colle qui en pinçait carrément pour elle. C'était une jeune homme devant avoisiner les vingt ans tout juste, à la tignasse rousse et l'air sympathique avec ses tâches de rousseurs. S'il portait sur elle un intérêt amoureux assez correct, il était évident qu'elle n'avait jamais vu ce dernier autrement que comme un ami. Fixant le nouveau venu comme le ferait un rival, l'ayant qualifié d'ami pour se  rassurer. Pourtant, elle ne pu s'empêcher de regarder Leonnard, ne sachant... Comment devait-elle le qualifier. Ou plutôt avait-elle le droit de le qualifier.

« J'te présente Rick, c'est un vieil ami depuis que je suis petite. Et j'te présente Leonnard c'est.. »

Sa voix s'était baissé. Comment devait-elle le présenter.. ? N'allait-elle pas l’embarrasser ? Chose qu'elle ne voulait pas. Même si elle mourrait d'envie de le dire. C'est l'homme que j'aime...
Astéria
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le 22/9/2018, 20:37

Chassée comme des mal propres, Leonnard s’était mis à soupirer de lassitude, Adélise avait certes son petit caractère, mais dés fois, elle exagérait grandement. Comme le fait de lui fermer sa porte et de balancer ses affaires après tout ce qu’il avait fait pour elle. Bien sûr, il savait le pourquoi de ce comportement, mais, elle abusait tout simplement. Face à sa belle amante, le jeune homme s’était doucement radouci, déversant quelques paroles avec elle, pour en savoir plus sur ce petit entretien qu’elles avaient l’air d’avoir bien échangés. S’il s’était attendu à tout entendre, il ne s’était certainement pas attendu à la réaction de la renarde qui avait quelques choses d’espiègles dans le regard. Elle se moquait bien de lui là, on était d’accord ? Sifflant entre ses dents, le chevalier avait donc croisé ses bras d’un air contrarié, mais la réponse de la concernée avait eu tôt fait de le détendre. Bon, si Adélise avait tenu sa langue s’était le principal. « Cela ne m’étonne pas d’elle. Elle est un peu comme toi… Du genre curieuse à vouloir tout apprendre des autres. » Pour le reste, le jeune homme préféra ne pas relever les dires de la renarde. Elle voulait entendre son histoire de sa bouche hein ? Grimaçant légèrement des dents, le jeune homme ne savait pas s’il serait apte à en parler librement. Après tout, il ne voulait aucunement embêter la renarde avec des histoires aussi futiles qu’ennuyantes, puis au fond, il ne se sentait pas vraiment prêt à partager ses états d’âme les plus sombres. Aussi, il préféra plutôt se concentrer sur les beaux yeux d’or de sa chère voleuse, laissant même sa main se nouer à la sienne, profitant que l’autre soit libre pour prendre son sac contenant le strict nécessaire. Bon, maintenant qu’il était à la rue, il faudrait qu’il profite de cette escapade pour se trouver un endroit ou dormir. Si l’idée d’aller chez son oncle lui avait caressé l’esprit, il préféra se raviser, préférant opter pour une auberge qui serait moins éreintante sur le long terme. Enfin c’est ce qu’il comptait faire, mais c’était sans compter Astéria qui avait l’air d’avoir d’autre projet pour lui. Déposer ses affaires chez elle ? Il fallait avouer, l’idée le surprenait, et cette surprise était visible sur ce visage d’ordinaire si peu expressif. « Je pense plutôt que je devrais trouver un endroit pour cela. Je ne vais pas imposer ma présence chez toi et encore moins à tes parents. Et inutile d’insister. » Déjà qu’il était stressant de se dire qu’il allait rencontrer les parents de la jeune femme, alors se faire loger en plus chez eux… Non c’était hors de question ça. Il n’allait quand même pas s’incruster, combien même la famille de la renarde semblait formidable.

Préférant clore la discussion, pour ne pas se retrouver à devoir céder, Leonnard invita alors la renarde à le guide dans Aphreol de façon à rejoindre plus rapidement la clinique. Il avait beau faire des escales dans les environs, il avait parfois encore du mal à se repérer dans cette grande ville. Se fut donc tout naturellement qu’il laissa Astéria se placer devant lui, suivant donc la jeune femme tout en observant un peu les environs de son regard perçant. Si cela pouvait l’aider à se repérer, ce n’était pas négligeable. Si de l’extérieur la clinique semblait grande, l’intérieur l’était tout autant, bien que le monde qui y régnait diminuait un peu plus cette impression de grandeur. Suivant son amante jusqu’au guichetier, Leonnard observa l’homme non sans afficher son air mal aimable qui lui collait si bien. L’homme semblait connaître la demoiselle cela se sentait surtout dans la façon avec laquelle il s’exprimait avec elle. Est-ce qu’ils étaient proches ? Bah peut-être pas tant que cela. Après tout, il devait souvent s’occuper de ce genre de tâche, donc à force cela fini par créer des liens amicaux surtout quand la personne concernée vient souvent. Entendant donc le tarif annoncé qui se devait d’être remboursé, Leonnard prit encore plus conscience que les soins de la mère de la jeune femme semblaient plus conséquents qu’il le pensait. C’était une sacrée somme mine de rien. Remarquant que sa belle s’était tourné vers lui, le chevalier attrapa alors sans attendre la bourse qu’il lui avait confisquée un peu plus tôt. C’était son argent maintenant, bien qu’il eût encore quelques réserves concernant cet état d’esprit il fallait avouer. Reprenant la bourse pour mieux la ranger contre sa ceinture, la remarque de l’homme derrière son comptoir eut tôt fait de faire réagir le chevalier qui le regarda aussitôt avec un froncement de sourcil. Attends un peu… Il n’avait quand même pas conseillé à Astéria de se prostituer pour avoir de l’argent quand même ? Au vus de la réaction de sa partenaire, il était évident que si et face à cela, le regard du blond se fit plus noir, plus meurtrier. Il avait presque envie de lui balancer la bourse sonnante en pleine face, de façon à lui calmer ses ardeurs à ce gros rustre. Mais il s’en ravisa. Inutile d’agiter plus le personnel qui semblait déjà en plein essor. Bien qu’il voulût vraiment lui faire ravaler ce rire et ce sourire satisfait il fallait l’avouer.

Retrouvant donc la sortie sans demander son reste, Leonnard se tourna alors vers la renarde quand celle-ci respira grandement, commençant à s’exprimer en lâchant des excuses. Posant une main sur sa hanche, le jeune homme essaya alors de calmer ses ardeurs, non sans vouloir exprimer ce qu’il pensait de tout cela. « Tu ferais… » Mais il n’eut pas le temps d’en placer une, qu’une voix sortie de nulle part s’écria en appelant la jeune femme et aussitôt, celle-ci se retrouva avec une masse rousse entourant sa taille, des lèvres se déposant sur la joue de celle-ci. Okay… Devait-il commettre un meurtre ou bien ? Regardant la scène d’un haussement de sourcil, l’air dépité, Leonnard n’arrivait à poser son regard ailleurs que sur le jeune homme. C’était qui lui ? Surtout qu’il semblait s’auto-proclamer prince de la jeune femme comme si de rien n’était et surtout comme si celle-ci lui appartenait. Normal quoi. Laissant son regard apathique vagabonder entre la renarde et le jeune homme, le chevalier attendit donc patiemment — du moins en rongeant son frein — les explications de la polymorphe, non sans remarquer l’expression que lui renvoyait le rouquin. Il était clair que celui-ci en pinçait pour son amante et qu’il ne semblait pas trop apprécier la présence du chevalier à ses côtés. Face à cela, Leonnard n’avait pu s’empêcher d’afficher un sourire narquois. Il le prenait pour son rival ? Sincèrement ? Il n’allait pas être déçus du voyage et quand la voleuse entama enfin les présentations, le blond eut enfin un nom à mettre sur cette tête rousse. Rick hein ? Il ne risquerait pas de l’oublier. « Je vois. Un vieil ami hein ? » Par provocation envers le jeune homme, Leonnard avait accentué les mots vieil et ami pour remettre le rouquin à sa place et par conséquent, lui rappeler son titre dans le cœur de la jeune femme. Bien sûr, tout ça avec un sourire hautain et arrogant, le genre de comportement qui faisait toujours grincer des dents ses interlocuteurs face à lui.

