Le chevalier et la renarde [PV : Leonnard]

le 6/10/2018, 15:52

Comme tout bon soldat, il avait appris l’art de la tactique. Et ce fut donc en prenant en compte son environnement, qu’un plan se fut dans son esprit, une ébauche qui leur donnerait sûrement un avantage considérable face à la vitesse et l’agilité de leur proie. S’assurant auprès de sa renarde qu’un fossé se tenait bien non loin d’eux, Leonnard exposa donc son piège, attendant donc l’aval de sa partenaire à poil pour mettre celui-ci à exécution. Sur le coup, il devait avouer, il n’avait pus s’empêcher d’afficher un air de surprise quand il constata les agissements d’Astéria. Elle semblait soudainement agitée, enfin du moins, c’est ce qu’il interpréta au vu de sa queue agitée et de son expression qui semblait être animée d’une curiosité nouvelle. Qu’est-ce qui avait bien pus attiser ainsi son intérêt ? Hésitant à lui poser la question, le chevalier préféra néanmoins laisser cette impression de côté, pour mieux se concentrer sur leur objectif principal. Ce fut donc avec un fin sourire qu’il accueillit l’accord de la demoiselle, hochant la tête d’un air décidé, avant de partir aussi discrètement que possible vers sa position. Cherchant un pan de terre qui lui permettrait de passer de l’autre côté du fossé, Leonnard chercha du regard un endroit susceptible de le cacher, tout en se mettant dans le sens contraire du vent, pour éviter toute fuite de sa présence sur les lieux. Ouvrant son tome, il feuilleta rapidement son livre à la recherche d’un sort rapide, mais à la fois impressionnant. En position, le jeune homme n’avait plus qu’à attendre que sa chère et tendre mène le gibier jusqu’à lui. Si cela l’embêtait quelques peu de lui laisser tout le boulot, il restait aussi logique. Il n’avait pas son agilité, ni sa stature et même s’il était un homme de combat, il aurait été futile, voir inutile qu’il pourchasse le cerf à la force de ses jambes. Jamais il n’aurait pu égaler un animal aussi vif, même avec la meilleure volonté du monde. Mais au moins, il pourrait l’aider à effrayer la bête, assez pour perturber celle-ci et la déstabilisé. En combat, comme à la chasse, la moindre faute d’inattention pouvait s’avérer mortelle, et l’animal sauvage allait l’apprendre à ses détends.

Gardant un œil sur l’avancée de la bête, le chevalier commença alors son incantation quand le cerf s’approcha enfin de lui. Un sceau se créa alors sous ses pieds l’illuminant quelques peu comme attendant le signal de son lanceur. Quand l’animal s’élança, le jeune homme fit de même, laissant alors le sort s’écouler hors de ses veines pour se matérialiser hors de sa main. Ce fit avec une détonation fulgurante que l’éclair s’abattit sous le nez du cerf, effrayant la pauvre bête qui ne s’était sûrement pas attendu à cela. Perdant son équilibre, l’animal ne put se rattraper pour s’enfuir, et telle la loi de la gravité, son corps le vit chuter vers le bas, ce qui donnait une bonne ouverture à la renarde pour attraper sa proie. Rangeant aussitôt son livre pour sortir son épée, Leonnard s’élança aussitôt dans le fossé, son regard devenant étrangement plus froid, comme plus sérieux que d’ordinaire. Ce même visage qu’il abordait lorsqu’il se battait sur un champ de bataille ou la mort était la seule option. Sans même prêter attention à l’appelle de son nom, le jeune homme se fit glisser en contre bas, son épée s’enfonçant alors dans l’abdomen de l’animal qui traversa sans vergogne l’épiderme de celle-ci, pour lui ôter plus rapidement la vie. Si l’animal eu quelques spasmes et s’agita pendant quelques secondes, il ne tarda pas à s’immobiliser, son sang s’écoulant, signe que la vie n’était plus. Posant son pied contre la carcasse du cerf mort, Leonnard retira alors son épée du corps, essuyant celle-ci contre un pan de tissu avant de la ranger sagement dans son fourreau, son regard se tournant alors vers sa partenaire qui avait peu à peu repris forme humaine. « Mouvementé je dirais, mais pas inintéressant. » Reprenant enfin son air nonchalant, le jeune homme profita enfin du calme et du retombé d’adrénaline pour enfin s’adosser contre l’amas de pierre derrière lui, un fin sourire moqueur se dessinant sur ses lèvres face à la remarque de la demoiselle. « C’est sûr qu’on voit rarement les princesses chasser ainsi. Mais comme tu es une princesse sauvageonne, ce n’est pas déconnant. » Chevalier ingrat un jour, chevalier ingrat toujours, n’est-il pas ? Et de toute façon, elle aurait été bien malheureuse sans ses remarques de son cru.

