Asena, may I have this fight?

le 16/10/2018, 22:41

Asena Tsukami



Surnom / Titre Loup belliqueux
Âge 44 ( 22 en apparence)
SexeFemelle
Orientation sexuelle Inconnue
Corpulence Taille moyenne, corps musclé
Signe(s) distinctif(s) Ses deux oreilles sont cassées. Ses cheveux sont blancs aux pointes gris foncées. En loup, elle est également blanche, avec du gris sur le dos, ainsi que sur le bout de la queue, comme un pinceau.
Royaume & monde d'origine Gaïa / Terra
Fonction Voyageuse
Classe Laguz
Source de l'avatar Humaine : Asena Tsukami  – Commande auprès de l’artiste Milky / Loup : Amaterasu (à court d’encre) - Ôkami
Compétences

Qui a besoin de se montrer prudent quand on est naturellement pourvu de griffes et de crocs, et que personne ne peux nous désarmer ? C’est du moins la manière dont doit raisonner Asena, car elle se jette toujours dans les combats sans réfléchir à deux fois. Sans parler de sa technique de combat qui, bien que très agressive et déchainée, la rend très exposée.

Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle est du genre à foncer dans le tas sans réfléchir… Enfin, oui et non. Elle fonce dans le tas. Mais elle réfléchit quand même à ses actions lorsqu’elle combat, elle aime bien trop ça pour ne pas le prendre au sérieux. Ceci dit, elle a beau adorer combattre, le travail d’équipe lui est un concept totalement étranger. Si d’aventure vous devez faire équipe avez elle, préparez un kilo de cachets d’aspirine parce qu’elle ne se montrera pas coopérative pour un sou, n’en fera qu’à sa tête, et vous reprochera probablement de ne pas écouter ses idées quand, en vrais, c’est surtout elle qui ne vous écoutais pas. Un vrai cauchemar. Un vrai… Loup solitaire ! Bon, je retire ma blague, elle me montre les crocs.

Evidemment, en fière laguz qu’elle est, il est tout bonnement impensable pour elle ne manier une arme. A quoi bon ? Elle dispose déjà d’armes naturelles redoutables, qui font un bien meilleur travail !


Caractère & anecdotes

Asena est une forte tête. Elle déteste l’autorité, ou que qui que ce soit essaie de lui dicter quoi que ce soit. Et quand je dis quoi que ce soit, c’est VRAIMENT, quoi que ce soit. Vous lui dites de ne pas emprunter une route qu’elle ne comptait de toute façon pas emprunter parce qu’elle est beaucoup trop dangereuse ? Elle va l’emprunter, juste pour vous prouver qu’elle n’obéit à personne… Oui du coup concrètement vous avez juste à lui ordonner l’inverse de ce que vous voulez qu’elle fasse, c’est bien ça.

Comme dit précédemment, elle adore combattre. C’est sa passion première dans la vie, au point où elle voyage dans l’unique but de multiplier les affrontements. Et des affrontements sérieux s’il vous plaît ! Aucun intérêt à un combat si l’on ne ressort pas au moins essoufflé et endoloris de partout ! Les meilleurs sont ceux où elle frôle la mort. « On ne se sent jamais plus en vie que quand on vient de frôler la mort » selon elle. Autant dire, en combat, elle donne absolument tout ce qu’elle a. Et elle déteste ceux qui n’y vont pas à fond ; c’est là la pire insulte que vous puissiez lui faire. Pas parce que ça veut dire que vous la sous-estimez. Non. Mais parce que vous lui refusez une occasion de vous affronter au meilleur de vos capacités et devoir se surpasser. Evidemment, la défaite lui laisse un goût très amer, car elle est extrêmement fière, mais elle l’acceptera tout de même. Cependant, si vous l’avez battu, attendez vous à ce qu’elle vous retombe dessus un jour, pour vous défiez à nouveau. Et ce, jusqu’à ce qu’elle ait réussi à gagner.