Alors qu’il laissa le soin à Astéria de faire les présentations, le chevalier porta alors son attention sur sa belle quand celle-ci s’arrêta. C’est ? Il était curieux d’entendre sa réponse concernant sa propre identité. Est-ce qu’elle allait dire la vérité ? Ou bien partir sur un mensonge ? Reposant sa main sur la hanche, Leonnard toisa alors le fameux Rick, décidée à jouer au même jeu que le jeune insouciant. « Je suis son preux chevalier, comme elle l’aime le dire. » Ton moqueur, tout en finesse comme toujours, sa franchise n’ayant pas vraiment de réserve, Leonnard n’avait pas vraiment envie de prendre des pincettes avec le jeune homme face à lui. « Donc dorénavant, si sa majesté pouvait éviter d’apposer ses lèvres baveuses sur elle, comme éviter de la retenir captive dans ses bras contre son gré, je lui serais… Reconnaissant on va dire. » Et vu l’air pas commode qu’il affichait, autant dire que ses paroles sonnaient comme des menaces bien que contrôlé. Et tout en joignant les gestes à la parole, il attrapa avec douceur le bras de la jolie polymorphe, pour la tenir un peu en retrait à ses côtés de façon à empêcher le rouquin de l’approcher aisément. S’il avait dû se retenir pour l’homme d’avant, il n’allait certainement pas se retenir pour celui-là. Même si celui-ci était un ami d’enfance.
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le 23/9/2018, 12:57

Leonnard préférait dormir à l'extérieur ? C'était compréhensible, même si un part d'elle-même pensait plutôt qu'il puisse déposer ses affaires histoires de ne pas s'embêter avec et les reprendre par la suite. Et une autre part songeait... Arriverait-il à se décrotter de ses parents sans soucis ? Oh. Certainement que oui. Cela rassurerait certainement son pauvre père, qui .. se rendrait compte que le lendemain matin que sa chère enfant n'aurait nullement eu pour idée de dormir bien sagement toute seule dans sa chambre, mais plutôt dans les bras d'un chevalier qu'elle se languissait tellement de revoir.

« C'était surtout pour ne pas t'embêter avec ton sac ! »

Ajouta-t-elle avec entrain, mais il était libre de chercher bien avant un endroit où dormir, les auberges en tout genre ne manquent pas dans la capitales, et sont souvent bien moins cher qu'à Cerulis de ce qu'elle en avait vu, du moins... Si l'on compare le quartier où elle l'avait entraînée et qu'elle avait l'habitude d'arpenter comparé à celui où Leonnard l'avait lui entraîné à lors de la fête. Ce n'était absolument pas le même monde, expliquant sans mal les étoiles dans les yeux que la demoiselle avait eut à ce moment-là. Là-bas c'était tellement grand, riche. Ici, cela respirait le quartier populaire comme il se doit. Mais Astéria n'était pas obligé de se déguiser en fausse humaine pour se balader au bras de son chevalier.

Mais trêve de bavardage inutile, après un remboursement en bonne et due forme qui s'est plus ou moins bien passé, comme d'habitude de toute façon, la demoiselle avait à peine eu le temps de s'exprimer, autant que son pauvre chevalier d'ailleurs, qu'une boule d'énergie orange qu'elle connaissait particulièrement bien trouva le moyen de débouler comme il se doit entre les deux amoureux, n'hésitant pas à mettre son grain de sel pour essayer d'infiltrer un semblant de distance entre les deux jeunes gens. Surprise par cette venue, la demoiselle en tout innocence repoussa sans la moindre méchanceté cet ami, qui était décidément de plus en plus collant au fil des années.. Plus qu'elle ! C'est dire ! Avant de se décider à le présenter à son amant qui.. les regardait avec un drôle d'air. De quoi lui donner d'avantage de raisons de se poser  la question sérieuse de : comment ai-je le droit de présenter Leonnard? C'est qu'ils sont un peu stupides ces deux amants, ils s'aiment, et ça se voit, et ils le savent, et agissent parfaitement comme un petit couple. Pourtant, aucune déclaration enflammée n'avait été réellement dite, Astéria avait elle-même eu du mal à simplement dire qu'elle l'aimait à sa cousine. Comme si définir cette relation était encore nouveau pour eux. Ah mais, ça l'est.

Aux mots cassant du chevalier, le jeune Rick laissa un air surpris filtrer ses traits, avant de les renfrogner de manière imperceptible, fixant alors le chevalier comme le ferait un chien qui se faisait piquer sa prise sous le nez par un autre plus gros. Il le cherchait en fait ? D'où se permettait-il de le prendre de haut pensa-t-il ? Certainement encore bercé par l'espoir qu'Astéria lui rende cet amour et ne chasse loin ce blondinet arrogant. Mais il ne se démonta pas et garda alors le sourire. Enfin... Jusqu'à ce que le dit arrogant ne se présente en tant que « preux chevalier » d'Astéria, d'après les dire de la concerné. Son regard se perdit sur la jeune femme qui semblait gênée par cette affirmation, ses joues se colorant légèrement. Avant de se la voir arracher de ses mains par cet énergumène qui la rapprochait de sa personne en.. il venait de le menacer de façon subtile ou bien il rêvait ? Les ronds, il se redressa pour paraître plus grand qu'il ne l'était, s'il nétait aps à plaindre en taille, en terme de carrure il n’égalait pas celle du chevalier, s'approchant d'un silhouette plus fine et agile qu'autre chose.

« O-oui. C'est mon preux chevalier. » Affirma alors Astéria sur un ton qui était d'une douceur désarmante, ou à croquer au choix. « Mon preux chevalier rien qu'à moi. »

Avait-elle ajouté en glissant timidement sa main dans celle de Leonnard, offrant alors un regard qui rendait certainement fou de jalousie le dit Rick, autant qu'il devait la trouver certainement juste... mais... Il est adorable ce sourire qu'elle lui offrait. C'est pas juste ! Il est temps pour lui d'essayer de regagner les faveurs de la belle en question ! Ignorant de ce fait l'avertissement de Leonnard.

« Pas besoin de le prendre sur ce ton. » Il essayait de dédramatiser. Et de présenter potentiellement Leonnard comme celui qui cherchait des noises, mais Astéria ne sembla pas le relever. Tss. « Mais princesse regarde ce que j'ai trouvé! » Fit-il en sortant alors de la sacoche un ouvrage à la couverture bleuté.
« Hm.. ? Anh ! Tu as réussit à le négocier ? Oh merci merci ! C'est trop génial, je te dois combien du coup ? » La demoiselle avait détourné un instant son attention de Leonnard, sautillant alors comme une enfant devant l'ouvrage qui se retrouva entre ses mains.
« Oh mais rien du tout je te l'offre, c'est parce que c'est toi princesse.~ » Fit-il avec fierté, non sans offrir un regard plein d’orgueil au chevalier.
« Tu es sûr ? Bon.. Je peux le mettre dans ton sac ? » Demanda-t-elle à son amant, le regard pétillant, visiblement ravie de cet objet qu'elle avait visiblement désiré, avant de se pencher pour le mettre dans ses affaires et ne pas s'encombrer les mains, qu'elle préférait garder disponibles.

On ne va pas le cacher, à cet instant, le regard de Rick dévia légèrement malgré lui sur les jambes naturellement dévoilée de la demoiselle quand elle s'affaira à ranger le dit ouvrage, jusqu'à ce qu'elle se redresse et ne lance alors en tendant la main dans sa direction, pour essayer certainement de l'éloigner du chevalier.

« Mais tu peux m'offrir un baiser pour me remercier ! Je mérite bien bien ça hein ? »

C'est en appuyant sur le je qu'il releva son regard vers Leonnard. En signe de défis, c'est qu'il avait du cran pour s'en prendre à la personne qui avait pourtant déjà conquis le cœur de la renarde. D'ailleurs, la tête qu'elle tira à ce moment-là démontrait pour une fois une chose. Quelque chose la dérangeait presque. Cette demande... Y avait-il réellement un semblant de jalousie entre les deux ? Son regard se leva vers son amant, plongeant alors ses yeux doré épris pour sa personne dans le sanguin des siens, pourtant, c'était lui qu'elle mourrait toujours d'envie de l'embrasser.
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le 23/9/2018, 16:00


Il n’avait pas envie de s’imposer chez les parents de la demoiselle. Non pas à cause de leur classe sociale, mais plus par respect de ses personnes qu’il ne connaissait pas encore. Après tout, il n’avait pas prévenu de sa présence à Aphreol à la renarde et de ce fait, il ne voulait pas perturber le quotidien de cette famille qui semblait bien avoir à faire comme cela. « On verra, tu sais il n’est pas si encombrant que ça, c’est l’avantage de se satisfaire de peu. » Des affaires de rechange, du papier de l’encre, en général, le jeune homme ne partait qu’avec le strict nécessaire de façon à ne pas être encombré de choses dont il n’avait pas besoin.