S’approchant alors de la polymorphe, Leonnard se pencha légèrement vers elle, ses mains s alors dans ses cheveux pour les remettre légèrement en état. Admirant le visage de sa belle, son regard fut aussitôt attiré par la tâche de sang sur son bras. S’était-elle blessée par inadvertance ? Alors qu’il allait lui poser lui poser la question, la jeune femme le coupa court dans son élan. Fière de leur performance, elle ne tarda néanmoins pas à souligner les qualités de mage de son amant, son regard se remplissant d’admiration à son égard. Ce qui le gênait légèrement il fallait bien avouer. « Ça n’a rien d’exceptionnel. Ça fait partie de l’éducation que j’ai eu étant plus jeune. Mon père tenait à ce que je sois polyvalent. Donc j’ai appris la magie en plus de l’épée. » Quand il repensait à ses vieux souvenirs, il ne pouvait s’empêcher de ressentir un sentiment étrange. Quelques parts, il en voulait à ce vieux con de l’avoir ainsi martyrisé pour faire de lui un être d’exception, mais il lui était aussi quelques parts reconnaissants, car c’était grâce à cela, qu’il pouvait s’en sortir aussi aisément, qu’importe la situation. Chassant les vieux souvenirs pour reprendre le fil de la conversation, ce fut cette fois avec un sourire provocateur que Leonnard toisa alors son amante, son visage se rapprochant du sien, comme pour la gêner plus facilement encore. « Concernant certains de mes autres talents… Je peux te dire que je n’ai pas finis de t’impressionner. » Se reculant d’un air amusé, il fallait avouer que la renarde lui avait tendue une perche en or. Il aurait été dommage de passer à côté. Lui qui était joueur, n’allait certainement pas passer à côté d’une telle opportunité, surtout si cela pouvait la déstabiliser. Mais reprenant son sérieux, le jeune homme attrapa avec douceur le poignet du bras en sang de sa renarde, son regard se plonger dans le sien. « Tu t’es blessé ? Ou c’est le sang de l’animal ? » Il n’osait pas vraiment y toucher, de peur de toucher une plaie à vive s’il ne faisait pas trop attention. Si la jeune femme était bel et bien blessée, il faudrait nettoyer la plaie de façon à ce que celle-ci ne s’infecte pas. Quitte à partir à la recherche d’une rivière pour cela.
Leonnard
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le 8/10/2018, 17:38

C'est une chasse rondement mené. La présence d'un humain rendait la chose au final très différente, ils n'avait pas la rapidité ni la force physique pour se frotter ainsi à main nue face à un animal de cette taille, mais Leonnard était parfaitement équipé pour rendre la finalité beaucoup plus rapide. Le plan avait marché, l'animal avait eu droit à une mort la plus rapide possible, de quoi satisfaire Astéria qui malgré son apparence de bête sauvage au cou de la pauvre bête, n'appréciait guère faire souffrir plus que nécessaire cet animal qui finirait alors en petit morceau dans des assiettes. L'air satisfaite de cette expérience qui lui donnerait certainement la motivation de recommencer en sa compagnie, il y avait pleins d'autres façon de chasser et de petits détails à apprendre sur les autres animaux, même les plus petits qui n'en sont pas moins bons ni difficile à avoir. Mais pour l'instant, un animal de cette taille ferait parfaitement l'affaire et donnerait largement de quoi manger pour quatre personnes et même bien plus encore. La tête haute pour garder un semblant de fierté et de moquerie devant son amant, la demoiselle eut son sourire encore plus large quand il lui répliqua alors du tac au tac avec la répartie qu'elle affectionnait tant chez lui. En effet, c'est une sauvageonne, elle ne pouvait le nier malgré ses lubies étranges, pourtant, si elle était aux yeux de Leonnard sa princesse... Cela lui suffisait. Peut-être qu'en réalité est-ce la seule façon pour elle de réaliser son rêve. Et peut-être ce qu'elle souhaitait. Être la princesse de quelqu'un.

Et de quel homme elle était la princesse ! D'un chevalier, capable de magie ! Bien sûr que cela l'impressionnait. Je vous rappelle qu'Astéria est du genre crédule, et à s'émerveiller devant un feu d'artifice. Alors un homme capable de faire apparaître la foudre sur commande c'est juste.. fantastique ! Jamais elle n'avait vu de telle chose. Et il faut l'avouer, elle avait été tant impressionnée qu'effrayée sur l'instant. Elle n'osait imaginer ce qu'avait dû ressentir ce pauvre animal sur l'instant. Le regard admiratif malgré les réticences sur jeunes blonds devants les compliments de la demoiselle, Astéria eut le sourire encore plus large à son égard, comme si elle tenait réellement à lui transmettre l'admiration qu'elle avait pour lui. Même s'il n'était pas son amant, elle l'aurait été, alors en tant que demoiselle amoureuse, je vous laisse imaginer.

« Mais bien sûr que si c'est exceptionnel ! Je n'avais jamais vu ça de ma vie ! Tu voudrais bien me montrer tes autres tours ? Tu sais faire quoi encore ? C'est dur ? C'est avec le livre que tu fais ça ? »

Peut-être posait-elle un peu trop de question en si peu de temps.. ? Certainement. Astéria était redevenu la boule d'énergie qu'elle avait toujours été, curieuse, elle posait trop de question, avec un débit de parole beaucoup trop élevé qui plus est. Mais c'était plus fort qu'elle, et ça, la renarde s'en est rendu compte, puisqu'elle s'en est mordu la lèvre de gêne sur l'instant.

Du moins... C'était jusqu'à ce qu'elle perde de son assurance devant l'allusion du jeune homme. Qui, même si elle semblait mettre une demi-seconde de trop avant de réaliser le sous-entendu évident qu'il se plaisait à lui balancer, elle le comprit. Le regardant alors avec ses grands yeux doré, ses joues prenant une couleur pivoine. Astéria eut la mauvaise idée de feindre l'ignorance, Leonnard ne serait pas dupe assurément.

« Ah oui... Vraiment.. ? »

Le ton la trahissait, et son visage aussi tout simplement, alors elle esquiva son regard le temps de reprendre son souffle et de s'en remettre. Heureusement, il aborda un nouveau sujet avec une question, de quoi lui détourner l'esprit et lui permettre alors de reprendre contenance. Baissant le regard sur le bras qu'il sur-élevait, la demoiselle réalisa alors la présence de cette tâche. Était-ce le sien ? Sur l'instant, elle aurait dit que non, la douleur ne la prenait après tout pas spécialement. Mais dans le doute, elle passa alors le plat de son autre main dessus, retirant alors légèrement la fine couche rougeâtre, dévoilant une légère marque, causé par le frottement de quelque chose. La demoiselle haussa les épaules avant de retourner son attention sur lui, l'air naturellement nonchalante, attrapant même sans se poser de question sa main de la sienne.