Encore une fois, Asena est un loup solitaire. Elle voyage seule, et ne désire pas particulièrement s’entourer de monde. Elle déteste devoir travailler avec d’autres gens. Cependant, cela ne signifie pas qu’elle exècre la compagnie. Même si son caractère peut en repousser plus d’un, elle ne cherche pas particulièrement à repousser les gens ou à les faire fuir. Elle est capable de se montre à peu près amicale, bien qu’un peu bourrue. Quand elle ne combat pas, he bien, oui, elle aime parler un peu aux gens. Cependant, même si vous avez l’impression que le feeling est bien passé avec elle, ne vous faites pas de faux espoirs. A moins que vous ne l’ayez marqué au combat, elle vous aura sûrement oublié sitôt que votre visage ne sera plus dans son champ de vision.

Enfin, des petites mises au point avant de vous laisser continuer. Malgré son amour du combat, malgré qu’elle ne se souvienne que des gens forts, cela ne signifie pas qu’elle considère les plus faibles comme des moins que rien. Elle n’apprécie pas particulièrement les marqués, mais elle se contente généralement de les ignorer sans manifester de haine ouverte envers eux. Si un marqué est en danger, elle ira tout de même à son secours. En outre, son amour du combat passe en priorité, si un marqué la provoque en combat, elle ne dira pas non, et s’il la bat, ou simplement révèle un potentiel intéressant, il gagnera son respect. Pour finir, elle n’aime pas vraiment qu’on joue avec ses oreilles.


Histoire



Asena est née à Terra, de deux parents Laguz ; Aita et Zéphyr. Elle n’avait pas de frère, ni de sœur, et ses parents lui vouaient un amour sans limite, la couvant comme la prunelle de leurs yeux. Très vite, la fillette se montra particulièrement aventureuse, échappant sans-cesse à leur vigilance pour aller vagabonder toute seule, curieuse du monde qui l’entourait.
Alors, un jour, ses parents décidèrent de quitter Terra. Oh, pas définitivement. Pas longtemps. Juste le temps d’un petit voyage pour montrer à leur fille de nouveaux horizons, comme le monde était grand. Aventureuse comme elle était, ils étaient sur qu’elle allait adorer. Asena était encore toute jeune. A peine 6 ans, ce qui lui en donnait 3 en apparence.
Ils n’étaient pas partis depuis longtemps quand le voyage prit une toute autre tournure…

« Restes bien sagement ici surtout Asena. Ne t’éloigne pas trop.
Lui intima Aita.
- Promis maman ! »
Répondit la fillette en suivant un papillon des yeux. Puis, alors que ses parents détournèrent le regard une demi-seconde, elle se lança à sa poursuite. Pour eux, c’était comme si elle avait subitement était bénie d’un pouvoir de téléportation. Un instant elle était là. Le suivant elle avait disparu.