Si l’auberge pouvait attendre aux yeux de Leonnard, le remboursement des frais des médicaux lui, ne pouvait pas attendre et ce fut donc vers cet objectif que le jeune homme accompagna sa belle renarde à la clinique, où il fit la rencontrer d’un homme… À l’humour plus que douteux. Obligé de ravaler son ressentis contre cet individu, ce fut une fois dehors que le chevalier royal profita d’être seul avec sa compagne pour lui exprimer clairement sa façon de penser concernant le personnel de cette clinique, mais ce fut sans compter sur une autre apparition du nom de Rick. Si celui-ci était présenté et considéré comme un ami d’enfance aux yeux de la jeune femme, il était évident que le rouquin en pinçait fortement pour elle. Il suffisait de voir son comportement pour le comprendre. Et d’ailleurs à ce propos, le jeune homme ne manquait pas de toupet. Il fallait avouer, il avait un certes caractère, mais face à Leonnard, autant dire qu’il s’attaquait à la mauvaise personne. Usant d’un air narquois et hautain, le chevalier n’hésita pas à lancer les hostilités, ne prenant clairement pas de pincette envers ce jeune homme qui ne semblait pas apprécier le mordant du blond. Ce fut donc sans gêne que Leonnard se présenta en étant le preux chevalier de sa belle, usant d’un ton moqueur comme pour se moquer de cet homme qui se prenait pour son prince. Puis non sans lui adresser des menaces presque cachées, le jeune homme extirpa son amant des paluches gluantes de son rival, ne retenant pas un sourire narquois et provocateur quand la renarde confirma ses dires, ajoutant même un geste amoureux qui — il le voyait— faisait frémir de jalousie le roux. Mais malheureusement, ça n’arrêta pas le grand dadais, qui ne se découragea pas pour autant. Au plus grand bonheur de Leonnard…

S’il avait tenté de faire porter le chapeau au chevalier concernant ses dires d’avant, cela s’avéra sans résultat, mais ce fut quand il extirpa un livre de sa sacoche que la situation vira largement à son avantage. Présentant l’ouvrage à la renarde, celle-ci semblait comme conquise de cette acquisition, ne retenant la joie qui illuminait son visage. Intrigué —il fallait bien l’avouer— Leonnard jeta alors son regard sur le livre, se demandant de quoi celui-ci pouvait parler. Bien évidemment, la couverture du livre lui disait quelques choses, mais impossible de se rappeler où exactement. Était-ce chez lui ? Chez sa cousine ? Où l’avait-il lu lui-même lors de ses cours étant plus jeune ? Il était incapable de se rappeler, mais ce qui l’intriguait c’était de savoir comment le jeune homme avait-il pus l’acquérir. Est-ce qu’il était lui aussi un voleur ou bien ? Laissant ses questions en suspens, le chevalier préféra reporter son attention sous la scène qui se passait devant lui, écoutant les paroles de deux amis, non sans afficher une expression nonchalante. C’est qu’il semblait fier de son coup le saligaud, mais au fond, ce n’était qu’une peine perdue. Pas de quoi s’énerver pour si peu, surtout que très franchement, le chevalier ne se sentait clairement pas en danger face au rouquin. Il n’était qu’une sangsue de plus à ses yeux, une sangsue qu’il prendrait juste un malin plaisir à remettre à sa place.

Quand son amante se tourna vers le blond pour lui demander de ranger le livre dans son sac, Leonnard, hocha légèrement la tête en signe d’acceptation, bougeant son sac sur son autre épaule pour mieux présenter celui-ci à la demoiselle de façon à ce qu’elle dépose avec soin le sac à l’intérieur. Si au début, il regardait son amante faire pour s’assurer qu’elle s’en sorte, il changea aussi de cible pour constater que le jeune Rick était clairement entrain de mater les jolies jambes fuselées de son amante. « Besoin d’un coup de main peut-être ? » Oui il s’adressait clairement au jeune roux sans honte, et sans gêne, n’appréciant pas vraiment que celui-ci profite de la situation pour observer la jeune femme contre son gré. Alors oui, Astéria risquait peut-être de prendre ses paroles pour elle, mais ce n’était peut-être pas plus mal. Tant que Rick savait que cela lui était destinée, le reste il s’en fichait. Et au vus de son regard froid et meurtrier, ce rival ne pouvait pas, ne pas comprendre.

Quand la polymorphe eu finis sa tâche, Rick revint soudainement à la charge. Bras tendus envers la demoiselle, voix marquant une pointe de provocation. Le rouquin cherchait considérablement Leonnard qui l’observa alors d’un air las. Franchement ? Il n’apprenait rien de ses erreurs ? Il était débile ou quoi ? Soupirant longuement, le jeune homme regarda longuement la jeune femme, avant de se tourner vers Rick. Il allait vraiment finir par croire que le jeune roturier aimait se faire ridiculiser. « N’as-tu pas dit que tu lui offrais le livre un peu plus tôt ? C’est plutôt inconvenant et malappris de lui demander une forme de payement quel qu’il soit. Et surtout, un baiser ne se demande pas comme ça. » Oui il n’avait aucune honte à lui mettre le nez dans sa misère, rabaissant en même temps son comportement qu’il trouvait plus que limite. « De plus, un cadeau n’est pas censé être intéressé n’est-ce pas ? » Si tout cela ne suffisait pas à calmer les ardeurs du jeune homme, il ne serait plus quoi faire d’autres. Il n’y avait pas besoin de dessin pour comprendre que c’était couru d’avance si ? Il suffisait de voir le regard qu’Astéria adressait au chevalier pour comprendre à quel point elle ne jurait que par lui. « On y va ? Je pense qu’on à déjà perdu assez de temps si tu veux mon avis. » Le regard tourné vers sa bien-aimée, le jeune blond présenta alors sa main, de façon à l’inviter à attraper la sienne pour marcher ainsi. Puisque tout le monde avait l’air de vouloir l’approcher sans gêne, il était hors de question qu’il laisse d’autre encore le faire, et quel meilleur moyen de prouver qu’elle lui appartenait que se balader ainsi, main dans la main, comme le ferait n’importe quel couple.
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le 23/9/2018, 18:49

Si sous ses yeux se déroulait l'équivalent d'un combat de coq... Enfin.. Une tentative de combat de coq disons plutôt -au vu de la chance quasiment inexistante pour ce pauvre Rick d'espérer pouvoir y gagner quelque chose-, cela ne sautait pas aux yeux de l'adorable demoiselle qui voyait en ces deux hommes quelque chose de totalement différent. L'un était un ami, quelqu'un qu'elle connaissait depuis qu'elle est toute jeune et qu'elle adore alors suivre pour faire des bêtises ou simplement jouer ou plaisanter. Le genre de bon copain qui n'a à ses yeux aucune importance de s'il avait été un homme ou un femme. Et de l'autre le chevalier ronchon qu'elle affectionnait tout. Un homme qui lui apportait autre chose qu'une compagnie agréable, quelqu'un qu'elle souhaitait garder au plus près d'elle-même tout simplement, tant sur le plan physique que sentimental. Pourtant, c'est bel et bien ce qui se déroulait devant elle, deux hommes qui se fusillaient du regard à essayer de déterminer qui aurait le plus de valeur aux yeux de la renarde. Même si en réalité, on pourrait résumer ça à : Rick essaye d'assurer devant Astéria, mais Leonnard lui prouve avec une facilité déconcertante qu'il a déjà perdu.

Et c'est avec cette innocence qu'elle accepta ce cadeau qu'il lui faisait, bien décidé à apporter à son chevalier l'explication de quel était ce livre qui semblait tant lui faire plaisir. Au regard qu'il avait lancé à ce dernier, elle se demanda alors s'il le reconnaissait ou non, tout en rangeant alors ce dernier avec entrain dans le sac de son aimé puisqu'il acceptait bien gentiment qu'elle l'utilise. Les oreilles redressées, elle semblait sur le coup surprise de la question soudaine de Leonnard qui ne lui était pourtant pas adressée. Rick sursauta autant qu'il le fusilla du regard, gêné d'avoir été ainsi surprit.

« Hein ? Heu... Non.. ? »

Répondit-elle d'un air suspicieux en s'étant redressé. Plongeant son regard sur les deux jeunes gens. Elle était certainement un peu lente à la détente sur ce plan, mais elle eu la pensée subite qu'une jalousie sous-jacente était en fait présente à la demande de son ami Rick. Demande assez peu ordinaire en réalité. S'il ne se dérange pas pour l'appeler princesse, et se présenter comme son prince en lui sautant dessus comme le ferait deux copains, il était rare qu'il cherche à nouer des contacts à ce point avec la jeune voleuse. Et le regard qu'il lançait en coin à Leonnard lui fit mettre la puce à l'oreille. Fixant alors son grand dadais de chevalier qui n'eut aucun scrupule à le renvoyer aussi sec à sa place avec sa délicatesse légendaire qu'elle connaissait bien, et sur le fond, devait certainement affectionner. S'il n'avait pas tort sur le principe, elle cacha sa bouche avec sa main, se moquant en réalité légèrement d'eux. N'était-ce pas un peu fort ? Certainement n'avait-elle pas conscience de cette possible attraction qu'elle pouvait exercer, après tout, Astéria est une jeune femme désormais. Jeune, mais elle n'en reste pas moins une femme et en possède plus que largement les formes comme.. ils l'ont si bien remarqués.