« J'ai dû m’égratigner le bras en glissant avec l'animal tout à l'heure, c'est tout. Si tu savais le coup de sabot que je me suis mangé durant une de mes premières chasses, je me suis fait passer un de ses savons par mon père. »

Ajouta-t-elle visiblement avec le sourire. En chassant comme le fond les autres animaux, cela leur donne un avantage physique, mais les exposes à des confrontations plus direct. Un cerf, un sanglier, voir même un autre prédateur peur décidé de se retourner contre eux pour défendre sa vie ou son territoire. Et c'est quelque chose que la demoiselle a dû apprendre avec ses parents. C'est certainement pour ce genre de raisons qu'elle possède une certaine inconscience, ne craignant nullement de se blesser pour un rien.

« Déplacer la carcasse jusqu'à chez moi sera beaucoup plus facile avec une paire de bras en plus. Surtout d'un chevalier qui s'est si bien entraîné. »

Fit-elle en tapotant alors un de ses bras musclé comme pour appuyer ses propos. Son regard se perdant dans le sien durant un bref instant, Astéria perdit de son sourire, de sa superbe, durant un bref instant. Le regardant avec une tendresse voilé par une crainte, une question qui lui brûlait la lèvre.

« Dis... Cela ne te dérange vraiment pas de me voir sous cette forme ? Les oreilles et la queue, c'est une chose, mais prendre une apparence entièrement animale... S'en est une autre. »

C'était quelque chose dont elle voulait être sûr. L'idée d'embrasser des lèvres qui peuvent être une bouche pleine de poils et de crocs pouvait être déroutant. Astéria avait besoin d'une pierre pour le faire, et ne pouvait le faire naturellement, mais.. tout de même ? Sa main se serra un peu plus dans la sienne, une fois sa question tombée.
Astéria
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le 16/10/2018, 21:28

Bien que pour lui, ses compétences de combat n’avaient rien d’exceptionnel, pour Astéria, c’était une autre affaire. Ses yeux semblaient pétiller d’une admiration sans faille, sa curiosité était telle, qu’elle déblatérait ses questions une à une, sans prendre le temps de souffler, son débit de paroles, étant beaucoup plus rapide que d’ordinaire. Si cela aurait pu paraître intimidant, pour Leonnard, ce petit côté de sa personnalisait l’amusait. Et ce fut avec un sourire en coin, qu’il observa avec patience, attendant qu’elle se calme enfin pour essayer de répondre à chacune de ses questions. C’est qu’elle en avait posé pas mal. « Si tu en as vraiment l’envie pourquoi pas, il faudra juste se trouver un coin tranquille. Je ne fais que le strict minimum, je n’ai pas non plus les compétences d’un vrai mage. Je sais invoquer des éléments, comme la foudre, le feu et le vent et c’est tout. L’apprentissage de la magie demande beaucoup de temps et oui, c’est assez dur à maîtriser. Il faut beaucoup de patience pour pouvoir la maîtriser et l’utiliser à sa guise. Et oui, c’est avec le livre que je le fais. Sans ça, je ne pourrais pas en faire. En fait ça marche par incantation, mais il faut aussi que tu fasses fluctuer le mana qui se trouve dans ton être. D’autres questions ? » Il n’aurait jamais cru l’intriguer autant avec ce deuxième atout dans sa manche. Il n’était pas rare que les gens utilisent la magie à Itsus, que cela soit sous forme de mage, ou de soldat, aussi, le chevalier se demandait si c’était la première fois que la renarde voyait ce genre de chose. Est-ce que les laguz étaient capables d’en faire ? Normalement non, d’après de nombreux dires, mais après tout, ils avaient la faculté de se transformer, alors peut-être qu’avec un peu de chance, il pouvait y avoir des exceptions ? Gardant ses réflexions pour lui, tout en effaçant d’un revers de penser des souvenirs lointains, Leonnard avait profité d’une remarque de sa belle amante pour rebondir dessus de façon à lui offrir un sous-entendu digne de ce nom. Si son sourire fut présent sur son visage, il s’intensifia plus encore, face à la réaction de sa comparse. Elle semblait gênée, son regard indiquant clairement qu’elle avait compris où elle voulait en venir, pourtant, elle essaya de feindre l’ignorance, son regard se détournant du sien, comme pour éviter de perdre la face.

Cette facette timorée de la demoiselle n’était pas pour déplaire le soldat qui se délectait de cette rougeur candide sur son visage. Mais bientôt, ce fut une autre rougeur qui attira son attention et avec douceur, il observa le bras de sa jolie renarde, la questionnant alors sur l’origine de cette tâche poisseuse. Quand la renarde lui répondit alors, non sans évoquer la blessure de sa première chasse, Leonnard l’observa sans rien dire, sa main tirant légèrement sur la sienne comme pour rapprocher la polymorphe de sa personne, son regard sanguin se plongeant alors dans le sien d’un air sévère. « Même si c’est qu’une égratignure, il faut nettoyer cela. Puis, j’avoue que si tu es toujours aussi inconsciente, je ne peux que comprendre ton père pour le coup. Ne bouge pas va. » Relâchant alors son amante, le jeune homme attrapa une gourde qu’il avait gardée à sa ceinture, avec soin, il dévissa le bouchon, approchant alors l’eau contenue dans la fiole pour la déverser avec douceur sur la plaie de sa bien-aimée. Puis déchirant un pan de sa manche de chemise, il déposa le tissu contre la plaie entourant le bras d’Astéria avec pour le fixer contre sa peau de façon à arrêter la petite hémorragie. Retroussant ses manches pour cacher la déchirure de son vêtement, le jeune homme regarda un instant la bête quand la renarde annonça qu’il restait plus qu’à déplacer la carcasse de l’animal. C’est vrai qu’il n’avait pas pensé à ce détail jusqu’ici. Il n’avait pas de cheval pour le faire à leur place, ce qui les obligeait à user de leur petit bras pour déplacer le bestiau jusqu’à la résidence de la polymorphe. « J’ose quand même espérer que tu ne comptes pas que sur les bras de ton chevalier. Parce que je compte bien mettre ma princesse à contribution. »