Asena courrait donc après le papillon, s’imaginant une redoutable et dangereuse chasseuse tandis que l’insecte voletait, inconscient de l’enfant, à quelques centimètres au dessus de ses bras tendus.
« Attends-moi ! Je veux seulement jouer !
Lança la fillette en se demandant si elle serait plus efficace à la chasse au papillon si elle se transformait. L’animal reprit finalement de l’altitude et disparut dans le lointain. Asena s’arrêta, déçue, les oreilles basses, regardant sa proie s’envoler. Soudain, une main se posa sur son épaule, et la laguz se retourna en sursautant. Un homme la fixait :
- Tu es toute seule petite ?
- Non. Je suis avec mes parents. Je me suis un peu éloignée. Pour chasser le papillon.
- Tu ne devrais pas vagabonder toute seule comme ça. Tu pourrais faire de mauvaise rencontre.
- Je n’ai pas peur. Je suis un loup ! Je suis forte ! Je peux me défendre ! Grrr !
L’homme rit, amusé :
- Je vois ça. Tu sais, je connais un endroit où tu pourras trouver pleins de papillons à chasser !
Elle dressa les oreilles en avant.
- C’est vrais ?
- Oui. Suis-moi.
Insouciante, elle emboita le pas de l’homme sans se méfier un seul instant. Il la mena jusqu’à une roulotte où paissaient paisiblement un cheval. Un garçon, qui devait avoir trois ans, jouait à côté. Il leva la tête en les voyant venir :
- Oh, qu’est ce que tu as trouvé papa ?
- C’est une enfant laguz loup, Crowey.
- Où sont les papillons ?
Demanda Asena.
- Attends, j’ai rangé ça là dedans.
Fit-il en entrant dans sa roulotte.
- Rangé ?
Elle pencha la tête sur le côté, ainsi qu’une oreille, intriguée. Le jeune garçon rit.
- Tu es drôle comme ça !
Elle se redressa, piquée à vif :
- Drôle ?!
L’homme ressortit, tenant quelque chose dans la main. Asena détourna son attention de Crowey pour regarder le père et réalisa qu’il ne tenait pas une boite, ou quelque chose pouvant contenir des papillons. Non. Bien au contraire. Il tenait des  cordes !
Horrifiée, la laguz se transforma pour essayer de s’enfuir, mais elle avait bien trop tardé à réagir. L’homme s’empressa de passer une corde autour de son cou. Elle se débattit pour essayer de s’en défaire, mais plus elle tirait, et plus le nœud se serrait. Elle montra alors les crocs, prête à défendre chèrement sa peau, mais, d’une main experte, l’homme lui attacha la gueule, puis, enfila quelque chose à ses pattes pour l’empêcher de se servir de ses griffes. Elle secoua la tête, tenta de retirer toute ses entraves, mais rien n’y fit.
- Voyons gamine, j’ai capturé et vendu bien trop de laguz avant toi pour que tu puisses m’opposer de la résistance.
Crowey s’approcha, fixant Asena :
- T’en a jamais ramené d’aussi petit. Elle est trop mignonne ! Je peux la toucher ?
- Vas-y, elle ne sera plus dangereuse. Tu peux jouer avec si tu veux. Mais ne l’abîme pas ! C’est une marchandise !
Le garçon s’approcha de la laguz et commença à toucher ses oreilles. Elle voulut s’écarter, mais la corde autour de son cou se resserra aussitôt. Aussi, elle s’immobilisa à contrecœur, grognant.
- Elles sont toutes douces !
- Evite de trop tripoter, c’est fragile à cet â…
Asena poussa un glapissement de douleur et se débattit comme un beau diable, bien qu’elle fut presque aussitôt immobilisée par la corde trop serrée. Une douleur atroce brûlait ses oreilles dont les bouts pendaient pitoyablement. Le père donna une tape sur la tête de son fils :
- Je t’avais dis de ne pas l’abîmer ! On risque de la revendre moins cher maintenant !
- C’est pas dit ! Elle est mignonne comme ça ! Peut-être que les gens vont bien l’aimer ?
L’homme leva les yeux au ciel :
- Bien sûr, les gens vont me l’acheter parce qu’elle a une jolie bouille avec ses oreille pendante, tu as raison !
Railla-t-il avant de saisir une arme :
- Je vais essayer de dégoter les parents. Surveille là toi.
Et il partit. Asena lui jeta un regard horrifié. Elle devait prévenir ses parents ! Il ne fallait pas que cet homme les trouve !
- N’écoute pas ce que papa a dit. Moi je te trouve vraiment mignonne comme ça.
Fit soudain le garçon. La louve le foudroya du regard.
- Je m’appelle Crowey Breeze. Et toi ?
Elle tenta à nouveau de tirer sur la corde, mais elle se resserra aussitôt. C’était peine perdue. Elle ne voyait pas ce qu’elle pouvait faire.
- Tu devrais arrêter de tirer comme ça, tu vas te faire mal. Moi, je suis sûr que des gens vont vite t’adopter avec tes oreilles comme ça ! Moi en tout cas, je t’adopterais si je pouvais.
Asena secoua la tête, essayant de se débarrasser de la corder autour de son museau, avant de jeter un regard désespéré là où était partit l’homme qui l’avait capturé. Crowey grimaça :
- Tu préfères rester avec tes parents, c’est ça ? Je suppose que ça ne me plairait pas non plus, qu’on me sépare de mon père… Oh ! J’ai une idée ! Et si je te libérais, pour que tu retournes les voir, avant que papa ne les trouves ? Si je te détache, tu promets de pas me mordre ? »
Il s’approcha lentement. Elle s’immobilisa, soufflant fort, le fixant du coin de l’œil avec méfiance. Sitôt qu’elle sentit les cordes se détendre, elle tira de nouveau dessus pour s’en défaire, avant de partir en courant, sans se retourner, sans un merci. Elle fila ventre à terre, jusqu’à trébucher en reprenant une apparence humaine. Elle resta pétrifiée au sol un instant, le temps de reprendre son souffle, paniquée à l’idée que l’homme ne revienne à ce moment là. Horrifiée à l’idée d’arriver trop tard, elle s’efforça de se relever, et se remit à courir.
Quand elle arriva là où elle avait laissé ses parents, ils poussèrent des cris à la fois paniqués et rassurés en se précipitant vers elle pour la harceler de question :
« Où étais tu passée ?!
- On t’avait dit ne pas t’éloigner !
- Qu’est-il arrivé à tes oreilles ?!
- On t’a appelé, pourquoi n’as-tu pas répondu ?!
Asena avala sa salive :
- Je veux rentrer. Vite. Avant qu’il nous trouve ! »
Les parents échangèrent un regard inquiet, mais furent assez alarmés pour obtempérer. Zéphyr la prit dans ses bras et ils partirent, réservant leurs questions pour plus tard.