Rick quand à lui, se retrouva fort décontenancé devant l'agressivité de Leonnard, et soudainement, il sembla comprendre quelque chose quand il évoquait : ce n'est pas ainsi que l'on réclame un baiser. Avec ce regard qu'elle lui lançait. Est-ce que.. ? Il fixa alors Astéria, et s'il lui cacha alors aussi sec sa tristesse, il tenta alors de se rattraper la face devant eux, haussant les épaules d'un air qui se voulait désinvolte. Si cela échappait à la jeune femme, Leonnard pourrait certainement voir alors cette déception et tristesse qui était perceptible dans le fond de ce regard. Cette impression qu'il ne pourrait gagner. Et de petit cœur amoureux qui brisé.

« C'est bon il n'y a rien de mal à ça, me regardez pas comme ça ! C'était pour plaisanter ! » En vrai, certainement regrettait-il de s'être montré insisté, certainement la présence du chevalier l'avait paniquer et agir différemment pour espérer aller plus vite. Pourtant Astéria, restait la même avec lui, elle était adorable, mais.. elle ne le voyait pas autrement que lorsqu'ils se son vu cinq ans plus tôt. « Ton..Petit ami chevalier est fort susceptible Astéria, c'est donc lui le chevalier que tu me cassais les pieds qu'il viendrait te voir ? J'pensais que tu m'avais inventé encore des histoires, mais tout compte fait, c'est bien vrai. »

Le visage d'Astéria s'empourpra à l'énonciation qu'elle avait parlé de lui, et ce de façon quelque peu insistante. Si elle ne l'avait pas fait avec ses parents, cet ami l'avait entendu fabuler qu'elle espérait alors qu'un chevalier vienne la voir. De quoi la rendre plus rêveuse encore aux yeux des autres. Mais il  ne semblait au moins pas renouveler de nouvel assaut, sa fierté écrasé.

« Tu devrais savoir que je n'invente rien Ricky ! »

Elle avait essayé de se reprendre, réconfortant le pauvre bougre d'un ébouriffant sa chevelure en bonne et due forme avant d'attraper la main de son chevalier avec le sourire, blottissant sa main dans la sienne.

« On a à faire en plus oui. Merci encore ! »

D'un geste de la main, elle avait alors tiré le jeune homme pour qu'elle le suive dans les rues, s'éloignant de ce pauvre Rick qui fixait alors le chevalier avec une lueur qui était un peu changé. Ce n'était pas juste de la jalousie bête qui l'envahissait mais une part de : mec j't'ai à l’œil. Chose qui ne devait pas tellement inquiéter le dit Leonnard, ce dernier à qui elle s'adressait, prenant la direction de la porte nord de la ville.

« Tu n'as pas reconnu ce livre ? C'est celui que j'ai entamé la lecture quand j'étais chez toi.. J'étais contente d'avoir trouvé le même dans la vitrine mais on m'a pas laissé entrer... »

Elle semblait un peu gênée devant cette aveux pourtant juste adorable. Elle reprit cependant vite du mordant, lui lançant un regard qui se voulait quelque peu.. taquin. Collant alors sa tête un instant contre son épaule.

« Alors c'est comment qu'on réclame des baisers mon preux chevalier ? »

Elle aurait pu simplement lui demander : tu étais jaloux ? Mais en vrai, elle avait peu peur que ce soit vrai. Et elle se sentirait bête parce qu'à ses yeux, Leonnard n'a aucune raison de l'être. Cependant, elle semblait à cet instant aux anges de pouvoir déambuler dans les rues en tenant le chevalier par la main, heureuse de pouvoir l'appeler ainsi.

« Si tu veux qu'on rende service à mes parents il faut rapporter de quoi manger. Je suppose que tu sais chasser ? »

On est loin de la balade romantique et fleur bleu dans un parc. Déjà la dernière fois elle avait trouvé le moyen de l'embarquer dans des courses en tout genre. Maintenant ? Elle lui proposait un tout autre type de sortie. Pour sûr. Si on demande à Leonnard d'épouser une donzelle, ce ne serait assurément pas une fille du genre d'Astéria.
Astéria
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le 24/9/2018, 22:12

Si Leonnard ne se sentait pas particulièrement en danger face au jeune Rick, il devait bien avouer que son comportement l’exaspérait plus qu’autre chose. Alors oui, le chevalier n’était pas du genre à se laisser faire, se montrant incisif et tranchant dans sa façon de s’exprimer. Ce qui ne devait pas arranger les choses, il est vrai, mais en même temps… Le rouquin n’avait qu’à pas se montrer aussi tactile avec sa renarde. Ni aussi lourd de sous-entendus et de demande farfelus. Alors oui, quand celui-ci réclama un baiser en échange du livre qu’il avait offert à Astéria, Leonnard lui dicta sa façon de penser, répondant sans honte à cette provocation que le jeune homme lui lançait. Il n’allait quand même pas le laisser continuer dans son délire tout de même. Alors oui, ce n’était pas une méthode des plus douce, ni des plus pédagogiques, mais au moins cela avait comme résultat d’enfin faire comprendre à l’incruste la réalité de la situation. Même s’il jouait la carte de la désinvolture, le blond pouvait voir cette profonde tristesse danser dans ses yeux, marquant la fin de cette idylle qui s’était construite jusqu’alors. S’il aurait été compatissant, sûrement que Leonnard aurait cherché à lui remonter le morale ou peut-être à le réconforter d’un regard désolé, mais il n’en fit rien. Au contraire même, son regard continuait d’être dur et nonchalant, témoignant qu’il se moquait bien des états d’âme du jeune homme. À la guerre comme à la guerre comme on dit. Et au fond, Rick ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même de ne pas avoir tout tenté pour faire Astéria sienne. Quand le rouquin s’exprima à nouveau, le chevalier royal ne pus s’empêcher de lever les yeux au ciel, sans ajouter le moindre mot. Pour une fois, il lui laisserait ce peu d’humilité qui lui restait, pas besoin de le briser plus. Se tournant alors vers son amie d’enfance, Rick continua donc son petit discours, mais cette fois-ci en parlant ouvertement du chevalier devant lui comme s’il n’était pas là. Si ce genre de choses était des plus malpoli, il avait eu le mérite de soulever quelques choses. Alors comme ça, la demoiselle attendait son venu depuis tout ce temps hein ? En entendant cela, Leonnard n’avait pus s’empêcher d’afficher un petit sourire amusé qui s’intensifia quand la demoiselle se mit soudainement à rougir face à de tel aveux.

Reprenant alors son sérieux, décidant qu’il était tant de mettre fin à cette rencontre, le chevalier invita sa jolie amante à prendre congés, indiquant qu’il avait perdu assez de temps comme cela. Quand la main de sa belle s’approcha de la sienne, il entremêla ses doigts au sien, se laissant tiré par la renarde qui semblait savoir ou se diriger dans la grande citadelle. Sentant un regard sur lui, le jeune blond se tourna alors vers Rick — qui était bien l’auteur de cette sensation — qui semblait lui adresser un dernier regard soulignant qu’il le surveillait. Face à cela, Leonnard haussa tout bonnement les épaules, reportant son attention sur son amante et sur le chemin qu’ils empruntaient alors. Elle semblait se dirigeait vers la porte nord de la ville, chose qui l’intrigua alors. Mais n’ayant le temps de se questionner là-dessus, la renarde reprit alors la parole, lui expliquant quel était le livre qu’elle venait d’acquérir. « Je me disais bien que la couverture ne m’était pas inconnu. Tu aurais du me le dire, j’aurais pu te le prêter ou même te le donner. C’est un livre que je n’ai plus ouvert depuis des lustres donc si cela pouvait te faire plaisir. » C’était vraiment dommage qu’elle ne lui en avait pas fait part, car à part prendre la poussière dans la bibliothèque, ce livre ne servait à rien, ce qui était plutôt triste quand on y pensait. Si le regard gêné de la demoiselle avait quelques choses d’adorable, son air taquin lui, lui rajoutait un petit charme en plus qui n’était pas désagréable à voir. Même si celui-ci ne présageait rien de bon. Alors qu’elle colla sa tête sur l’épaule du chevalier, Leonnard soupira alors quand elle lui posa la fameuse question du : comment on réclame un baiser. Malheureusement ses propos d’un peu plus tôt n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde, mais elle n’était pas non plus tomber sur le plus prude des chevaliers. Sourire en coin, l’air narquois dans son regard, le jeune homme avait juste légèrement tournée la tête vers elle, la toisant quelques peu avant de répondre. « T’aimerais le savoir hein ? Désolée, mais je ne fais de démonstration qu’au renarde qui sont sages. Ce qui n’est pas ton cas je le crains. » Après tout, elle n’était pas la seule à savoir taquiner quelqu’un et il n’allait sûrement pas se priver d’en faire de même.