Si un sourire provocateur trônait sur ses lèvres, il ne fut que plus amusé quand la renarde tapota sur ses bras. Mais très vite, l’ambiance légère vira en quelques instants, devenant soudain plus sérieuse. Si le jeune homme était intrigué par son regard, il eut enfin une explication quand la renarde s’exprima alors, confiant ce qui la taraudait intérieurement. C’était donc ça qui la tourmentait soudainement ? Savoir si sa forme animale dérangeait ou non le chevalier ? Affichant un fin sourire, le jeune homme ne perdit pas de sa confiance face à la question de la jeune femme et tout en sentant son étreinte contre sa main, il l’attira de nouveau vers elle, mais cette fois de façon à la prendre dans ses bras, pour relever avec douceur son visage entre sa main de libre. « Tu ne penses pas que je me doutais que tu serais capable de prendre une apparence totalement animale ? Sur le coup, oui, je ne te cache pas… Ça surprend… Surtout quand on te saute dessus sans prévenir et que tu ne sais pas qu’il s’agit de la personne que tu aimes en dessous. Mais sincèrement, ça ne me dérange pas. Je t’accepte comme tu es. » Puis relâchant un peu sa renarde, sa main glissa de son menton pour s’approcher de sa joue, tandis que son sourire devint cette fois plus amusé, mais aussi plus franc. « Bon par contre… Je t’avoue que je n’irais pas t’embrasser sous ta forme animale… Et que ça ne me dérangerait pas si tu pouvais te rincer la bouche après une partie de chasse. Je t’accepte comme tu es, mais le sang et les poils d’un autre animal ce n’est pas ce qui me fait le plus envie à vrai dire. Puis ça ne doit pas être agréable pour toi non plus. » Laissant échapper un rire moqueur, le jeune homme déposa tout de même, un fin baiser sur les lèvres de sa dulcinée, avant de relâcher son visage pour lui tendre sa gourde, sa main se dérobant de la sienne, pour s’approcher de la bête qu’il attrapa alors par les de pattes, de façon à soulever celle-ci pour la positionner sur ses épaules. « Bon. Ce n’est pas tout, mais on a un cerf à ramener pas vrai ? » Avec une telle quantité de viande, il y avait de quoi faire un bon repas, en plus de pouvoir nourrir pendant quelque temps une famille de trois personnes. Il est vrai que ce n’était pas un cadeau des plus conventionnel à offrir pour une première rencontre avec sa belle-famille, mais avec Astéria, Leonnard ne s’attendait pas à quelque chose de basique qui suivait les règles de l’art. Et au fond, c’est ce qui lui plaisait. Cela le changeait radicalement de ce qu’il avait vécu jusqu’alors. Ce qui rendait justement la jeune femme unique à ses yeux.
Leonnard
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le 20/10/2018, 19:36

Le regard illuminé par les explications de Leonnard, la demoiselle semblait telle une petite fille qui écoute avec des étoiles dans les yeux une histoire. Pourtant c'est pour de vrai cette-fois. Leonnard était parfaitement capable de faire tout ça. C'est qu'il est... Ben. Trop fort ! Le pauvre n'était pas près de lui faire oublier cette capacité, elle ne tarderait guère à lui demander plus amples explications et surtout démonstration. Impatienta de savoir ce qu'il savait faire d'autre. Visiblement, manipuler d'autres éléments ? Mais c'est vraiment trop fort ! La magie n'est pas réellement quelque chose qui a  bercé l'enfance d'Astéria, chez les laguz c'est une faculté qui n'est jamais mentionné, à moins que l'on considère la capacité à se transformer en animal comme étant une forme de magie. Mais aucun n'est mage de profession. Pour tout dire, Astéria ignore même si elle est capable de manipuler ne serait-ce qu'une once de magie, mais sur le fond, elle en doute sincèrement, quand bien même le contraire lui ferait fortement plaisir. (Qui sait peut-être qu'ils feront une renarde capable de manipuler la magie ? Mais je m'égare un peu là.) Alors elle garda tout ça dans un coin de sa petite tête, préférant se préoccuper de l'instant présent, aka la finalité de cette partie de chasse, qui s'est terminé avec une blessure qu'elle jugeait volontiers superficiel. À juste titre d'ailleurs, elle l'était, et ne risquait certainement pas grand chose. Mais poussé par un élan, le jeune homme ne semblait pas partager son avis, et s'empressa alors de nettoyer la plaie avec l'eau de sa gourde et de sacrifier la manche de son haut pour faire office de bandage improvisé. Si sur le coup Astéria avait haussé les sourcils devant l'initiative de Leonnard, elle ne pût s'empêcher de paraître à nouveau gênée qu'il le fasse en réalité. Sacrifier un vêtement était inutile selon elle pour ça... Mais étrangement, elle n'eut pas le courage de lui faire part de cette pensée, certaine qu'il ne serait pas de son avis. Le chevalier s'avérait être bien plus protecteur et servant qu'il ne voulait le faire paraître.