Après cet incident, le voyage fut aussitôt annulé, la famille retourna à Terra. Encore sous le choc de sa mésaventure, la jeune laguz ne protesta pas, bien au contraire, elle se sentit immensément rassurée quand elle fut enfin rentrée chez elle. Comme si plus rien ne pourrais lui arriver.
Le temps passa, et, très vite, Zéphyr et Aita comprirent que quelque chose clochait avec leur fille depuis le voyage. Sitôt qu’elle fut remise de ses émotions, elle se mit à regarder le lointain avec un air mélancolique. Ils s’en inquiétèrent aussitôt. Elle ne voulait tout de même pas déjà reprendre la route ? Après ce qui venait de lui arriver ? C’était hors de question ! C’est bien trop risqué ! Ils se mirent alors d’accord pour lui en parler calmement. Un jour qu’elle était assise à fixer pensivement l’horizon, Aita la rejoint et se racla la gorge :
« Je sais qu’on a dut couper court à notre voyage chérie, mais, à la lumière des évènements, ton père et moi avons décidé que tu étais encore bien trop jeune pour ça. Restons encore un peu en sécurité à Terra, et, quand tu seras plus grande, on pourra repartir, si tu le souhaite toujours évidemment. Nous te demandons juste d’être un peu patiente, d’accord ?
Asena tourna la tête vers sa mère, fronçant les sourcils, l’air confuse, avant de réfléchir un instant :
- Partir… Plus tard… Ca pourrait marcher…
Aita demeura incertaine face à ces propos. Est-ce qu’elle était d’accord ? Qu’est-ce qu’elle voulait dire par là ? Elle tourna la tête vers son compagnon qui se racla la gorge :
- Asena ? Tu veux jouer un peu avec nous avant de manger ?
La fillette pointa les oreilles vers son père, oubliant aussitôt ses préoccupations inconnues :
- Oh ! Oui ! Je veux jouer à se battre !
Les parents rirent à l’unisson :
- Oh, non, tu es tellement bonne à ce jeu ! Nous n’avons aucune chance ! »
Feignit de s’exclamer Aita tandis que sa fille bombait fièrement le torse.
Sans doute, s’ils avaient su alors ce qui tourmentait alors la jeune laguz, se seraient ils plus inquiétés, et ils auraient tout fait pour chasser ces idées de sa tête, peut-être même user de la peur. Car la petite s’était entichée du fils de celui qui l’avait capturé. Ca parait fou comme ça. Et, à y regarder de plus prêt, ça l’est. Mais, en regardant en arrière, elle en était arrivée à la conclusion qu’il n’était pas bien méchant. Son père, oui. Mais le garçon. Non. Il lui avait cassé les oreilles, d’accord, et ça lui avait fait très mal, mais c’était un accident, et elle n’était pas rancunière. Et puis, il l’avait libéré, il l’avait sauvé. Il s’était sans doute fait gronder par son père pour elle. Et il lui avait dit qu’elle était mignonne.
Crowey Breeze…
Elle se répétait son nom tous les jours. Alors qu’elle fixait l’horizon, songeant au jour où, ses parents le lui avaient promis, ils quitteraient de nouveau Terra, et elle pourrait partir à sa recherche.
Crowey Breeze…
Et le temps passa. Les jours, et les semaines, et les mois, et les années. Et à mesure qu’il s’étirait, les souvenirs du garçon se brouillaient. Asena ne pouvait plus former son visage dans son esprit, ni imaginer sa voix raisonner à ses oreilles, ni se souvenir précisément des mots qu’il avait prononcé. En règle générale, le jour où elle l’avait rencontré n’était plus qu’un tourbillon indistinct d’émotion et de sens dans sa mémoire. Elle ne se souvenait plus que d’une chose, son nom.
Crowey Breeze…
Et pourtant, elle s’attachait toujours à l’idée de le revoir un jour. Ce qui était une simple amourette d’enfant avait tourné en véritable obsession déraisonnée.