Alors qu’il regardait autour de lui, pour trouver le lieu où il dormirait ce soir, le blond se tourna aussitôt vers la voleuse quand celle-ci lui indiqua qu’ils devraient rapporter à manger s’ils voulaient rendre service à ses parents. Ce à quoi, elle le questionna sur le fait s’il savait chasser ou non. Prenant un air de réflexion, Leonnard resta un moment pensif, essayant de rassembler ses souvenirs sur la question. Il avait déjà chassé oui, mais peut-être pas de la même façon que la renarde, il en avait bien peur. « Je ne sais pas si ta chasse à toi et la même que la mienne… Du peu que j’ai fait avec mon père, on était à cheval et c’était des chiens qui s’occupaient de traquer le gibier. De plus je ne pense pas avoir l’équipement adéquate pour cela, mais… Je vais quand même t’aider avec ce que je peux. » Il avait son épée, il avait son tome de magie, avec ça, il pourrait bien se débrouiller non ? « Tu penses pouvoir m’apprendre ? Pour une fois, c’est toi qui seras mon professeur. » Amusé par cette alternative, le chevalier se demandait si la demoiselle sera apte à le faire. Elle qui sous-estimait beaucoup ses facultés, pourrait peut-être prendre un peu plus confiance. Mais avant cela, il avait une chose urgente à faire. « Avant de foncer droit vers la forêt, j’aimerais pouvoir me trouver un endroit pour cette nuit de façon à déposer ça. Parce que bon, ça ne sera pas très pratique pour chasser. Si tu ne vois pas d’inconvénient. » Il fallait bien qu’il se débarrasse de cette corvée. Vus qu’il avait été viré de chez Adélise et qu’il ne voulait aucunement déranger les parents d’Astéria, il se devait de trouver une auberge. N’importe lequel, tant qu’elle se trouvait dans le coin et accessoirement si possible, non loin de chez la demoiselle.
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le 25/9/2018, 18:34

Ayant avoué que le livre que son ami d'enfance lui avait apporté était celui qu'elle avait brièvement entamé chez lui -avant de se faire attaquer par un chien tellement grand qu'elle était certaine qu'il aurai pu la gober-, la demoiselle laissa une mine surprise et un peu gênée lui échapper quand il lui indiquait qu'il aurait pu lui prêter ou lui donner. Se mordant la joue, elle n'osait pas avouer qu'elle n'y aurait pas songé, parce qu'elle aurait l'impression de vouloir lui piquer ses affaires à tout va. Même si en soit, ce n'est rien, alors à la place, elle préféra répondre la chose qui était aussi vrai que logique.

« Je.. J'avoue, je n'y avait pas tellement pensé... En fait je l'ai vu par hasard bien après mon retour. J'avais d'autres choses en tête quand je suis partie. »

Comme le fait qu'il allait lui manquer, qu'elle espérait qu'il vienne réellement la voir pour tenir sa promesse. Sans compter qu'au moment où elle l'avait lu chez lui, il n'en était absolument rien entre eux. C'était plutôt amical, certes, mais rien n'indiquait qu'ils s'embrasseraient le soir venu avec tant de passion. Et apprécieraient passer alors du temps dans les bras l'un de l'autre. Non, à cet instant, Leonnard était le gentil chevalier qui l'avait aidé à monté à cheval qui l'aidait à sortir d'ici en un seul morceau et elle... La renarde perdu à Cerulis par l'opération de la Déesse. Mais au vu de la curiosité d'Astéria et sa manie à essayer de lire plein de choses -même des choses qu'elle a du mal à comprendre- donnerait certainement bien encore l'occasion au jeune homme de redécouvrir le contenu de sa bibliothèque. Mais en attendant, revenons à la situation actuelle entre le couple, où visiblement, il était parfaitement normal de se taquiner. Elle ne pouvait pas le nier, elle l'avait cherché et avait commencé... Maiiis... Ce n'est visiblement pas la réponse de Leonnard qui l'arrêterait, s'étant même arrêté là non loin de la porte sur le bord de l'allée pour se planter devant lui et le dévorer du regard, son sourire en coin s'élargit. Sa main libre se posa sur son torse.

« Ah oui ? Et tu en connais beaucoup des renardes sages ? Que j'aille les voir. Parce que je me trouve qui plus est très sage. »

Ça c'était encore à voir, mais je suppose qu'il y a pire. C'est avec cet air quelque peu provocateur qu'elle le regardait droit dans les yeux, se radoucissant légèrement quand il était question de sage. Pourrait-elle réellement lui apprendre quelque chose ? Au fond, Astéria se disait qu'il se débrouillait certainement très bien seul s'il avait ce qu'il fallait. Mais ils feront avec, cela ne posera pas de soucis pour ramener un gibier, la demoiselle s'en sort toute seule, alors à deux, c'est mieux.

Elle se mordit tout de même la lèvre à l'évocation d'être son professeur. Une part d'elle avait envie de se montrer débrouillarde et de lui apprendre des trucs et une autre ne pu s'empêcher de se dire : et si je ratais ? Olala j'ai le trac je crois ! Mais qu'à cela tienne, elle le ferait, alors elle hocha la tête avant de se tourner pour pointer du doigt un amas plus loin à l'extérieur de la ville. Se trouvant certainement à cinq minutes à tout casser.

« J'essayerais alors. Tu vois ça ? C'est là-bas que je vis ! Du coup.. Je te propose cette auberge. » Fit-elle en pointant celle qui donnait sur l’embranchement qui était juste avant la sortie de la ville.  « Je te dirais bien qu'elle est pas mal, mais.. j'en ai aucune idée en fait. »

Fit-elle avec son sourire habituel. Attrapant la main de son amant pour le suivre dans cette auberge et juger s'il pourrait passer la nuit dedans. Elle n'était pas trop mal. Enfin.. C'est loin du confort qu'il pouvait avoir chez lui, ou même qu'ils avaient eu à l'hôtel après le feu d'artifice, mais certainement que l'on pourrait plus mal tomber. Laissant ce dernier régler tous les détails qu'il souhaitait pour pouvoir obtenir la chambre qu'il désirait et déposer ses affaires, c'est d'un œil curieux mais non moins attentif qu'elle le suivait, attendant sagement -vous voyez elle peut être sage- d'être à nouveau dehors en sa compagnie, délesté de ses affaires de voyages. Combien de temps pouvait-il rester ? Avait-il d'autres choses à faire ? Des questions qui lui effleurait l'esprit mais qu'elle se garda bien de poser, elle aurait largement le temps de le faire plus tard.

« C'est bon pour toi ? »

Demanda-t-elle avec entrain. Avant de l'entraîner avec le sourire jusqu'à l'extérieur. Semblant retrouver une aise nouvelle au fur et à mesure que ses pas l'éloignaient de la ville. Astéria adore la ville, et les bâtiments des humains, mais il faut l'avouer, elle avait un repère certain quand elle s'en éloignait qui n'était pas désagréable. Mais pour rien au monde elle ne voudrait retourner s'enfermer dans le village où elle est née. Simplement parce qu'elle n'aurait pas pu rencontrer Leonnard. En bordure de forêt, elle leva son index, comme pour se donner plus d'assurance en parlant.

« Bon, alors maintenant il va falloir être discret ! Quelle idée de laisser les chiens traquer ! Mais je suppose que tu n'as pas le même nez que moi. Mais tu peux facilement trouver des pistes quand même, on va commencer par-là ! »

Se mouvant avec agilité et grâce. Humant l'air à plusieurs reprise, la demoiselle semblait suivre alors son instinct, entre les arbres elle le sentait, quelque chose était passé par-là. Des pistes devaient être visible. Des traces de pas sur le sol. Peut-être des touffes de poil aux branches. Son regard en coin se posa sur son amant.

« Je peux t'assurer que quelque chose est passé par ici, et il n'y a pas si longtemps. »

Elle lui offrir un sourire tendre, Astéria n'était pas impatiente et en réalité, elle attendait même sagement qu'il se prenne au jeu de la chasse. Ce n'est pas ce qu'elle préfère faire, mais la renarde possède un talent dans ce domaine comme beaucoup de son espèce.