« Que penses-tu ! Je suis une princesse qui doit habituellement se débrouiller sans ces bras musclés ! »

Fit-elle avec un adorable petit sourire timide.
D'habitude elle traîne la carcasse alors sous forme de renard, ou alors humaine, au choix et ne la soulève que lorsqu'il est nécessaire de le faire pour éviter de se péter le dos bêtement. Son père prend par la suite le relais quand il la voit arriver. Mais cette-fois ci, Leonnard à ses côtés, elle pourrait certainement le soulever grâce à lui.

Enfin. Bien sûr, tout ceci sera fait une fois... Qu'elle eut fait part d'une de ses craintes visiblement. Dérangée à l'idée de le perturber sous sa forme de renard, maintenant qu'il l'avait vu par deux fois ainsi, dont une fois en se transformant sous son nez, la mine inquiète de la jeune renarde trouva bien vite refuge dans le regard réconfortant de son aîné. Se laissant entraîner dans ses bras qu'elle affectionnait tant, la demoiselle le regarda alors avec timidité. Écoutant son avis sur la question et surtout le réconfort qu'il lui offrait. La demoiselle ne pu s'empêcher de sourire face à lui. D'un sourire tendre et involontaire. Gage de toute son affection que le chevalier possédait de sa part. Qu'elle lui offrait volontiers. Suivie d'une mine empourprée, l'air un peu surprise, comme si elle passait de l'amusement tendre face à sa justification à la révélation soudaine. Astéria réalisait en cet instant à quel point elle tenait à lui. Non. Je crois que le mot juste serait plutôt : à quel point elle l'aimait. Terriblement, il lui faisait battre le cœur, il faisait empourprer ses joues, il lui rendait le sourire de façon si facile, et la faisait chavirer simplement en lui parlant, et l'embrassant avec légèreté. C'est certainement pour ça qu'elle resta durant un bref instant totalement immobile à le regarder s'éloigner avec entrain, se retrouvant avec sa gourde entre les mains. Il l'avait embrassé de façon bien plus osée, et pourtant, cela l'avait tellement chamboulé en cet instant. Se mordant la lèvre, la demoiselle retira le bouchon de la gourde d'eau pour avaler une premier gorgée, puis garder la deuxième dans ses joues pour la cracher sur le sol, retirant tout goût pouvant paraître désagréable. Non sans s'asperger le visage par la même occasion, elle s'approcha du jeune homme pour remettre à sa ceinture ce qui lui appartenait.

« Personne n'embrasse les renards voyons ! … Mais. Ça me rassure quand même. »

Elle avait voulu partir sur de l'humour et c'était ravisé en court de route, jugeant certainement utile de lui faire part de son état d'esprit sur la chose. L'air un peu gênée, elle déposa ses lèvres sur sa joue brièvement avant de rejoindre alors avec légèreté l'autre côté de la carcasse de la bête. Penchant l'intégralité de son corps en pliant les genoux, la demoiselle pu soulever alors sa moitié en soulageant au maximum son dos. La bête pesait sont poids, et même si la demoiselle est bien plus frêle que Leonnard, cette dernière semble ne pas se décourager un seul instant pour progresser, sortant alors en sa compagnie de la foret après de longues minutes à le guider par sa voix, pour ensuite longer la route et retrouver le campement se trouvant à l'extérieur de a ville.

« Ouf. On y est presque ! »

Enonça-t-elle non sans trahir la difficulté certaine de porter une carcasse aussi lourde. Elle ne demanda cependant pas la moindre pause, si ce n'est pour reprendre une meilleure prise et reprendre son guidage à voix haute.

« Là ! Sur la droite ! Tu vois l'espèce de grosse tente ? C'est là on va pouvoir le laisser dans l'espèce de cours devant. »

Un effet, une immense tente était visible. Assez grande, cette dernière était découpé en trois parties distinct. Une immense centrales reliant alors deux pièces semblant être des tentes à part qui ont été collés. Permettant alors de séparer les pièces convenablement. Ce qui devait être une simple et immense tente semblait avoir été renforcer pour donner à leurs occupant une meilleure protection contre les intempéries, donnant en réalité l'impression qu'il s'agit là d'une véritable petite maison pliable. Malgré l'endroit, les environs semblaient relativement propre et sans réelle mauvaise fréquentation. Un doberman gardant alors la porte des voisins d'un œil avisé. Une simple clôture posé à la va-vite délimitant alors le terrain autours de la demeure de la petite famille. De la fumée sortait par la cheminé aménagé, prouvant qu'il y avait quelqu'un à l'intérieur. Ce n'est qu'une fois la carcasse déposée non loin de la porte en bois  que la demoiselle retrouva alors le souffle, étirant son pauvre dos, avant de se tourner vers le jeune homme, elle semblait à la fois heureuse, et à la fois peu assurée. Sa main prit timidement la sienne.

« Eh bien... Nous y voilà. C'est modeste mais.. J'y ai toujours été bien... » Elle semblait hésiter. « Tu es sûr de toi Leon ? Tu n'es pas obligé tu sais. Enfin... Je veux surtout dire, quoiqu'il se passe, tu n'es obligé à rien du tout hein ? Je souhaiterais que tu t'y sentes bien... »

Obligé à quoi ? Bien sûr qu'elle était certaine qu'ils accepteraient. Mais elle ne voulait pas qu'il se sente obligé de quoique ce soit par la suite. Et ce n'est qu'une fois la réponse donnée et qu'il serait prêt, qu'elle manifesta alors leur présence derrière la porte, ouvrant alors cette dernière sans gêne.