Finalement, ce qui devait arriver, arriva. Vingt années étaient passées, et Asena décida qu’elle n’en pouvait plus d’attendre. A bien y réfléchir, ses parents semblaient compter sur l’idée qu’elle avait oublié son désir de partir, après tout ce temps. Mais elle était encore aussi vive que le premier jour. Alors, un jour, elle leur laissa un mot, pour leur expliquer qu’elle partait, mais qu’ils ne devaient pas s’inquiéter, qu’elle reviendrait vite, quand elle aurait trouvé ce qu’elle cherchait. Puis, elle prit les voiles. Enfin, pas littéralement, elle s’en fût à pieds.

Alors que son voyage commençait, elle oublia temporairement à propos de Crowey pour la première fois. Ses premiers jours, elle les passa à apprécier le monde qui l’entourait, les découvertes qu’elle faisait. Elle se contenta de se promener au grès de ses envies.
Puis, son obsession déraisonnée finit par la rattraper, et elle se mit en quête de cet inconnu. Cachant ses oreilles et sa queue à l’aide d’un manteau de voyage à capuche afin de ne pas attirer l’attention de personnes mal intentionnée comme lorsqu’elle était plus jeune, elle se mit à interroger toutes les personnes qu’elle croisait, leur demandant si elles connaissaient quelqu’un du nom de Crowey Breeze. Chaque fois, on lui répondait par la négation, mais elle ne perdait pas espoir, et continua ses recherches, toujours plus déterminée.