« N'hésites pas à me dire si tu n'arrives pas à remonter la piste. »

Son nez pourrait aisément retrouver la trace de cette bête. C'est un cervidé du peu qu'elle en voit et surtout sent. Mais après, elle n'en sait pas plus. Si c'est le cas, cela fera un bon repas, et permettrait même d'avoir de la réserve.
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le 28/9/2018, 00:55

Prêtant l’oreille aux explications d’Astéria, Leonnard n’avait retenu un léger sourire quand elle indiqua qu’elle avait eu autre chose en tête à ce moment, que de lui demander le livre qu’elle avait repérée. Intérieurement, le jeune homme se doutait de ce que la renarde avait en tête ce jour-là, et autant dire que les paroles de Rick un peu plus tôt lui donnait encore plus confirmation sur ses suppositions. « Je vois. » Il n’avait rien ajouté d’autre, gardant juste un fin sourire sur son visage. Sourire qui devint plus taquin quand la renarde se mit à le provoquer légèrement, demandant de quelle façon on pouvait bien demander un baiser. Jouant sur le même jeu que sa partenaire, Leonnard avait répondu sans attendre sur le même ton, usant de son côté joueur pour l’embêter un peu plus. Mais étant aussi joueuse, la renarde avait à son tour répliquée, usant cette fois-ci de ses charmes. Il fallait avouer ce petit regard, ce petit sourire et cette main sur son torse ne le laissait pas indifférent. Il fut presque tenté de vouloir lui montrer, après tout, de part ses gestes, n’était-ce pas ce qu’elle voulait ? « Mmh, peut-être bien. Va savoir, cela restera un mystère pour toi. Je vais attendre de voir si tu es aussi sage que tu le dis. » Tout en agrémentant ses mots, il avait profité du rapprochement entre leur deux personnes pour attraper le menton de son amante entre sa main, rapprochant légèrement son visage, avant de se dérober d’un sourire narquois. Elle était bien l’une des seules à avoir eu autant de mordant avec lui, à jouer au même jeu sans avoir peur de se brûlait. Ce qui la rendait bien plus unique encore aux yeux de Leonnard.

Reprenant leur sérieux concernant cette fois une question de gibier à ramener à ses parents, le chevalier exposa alors ses lacunes dans le domaine, s’amusant que pour cette fois, Astéria deviendrait sa préceptrice dans l’art de la chasse. Il devait aussi trouver un endroit où dormir, chose qu’il ne tarderait pas à trouver juste au vus des auberges qui parsemaient la ruelle. Considérant les réponses de sa belle qui lui montrait même de loin l’endroit où elle vivait, Leonnard observa alors la pension qu’elle semblait lui proposait. Elle semblait respectable, pile ce qu’il recherchait, même si elle semblait ne pas payer de mine vue comme ça, mais pour le blond, cela était largement suffisant. De toute façon, il s’était toujours contenté de peu en temps normal, malgré ses antécédents de nobles. Sa main dans celle d’Astéria, ses pas pénétrant dans la bâtisse, le jeune homme ne mit pas longtemps à se décider, prenant ce qu’on lui proposait sans broncher, tout en profitant de cette aubaine pour déposer ses affaires dans sa nouvelle chambre, emportant avec lui, un tome de magie et une épée pour la nouvelle aventure qui l’attendait. « C’est bon pour moi. Je laisse ma chère princesse me guider dans son élément. »

Et ce fut ainsi qu’il se retrouva au dehors de la ville en compagnie de son amante, se baladant parmi la flore que leur offrait la forêt voisine. Prêtant attention aux paroles de sa préceptrice, Leonnard s’était mis à sourire légèrement en écoutant ses remarques, décidé à l’observer pour apprendre plus en détail les méthodes de chasse de sa chère princesse. « Je n’ai clairement pas le même nez que toi ça c’est sûr. C’est pour cela, je m’en remets à toi. » Si pour d’autres, ce moment aurait été des plus déplaisant pour passer un moment avec sa douce, pour le chevalier royal, il l’était des plus enrichissants. Jusqu’ici, il n’avait jamais vraiment pus voir la voleuse à l’œuvre, aussi, il était plutôt curieux, mais aussi quelque part enthousiaste à l’idée de découvrir ce côté-là d’Astéria. Se mouvant avec une facilité déconcertante, le blond devait bien concéder qu’il n’était pas aisé de suivre ses traces. Il n’avait pas son agilité, mais arrivait quand même à se déplacer sans faire trop de bruit. Observant la piste que la jeune femme venait de découvrir, Leonnard déposa avec lenteur ses doigts sur les traces qu’avaient laissés l’animal, ses doigts se frottant alors l’un contre l’autre, comme pour déterminer l’humidité de la terre. Elle semblait fraîche, confirmant alors la théorie de l’instinct de sa belle. « Je ne pourrais pas te dire exactement, mais je dirais que ça fait un moment que la bête est passée par là. Par contre, je n’arrive pas à déterminer s’il s’agit d’un cerf ou d’un jeune sanglier… » Grattant un peu la terre, l’apprenti chasseur, essayait de détailler l’empreinte plus en détail, cherchant un indice qui pourrait lui permettre d’identifier leur cible. Ne constatant par de marque sabot extérieur, le regard sanguin du chevalier se releva sur sa partenaire de chasse, l’air sérieux. « C’est un cerf, et apparemment il serait parti en direction du nord-ouest. Est-ce que tu confirmes ? » Même s’il n’en n’avait pas l’air, le chevalier n’était pas très sûr de lui, ne se basant que sur ce qu’il avait entendu parler dans les livres ou récit qu’il entendait à droite à gauche. C’était cette connaissance qui lui permettait d’avoir quelques pseudos notions, bien que très sincèrement, il ne savait si cela s’avérait aussi efficace.
Leonnard
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le 28/9/2018, 23:00

C'est que Leonnard prenait cette vilaine manie à lui refuser des baisers, ou plutôt à la tenter très fortement tout en se dérobant, toujours pour la frustrer un peu plus. Dans un sens, ça marchait, mais dans un autre... Elle ne pouvait pas le nier, elle l'avait carrément cherché sur ce coup-là. Et ne pouvait que le prendre à la rigolade, avec un sourire en coin même. Astéria trouvera bien l'occasion de se venger contre son chevalier moqueur. En réalité, la demoiselle appréciait cette facette de lui, c'était une évidence. Heureusement pourrait-on dire, il y aurait quelques soucis sinon. Mais elle aimait le voir taquin, et essayer de lui rendre la pareil. Comme si elle se disait qu'elle arriverait à inverser la situation plus tard pour l'ennuyer. Qui aime bien châtie bien. Je crois que c'est parfaitement valable entre les deux. Ce n'est pas comme si ce n'était pas mignon dans un sens.

Mais trêve de mièvrerie et de yeux doux, maintenant que le jeune homme avait une chambre ou passer la nuit et poser ses affaires, il était paré pour suivre alors la demoiselle pour sa première chasse en sa compagnie. Surprise de le voir revenir avec un livre accroché à lui -comptait-il faire de la lecture..?- la demoiselle se garda bien de poser toute question sur ce dernier sur l'instant. Préférant se préoccuper de le guider comme il se doit jusqu'à la forêt qui se situait non loin de la ville, où elle s'était déjà rendu des dizaines de fois, quand elle ne se rendait pas plus loin. Pour entamer alors ce qui semblait être un cours de chasse ? Astéria n'était pas certaine de pouvoir lui apprendre quelque chose, certainement savait-il déjà des choses de part son propre père et son expérience. Et la demoiselle était fortement favorisé par sa nature qui rendait la chasse quelque peur différente de celle des humains. Si ces derniers devaient se contenter d'une piste -efficace tout de même- à remonter, l'odorat de la jeune femme lui offre tellement plus de facilité, sans compter son ouïe capable de percevoir des choses qu'un humain ne percevra pas, ou alors très mal. Et sa forme lui offrant des crocs naturellement aiguisés, et une rapidité capable de rivaliser avec certaines bêtes. Oui. C'est assurément différent. Mais de le voir ainsi se prendre au jeu avec sérieux lui fit battre son cœur. Elle se surprit même à le regarder ainsi avec tendresse alors qu'il tentait de pister le cerf qu'il pensait avoir trouvé en ces traces sur le sol sous les conseils de la jeune femme. Cela lui rappelait ce que son père avait dit une fois... Quand il lui racontait ses parties de chasses avec sa mère, et à quel point cela les avait rapproché. Avait-elle dont le droit de partager ce genre de moment aussi avec Leonnard ? Souriante face à ce constat pourtant tout bête, la renarde se plaça aux côtés de son preux chevalier qui s'était lancé pour donner sa théorie sur ce qu'il avait trouvé.

Baissant son regard un instant sur les traces pour constater ce qu'il avait vu, elle releva son regard doré sur lui dans la foulé.