« Je suis rentrée ! Nous avons chassé un cerf pour ce soir maman ! Ne t'en fais pas pour tes soins d'ailleurs j'ai touuuut réglé! »

Fit-elle alors, sans lâcher la main du jeune homme à ses côtés, avec son grand sourire. Ses parents semblaient assez jeune physiquement, la mère possède une chevelure semblable à celle de la jeune demoiselle, mais d'une couleur chocolat, des yeux doux et bienveillant couleur émeraude. Son père quand à lui avait visiblement une tignasse désordonnée, la chevelure sauvage brune, les yeux perçant dorés. S'ils semblaient heureux sur l'instant à l'entente de la voix de leur fille une surprise se fit sentir à la vue de Leonnard. Surprise qui se changea en bienveillance par la mère, comme si elle devinait tôt. Quand au père, il s'approcha alors d'un air suspicieux du jeune couple.

« … Vraiment tu as tout réglé ? Tu aurais pu me demander de l'aide pour la chasse. »
« Mais non pas besoin ! Et puis... Leonnard était avec moi, il m'a bien aidé ! Il faut d'ailleurs que je vous le pr- »
« Oui qui êtes-vous ? Hmmmm ? » Le père semblait vouloir se donner un air plus grand, il l'était certes, mais je suppose que ça peut aller. Les bras croisés, il semblait vouloir donner l'impression de juger Leonnard, mais en réalité, il avait juste l'air d'un papa poule. Il se fit bousculer gentiment par la femme qui semblait bien plus posée et calme.
« Pardonnez mon mari Leonnard, mais c'est la première fois, Astéria ne nous ramène jamais de charmant jeune homme à la maison. »
« .. Maman ! »
« Vous pouvez m'appeler Aurore, et l'idiot qui me sert d'époux c'est Ulric, je vous en prie entrez donc vous mettre à l'aise. »

L'intérieur n'était certes pas richement décoré, et semblait un peu rustique, mais tout semblait aménagé pour rentre l'endroit chaleureux et confortable. Tout était fait mains en tout cas. La demoiselle déposa son regard doré sur le jeune homme, inquiète, ne sachant comment il le vivrait. Si la mère semblait ouverte, le père semblait réticent à l'idée que sa fille soit tombé amoureuse. C'est pourtant quelque chose qui devait arriver un jour ou l'autre. Mais cela ressemblait d'avantage à un caprice de papa poule, qu'à une réelle aversion puisqu'il s'installa non loin de sa femme -qu'il semblait également aimer plus que tout- affichant un air boudeur puisqu'il lui tira la langue comme un grand enfant. On sait ce qu'Astéria a prit de chacun du coup.
Astéria
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le 9/11/2018, 01:00

Pour une demoiselle qui donnait l’impression d’être confiante, Astéria se montrait beaucoup plus incertaine qu’il n’y paraissait. Sa relation avec le chevalier semblait la faire réfléchir plus que de raison, parfois même trop. Elle s’inquiétait de détail que le jeune homme avait déjà pris en compte, réaction légitime quand on y pense. Car rare était les relations entre les polymorphes et les humains, surtout venant de royaume qui ne tolérait pas les êtres différents comme la renarde. Mais pour Leonnard, ce détail, cette différence, n’était ni un frein, ni une tare. Après tout, c’était pour sa personne tout entièrement qu’il ressentait pareil sentiment, qu’importe ses attributs animaux, tout comme ses origines. Elle aurait pus être riche que cela n’aurait rien changé, elle aurait pus être humaine qu’il l’aurait aimée tout autant. Tant qu’elle restait elle-même, cela lui suffisait et même s’il n’était pas homme à énoncer facilement ses pensées, il savait le faire quand la situation le demandait. Ce fut donc tout naturellement qu’il la rassura à nouveau, non sans une pointe d’amusement sur le visage. Comme à son habitude.

Offrant sa gourde pour permettre à son amante de se rincer la bouche, le chevalier royal estima que son discours avait dû suffire pour effacer les craintes de sa belle. Puisque celle-ci ne semblait pas ajouter d’objection. S’approchant donc de la carcasse morte qui servirait de repas, le jeune homme plaça la bête de façon à la transporter sans trop d’effort, essayant de placer le plus de poids sur ses épaules pour soulager au mieux sa chère partenaire. Quand celle-ci replaça à sa ceinture sa gourde allégée en eau, Leonnard lui offrit son attention, écoutant non sans un sourire narquois ses dires. « J’embrasse bien une renarde hybride comme quoi tout est possible. » préférant plaisanter sur le sujet, se fut avec étonnement que le chevalier se vit offrir un léger baiser sur la joue, n’ayant vraiment le temps de réagir face à ce doux contact que lui avait donnée sa petite dérobeuse. Soupirant d’amusement, tout en agitant sa tête de droite à gauche, le blond attendit que son amante soit fin prête pour enfin avancer avec la carcasse sur le dos, se fiant alors aux consignes de la renarde quant à la route à entreprendre pour livrer la nourriture. Si Leonnard n’avait pas trop de mal à traîner la bête morte sur ses épaules, il sentait qu’Astéria avait un peu plus de mal. Ne serait-ce qu’à cause de sa corpulence qui était beaucoup plus svelte que le jeune homme. Si l’idée de la soulager de cette tâche lui caresser l’esprit, il n’en fit pas la proposition, préférant laisser la demoiselle faire ses preuves. Elle semblait déterminée à vouloir aider son amant, ne se laissant aucunement décourager malgré la route qui semblait plus longue que prévus. Alors en respect à cette ferveur, l’épéiste préféra garder le silence, continuant tout simplement à avancer comme si de rien n’était, même quand celle-ci exprima sa joie d’être presque arrivée à destination, non sans donner une nouvelle consigne quant au point d’arrivé « Compris. »