Le temps s’étira à nouveau, indéfiniment aux yeux de la jeune laguz, sans qu’elle ne parvienne à trouver la moindre piste, la moindre information, le moindre indice sur l’endroit où elle pouvait trouver celui qu’elle cherchait. Et, elle devait l’avoue, elle commençait à se demander si elle avait la moindre chance de le retrouver, tout bien réfléchit. Le monde était si vaste, si plein de gens différents. Elle refusait toujours d’abandonner, elle y passerait sa vie s’il le fallait, mais, pour ce soir, elle était démoralisée.
Elle s’assit dans un coin pour se reposer, épuisée par sa journée de recherche, la capuche toujours rejetée sur sa tête. Soudain, un homme aux cheveux noirs s’approcha d’elle :
« Excusez-moi, est-ce bien vous qui cherchez Crowey Breeze ?
Elle se redressa aussitôt, les oreilles pointées en avant, devant prendre sur elle-même pour empêcher sa queue de battre d’espoir.
- C’est bien moi. Vous le connaissez ?
Demanda-t-elle en retenant son souffle. L’autre hocha la tête :
- Tout à fait, c’est… disons… Une connaissance. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous mener à lui.
Surexcitée, Asena se précipita à sa suite, incapable d’empêcher sa queue de battre follement derrière elle. Enfin, après tant d’efforts, elle allait enfin retrouver celui qu’elle cherchait ! A quoi ressemblait-il à présent ? Que faisait-il de sa vie ? Allait-il être heureux de la revoir ? Allait-il la reconnaître ?
L’homme la conduisit à une maison dont il ouvrit la porte et l’invita à entrer. Elle hésita :
- Heu… Où est Crowey ?
Demanda-t-elle, méfiante. L’autre s’arrêta et pivota vers elle :
- Tu n’iras pas plus loin, hein ? Bon, je suppose que c’est normal. J’avais déjà du mal à croire qu’une laguz cours dans tous le sens en disant qu’elle voulait me voir… C’aurait été trop beau qu’en plus de ça tu me suives sans poser de question…
- Pardon ? Ce… C’est vous Crowey ? elle baissa brusquement la queue. Comment ça laguz ? Comment savez-vous ?
Il rit :
- Tu as vraiment pensé que ta tenue suffirait à te cacher ? Enfin, peu importe, oui, c’est bien moi. Pourquoi est-ce que tu me cherchais ?
Elle hésita un instant. Il semblait bien plus âgé qu’elle ne se l’était imaginé. Evidemment, c’était un humain, pas un laguz… Finalement, elle baissa sa capuche pour révéler ses oreilles pendantes.
- Vous vous souvenez de moi ?
Il demeura impassible :
- Non. Je suis censé ?
Elle grimaça. Bon, ce n’était pas grave. Elle-même ne l’avait pas reconnu, elle aussi devait avoir beaucoup changé, juste une paire d’oreille cassée ne serait pas suffisant pour lui rafraichir la mémoire. Elle inspira à fond :
- On s’est rencontré quand on était enfants, votre père m’avait capturé et… vous… vous m’avez libéré. Vous vous souvenez.
Il plissa les yeux :
- Peut-êêêêêêêêt… Non. J’ai vraiment fait ça enfant ? Bon sang mon père a du me détester…
Asena hésita :
- Heu… Oui,  vous… m’avez sauvé…
Elle commençait à s’inquiéter. Les retrouvailles ne se passaient pas tout à fait comme elle se l’était imaginé toute ces années. Crowey sourit. :
- Oh, je vois. Du coup tu voulais à tout prix me voir pour me remercier. Tu as du voyager longtemps pour me chercher non ? Maintenant que tu m’as trouvé, tu devrais venir chez moi te reposer un peu. Tu peux même rester aussi longtemps qu’il le faudra.
Quelque chose clochait. Dans son sourire, dans sa voix. La jeune laguz recula :
- Heu… Je… Je voulais juste vous remercier. Je… Je vais m’en aller maintenant.
- Non, attends.
Avec un sourire qui se voulait rassurant, il tendit la main vers elle. Le mouvement fit paniquer Asena qui se transforma et referma violemment sa mâchoire dessus. Le hurlement de douleur de l’homme résonna à ses oreilles avant qu’elle ne le lâche et détale. Elle l’entendit rugir derrière elle :
- Sale laguz ! Reviens ici !
Evidemment, elle ne l’écouta pas.


Après cet incident, Asena retourna auprès de ses parents. Ils furent ivres de joie de la voir de retour, bien qu’ils purent voir à son regard que quelque chose s’était passé pendant son voyage.
La laguz devint plus distante avec les autres. Elle engageait rarement les conversations d’elle-même, et semblait ne plus faire d’effort pour essayer de se souvenir des nouvelles personnes qu’elle rencontrait. Mais, surtout, elle porta toute son énergie sur ce qui l’avait toujours passionné, le combat. Elle provoquait tout le monde, tout le temps, sans répit, cherchant à tout prit à devenir toujours plus forte.
Les années passèrent, jusqu’au jour où elle décida de plier à nouveau les bagages, mais de façon définitive cette fois. En effet, plutôt que de se limiter à provoquer en duel les personnes vivant à Terra, elle décida de voyager à travers le monde entier pour



à propos de vous

He bien c’est mon quatrième compte donc je pense qu’on commence à me connaître ^.^


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