« Exactement. D'ailleurs, regarde. »

Elle s'était relevé pour rejoindre en quelques enjambés un arbre, une légère marque était visible dessus.

« C'est un mâle, ses bois se sont frottés à cet arbre. »

Humant par pur réflexe l'air, comme pour essayer d'imprimer dans son nez l'odorat de la proie qu'ils devaient traquer.

« Je te suit du coup ! »

Elle lui offrit un sourire, déterminé à le laisser alors remonter la piste, et trouver sur sa route les indices qui pourraient l'aider à affiner la direction dans laquelle l'animal semble être partit. L'odeur se fit plus forte, la piste remontait, ils se rapprochaient pour sûr. Lui attrapant la main pour attirer son attention, la demoiselle pointa du doigt une écorce brisé tombé devant un arbre, un trou était visible, l'arbre semblait abîmé.

«  Regarde, visiblement, il a faim, je pense qu'il est partie dans un endroit dégager pour se mettre autre chose que de l'écorce sous la dent. Cela le rendra plus facile à repérer, mais il sera également plus aux augets. » Elle resta planté là un instant, avant de se tourner vers lui, et lui lâcher la main. « Je te laisserais décider de notre plan d'action, puisque nous sommes deux, autant en profiter pour se coordonner. »

Elle le sait très bien, c'est souvent plus efficace de chasser à plusieurs. Jamais il n'a été question de chasser avec un humain, mais il faut bien une première à tout non ? Et comme pour appuyer ses dires, la demoiselle ferma un instant les yeux, laissant alors le pouvoir de sa pierre accrochée à sa jambe briller, pour l'envelopper et laisser apparaître une renard au pelage noir. Sa tête arrivait à la taille du jeune homme, son regard était en réalité exactement le même que sous sa forme humain. Une part d'elle-même ne pu s'empêcher de se demander si cela le dérangerait de la voir ainsi ? N'est-ce pas troublant pour un humain de voir une personne que l'on aime se transformer ainsi ? Pour elle, c'est habituel, mais pour eux...

Avançant à pas de loup, sa force visible de part ses muscles ne semblaient en aucun cas affecter l'agilité déconcertante qu'elle possédait, progressant alors en silence à ses côtés, pour finalement déboucher sur la clairière que le jeune homme trouva finalement en remontant la piste de plus en plus fraîche. L'animal était là, au loin en train de brouter, non sans regarder autours de lui de temps à autre. Le ventre couché sur le sol, la renarde tourna la tête vers Leonnard, sa voix s'élevant vers le jeune homme, assez doucement pour ne pas se faire entendre.

« N'oublie pas les erreurs à ne pas commettre. Dans quel sens vient le vent ? Il pourrait te sentir. As-tu une idée ? Je peux t'affirmer deux choses me concernant. Je cours plus vite que lui,  mais si la course s'éternise, il me devancera, il est bien plus endurant. Je peux le renverser, voir lui attraper la gorge sans soucis, en revanche je ne peux pas le tuer rapidement et il se débattra assurément. »

L'animal est trop gros. Sa bouche garnit de croc est impressionnante, mais la peau de ce vieux mâle est solide. Astéria suivrait alors ses indications, il avait toutes les cartes en mains pour déterminer quelle serait la meilleure façon pour eux d'attraper leur gibier. Quelle rendez-vous amoureux original.
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le 3/10/2018, 16:25

Prenant l’activité avec Sérieux, Leonnard analysait au mieux les indices qui se trouvaient sous ses yeux, écoutant même avec soin les recommandations et leçon de sa partenaire qui semblait apprécier ce petit moment en tête-à-tête. Ainsi donc, ils étaient face à un mâle et tout en s’approchant de l’arbre, le chevalier observa longuement celui-ci pour détailler les démarcations présentes sur l’écorce. Au vu de la taille et de la séparation des marques, cela devait être un grand cerf, peut-être même d’un certain âge. Du moins, c’est ce qu’il en avait conclu de part ce tronc abîmé, mais il n’avait pas de doute concernant ses suppositions. Observant à présent la renarde qui semblait humer l’air, le blondinet lui afficha un fin sourire avant d’ouvrir une marche discrète en direction du nord-ouest. Si le regard sanguin du jeune homme semblait se concentrer sur l’horizon, il baissa de temps à autre son regard en contre bas, de façon à trouver de nouvelle empreinte qui lui permettrait de mieux traquer la bête. Si Astéria pouvait sentir l’odeur de l’animal, Leonnard lui ne pouvait que s’en remettre à son instinct, son ouïe bien que diminué par rapport à la polymorphe, et ses piètres connaissances qui semblaient le mettre sur la bonne voie. Ce fut quand sa belle lui prit la main que le jeune homme s’arrêta alors, suivant des yeux le sujet qu’Astéria lui indiquait du bout des doigts. Elle avait clairement des connaissances dans ce domaine, mais en même temps, quoi de plus normal pour une polymorphe ? Elle était bien plus en communions avec la nature que lui et de ce fait, devait connaître bien plus facilement les habitudes de son gibier qu’un vrai chasseur. « Je vois… Laisse-moi quelques minutes, le temps que j’explore plus en détail notre environnement. Je te confierais le plan, le moment venus. » Car pour le moment, il ne savait pas encore à quoi s’attendre et chaque détail comptait à ses yeux. Si le cerf était âgé, il pourrait plus facilement l’épuiser, dans le cas contraire, s’il était encore assez jeune, il faudrait miser sur autre chose. Encore fallait-il savoir quoi.

Remarquant une lumière briller dans son sillage, Leonnard observa alors sa belle voleuse se transformer en un grand renard noir, celui-là même qui s’était jetée sur lui un peu plus tôt. Si son regard doré semblait être le même, il fallait avouer que physiquement, elle n’avait plus rien d’humaine, ce qu’il fallait avouer soulevait une part d’admiration chez le jeune homme. Il s’était toujours questionné concernant les transformations de ce peuple, et bien qu’il sût comment cela fonctionnait, cela l’intriguait toujours autant. Dans le cas de sa partenaire, seule une pierre pouvait lui permettre de se transformer à l’instar des laguz qui ne semblait pas avoir besoin de cet édifice pour arriver à ce résultat. C’était un véritable mystère à ses yeux, et le jeune homme se demandait si Astéria serait capable de lui expliquer. Mais pour le moment, il préféra laisser ses questions de côtés. Il était ici pour chasser, pas pour étancher sa curiosité.

S’avançant alors avec sa partenaire sous forme animal à ses côtés, le duo ne tarda pas à remonter la piste du gibier sans réel soucis, débouchant alors sur une clairière ou le jeune cerf semblait se rassasier à son aise, non sans montrer une certaine méfiance à être ainsi à découvert. Analysant les alentours tout comme sa cible, Leonnard étudia intérieurement chaque possibilité qui s’offrait à lui, écoutant alors attentivement les dires de sa belle, sans détourner le regard de son objectif. Elle était plus rapide, mais risquait de s’épuiser plus rapidement que le cerf si cela s’éternisait. Une attaque de front ne ferait que l’inciter à se débattre pour défendre sa vie. De plus, au vus de la robustesse de l’animal, un coup de mâchoire à la gorge ne suffirait sûrement pas à le tuer d’un coup net comme elle semblait lui indiquer. Alors… Quelle alternative avaient-ils ? « Hum… Je n’aurais pas le temps de m’approcher avec mon épée. Il sera trop rapide, même si tu arrives à l’attraper. Il va falloir réfléchir à un autre plan d’attaque. » Croisant les bras, le jeune blond tourna le regard autour de lui, constatant alors qu’un creux sous forme d’un petit ravin se trouvait non loin de leur terrain de chasse. « C’est bien un fossé qui est là-bas ? » Comptant sur le regard affuté de la polymorphe, le jeune homme attrapa alors son livre, ouvrant celui-ci et feuilletant quelques pages, avant de se tourner vers la renarde avec un léger sourire. « Il m’a l’air assez profond, et il va nous être utile. Voilà comment on procède. Tu vas inciter le cerf à se diriger là-bas. Il prendra de l’élan et essayera de sauter pour atteindre l’autre côté. Moi je vais me tenir là-bas et dés qu’il prendra de l’élan, je lancerais un sort pour le stopper et le faire tomber. Le temps qu’il se remette de sa frayeur et de prendre conscience de ce qu’il lui arrive, devrait nous permettre de l’avoir et de l’achever. Qu’est-ce que tu en penses, ça le fait pour toi ? » La peur devrait pouvoir le déstabiliser assez pour lui faire rater son saut, alors quoi de mieux qu’un sort de foudre pour permettre à ce plan de réussir. Attendant donc l’aval de la demoiselle, Leonnard n’aurait plus qu’à s’éloigner pour se tenir en positon. Prenant soin de n’oublier aucune recommandation de sa chère et tendre, il se positionnera dans le sens contraire du vent, son tome ouvert prêt à lancer l’incantation le moment venu.
Leonnard
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le 4/10/2018, 20:21