S’exécutant tel le soldat qu’il était, le jeune homme fixait inlassablement son objectif, son regard déviant de temps à autre sur le camp qui se dressait face à lui. Alors c’était ici que la jeune femme avait passée la moitié de sa vie ? C’est sûr qu’il y avait mieux comme endroit et surtout comme habitation, mais les lieux semblaient bien plus fréquentables que certaines zones de la ville. En générale, ce genre de camp était toujours bien entretenus par ses quelques habitants, ce qui rendait toujours l’endroit agréable et reposant. Déposant avec soin la carcasse près de la porte d’entrée, Leonnard n’avait pas prêté attention au soulagement de son amante, ni de sa main dans la sienne, bien trop préoccupé à observer les environs, mais surtout, la fameuse tente ou demeurait sa belle demoiselle. De la fumée semblait s’échapper de celle-ci, signe que des personnes devaient se trouver à l’intérieur. Sûrement ses parents. Constatant cela, le jeune homme sentit soudainement une tension étouffante lui vriller l’estomac. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait face à des parents, mais c’était la première fois qu’il voyait la famille de quelqu’un qu’il aimait sincèrement. Et autant dire que cela, l’inquiétait légèrement il fallait avouer. Se tournant vers Astéria un bref instant, Leonnard resta pendant quelques instants silencieux, son regard se reposant sur la frêle demeure. Est-ce qu’il était sûr ? Plus trop à vrai dire. Est-ce qu’il se sentait obligé ? Non, il sentait qu’il pouvait faire demi-tour à tout moment s’il le voulait. Prenant une inspiration silencieuse, il était inutile de s’inquiéter ou d’être paranoïaque. Il arrivera ce qui devait arriver et se tracasser ainsi n’aiderait en rien à dédramatiser la situation. « On est venus pour ça non ? Alors allons-y. Présente moi tes parents. » Reprenant sa confiance légendaire, le jeune homme offrit un léger sourire à sa belle renarde avant de suivre ses traces à l’intérieur de la tente. Les dés étaient à présent lancés.

Sa main dans celle de la jeune femme, son regard sanguin se levant alors sur l’intérieur de la tente principale, Leonnard fit un effort surhumain pour ne pas paraître surpris en voyant les deux parents de la jeune femme. Il ne s’était pas attendu à voir de jeune parent. Du moins, c’était l’impression qu’il avait eue en les voyant. Ils semblaient jeunes, pas non plus aussi proche de son âge à lui, mais au moins de quelques années de plus. La mère semblait douce et pétillante, sa chevelure ressemblait à celle d’Astéria bien que la couleur fût un poil différent en termes de nuance. Le père lui, semblait plus fougueux et énergétique, ressemblant en tout point à sa fille. En voyant les deux adultes, le chevalier pouvait constater avec aisance à qui sa chère amante ressemblait le plus physiquement. Si les deux parents semblaient tout d’abord heureux à l’entente de la voix de leur fille, ils furent tout deux envahis par la surprise, avant de chacun afficher une expression différente. Si la mère semblait se montrer bienveillante, le père lui semblait bien plus suspicieux et en voyant celui-ci s’approcher, Leonnard n’avait pus s’empêcher d’afficher son éternelle air nonchalant, regardant l’homme dans les yeux plus par réflexe que par provocation. Écoutant avec attention la discussion entre la fille et le père, Leonnard eu un moment d’hésitation face à la question du père à son égard. Lui qui ne connaissait que le conflit avec ses propres parents, était tenté de jouer la carte du petit effronté, mais ses lèvres —qu’il avait pincées avec force — l’empêchait d’émettre le moindre mot, le moindre son. Il était en terrain neutre, il n’avait aucun besoin de se montrer désagréable, surtout envers ce père qui se montrait plus père aimant et inquiet qu’hargneux.

Ce fut la mère qui arrêta ce semblant d’hostilité, excusant le comportement de son mari, tout en expliquant celui-ci, ce qui eut pour effet de faire réagir Astéria qui semblait s’indigner de cette révélation. Mais cette indignation ne fit pas taire la fameuse Aurore qui se présenta elle et son mari, invitant le chevalier à entrer pour se mettre plus à l’aise. Remerciant d’un signe de tête respectueux la mère de la renarde, Leonnard afficha un fin sourire à son amante comme pour la rassurer, avant de doucement relâcher sa main afin de la suivre pour s’installer auprès des deux adultes. Si la tente avait pu en choquer beaucoup, le jeune blond lui sentait cette agréable chaleur et douceur qui semblait émaner de la petite famille. Il était loin de l’ambiance austère qu’il avait toujours connu. Ce qui le déstabilisait. « Je vous remercie de m’accueillir ainsi dans votre demeure, et veuillez me pardonner de me présenter aussi tardivement. Je m’appelle Leonnard et comme vous l’avez vraisemblablement deviné je… » N’était-il pas trop pompeux ? Trop présomptueux à se présenter ainsi ? En ses termes fringuant ? « Je suis en relation avec votre fille depuis un moment déjà. » Sûrement que si en fait… Il aurait peut-être dû s’exprimer avec plus de naturelle peut-être ? Pourquoi il hésitait comme ça en fait ? Généralement il ne se posait pas autant de question, pas pour de simple présentation. Sentant la gêne l’envahir, le jeune homme apposa une main derrière sa nuque, son regard nonchalant perdant un peu de sa prestance, comme s’il se relâchait doucement. « J’espère que ma présence ne vous dérange aucunement. » Après tout, il était venu sans vraiment prévenir qui que ce soit. Et même s’il avait aidé Astéria à ramener de quoi se sustenter, cela ne suffirait peut-être pas à s’excuser.
Leonnard
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le 12/11/2018, 01:52

Astéria ne redoutait absolument pas sa rencontre avec ses parents. Elle n'était pas le genre de fille à collectionner les garçons et encore moins à se décider à faire rencontrer ses parents. Certainement parce quelle était sûre d'elle. Si elle démontrait une certaine non assurance avec Leonnard, c'est uniquement parce qu'il s'agit là de quelque chose d'assez nouveau pour elle. Il est rare pour la jeune renarde de ressentir une telle intensité dans ses sentiments. Une certitude, cette envie d'être auprès de lui et d'y rester, de le garder rien que pour elle. Et avoir une confiance aveugle en lui. Jamais elle n'aurait cru ressentir ça un jour pour le chevalier qu'elle avait rencontré par hasard sur le bords des routes il y a de ça quelque temps. Jamais elle n'aurait cru qu'un tel sentiment puisse être réciproque. Parce que Leonnard avait parfaitement le choix de se dérober, il n'était pas obligé de venir là, de se présenter à ses parents qu'il ne pouvaient deviner si adorable et qui l'accepterait sans soucis, tant que leur fille est heureuse. Mais il le voulait bien, il l'acceptait. Et si une appréhension était lisible sur ses traits durant un instant, le jeune homme la masqua aussi sec pour reprendre en assurance et ainsi suivre la demoiselle dans son territoire.

Comme elle s'en était douté, sa mère ne semblait sur le fond pas tant surprise que cela, pourtant, elle ne lui avait rien dit ! Encore un pouvoir de maman ça... Et se montrait particulièrement bienveillante à l'égard d jeune homme pour essayer de le mettre à l'aise. Son père quand à lui se montrait un peu plus suspicieux, mais ne semblait pas montrer de réelle agressivité. En même temps, ce serait mal venu de sa part. Une simple jalousie qui passerait avec le temps certainement. Le regard en coin porté sur son amant, la demoiselle guettait ses réactions, comme pour essayer alors de déterminer comment il se sentait. Et grand bien lui face, il ne répondit nullement à l'air de son père, et resta parfaitement calme et même polie devant l'invitation. Offrant même un regard se voulant rassurant à la jeune renarde qui ne put que lui sourire avec tendresse, avant de presser à son tour le pas pour s'installer. Une table assez grande pour y être à l'aise était installée au milieu de la pièce. Certainement pour plus de confort et gagner en chaleur, cette dernière était basse, obligeant alors les occupants à s'asseoir sur des coussins qui se voulaient confortable et agréables, le sol étant recouvert d'un tapis en peau de bête particulièrement bien entretenu. Quelques meubles en bois décoraient la pièces, ainsi que quelques tableau, mais le tout restait assez sobre, l'endroit ressemblait à un petit cocon produit par les diverses chasses que la famille de renard a pu effectuer au cours de leur vie, isolant alors l'endroit comme il se doit de toute intempérie extérieur. S'installant à ses côtés, face à son père, sa mère se trouvant de ce fait fasse à Leonnard, son tendre chevalier se décida à prendre la parole pour se présenter en bonne et due forme. Certainement de façon un peu trop pompeuse au vu de l'endroit où il se trouvait, mais vu ses origines, on ne pouvait lui en vouloir. D'ailleurs, n'était-il pas en train de stresser là en fait ? Où était donc passé son air assuré ? Astéria afficha une mine surprise en le regardant, mais elle n'était pas la seul, il faut l'avouer, ses propos et son air soudainement peu assuré avait cloué durant une demi seconde le bec à toute la famille. Avant de voir un sourire se dessiner sur le visage de chacun. Son père semblait se retenir de rire, sa mère semblait doucement être amusé, Astéria quant à elle affichait un air plus tendre à son égard. Comme pour essayer de le soutenir elle ajouta.

«J'aurais p'tête dû vous prévenir avant, mais je ne savais pas qu'il pourrait passer du temps ici... C'est moi qui l'ai invité. »

La mère eu un petit rire léger et délicat qui s'échappa de ses lèvres, se masquant alors le visage avec sa main.

«Allons jeune homme, inutile de vous encombrer avec tant de formalité, vous nous avez vu ? Je suis ravie de vous accueillir. Je me doutais bien qu'Astéria me cachais quelque chose, mais je ne peux que la comprendre, on passe tous par là. »

Elle jeta un regard à son époux qui gonfla des joues d'un air boudeur. Bien sûr qu'ils avaient fait pareil, mais dur de l'admettre quand on est un papa poule comme lui. La femme se leva alors, pour se diriger vers le coin cuisine, où une douce odeur s'en dégageait, pour alors sortir un plateau encore chaud, tendant alors un plateau couvert de cookie en formes d'animaux à chacun.

«Servez-vous donc, ils sont chaud ! J'espère que vous avez le temps de rester avec nous pour dîner au moins. Je serais ravie d'en apprendre un peu plus sur vous. »
«Comme par exemple d'où vous venez ? Comment vous vous êtes connu ? Que faites vous dans la vie ? » Fit alors le contrarié de service qui ne semblait pas comprendre comment il n'avait rien pu voir venir.

La mère semblait attentive à la réponse que pourrait lui apporter Leonnard, comme si elle était envahit elle aussi de toutes ces curiosités. Friandes de l'histoire d'amour que sa fille était en train de vivre.

«Si vous restez dîner, y a-t-il un aliment que vous n'appréciez pas Leonnard ? Je compte faire mitonner des légumes avec le cerf que vous avez ramené. Vous pourrez aider Astéria à découper la viande et prendre les parties que vous souhaitez. »
« Je peux aider Astéria moi aus- »
«Tu vas m'aider avec les légumes chéri. »
« On peut se débrouiller sans toi papa merci bien. »

Fit la jeune femme en soupirant. Mais non sans afficher un air amusé à son pauvre père qu'elle aimait bien ennuyer.
Astéria
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