Laissant le jeune homme prendre ses marques, la jeune femme se montra d'une patiente presque nouvelle. En cet instant, elle semblait presque différente de l'image qu'elle renvoie habituellement. Quand on croise Astéria, on remarque qu'elle réagit comme une jeune fille surexcité et un peu crédule sur les bords, à être fasciné par tout  et n'importe quoi, vouloir tout faire tout le temps. C'est un peu de cette façon que le pauvre chevalier s'est retrouvé à participer à la fête des amoureux contre son grès. Ce n'était au final pas une mauvaise choses, mais certainement les choses auraient pu être plus simple si elle n'était pas comme une enfant candide qui tenait absolument à tout essayer en permanence. Mais là, elle était parfaitement calme. On pourrait même dire qu'elle était parfaitement maître de ses mouvements, et cela était encore plus visible depuis que la kistune revêtit sa forme animal. Ainsi, elle semblait bien plus sûre et sage à dire vrai. Certainement par ce que ses traits de visages encore fins n'étaient plus visible. Pistant avec dextérité le cerfs, et laissant le jeune homme le faire par lui-même, l'observant d'un œil avisé mais non moins doux. Maintenant que leur proie était dans leur ligne de mire, il fallait un plan d'action, plan qu'elle laissait alors entièrement au jeune homme. Non pas parce qu'elle n'était pas capable de le faire, on peut lui reconnaître une certaine débrouillardise, mais elle préférait alors expérimenter la chose avec lui, et le laisser décider du rôle qu'il souhaitait jouer, étant elle-même plus à même de s'adapter à ses idées.

Le regard planté sur lui, attendant qu'il se décide après réflexion, la renarde se hissa alors légèrement sur ses pattes discrètement pour observer ce qu'il lui indiquait. À nouveau ses quatre pattes sur le sol, elle secoua alors la tête.

« Oui c'est un fossé. »

Répondit-elle avec une pointe de curiosité. Avant de se demander réellement une fois de plus, pourquoi avait-il se livre ? Qu'est-ce que c'est ? N'étant nullement experte dans le domaine de la magie, la demoiselle ignore alors qu'ils utilisent ce genre de tome pour manier divers éléments comme bon leur semble, cela la dépasse totalement. C'est peut-être pour ça qu'elle n'eut pas de réponse immédiate à l'idée pourtant parfaitement faisable du jeune homme. En fait, il avait là tout de suite une renarde planté devant lui, à le regarder soudainement avec un intérêt, une curiosité même qu'il lourait aisément transposer sur sa forme habituelle. Oui. Astéria était littéralement en train de sautiller dans sa tête, mais pour rester discrète sa queue touffue s'anima alors de droite à gauche. Parce que... Bon sang. Leonnard sait faire de la magie ? Pour de vrai ? On pouvait le voir, sa gueule s'était soudainement ouverte, et un bruit en sortit, un léger glapissement suivit de sa voix voix qui s'est élevé avant de s'arrêter sur le champ.

« Ah t-... Oui... Oui d'accord ça me convient, je vais alors attendre que tu ais le temps de t'y rendre et je me charge de l’amener là-bas. »

Elle avait finalement retrouvé un semblant de calme. Je dis bien un semblant, parce qu'il était évident qu'elle avait qu'une envie, l'entendre parler de cette histoire de magie. Mais elle n'avait guère le temps de s'attarder là-dessus. Le cerf était là, mais il n'y resterait pas, il fallait donc en finir. Du coup ? Eh bien, elle se positionna. Ainsi à ras du sol, le regard alors tourné dans sa direction, pour attendre qu'il se prépare. Ce n'est que lorsqu'il fût totalement hors de son champ de vision et donc caché, que la demoiselle se concentra à nouveau sur l'animal. Une respiration... Et on se calme. La renarde devait rester parfaitement maître d'elle-même et donc calme, auquel cas le cerf la repérerais trop tôt et elle ne pourrait le guider au bon endroit. Le corps restant alors à ras du sol, usant alors des herbes les plus hautes à certains endroits pour progresser, la renard avançait à pas feutré. Réduisant alors la distance entre elle et l'animal, assez lentement pour ne pas faire de bruit, mais assez rapidement pour qu'il ne la voit arriver de trop loin. Une fois à une distance de plusieurs mètres raisonnables, la demoiselle se tassa sur ses pattes, pour s'élancer alors à toute vitesse dans sa direction. Le cerf réagit sur le champ et fuit à toute vitesse dans la direction opposé. Accélérant pour l'empêcher de fuir dans la mauvaise direction, c'est avec de grandes et légères foulées qu'elle lui courrait après. Arrivant même à réduire la distance entre eux. Peut-être aurait-elle pu essayer de sauter sur ce dernier pour le faire chuter, risquant alors de le rater et de chuter seule et de se faire distancer. Mais puisqu'elle était accompagnée, elle se garda alors ce genre d'idée pour simplement le pousser jusqu'au fossé. Le cerf était rapide, et agile, il se prépara à passer cet obstacle certainement sans le moindre effort. Du moins, jusqu'à ce que la foudre ne lui tombe sous le museau, lui arrachant alors un cri de détresse.

Son corps pivota en même temps qu'il était en train d'accéléré, cherchant à faire demi-tour alors qu'il était en pleine accélération pour sauter dans la seconde qui suivait. Oubliant qu'un renard était en train de lui courir après. Il n'eut de toute façon pas le temps de s'arrêter, ou de réaliser ce qu'il lui arrivait, ses pattes arrières se retrouvèrent attirés par le fossés, luttant pour ne pas tomber au fond. Tout se passa très vite, Astéria ne perdant nullement de sa vitesse -quand bien même ses oreilles s'étaient couchés de surprise devant l'éclair- sauta sans la moindre hésitation sur l'animal pour le faire chuter jusqu'en bas, dégringolant alors avec ce dernier jusqu'au fond. Une fois le fond atteint, elle se rua immédiatement sur l'animal qui se débattait tout seul, l'air totalement perdu, et incapable de réagir de façon logique pour fuir. Ses crocs se plantèrent dans sa gorge, provoquant des sursauts sur l'animal qui n'eut sur l'instant même pas la présence d'esprit de se débattre comme il faut. Il gesticulait au hasard, tandis qu'Astéria ne lâchait pas prise, usant de son poids plus conséquent pour s'appuyer contre son cou et le gêner dans sa reprise de conscience.

« Leon ! »

Hurla-t-elle à son chevalier, comme pour indiquer l'aide qu'elle attendait de lui. Incapable de tuer rapidement un si gros animal. La lutte aurait été longue, voir même dangereuse si elle avait été seule. Pas impossible, mais loin d'être aisé. Mais il était là, et il pouvait l'achever bien plus vite qu'elle ne pourrait le faire. Et ce n'est que lorsque l'animal perdu rendit son dernier souffle qu'elle daigna alors relâcher la pression de sa mâchoire sur ce dernier. Le souffle court,  la renard renifla alors le museau désormais sans vie de l'animal, avant de se redresser la langue pendante par l'effort.

« Alors c'était comment ? Tu es un bon chasseur.. pour un débutant. »

Tenta-t-elle alors sur un ton d'humour, tandis que sa bouille de renarde laissa place à sa bouille d'humaine avec un sourire en coin. Assise sur le cadavre encore chaud du cerf, c'est le souffle court qu'elle passa sa main sur sa bouche, affichant une mine malgré elle embarrassée tout en se redressant.

« On ne peut pas dire que ça fasse très princesse comme attitude. »

Les cheveux en batailles, une tâche de sang fraîchement étalée sur son bras droit. Voilà donc le visage des gens comme eux. Du pourquoi on les voit souvent de façon différentes. Parce qu'un humain ne se jette pas à la gorge d'un animal pour tenter de le vider de son sang. Elle essaya de se reprendre, tortillant ses cheveux autour de son index.

« On ferait un malheurs si tu avais tes armes pour la chasses assurément... Tu.. … Mais... Tu es magicien en fait ? Combien de talent me caches-tu donc chevalier, il faut que tu me montres tout ça c'était.. impressionnant. »

Oui elle l'avouait. Cela l'avait impressionné. Cet homme... Il savait tellement de chose, déjà à l'époque Astéria le regardait avec admiration quand il lui avait apprit à monter à cheval, mais là, c'était une admiration toute nouvelle qui l'habitait. Elle se mordit la lèvre sur l'instant sans s'en rendre compte.
Astéria
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